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S'inscrire au DARWIN'S GAME, c'est montrer de quoi nous sommes capables et prouver que nous sommes l'avenir. Une seule regle : survivre. A partir de maintenant, c'est chacun pour soi. Nous devons oublier qui sont nos freres, nos femmes, nos amis, parce qu'aujourd'hui ils sont nos ennemis. Tuer ou etre tue est notre seule motivation. Le jeu debute.



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 It's Requiem for a Dream inside my head. - ft. Drathir
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MessageSujet: It's Requiem for a Dream inside my head. - ft. Drathir   Mar 22 Déc - 23:37
It's Requiem for a Dream inside my head.
Ethan × Drathir
Cela faisait maintenant trois semaines qu'Ethan n'avait pas remis les pieds dans le Darwin's Game. Résister à la tentation était difficile, et son mental normalement d'acier commençait à lui jouer de mauvais tours. Pour la première fois en vingt-cinq ans, Ethan Bates ne contrôlait rien. Au départ, c'était de toutes petites choses, des bris de verre retrouvés devant la porte d'entrée de son appartement -probablement laissés par son pochtron de voisin encore rentré à une heure bien trop tardive-, des drôles de bruits qui l'empêchaient de trouver le sommeil et qui s'arrêtaient une fois qu'il était sur ses deux pieds, une fenêtre retrouvée ouverte alors qu'il était sûre de l'avoir fermée... Mais depuis quelques jours, le problème devenait réel. Il n'avait pas fermé les yeux en quarante huit heures, les bruits se faisaient de plus en plus intenses et jamais il ne parvenait à en trouver la source. Sa batte de baseball n'était plus là où il l'avait laissée mais sur une étagère qui avait visiblement été trafiquée et qui lui était tombée dessus, lui blessant le bras à un centimètre du tatouage rappelant son appartenance au Darwin's Game et le nombre de vies restantes avant son trépas définitif. Il en avait toujours dix, mais ne s'était jamais senti aussi peu en sécurité que depuis qu'il s'était éloigné du jeu.

Le brun repensait à tout cela, les yeux cernés dans le vague, alors que le bus l'emmenait jusqu'au centre commercial où il allait devoir travailler une journée de plus, qu'il espérait ne pas être la dernière. Il devait utiliser ce moyen de transport depuis déjà deux semaines, après que les petits cons du quartier aient crevé les pneus de sa voiture. Il avait une sorte de petit rituel, prendre le bus à sept heures, regarder la route par la vitre en faisant tourner la chaîne de sa sœur entre ses doigts, inlassablement, tentant d'en faire définitivement le deuil. Il en était venu à se demander si ce n'était pas elle qui le hantait afin qu'il continue dans l'idée de la venger de celui dont il connaissait enfin l'identité, Smaug, un gaia. Il a toutefois vite chassé cette idée de son esprit, car sa sœur, vivante ou morte, ne lui causerait jamais aucun tort. Ils s'aimaient bien trop l'un l'autre pour ça. Toutefois, il restait perdu, pensant toujours à Carrie, et au jeu, qui réclamait son retour. Le ralentissement du bus lui indiqua qu'il était probablement arrivé à destination. Il se redressa, se mit lentement sur ses deux pieds, et descendit. Il ne prêtait pas attention à ce qui l'entourait et restait dans sa routine. Il fut sorti de force de ses pensées lorsqu'il sentit le bijou de sa sœur glisser entre ses doigts et tomber au sol. Il secoua la tête et se pencha pour le ramasser. En relevant la tête, il entendit des paroles venir de sa gauche. Des paroles qui n'étaient pas des plus agréables à entendre, non pas pour lui, mais pour la jeune femme qui en était la victime.

Il se tourna vers la jeune blonde entourée de trois hommes et la reconnu en un instant. Dagger dans le Darwin's Game. Ce jeu le harcelait jusqu'à son lieu de travail. Il s'approcha lentement et n'accéléra que lorsque la bagarre avait éclaté. La blonde avait mis une énorme droite à l'homme face à elle, les deux autres lui prirent les bras et le chauve face à elle lui claqua le visage, visiblement toujours sonné par le coup reçu. Elle mit un coup de tête à l'un des deux gorilles qui la maintenaient et fut jetée sur le sol. Elle mit un coup de pied dans la jambe d'un de ses attaquants alors que l'autre lui rendit la pareille dans le bras, lui entaillant la peau au passage. Ethan accouru, réveillé par l'adrénaline, et poussa le chauve au nez ensanglanté puis mis une droite au blond qui tenta de s'interposer. Il aida la jeune femme à se relever et s'éloigna avec elle jusqu'aux portes du centre commercial, fixant les deux hommes qui regardaient l'étendue des dégâts du nez cassé du troisième.

- On aurait pu rêver mieux comme rencontre IRL.

C'est bien la seule chose que le brun avait trouvée à dire en cet instant présent.


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MessageSujet: Re: It's Requiem for a Dream inside my head. - ft. Drathir   Jeu 21 Jan - 20:27
 

Drathir ∞ Ethan

It's Requiem for a Dream inside my head.


Une journée de libre. Une. Ça sonnait comme un miracle, un privilège trop rare que la blonde avait appris à apprécier à sa juste valeur. Les morts se multipliaient au même titre que les blessés : ceux qu’on tentait d’égorger dans la rue à cause d’un tatouage entraperçu, ceux qui finissaient à l’agonie, à moitié mort de fatigue à cause d’un chiffre vacillant et avoisinant le zéro gravé sur la peau. Les services hospitaliers sont tous débordés et désormais la polyvalence était de mise pour chaque employé, ainsi il n’était pas rare de trouver une infirmière en néonatologie contrainte de s’occuper d’un adolescent de quinze ans ou d’un handicapé d’une trentaine d’années. Sans le jeu, Drathir se serait taillé les veines face à une telle pression, et avec le jeu, elle finirait par crever de la même manière que les patients qu’elle côtoyait au quotidien. Quelle ironie. Mais la bras droit s’efforce de ne pas y penser. Elle préfère profiter d’une bonne nuit de sommeil, pour mieux s’éveiller, s’habiller et prendre la direction du centre-ville dans l’unique but de flâner le long des ruelles toute la journée, écouteurs vissés aux oreilles. Ça la détend, et puis elle achèterait peut être quelques fringues qu’elle ne mettrait qu’une fois ou deux, lorgnerait sur les séances de cinéma pour se décider à peut-être en voir un le soir venu, boufferait des sushis parce qu’elle en avait soudainement envie et qu’elle serait bien incapable d’en préparer étant donné qu’elle était déjà capable de rater des raviolis. En soi cette journée aurait dû prendre des airs de paradis, surtout en cette période, surtout vu les catastrophes à répétition qu’elle devrait affronter si elle prenait la décision de se connecter. De ce fait Drathir avait décidé de ne pas toucher à son portable, l’éteignant en imaginant que cela suffirait à la retenir de jouer, et se promettant de ne le rallumer que si le tatouage qui ornait son omoplate se mettait à chauffer comme dans une fournaise. La promesse est difficile à tenir car à chaque instant ses doigts menacent d’en faire qu’à leur tête, dès lors que ses pensées ne sont pas focalisées sur quelque chose de précis elles vagabondent vers le jeu. Saloperie de jeu. Elle est plus accro à cette connerie qu’à l’alcool, ce qui n’est pas une mince affaire et elle en prend progressivement conscience. L’idée de cesser toute activité ne lui avait pas effleuré l’esprit toutefois. Pas maintenant, pas alors que son implication au sein de l’équipe n’a jamais été aussi forte, pas alors qu’elle acceptait des responsabilités nouvelles et découvrait la présence de proches chaque jour passant.

Un autre détail qui l’incite à penser continuellement au Darwin’s Game, c’est bel et bien le couteau acéré qu’elle portait constamment sur elle désormais. Depuis sa torture, depuis la guerre, la blonde s’était en effet procurée des armes. De prime celles-ci avaient trouvé place sur sa table de chevet, inquiète qu’elle était à l’idée que son tortionnaire ou qui que ce soit de mal intentionné puisse la suivre jusqu’à son domicile et tenter de la saigner jusque dans son propre lit. Puis la paranoïa avait augmenté d’un cran, inconsciemment, et désormais elle craignait pour sa vie jusque dans les rues de Chicago. Les récents attentats de la part de joueurs lors d’une stupide fête d’Halloween rajoutaient à sa méfiance. Au moins pour l’instant le simple poids de l’arme cachée dans sa botte suffisait à l’apaiser. Un jour toutefois elle se doutait que cela ne serait plus suffisant. Peut-être finirait-elle par refuser de sortir seule, puis de refuser de sortir tout court. Ce fut en priant pour ne pas en arriver à ce point de non retour que Drathir bifurqua dans une ruelle, pour heurter presque aussitôt quelqu’un. Malgré ses allures de connasse colérique, l’infirmière s’apprêtait à s’excuser mais se ravise en levant les yeux en direction du colosse qu’elle venait de confronter involontairement. Le sourire satisfait et envieux qu'il arbore, cependant loin d’égaler celui d’un prédateur qu’elle pourrait sincèrement craindre, la dégoûte d’avance et elle comprend que cela ne se passerait pas bien du tout. « Alors beauté, on regarde pas où on met les pieds ? qu’il rigole, pensant sincèrement que cette phrase d’accroche avait quelque chose d’innovant. Grave erreur en effet, ça m’aurait évité de devoir m’attarder sur ta gueule de pachyderme. La réplique fuse, agressive et sûrement trop spontanée, sans parler de ce sourire narquois qui l’accompagnait. Naïvement la jeune femme commence à le contourner, peu envieuse de lui laisser le temps de comprendre l’insulte, lorsqu’elle remarque deux hommes adossés à des murs opposés, à l’autre bout de la ruelle. Ils se redressent aussitôt, s’avançant dans sa direction et la blonde comprend qu’elle va passer un sale quart d’heure. Ça lui apprendra tiens. Tu le sais Dra’ que t’ouvres trop souvent ta gueule, songe-t-elle intérieurement avant de soupirer. L’inspiration qui suit est plus profonde toutefois car il est certain qu’elle ne compte pas demeurer docile face aux trois hommes. Tu te crois maline ? Je me pense hilarante. » Salope. L’insulte émanait d’un des deux arrivants, plus chétif mais semblant tout aussi impulsif et sanguin qu’elle, incapable de tenir en place également étant donné qu’il sautillait presque sur place, à l’image d’un boxeur ou d’une racaille stéréotypée.

La réponse fuse alors, littéralement, se matérialisant sous forme d’un coup de poing furieux venant exploser le nez du malheureux. Elle gronde, n’ayant que très peu apprécié le commentaire et demeurant, comme d’ordinaire, plus ou moins prête à en découdre. Les deux autres, dont le pachyderme, se montrent plus vifs que prévu et la saisissent aussitôt par les bras pour l’immobiliser, donnant l’occasion au premier homme de lui coller une gifle monumentale. Le grondement douloureux qui lui échappe ne fait que stimuler la rage qui la prenait aux tripes et, n’ayant guère envie de le laisser la maltraiter plus longuement, elle se décide à offrir un coup de tête bien placé au plus fragile de ceux qui la maintenaient. Elle se libère de son emprise à lui, mais le lourdaud est bien assez fort pour l’expédier à terre d’une main. Le coup de pied fuse, son talon venant percuter le concerné à hauteur du tibia mais déjà elle se reprend un coup dans le bras, puis au creux du ventre. Quelle bande d’enculés. Elle sait plus trop qui tape qui, elle sait pas non plus si elle parvient à faire mal à ces fils de pute. En revanche elle comprend que quelqu’un d’autre le fait et lorsqu’elle lève les yeux, vrillant l’émeraude de son regard sur celui qui était venu s’interposer, Drathir reconnaît aussitôt Malak. Elle n’avait pas revu le caho depuis leur entrevue dans les égouts du jeu et pourtant elle le reconnaîtrait entre mille sans parvenir à se l’expliquer. Pas le temps de réfléchir toutefois, la blonde était désormais persuadée qu’ils pourront offrir à ces corniauds la correction qu’ils méritaient. Voir un peu plus étant donné que sa main avait fusé en direction de sa botte pour en extirper ce couteau aiguisé qui la rassurait tant. Lorsque le brun lui tend la main pour l’aider à se relever toutefois ce n’est pas dans l’optique de mieux tabasser ses assaillants, mais pour se barrer en courant avec elle, non sans un commentaire quant à la particularité de leurs retrouvailles.« T’aurais préféré un speed-dating ? Qu’elle ironise dans sa course, jetant un regard en arrière afin d’observer les mouvements de ceux qu’elle laissait. Ils ne les suivraient pas. Après tout c’était la journée et ils avaient déjà eu de la chance de réussir à la cogner autant dans ces conditions. Après une minute de course, les deux comparses s’arrêtent finalement aux portes du centre commercial et Dagger ne peut retenir un profond soupir pour exprimer son soulagement. Elle observe brièvement son bras, entaillé par le coup reçu, et ce malgré la présence d'une veste en cuir. Elle en gronde, furieuse de constater que l'habit dont il était question était abîmé. C'est qu'elle y tenait à cette veste, de même qu'elle tenait à son jean ou ses bottes : une tenue simple mais une tenue quand même. On aurait pu se les faire, commente-t-elle alors dans un nouveau grondement, agacée à l’idée de les laisser s’en sortir ainsi. Prenant alors conscience de l’arme qu’elle avait toujours en main, ce fut en jetant un coup d’œil un peu inquiet autour d’elle qu’elle rangea le couteau à sa place. En espérant qu’elle ne se soit pas trop fait remarquer. T’as l’air a moitié crevé » Conclut-elle sans le moindre tact et en désignant le visage du brun d’un signe de tête. Les cernes, le teint pâle, à croire qu’il avait pas dormi depuis des jours. Mais finalement Drathir finit par lui accorder un sourire amusé, en plus de la remarque. Elle n’ira jamais le remercier pour son intervention, mais le simple fait qu’elle ne l’ait pas laissé là à peine le sauvetage exécuté témoignait du fait qu’elle était reconnaissante. Fallait juste apprendre à la connaître un peu pour le comprendre.
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MessageSujet: Re: It's Requiem for a Dream inside my head. - ft. Drathir   Sam 23 Jan - 0:36
It's Requiem for a Dream inside my head.
Ethan × Drathir
Ethan était encore fatigué de sa course. En réalité, il était bien plus que fatigué, et savait que ça ne ferait qu'empirer tant qu'il ne remettait pas les pieds dans le Darwin's Game. L'adrénaline allait commencer à vraiment retomber, et il ne savait pas quelle tête il allait pouvoir tirer dans quelques minutes. Il entendit la réflexion de la jeune blonde qu'il venait de secourir mais ne répondit pas tout de suite, trop préoccupé par le fait que son souffle n'avait jamais été plus mauvais qu'en ce jour, et ce en comptant la fois où il s'était fait pourchasser sur plus de deux cent mètres par un animal dont il ne sait toujours rien à l'heure qu'il est. La remarque de Dagger sur son état physique lui fit relever les yeux dans sa direction.

- T'as l'air à moitié crevé
- Pas seulement l'air... C'est d'ailleurs pour ça que j'aurais eu un peu de mal à me les faire. C'était pas la volonté qui manquait.

Il se redressa tant bien que mal et s'adossa au mur du centre commercial sans même remarquer qu'il s'agissait là de son lieu de travail. Il n'avait plus vraiment les yeux en face des trous. Le brun sentait la fatigue de plusieurs jours retomber sur ses épaules. Il passa ses mains tremblantes sur son visage, tentant néanmoins de cacher ce phénomène en reprenant la parole.

- Il me suit partout.

Il pensait bien entendu au jeu, et utiliser des mots plus explicites n'était pas nécessaire tant le jeu était au centre de toutes les conversations du moment. Ethan regarda de haut en bas la jeune blonde et vit directement qu'elle s'en sortait bien mieux que lui. Il y aurait bien sûr un moyen efficace de retrouver la forme, le sommeil qui lui manquait depuis des jours, il suffirait de simplement se reconnecter au Darwin's Game. Mais cette tête de mule le refusait catégoriquement. Retourner dans ce jeu était synonyme de perdre le contrôle, et ce, définitivement, ce qui représentait la pire des craintes du jeune homme.

Peu à peu, il sentit la douleur au niveau de ses mains. Celle-ci remontait dans les bras, et principalement le gauche, toujours faible même des années plus tard. Ses yeux descendirent le long de ses avants-bras jusqu'à ce que son regard rencontre les phalanges abîmées de ses deux mains. Il saignait légèrement, mais rien de bien grave. Il haussa les sourcils en fermant ses paupières un instant. Il n'avait même pas senti sa peau s'arracher sous les coups portés, il se demandait même si ces blessures venaient bien de là. Un petit chemin de pensée le fit se questionner sur l'état de Dagger. Des égratignures visibles au premier coup d'oeil, mais son visage n'était pas déformé par la douleur, donc probablement rien de particulier. Il ne fit aucun commentaire là-dessus. Il se décolla du mur, remis de ses efforts et tourna le visage vers la droite, voyant qu'il était arrivé à destination. Rejoindre sa boutique serait probablement la meilleure des choses à faire, possiblement la seule, d'ailleurs.

- J'ai de quoi nettoyer tout ça dans l'arrière-boutique. Je suis disquaire ici, ma boutique est à deux pas. Je devrais aussi avoir de quoi panser les plaies. Disons que les kit de soins sont devenus une sorte de priorité pour moi, ces derniers temps.

Il donnait déjà de nombreux indices sur sa situation, mais comptait bien revenir là-dessus une fois qu'il aurait rejoint une chaise dans un endroit sûr. Enfin, la sûreté des lieux était à mettre entre guillemets, il avait déjà était victime de différents incidents sur son lieu de travail. Il poussa la porte et guida Dagger jusqu'à la boutique. Il fronça les sourcils en ouvrant la porte, quelque chose n'était pas normal. Son regard fut attiré par une inscription peinte en grand sur le mur derrière la caisse. Deux lettres « DG ». Il soupira et posa la paume de sa main droite sur son front, laissant le bras gauche endolori le long de son corps.

- J'en ai marre de ces conneries.

Il passa derrière le comptoir et passa la main entre deux caisses afin d'attraper une petite mallette rouge qu'il s'empressa d'ouvrir. Il attrapa le désinfectant et le mis à disposition de la blonde sur le comptoir. Il s'assied et attendit patiemment son tour, le dos contre le dossier et la tête ballant légèrement en arrière, les yeux fermés. Ethan préférait laisser de côté le vandalisme pour le moment.


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MessageSujet: Re: It's Requiem for a Dream inside my head. - ft. Drathir   Mer 27 Jan - 2:11
 

Drathir ∞ Ethan

It's Requiem for a Dream inside my head.


Les impressions de la blonde sont ainsi bel et bien le reflet de la réalité. Il était véritablement à moitié crevé et si les cernes et la pâleur de son visage en témoignaient, le timbre las de sa voix achève de la convaincre, de même que la lenteur de ses mouvements. Même blessé à la cuisse et poursuivi par une bestiole géante dans les égouts, il lui avait semblé plus vif qu’en cet instant. De ce fait elle le croyait bien volontiers quand il affirmait avoir voulu tabasser les enfoirés de tout à l’heure, mais qu’il n’était tout simplement pas en mesure de le faire. Ses mains tremblent lorsqu’il les passe sur son visage et il semble essoufflé par cette course autant qu’il semble perdu maintenant qu’ils se retrouvent éloignés de la scène où s’est déroulée la bagarre. Il me suit partout. Sur le moment elle songe aux hommes de tout à l’heure, se demandant si l’un d’entre eux aurait pu croiser à plusieurs reprises la route du brun, mais bien vite Drathir se ressaisit et la réponse s’impose à elle. Darwin’s Game. Evidemment il ne pouvait parler que du jeu. Toutes les conversations tournaient autour de ce stupide jeu de toute manière, les personnes niant leur appartenance à la communauté, ou bien s’entretuant dans les rues ou certains encore en parlaient avec plus de légèreté. De son côté elle n’avait personne à qui cacher ça, sa famille ne savait rien de ses activités et n’en saurait jamais rien et tous ses proches jouaient au jeu (demeurant au passage dans la même équipe qu’elle ou une équipe alliée, ce qui facilitait grandement les choses). Toutefois, vu l’état de son interlocuteur, l’infirmière comprend qu’il est mal en point à cause de ça et aussitôt elle se demande combien de vies il peut lui rester. Si elle-même avait commencé à en perdre, le chiffre de son omoplate stagnant à sept pour le moment, elle n’en percevait que très peu les effets. Son sommeil était moins réparateur mais elle mettait ça sur le compte des cauchemars, quant au reste eh bien ça semblait aller pour le mieux. Elle imagine donc que le tatouage du caho doit plutôt avoisiner le trois, ou le deux. Un chiffre inquiétant en soi. Un chiffre qui ne l’aurait pas inquiété une seule seconde s’ils s’étaient trouvés dans le jeu, car plus rien ne comptait une fois là bas et surtout pas la vie d’un ennemi, mais c’était différent une fois qu’elle retrouvait Chicago. Car bien qu’elle soit agaçante, colérique et du genre à faire chier son monde, jamais elle n’irait souhaiter la mort de quelqu’un, surtout pas quelqu’un comme Malak qui n’était absolument pas antipathique à ses yeux.

Elle ne le connaissait pas, mais la seule fois où elle avait eu à le côtoyer en jeu avait été une bonne surprise. Il n’était pas qu’un caho sanguinaire et dépourvu d’intelligence. C’est pour cela qu’elle ne souhaite pas sa mort, qu’elle ne demeure pas insensible à sa situation actuelle. C’est pour cela qu’elle culpabiliserait presque d’avoir empoisonné cette nourriture à destination de l’équipe du brun, un sentiment qui disparaît toutefois bien vite tandis qu’elle songe à tout ce qu’ils ont subi en retour. Elle pense à Aria, toujours enfermée chez les caho et en vient à se demander quel rôle son interlocuteur peut jouer là dedans. La savait-il dans les cachots ? La torturait-il ? Serait-il au contraire en mesure de trahir son équipe et de lui ramener la concernée ? Trop de questions, trop de doutes, et fort heureusement c’est Malak qui se décide à briser le silence, coupant ainsi court à ses interrogations. Curieuse Drathir jette un coup d’œil dans la même direction que lui, elle l’écoute parler de la boutique qu’il tient. C’est drôle, elle l’aurait jamais pensé dans le commerce, encore moins à son compte. Faut dire qu’elle l’imaginait comment ? En armure, flingue en main, aussi crasseux qu’elle. Difficile d’imaginer une vie décente derrière après ça. « Disquaire ? C’est sympa. » Le commentaire lui échappe naturellement, sincère bien que sobre, et la blonde se contenta d’hausser les épaules en jetant un coup d’œil à son bras. C’était rien ça, rien comparé à la douleur qui la tenaillait à hauteur de l’abdomen. Ils avaient frappé fort ces cons là. Mais elle était habitué à pire bien que cela ne se voit pas, les cicatrices qui ornaient son corps étaient désormais bien nombreuses. Et puis, si elle comparait avec son interlocuteur, elle s’en sortait pas si mal. Il saignait à hauteur des poings et l’infirmière se demande comment il a fait pour se blesser aussi vite en ayant infligé, à priori, si peu de coups. Sourcils froncés elle n’attend pas bien longtemps pour le suivre toutefois, peu envieuse de l’abandonner dans la rue dans son état alors même qu’il venait de lui filer un coup de main. Elle ne le remercierait jamais ouvertement pour son intervention, mais l’acte demeurait gravé dans un coin de son esprit. Elle saurait s’en souvenir. Et elle payait toujours ses dettes.

Si Drathir pensait toutefois que la journée ne pourrait être pire, le tag qu’elle retrouve alors dans la boutique de Malak la contredit toutefois. Au final c’est pas tant sa journée à elle qui est merdique que celle de son compagnon. Haussant un sourcil face à cet acte de vandalisme, elle ne peut s’empêcher de commenter avec humour. « J’imagine que c’est pas le pseudonyme du nouveau rappeur à la mode ? Elle ignore si ça le ferait vraiment rire, probablement que non vu sa lassitude absolue bien que compréhensible, mais il semble de toute manière bien trop occupé à sortir une mallette rouge -une mallette carrément, et après on disait que c’est le personnel médical qui prend trop de précautions-  dont il extrait du désinfectant. S’approchant sans un mot la blonde eut vite fait de s’emparer du produit, constatant à sa quantité qu’il devait s’en servir bien souvent. Il s’assoit sur la chaise et Dagger se demande soudainement s’il n’allait pas tomber à la renverse, sous le coup d’une fatigue quelconque. Ce fut ainsi en le surveillant de temps à autre, du coin de l’œil, que l’infirmière se permit de désinfecter les éraflures de son bras, dans le doute. Ça prend quelques secondes à peine et bien vite elle repose le désinfectant près de lui. C’est à ce moment précis qu’elle remarqua le tatouage qui ornait le poignet du brun. Ce fut sans hésiter, et sans gêne aucune, qu’elle s’empara de ce dernier, exhibant ainsi le symbole caho mais surtout son nombre de vies. Dix. Dix vies. L’incompréhension la saisit aussitôt, les sourcils demeurent froncés et elle ouvre la bouche pour tenter de dire quelque chose, sauf que rien ne sort dans l’immédiat. C’est après avoir bafouillé une fois ou deux, confuse, qu’elle arrive à formuler correctement sa phrase. « Tu… Dix vies ? Comment tu peux avoir dix vies et être dans cet état. Tu… Et elle comprend, son pouce traçant inconsciemment un tracé invisible sur la peau du disquaire. T’as arrêté de jouer. » Elle lève les yeux vers lui, surprise. Elle était convaincue qu’il frôlait la mort, mais la vérité était un poil différente. Il avait cessé de se connecter. La jeune femme connaissait, en théorie, ce qui attendait les courageux qui osaient se passer de leur drogue : ils s’en prenaient plein la gueule, pour résumer. Elle n’y avait toutefois jamais vraiment cru, persuadée que ça ne pouvait pas être plus nocif qu’une autre drogue : au pire on faisait des crises de manque, rien de plus, et on affronté sûrement pas des événements surnaturels comme tout le monde semblait le dire. Et pourtant. Il était tellement fatigué qu’on pourrait le croire pourchassé depuis des semaines, elle se demandait parfois s’il avait pas des os brisés tant sa posture semble témoigner d’une douleur interne et ce simple acte de vandalisme prenait désormais une toute autre signification.

Drathir comprend alors que Malak n’a pas pu participer aux évènements récents. Il n’a pas pu torturer Aria, il ne sait probablement même pas qu’elle est dans les cachots de son équipe. Si ça se trouve, il ignorait même tout de la guerre qui ravageait le jeu, de la haine que se vouaient leurs équipes respectives. Et maintenant qu’elle en prend conscience, la blonde se rend également compte qu’elle ne souhaitait pas lui en parler. Elle ne voulait pas évoquer le fait qu’ils auraient à s’entretuer, car elle ne doutait pas du fait que malgré leur entente relativement cordiale en ce moment ils n’hésiteraient pas à se trancher mutuellement la gorge en jeu. Elle ne voulait pas parler de la guerre, de la douleur, des morts, de la cruauté. Elle voulait pas lui dire que tout ça c’était la faute de son bouffon de chef qui s’avère être rancunier même lorsque la faute émane de lui. Elle voulait pas. Tout simplement. Alors elle préfère le questionner, demandant tranquillement des détails. « Depuis combien de temps ? Afin de savoir ce qu’elle peut évoquer ou non, afin de savoir ce qu’elle doit garder pour elle. Le pire c’est que, malgré l’égoïsme qui se cache derrière ses silences, il y a un peu d’empathie. Elle voulait pas l’impliquer là dedans, elle tenait pas spécialement à le revoir en jeu et le tuer pour si peu, et puis s’il parvenait à décrocher du jeu, ce serait bien. Pour lui. Elle-même regrettait son inscription, parfois, avant que le jeu ne la rappelle à l’ordre, avant qu’elle ne pense à Roman et à la chance qu’elle a eu, pour l’instant, de ne pas voir un proche mourir. Mais c’est malsain, ce putain de jeu est nocif, pour rien au monde elle ne voudrait l’inciter à y retourner. C’est courageux. Avoue-t-elle par ailleurs, dans un souffle, tout en daignant lâcher son poignet. Elle demeure là, face au comptoir et accoudé à ce dernier. Elle s’autorise alors l’esquisse d’un sourire. Et pas facile tous les jours apparemment ? » Elle veut savoir. Elle veut savoir ce qui est vrai, ce qui est faux, au milieu de toutes ces rumeurs qui circulent. Elle veut savoir si c’est dur, évaluer ses chances de réussite si un jour elle prenait la décision de faire de même. Bon dieu comment il avait fait pour réussir à ignorer les brûlures constantes de son tatouage ?
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