Accueil  FAQ  Rechercher  Membres  Groupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  
S'inscrire au DARWIN'S GAME, c'est montrer de quoi nous sommes capables et prouver que nous sommes l'avenir. Une seule regle : survivre. A partir de maintenant, c'est chacun pour soi. Nous devons oublier qui sont nos freres, nos femmes, nos amis, parce qu'aujourd'hui ils sont nos ennemis. Tuer ou etre tue est notre seule motivation. Le jeu debute.



Le forum appartient à sa fondatrice Alaska. Le forum est optimisé pour Chrome. Toute copie partielle ou complète est interdite.
LE FORUM EST FERME POUR LE MOMENT. MERCI D'AVOIR ÉTÉ LA.


 (-18)he is a villain by the devil's law (Keld)
Répondre au sujetPoster un nouveau sujet

Invité
Invité


MessageSujet: (-18)he is a villain by the devil's law (Keld)   Dim 6 Déc - 22:54

   
He's a criminal
Keld & Ossian

Un pied après l'autre. Des hésitations à la pelle, et une envie de repartir en arrière. Il ne bosse pas de la journée, ni de la nuit, un jour de congé octroyé après des gardes infinies. Et il va le passer à rejoindre un criminel, c'est beau. Ça ferait bien dans une autobiographie. Ces derniers jours, il les a passé à délirer, à sombrer dans les tentacules sombres qui l'attirent peu à peu dans le néant. La porte est là, face à lui. Une main recroquevillée à quelques millimètres, l'hésitation surfaite. De toute façon, il va frapper, il le sait sans l'ombre d'un doute,  il n'a pas traversé la ville pour renoncer sans raisons. Au fond, il en a mille de raisons. La peur, la folie, le cœur qui s'emballe, les démons qui se précisent. Ossian le sait, il ferait mieux de tourner les talons, de ne jamais se reconnecter sur le jeu et d'ignorer ce martèlement ignoble entre ses côtes à l'énonciation de ce nom. Le poing recule un peu avant de revenir, plus ferme, et de frapper deux coups suivis. Maintenant qu'il est là, il ne doit plus craindre. Peut-être que Keld lui a donné une mauvaise adresse, peut-être s'est-il trompé, peut-être qu'il n'est pas là, peut-être, peut-être, peut-être... Tout son crâne s'embourbe, impuissant face aux vagues. Même un bon nageur se noierait dans un tsunami. Ses doigts le réclament. Une griffe tordue l'agrippe au ventre, au cœur, elle lacère et l'angoisse lui serre la gorge. Idiot, il se sent si stupide, une réaction d'adolescent inconfortable en pleine puberté qui vient pour la première fois chercher une proie pour un rendez-vous. Ou comme un homme qui rejoint un tueur, un criminel, pour l'aider d'une façon encore inconnue. Les démons sous terre l'observent, ricanent devant tant d'ignorance, ils vont bientôt en accueillir un nouveau dans leurs rangs, ils en sont certains. Avec dépit, il regarde la bouche d'égout, persuadé de voir ici les yeux vitreux de ces monstres sans pareil. Il siffle un perfide « Ça suffit vous ! ». Dans sa vision périphérique, il voit une femme plisser les sourcils, et naviguer ses yeux entre lui et l'ouverture, et dans ses yeux une flamme de mépris. Bien-sûr qu'elle méprise, bon sang Ossian tu crèves la folie ces derniers-jours. Il n'y a pas de démons dans les égouts, ils se cachent toujours au centre de la Terre, ce n'est pas nouveau. Le sommeil manque à l'appel, de trop nombreuses heures au travail, au jeu, ou à paniquer au creux de son pieu pour des contes à dormir debout. Les valises sous les yeux, il est prêt à partir pour un aller simple aux enfers. Cerveau malade qui ne peut se reposer, et voilà qu'il divague encore plus que d'ordinaire, ses retrouvailles avec Keld ne font rien pour arranger les choses. Peut-être qu'il n'a pas vraiment frappé à la porte d'ailleurs, il l'a peut-être imaginé ? De nouveau la main fermée, il frappe plus fort cette-fois, combien de temps doit-il attendre avant d'avoir la légitimité morale de fuir les lieux ? Une minute, dix minutes, une heure ? Enfin, il ne va pas rester une heure devant sa porte, ce serait inconvenant. C'était plus simple de le chercher dans le jeu que d'aller le voir en face-à-face, quand même. Là, il n'a qu'une seule et unique vie, il l'a déjà gâchée, et il risque de la finir en foutant les pieds ici.

Est-ce que les voisins savent ? Sûrement pas. Est-ce que quelqu'un d'autre que lui le sait dans cette ville d'ailleurs ? Il n'y a pas de panneau clignotant indiquant serial-killer sur le front de Keld, il passe sûrement pour le garçon tout-à-fait charmant que les parents adoreraient avoir pour gendre. Pas sûr que ses parents à lui aimeraient l'avoir pour gendre par contre, ils n'ont jamais été très porté sur l'ouverture d'esprit. Puis, un gendre serial-killer ça aurait plutôt tendance à calmer leurs ardeurs, au moins ils ne proposeraient plus de repas de famille. Tiens, au final c'est une bonne idée, il pourrait leur envoyer la chanson de Britney Spears, i'm in love with a criminal, sa mère ferait une syncope. Ce serait beau. Sauf que ce sentiment ce n'est pas de l'amour, c'est le côté mignon de la chose ce mot. C'est tout autre chose. Et il divague encore, il s'efforce à secouer la tête pour revenir dans la réalité. Ça lui prend des fois, des instants de folie pure, et c'est désagréable, il perd le nord, il perd ses accords, et c'est difficile de rattraper le fil. Quand la porte s'ouvre enfin, il relève les yeux et n'arrive pas à articuler grand chose. « J'ai failli partir. » Les démons soupirent, dissimulés dans ses pupilles, lassés, ils vont bien s'en aller, le libérer.
   

   
Emi Burton


Dernière édition par Ossian Ruud le Ven 25 Déc - 20:37, édité 1 fois

Invité
Invité


MessageSujet: Re: (-18)he is a villain by the devil's law (Keld)   Lun 14 Déc - 23:22

HE IS A VILLAIN BY THE DEVIL'S LAW
ossian & Keld.

Il attend qu’il vienne. Le besoin qui se fait sentir. Le manque qui se fait présent. Cette envie de le revoir. Encore. L’homme laissé en arrière, mais rien dont il ne se défait, rien qu’il ne peut oublier. Les envies inassouvies. Le souffle qui s’emporte quand les doigts venaient se poser sur l’échine, réparer le corps malade et amoché.
L’autre qu’il attend. Des jours qui filent. Le monstre qui ne retourne plus dans le jeu. Quelque chose pour lui donner envie de s’accrocher à la réalité. Quelque chose pour lui donner envie de ne pas sombrer, ne pas s’enfoncer. Foutue connerie. Les sentiments qu’il ne comprend pas. Les sentiments qu’il ne connait. Le cœur qui ne s’emballe plus. Le monstre. Le monstre qui ne sait plus vivre correctement.

Les coups à la porte et le loup qui approche. La bête affamée. Il ouvre la porte. Ça grince. « J'ai failli partir. » sourire qui étire les lèvres et les doigts qui s’enroulent autour du poignet. Les envies qu’il crève depuis des mois. Les corps qu’il n’a pas touché depuis des années, des années d’enfermement. « Pourquoi?» Simple question. Il se doute. Il sait qu’il n’a rien de bon pour lui. Rien de bon à offrir. Rien de bon à donner. Un sourire qui étire les lèvres alors que la poigne se défait et qu’il ferme la porte.
Il sent la présence dans son dos. En vrai. Il est brisé. Pas comme dans le jeu. Pas comme avant. Il ne sait plus comme réagir. Il ne sait plus comment vivre. Cette envie de l’implorer de l’aider, de rassembler les pièces pour faire fuir la peur, pour qu’il cesse de la ressentir. Il finit par se tourner. Le regard qui se pose sur lui. Les années à refouler les envies. Les années à se dire que ce n’était que des semblants, rien pour faire palpiter le cœur déviant. Un pas. La distance qui s’amenuise. La distance qui se réduit. La pulpe des doigts qui effleure la joue, la main qui écorche la peau parce qu’il ne sait pas la douceur. Il ne sait pas l’offrir. « Est-ce que tu vas m’aider?» Plonger ses mains dans le carmin, tuer les corps parfaits pour lui, parce qu’il risque de les briser à force de trembler. Parce qu’il risque de les briser à force d’être trop faible.
La peau qui brûle sous les doigts et la distance qui n’existe plus. Peu d’espace pour les séparer. Les souffles qui se mélangent et les palpitations du cœur d’Ossian qu’il entend, qu’il ressent. La tête qui se penche vers le bas. Le monstre qui le surplombe de quelques distances. Les doigts qui écorchent la ligne de la mâchoire qui s’empare de la nuque pour faire pencher la tête, pour confronter le regard. « Tu es prêt à m’aider si tu es venu Ossian.» Ce n’est pas une question, mais une phrase qu’il lance comme une affirmation.
Les lèvres qu’il ne prend pas. Pas là. Pas tout de suite. Impossible. Il ne peut pas céder. Il crève d’envie. Les lèvres qui s’échouent au cou, la peau qu’il goûte, la peau qu’il prend et l’odeur qui s’infiltre au crâne, l’odeur qui se glisse aux poumons.
La peau qui s’enflamme. Le corps qui s’emporte et les lèvres au cou pour dévorer la peau, pour goûter la chaire, pour prendre possession. Le souffle à l’oreille. « Tu vas m’aider.» Un sourire contre la peau. Le soulagement qu’il ressent, la pression qui file. Ossian qui ne peut plus partir. Ossian qui ne peut pas partir.
darwinsgame.com (c) 2015


Spoiler:
 


Dernière édition par Keld Bakken le Mar 22 Déc - 4:35, édité 1 fois

Invité
Invité


MessageSujet: Re: (-18)he is a villain by the devil's law (Keld)   Dim 20 Déc - 12:57

He's a criminal
Keld & Ossian

Ça semble bien plus réel que dans le jeu. Le même visage, à quelques imperfections près, la même odeur, le même regard, mais il y a quelque chose en plus. Des bêtes ravagées qui s'observent, et il manque de reculer quand il sent une douce brûlure sur son poignet. Chair contre chair, ce n'est que ça. C'est toujours plus que ce qu'ils ont pu partager en Norvège, et à peine moins que dans ce monde étrange où les gens apprennent avec une ardeur sans bornes à s’entre-tuer. Puis l'univers s'étiole et Keld ferme la porte derrière eux, et ses pupilles s'échouent contre les murs, il ne l'a jamais vu en dehors d'un bâtiment sale, d'un lieu puant d'ignominie, de tristesse. Il vit ici, c'est bien réel. Plus d'imagination, ou d'idées balancées dans le vent, il est vraiment chez lui, à quelques centimètres de l'homme qui se rapproche. Le frôle un peu trop pour leur bien-être. S'il comptait le tuer, il y avait des moyens plus simples que le mener à la crise cardiaque.

Sans prévenir, ses lèvres s'accrochent à sa nuque et Ossian défaille. Il lui en faut peu pour rompre le calme. Les cils s'entrechoquent et le cerveau implose, une main s'accroche au bras du fou pour garder l'équilibre, pour ne pas sombrer en quelques secondes dans sa folie. Il ne peut plus réfléchir, il n'a jamais pu en sa présence mais ses lèvres font trembler la mince ligne entre le réel et l'obscurité. C'est réel. Ce n'est pas le jeu, c'est la réalité, ce n'est plus ce dont il rêvait mais bien plus. « Je... » Il se refuse à infirmer ou confirmer son aide, pas encore. Ossian peine suffisamment à aligner ces pauvres mots en résistant à l'envie folle furieuse de lui agripper le visage, il ne peut pas décider d'un tel fardeau. Qu'il rêve d'un peu plus, ça n'importe guère, il faut être solide aujourd'hui. « Du calme. » Les mains sur le torse, il le repousse et se recule en même temps, laissant autant d'espace que possible. Il a l'air ridicule, l'infirmier, à avoir le cœur et les joues enflammés et à ne pouvoir se détourner de son visage. Il se foutrait des baffes s'il avait un esprit assez réactif. Il garde le silence, quelques secondes, assez pour apaiser le myocarde et reprendre un souffle calme. Ne pas faire de gestes brusques, ne pas trop croire en sa chance, il s'assène des obligations inutiles. Ne surtout pas lui faire confiance, quoiqu'il dise. Quoiqu'il fasse. Les démons aboient, chiens avides du frêle os que Keld agite devant leur nez. Ils réclament de la chair, mais Ossian ne saurait dire laquelle.

Un soupir amusé, « C'est toujours à moi de t'aider. » Même pas un reproche. Une observation, tout au plus, un fait établi qui ne saurait souffrir d'une contradiction. C'est toujours dans ce sens, jamais dans l'autre, et il l'accepte comme un criminel repenti accepte sa condamnation. Il l'a sauvé en jouant avec l'univers, mais on ne fait pas de pacte avec le diable sans contrepartie. Maintenant, il est lié à lui, maintenant il ne peut plus s'enfuir. C'est fini. Autant embrasser le piège qui s'offre face à lui. Les doigts grimpent et s'enlacent à l'arrière de sa nuque, il refuse la distance qu'il a imposé quelques secondes, minutes, plus tôt et dépose le vestige d'un baiser sur la mâchoire, un vague quelque chose. C'est à lui d'être l'adulte et de refuser ce jeu terrible. De nouveau il se recule, instable, et lui tourne le dos, observant les murs à sa portée, effleurant les pans du bout des doigts. « Depuis combien de temps habites-tu ici ? » S'est-il installé ici dès sa fuite ? Ils auraient pu se croiser tant de fois. Ne devrait-il pas prendre cette absence pendant des mois comme un signe ? Son cerveau s'emballe encore une fois, il n'aime pas trop réfléchir à des choses sans sens. Leur relation n'a pas de sens. Autant qu'il l'écrive blanc sur noir dans son esprit, il n'est pas nécessaire de chercher une logique dans ça. Un regard vers lui, « Tu me fais visiter ? », et il s'avance de quelques pas, laissant encore un peu plus de vide entre eux, il devient timide face à cette tentation trop importante.

Emi Burton

Invité
Invité


MessageSujet: Re: (-18)he is a villain by the devil's law (Keld)   Mar 22 Déc - 4:59

HE IS A VILLAIN BY THE DEVIL'S LAW
ossian & Keld.

Le corps. Le corps désiré. Le corps adoré. Le contact recherché depuis des années. Les contacts fragiles, les doigts pour calmer les maux. Rien de plus. Les lèvres au cou. La peau demandée. La peau convoitée. « Je... » Le gorge qui se serre sous la pression des lèvres, des crocs pour broyer la chair. « Du calme. » Les mains au torse pour le repousser et le cœur déviant qui s’emballe. Le cœur qui ne sait battre que pour lui. Un pas en arrière. Un pas pour ne pas tomber. Un pas de trop. Cette envie de se rapprocher, de retrouver la chaleur du corps. Le souffle qui file entre les lèvres et les doigts qui s’imposent dans la chevelure. « C'est toujours à moi de t'aider. » Un rire. Un rire qu’il ne peut empêcher de passer entre les lèvres. « Je ne sais pas offrir, je ne sais que prendre et demander. C’est simple.» La vérité cuisante qu’il crache au visage. La vérité qu’il lui envoie au visage sans douceur. Un pas. Il s’approche à nouveau. Lui. Le convoité et il sent les lèvres effleurer la mâchoire. Le baiser jamais donné, les lèvres simplement imaginées. La mâchoire qui se contracte, mais les bras qui restent le long du corps. Il sait. Il sait qu’Ossian finira par filer entre les doigts une fois de plus. Il vacille entre les envies. La peur. La folie. La folie que le monstre impose au fond du crâne. Le venin qu’il glisse aux veines.

Il se recule. Il s’enfuit. Il s’en va. « Depuis combien de temps habites-tu ici ? » Le haussement des épaules. Le temps qu’il ne compte plus vraiment. La folie comme amie, la peur dont il ne sait plus se défaire. La peur de la prison. Le monstre faible. Le monstre trop fragile. « Je ne sais plus. Je ne compte plus le temps. Depuis ma sortie, depuis la fuite de Norvège.» Un an peut-être. Il ne sait plus vraiment Keld. Le temps en suspens. Le monstre qui rôde, le monstre qui attend de renaître de ses cendres. « Tu me fais visiter ? » Une envie de rire, mais ca reste coincé au fond de la gorge. Visiter. Ce n’est qu’un endroit vide. La vie qui ne s’accroche pas au mur. La chambre vide. Un lit au milieu. Ça n’a rien d’intéressant. Rien de vivant. Que l’appartement pour garder le monstre enfermé, que l’ordinateur pour tuer dans le jeu. Que la technologie pour l’aspirer.
Pas de réponse. Que la main qui s’impose contre le poignet, la brulure à la peau. Les pièces qu’il défile. Le salon annexe à la cuisine. Les murs vides. L’odeur d’humidité. Un sous-sol. « Ça n’a rien de charmant.» Vers le couloir qu’il se dirige. La salle de bain. La chambre. Le corps d’Ossian qu’il laisse dans le cadre de la porte et le monstre derrière. Le monstre qui attend. Le monstre qui observe. Une salle vide. Une salle trop vide. Le lit pour trôner au milieu. Le lit trop grand pour lui. Un pas. Il s’approche du dos. Le souffle au cou. Le souffle qui s’impose à la nuque et l’odeur qui s’infiltre aux narines. « Tu veux rester ici?» Offre. Offre sournoise. Que le poison pour infiltrer un peu plus dans les veines. Les doigts qui s’imposent à la gorge et la tête qu’il fait pencher en arrière. La voix au cou. La voix rauque qui s’échoue contre l’oreille, le souffle qui se perd contre la peau. Le dos d’Ossian contre son torse et la gorge qu’il serre entre les doigts, le souffle qui se coupe par moment contre la pression des phalanges. « Je suis désolé de t’avoir laissé derrière Ossian.» Excuse glissée dans un murmure silencieux. Les aveux qu’il finit par lancer. Les mots qui écorchent la gorge. « Je n'ai pas oublié.» Lui. Seulement lui. Le service. Il a fini par se brûler. Par s'attacher.
Un sourire qu’il peut sentir contre la peau et les dents qui s’emparent de la chair du lobe. La pression au cou. La suffocation à la gorge de l’infirmier. Un pas devant et le corps qu’il balance contre le lit. Le ventre premier. Il lui laisse le temps de se retourner. Les regards qui se croisent. Le palpitant qui s’emporte. Les pulsions qui filent dans les veines. « J’étais faible. Je le suis encore. Je ne supportais pas une faiblesse de plus.» C’est ce qu’il est à ses yeux. La faiblesse du cœur, mais les mots ne seront jamais aussi précis, aussi direct. Il doit comprendre derrière. Keld qui ne sera jamais tendre. Jamais l’amour saint. Que la maladie. Que la folie.
Un pas de plus. Il s’approche du lit. Il s’approche de lui. Les doigts qui s’imposent à la nuque et les lèvres qu’il prend sans douceur, les lèvres qu’il dévore. Le baiser imaginé. Les lèvres parfaites à ses yeux. La violence contre la bouche. Le cœur qui se perd. Les paumes posées contre le rebord du lit, Keld encore debout. Le cœur qui surplombe. La distance entre les corps, mais les lèvres qu’il possède. C’est lui qui cède.
darwinsgame.com (c) 2015


Spoiler:
 

Invité
Invité


MessageSujet: Re: (-18)he is a villain by the devil's law (Keld)   Ven 25 Déc - 3:21

 
He's a criminal
Keld & Ossian


« Tu veux rester ici?» Son tatouage du jeu le brûle, sous l'encre son cœur bat la mesure. Il menace d'exploser sous le silence d'Ossian, que peut-il répondre à cette question ? Il ne veut ni rester ni s'en aller. La caresse, la prise contre sa gorge lui renverse la tête et il expire un râle sans grand sens, il attend. Il panique, devenu pantin sans libre-arbitre. Keld ne lui laisse pas le temps de réfléchir, de réagir, de s'enfuir ou de se mouvoir contre lui, chacun de ses mouvements a un but et ceux de l'infirmier en découlent. Il garde les bras le long du corps, tachant de fixer le plafond plutôt que de clore les paupières, attentif au moindre mouvement. Il pourrait le tuer de cette façon, mais avec une telle facilité qu'il en serait sans doute déçu. Il possédait déjà les moindres parcelles de son crâne délirant, voilà qu'il empiète sa peau, son air, et Ossian ne fait rien contre. Son cœur ne trouve rien de mieux à faire que de s'emballer et de décider à sa place ; oui il va rester. La hargne de son souffle, la violence de ses lèvres, il était prêt à payer cher pour les obtenir, il ne va pas les fuir. « Je suis désolé de t’avoir laissé derrière Ossian.» Le monde se fend sous ses pieds et cette fois ses yeux se ferment, il se pose quelques secondes contre le torse de Keld. Des excuses, enfin, il reconnaît ce qu'il s'est passé. C'est tout ce qu'il voulait entendre, un simple regret. Puis la violence et les frissons s’enchaînent, ses pensées s'effondrent et l'autre reprend le pouvoir qu'il avait abdiqué pour quelques secondes.

Tout lui échappe, ses doigts se referment par automatisme contre la nuque de l'autre, les ongles prêt à labourer sa peau sans regret. Il est une faiblesse ? De sa part, ça veut dire beaucoup, plus qu'il risque de ne jamais entendre.  « Et maintenant, tu la supportes ? » Sans animosité. C'est une vraie question qu'il s'empresse d'étouffer sous ses lèvres, il se laisse emporter par l'évidence. S'il la refusait, ils ne seraient pas tous les deux ici, trop proches. Le baiser n'est pas tendre, rien ne l'est, ni ses mots ni ses gestes, mais il le savait avant même la fuite. Rien dans cet homme n'est doux, et sans verser dans le conte de fée, Ossian se persuade que c'est ça qui l'a intrigué. Il en redemanderait à perpétuité.

Tout lui semble flou, fou, dans cet espace étrange entre la réalité et le rêve. Le seul homme à l'avoir effleuré autrement qu'avec une main serrée ou une accolade amicale, et le seul à le terrifier outre-mesure. Le seul homme à l'avoir embrassé, c'est gravé entre eux, une nouvelle barrière imposée il y a des années franchie en quelques secondes. Lui qui n'avait eu d'yeux que pour sa femme avant de rencontrer un serial-killer destiné à crever dans les murs de la prison pour se retrouver entre quatre planches sans avoir le droit de revoir la lumière du jour. Est-il de nouveau coincé dans le jeu ou ses rêves, persuadé de se fondre dans la réalité ? Ou tout ceci est-il réel, la peau dans laquelle ses ongles sont plantés, les lèvres qu'il vient d'attraper, même leurs retrouvailles ? Ses sens qui chavirent son corps sont une preuve suffisante de la réalité, non ? L'odeur de Keld partout autour de lui, son goût contre sa bouche, sa peau sous la sienne, il est bien présent, rien n'est un mensonge.

« Tout ça pour me mener dans ton lit ? Il y avait plus simple. » Il joue au sarcasme peu crédible. Une de ses mains tremble un peu, effrayée par tant d'émotions contraires. La peur et l'envie, le désir de fuir loin de Keld et de ne jamais le revoir s'oppose à la proximité plaisante, vibrante. Pour effacer ces mots idiots, il appuie sur la nuque et disparaît au creux de son cou laissant glisser ses lèvres contre sa peau. « Ne m'écoute pas, je suis idiot. ». C'est un homme stupide quand il a peur, le genre à essayer de cacher de la mauvaise façon inefficace. Ça crève les yeux son malaise, ça pue le mensonge cette espèce d'assurance qu'il donne à sa voix. « Je ne supporterais pas que tu me laisses encore derrière, Keld. » Il ne veut pas de réponse, seulement les tentantes qui lui font face et qu'il capture du bout des lèvres, plus doux que Keld. Il n'a pas de violence au creux du ventre, Ossian, pas encore, rien de plus qu'un agneau affolé par ce qui se trame dans son corps. Il veut juste un peu plus, sans attention il l'attire contre lui, le bascule entre le vide et le sol, emporté par un de ces baisers qui semblent le transcender. Qu'il est idiot, il le sait, il lui suffit de lèvres pour se perdre.
 

 
Emi Burton

Invité
Invité


MessageSujet: Re: (-18)he is a villain by the devil's law (Keld)   Ven 25 Déc - 20:43

HE IS A VILLAIN BY THE DEVIL'S LAW
ossian & Keld.

Le cœur éclaté qui sait battre pour lui, l’amour désordonné, l’amour brisé. Les mains qu’il ne sait plus retenir, trop de temps à le désirer, à le convoiter. « Et maintenant, tu la supportes ? » Il n’a pas de réponse. Pas de réponse qu’Ossian voudrait entendre. Pas un homme à aimer. Pas un homme à convoiter, côtoyer.
Les mains qui abordent. Les mains qui s’empare et le corps de l’aimé qu’il pousse vers le lit. Un souffle. Un souffle au creux de l’oreille avant qu’il ne prenne les lèvres d’assaut. « J’ai besoin de toi.» Encore plus faible sans lui. Les sentiments qu’il ne comprend pas. L’homme qui ne pourra jamais être en couple. Les corps qu’il aime prendre, posséder, mais le cœur animé pour la première fois avec lui. Le cœur qui ne sait pas aimer à nouveau. Un seul.

Les lèvres brûlantes, les lèvres avides, les lèvres tant désirées. Le baiser qui fait emporter le cœur inexistant, le baiser qui fait enflammer la peau. « Tout ça pour me mener dans ton lit ? Il y avait plus simple. » Un rire. Un rire qu’il laisse passer entre les lèvres mais rien qu’il n’ajoute, que les phalanges qui se serrent contre la couverture et le corps qu’il laisse encore loin. La peur de le briser encore plus, de le réduire à néant, il ne le supporterait pas. Il ne peut plus le perdre, pas encore. C’est trop tard. « Ne m'écoute pas, je suis idiot. ». La peau qui réagit au contact. Trop. Le corps ne réagit jamais de la sorte, les frissons qui passent, le désir refoulé depuis des années. Il avait fini par se convaincre que ce n’était que pour s’enfuir, mais le palpitant en avait décidé autrement. Un grognement à cause des lèvres qui passe sur la peau du coup. « Je ne supporterais pas que tu me laisses encore derrière, Keld. » La mâchoire se contracte. Sa faiblesse, Ossian. Le seul à le rendre aussi fragile, aussi docile. Il n’assume pas. Il n’accepte pas. Il ne sait pas.
Les lèvres qui prennent, le baiser auquel il répondre. Les mains qui attirent le corps contre le lit et le corps qu’il vient surplomber celui de l’homme, celui d’Ossian. Les bras pour se poser autour et les lèvres pour revenir prendre un baiser. Le baiser qui se fait plus intense. La langue qui cherche la jumelle, les contacts indécents, le palpitant incontrôlable.

Les lèvres qui se séparent, l’air qu’il laisse filtrer entre les poumons alors qu’il se redresse pour se placer sur les genoux, Ossian qui reste sous lui. Ossian qu’il attire contre son torse pour venir laisser la pulpe des doigts passer sous le tissu, la pulpe des doigts dévorer la peau brulante. Le corps qu’il dévoile en partie, les billes sombres qui ne manquent pas d’imprimer la moindre parcelle de peau en mémoire. La paume qui se pose au visage, la main qui englobe une partie de la joue et les lèvres qu’il reprend. Brusque. Violent. Plus tendre qu’il ne l’est avec les autres. Il laisse Ossian bouger, laisser le droit à l’autre de toucher alors que normalement, il ne fait que prendre sans retour, que prendre sans demander. Les doigts qui se perdent dans les cheveux sombres alors que les lèvres quittent les semblables pour venir au cou, pour venir prendre la chair entre les dents, dévorer la peau, laisser la marque.
La ceinture d’Ossian qui claque, le bout de cuir qu’il laisse filer au sol et son corps à lui qui brûle de cette envie incontrôlable. Prendre avec violence. Il ne sait pas. Il vacille entre les désirs. L’animal et l’amant. Le seul à le rendre différent. Des peurs qu’il ne comprend pas. Celle de le brusquer. Celle de le briser. Sa propre chemise qui vient filer sur le sol et la paume qui se pose contre le torse nu, le corps qui surplombe une fois de plus et un baiser, les lèvres dont il ne sait plus se passer. Les baisers qu’il ne donne jamais. Les femmes qu’il prend sans tendresse. Les corps qu’il prend sans échange. Qu’assouvir son plaisir. Le souffle qui vacille. Le cœur qui délire. Sur le côté qu’il se laisse tomber, le corps près du sien et la main libre qui file au ventre, la main libre qui glisse sous le tissu et les doigts qui s’emparent, les phalanges qui caressent, qui octroie un plaisir. Ça ne lui ressemble pas. De faire ça. Le corps qu’il allume. Les envies qu’il ne consume pas aussi rapidement. Le souffle au creux de l’oreille. « Je ne veux pas te blesser.» Là. Pendant l’acte. Après. N’importe quand. Il ne veut pas. Simplement, mais il ne sait pas faire autrement que de briser, de faire mal. C’est ce qu’il connait.
darwinsgame.com (c) 2015


Spoiler:
 

Invité
Invité


MessageSujet: Re: (-18)he is a villain by the devil's law (Keld)   Mer 6 Jan - 19:44
La manipulation et la peur le frappent en pleine face. Il sait qu'il ne s'en sortira jamais indemne, il en a la certitude, autant qu'un enfant est persuadé que ses parents l'aimeront jusqu'au bout de leur maigre vie. C'est inévitable, autant que l'iceberg devant le Titanic, alors autant être celui qui continue de jouer du violon juqu'au bout et se jeter dans ce qu'il lui offre. Si sa santé mentale est éphémère, autant l'abandonner aussi vite que possible et se fondre dans un paradis qui ne lui sera retiré que trop tôt. Keld ne fait jamais rien sans raison, et son espoir d'être celui qui le ferait changer n'est qu'un souffle vain, déjà perdu dans le néant. « J’ai besoin de toi.» Un soupir un peu rageur, besoin de lui ? Pour quoi, pour soigner quoi, son incapacité à tuer, ou son cœur un peu trop blessé ? Il s'en rend déjà compte, Ossian, les sens affolés il sait que tout ça a une utilité. Il l'oubliera bientôt, mais pour une seconde volatile il a envie de le repousser, de crier, de ne plus s'en mêler. Il a besoin de lui, lui aussi. Ce besoin ridicule, qu'il est nécessaire de dissimuler pour ne pas passer pour un fou, celui qui l'a fait jouer sa vie à pile ou face, et traverser la moitié de la planète.

Le myocarde aux aguets qui tente de s'échapper de sa cage d'os, il agrippe, il panique. Les doigts qui s'accrochent à la peau, à quelques secondes de ravager la chair. C'est trop en peu de temps. Les sens s'embrasent et il saborde sa volonté au creux de sa nuque, il ne peut pas résister à ses gestes. Tant pis pour l'envie de se tenir loin de lui, il le rapproche encore plus. Le souffle court, parce qu'il en faut peu à un paumé comme lui. Il évitait sa femme il y a quelques années, il n'en a pas connu d'autres depuis, obsédé par d'autres affaires. Un gamin sans expérience, de vagues réminiscences de corps qui ne ressemblent pas à celui pressé contre le sien. Un agneau venu se jeter dans la gueule du loup qui l'observe, le jauge. Ses yeux le transpercent de part et d'autres, il se sent détaillé sous la moindre couture. Ossian, il n'ose pas poser ses pupilles sur lui, pas encore, il se laisse entraîner, pantin malléable et incompétent.  

Lèvres entrouvertes, et soupirs stupides. « Keld... Je.. » Comment expliquer sans passer pour un idiot ou un adolescent. Pourtant c'est ce qu'il est à l'instant présent, un adolescent terrifié qui presse ses doigts contre les bras d'un futur amant, enfonçant avec délice ses ongles dans la peau. «  Attends. » Sa main bloque la sienne, au milieu d'un grognement de dépit. Un geste simple, il se tourne vers lui. Un peu craintif. Pas vraiment à l'aise avec son corps, il est loin le temps où l'homme était tout mince, sans cicatrices, les vestiges d'une vie commencent à s'encrer. Loin le temps où le tatouage du jeu n'ornait pas son cœur. Ses doigts défilent, s'approprient la peau qui se présente à eux, les ongles se joignent au jeu et dessinent de douces arabesques. C'est un putain de rêve ou de cauchemar ? Ce serait mentir que de dire qu'il n'en a jamais rêvé, dans un lit encore réchauffé par une autre présence, ou seul dans son appartement délabré. Juste quelques secondes, le temps d'imprimer tout ça dans sa mémoire. Puis un petit sourire, un truc doux flotte sur son visage. Il se trouve ridicule. « Je voulais juste te regarder. » Ses doigts courent vers son visage et il devient moins tendre, il arrache un baiser, enhardi par leur proximité. Puis les phalanges s'amusent avec le ceinture, la détachent sans bruit, comme timides, ils osent se glisser avec lenteur en subissant l'envie infernale de leur possésseur. Sa voix domine la respiration un peu compliquée, rien de plus qu'un murmure, un sourire en coin, « Si je pensais que tu pouvais me blesser, je ne serais jamais venu. » Un mensonge pour lui qui est persuadé de se retrouver mort d'ici quelques mois, quelques années. Mais ses caresses et des baisers, ça en vaut la chandelle.

Invité
Invité


MessageSujet: Re: (-18)he is a villain by the devil's law (Keld)   Mer 13 Jan - 18:59

HE IS A VILLAIN BY THE DEVIL'S LAW
ossian & Keld.

Les phalanges qui s’aventurent, les doigts qui demandent, la peau qu’il dévore, le corps dont il ne se détache pas. Lui qui ne touche pas de la même façon, lui qui ne ressent pas de la même façon. Cette impression que c’est en train de le rendre fou, de le tuer, de le briser. Les doigts qui filent sous le tissu mais la main qui se retrouve bloquée. Le grognement qui se fait entendre entre les dents, le grognement qu’il ne sait retenir. Lui qui ne sait pas offrir, mais qui arrive à démonter une once de tendresse. « Attends. » Trop de temps d’attente. Des années à le désirer. Des années à avoir envie de le prendre, de le posséder, de l’avoir comme propriété. Le visage qui se recule et les yeux qui sondent, les yeux qui demandent. Il attend. Il n’a pas envie d’attendre. Il ne sait pas attendre. Il le fait pourtant.
Les doigts de l’amant qui file à la peau et les frissons qui passent. Les frissons qu’il ne connait pas. Que ceux qu’il ressent lorsqu’il donne la mort. C’est différent. Les muscles se crispent sous le passage des ongles, le corps réagit avec force et le souffle vacille. Les envies se font fortes. Il lutte. Lutte pour ne pas prendre sans demander. Lutte pour ne pas prendre sans briser. « Je voulais juste te regarder. » Une envie de rire qui pourrait le prendre. La tendresse qu’il ne connait pas, les mots doux qu’il n’offre jamais. Qu’il n’entend jamais. Que la haine. Que la rage. Que la mort.

Un râle qui s’échappe des lèvres lorsqu’il sent les doigts sous le tissu, les doigts contre l’envie qu’il ne sait plus retenir, contre l’envie qui se fait imposante. Les plaisirs qu’il ne connait pas. Les autres qui n’ont pas le droit de le toucher. Que l’acte. Que la violence. Les caresses qu’il ne sait pas. Les caresses qu’il apprend. Que la violence dans les gestes, que la violence dans l’acte. Le membre qui se fait plus présent contre les phalanges de l’amant, entre les doigts. La violence de l’envie qui s’impose, qui se fait présente et ses doigts qui viennent ouvrir le pantalon, la place qu’il prend, les doigts qui s’emparent pour de bon. Le cœur qui bat. Le souffle qui se fait instable et les caresses qui prennent un rythme, les caresses qu’il ne cesse pas. Le plaisir différent. Le plaisir pour rendre fou. Il se retient de ne pas le brusquer, de ne pas le manipuler pour le briser, pour le posséder, pour s’imposer. Les lèvres qui reviennent, la chaleur de l’épiderme qui rend fou, les caresses pour laisser les râles lui échapper contre la bouche. Le mélange d’une tendresse inconnu et de la violence des envies. « Si je pensais que tu pouvais me blesser, je ne serais jamais venu. » Un semblant de sourire. Rare. Impossible.
Les doigts qui se détachent de l’objet des désirs et lui qui se défait des doigts. Le pantalon de l’amant qu’il vient retirer et qu’il envoie valser au sol. Qu’un dernier bout de tissu pour les séparer, pour le cacher. Son propre pantalon qu’il retire, qui vient rejoindre l’autre et le dos qu’il laisse tomber sur le matelas. Le bras dont il s’empare et le corps d’Ossian qu’il vient imposer contre le sien. Qu’il ne contrôle pas tout. Pour une fois. Il laisse trop de latitude, ça ne lui ressemble pas. Il laisse trop d’espace. Les doigts qui s’enfoncent dans la chevelure et la bouche qu’il attire contre la sienne, les lèvres qu’il vient prendre avec force et les peaux qui se frottent, les corps moites qui se percutent, qui se convoitent. Le cœur qui vacille. La main libre dans le dos, les ongles dans la peau, les ongles qui marques, les ongles qui traces et l’envie pour rendre fou. L’attente qu’il ne contrôle pas. Lui qui risque de vaciller, de s’emporter. L’envie étouffante. L’envie oppressante. La découverte des caresses, des préliminaires pour rendre fou.

darwinsgame.com (c) 2015


Spoiler:
 

Invité
Invité


MessageSujet: Re: (-18)he is a villain by the devil's law (Keld)   Lun 18 Jan - 13:41

 
He's a criminal
Keld & Ossian


Ils se paument, les doigts gravés contre la chair. Les ongles de Keld dans son dos qui arrachent des râles. Des sensations inconnues au bataillon le parcourent, le frissonnent, ses yeux sont clos pour ne pas vouloir reculer. Il a l’impression stupide de rejouer sa première fois et étouffe ses soupirs dans la nuque de Keld, quelques secondes, avant de le marquer d’une tache violette, une petite morsure à peine visible. Il a du mal avec la douceur, Ossian, il n’est pas habitué lui aussi. Quand l’envie s’enrage, il perd le contrôle et le myocarde s’emballe, se crispe au moindre geste. Le lent l’assomme, lui fait perdre le nord avec la peur d’être décevant, ou quelque chose dans le genre. Belle confiance en soi, amplifié par l’abandon d’il y a quelques années, sa confiance en lui s’ébranle. La petite voix qui murmure ; et s’il n’en avait rien à foutre, s’il faisait ça encore pour le détruire un peu plus ? Mais pour jouer de ça, il lui suffirait d’à nouveau disparaître, il n’aurait pas besoin d’agir ainsi. Quelques respirations profondes et Ossian s’enhardit, des baisers un peu plus violents et des mains moins inquiètes. Le tatouage se déforme à mesure que son palpitant se cogne contre la cage thoracique, toute la mécanique de son corps devient folle sous les caresses et les baisers.

Keld lui laisse une bien trop grande liberté. De se part, il supposait l’inverse, mais ses ongles gravent la peau avec violence, s’il veut le laisser libre, qu’il en subisse les conséquences. « Plus. » Il veut plus. Il demande, il se plaque contre lui. Des années qu’il en avait fait son fantasme inutile, et il ne peut pas empêcher un sourire de lui dévorer le visage, teinté par un peu de peur. Ses doigts se précipitent, dénudent entièrement, un poil impatient. Un adolescent idiot qui se dira sûrement demain qu’il n’aurait pas dû, que c’était trop rapide ou trop faible, ou trop idiot, comme de tendre sa gorge à un loup qui nous menace. Il se colle de nouveau, gêné d’être si libre de ses choix. Il n’a pas l’habitude d’être si libre. Rageur, il cherche ses mains et les lie aux siennes, avant de murmurer contre ses lèvres ; « Ne me laisse pas décider de quoi faire là. » Parce qu’il n’est pas fichu de le faire. À s’écouter, il fuirait en emportant drap et couverture, ça explique son léger tremblement. Stupide, stupide, ça tourne en boucle dans sa tête, vite effacée par un baiser. Les phalanges s’aventurent de nouveau, caressantes, c’est trop demander que de vouloir découvrir ce corps en entier ? Il l’a un peu trop rêvé, et ça ne colle pas avec cette réalité. Il y a un peu plus d’irrégularités qu’imaginées, ça ne le rend que plus agréable. Quelques secondes, il marque son hésitation avant de se redresser, de l’enserrer de ses genoux et ses jambes, enfonçant ses mains dans son torse. Il se penche contre ses les lèvres sans même les frôler, profitant pour onduler avec légèreté son corps contre le sien en murmurant ; « Puis-je ? », il se doute de sa réponse, mais il continue de jouer de son corps, l’impatience au fond des pupilles. Keld lui donne envie de force, pas de lenteur, c’est une découverte nouvelle à appréhender. Pour lui faire comprendre, il clôt sa demande par une morsure douce sur sa lèvre inférieure, il n’a pas peur d’être blessé, il n’a peur de rien.
 

 
Emi Burton

Invité
Invité


MessageSujet: Re: (-18)he is a villain by the devil's law (Keld)   Lun 1 Fév - 22:05

HE IS A VILLAIN BY THE DEVIL'S LAW
ossian & Keld.

Les envies qui se font violentes et contre la rage qu’il lutte. Les rôles qu’il inverse, le corps de l’amant qui se retrouve sur le sien et trop de latitude qu’il laisse. La chaleur de la peau qui se fait imposante et les idées qui se percutent au fond de la caboche. Le souffle qui vacille alors que les corps se percutent sensuellement, que les peaux se frôlent et que le bassin ondule contre le sien. L’envie qui se fait présente, oppressante. Cette impression que le souffle ne revient pas, que l’air peine à filer au fond des poumons. « Ne me laisse pas décider de quoi faire là. » Un sourire qui étire raidement les traits. Les années de violence pour ne pas céder, pour ne pas laisser ses mains s’interposer où il n’avait pas le droit d’aller.
Là. Il est en train de devenir fou. L’envie qui ronge. L’envie qui empêche le souffle de filer correctement aux poumons et l’orchestre qui s’emporte au fond du torse. Rien qu’il ne répond, que le sourire amusé qui étire les lèvres, que le souffle qui vacille sous chaque mouvement de bassin, chaque caresse qui se fait plus imposé. La peur de lui faire mal, mais rien qu’il ne contrôle. Que l’envie qui étouffe. Que l’envie qui rend fou. « Puis-je ? » La main à la nuque qui s’impose un peu plus. Pas de réponse. Que la main qui se fait ferme, que les corps pour se coller un peu plus contre l’autre. Les frissons qui passent sur la peau, les muscles qui se contractent et l’envie qu’il ne contrôle pas. Le bord de l’implosion. Le bord de la folie.

Il s’emporte. Les lèvres qui se font violentes, le reste des vêtements qui filent contre le sol et le palpitant qui bat trop fort. Les envies qui l’empêchent de penser correctement. Le corps d’Ossian qu’il reverse, les doigts qui s’empare, les doigts qui demande et le plaisir qu’il offre de la main, le plaisir qui fait ployer le corps de l’amant. Les râles qui filent entre les lèvres. Le manque qu’il ne contrôle pas. Des années d’enfermement. Des années de désir pour lui. Lui qui obsède la caboche, lui dont il ne sait se défaire. L’amour à sa façon.
La main qui se fait plus rapide, les souffles qui se mélangent et le râle au creux du cou. La chaleur entêtante, les envies prenantes.
La main relâche. Le corps qui bascule et le torse qu’il pose au mur, les doigts qui filent contre la peau et le torse qui vient se poser contre le dos d’Ossian. La peur. La peur de lui faire mal. La peur de le briser de part en part. Comme les autres. La morsure au cou, les lèvres qui passent sur l’épaule pour remonter filer contre l’oreille. Son envie à lui qui se fait sentir, son excitation qui se fait imposante alors que les corps sont collés l’un à l’autre. « Arrête-moi si quelque chose ne va pas.» Le souffle qu’il lance. Le corps qu’il caresse, la main qui revient prendre possession de l’objet des désirs, les phalanges qui octroient l’envie. L’autre main qui s’attarde à préparer le corps pour ne pas le briser, pour ne pas le blesser. Les envies étouffantes. Les envies imposantes. Le corps qu’il s’approprie avec lenteur, le corps qu’il prend avec douceur. Il attend le moindre mouvement de recul, le moindre mot à même de le repousser, de lui demander d’arrêter. La main. La main qui ne lâche pas. Le plaisir pour la douleur. Le plaisir pour le faire vaciller.
darwinsgame.com (c) 2015


Spoiler:
 

Contenu sponsorisé


MessageSujet: Re: (-18)he is a villain by the devil's law (Keld)   
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut  Page 1 sur 1


Sauter vers:  





liens utiles
AU RP ET AU FORUM