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 Release me (elijah)
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MessageSujet: Release me (elijah)   Ven 8 Jan - 23:52

RELEASE MY BODY
Stannis Conrad  & Elijah Wellington.



3 mois, deux jours et quelques heure que Stannis n'avait pas vu Elijah. Qu'il n'avait pas senti son parfum. Qu'il n'avait pas entendu le son de sa voix rauque. Qu'il n'avait pas senti sa main caresser sa nuque et remonter dans ses cheveux. Alors, voilà, notre étudiant devant la porte de l'appartement d'Elijah. Pas besoin de frapper, il possède toujours la clé. Voici, qu'il pénètre en poussant la porte qu'il avait déverrouillé. Pourquoi s'infliger une telle torture me demanderiez vous ? Il avait absolument besoin de récupérer les cartons de ses affaires d'hiver qu'il avait laissé dans un placard de leur chambre et des clés usb avec ces différents travaux qui devaient être oubliés quelque part, mais très important pour ses études.

En entrant, Stannis fut frappé par l'odeur. Pas une odeur agréable. Depuis, quand Elijah n'avait pas aéré ? L'odeur était forte et épicée. L'étudiant se projeta dans le salon et ouvrit les fenêtres pour faire entrer un peu d'air. Stannis ne fit pas entendre sa voix. Après tout, Elijah avait été très clair après l'avoir littéralement jeté dehors. Il lui avait hurlé dessus qu'il ne voudrait plus jamais le revoir ou même lui parler. Stannis pensa à son personnage dans le Darwing's Game pour se donner du courage. Parlons-nous ici du fait que tout cela n'était qu'une excuse ? Que Stannis en poussant cette porte rêvait que Elijah pousse son fauteuil roulant jusqu'à lui et implore son pardon. Qu'il demande le contact de ses lèvres sur les siennes et du besoin de le prendre dans ses bras. C'était beau de rêver, n'est-ce pas ?

L'appartement était grand et Stannis ne put s'empêcher d'arpenter chaque pièce avec un regard nostalgique. Quand il passa devant la salle de bain vide. Soudain, l'image de ces matins avant l'accident revenait à lui. Ce besoin qu'ils avaient de partager une simple douche. Son corps aussi lui manquait, ses souvenirs étaient maintenant sa seule et unique échappatoire. Son corps lui manquait de façon impudique, torride et pornographique. Stannis aurait tout donné pour gouter à nouveau à ses douches, car elles étaient la preuve simple de leur bonheur. Stannis revenu à la réalité ne ressentait plus que la froideur de cet appartement qui avait été si vivant. Aucune lumière n'était allumée. Les rideaux des pièces étaient tirés. La cuisine montrait que Elijah devait se nourrir uniquement de plat à emporter et de conserves.

Tout cela, mit déjà les larmes aux yeux de notre étudiant qui grogna intérieurement contre lui même. Télémaque - son personnage - ne pleurait pas. Il n'avait aucune pitié. Ce matin, il avait campé et tué plusieurs Gaia sans la moindre gêne. Il ravala donc ces larmes. Il s'était promis d'être fort aujourd'hui. Pas de crises de larmes, pas de gémissements plaintifs de fillette. Stannis s'arrêta devant leur chambre. Il poussa la porte avec lenteur et difficulté, car elle signifiait tellement de choses pour lui et pas uniquement sexuelles. C'est dans cette pièce qu'il découvrait un Elijah tendre et qui laissait tomber sa carapace. Ce besoin de dormir dans les bras, l'un de l'autre, tout cela, depuis trois mois, Stannis en était privé. C'est seulement au bout de quelques minutes, qu'il trouva la force de rentrer et commença à empiler des affaires sur le lit. Jusqu'à qu'il entende dans son dos, le bruit du fauteuil d'Elijah. Pour palier à toutes futures, crises, il préféra prendre la parole en premier. « Je sais ce que tu m'as dis, mais je dois récupérer des affaires. Je ne reste pas, ne t’inquiète pas. Donc, pas la peine de me hurler dessus.  »

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MessageSujet: Re: Release me (elijah)   Lun 11 Jan - 19:52

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Stannis Conrad  & Elijah Wellington.



Cette douleur, presque physique, me traversait à nouveau alors que je refermais mon ordinateur portable. Chaque déconnexion me semblait pire que la précédente. Retrouver mon corps entravé, la pénombre lugubre de mon appartement et surtout cette faim omniprésente, était devenu un véritable fardeau. Depuis quand est-ce que je n'avais pas mangé ? Je ne parvenais même plus à m'en souvenir. M'occuper de ce corps était un  calvaire au quotidien... Après des heures d'une liberté totale, je peinais à me déplacer dans le monde réel. Pourtant, je savais le manier ce foutu fauteuil roulant, mais dans le jeu, je perdais l'habitude d'y être accroché - c'était même pour cette raison là que je me connectais en premier lieu - alors à mon retour, je devais retrouver ces réflexes que je détestais tant...  

Contrarié, je m’étirais lentement, comme pour retarder le moment où je devrais me rendre dans la cuisine afin de me nourrir. Puis, après une douche, je retournerais à nouveau dans le jeu, réduisant ainsi le calvaire à son strict minimum, comme il m’arrivait de plus en plus souvent de le faire. Certains jours, j’étais obligé de sortir, ou de subir la présence de mon ex-femme ou de mon aide à domicile. D’ailleurs, aucune des deux ne devait venir ce jour-là… Alors pourquoi est-ce que je venais d’entendre l’une de mes portes s’ouvrir ? Intrigué, je me dirigeai vers ma chambre, persuadé que le bruit venait bel et bien de là. A tous les coups, c’était encore mon ex-femme qui venait faire du rangement pour se donner bonne conscience. Depuis des mois, elle s’était mise en tête de me sauver de ma propre déchéance (et il s’agissait de ses propres mots, croyez-moi). La fenêtre que je retrouvai ouverte en grand dans le salon ne faisait que confirmer mon intuition. Pourtant, une fois sur le seuil de ma chambre, ce n’est pas une silhouette féminine qui se dessinait à côté de mon lit, mais les courbes familières de Stannis. Pris de court par son apparition, il me fallut quelques secondes avant de réaliser qu’il se trouvait bien devant moi et que je n’étais pas victime d’hallucinations dues au manque de nourriture.  

« Je sais ce que tu m'as dis, mais je dois récupérer des affaires. Je ne reste pas, ne t’inquiète pas. Donc, pas la peine de me hurler dessus.  » Cela faisait plus de trois mois que je ne l’avais pas vu et ma première impulsion n’était pas vraiment de lui crier dessus. Pourtant, j’aurais dû parce qu’il s’était incrusté chez moi, sans même me prévenir alors que je l’avais chassé de l’appartement au moment de notre rupture. Mais c’était plus fort que moi, j’avais besoin de l’observer, de mémoriser à nouveau son image, au cas où ce serait la dernière fois que je le verrais. Après tout, je pouvais mourir à tout moment, définitivement. C’était un fait que j’avais accepté, bien mieux que notre rupture. Jamais je n’aurais pu l’avouer, mais il m’avait manqué. Son corps, son odeur, son regard qui effleurait le mien et sa chaleur qui enveloppait mes nuits… Toutes ces choses que j’avais prises pour acquises et donc j’étais à présent privé. Pour autant, s’il me l’avait demandé, j’aurais tout nié en bloc, jurant que le vide qu’il avait laissé dans ma vie était supportable et que j’étais bien mieux tout seul. Alors que la douleur de son absence me réveillait même en pleine nuit. Mais j’aurais sans doute préféré me prendre une balle, plutôt que d’avouer une telle faiblesse.

«  Si j’avais vraiment voulu t’empêcher d’entrer, j’aurais fait changer les serrures… » Mon ton était plus froid que je ne l’aurais voulu. Peut-être parce que je n’avais pas aimé qu’il me devance, m’interdisant de hurler et me donnant ainsi une raison de le faire, juste pour le contredire. C’était puéril, mais c’était ma façon de garder le contrôle face à lui. «  Tu peux prendre toutes tes affaires si tu veux. Ça t’évitera de revenir à l’improviste.  » Je n’avais pas pu m’en empêcher. C’était plus fort que moi. J’avais besoin de me montrer désagréable afin de le repousser le plus loin possible de moi. Par crainte de ce qu’il pouvait à nouveau éveiller en moi… Parce que malgré mon air renfrogné, depuis que mon regard avait à nouveau croisé le sien, j'avais le plus grand mal à résister à l'envie de l'attirer de force vers moi pour l'embrasser.

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MessageSujet: Re: Release me (elijah)   Mar 12 Jan - 9:57

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Stannis Conrad  & Elijah Wellington.



Mon cœur battait à tout rompre dans ma maigre poitrine. Mon thorax était douloureux et mes doigts crépitant au-dessus des premières affaires que j'avais réussi à réunir sur notre son lit. Elijah se trouvait à quelques mètres de moi. Toujours de dos, je n'osais le confronter. J'avais tellement peur de plonger mon regard dans le sien. Il avait toujours su lire à travers moi. Je ne voulais point qu'il se nourrisse d'une once de faiblesse. J'avais toujours pensé qu'Elijah m'avait rejeté, car il m'avait pensé trop faible pour être présent à ces cotées. Que ce fauteuil n'attirait toujours que mon regard compatissant et triste. Ce qui avait été le cas, malheureusement. J'en avais peut-être trop fait ? Essayant de trop bien faire. J'avais voulu être cette main toujours présente pour l'aider, allant même de lui proposer mon aide pour se rendre à la selle. J'avais essayé d'être une mère, alors qu'Elijah aurait voulu que je ne sois tout simplement que moi. La personne qui partage sa vie. En tout cas, est-ce des mensonges que j'aime me répéter ? C'est pourtant ce que je pense.

«  Si j’avais vraiment voulu t’empêcher d’entrer, j’aurais fait changer les serrures… » Mon cœur crachote et je me vêtis de sa froideur. Mon corps en frémit et j'en abandonne ma tache pour me tourner enfin vers lui. Toutes, mes pensées volent vers Télémaque, je voile mon regard de cette force de caractère qui transcende mon personnage. Je deviens Caho, imperturbable et les pupilles aiguisées comme des couteaux. « J'ai le droit de te dire que je suis content de te voir ? »  Mon ton est impersonnel. Mes yeux le scannent, comme si nous étions toujours dans le Darwin's game. Je le trouve fatigué, amaigri et mes veines bouillonnent sous ma peau face à cette inquiétude qui grandit en moi. Des questions se bousculent dans ma tête. Je veux redevenir cette mère : savoir s'il se nourrie bien, même lui proposer de lui faire un petit quelque chose avant de m'en aller, mais je garde le silence, même si cela me tue de l'intérieur. J'en sers les poings et hurle intérieurement.  

«  Tu peux prendre toutes tes affaires si tu veux. Ça t’évitera de revenir à l’improviste.  » Je reste là devant lui, silencieux comme un grand bênet. Son ton désagréable ne me touche pas. Avant notre rupture, j'en étais déjà habitué. Au moins, il ne me hurlait pas dessus, ne me jetait pas des choses à la figure, donc de quoi je pouvais me plaindre. « D'accord. » C'est tout ce que j'arrive à répondre. Je retourne à ma tache première. Je le sens toujours dans mon dos. Mon corps à ses stupides automatismes que j’exècre. Je passe ma main sur ma nuque, comme je pouvais le faire quand nous étions ensemble. Ce geste qui était la démonstration de mon envie de son corps, de sa bouche...Mon esprit se fait volage pour chasser ces vilaines pensées. Je m'accroche à la première chose qui vient à moi. Mes mains viennent prendre un énorme pull de noël. Je souris et me tourne vers Elijah pour lui montrer. « Tu souviens ?  » J'abandonne un petit rire, car l'histoire de ce pull est amusante. Elijah qui n'avait jamais été doué pour les cadeaux de noël, m'avait offert ce pull. Un pull que j'avais trouvé immonde. Ou comment bien le vexer ? Cris, disputes, et portes qui claquent. Mais, l'histoire se termine bien (au moins celle-là) Un soir, après les cours, je l'avais attendu dans la chambre sur notre lit, ne portant que ce pull et rien d'autre. Allongé sur le dos et mes jambes qui s’agitaient au-dessus de ma tête. Mes petites fesses nues. « Je crois que j'ai trouvé une utilité à ce pull, tu en penses quoi ? » avais-je lancé à l'époque. Ce souvenir continua de me faire glousser, alors que mes doigts pénètrent la fibre du vêtement. Comme j'aimerais que les doigts d'Elijah pénètrent ma peau.  
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MessageSujet: Re: Release me (elijah)   Dim 17 Jan - 13:34

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Enfin, il se tourne vers moi et son regard me poignarde de plein fouet. Il a changé, il n’aurait jamais pu me regarder avec autant de force par le passé. Et – aussi étonnant que cela puisse paraître – ce n’est pas pour me déplaire. Malgré moi, j’aime le voir si fort. Parce que c’est ce que j’attendais de lui lorsque nous étions ensemble. Sous mes airs dominateurs, j’aime l’idée qu’il me résiste, qu’il me donne du fil à retordre. « J'ai le droit de te dire que je suis content de te voir ? »  Son ton est froid, mais cela m’arrache un sourire en coin. Parce qu’il me sonde de son regard perçant comme s’il s’apprêtait à me tuer, pourtant cette tension entre nous m’électrise complètement. Je lui ai manqué, je peux le sentir même s’il se refuse à me le montrer. Jouant le jeu, je soutiens son regard avec une lueur de défit. Fébrile, je n’ai qu’une envie : lui régler son compte à coup de baisers brûlants et d’étreintes ardentes. Mais je ne peux pas, je ne peux plus. Ma liberté de mouvement n’est plus ce qu’elle était et je sais que, même si mon corps crie son absence, je dois résister à cette faiblesse. Parce que rien n’a changé. « Bien sûr que tu peux. Ce n’est pas parce qu’on a rompu qu’on doit se détester. » Surtout qu’on ne s’était pas séparé parce que nos sentiments avaient disparu ou encore parce que l’un de nous avait rencontré quelqu’un. C’était l’accident, ma rage et ma haine qui s’étaient mises entre nous. Mais surtout, c’était sa pitié qui m’avait détruit à petit feu. Je n’ai pas besoin d’une mère, ou même d’une infirmière, mais d’un homme à mes côtés qui ne me rappelle pas à chaque seconde à quel point je suis devenu faible et inutile.  

Alors qu’il approuve l’idée de prendre toutes ses affaires, il en profite pour se concentrer à nouveau sur le tri qu’il avait commencé à faire lorsque je l’avais surpris dans ma chambre. Notre chambre. Personne d’autre que lui n’avait dormi dans ce lit à mes côtés. Pourtant, dans le jeu, mon corps s’était virtuellement égaré ailleurs. Je suis un homme après tout et je ne peux pas abandonner mes désirs et mes pulsions. Encore moins maintenant. Mais c’est différent, il ne s’agit que d’étreintes charnelles, sans le moindre sentiment. Je ne peux m’attacher à personne d’autre. Pas de cette façon. Parce qu’il prend encore toute la place et que je ne peux pas l’effacer. Il est ancré en moi, dissimulé derrière l’armure que j’ai dressé entre moi et le monde extérieur. « Tu te souviens ?  » Perdu dans mes pensées, c’est sa voix qui me réveille, qui me ramène vers lui, alors qu’il brandit l’horrible pull que je lui avais offert à noël. Je n’avais jamais été doué pour faire des cadeaux. Mais j’avais pensé qu’un truc kitsch comme on en voit souvent dans ces stupides feuilletons de noël lui ferait plaisir. Après tout, il pouvait se montrer si sensible… Je croyais sincèrement qu’il allait trouver ça mignon. Mais en réalité, il avait détesté ce cadeau. Vexé, j’étais parti énervé après m’être disputé avec lui au sujet de ce pull immonde. Mais lorsque j’étais revenu et que je l’avais trouvé, allongé sur le lit, simplement vêtu de son cadeau, je n’avais pas pu m’empêcher de penser que ce pull était le vêtement le plus sexy du monde. Ses petites fesses nues m’avaient nargué jusqu’à ce que je me jette sur lui pour le dévorer.  

« Comment oublier ce genre de souvenir ? » A le voir toucher ce vêtement comme s’il revivait la scène dans son intégralité, je sens mon excitation grandir et je le maudis pour ça. Pourquoi me forcer à me remémorer nos ébats alors qu’il va partir et que nous ne nous reverrons sans doute jamais après ça ? Il va m’oublier, se trouver un petit étudiant qui va pouvoir se jeter sur lui et le satisfaire comme j’avais pu le faire autrefois. Il pourra être heureux, pendant que je vivrai intensément dans le jeu, jusqu’au combat fatal. Il l’ignore mais si je venais à disparaître – ce qui arriverait forcément un jour – cet appartement serait à lui. Mon ex-femme avait déjà eu notre ancienne maison, et la moitié de mes biens, alors j’avais décidé de ne pas changer mon testament après notre rupture. Parce que je lui devais bien ça. Pour lui avoir brisé le cœur, pour avoir agi comme un salaud avec lui, du début à la fin. J’imaginais sans doute que ce serait ma façon de lui dire ce qu’il représente à mes yeux. Parce que j’en ai toujours été incapable. Les mots, ce n’est pas vraiment mon truc. « Je n’ai rien oublié. Pourtant, j’ai essayé. Tout serait plus facile, si je n’étais plus hanté par mon ancienne vie. Celle où j’étais valide et où mon corps ne me trahissait pas. Mais tout est différent maintenant. Je ne suis plus le mec de ce souvenir et je ne le serais plus jamais. » La douleur criante de cette vérité me transperce alors que je le dévisage, intensément. Je regrette sans doute de ne pas avoir profiter plus de la vie à ce moment-là. Quand il pouvait encore être à moi. Mais maintenant, c'est trop tard. Sa pitié me tuerait avant l'heure, alors c'est mieux comme ça. Même si tout en moi me crie de le retenir, de le forcer à rester avec moi.

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MessageSujet: Re: Release me (elijah)   Mer 20 Jan - 22:22

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Je peux lire dans son regard que pour lui le rôle que je tiens n'ai que poudre aux yeux. Comment mentir à celui qui me connait le mien ? Ma suffisance s'étiole avec ce sourire que je lui arrache. L'envie mimétique de faire de même me chatouille la mâchoire. Je me retiens. Il n'a plus le droit à mes sourires. Il ne mérite que mon ressentiment et ma colère. Mes poings se crispent dans mon dos car je sais qu'il va poser son regard sur mes mains. Quand nous étions encore ensemble, je passais mon temps à faire craquer mes doigts quand j'étais mal à l'aise ou que j'avais tout simplement une mauvaise nouvelle à lui annoncer. Mais, au final, bien-sûr qu'il m'a manqué. Je n'aurais aucune pudeur à piétiner mon égo et venir m'agenouiller au-dessus de son fauteuil et l'embrasser. Voit-il comme je me triture les lèvres tout en le regardant ? « Bien sûr que tu peux. Ce n’est pas parce qu’on a rompu qu’on doit se détester. » Mon cœur bat la chamade de cette communication retrouvée. Cependant, je n'abandonne en rien mon rôle de composition. « Moi, je t'ai jamais détesté, même si tu m'as jeté comme un chien. »  J'exagère légèrement. Cela a toujours été dans mon tempérament d'en faire trop. Je noircie le tableau, mais au moins j'arrête de me flageller J'oublie en un instant, cette rage à ces centaines de sms envoyés où je n'ai jamais eu de réponse. Moi, qui pendant longtemps, continué de penser que c'était de ma faute, que j'aurais du faire plus d'efforts. Lui, porter plus d'attention. Quel idiot j'ai été !

Nous partons tous les deux très loin. J’excise quelques regards vers lui pour essayer de deviner à quoi il pense. J'essaye de découvrir si j'ai encore ce pouvoir, si nous avons encore cette connexion. Je le vois s'arrêter sur son lit. Je me demande alors s'ils pensent à nous ? Ou peut-être il y a quelqu'un d'autre ? J'ai soudainement envie de sentir les draps pour chercher un parfum. J'ai cette pointe de jalousie qui ne faiblit pas. Trois mois c'est long pour le loup affamé qu'il pouvait être. Je me souviens de ces week-ends où nous passions notre journée au lit. Nous nous levions juste pour rapporter à manger à l'autre et pour soulager des besoins personnels. J'ai beau serrer ce pull, je ne pense plus qu'à l'idée de lui poser la question. Est-ce que tu vois quelqu'un ? Je me terre dans le silence et revient à notre souvenir commun. Je suis heureux de l'entendre me dire. « Comment oublier ce genre de souvenir ? » Je range délicatement ce pull dans la pile d'affaires que j'emmène avec moi. Je ne vais point le brûler ou m'en défaire. Je tiens trop à ce souvenir comme je tiens trop à lui.

« Je n’ai rien oublié. Pourtant, j’ai essayé. Tout serait plus facile, si je n’étais plus hanté par mon ancienne vie. Celle où j’étais valide et où mon corps ne me trahissait pas. Mais tout est différent maintenant. Je ne suis plus le mec de ce souvenir et je ne le serais plus jamais. » Sa douleur devient mienne. Je la sens transfuser à l'intérieur de mes veines palpitantes. Il m'a jamais parlé ainsi. Il n'a jamais parlé aux médecins ainsi. Je m'approche à pas feutrés comme si je m'approchais d'un fauve. Ma pitié derrière moi. Je préfère lui sourire à la place et lui parler à mon tour avec mon cœur. Je m'agenouille devant-lui et pose mes mains sur ses genoux. «  Tu as toujours été un mec à mes yeux. Mon mec. Ce fauteuil n'a rien changé pour moi. Ta virilité n'a jamais été dans ses jambes. C'était ta voix, ton regard, tout ce qui se dégage de toi qui ont toujours fait le travail. Tu m'as toujours désarmé grâce à ça sans même prononcer un mot. Tu crois que je te voyais plus comme un homme ? » Ma voix pourtant si claire s'enraille. Ma gorge se rétrécie et les mots qui se posent sur ma langue me gênent. C'est la tête baissée et le rouge aux joues que je finis par les prononcer. «  Tu m'excitais, Elijah. Tu me touchais plus, mais c'est pas pour cela que je me faisais pas plaisir en pensant à toi. Je n'imaginais personne d'autre que toi. Je n'avais pas besoin d'aller sur internet. J'avais ton image, ton parfum. Tu as toujours été mon fantasme et cela même après cet accident. Pourquoi, tu crois que je passais une heure dans la salle-de-bain matin et soir ? » J'ose retrouver son regard avec toujours cette gène dans mes expressions. Mes mains toujours sur ses cuisses. Je me pousse à ne pas remonter plus haut, mais mon esprit ne pense plus qu'à cela. C'est impudique. C'est gênant. Je suis un monstre.

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MessageSujet: Re: Release me (elijah)   Dim 24 Jan - 19:36

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Ce sujet brûlant me consume et je regrette de l’avoir lancé, de penser à nouveau au passé, comme si ça allait me permettre de récupérer ma vie. Me mettre à nu de cette façon, lui exprimer ce que je ressens vis-à-vis de ce corps que je ne supporte plus, ça ne me ressemble pas. Je me sens faible, face à lui, et cette idée me rend dingue. Mon regard se ferme et se glace. Je n’ai qu’une envie : le repousser loin de moi, à tout prix. Je sais que je ne pourrais pas supporter sa peine et ses bons sentiments. Je ne veux pas qu’il me cajole comme un enfant. C’est ce qui m’a détruit lorsque nous étions encore ensemble, mais je ne suis pas sûr qu’il l’ait compris. Lentement, il s’approche et je me crispe sur les roues de mon fauteuil. J’appréhende, j’anticipe et malgré moi, je crains le pire. Alors il me sourit et je retrouve le jeune homme enjoué qui a bousculé ma vie, qui m’a poussé à suivre mes désirs, pour le conquérir. Je ne voulais pas qu’il appartienne à un autre que moi. Et ça n’a pas changé. Même si j’ai volontairement tout gâché. A cette pensée, mon cœur se serre, mais je ne laisse rien paraître, tandis qu’il s’agenouille devant moi, ses mains posées sur mes genoux. J’aimerais qu’il cesse de me materner, qu’il se montre plus fort. Plus fort que moi.

«  Tu as toujours été un mec à mes yeux. Mon mec. Ce fauteuil n'a rien changé pour moi. Ta virilité n'a jamais été dans ses jambes. C'était ta voix, ton regard, tout ce qui se dégage de toi qui ont toujours fait le travail. Tu m'as toujours désarmé grâce à ça sans même prononcer un mot. Tu crois que je te voyais plus comme un homme ? » Jamais il ne m’avait dit ça. Peut-être parce qu’il n’avait jamais vraiment compris mon mal être, celui d’un homme maniaque du contrôle qui se retrouve incapable de contrôler son propre corps. Tactile à outrance, il savait à quel point j’aimais le dominer, me jeter sur lui pour le dévorer jusqu’à ce qu’il crie de plaisir. A quel point j’aimais bloquer son corps avec le mien. Possessif et fier, jamais je n’ai pu accepter de me retrouver privé de ce pouvoir, de ce besoin d’assouvir la passion et le désir qu’il éveille en moi. Depuis l’accident, nos ébats étaient devenus compliqués. Il n’y avait plus rien de naturel, de sauvage et de passionné. Son aide devenait un fardeau indispensable qui piétinait ma fierté et réveillait ma rage. Comment croire alors qu’il me voyait encore comme un homme après ça ?  

Le rouge lui monte aux joues alors qu’il s’apprête à se livrer à nouveau. De mon côté, je reste muré dans un silence pensant, rongeant ma colère, et ruminant ma douleur, comme si je cherchais à les détruire définitivement. «  Tu m'excitais, Elijah. Tu me touchais plus, mais c'est pas pour cela que je me faisais pas plaisir en pensant à toi. Je n'imaginais personne d'autre que toi. Je n'avais pas besoin d'aller sur internet. J'avais ton image, ton parfum. Tu as toujours été mon fantasme et cela même après cet accident. Pourquoi, tu crois que je passais une heure dans la salle-de-bain matin et soir ? » D’une certaine façon, l’idée d’être son fantasme et d’attiser encore son désir me rassurait quelque peu. Il est le seul à pouvoir me toucher cette manière, juste avec des mots, des regards. Le rouge qui lui monte aux joues , cette gêne dans son regard lorsqu’il croise le mien, me rappelaient alors à quel point il pouvait être sensible et attachant. 

«  Bien sûr que je me suis douté de ce que tu faisais dans la salle de bain. Mais ça ne me rassurait pas de savoir que tu devais te caresser pour assouvir tes désirs parce que je ne pouvais plus te prendre contre la paroi de notre douche, comme je le faisais tous les matins. A la place, j’étais fou de rage à l’idée de ne pas pouvoir te toucher sans que tu ne doives tout prendre en main… Coucher ensemble n’avait plus rien de torride, c’était devenu un calvaire où j’étais relégué à une passivité forcée qui ne me ressemble pas… Comment croire que tu pouvais encore me voir comme un homme après ça  ? Comme ton homme  ? Alors que j’étais incapable de te satisfaire, de te faire l’amour avec le même passion qu’autrefois. Tu vas me faire croire que ça t’excitait de coucher avec un mec incapable de se débrouiller sans ton aide  ?  » Je ne peux pas y croire. C'est plus fort que moi, même si ses mots ont percé ma carapace, même si je suis plus touché que je ne veux bien l'admettre, j'entends toujours cette voix qui me dit qu'il essaie juste de me rassurer, pour retrouver ce qu'on a perdu. Mais c'est impossible. Même si j'en crève de ne plus pouvoir le toucher, de ne plus l'avoir pour moi seul. Je sais que je ne pourrais plus partager avec lui ce qui nous faisait tant vibrer autrefois. Je ne suis plus que l'ombre de celui qu'il a connu et à présent, il n'y a que dans le monde virtuel que je redeviens enfin moi-même. Mais ce n'est pas la réalité, j'en ai conscience. Ce n'est qu'un jeu, aussi intrusif et dangereux qu'il puisse être. J'aimerais tellement pouvoir le croire et me dire que ce fauteuil ne change rien entre nous, mais c'est faux, il nous a détruit et il ne reste plus que des cendres de notre histoire, de notre passion. Je me consume, lentement, d'un désir que je ne peux pas assouvir pleinement. Et contre ça, il ne peut rien faire.

«  ça ne m’excitait pas. Ça me rendait dingue de ne plus pouvoir te toucher comme avant, de ne plus te donner du plaisir. T’allais finir par te barrer et par trouver mieux ailleurs.... Et ça je ne pouvais pas le supporter… »
Cette tension qui grandit entre nous réveille mes pulsions. La colère réveille cette envie de l’attraper, de l’embrasser, de le mordre… de goûter à nouveau aux plaisirs de la chair avec lui. Parce que ça me manque, parce qu’il m’excite toujours autant… Comme aucun autre. Mais toutes ces barrières qui se sont dressées entre nous résonnent dans mon esprit et je sais que je serais frustré… Mon incapacité à me jeter sur lui, à me débrouiller seul pour lui donner du plaisir va à nouveau me rendre dingue. Mais c’est bien l’excitation qui gonfle dans mon boxer et déforme mon pantalon, sans que je ne puisse la contrôler. Tout est de sa faute. Pourquoi est-il venu chez moi ? Pour me narguer, me mettre à l'épreuve ? comme un fruit défendu qui serait posé juste devant moi, sans que je ne puisse le toucher.  

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MessageSujet: Re: Release me (elijah)   Mer 27 Jan - 10:12

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Stannis Conrad  & Elijah Wellington.



Les larmes auraient déjà couvertes mes joues si je ne m'accrochais pas désespérément à être différent : à être plus fort. J'ai toujours osé les larmes, pénétrant mon âme et pourtant j'ai tant supplié qu'elles baissent leurs armes. Elles ont toujours roulées sur mes joues comme des billes lascives. Ma mère m'avait toujours répété que j'étais trop sensible pour ce monde. Cependant, j'en avais assez qu'on me répète : Tu pleures car tu as tord ! Il était temps de changer, de casser ces axiomes. Je n'allais pas pleurer devant Elijah, même si l'émotion était là. Je voulais lui démontrer que je pouvais moi aussi être un homme. Et, cela même si dans ma poitrine mon cœur saignait d’entendre sa tristesse et sa frustration posées sur des mots.

«  Bien sûr que je me suis douté de ce que tu faisais dans la salle de bain. Mais ça ne me rassurait pas de savoir que tu devais te caresser pour assouvir tes désirs parce que je ne pouvais plus te prendre contre la paroi de notre douche, comme je le faisais tous les matins. A la place, j’étais fou de rage à l’idée de ne pas pouvoir te toucher sans que tu ne doives tout prendre en main… Coucher ensemble n’avait plus rien de torride, c’était devenu un calvaire où j’étais relégué à une passivité forcée qui ne me ressemble pas… Comment croire que tu pouvais encore me voir comme un homme après ça  ? Comme ton homme  ? Alors que j’étais incapable de te satisfaire, de te faire l’amour avec le même passion qu’autrefois. Tu vas me faire croire que ça t’excitait de coucher avec un mec incapable de se débrouiller sans ton aide  ?  » Mes mains rebroussent le chemin qu'elles ont eu tant de mal à gagner. Mes doigts s'arrêtent sur le bout de ses genoux. Je n'ai jamais été un combattant dans cette vie. Ce rôle est celui de Telemaque. Ici, j'ai toujours fui les conflits et les éternelles explications. J'étais celui qui devant les colères d'Elijah baissait la tête et préférait m'emmurer dans un silence presque religieux. Mais, ici, je ne veux pas fuir. Je veux lui hurler qu'il a tord. Mes doigts se crispent et finissent pas remonter et se poser sur ses cuisses. Il ne peut les sentir, mais il peut les voir. Il peut voir que je n'abandonnerais pas, que je suis toujours là et même s'il m'a brisé le cœur.

«  ça ne m’excitait pas. Ça me rendait dingue de ne plus pouvoir te toucher comme avant, de ne plus te donner du plaisir. T’allais finir par te barrer et par trouver mieux ailleurs.... Et ça je ne pouvais pas le supporter… » Je sais que je pourrais lui offrir ma complaisance et lui dire qu'il a tord, mais cela j'ai déjà prononcé ces mots par le passé. Cette peur que j'aille voir ailleurs, j'ai de nombreuses fois essayé de le rassurer quand nous allions en thérapie. J'aimais sa brutalité et sa façon de me faire l'amour, mais uniquement car c'était ces mains qui s'accrochaient à mes cheveux pour me tirer en arrière avant que nous ne fassions plus qu'un. Mon cœur s'emballa - difficile d'aller à l'encontre de soi-même. Je laissais mon alter-égo aux commandes, c'était bien plus facile pour moi. Comme si à présent j'étais devant un écran et que Elijah ne soit plus qu'un amas de pixels.

«  Et, tu crois qu'en me touchant pas et en ne faisant rien, cela allait arranger les choses ? En faite, je suis trop con, si j'avais su que tu deviendrais cette loque. J'aurais du allé me faire sauter par Aidan, le prof de Physique qui me fait du gringe depuis des mois. Ah, je t'avais pas dit ? Mais, il m'avait invité à diner chez lui une fois. Je pense que si j'étais allé, je n'aurais pas mangé que solide si tu vois ce que je veux dire.  Mais, oui, j'ai compris ! Tu n'as pas perdu tes jambes dans cet accident, mais ta paire de couilles. Pourtant, je les aimais ses couilles. » Mes mains hésitent. Mon cerveau me hurlent d'agir dans l'instant, mais tout cela c'est pas moi. Je ne suis pas ce genre de garçons. Je suis pas du genre offensif ou à prendre les choses en main. Pourtant, mes doigts remontent jusqu'à ses hanches et bifurquent de façon pernicieuse. Je serre un instant ces attributs que je connais et cela même à travers les vêtements. Je relâche mon emprise et recule. Je me lève et je me sens un peu étourdi devant cette audace qui est mienne, mais je n'abandonne pas et je plonge mon regard dans le sien, tout en croissant les bras contre mon torse.

«  En faite, j'ai compris, tu es devenu une pleureuse ? Il est ou le Elijah qui n'avait peur de rien ? Celui qui m'a pris dans ce cinéma bondé en plein milieu du film alors que je n'arrêtais pas de lui dire d'arrêter et qu'on allait nous voir ? Mais, tu sais, c'est très facile, si tu veux devenir une fille à présent, je peux t'aider dans ta transformation. Mais, commençons déjà par ta garde robe. » Je me tournais avec emportement vers notre son dressing. Je sortis une première chemise et je le déchirais en deux à main nus. «  Pas besoin, les tops c'est mieux si tu veux mettre en valeur ta future paire de seins.» Les vêtements volèrent derrière moi. Je continuais, car m'attaquer à ses habits étaient plus facile que m'attaquer à Elijah. C'était salvateur. Chaque vêtements que j'attaquais me faisait me sentir mieux. Je respirais à nouveau. J'étais cruel et je me détestais de faire vivre cela à Elijah, mais c'était peut-être ce qu'il avait besoin d'entendre ? Qu'on arrête de le plaindre et qu'on le secoue enfin.


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MessageSujet: Re: Release me (elijah)   Jeu 11 Fév - 2:51

RELEASE MY BODY
Stannis Conrad  & Elijah Wellington.



Une part de moi aurait voulu qu'il parte, qu'il me laisse me détruire seul si ça me chante. C'est ma vie après tout. Et si douloureux que ça puisse être, il n'en fait plus partie à présent. Il peut avoir une vie meilleure et bien à lui, loin de moi. Pourquoi il n'en profite pas ? Pourquoi il ne réalise pas que notre bonheur est mort ? Ça me rend dingue. Le passé est un vrai poison pour nous deux. «  Et, tu crois qu'en me touchant pas et en ne faisant rien, cela allait arranger les choses ? En faite, je suis trop con, si j'avais su que tu deviendrais cette loque. J'aurais du allé me faire sauter par Aidan, le prof de Physique qui me fait du gringe depuis des mois. Ah, je t'avais pas dit ? Mais, il m'avait invité à diner chez lui une fois. Je pense que si j'étais allé, je n'aurais pas mangé que solide si tu vois ce que je veux dire.  Mais, oui, j'ai compris ! Tu n'as pas perdu tes jambes dans cet accident, mais ta paire de couilles. Pourtant, je les aimais ses couilles. » Surpris, j'écarquille les yeux. Il ne m'a jamais parlé de cette façon auparavant. Et pourtant, je l'avais souvent mérité, mais généralement, il se mettait simplement à pleurer. Ce qui me rendait malade. Parce que sa faiblesse m'écrasait mais aussi parce que je détestais lui faire du mal. Alors je devrais être satisfait qu'il me fasse enfin payer mes maladresses et qu'il me tienne tête, mais je suis trop perturbé pour m'en réjouir. Avant même que je ne puisse réagir, il s'empare de mes parties génitales à travers mon jean et les empoigne comme s'il cherchait à me castrer. Malgré moi, je sens la rage - et l'excitation ? - monter et je serre les dents, tentant vainement de me contenir. Après m'avoir lâché, il recule et me fixe, les bras croisés. Sa colère fait écho à la mienne et je ne sais pas quoi penser.

«  En faite, j'ai compris, tu es devenu une pleureuse ? Il est ou le Elijah qui n'avait peur de rien ? Celui qui m'a pris dans ce cinéma bondé en plein milieu du film alors que je n'arrêtais pas de lui dire d'arrêter et qu'on allait nous voir ? Mais, tu sais, c'est très facile, si tu veux devenir une fille à présent, je peux t'aider dans ta transformation. Mais, commençons déjà par ta garde robe. » Mais de quoi il parle bon sang ? En quoi ma réaction fait de moi une femme ? Il perd la tête ! La pleureuse, ça a toujours été lui. Mais il ne me laisse pas le temps de lui rétorquer quoi que ce soit, puisqu'il ouvre déjà mon dressing pour en sortir une de mes chemises préférées afin de la déchirer en deux à mains nues. «  Pas besoin, les tops c'est mieux si tu veux mettre en valeur ta future paire de seins.» Fou de rage, je le vois vider progressivement ma garde-robe pour saccager chacune de mes fringues, une par une. J’y tenais à ces chemises, à ces jeans, à mon look qui était pour ainsi dire la seule chose de mon ancienne vie que j’avais pu garder. Être dans ce fauteuil ne m’avait jamais empêché de porter ce que je voulais, j’avais juste l’air moins sexy dedans. Simplement parce que les fauteuils n’avaient jamais été un accessoire très approprié pour attiser le désir d'un partenaire quel qu’il soit.

Ne tenant plus, je m’avance rapidement vers lui, faisant grincer mon fauteuil alors que je roule sur ses pieds sans ménagement. « Sale con ! Lâche ça tout de suite ! Pour qui tu te prends ?! » Hurlant presque, j’agrippe son tee-shirt, afin de l’attirer vers moi, sans ménagement. Ma colère est si intense qu’il tombe à genoux et avant que je ne puisse  me rendre compte de ce que je suis en train de faire, je rapproche mon visage du sien, plus menaçant que jamais. « T’es venu pour m’insulter ? Détruire mes affaires ? Me rabaisser ? Je n’ai peut-être plus mes jambes, mais je ne te laisserai pas me marcher dessus pour autant ! T’es chez moi ici ! » Alors que j’ai toujours voulu qu’il me tienne tête, à présent qu’il me provoque et m’affronte enfin comme il se doit, je n’ai plus qu’une envie : avoir le dessus sur lui et le faire taire avec férocité. Resserrant mon emprise sur son tee-shirt, je rapproche mon visage du sien, le regard assombrit par la rage qu’il éveille en moi. Je pourrais sans doute le frapper, mais quelque chose me retient. Un désir ardent qui me consume sans que je ne puisse le contrôler. Rien n’est plus excitant qu’une joute bestiale avec la personne qui nous fait perdre tout contrôle. Avec le seul homme qui compte vraiment. Le seul qui ait vraiment compté. Les autres ne sont que des ombres, des silhouettes sans visage, des désirs fugaces, vite satisfaits, vite oubliés. Mais il y a une odeur qui reste encrée dans ma peau, un regard qui me désarme autant qu’il me dévore. Je le hais au moins autant que je l’aime. Parce que je ne sais pas aimer autrement.

« Si tu en meurs d’envie, laisse Aidan te baiser… Tu ne seras pas la première petite salope qu’il invite chez lui, c’est sa spécialité… Je le connais depuis l’université, tu ne m’apprends rien. Il aime prendre et salir ce qui est à moi. Cette fois, je ne le raterai pas. » La jalousie est sans doute le pire de mes vices. Et quoi que je puisse dire… Stannis serait toujours à moi. J’aurais beau le repousser, le larguer, déverser tout mon venin sur lui… Je suis incapable de le laisser réellement disparaître. Je l’ai dans la peau et ça me détruit lentement. Parce que je ne peux pas l’aimer, pas sans l’entraîner dans ma descente aux enfers. Cette idée me rend fou… au moins autant que de le perdre. « Tu veux vraiment qu’il te baise ? Qu’il te touche ? » Ma main libre se glisse sous le tissu, effleurant sa peau sans aucune pudeur. Je suis en terrain conquis, je connais son corps par cœur, chaque aspérité, chaque recoin… Pourtant, mon souffle s’accélère alors que mes doigts s’égarent sur le velours chaud de sa peau et j’imagine son corps d’homme tendu vers le mien, offert comme il l’était autrefois et une violente vague de désir me submerge malgré moi. Suivant mon instinct, je capture ses lèvres avec rage et ma langue trouve la sienne avec une passion non dissimulée. Emporté par la fougue de ce baiser, j’en oublie presque que je ne l’ai pas touché aussi intimement depuis des mois. Et je retrouve ce que j’ai pu ressentir quand il était encore à moi, quand d’un seul regard je l’attirais contre moi, l’emprisonnant de mon corps. « Je ne serais jamais une femme, une pleureuse comme toi... Et tu vas devoir payer pour avoir saccagé ma garde-robe, p’tit con… » Pourtant, je ne pense déjà plus à mes fringues, du moins pas pour le moment. A cet instant, j’ai envie de lui, comme jamais, et l’entendre gémir de plaisir devient presque vital.

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