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 Just a little walk in a dangerous world
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MessageSujet: Just a little walk in a dangerous world   Ven 1 Jan - 17:32

Just a little walk in a dangerous world
Pamplemousse & Mystique

Des chaussures s'envolent, fendant l'air comme des colombes éprises d'une liberté éphémère, avant de s'écraser violemment sur le sol pour retrouver la terre ferme et cette plate réalité qui lui appartient. Samuel suit leur parcours mais s'arrête au niveau de son vieux fauteuil dans lequel il s'effondre. Les ressorts rouillés qui percent la toile lui pique le dos mais il ne s'en inquiète pas, ce n'est rien comparé à la journée qu'il vient de passer. Il saisit à deux pieds le calendrier qui traîne par terre et le ramène vers lui, le tout accompagné par le craquement de ses rotules.
« Et encore une journée de merde en moins » soupire-t-il en déchirant la case du jour correspondant.
Il s'enfonce dans le fauteuil autant que possible et reste immobile un moment, les yeux perdus dans le vague, ne pensant à rien d'autre que l'infinité de l'univers et à sa place dans tout ça, une interrogation à laquelle il n'a aucune réponse. Un aboiement le ramène immédiatement à la réalité. L'un de ses voisins de palier vient de rentrer, lui et son maudit clébard. Sam enfonce son visage dans le creux de ses mains pour oublier tout ce qui l'entoure, toute cette vie qu'il rejette et dont il ne veut pas. Soudain il ouvre les yeux et son regard s'illumine. Il avait oublié ce qu'il a pourtant attendu toute la journée. Ses yeux balayent la pièce avant de tomber sur l'ordinateur portable qui lui fait de l’œil.
On l'attend.
Il se précipite pour l'allumer. Pendant le chargement il se dit qu'il devrait se changer, manger quelque chose et peut être même prendre une douche. Mais cette réflexion s'arrête nette lorsque le bureau apparaît avec le logo du Darwin's Game.
Il clique sans plus tarder.

Sam respire profondément l'air fictif qui l'entoure, à son goût bien meilleur que celui de la réalité. Avant d'observer les alentours il retire le gant de sa main gauche qui libère le tatouage de son équipe. Il est encore là, le symbole des atom. Il sourit niaisement sans s'en rendre compte. En dessous le chiffre 10 teinté d'un noir abyssal le dévisage. Le voilà rassuré, tout est en place, et il a encore plusieurs chances avant de disparaître pour de bon. Enfin il daigne regarder autour de lui mais ne voit rien d'autre que des gravats à perte de vue. Il faut qu'il se rende au point de rendez-vous mais pour ça, il lui faut avant tout savoir dans quelle direction aller.
Il erre pendant quelques minutes avant de repérer un bâtiment qui pourrait lui servir. Ce dernier s'étend sur plusieurs étages et les escaliers semblent être praticables, un fait plutôt rare par ici. Il s'y précipite sans prendre garde à quoi que ce soit et manque de trébucher sur une brique qui gît là depuis bien longtemps, qu'il esquive au dernier moment. Ravi d'avoir évité ce piège des plus périlleux il rit et s'enfonce aussi joyeusement que possible dans la battisse qui risque à tout moment de s’effondrer.
Après une foule de péripéties plus palpitantes les unes que les autres le voilà perché en haut de sa tour aussi voyant qu'un aigle dans un super marché. Jugeant cet endroit comme parfait pour vérifier son matériel il se saisit de son revolver, un magnum quelque chose et ouvre le barillet pour y vérifier son nombre de munitions. Mais dans l'excitation du moment il n'a pas maîtrisé son geste et voici que Sam assiste à une envolée de balles qui lui font un signe d'adieu de leurs petites pattes imaginaires. Il ne réagit pas, ou plutôt préfère ne rien dire et ne rien faire. Il se contente de vérifier derrière lui que personne ne l'ai vu avant de ranger l'arme dans son holster.
« Mémo à moi même : Penser qu'il n'y a plus de balle dans mon revolver. » dit-il en croisant les bras d'un air étrangement sérieux.
En dessous de lui s'étend une mer de décombres où le silence est roi. Seule la mort semble parcourir les rues dévastées de cette cité en ruine. Pourtant, et Samuel le sait, de nombreux joueurs parcourent ce lieu en ce moment même et ont, tout comme lui, un objectif à atteindre. Il prend un instant pour observer ce paysage à la fois fabuleux et angoissant afin de tenter de se repérer, mais rien n'y fait, il ne connaît pas encore assez Darwin Harbor. Soudain des tirs retentissent d'un lieu lointain, suivis de hurlements presque inhumains. Il ne lui en faut pas plus pour décider de la direction à prendre : A l'opposer de ce tumulte sanglant. Sam redescend de sa tour aussi discrètement qu'il en est capable, c'est à dire comme éléphant dans une ruche, et se met en route vers nul part, l'arme vide à la main.
Une bonne demi-heure plus tard il n'en croit pas ses yeux. Face à lui se dresse une église en miettes, ravagée par la même catastrophe qui semble avoir toucher toute la ville. Au sommet du cloché trône toujours une croix chrétienne qui se rit du danger, regardant de haut les joueurs qui chaque jour passent sans l'apercevoir, sans y penser et surtout, sans en avoir rien à faire. En dessous un immense vitrail encore intact renvoie les pâles rayons du soleil fictif de Darwin's Game, éblouissant notre petit Sam. Il doit froncer les sourcils et plisser les yeux pour y voir plus clair et repérer l'entrée. Après avoir fait le tour de la bâtisse il pénètre enfin dans le lieu de culte. A l’intérieur il ne reste plus grand chose de la grandeur passée de cet endroit, mais Sam est heureux de constater que certains bancs sont encore debout. Il se précipite sur l'un d'eux pour s'y asseoir à califourchon tel un cavalier sur son noble destrier, de bois. Il pose le revolver devant lui et plante mollement ses mains dans ses poches pour passer le temps. Quelle n'est pas sa surprise lorsqu'il sent au fond de l'une d'elle un petit objet long et lisse. Il s'empresse d'extraire le trésor de son manteau et le place devant son œil droit, afin d'être certain de bien analyser la chose. Après quelques instants il fait une moue de certitude, hoche la tête et brise le silence : « Une balle ! »
Son cris résonne dans toute l'église et sans doute bien au delà dans les rues de Darwin Harbor. Avant qu'il n'ait le temps d'insérer la balle dans une des chambres de son revolver il entend un bruissement sourd. Il se lève instinctivement et braque son arme dans la direction du bruit, bien à couvert les deux pieds sur le banc, droit comme un « i » et prêt à se prendre une balle dans la tête.
« Si tu ne veux pas mourir, je te conseille de passer ton chemin. » Lance-t-il d'un ton tiraillé entre intimidation et couardise.
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MessageSujet: Re: Just a little walk in a dangerous world   Ven 8 Jan - 1:11

Just a little walk in a dangerous world
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C'est la fin de la journée ; c'est enfin la période de répit que je préfère, surtout que je n'ai aucun repas de prévu ou autre sortie à laquelle je ne pourrais me soustraire. Non, ce soir, je n'ai que mon petit plaisir coupable, celui que je n'avoue qu'à demi-mots ... ce soir j'ai Darwin. C'est finalement l'un des avantages du grand lit vide et de l'absence d'enfants : cela me donne tout le temps d'occuper mes moments libres comme je l'entends. J'ai un petit sourire, pas honteuse pour un sou. Certains diraient que ce n'est plus de mon âge, mais comme je ne suis pas centenaire et que contrairement à eux, j'aime m'amuser un peu, j'ignore.

Un sourire presqu'enfantin anime mes lèvres tandis que je redécouvre le paysage désolé de Darwin Harbor. Je regarde aux alentours et, ne voyant personne, entreprends de poursuivre la mission que je me suis fixée. La découverte des portes de sortie. La cartographie ... tout. Je ne suis pourtant ni géographe ni urbaniste, simplement avocate. Mais le jeu me donne des ailes et le clan des atoms – cette nouvelle famille que j'ai trouvée – un but. Il faut avoir de quoi les mettre en sécurité, si d'aventure ils se retrouvaient acculés face au danger. Je garde ma précieuse Glock 19 en main, prête à tirer sur la moindre silhouette qui se mettrait sur ma route, pour autant qu'elle me menace. Car je déteste toujours autant la tuerie ; l'assassinat au nom de la violence. Cela ne me ressemble pas, et je ne tue qu'en cas d'extrême urgence. Mais ça, les ennemis ne le savent pas forcément. J'ai l'air aguerrie, à marcher comme ça, telle une ombre, en silence et avec détermination. La vérité est toute autre : je préfère ne tomber sur personne, pour ne pas avoir à commettre ce que je considérerais comme étant un crime.

Je file, gracieuse comme le vent. Avant de se dématérialiser, hier soir, l'une de mes éclaireuses m'a transmis les coordonnées de cette église dont on ignorait jusqu'alors l'existence. Elle est en territoire neutre mais semble presque trop belle pour être vraie. Comme si ... comme si elle avait été déposée là, un soir, par un codeur au sens de l'humour ma foi très noir. C'est donc d'une logique infinie que j'ai décidé de ne pas les mettre en danger eux et de m'aventurer moi, seule, pour en découvrir tous les secrets. La marche est longue, et le sinistre qui a inondé la ville, l'autre jour, semble s'être multiplié ici. On décèle que c'est une église par la simple présence du vitrail, magnifique et complètement paradoxal dans cet univers apocalyptique, et d'un clocher, où trône la croix de ferraille. Toute la vermine de l'univers traîne sur ce jeu et les créateurs nous défient de trouver la rédemption, un jour, peut-être. Ici ? J'ai de sérieux doutes. Perdue dans mes réflexions, j'aurais presque pu ne pas remarquer que je ne suis plus seule, dans ces lieux sacrés. Presque. Parce qu'avec la grâce d'un troupeau de bisons enragés, une furie orange me dépasse. J'ai juste eu le temps de me mettre dans l'ombre, pour jauger l'intrus du regard. Ami ? Ennemi ? ... Dangereux, surtout ? Je n'aime pas prendre des conclusions hâtives sur les gens, mais là, à le voir à l'antithèse de la discrétion, je ne peux m'empêcher de le mettre dans la catégorie des gens curieux. Des gens dangereux seulement par leur incompétence – et je pense cela de façon tout à fait sympathique. « Une balle ! » Je le regarde sans bouger ; sans croire à ce que je vois. Remarque, c'est peut-être un mutant créé par les designers du jeu...pas un vrai joueur. Cela semble impossible, pas vrai ? Car il crie... il crie comme s'il était seul et je regarde autour de moi, sur le qui-vive, prête à dégommer le moindre assaillant qui partirait à la charge sur moi. Je n'ai le temps que de faire un pas, que déjà s'écroulent quelques briques là où j'étais il y a quelques secondes. Cet idiot a failli me tuer à cause de son écho ! Je pince mes lèvres. Le bruit sourd lui a enfin fait remarquer qu'il n'était pas seul, et voilà qu'il se tourne, debout sur le banc, droit comme un poteau électrique. « Si tu ne veux pas mourir, je te conseille de passer ton chemin. » Il tremble, un peu, en disant ça. Moi, je ne suis pas intimidée pour un sou, par contre. Il me donne juste le sourire, au final. Quel étrange énergumène... Je le dévisage de la tête aux pieds sans honte ni gêne, chose que je ne ferais pas si j'étais à Chicago ; mes parents m'ont trop bien éduquée pour cela. « Je ne veux pas mourir, mais je ne pense pas que tu veuilles me tuer. » J'avance d'un pas, sûre de moi. Inoffensive, aussi, puisque j'ai rengainé la Glock. Je sais que son arme à feu est vide de balles ; je viens de le voir de mes propres yeux. Ce que je n'arrive pas à savoir, en revanche, c'est s'il l'a seulement réalisé. « Je suis Mystique. » Un sourire, aimable et poli à la fois, franchit mes lèvres. Je viens en paix, voilà ce qu'il y aurait écrit autour de mon cou si j'y avais suspendu un panneau. J'avance encore un peu, me retrouvant ainsi plus proche. Cela me donne tout loisir de l'observer, intensément. Ce doit être le joueur le moins intuitif de tous ceux que j'ai croisés jusqu'à présent...il n'y a qu'à voir son foulard couleur agrume pour s'en douter. J'ai un sourire, décidément il m'amuse et pas à ses dépens. « Que dirais-tu de ranger ton arme vide, qu'on discute ?»
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MessageSujet: Re: Just a little walk in a dangerous world   Ven 15 Jan - 23:31

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Samuel serre de toutes ses forces la crosse du revolver à s'en briser les doigts, mais quoi qu'il fasse le tremblement semble ne pas vouloir s'arrêter. Est-ce son arme qui trépigne d'impatience à l'idée de goûter le sang d'un être humain, ou lui qui ne parvient pas à calmer les hurlements de son être tout entier qui lui crient : Mais cours bordel !
Il balaye du regard la pénombre à la recherche de la raison de ce bruit et tente de paraître le plus serein possible. Il sait qu'il y à quelqu'un, il le sent, mais où est-il ? Son arme est vide, il en a conscience, mais à ce stade il n'a plus vraiment le choix, le bluffe est sa seule option.
« Je ne veux pas mourir, mais je ne pense pas que tu veuilles me tuer. »
Le regard de Samuel tombe sur la silhouette qui a émise ces paroles. La chance ne l'a pas quitté, c'est l'endroit exact qu'il braquait depuis le début. Une voix féminine, sure d'elle. Alliée ? Ennemie ? Il n'en a aucune idée et préfère ne pas rabaisser son arme tout de suite. Finalement l'ombre sort de son antre pour pénétrer les rayons lumineux qui traversent l'immense vitrail et dévoilent sa face. Sam tente d'analyser en profondeur ce qu'il voit pour déterminer sa dangerosité, mais il n'est pas très doué. Mis à part identifier le sexe de son opposante et son âge approximatif, plus de 35 ans, il ne trouve pas grand chose d'autre à relever. Concentre toi mon vieux, lui susurre son inconscient pour tenter de le maintenir en vie. Elle a un air sévère, franc et implacable. Une barrière invisible semble la séparer de lui. Elle n'a pas peur, il le lit dans son regard, tandis que Sam est horrifié de ce qu'elle pourrait lui faire. Pendant un instant il se trouve ridicule, perché sur son banc comme un flan au soleil, fondant à petit feu. Mais en y repensant, que pouvait-il faire d'autre ? Il n'aurait pas eu l'air plus malin en se glissant sous le banc comme une marmotte apeurée. Il sourit à cette idée bien qu'il soit dans une situation inconfortable, avant d'en revenir à son analyse des plus détaillée. La lumière bleu, rouge et dorée filtrée par le vitrail coule sur la chevelure blonde de son adversaire, lui renvoyant une image déformée de la réalité. A contre jour, la seule chose qu'il perçoit réellement est ce regard perçant poser sur lui et qui vient transpercer son être tout entier pour s’immiscer petit à petit dans sa cervelle d'andouille.
Il revient tout à coup à la réalité. Qu'est-ce qu'elle a dit déjà ? Ah oui, « je ne pense pas que tu veuilles me tuer. » Est-ce donc si évident ? Est-ce dû aux marques d’effrois qui parcourent son visage, ou peut être plutôt à ce ridicule petit sourire qu'il arbore en toutes circonstances ? Quoi qu'il en soit, elle a vu juste. Bien sûr qu'il ne veut pas la tuer, il ne la connaît même pas. Et quand bien même ce serait le cas, jamais il n'irait jusqu'à lui tirer dessus sans une bonne raison.
Elle a rengainé son arme et soulage par la même occasion les nerfs de notre pauvre petit Sam qui étaient sur le point de lâcher. Il se décontracte immédiatement et enlève le doigt de la gâchette, libérant ainsi ses muscles du supplice qui les tenaillaient. Ce n'est que lorsqu'il laisse à nouveau son esprit s'envoler librement qu'il prend conscience de la tension qui l'animait. Relâcher son attention lui fait un bien fou, aussi bien physiquement que mentalement. Le voilà à nouveau lui même, complètement sans défense et un air abruti collé au visage, même si ce dernier détail n'avait pas changé jusqu'alors. Son regard parcours la silhouette de l'inconnue en quête du tatouage de l'équipe auquel elle appartient, mais il abandonne bien vite l'idée de le trouver. De toute manière si il avait affaire à un caho ou un eshu il serait sans doute déjà mort.
« Je suis Mystique » lui lance-t-elle d'un air décontracté, un petit sourire aux lèvres. Sa première pensée est que ce pseudonyme lui va à ravir. Pour lui c'est effectivement une femme pleine de mystère et dont il ne sait rien. Il pense ensuite au groupe de héros des X-men, mais il s'interroge sur la possibilité qu'il y est un rapport avec ça. Il la regarde de haut en bas en oubliant d'être discret et se demande si elle aussi elle peut se transformer. Mais surtout, la véritable question, celle qui le hante et qui l'angoisse soudainement, qui lui saisit la gorge pour la compresser jusqu'à suffocation c'est... est-ce que mystique, le personnage, est naturellement bleu ?
Tandis qu'il s'enfonce dans les méandres insondables de ses pensée rocambolesques la dénommée Mystique s'approche de plus en plus près sans sourciller. Lorsqu'il revient à lui elle le contemple à moins d'un mètre et il doit faire un immense effort pour cacher la surprise qui s'empare  de lui. Il faut vraiment qu'il cesse de divaguer de la sorte. Mais à présent il a tout le loisir de la scruter en détail, du moins c'est ce qu'il pense. Car il ne peut pas décrocher son regard de celui de Mystique qui est entrain de le juger et de l'évaluer. D'après Samuel, il est possible de déterminer les intentions d'une personne simplement en plongeant ses yeux dans les siens et en se laissant emporter par le flot de cet éternel horizon. Il plonge donc la tête la première dans ce regard azur grand ouvert pour partir en quête des intentions de cette femme et déterminer si elles sont bonnes ou mauvaises.
« Que dirais-tu de ranger ton arme vide, qu'on discute ? » Dit-elle en mettant un terme à l'exploration de Samuel. Il louche sur son arme qu'il tient à bout de bras pour se rendre compte qu'elle est toujours braquée droit sur Mystique, il avait déjà oublié ce détail. En guise de réponse son épaule émet un craquement lorsqu'il abaisse le bras. Elle ne lui veut pas de mal, sinon si il serait déjà mort, d'autant plus qu'elle savait très bien que son revolver lui était inutile. Mais alors depuis combien de temps l'observe-t-elle au juste ?  A présent sur et certain d'être hors de danger son cœur se sent libérer de l'étreinte de l'angoisse et lui délie enfin la langue, pour le plus grand malheur de son interlocutrice.
« tu m'as fichu une sacrée trouille, j'ai bien cru que j'allais mourir sur place, d'une balle dans la tête ou de peur ! Non mais sincèrement mets toi à ma place. Une vieille église en ruine, un bruit étouffé dans la pénombre, c'est un coup à se faire découper par une bestiole tout droit sortie d'un film d'horreur. » Tandis qu'il parle Samuel agite ses bras dans tous les sens ainsi que son arme toujours accrochée au bout de l'un d'eux. Bien qu'il ne hurle pas il est loin d'être discret et le brouhaha qu'il produit n'est que le commencement d'une interminable tornade de paroles. Il saute du haut de son banc pour atterrir les deux pieds joints sur le sol en manquant de tomber vers l'avant, entraîné par son élan. Il commence à se promener dans l'église les bras ballants en lançant de temps en temps des regards interrogateurs à celle qu'il considère déjà comme une alliée.
« Alors toi aussi tu as été attirée par l'incongruité de cet endroit ? Une église dans le Darwin's Game, c'est plutôt de mauvais goût tu trouves pas ? Même s'il est vrai qu'elle a plutôt de la gueule, il faut bien le dire. Non mais regarde moi ce vitrail, si ça c'est pas la classe sincèrement ! J'avoue que je n'ai pas pu résister à l'envie de contempler le décors. Avec tous les tarés qui grouillent dans ce jeu mieux vaux prendre le temps de se faire plaisir, par vrai ? Qui sait combien de temps on a encore à vivre ici. »
Il n'a pas l'air d'avoir envie d'arrêter de parler et chacune de ses phrases le propulse indéniablement vers un nouveau sujet. A chaque pause il donne l'espoir d'avoir enfin terminer cet infernal torrent d'exclamations aussi inutiles que bruyantes, mais il repart toujours de plus belle.
Finalement, il se rappelle qu'il parle à une véritable personne, en chair,en os et en code. Il se tourne vers Mystique et s'en rapproche à vive allure, sans prévenir.
« Mais au fait, je m'égare. Moi, c'est Pamplemousse, atom dans l'âme et jusqu'au fond des tripes », dit-il en tendant la main à l'inconnue, un grand sourire plein de gratitude aux lèvres, dans l'espoir qu'elle lui rende la pareille.
« Et toi, atom ou gaia ? »
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MessageSujet: Re: Just a little walk in a dangerous world   Jeu 28 Jan - 22:13

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Sa peur est palpable, tandis qu'il me fixe d'un air qui tente de cacher la panique et me tient en joue...avec son arme vide. Je ne bouge pas, le fixant et le jaugeant de la tête aux pieds, tout comme lui-même est en train de faire. Il a peur. Ce n'est pas un tueur. J'ai un petit sourire, qu'il ne doit pas voir puisque je suis encore à demi-cachée dans la pénombre. C'est dommage, il paraît que mes sourires sont plaisants. Mais mes habits bleu nuit sont le camouflage parfait dans cette luminosité. J'avance d'un pas en voyant qu'il se décontracte un peu ; lui offrant ma main et mon pseudonyme, ce qui est bien plus que d'autres n'auront jamais eu sur Darwin. Peut-être que c'est son air benêt qui m'inspire confiance ? Ou l'art qu'il semble avoir de n'être comme aucun autre joueur que j'aie croisé jusqu'à présent. Ce qui, en temps de guerre, est distrayant. Dangereux, surtout pour lui, mais vivifiant. J'ai un léger rire quand il me fixe de haut en bas et j'avoue, malicieuse : « Je ne suis pas bleue et ceci est ma seule et unique apparence... ». Je fais référence au pseudo que je me suis choisi. Quoique ma phrase n'est qu'à moitié vraie : je n'ai pas la peau bleue mais je suis une bleue ... une atom. J'avance encore alors qu'il semble perdu dans les méandres de l'inconnu. Étrange, vraiment. Quand il revient à lui, ce sont mes yeux qu'il sonde, comme s'ils détenaient la clé pour résoudre l'énigme de la vie après la mort. Je ne bouge pas, imperturbable. Le laissant à ses songes. Puis je finis par briser le silence, lui proposant gentiment de rengainer l'arme que nous savons tous les deux vide. « tu m'as fichu une sacrée trouille, j'ai bien cru que j'allais mourir sur place, d'une balle dans la tête ou de peur ! Non mais sincèrement mets toi à ma place. Une vieille église en ruine, un bruit étouffé dans la pénombre, c'est un coup à se faire découper par une bestiole tout droit sortie d'un film d'horreur. »

J'observe cet hurluberlu sans réussir à comprendre s'il vient de la même planète que moi ou pas. Il s'agite, s'excite. Je mords ma lèvre pour ne pas éclater de rire et tente de suivre le cours de sa pensée, qui divague ma foi beaucoup. Il saute ; manque de se fracasser le nez au sol. Je n'ai pas le temps de réagir pour l'aider que voilà qu'il marche en long, en large ; en travers. Moi qui étais venue en reconnaissance de terrain ... voilà qu'il rend ma tâche plus complexe qu'elle ne l'était déjà au départ.  « Alors toi aussi tu as été attirée par l'incongruité de cet endroit ? Une église dans le Darwin's Game, c'est plutôt de mauvais goût tu trouves pas ? Même s'il est vrai qu'elle a plutôt de la gueule, il faut bien le dire. Non mais regarde moi ce vitrail, si ça c'est pas la classe sincèrement ! J'avoue que je n'ai pas pu résister à l'envie de contempler le décors. Avec tous les tarés qui grouillent dans ce jeu mieux vaux prendre le temps de se faire plaisir, par vrai ? Qui sait combien de temps on a encore à vivre ici. » Plus il s'agite et plus je me fige, dans l'incompréhension totale de ce qui est en train de se dérouler devant mes yeux. Mise en scène ou réalité ? ... il semble vraiment sincère, dans son émerveillement. Un sourire réapparaît sur mes lèvres. « Je suis venue en reconnaissance...« Mais il ne me laisse pas parler. À vrai dire, il continue à me noyer sous des informations multiples et qui n'ont rien à voir les unes avec les autres. Le vitrail ? Oui, il a la classe. Mais ce n'est pas avec une horde de violets et de rouges à nos trousses que j'ai voulu prendre le temps d'admirer le décor ... je veux vivre. Et les faire survivre. Alors on pourrait être dans une terre aride que ça ne changerait rien. Il doit remarquer mon désarroi, parce qu'à un moment donné j'ai l'impression qu'il va s'arrêter. Un bref instant. Il doit bien respirer n'est-ce pas ? Avec vivacité, il se retourne et revient dans ma direction. Brusquement, j'en sursaute presque. Il est donc rapide, cela lui donne peut-être un avantage dans le jeu. ... peut-être. « Mais au fait, je m'égare. Moi, c'est Pamplemousse, atom dans l'âme et jusqu'au fond des tripes » J'ai de grands yeux quand il se présente enfin ; je ne l'avais encore jamais remarqué. Ce qui, pour un spécimen de la sorte, tient de l'exploit. « ...Pamplemousse...?» Oui bon loin de moi l'envie de juger, hein. Mais j'ai jamais eu droit à ce type de pseudonyme ... habituellement je m'attends plutôt à des Krull the warrior king ou je ne sais quels autres noms pseudo-guerriers. Pamplemousse, hein ? Je lui offre un sourire, franc, et ris un court instant. « Et toi, atom ou gaia ? » Il me regarde comme un homme-enfant qui attendrait qu'on lui dise que oui, il a le droit d'ouvrir ses cadeaux de Noël même si ce n'est pas encore minuit. Alors à quoi bon le cacher ? « Atom, évidemment. Les meilleurs vont chez les meilleurs. » Je fais un clin d’œil, d'humeur joueuse. Ce n'est pas de l'arrogance, je suis tout sauf cela. Juste une pointe d'humour anglais, sans doute. Je le sonde et décide que je l'aime bien, ce drôle d'oiseau.

Je me baisse et ramasse la balle, pour la tendre à mon compagnon de fortune. « Tiens. Ce sont de bonnes amies, par les temps qui courent. Et c'est dommage de se promener dans le coin sans défenses. » Je le regarde, bienveillante. Il est de mon équipe ; ça veut dire qu'il fait partie de la famille. Celle de Darwin. Et la famille, on la protège, quoi qu'il en coûte. Je jette un regard circulaire sur la nef, espérant trouver quelque chose, n'importe quoi. Mais les portes de sortie ne tombent pas du ciel, sinon cela ne servirait à rien de les chercher. Je me concentre de nouveau sur l'atom et demande, curieuse. « Tu as des spécialités, en matière de combat ? » Pas besoin d'être un génie pour se rendre compte qu'il est incapable d'être discret, je tente donc de lui trouver des qualités guerrières mais ... il ne semble pas les posséder non plus. Pas à première vue, du moins. « D'autres armes sur toi ? » L'envie de l'aider me gagne, parce que j'ai peur que d'un coup il se fasse avoir et finisse torturé dans un cachot chez les CAHO ou pire, les ESHU. « ... un quelconque avantage dans le jeu...? »


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MessageSujet: Re: Just a little walk in a dangerous world   Mar 2 Fév - 14:54

Just a little walk in a dangerous world
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Sans attendre plus longtemps Mystique lui saisit la main et la serre franchement, aussi sincèrement qu'un atom en est capable. Elle ne cache pas son sourire et un petit rire maîtrisé se glisse entre ses lèvres avant de disparaître dans la quiétude du lieu. Samuel ne peut pas s'empêcher de penser à l'originalité de cette rencontre. Il n'avait pas prévu de croiser quelqu'un dans un endroit pareil, qui semble avoir été bâti sur une frontière invisible séparant l'hostilité de ce monde et la quiétude apaisante propre à un tel monument. L'église lui apparaît comme le fragment perdu d'un monde éloigné, une terre où la guerre n'est qu'une légende et où la mort est le simple aboutissement de la vie. Il va même jusqu'à penser que, peut être, si il avait rencontré un ennemi ici ce dernier aurait passé son chemin, effrayé à l'idée de s'attirer les foudres du tout puissant. Mais après réflexion, il comprend bien que non, et qu'il se serait tout simplement pris une balle dans la tête. Si l'on fini caho ou eshu c'est qu'on aime voir gicler le sang. Après tout ils ne peuvent pas s'empêcher d'adorer l'idée de briser les os et de pourfendre la chair afin de faire naître une rivière écarlate dans laquelle leur âme noircie par la démence ira s'abreuver pour se délecter de la souffrance d’autrui, enfin un truc comme ça.  
« Atom, évidemment. Les meilleurs vont chez les meilleurs. »
Ces paroles le sortent soudain de sa rêverie alors qu'il se maudit déjà à l'idée d'avoir une nouvelle fois divagué. Mystique accompagne sa déclaration d'un clin d’œil suivi d'un nouveau sourire. Il n'est pas très étonné d'entendre qu'elle est aussi une atom. En effet, les meilleurs vont chez les meilleurs, mais surtout les plus amicaux vont chez les atom. A l'aide de cette nouvelle information il se projet dans le passé afin d'en analyser les moindres détails pour tenter de retrouver le visage de Mystique dans la masse d'inconnus qui peuplent ses souvenirs. Mais sa mémoire n'est rien d'autre qu'une bouillie informe au dessus de laquelle survolent parfois une idée ou deux sans grand fondement. Il y a tant d'atom, tant de visages qu'il ne connaît pas et auxquels il n'accorde pas assez d'attention. Le chantier navale grouille d'une multitude de personnes qui n'ont rien en commun à part le nom d'atom. C'est une véritable fourmilière dans laquelle chacun tente de trouver sa place, épaulé par ses amis et par cette nouvelle famille. Ils sont innombrables, des esprits uniques partageant une même bannière, un même but.
Samuel lui rend son sourire en guise de réponse et l'accentue par un rire bruyant qui va se répercuter sur les parois fissurées de l'église, donnant naissance à un écho aux antipodes de la discrétion. Avant qu'il n'est le temps de glisser un mot la jeune femme disparaît de son champ de vision en un instant. Son cœur balance et vient frapper sa poitrine de plein fouet. Où est-elle passée ? Son regard s'affole et scrute chaque recoins du lieu avant de venir se poser sur un dos recroquevillé face à lui. Imbécile, lui instigue une voix dans sa tête, elle s'est juste baissée. Il faut vraiment qu'il apprenne à ne pas toujours démarrer au car de tour et à s'affoler pour un rien. Heureusement pour lui elle n'a pas pu remarquer son agitation inutile, auquel cas elle se serait bien moqué de lui.
Il ne peut pas s'empêcher de loucher sur ce dos rond qui se dandine devant lui, interprétant une danse aux allures chamaniques. Il a l'impression de voir une montagne bleue qui se livre à un sublime ballet, mais il tient bon et parvient à retenir son amusement. Malheureusement pour lui son imagination vient donner le coup de grâce en implantant au sommet du mont bleue deux petits yeux ronds.
« Tiens. Ce sont de bonnes amies, par les temps qui courent. Et c'est dommage de se promener dans le coin sans défenses. »
C'était juste, il a dû faire preuve d'un grand sang froid pour ne pas pleurer de rire et être pris la main dans le sac. Malgré tout ses yeux pétillent et quelques larmes rêvent de plonger hors de ses yeux pour venir s'étaler le long de ses joues.
« Merci ! » Dit-il tout en tendant la main. Dès qu'il est à nouveau en possession de son bien Sam s'empresse de le plonger dans la large poche de son manteau avant de se dire qu'il vaudrait peut être mieux l'insérer bien à l’abri dans le barillet de son revolver. Il ressort donc son trésor qui lui glisse soudainement entre les doigts. Dans un réflexe aussi incroyable que ridicule il la réceptionne avec le pied, lui donnant une impulsion folle qui la projette dans les airs. Sam la cherche du regard mais il est déjà trop tard, elle fonce droit sur son nez qu'elle percute sans retenue. Sa peau molle et flasque, à l'image de la vivacité de son esprit, fait rebondir la balle qui vient se blottir bien gentiment dans la main qu'elle avait fuit quelques secondes auparavant. Sam regarde furtivement Mystique, muette,  qui le fixe. Il insert finalement la balle dans son arme comme si de rien n'était.
« Tu as des spécialités, en matière de combat ? »
Tandis qu'elle prononce ces paroles ses yeux sont déjà entrain de fureté sur toute la silhouette de Sam qui ne dit mot, en proie à une intense réflexion pour satisfaire la curiosité de la jeune femme. Mais après l'avoir longuement détaillé du regarde Mystique ne semble pas avoir trouvé ce qu'elle cherchait.
« D'autres armes sur toi ? ... un quelconque avantage dans le jeu...? » enchaîne-t-elle, cherchant désespérément une quelconque qualité valable à cet individu qui la toise d'un regard amorphe.
Soudain, c'est l'illumination. Les yeux de Samuel pétillent d'une joie tout droit sortie d'un cœur d'enfant pour venir exploser au visage du monde. Il commence a gesticuler dans tous les sens, en faisant de grands mouvements pour accompagner ses paroles.
« Bien sur que j'ai un avantage voyons. Un talent indiscutable, une sorte de don de la nature ! Un domaine dans lequel j'excelle plus que quiconque. »
Samuel se redresse fièrement tel un héros grecque qui prendrait la pose en tant que modèle pour une sculpture d'art guerrier et annonce d'une voix roc :
« Je suis un pêcheur hors pair ! Il me suffit d'une seule petite canne à pêche et je peux nourrir tout un régiment pendant des jours ! Bon, bien sur il me faut un point d'eau avec ça, mais ce n'est qu'un détail. »
Il attend ainsi plusieurs secondes, le torse bombé et un air d'abruti béa coller sur le visage. Mais voyant que sa blague n'a pas autant d'effet qu'escompté il décide de continuer plus sérieusement.
« Blague à part, je n'ai pas d'autre arme que ce bon vieux magnum sur moi, même si je ne suis pas très doué pour visé. Mais ne te fais pas d'illusion, ce n'est pas pour autant que je suis bon au corps à corps ! En fait si je devais te donner un adjectif pour me qualifier je dirais que ma plus grande force, c'est d'avoir conscience de ma faiblesse. »
Samuel n'est pas très doué en grammaire non plus. En fait, on peut se demander si il est habile dans ne serait-ce qu'un domaine utile. Incapable de tirer sur une cible mouvante même à moins de deux mètres, il arrive difficilement à l'atteindre si elle est immobile. A vrai dire le peu d'ennemi qu'il a touché jusqu'à présent sont des troncs d'arbres utilisés pour l'entraînement. Il repense à tous ses affrontements qui se sont toujours conclus de la même façon : lui, tiré par ses jambes qui l'emment aussi loin que possible. C'est à cette pensée qu'il a l'impression d'avoir trouvé un fragment de réponse à la grande question que Dagger lui pose souvent : « Mais Samuel, à quoi tu sers en fait ? »
« J'ai peut être quelque chose de valable, lance-t-il en accompagnant ses paroles d'un index levé devant son nez. Je pense être plutôt rapide. Je te passe les détails de l'entraînement éreintant que j'ai du subir pour en arriver là, entraînement qui se résume à des heures de fuite avec la mort à ses trousses, mais je suis capable de courir sur plusieurs kilomètres sans même être essoufflé ! »
Sans prévenir Samuel commence à courir sur place aussi vite qu'il le peut, emplie de bonnes intentions et d'une innocence presque aussi touchante qu'insupportable. Ses bras claquent le long de ses côtes à une vitesse folle tandis que son long manteau se balance d'avant en arrière et de haut en bas d'une telle sorte que le petit atom prend l'aspect d'un dindon ridiculement grand et fin. Après quelques secondes de ce spectacle insoutenable il décide d'y mettre un terme en se marchant lui même sur le pied.
« Alors ... impressionnant ... pas vrai ? » Parvient-il finalement à articuler entre les gémissements de ses poumons à l'agonie.
« Mais assez parlé de moi. Toi en revanche tu as l'air bien plus habile que moi, même si ce n'est pas très compliqué. Et au niveau de la discrétion, je te tire mon chapeau, dit-il en illustrant ses dires par le geste. J'ai mis du temps à remarquer ta présence, tu es une espèce de super ninja pas vrai ? »


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MessageSujet: Re: Just a little walk in a dangerous world   Lun 15 Fév - 23:44

Just a little walk in a dangerous world
Pamplemousse & Mystique

Cette rencontre est sans doute la plus improbable que je n'aie jamais vécu ; d'autant plus dans un univers aussi hostile. Lui-même est l'être le plus improbable qu'il m'ait été donné de rencontrer. Je me demande quelques instants qui il peut être, de l'autre côté de l'écran. Un cadre trentenaire à la vie bien rangée ? J'ai de sérieux doutes. Un artiste ? ... peut-être. Qui sait. Mais passons ; les présentations sont faites. Mystique a rencontré Pamplemousse, et cela ferait un beau titre de roman absurde mais finalement plutôt intelligent. En toute modestie, et je parle de nous deux, évidemment. Je lui serre la main avec au moins autant d'entrain que lui ; c'est impossible de ne pas être de bonne humeur avec un être aussi décalé que sérieux. Je profite du vague silence installé (qui ne durera pas long, je le crains!) pour lui rendre sa balle perdue et si vite oubliée, la pauvre. Quand je me redresse, je remarque qu'il a un air étrange collé au visage et je ne peux m'empêcher de hausser un sourcil en voyant ses yeux qui larmoieraient presque. Il a quoi ... des allergies aux poussières de ciment ?

Je n'ai pas le temps de me plonger dans la question que je le vois déjà réceptionner l'objet ; le ranger là où il ne faut pas (et peut-être qu'il a vu mon regard réprobateur, peut-être pas ?) ; le lâcher ... le faire rebondir sur son pied pour frapper de plein fouet son nez. À ce moment-là, incapable de plus de retenue, je mets une main devant la bouche pour réprimer un rire qui me gagnait déjà. Il parvient (par je ne sais quel miracle de la physique) à récupérer la munition dans sa main et la glisser dans le barillet. Je mords ma lèvre et parviens, à grand peine et avec une maîtrise de moi-même digne des plus grands maîtres zen, à rester silencieuse dans mon observation de ses péripéties. Pour changer de sujet, je décide de l'évaluer. Du regard, d'une part, mais aussi verbalement. A-t-il des spécialités, en matière de combat ? ... D'autres armes ? Je pourrais presque voir deux neurones lassés de se prélasser au soleil tenter de créer une connexion entre eux, tant il réfléchit intensément. Je ne m'impatiente pas ; il est impossible qu'il soit un exemple sans espoir aucun. Un quelconque avantage dans le jeu ?
J'ai dû toucher le bon interrupteur, car tout à coup ses yeux s'illuminent et rayonnent de bonheur. Je l'observe, silencieuse, dans l'attente...avec espoir. « Bien sur que j'ai un avantage voyons. Un talent indiscutable, une sorte de don de la nature ! Un domaine dans lequel j'excelle plus que quiconque. » Mais encore ? Je ne le presse pas et le fixe alors qu'il bombe le torse et ressemble vaguement à Obélix qui tenterait d'impressionner Falbala, mais en moins enrobé. Nettement moins enrobé. Plus ... filiforme. « Je suis un pêcheur hors pair ! Il me suffit d'une seule petite canne à pêche et je peux nourrir tout un régiment pendant des jours ! Bon, bien sur il me faut un point d'eau avec ça, mais ce n'est qu'un détail. » Je le fixe, atterrée. J'en ai perdu le fil et j'en ai la bouche aussi ouverte que mes yeux. Aberrant. Incroyable ... c'est pas possible. Un pêcheur. Voilà qui est ... inespéré. Et il n'effraie pas le gibier, comme ça ? Enfin ... la truite et les brochets ? Je ne me permets pas de verbaliser le commentaire à haute voix, de peur d'être trop cynique. Voire cruelle. C'est une blague. Ce n'est pas possible. Je ne prends même pas la peine d'y répondre et je continue de le toiser du regard, tentant de l'encourager dans une description de ses talents vaguement plus utile que celui qu'il vient de me donner.

« Blague à part, je n'ai pas d'autre arme que ce bon vieux magnum sur moi, même si je ne suis pas très doué pour visé. Mais ne te fais pas d'illusion, ce n'est pas pour autant que je suis bon au corps à corps ! En fait si je devais te donner un adjectif pour me qualifier je dirais que ma plus grande force, c'est d'avoir conscience de ma faiblesse. » On entendrait une mouche voler, suite à cet aveu. Avoir conscience de sa faiblesse ... voilà qui devrait plaire aux ennemis, tiens ! J'ai un sourire, encourageante. « C'est ... ... ... un début. » Sans plus attendre, je me mets à lui tourner autour, mains derrière le dos, comme un général évaluant son soldat. Nous n'aborderons pas ici le fait que je suis probablement aussi douée que lui en corps à corps ... cela ne ferait que nous tirer vers le bas. Je l'observe, pour un peu je lui tâterais les muscles des bras pour voir s'il s'y cacherait pas un Hercules qui s'ignore mais ... c'est loin d'être le cas. Ou alors Hercules est devenu accro' aux jeux vidéos. Je termine l'inspection, toujours silencieuse. Presque ... contemplative. Il doit bien posséder un avantage ... on en a tous un. Optimisme stupide ou réalisme altéré ? À lui de me le dire.

« J'ai peut être quelque chose de valable, je pense être plutôt rapide. Je te passe les détails de l'entraînement éreintant que j'ai du subir pour en arriver là, Mes yeux s'écarquillent d'espoir et tout dans ma posture semble indiquer que je l'écoute attentivement. je suis capable de courir sur plusieurs kilomètres sans même être essoufflé ! » Voilà qui est bon signe ! Mon visage s'éclaire et je m'apprête à dire quelque chose,, mais il m'en empêche en se mettant à me démontrer ses aptitudes à la course dans une course-poursuite stagnante. Qui ne s'arrête que grâce à sa maladresse que je décide de qualifier de légendaire, puisqu'il s'encouble de lui-même. J'en suis muette de stupeur. « Alors ... impressionnant ... pas vrai ? » J'ai un hochement de tête. Comment formuler cela de façon la plus diplomatique possible ? ... il est certes rapide. Ce qui est un avantage non négligeable dans la compétition ! Mais il est aussi maladroit ; indiscret ; voyant ; innocent ; pacifiste ... oui. Il a un avantage. « Mais assez parlé de moi. Toi en revanche tu as l'air bien plus habile que moi, même si ce n'est pas très compliqué. Et au niveau de la discrétion, je te tire mon chapeau, Je le regarde en souriant, appréciant le net compliment. Eh, je suis humaine, après tout. J'ai mis du temps à remarquer ta présence, tu es une espèce de super ninja pas vrai ? » « Ici je suis simplement la cheffe des éclaireurs. » Oui, Maeve, on fera semblant de ne pas remarque la fausse modestie qui s'est glissée dans ta phrase. Humaine ; pas parfaite, pas vrai ?

Je me passe une main sur le crâne, réfléchissant à ce que je vais bien pouvoir faire pour l'aider. Parce que si j'ai croisé sa route, c'est bien qu'il y avait une raison à cela. J'ai envie de l'aider. Là où beaucoup verraient une cause perdue, je vois du potentiel. C'est vrai qu'il va falloir le tirer du fin fond de l'abysse, mais le potentiel est là. Pur ; respirant la joie de vivre. L'innocence, presque. « Écoute Pamplemousse, je suis persuadée que de là où tu es ... tu ne peux que t'améliorer. » Je ne réalise même pas à quel point cela pourrait être mal interprété, tant mes intentions sont bonnes. On a tous commencé quelque part, moi la première. Et à 37 ans je me retrouve à fréquenter le fitness pour retrouver une forme olympique que je n'ai jamais eue ; ainsi qu'à fréquenter des stands de tir...c'est bien qu'il y a un début à tout et qu'il n'est jamais trop tard, tant qu'on en a envie !! « C'est vrai que tu es ... hm. » Je tente d'y mettre la forme pour ne pas être blessante tout en restant honnête... ce qui est plutôt rude. Mais bon, une avocate se doit de savoir manier les mots, non ? « Relativement maladroit ; bruyant et spontané. Non pas que la spontanéité soit un défaut, au contraire ! C'est juste que ... tu peux pas te permettre de perdre tes balles, ou tes armes. Ni de ne pas assurer tes arrières. » Je vais droit au but. « Mais EH ! Tu es rapide. Ça, je n'en doute pas. » Je lui offre un sourire encourageant. « Il faut juste tâcher de ... te montrer plus discret ; plus observateur ... concentré. Tu crois que tu y arriverais ? » Je le regarde, avec espoir. Se montrer discret est une chose tellement logique pour moi que je ne saurais comment l'expliquer à quelqu'un pour qui cela relève de l'exploit. La faute à ma chienne d'éducation, comme le dirait sans doute Elizabeth en maugréant et maudissant l'éducation que sa mère et moi avons reçue.

Je fais quelques pas vers l'entrée, m'assurant que personne ne se dirige vers l'église en bientôt ruines. Ce n'est pas le cas. Cela nous donnera un peu de temps pour un entraînement improvisé. « Disons ... oui c'est ça ! Imagine que tu es Anglais !! » Je n'ai pas peur de jouer avec les clichés, peut-être qu'ils lui parleront plus que des phrases bateaux telles que 'tourne ta langue sept fois dans ta bouche avant de parles' ou encore plus bêtement 'sois plus discret, que diable !'. Je le regarde un instant plus poursuis. « Tu es Anglais, mais en plus tu es concentré. Et en étant concentré, tu élimines de moitié les chances de te faire tuer, tu vois ce que je veux dire ? » Voit-il ; ne voit-il pas ? Aucune idée. Il faudra bien tester cela.


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MessageSujet: Re: Just a little walk in a dangerous world   Mar 23 Fév - 23:02

Just a little walk in a dangerous world
Pamplemousse & Mystique

Elle virevolte et gigote dans tous les sens, cette petit luciole qui a attiré son regard. Après avoir pris une forte inspiration elle s'envole comme une furie, haut, si haut que Samuel a dû mal à la discerner du plafond décrépit. Mais soudain elle retombe, aussi follement que le fut son envolée. Elle fonce, se précipite dangereusement vers le sol avant de se rattraper de justesse, tout ça pour venir se dandiner sous le nez de Mystique qui n'y prête aucune attention.
« Ici je suis simplement la cheffe des éclaireurs. »
Sa fierté vient briser le silence de ce lieu religieux, répandant son armée de paroles afin de faire face au mutisme fanatique. L'assurance de Mystique pétrifie un instant le petit fruit mou qu'est Samuel. Si elle voulait paraître impressionnante, c'est réussi. Ne s'attendant pas à une telle révélation il ne sait pas quoi dire, ni même quoi faire. Doit-il s'incliner ? Se prosterner ? Dans le doute il décide de ne rien faire. Si un tel protocole doit être appliqué alors ce n'est pas à lui de le faire mais plutôt aux éclaireurs, puisqu'elle est leur supérieur hiérarchique. Mais rien ne l'empêche de lui témoigner de l'admiration et c'est ce qu'il compte faire.
« Et bien tu n'as pas usurpé ton titre ».
Elle le jauge et le juge, l'inspectant du regard pour détailler chaque recoin de son corps, à la recherche d'une quelconque force ou capacité dont lui même n'aurait pas conscience. Trouve-t-elle quelque chose ? C'est bien ce que se demande Sam, et si tel est le cas, il aimerait bien savoir. Car il ne vaut pas grand chose et il le sait. Être lui dans le Darwin's Game est autant un avantage qu'une malédiction. La sensation que lui procure ce jeu est indescriptible tant elle est agréable. Rien au monde ne vaut le plaisir de pouvoir être sois même, de pouvoir se retrouver après s'être perdu si longtemps. Certes il ne sait pas se battre au corps à corps, ni même viser convenablement une cible à quelques mètres de lui, mais au moins il n'est pas un monstre. Combien de joueurs peuvent se vanter de n'être pas devenus des tueurs sanguinaires ou encore des chasseurs de têtes sans scrupule, simplement parce que le jeu leur en offre la possibilité ? Une part d'ombre réside en chacun de nous, et Samuel connaît si bien la sienne. Mais il ne tient cas chacun d'être un héros en la combattant, c'est cela que l'on nomme le courage.
« Écoute Pamplemousse, je suis persuadée que de là où tu es ... tu ne peux que t'améliorer. »
Un discours qui se veut rassurant, il le voit bien dans ses yeux pétillants de bonnes intentions. C'est une atom, et chacune de ses paroles le prouve l'une après l'autre. Chaque mot, chaque phrase est choisit avec soin pour ne pas froisser le petit Samuel au regard enfantin. Elle ne le saura jamais, mais il la remercie infiniment pour son empathie. Car même si amitié et fraternité son les maîtres mots de son groupe, beaucoup d'atom ne semblent pas respecter cette règle d'or. Combien en à-t-il vu rire de lui et de son pourtant si sublime chapeau. Mais il s'en moque bien, tout cela n'a pas d'importance et ne l'atteint pas, ici. Car il est lui, et rien d'autre. Qu'on rit de lui ne le gêne pas, du moment qu'on le fait en sa présence, avec lui et en toute sincérité. Tout le monde est étrange, unique et particulier, et chacun à une raison de se moquer de l'autre car il est différent. Il faut simplement l'accepter, comme Mystique le fait en cet instant même.
Il la rejoins sur son discours et lui indique son accord par un hachement de tête. Bien
sur qu'il peut s'améliorer. Comment pourrait-il en être autrement ? On peut difficilement faire pire que lui alors si il venait a régresser, ce serait la mort assurée. De la même façon il a conscience de la nécessité pour lui d’acquérir de nouvelles compétences si il veut survivre. Tel qu'il est aujourd'hui il lui est impossible d'accomplir quelque chose seul, c'est pourquoi il lui faut s'entraîner. Il a déjà essayé de demander des conseils par ci par là, mais rien de très constructif. Demander à Dagger ? Il se doute bien du type d'entraînement qui l'attend avec elle. Un coup de poing dans la face, tu te relève et on recommence. Niveau motivation, il y a nettement mieux.
« C'est vrai que tu es ... hm. Relativement maladroit ; bruyant et spontané. Non pas que la spontanéité soit un défaut, au contraire ! C'est juste que ... tu peux pas te permettre de perdre tes balles, ou tes armes. Ni de ne pas assurer tes arrières. »
Ne pas perdre ses balles. Il repense à ce qu’il s’est passé plus tôt, lorsqu’il a lâcher sur la ville toutes ses munitions par la faute d’un mouvement malencontreux. Il en vient à se demander si elle ne l’a pas aperçu à ce moment là, mais sa pensée rebrousse vite chemin. Bien sur que non, autrement elle n’aurait même pris la peine de lui adresser la parole. En se mettant à sa place il lui paraît évident que personne ne viendrait se coltiner un tel boulet de son plein gré.
« Mais EH ! Tu es rapide. Ça, je n'en doute pas. »
Son ego se regonfle tout à coup en apprenant que sa démonstration a fait son petit effet. Il n’était donc pas inutile de s’essouffler jusqu’à en cracher ses poumons ! Un sourire aux lèvres il note dans sa tête cette réussite et prévoit déjà de réutiliser la technique plus tard pour démontrer à quelqu’un d’autre ses compétences, au grand damne de la future victime.
« Il faut juste tâcher de ... te montrer plus discret ; plus observateur ... concentré. Tu crois que tu y arriverais ? »
Il tord ses lèvres et fait une moue étrange en guise de réponse. Il réfléchit. Être discret n’est pas une chose innée chez lui, la discrétion semble même plutôt fuir ses pas. Il a déjà tenté de l’être à maintes reprises, mais sans grand succès. Un atom lui avait dit un jour que pour être discret, ce n’était pas compliqué. Il suffisait de poser un pied après l’autre tout en faisant attention. Mais attention à quoi ? A là où il posait ses pieds ? A sa respiration, la position de son corps, ses claquements de dents, le chants des petits oiseaux qui s’amusaient tendrement dans les bois ? Après s’être laisser assaillir de tous ces questionnements il avait tout de même décider de tenter le coup la prochaine fois qu’il en aurait besoin. C’est ainsi que quelque jour plus tard il se retrouva avec une armée de caho aux trousses sans trop savoir comment. Il avait pourtant parfaitement appliquer les conseils reçus dès lors qu’il entendit des bruits de pas arriver dans sa direction.
Poser un pied après l’autre. C’est ce qu’il avait fait. Mais on ne l’avait pas prévenu que soudainement son pied déciderait de n’en faire qu’à sa tête ! Ce traître était venu se glisser sous une motte de terre qui ne tarda pas à faire balbutier Samuel. Comment aurait-il pu réagir assez vite, alors que toute son attention était accaparée par les croac incessants d’une grenouille chauve, brune et pleine de boutons dégoûtants ?
« Disons ... oui c'est ça ! Imagine que tu es Anglais !! »
Le néant s’abattit sur sa cervelle.  Anglais ? Avait-il bien entendu ?
« Tu es Anglais, mais en plus tu es concentré. Et en étant concentré, tu élimines de moitié les chances de te faire tuer, tu vois ce que je veux dire ? »
Il avait bien entendu. Anglais. Puisque c’était ce qu’elle voulait, il appliqua immédiatement ses conseils tel qu’il les avaient compris.
Il leva le petit doigt en l’air, faisant comme si il tenait une tasse dans la main. Suite à quoi il pris un air détaché en plissant légèrement les yeux et en faisant disparaître le sourire habituel de ses lèvres.
« Yes, i understand darliiiing », dit-il en saupoudrant son discours d’un lourd accent britannique.
Après réflexion il s’interrogea sur le bien fondé de cette technique des plus originale, en se demandant par la même occasion si Mystique ne lui avait pas suggérer cette idée dans l’unique but de se moquer de lui.
« Mais en quoi aimer le thé m’aidera-t-il a être plus discret ? Oh, je vois, il y a des vertus étranges et mystiques dans cette boisson qui accentuent les compétences de discrétion c’est ça ? Un peu comme une potion… »
Il fit une pause dans son discours suite à ces dernières paroles. Était-ce donc là l’origine de son pseudonyme ? Si tel était le cas, ce devait être une grande buveuse de thé.
Sans laisser le temps à Mystique de le remettre à sa place, Samuel s’élança en un éclair sur le côté en tentant une roulade improvisée. Il effectua l’acrobatie non sans mal, qui n’avait d’ailleurs de cela que le nom, roula lamentablement sur le sol en s’écorchant les avant bras avec de minuscules débris de la colonne en ruine derrière laquelle il se plaqua.
J’aime le thé, j’aime le thé, se répétait-il inlassablement.
« Okay, c’est bon, je suis concentré, lança-il toujours avec l’accent britannique alors qu’il jouait aux espions, à moitié caché derrière ses décombres qui ne le dissimulait absolument pas. Et maintenant je fait quoi ? Parce que j’ai pas de thé sous la main, moi… »



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Dernière édition par Samuel Oppsem le Sam 4 Juin - 13:14, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: Just a little walk in a dangerous world   Mer 1 Juin - 0:14

Just a little walk in a dangerous world
Pamplemousse & Mystique

Je le vois bien, qu'il a la capacité d'attention d'un enfant hyperactif, le Pamplemousse. Pourtant, malgré cela, j'ai réellement envie de l'aider. Sans doute pour éviter d'avoir sa mort sur la conscience, je ne sais pas. Il m'est ... sympathique. Même si du moment que je lui annonce qui je suis, je vois son regard qui virevolte, qui semble se concentrer sur un point invisible à la plupart des mortels. Quel évènement insignifiant a ainsi su capter son regard ? Je ne le saurai probablement jamais. Face à mon annonce, j'ai la curieuse impression qu'il entre dans un coma total, tant il ne réagit pas. Quel curieux personnage... « Et bien tu n'as pas usurpé ton titre ». J'ai un haussement de sourcil mais ne peux m'empêcher de rire un peu, sous cape. Non, je ne l'ai pas usurpé ; j'y ai accédé après que Dagger soit promue bras-droit.

Je finis par chercher un point fort chez lui, n'importe quoi ; quelque chose qui se démarque. C'est pourtant plus dur que ce que je pouvais penser, mais je me garde bien de le lui dire. Au contraire, je vise dans le positif : il ne pourra que s'améliorer. Ça ... c'est sûr. Je le vois mal creuser plus profond de là où il est... Je me creuse les méninges un instant, tâchant de remonter le moral des troupes ; comme je le fais si souvent. À la différence près que je ne suis face qu'à un seul joueur, en ce moment. Je prodigue donc quelques conseils, standards, tout en le fixant d'un air sérieux, à peu près persuadée qu'il ne les a jamais suivis. Puis je le caresse dans le sens du poil, revalorisant sa seule qualité. Le sourire qui naît sur ses lèvres vaut tout l'or du monde. J'espère simplement qu'il gardera sa démonstration pour lui, car je doute que quiconque aurait la patience de l'observer faire de la course en surplace. Je mise donc sur la discrétion, et le faciès qu'il m'offre m'inquiète au plus haut point. Ça se trouve, il va crever dès le moment où je le quitterai. Imagine que tu es Anglais. Pour moi, c'était logique. Que c'était une métaphore, on s'entend. Si ce n'était peut-être pas la meilleure des images que j'aurais pu choisir, je pense que n'importe qui d'autre que lui aurait compris où je voulais en venir. « Yes, i understand darliiiing » Il mime celui qui a une tasse de thé à la main, et je blêmis. Mon visage se décompose alors que je le fixe, dans le silence le plus total ; atterrée par le spectacle qui s'offre à moi. Car il est sérieux, le Pamplemousse ... il fait l'Anglais.

« Mais en quoi aimer le thé m’aidera-t-il a être plus discret ? Oh, je vois, il y a des vertus étranges et mystiques dans cette boisson qui accentuent les compétences de discrétion c’est ça ? Un peu comme une potion… » Je le regarde, à la limite de la syncope. Apparemment, je n'ai rien besoin de dire qu'il serait prêt à croire en n'importe quel bobard qui lui serait raconté. Ce qui me fait de la peine, en soit. Mais je me secoue brusquement, comme quelqu'un qui reviendrait à la vie. Le fruit vitaminé est plus rapide, et il se lance sur le côté ; en roulé-boulé raté ; se faisant apparemment mal. Non vraiment ... une star. « Okay, c’est bon, je suis concentré ... Et maintenant je fait quoi ? Parce que j’ai pas de thé sous la main, moi… » J'observe la scène avec stupeur, en allant même jusqu'à me demander si je suis dans un épisode raté de surprise-surprise. Cela ne semble pas être le cas, malheureusement. Il est juste irrémédiablement naïf. « Tu ... Tu n'as pas très bien compris. » Il n'a rien compris du tout. « Quand je parlais de faire l'Anglais, je ne parlais pas de thé ou de bonnes manières. » N'importe qui dans son bon sens l'aurait compris nom de dieu ! Je mords ma lèvre et inspire un bon coup, le rejoignant derrière l'amas de pierres qu'il a pris pour refuge. « ... je me suis peut-être mal exprimée. » Je me suis parfaitement bien exprimée, j'ai juste utilisé des mots trop compliqués pour lui. « J'utilisais l'image de marque de l'Anglais qui incarne la discrétion mais ... oublie. ... quand tu es connecté, tu peux pas te permettre de lâcher ton attention pour des évènements sans importance. Même si un oiseau magnifique se mettait à danser devant tes yeux, tu dois absolument garder ton attention sur ce qui se passe autour ... histoire d'éviter de te faire perforer par un javelot caho par exemple.» Tâchons de rester sur du basique, avec lui. J'ai un air avenant. « Ne pas perdre tes armes ; les manier correctement sans te mettre en danger ... rester concentré et ne pas faire une imitation de Mister Bean qui boit du thé. ... tu vois ce que je veux dire ce coup-ci ? » Je ne perds pas espoir. Je parviendrai à lui apprendre quelque chose, coûte que coûte.


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MessageSujet: Re: Just a little walk in a dangerous world   Lun 6 Juin - 15:14

Just a little walk in a dangerous world
Pamplemousse & Mystique



« Tu … tu n'a pas très bien compris. » Tente de lui faire comprendre Mystique sans être trop brusque. Sur l'instant le pauvre fruit paraît effectivement perdu. Cherchant du regard la réponse à toutes ses questions il ne peut s'empêcher de s'attarder sur un bout de bois brisé qui traîne par terre. Il le titille du pied, le faisant balancer d'avant en arrière tout en écoutant scrupuleusement les explications de l'atom qui ne tardent pas à arriver.
 « Quand je parlais de faire l'Anglais, je ne parlais pas de thé ou de bonnes manières. » Une expression de surprise pétille dans les yeux de Pampie qui regarde son interlocutrice avec de grands yeux ronds. Mais alors de quoi parlait-elle ? Pour lui si l'on fait appelle aux Anglais pour exprimer quelque chose par comparaison alors ça a forcément un rapport avec le thé, c'est indéniable non ? Il scrute les yeux de Mystique à la recherche de cette connaissance qui lui fait défaut, persuadé que la discrétion est une compétence à acquérir, comme dans n'importe quel jeu vidéo. Elle vient s'asseoir ses côtés, comme pour l'accompagner dans ses gestes et ne pas le laisser seul dans l'ignorance.
« ... je me suis peut-être mal exprimée. J'utilisais l'image de marque de l'Anglais qui incarne la discrétion mais ... oublie. ... quand tu es connecté, tu peux pas te permettre de lâcher ton attention pour des événements sans importance. Même si un oiseau magnifique se mettait à danser devant tes yeux, tu dois absolument garder ton attention sur ce qui se passe autour ... histoire d'éviter de te faire perforer par un javelot caho par exemple.»
Pamplemousse reste muet suite à ces révélations. Il n'avait absolument pas fait le rapprochement entre les Anglais et l'image que le monde a d'eux. Pour tout dire, il n'était pas vraiment au courant de ces rumeurs. Mais au fur et à mesure des dires de Mystique il acquiesce d'un signe de tête afin de lui montrer qu'il comprend à présent son raisonnement. Bien sur que le thé n'a aucun rapport. Depuis le départ cela n'avait aucun sens et le petit fruit se sens désormais un peu honteux d'avoir compris les choses dans ce sens. Mais tout de même, dans un jeu vidéo, il aurait été plausible que le thé soit une sorte de potion augmentant la discrétion …Mais il refoule cette théorie, acceptant la réalité que lui propose Mystique. Il ne pourra donc pas tricher pour améliorer cette compétence, la déception se lisant sur son visage.
« ... quand tu es connecté, tu peux pas te permettre de lâcher ton attention pour des événements sans importance. Même si un oiseau magnifique se mettait à danser devant tes yeux, tu dois absolument garder ton attention sur ce qui se passe autour ... histoire d'éviter de te faire perforer par un javelot caho par exemple.»
Rester concentrer, ne pas laisser son attention divaguer dès lors qu'il aperçoit un oiseau ou un papillon, il a conscience de tout ça, là n'est pas le problème. Le soucis est qu'il n'y arrive pas, tout simplement. Il ne peut pas s'empêcher de s'émerveiller devant une petite créature pixelisé ou face aux paysages fantasmagoriques que lui offre le Darwin's Game. Si il agit comme cela ici, c'est parce qu'il peut le faire. De l'autre côté la cruauté du monde réel et sa platitude le force à éradiquer toute forme d'extase. Il lui est impossible d'admirer un tableau dans une vitrine sans qu'un pickpocket ne vienne lui dérober son porte feuille déjà bien assez maigrichon comme ça. Il n'a pas le droit de laisser virevolter son esprit dans le royaume du rêve et de l'imagination après ce qu'il a fait, après qu'il ait vu ce qu'un si petit écart peut faire dans la réalité. Il n'a pas le droit d'être lui, tout simplement. Alors ici, forcément, il se libère. Il a encore 10 vies, c'est plus qu'il n'en faut pour apprécier chaque détail de cet univers aussi incroyable qu'effarant. Il voit bien dans le regard pétillant de Mystique qu'elle ne comprend pas son comportement. Mais lui, au contraire, ne comprend pas le sien et celui de tous les autres. Comment les joueurs de Darwin peuvent ils être si insensibles à ce qui les entourent ? Ils chercheent tous à devenir plus fort pour gagner des combats, pour tuer les autres ou pour ne pas se faire tuer. Durant leurs entraînements ou leur match à mort ils ne voient pas les somptueuses fleurs chimériques qu'ils écrasent, comme si elles n'existaient pas. Ils ne voient pas ce monde comme une échappatoire extraordinaire de la réalité mais au contraire comme une opportunité d'oppresser les autres et de faire ressortir leurs plus mauvaises pulsions, celles la même qu'ils restreignent dans la réalité. Frustrés par ceux qui les manipulent dans la réalité ils deviennent ces bourreaux qu'ils haïssent tant, ici, dans la virtualité. C'est comme cela que Pampie voit le monde. Si il s'est connecté la première fois ce n'était pas pour tuer, dominer ou être le meilleur. C'était pour être lui, rien de plus. C'était pour retrouver cette passion de vivre qui s'est asséchée au fil des années et être lui à nouveau, sans barreaux ni barrières pour le restreindre. Il sait que cette vision est naïve et à la limite de l’imbécillité, mais il l'accepte. Évidement qu'il ne veut pas mourir, car si il perd trop de vie il aura trop peur pour revenir ici. Pour éviter cela il lui faut suivre un entraînement, c'est certain, mais il refuse catégoriquement de renier tout ce en quoi il croit.
Cependant tout cela, il ne peut l'avouer à Mystique. C'est pourquoi il continue de hocher la tête tandis qu'elle lui explique de la plus précautionneuse des façon qu'il faut qu'il arrête de se comporter comme un boulet, comme une boule de merde qui est aussi puante que ridicule.
« Ne pas perdre tes armes ; les manier correctement sans te mettre en danger ... rester concentré et ne pas faire une imitation de Mister Bean qui boit du thé. ... tu vois ce que je veux dire ce coup-ci ? »
« Oui je comprend maintenant, j'avoue que tu m'avais perdu avec cette histoire d'Anglais. Mais le fait est que tu n'as pas besoin de me dire tout ça, ce sont des évidences dont même moi j'ai conscience. Le problème c'est que même en essayant, je n'y arrive pas. Pour tout te dire même quand je suis concentré je foire tout parce que je ne sais pas comment réagir. »
Il ouvre de grands yeux ronds qui scintillent et les plonge dans ceux de Mystique.
« Tu ne voudrais pas me montrer comment on fait pour être discret ? Parce que à part marcher accroupi et ne pas courir, je sais pas vraiment comment faire pour ne pas être repéré ... Comme tu es la cheffe des éclaireurs j'imagine que tu as de bons conseils à me donner non ?  »
Il se relève, bien déterminé à suivre les instructions de Mystique à la lettre, tout du moins si elle a envie de se farcir cette andouille encore un moment car rien n'est moins sur. Pamplemousse place sa main sur son front à la manière d'un militaire et se raidit autant que possible pour former un superbe I avec son corps.
« J'attends les ordres, cheffe ! »


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MessageSujet: Re: Just a little walk in a dangerous world   Jeu 18 Aoû - 1:25

Just a little walk in a dangerous world
Pamplemousse & Mystique


Je tâche d'expliquer à ce drôle d'oiseau qu'il n'a pas tout à fait compris où je voulais en venir, usant et abusant de mes talents d'oratrice plutôt diplomate pour y parvenir. Un moins patient l'aurait probablement déjà traité d'imbécile, à l'heure qu'il est. ...pas moi. Je garde espoir. Je suis bien obligée, non ? Pourtant je ne parviens juste pas à comprendre ce qui fait de lui ce qu'il est. Ce mélange détonnant d'insouciante et d'émerveillement le catégorisant ainsi immédiatement de cible potentielle et, il faut l'avouer, facile. Parce que visiblement n'importe qui pourrait profiter de lui tant il est crédule. Cela ne le rend pas moins sympathique, mais le qualifie pourtant de danger public. Pour lui et pour les autres. Je le sonde, lui explique, et garde l'impression flagrante qu'il ne me croit pas, ou alors qu'il ne veut pas me croire. Ce qui, avouons-le, est étrange. Parce que j'ai raison ! Et nous le savons tous les deux.

« Oui je comprend maintenant, j'avoue que tu m'avais perdu avec cette histoire d'Anglais. Mais le fait est que tu n'as pas besoin de me dire tout ça, ce sont des évidences dont même moi j'ai conscience. Le problème c'est que même en essayant, je n'y arrive pas. Pour tout te dire même quand je suis concentré je foire tout parce que je ne sais pas comment réagir. » Je soutiens son regard, tâchant de trouver par quel bout commencer. Parce qu'autant dire, que c'est tout un chantier, qui s'offre à moi. L'homme qui me fait face est l'antithèse du guerrier ; l'antithèse de n'importe quel être humain apte à survivre en milieu néfaste à sa santé. Je me mords la lèvre, me maudissant d'avance pour ce que je vais proposer. « Tu ne voudrais pas me montrer comment on fait pour être discret ? Parce que à part marcher accroupi et ne pas courir, je sais pas vraiment comment faire pour ne pas être repéré ... Comme tu es la cheffe des éclaireurs j'imagine que tu as de bons conseils à me donner non ? ... J'attends les ordres, cheffe ! » Je commence à faire les cent pas devant lui, réfléchissant à m'en donner la migraine, sans pour autant trouver la clef de ce problème bien trop compliqué à mes yeux. Lui montrer comment faire ? Mais qu'est-ce que j'en sais moi ? C'est naturel après tout ; il suffit d'un minimum de bon sens ! Je le toise quelques instants, dubitative. Comme un colonel qui évalue son armée et n'est malheureusement pas tout à fait satisfait par ce qu'il voit. « Je n'ai pas vraiment d'autres conseils à te donner ... sinon d'appliquer ce que tu semble si bien comprendre au niveau théorique !» J'ai un petit rire et finis par arrêter mon manège et poser ma main sur son épaule. « Si tu veux tout savoir Pamplemousse on peut pas vraiment s'entraîner à être discret comme on s'entraînerait pour un marathon. » J'ai un air absolument désolé. Pourtant, je voudrais pouvoir faire quelque chose pour lui ; me rendre utile ... éviter d'avoir sa mort sur ma conscience. « Alors si tu veux que l'on fasse équipe pour que tu puisses tâcher de t'entraîner à la discrétion ... c'est faisable. » J'ai conscience, en proférant ces simples mots, que je suis en train de signer un arrêt de mort certain à plus ou moins long terme. Mais ses yeux désespérés m'ont fait céder rapidement ... trop rapidement. Je n'ai juste pas la moindre idée de ce que quelqu'un comme lui fait dans un monde comme celui-ci. « Dis-moi Pamplemousse ... pourquoi est-ce que tu t'es inscrit ? T'as pas l'air d'aimer te battre ni - désolée si je te froisse - d'être très doué à ça... » Je le fixe, tentant de comprendre. Peut-être que cela me donnera des indications ; peut-être que je comprendrai enfin quel type de métaphores je peux utiliser avec lui puisque ma charmante image de l'Angleterre n'a pas su éveiller ses neurones.

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MessageSujet: Re: Just a little walk in a dangerous world   Sam 15 Oct - 14:00

Just a little walk in a dangerous world
Pamplemousse & Mystique



Les révélations de mystique percutent le fruit de plein fouet, brisant ses espérances dans l’œuf avant même qu'elle n'aient eu le temps de voir la lueur du soleil.

« Si tu veux tout savoir Pamplemousse on peut pas vraiment s'entraîner à être discret comme on s'entraînerait pour un marathon. »

Alors comment est-il supposé faire au juste ? Comment font tous les autres qui ne sont pas capables, comme lui, de se mouvoir discrètement et dans la pénombre ? La réponse vient d'elle même et se fracasse sur la caboche de ce petit être ridicule.
Ils meurent, tout simplement. On n'appelle pas ce jeu le Darwin's Game pour rien. Les forts survivent et les faibles meurent, il n'y a rien de compliqué. Et pourtant lui est toujours vivant. Comment a-t-il réussi cet exploit ? Il en a une petite idée. Heureusement pour lui il est tombé sur une team solidaire et formidable. Sans eux il aurait certainement perdu toutes ses vies en moins d'une semaine.
On ne s'entraîne pas à être discret. Cela revient à dire qu'il ne le sera jamais, et c'est très certainement ce que Mystique lui avoue en usant de détours pour ne pas le froisser. Il était persuadé de pouvoir y arriver, pourtant. A un moment en tout cas. Mais plus il en apprend sur ses compétences inexistantes et plus sa motivation baisse. Il jette un dernier coup d’œil à ses espoirs qui s'envolent à l'aide de leurs petites ailes dorées. C'était sympa de vous connaître, pense-t-il tristement. Mais soudain Mystique surgit du néant pour s'emparer de la petite boule lumineuse et s'en saisie comme un rapace s'empare de son butin.

« Alors si tu veux que l'on fasse équipe pour que tu puisses tâcher de t'entraîner à la discrétion ... c'est faisable. »

Les yeux de Pamplemousse s'emplissent d'une lueur qu'il pensait éteinte depuis longtemps. L'espoir renaît en même temps que le sourire qui s'étale sur son visage. Jamais il n'a eu l'air plus idiot qu'en cet instant, enfin si, sûrement, mais là n'est pas l'important. Son regard se plante dans celui de Mystique, illuminé par une infinité d'étincelles qui ne cessent de crépiter. Pamplemousse n'a pas besoin de répondre pour que son amie atom comprenne qu'il accepte la proposition. Il a beaucoup de mal a comprendre, d'ailleurs, pourquoi elle accepte d'elle même de s'enticher d'un boulet pareil. Car si le fait d'être un poids est évident pour lui, alors ça l'est tout autant pour les autres qui ont une bonne dose de cervelle en plus que ce fruit uniquement remplie de pulpe.
Sa tête remue toute seule en guise de réponse, on croirait voir un enfant auquel on vient de demander si il voulait aller à Disneyland avec mamie Germaine.

 « Dis-moi Pamplemousse ... pourquoi est-ce que tu t'es inscrit ? T'as pas l'air d'aimer te battre ni - désolée si je te froisse - d'être très doué à ça... »

Son air enjoué disparaît aussitôt lorsque ces paroles lui parviennent à l'oreille. Une question personnelle, le genre d'interrogation qu'il a toujours cherché à éviter. Il ne l'a pas vu venir celle là. Mystique a chargé son revolver dans l'ombre avant de le braquer sur sa tête, il est trop tard pour esquiver.
Oyé oyé, clame sa cervelle, il est l'heure de débuter les hostilités ! A mon coins gauche se trouve la franchise, renforcée par l'honnêteté ! Entre nous il y a bien longtemps qu'on ne les a pas vu ces deux la ! Toujours prêts à défendre leurs valeurs, ils n'ont peur que du jugement des autres ! Mais à ma droite se trouve l'imposant, le grand et puissant mensonge ! Que ce soit par omission ou par la violence il prend bien des formes ! Et il est robuste, le bougre, suite à tous ces entraînements qu'il a subit ! Qui sera donc le vainqueur ? Parez ? Débattez !

La tête embrumées par ses idées délirantes Pampie ne sait plus à quelle corde se pendre. Un tic tac irritant et insupportable retentit dans sa tête tandis que le temps passe à toute allure. Si il ne se dépêche pas de trouver une réponse adéquate, Mystique va se poser des questions quand à sa stabilité mentale, tout du moins si il réside encore quelques doutes à son sujet ce qui, avouons le, serait étrange.
Pamplemousse se retrouve piégé, pris entre les serres d'un dilemme tortueux. Il ne sait pas quel parti prendre, même en retournant la situation dans tous les sens. Il n'a aucune envie de dire la vérité, pas plus qu'il ne veut lui mentir. Cette femme est d'une bonté si profonde qu'il aurait l'impression d'assassiné un nouveau né si il l'abusait. Il n'y a qu'à regarder ses yeux pour comprendre la sincérité de son cœur, et l'atomité de son âme. Elle ne lui veut que du bien, il en est persuadé, mais le mensonge est une créature vile et fausse. Elle s'insinue partout, dans les moindres recoins de l'âme et n'hésite pas à altérer les souvenirs et les pensées pour atteindre son but. C'est une bête tenace qui ne se lasse jamais de l'emprise qu'elle exerce sur ses victimes. La bataille est rude, et Pamplemousse fait tout son possible pour la gagner. Il ne veut pas avouer ses véritables pensées, mais mentir à Mystique est une idée qui le répugne au plus haut point. D'autant plus qu'elle vient de lui proposer d'être son partenaire, malgré toutes les complications que cela promet d'engendrer.

Ses lèvres s'entre ouvrent d'elles mêmes, alors qu'il n'a encore aucune idée de ce qu'il veut en laisser réchapper.

« Non, ce n'est pas pour me battre, effectivement. Tu ne me froisse pas en disant ça, je sais que je suis nul. Disons que ma motivation est sûrement très différente de beaucoup d'autres joueurs. Pour faire court, je ne me suis pas inscrit pour rentrer en compétition avec les autres, ou pour m'amuser à les assassiner dans le dos … Si je suis là c'est avant tout pour oublier le bordel du monde réel. Tout à coup le fruit sursaute, comme si il venait d'avoir un trait de génie. C'est ça ! En fait pour moi le Darwin's Game c'est comme un bon bouquin ! Ça me permet de m'évader et de rêver, tout simplement. Explique-t-il fièrement. Je sais bien que ça à l'air con dit comme ça, et complètement irresponsable, mais c'est ma raison.

Une semie vérité, ce n'est pas un mensonge, pas vrai ? Mais assez parlé de lui, il est temps de changer de sujet avant qu'une autre question ne lui tombe dessus.

« Et sinon, si je ne peux pas m'entraîner à la discrétion comme je le ferais pour le basket, on va s'y prendre comment ? »
 



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MessageSujet: Re: Just a little walk in a dangerous world   Sam 24 Déc - 18:47

Just a little walk in a dangerous world
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La lueur dans ses yeux lorsque j'annonce que s'il le désire, nous pouvons faire équipe, ce regard n'a pas de prix. Ne nous leurrons pas : il a l'air d'un benêt fini ; mais au moins il a l'air d'un benêt heureux. Et mine de rien, ça me fait un peu chaud au coeur. Ce qui, dans un jeu tel que celui-ci, n'et pas de trop. Un léger sourire anime mes lèvres tandis que je tais la voix en moi qui tente de sonner l'alarme me disant que je vais me mettre en danger avec un tel boulet à la cheville. Peut-être ; sans doute mais ... j'aurais pas complètement vendu mon âme au nom de ces pixels maudits. Mon nouvel acolyte hoche la tête comme un gamin un matin de noël, et je me dis que maintenant je vais aussi devoir tâcher de le maintenir en vie.

Mais ma question semble le refroidir et c'est dingue comme quelqu'un qui avait l'air aussi simple au premier abord s'avère en réalité vaguement plus complexe que prévu. Vaaaaguement. Je le fixe avec attention, réalisant que j'ai peut-être posé la question de trop. So very un-british of me... Et le pauvre fruit orange qui semble débattre intérieurement ; qui ne semble plus savoir quoi faire... J'en verrais presque ses quelques fusibles exploser sous mes yeux ébahis, et le pire c'est que je m'en sentirais bien coupable. Je me mords la lèvre inférieure en le regardant, persuadée d'être capable d'entendre une mouche voler. « Non, ce n'est pas pour me battre, effectivement. Tu ne me froisse pas en disant ça, je sais que je suis nul. Disons que ma motivation est sûrement très différente de beaucoup d'autres joueurs. Pour faire court, je ne me suis pas inscrit pour rentrer en compétition avec les autres, ou pour m'amuser à les assassiner dans le dos … Si je suis là c'est avant tout pour oublier le bordel du monde réel. C'est ça ! En fait pour moi le Darwin's Game c'est comme un bon bouquin ! Ça me permet de m'évader et de rêver, tout simplement. Je sais bien que ça à l'air con dit comme ça, et complètement irresponsable, mais c'est ma raison. » Je le regarde attentivement alors qu'il m'explique, qu'il gesticule, qu'il devient complètement tarabiscoté, comme une marionnette mal agencée qui s'animerait pour un temps, seulement, avant de retourner à son état de légume tranquille. Un bon bouquin ? Je fronce les sourcils et voudrais l'interroger un peu plus, mais je vois bien qu'il ne veut pas répondre à toutes mes questions ; il les évite, continuant au contraire de m'interroger moi. C'est plus simple d'interroger plutôt que de se faire questionner, pas vrai ? Je tais ce commentaire, préférant ne pas lui montrer que je vois clair dans son jeu ; bien trop respectueuse de son refus d'en dire plus mais refusant de passer pour une imbécile pour autant. Parce que quand on côtoie des menteurs à longueur de journée au boulot, on est bien forcés d'apprendre à les reconnaître.

« Et sinon, si je ne peux pas m'entraîner à la discrétion comme je le ferais pour le basket, on va s'y prendre comment ? » Je lui offre un regard de lynx et finis par lui sourire. « Pamplemousse ... je pense que si on va faire équipe il faudra arrêter à un moment ou à un autre de jouer à l'huître. ... en attendant je n'en ai strictement aucune idée, peut-être que tu finiras par l'apprendre avec la force des choses ? ... ça ou alors on mourra tous les deux. » J'ai un petit haussement d'épaules, qui se veut désinvolte et qui pourtant ne l'est absolument pas. Car si je meurs, qui prendra soin d'Elizabeth ; elle qui refuse de tuer qui que ce soit, même pour se défendre ? Quand on sait que c'est elle qui m'a entraînée ici, c'est quand même bien le comble ! « Tu dois quand même te débrouiller pour quelque chose, non ? ... j'en suis persuadée, moi. Je parle, autant que je réfléchis à haute voix. Je sais pas ce que tu fais à Chicago, mais je me doute bien que tu dois avoir un métier ; t'as donc dû apprendre à faire quelque chose ? ... Tu as peut-être une méthode d'apprentissage qui te convient mieux qu'une autre ... ? Crois-moi sur parole : je refuse de crever et je refuse - par extension - que tu crèves avec moi. ... et ce même si tu ne m'as pas vraiment tout dit, tout à l'heure. »

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