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S'inscrire au DARWIN'S GAME, c'est montrer de quoi nous sommes capables et prouver que nous sommes l'avenir. Une seule regle : survivre. A partir de maintenant, c'est chacun pour soi. Nous devons oublier qui sont nos freres, nos femmes, nos amis, parce qu'aujourd'hui ils sont nos ennemis. Tuer ou etre tue est notre seule motivation. Le jeu debute.



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 until death do us part. (odin)
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MessageSujet: until death do us part. (odin)   Mar 29 Déc - 15:12
Antiope est ce phénix pour qui chaque nouvelle connexion au jeu fait l'effet d'une renaissance. Il n'y a plus de Jill, plus de famille, pas d'enfant, pas de foyer. Rien, sauf la liberté. Alors elle se laisse enfin vivre, elle exauce la moindre de ses volontés sans jamais se soucier des répercussions. Sentir ses phalanges se briser contre l'os, le sang gicler sur la peau, la poussière s'y coller, c'est ce qu'elle aime. Se débarrasser d'un corps pour en faire disparaître un autre, elle adore. Antiope ne fait pas la différence : homme ou femme, fille ou garçon, elle détruit tout ce qui se perd sur son chemin. Jusqu'à que son tour arrive.  Mais il ne vient pas, pas tout de suite.
La joueuse erre sans savoir où aller. Elle marche longtemps, court un peu, elle s’essouffle, s'arrête, revient sur ses pas. Ici, ce n'est pas la ville. Ce n'est pas Chicago, c'est encore plus grand. Tout se ressemble : les arbres, les plantes, les chemins, les racines qui sortent de terre. On a l'impression de voir la même chose toutes les deux minutes... Ou alors, c'est qu'elle ne fait pas assez attention à ces détails qui lui permettraient de mieux se repérer. Le terrain sur lequel les programmeurs leur permettent de jouer est immense. Jill n'en connaît pas la moitié, même pas le quart. La découverte ne fait pas partie de ses objectifs. Elle préfère courir. Il lui semble que son cœur pourrait arrêter de battre, que ses jambes pourrait cesser de fonctionner, mais elle s'en moque, elle court toujours. Antiope est plus loin que l'endroit où elle se trouve ; comme un animal en chasse, elle tend l'oreille pour tenter de discerner un son. Il lui faut une nouvelle proie, sinon le jeu est ennuyant.

Et la silhouette lui apparaît, au loin. Elle se distingue de la lumière. Plus la joueuse se rapproche, plus elle en mesure de constater qu'il s'agit certainement d'un homme. Le genre fort, le genre a causer beaucoup trop de dégât en un seul coup, le genre contre lequel on évite de se battre. Mais Antiope les préfères comme ça, ses adversaires. Quand elle y met toutes ses forces, ça lui donne l'impression de vraiment mériter sa victoire. La silhouette se rapproche encore.
Cette silhouette.
Putain, sa silhouette.
Antiope ne s'arrête pas, elle fonce. Elle lui rentre dedans, les corps s'écrasent. Elle lui bondit dessus, elle est sur son dos, elle s'accroche aux épaules, elle le tient à la gorge. « Toi ? » Rien qu'aux vibrations de sa voix, il peut deviner la contrariété. Jared ne cessera donc jamais de l'emmerder, où qu'elle se trouve, il essayera toujours. Jusque-là, Jill n'avait rencontré que des inconnus, des visages jamais vu, des personnages plus que des personnes. Jusque-là, elle n'était qu'Antiope, une barbare appartenant au groupe des CAHO. Rien d'autre. Et il a fallu qu'il apparaisse, juste là, devant elle, au milieu de sa trajectoire. Elle aurait pu continuer son chemin, prendre sur la droite, s'enfoncer là où il fait plus sombre pour ne pas qu'ils se croisent. Son corps, ou sa tête (peu importe) en a décidé autrement. L'agresseuse respire fort, sa gorge est sèche et tous ses sens sont en alerte. « Putain, non. » Les doigts serrent plus fort, elle l'empêche de respirer correctement. Qu'il ressemble à Jared, Antiope s'en fout. Ici, il n'est rien d'autre qu'un adversaire qui doit mourir à sa place. Celui-là, en particulier, doit quitter le jeu et ne plus jamais y revenir.

« T'as pas le droit. » Le Darwin's Game était censé être son refuge, à elle, il n'aurait pas dû lui enlever ça. Antiope va s'appliquer à lui faire regretter son choix. Elle va loger une balle dans chacun de ses genoux pour l'empêcher de bouger, pour le faire pleurer. Ensuite, elle lui explosera le visage grâce à la seule force de ses poings. Ça prendra le temps qu'il faudra. Le rendu sera sale, fatiguant et douloureux, mais c'est tout ce que Jared mérite. C'est tout ce qu'il parvient à provoquer chez celle qui a l'apparence de sa femme : de la rage. « Je vais te tuer. » La situation ne l'amuse pas. Sa seule présence parvient à gâcher le moindre de ses plaisirs. Et ça l'énerve au point qu'elle en tremble, qu'elle veuille en pleurer. Dans le jeu, Antiope ne le connaît même pas. Peut-être qu'ils font partie de la même équipe, peut-être qu'ils sont alliés. Tant pis. Elle ne veut pas lui laisser la chance de reprendre son souffle, de la repousser, de lui expliquer pourquoi il est là. Toutes ces choses n'ont pas la moindre importance. Cette rencontre, dans ce jeu, donne la possibilité à Antiope de réaliser un des rêves, le plus honteux et le abominable, de Jill.

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MessageSujet: Re: until death do us part. (odin)   Ven 15 Jan - 2:25
Pourquoi est-il là au juste ? Lui-même ne le sait pas parfois. Les bruits se dispersent autour de sa position, des échos distendus qu’il analyse méthodiquement, qu’il décortique jusqu’à en égarer l’essence. Ce n’est qu’un jeu, pas vrai ? Ça aussi. Ça aussi, il ne le sait pas. Depuis un moment, ça s’est insinué dans ses pensées. Ça, c’est le poison. Celui qu’il a eu sur la langue à peine le premier cri expulsé. Qui va-t-il être ? Elle ? Lui ? Qui a-t-il envie d’être ? Qui sera-t-il une fois qu’il aura joué au jeu et aura perdu. Des pertes, il y en aura. Les chiffres incrustés à la chair le lui rappellent à chaque fois qu’il ouvre ses maudits yeux et que l’aube le cueille. Toujours trop tôt. Odin ne siège sur aucun royaume, il ne veille sur aucune citée divine. Il interrompt tout juste le silence de sa respiration et s’évertue à poser un pied devant l’autre pour se donner l’impression d’avancer. Les écorces saluent sa course, il s’arrête trop souvent pour se voiler d’une ombre, pour éviter la moindre confrontation. Il sait ce que ça lui fait. Le sang, la vue, l’odeur. Chien sauvage lâché en pleine jungle, une bête qui court, ravage et se laisse abattre à la première difficulté. C’est ce qu’il craint. Ce qu’il est déjà sans doute. Alors à qui il ressemble ? A lui, ici, trop souvent. Mais à elle par les choix. Retenir ce qui s’est déjà échappé, ce qui blesse et achève. L’autodestruction prend racine dans la moelle, abjecte schéma à répéter à l’infini. Est-ce que son fils héritera de ses tares ? Il préfère ne pas penser à lui quand il est ici. Il finira orphelin. Et son père sera plus d’une moitié de la cause. Mais un quart reviendra à Jill. Jill qui veut partir et qui reste en partant.

Le regard trainant sur chaque feuillage, les mains formant des poings machinalement et les sens en alerte. Aucun répit et une paranoïa exacerbée. Chaque froissement annonce une menace. Chaque soupire cache un ennemi et présente un soi-disant allié. L’humanité ne s’entretient pas dans cette forêt, elle se décompose, pourrit au sol. L’engrais pour la folie et le succès de cette belle mascarade. La main glisse sur le front alors que l’errance n’aboutit à rien de concret. Il cherchait quelque chose ici. Il ne se souvient plus quoi exactement. Peut-être que ça n’a déjà plus d’importance après tout. Il se faufile à travers les arbres, respire l’air en de grandes bouffées, traque continuellement les moindres indices sur la proximité du danger. Mais il a toujours été plutôt pathétique quand il s’agit de le reconnaître en Elle. Elle qui bondit, qui lui agrippe la gorge. Jared relève les mains vers les bras qui l’enserrent mais s’arrête en plein sursaut. Jill. Oui, elle était déjà forte quand il l’a rencontré. Assez forte pour le mettre au tapis. Assez forte pour qu’il s’agenouille devant elle et la supplie de l’épouser. Assez forte pour le tuer désormais, oui, sûrement. Et elle s’y applique, à l’étrangler, y met tellement d’effort qu’il pourrait presque en crever de ressentir sa haine. Il ne peut même pas parler. De toute façon, il ne sait même pas quoi lui dire. Son hystérie l’effraie. Mais elle a toujours été prévisible pourtant. La gorge commence à brûler sévèrement. Il ne peut pas la laisser faire, elle va vraiment s’acharner. Il voulait la trouver, chose faite. Maintenant, il doit réussir à communiquer.

Il répète le même mouvement jusqu’à ce qu’elle soit forcée de relâcher sa prise, un coup de coude dans les côtes, un autre dans le ventre. Chaque acte de violence dirigé contre elle lui tord les entrailles, lui donne envie de dégobiller. Il finit par reculer abruptement jusqu’à ce qu’elle percute le premier arbre à proximité le plus violemment possible afin qu’elle lâche son dos. Il recommence à deux reprises jusqu’à réussir à retrouver l’usage de ses cordes vocales. « Ne m’oblige pas à refaire ça. » la menace-t-il d’une voix atrocement calme. « Moi, je veux pas te tuer putain. » Ni même te blesser. S’insérer dans son Univers fictif arrangera-t-il quoique ce soit ? Pourra-t-elle le frapper à mort ici et se réconcilier ensuite avec sa réalité ? Il craint la dépendance mais s’entiche de l’espoir démesuré. Ce qu’il fait ce qui est juste, correct, pas vrai ? « J’ai pas le droit de quoi au juste ? De respirer ? » Il connait la réponse. Mais il faut un début à tout. « Ça t’écorche la langue à ce point de savoir que même ici tu respires le même air que moi ? Ne fais pas celle qui ne savait pas. Ni celle qui n’avait jamais anticipé ça. Avoue-le, t’en as rêvé de me croiser ici. De pouvoir me butter sans devoir subir un procès. » Les paroles dépassent lentement la pensée. Il la pousse à bout. Il veut qu’elle aille au plus loin. Elle veut qu’elle laisse tout transparaitre. Tant pis si ça lui coûte une vie. Il croit en sa stratégie. Il y croit plus qu’il ne le devrait. « Tu sais ce que ça fait de toi ? Une lâche. Une foutue lâche. » Et le jeu débute cette fois-ci. Vraiment.

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MessageSujet: Re: until death do us part. (odin)   Dim 24 Jan - 15:23
Chaque coup qu'il lui donne pour tenter de se libérer de son emprise l'oblige a resserrer son étreinte. Antiope va le tuer, elle ne va plus lâcher sa gorge et ce, jusqu'à qu'il ne puisse plus respirer, jusqu'à que son corps se volatilise en une nuée de pixels multicolores. Il recule, son dos rencontre la rugosité d'un tronc d'arbre qui lui démolit la colonne vertébrale et la chair qui la recouvre. Antiope relâche un peu sa prise. Son adversaire en profite pour reproduire la même action plus fort, cette fois. Quand il s'éloigne, la femme ne le tient plus, elle est restée contre le bois comme si s'en décoller risquait de provoquer de nouvelles douleurs qu'elle n'était pas capable de supporter. Encore debout, elle se penche un peu avant, appuie ses mains sur ses cuisses, ferme les yeux pour empêcher les larmes, pince les lèvres pour retenir les cris. Ça l'énerve de ne pas pouvoir contrôler ses tremblements, la douleur qui lui brûle le dos et la rage qui remue ses entrailles. « Ouais. » Se redresser et se tenir droite face à l'homme lui demande un effort surhumain.  « Ça me troue le cul de savoir que t'es là. »  A les voir tous les deux, ici, jamais on aurait pu imaginer qu'à une époque ils partageait une complicité qui les avaient convaincu de se marier et de faire un enfant. Elle lui semble tellement loin cette époque où elle s'amusait à l'affubler des surnoms les plus ridicules juste pour attirer son attention. « Je me suis quand même dit que t'allais t'empêcher de le faire, tu vois, que t'allais éviter d'être totalement stupide et respecter mes envies, pour une fois. (Antiope ricane) Mais non, t'es qu'un sale con doublé d'un emmerdeur. »  Ça fait longtemps qu'elle ne fait plus attention aux mots qu'elle emploie pour le qualifier. Jill s'oblige à être la plus vexante possible pour lui faire comprendre qu'elle ne le supporte plus, qu'elle désir profondément ne plus être son épouse, qu'elle rêve de quitter leur maison et ne plus porter son nom.

Pour le reste, Jill/Antiope (à ce stade du jeu, on ne sait plus vraiment) prend sur elle pour ne pas réagir. Elle regarde ailleurs pour ne plus voir ce visage qu'elle crève d'envie de lacérer. Lorsqu'il se permet de la traiter de lâche, son attention revient sur lui. D'abord, elle le fixe l'air étonnée, puis quand l'effet de surprise termine par s'estomper totalement, elle se met à lutter pour ne pas éclater de rire. Antiope se tient une hanche, porte l'autre main contre ses lèvres. L'amusement se perçoit jusque dans ses pupilles. « On a toujours eu beaucoup de points en commun, mon amour. »  Elle ne prend pas la peine de lui rappeler qui est le premier à avoir manqué de courage lorsqu'il a fallu assumer leurs responsabilités de parents. Il le sait très bien. Il sait que c'est lui, le premier a avoir fuit, à avoir trouvé comme prétexte la surcharge de travail. Jill s'est retrouvée piégée dans une jolie maison, épuisée, à devoir s'occuper d'un enfant - qu'elle aimait encore, à cette époque. Son mari, aussi, elle ne lui en voulait pas autant. « Qu'est-ce qu'il nous reste à faire maintenant ? »  Elle passe les doigts autour de la crosse du flingue coincé entre son pantalon et sa ceinture. « On essaye de se prouver qu'on en est pas ? »  La joueuse braque le canon sur son mari, juste assez haut pour viser le front. Et elle continue d'avancer, jusqu'à que le métal vienne caresser la peau. Parce-qu'il ne répond pas assez vite, Antiope se sert de la crosse pour lui éclater la pommette. « Allez, dis-moi, tu fous quoi ici ? Tu cherches quoi ? »

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