Accueil  FAQ  Rechercher  Membres  Groupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  
S'inscrire au DARWIN'S GAME, c'est montrer de quoi nous sommes capables et prouver que nous sommes l'avenir. Une seule regle : survivre. A partir de maintenant, c'est chacun pour soi. Nous devons oublier qui sont nos freres, nos femmes, nos amis, parce qu'aujourd'hui ils sont nos ennemis. Tuer ou etre tue est notre seule motivation. Le jeu debute.



Le forum appartient à sa fondatrice Alaska. Le forum est optimisé pour Chrome. Toute copie partielle ou complète est interdite.
LE FORUM EST FERME POUR LE MOMENT. MERCI D'AVOIR ÉTÉ LA.


 Décidément, nos retrouvailles ne sont jamais sans souffrance. || Adonis
Répondre au sujetPoster un nouveau sujet
avatar
NIGHTINGALE
<b>bavardages</b> 6074 <b>présence</b> PRÉSENT(E)
AVATAR : Jennifer Lawrence
CREDITS : Lolitaes - Alaska - Lexi ♥
<b>NIVEAU</b> <b>VIES</b>

ALIGNEMENT : Pro-DG passif


MessageSujet: Décidément, nos retrouvailles ne sont jamais sans souffrance. || Adonis   Sam 7 Nov - 22:24
Adonis ₪ Astrid

Une impression de déjà-vu ?

GleekOut!
Astrid se réveilla aux aurors ce matin-là. Ne perdant pas le temps avec une toilette quotidienne, elle enfilait en un rien de temps son jogging et son t-shirt de sport. Le tout recouvert de son sweat, elle attrapa la laisse de Max et sortit de la caserne. Courir. Encore et toujours pour se vider l’esprit et éviter de penser. L’opération était dans quelques heures maintenant… Dans le meilleur des cas, elle ne se réveillait pas, dans le pire : les médecins devaient lui amputé un peu plus son moignon. Cette idée lui donnait envie de vomir et elle dû s’arrêter pour éviter que son estomac ne sorte par sa bouche. Max, inquiet, aboyait déjà et cherchait la main unique de sa maîtresse enroulé autour de sa laisse. 

« Ça va, ne t’en fais pas… »


Continuant sa route, elle se résigna à rentrer chez elle. Astrid ne pouvait pas fuir, on pouvait dire tout ce qu’on voulait sur elle, mais elle n’était pas une lâche Non. Sa tante était déjà dans le salon, avec son thé regardant de haut en bas sa nièce. Levant les yeux ciel, la militaire la salua brièvement avant d’aller à la douche. Enfilant son uniforme militaire, elle lissa le pli de son béret avant de sortir. Enlaçant une dernière fois son chien et embrassant son frère, elle suivit sa tante jusqu’à la voiture. Il ne faisait que la déposer, elle avait promis qu’elle n’irait pas plus loin. Astrid ne voulait pas faire ses adieux, puis au pire si c’était la dernière fois qu’elles se voyaient : celle qui était comme une mère n’aurait pas une image agonisante du soldat. Elle n’avait pas prévenu Mera non plus, les tensions dans DG étaient telles que Isayr avait d’autre chat à fouetter. Rentrant dans l’hôpital, son sac à dos kaki sur le dos, elle remplit les formulaires et les décharges. Demandant par curiosité si Drathir était en service, apprendre qu’elle n’était pas encore là lui serrait le cœur. Elle aurait aimé avoir l’optimisme de sa meilleure amie. Elle lui donnait de la force. Et là, elle en avait besoin… Il n’y avait plus qu’a espéré que cela soit Dra qui s’occupe d’elle. De toute façon, elle n’allait pas laisser le choix aux autres ! Autant dire qu’avec son accent suédois, son jargon et son air pas fin : Astrid n’était pas le genre à se laisser faire. Cependant, les collègues de Drathir avaient compris la technique : elle supprimait les médocs rendant la douleur insupportable.
Allongée sur le dos, le chirurgien tente de faire une blague, mais il ne reçoit qu'une expression glaciale de la part de l'ancien soldat. Astrid n'avait pas envie de rire, elle tremblait. De peur, de rage, de colère. La peur n'était que la suite logique des souvenirs de son passé. Elle n'avait pas envie de souffrir, elle n'avait pas envie de repasser par toutes les réeducations, elle ne voulait pas avoir de nouvelles cicatrices. La rage grondait en son sein parce qu'elle savait que maintenant elle était impuissante, elle devait remettre son destin entre les mains d'une personne, compétente peut-être, mais qu'elle ne connaissait ni d'Eve, ni d'Adam. De colère enfin parce que si le médecin en OPEX avait eut de la jugeote : il aurait compris qu'il condamnait la demoiselle à une vie de souffrance et d'errance. Parce que ce n'était pas seulement son avant-bras qu'on lui avait coupé : c'était tout un pan de sa personnalité.

Combien de temps l'opération avait-elle duré ? Le soldat ne le savait pas. Ils avaient injecté l'anéstésiants rapidement, sans qu'elle ne s'en rende réellement compte. Astrid n'avait même pas eut le temps de compter jusqu'à cinq. Lorsqu'elle se réveilla, son instinct lui cria de fuir. Tout était blanc autour d'elle, l'odeur des médicaments et des soins la prenait à la gorge retournant son estomac qui n'avait pas mangé depuis la veille. Elle tentait déjà de bouger son corps, mais ce dernier encore endormis lui était insubordonné ! Mordant machinalement l'intérieure de sa bouche pour tenter de retrouver des sensations, un goût métallique se fit bientôt sentir. Tout était bon pour ne pas regarder son bras... L'opération avait-elle marché ? Hissant sa tête, elle remarquait son moignon complètement enroulé dans des bandages. C'est également à ce moment qu'elle réalisait qu'il y avait une autre personne dans la pièce...

« Adonis... ? J'rêve ou quoi ? »


Balbutiait-elle en le regardant de haut en bas comme s'il était un mirage et qu'il n'était pas réellement présent. Retrouvant petit à petit des sensations, elle tentait une nouvelle de se redresser même si elle savait la chose vaine.


it's eating me alive


⋆ why don't you just fuck off and die


It seems that all that was good has died and is decaying in me. Madness is the gift, that has been given to me. @excelsior

Invité
Invité


MessageSujet: Re: Décidément, nos retrouvailles ne sont jamais sans souffrance. || Adonis   Dim 15 Nov - 23:40
C’était donc une rengaine. Un jour infini. Adonis avait eu le malheur de monter sur ce foutu cheval de carrousel et le voilà qui tournait, tournait, tournait toujours en rond. Une fois de plus, le corps inerte d’Astrid gisait là sous ses yeux. Le bruit métallique de pinces qu’on se tend, de scalpel qu’on utilise et de dents qui grincent. Et puis ce son insoutenable et pourtant si familier. Ce « bip » répétitif, infernal et malgré tout infini. Chaque « bip » représentait le cœur de la demoiselle et à chaque fois qu’il s’emballait, qu’il décélérait, qu’il retrouvait son rythme habituel, celui d’Adonis suivait la cadence. C’était une valse que leurs pouls avaient décidé de faire ensemble.

Mais Adonis, au fond, il n’était pas vraiment là. Il était juste spectateur, une simple paire d’yeux dévorante qui avait envie de hurler à chaque fois que la lame du scalpel touchait la peau d’Astrid. Le doc, il avait les yeux vides. Les mains moites, les rides d’expression détruisant son front, les sourcils froncés. C’était encore son Astrid qu’on avait allongée froidement sur le sol, c’était encore à elle d’encaisser, de relever la tête après les épreuves. Adonis, il se retient. Ses doigts voudraient se tendre vers ce visage endormi, anesthésié. Caresser sa peau et lui murmurer que tout ira bien. Mais non. Au lieu de ça, le doc serre les dents, les doigts et il attend.

La dernière fois qu’il l’a vue, Astrid était dans l’arène. Elle avait été la seule raison ayant poussé Adonis à s’y rendre. Lui qui haïssait la violence gratuite de cet endroit, lui qui clamait qu’il ne s’y rendrait pas. Tout avait changé quand il avait appris. Et dans les gradins, occupé à observer la jeune femme lutter pour sa survie, l’homme s’était métamorphosé. Il avait perdit cette compassion débordante pour les autres. Tant pis, ils pouvaient tous y passer. Tant qu’Astrid survivait. Adonis s’était surpris lui-même à souhaiter la défaite – la mort – des autres adversaires. Et c’était la belle brune qui avait remporté la victoire. Une fois de plus, elle avait surmonté l’épreuve.

- On l’emmène en salle de réveil.

Voilà, c’était terminé. Adonis ne remercia pas son collègue. Celui-ci avait tellement enragé de voir le doc suivre chacun de ses gestes, étudier chaque inspiration pour être sûr que rien, pas le moindre petit coup de vent, ne viendrait abîmer la jeune femme. Adonis lui était reconnaissant, infiniment même. Il emmena la belle jusqu’à sa chambre et l’installa confortablement. Puisqu’elle dormait, il décida d’aller chercher de l’eau et quelques chocolats, histoire qu’Astrid ait quelque chose à se mettre sous la dent quand elle se réveillerait. Ensuite, ce fut le vide. Un long moment où rien, absolument rien ne se passa. Où ses yeux restèrent rivés sur la brunette, occupés à attendre son retour des limbes. Et là encore, Adonis s’inquiétait.

Quand la voix de la jeune femme retentit, Adonis esquissa un sourire. Il s’approcha du lit où elle était installée et faillit caresser son visage. Il se ravisa en dernière minute et se contenta de lui afficher son plus chaleureux sourire.

- Non, tu ne rêves pas. Je tenais à être là pour ton réveil.

Il avait suivi son opération de près mais, trop impliqué personnellement, Adonis n’avait pas opéré lui-même. Astrid allait reprendre ses esprits peu à peu mais tout d’abord, elle planerait un peu encore. Le doc tâcha donc d’être plus doux que jamais dans ses paroles :

- Comment tu te sens ?

Elle allait vouloir savoir, elle allait exiger des réponses. Et bientôt, Adonis devrait tout lui expliquer. Mais tout d’abord ... il lui fallait l’entendre. Elle allait bien.
avatar
NIGHTINGALE
<b>bavardages</b> 6074 <b>présence</b> PRÉSENT(E)
AVATAR : Jennifer Lawrence
CREDITS : Lolitaes - Alaska - Lexi ♥
<b>NIVEAU</b> <b>VIES</b>

ALIGNEMENT : Pro-DG passif


MessageSujet: Re: Décidément, nos retrouvailles ne sont jamais sans souffrance. || Adonis   Lun 16 Nov - 18:03
Adonis ₪ Astrid

Une impression de déjà-vu ?

GleekOut!
Astrid était perdue dans les limbes de sa conscience, ce moment où vous avez l'impression que vous venez de fermer les yeux alors que cela fait plusieurs heures qu'on vous charcute, qu'on tente de faire quelque chose avec le reste de votre membre comme s'il eut été quelque chose de précieux un jour. Le militaire savait pertinemment que l'armée préférait la garder au sol, avec une prothèse oui, mais il était courant que les vétérans une fois soigné veuilles retourner au combat. Ce n'était pas son cas. La seule chose qu'elle voulait était de vivre normalement. Cependant, si jamais on lui proposait : elle ne refuserait pas. Si son expérience pouvait sauver des vies, alors elle ferait de son mieux. C'est ce qu'elle faisait pour les GAIA, tentant de guider les plus jeunes dans des entraînements intensifs. Depuis sa récente évolution en temps que garde du corps : la demoiselle avait cependant plus de mal à être présente pour ceux qui sont dans le besoin. Parce que la seule chose qui comptait maintenant, ce qui était presque devenu un objectif : c'était de protéger Isayr en ces temps de guerre. De tout, de n'importe quoi, d'être un soutien inconditionnel pour son chef. C'était aussi pour cela qu'elle avait accepté cette opération. Si elle voulait aider, si elle voulait faire quelque chose pour son clan : alors elle devait soigner ses blessures réelles. Cela passait par une reconstruction de soit. Soigner son corps pour mieux soigner ses maux psychologiques. C'était idiot, c'était peut-être naïf de croire, mais ces derniers temps tellement de bonnes choses lui étaient arrivée qu'elle envisageait l'avenir avec une sérénité alors inconnu.
Le soldat n'avait pas pensé à une chose. Dans cet hôpital, il y avait une autre personne qui comptait pour elle, qui s'inquiétait de sa santé. Adonis. Elle aurait dû se douter qu'il apprendrait qu'elle était opérée. Elle avait, néanmoins, espéré pendant un moment qu'il ne serait pas au courant. Après tout, il y avait tellement de patients dans cet hôpital... Le voilà à ses côtés. Son regard dans le sien, la douleur n'était pas encore là et contrairement à la dernière fois ne viendrait pas interférer. Son esprit était embrumé malgré tout et elle avait l'impression de rêver. D'avoir une nouvelle fois, cette impression désagréable que tout ceci était dans sa tête. Qu'elle devenait folle. Perdre la raison en voyant des personnes qui ne sont plus dans votre vie. Il n'en fallait pas plus généralement pour interner les gens n'est-ce pas ?
Pourtant, le médecin la rassura tout de suite. En quelques mots. En s'approchant d'elle, en lui faisant comprendre que non ce n'était pas un rêve et qu'il était bel et bien là. Astrid en venait alors à se demander si un jour, ils pourraient se voir en dehors d'une situation qui n'impliquait ni douleur, ni avoir du sang autour d'eux ? Était-ce cependant quelque chose de surprenant ? Quand on sait que leur relation s'est faite en temps de guerre, de conflit ? Il fallait croire qu'ils devaient s'habituer à ne jamais se voir dans une situation « normale ». Tentant de lever son bras, elle était déconcertée de voir qu'il lui était impossible de bouger. Claquant sa langue contre son palais, elle avait l'impression d'être encore endormie.

« C'est ce que tu dirais si je rêvais. »


Se contentait-elle de répondre avant de prendre le risque de plonger son regard dans celui d'Adonis. Astrid pouvait sentir son menton trembler alors que ses larmes la tenaient en joue. Il lui demandait comme elle allait. C'était une excellente question...

« Dis-moi qu'ils... Ont réussi ? Qu'ils n'ont pas coupé un peu plus mon bras... ? »


Avalant sa salive, une larme perla au coin de ses yeux tandis que son cœur prenait une cadence bien plus rapide sous l'effet du stress. Pendu à ses lèvres, elle ne savait pas comment elle avait fais, mais maintenant sa main gauche avait empoigné le col d'Adonis :

« La vérité. »

Serrant les deux, une forme de rage s'était installée, elle avait besoin de savoir. Adonis ne lui mentirait pas, elle le savait :

« J'ai besoin de savoir... »

Astrid n'avait absolument pas répondu à la question, la seule chose qui lui importait maintenant était de savoir si oui ou non cela avait marché, si elle pouvait avoir un bras bionique plus performant ou si elle devait rester à la prothèse blanche, rigide et moche qu'elle avait eut au début ?

« Adonis... »


Implorait-elle.


it's eating me alive


⋆ why don't you just fuck off and die


It seems that all that was good has died and is decaying in me. Madness is the gift, that has been given to me. @excelsior

Contenu sponsorisé


MessageSujet: Re: Décidément, nos retrouvailles ne sont jamais sans souffrance. || Adonis   
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut  Page 1 sur 1


Sauter vers:  





liens utiles
AU RP ET AU FORUM