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S'inscrire au DARWIN'S GAME, c'est montrer de quoi nous sommes capables et prouver que nous sommes l'avenir. Une seule regle : survivre. A partir de maintenant, c'est chacun pour soi. Nous devons oublier qui sont nos freres, nos femmes, nos amis, parce qu'aujourd'hui ils sont nos ennemis. Tuer ou etre tue est notre seule motivation. Le jeu debute.



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 Une chatte sur un toit brûlant
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MessageSujet: Une chatte sur un toit brûlant    Sam 16 Jan - 1:22
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La veille, il accepte machinalement en hochant du menton. Le matin, on le tire du lit avant le lever du jour. D'abord, les deux mains l'empoignent fermement et, sous l'impulsion de sa frayeur, il ramène les coudes sur ses flancs des fois qu'une dague voudrait s'y loger. Puis l'emprise s'adoucit – probablement alertée par sa rigidité réflexe et le sifflement animal de ses lèvres – sans le relâcher : « Hola, dit la voix qui le tient. Du calme, l'ATOM. » La lumière artificielle (d'une lampe à huile ?) filtre sous ses paupières et le crâne hirsute, un visage maculé de poussières, de peintures et de pénombres, lui apparaît plus clairement au fil des secondes. « Nightingale attend après toi. » « Qui ça ? maugrée l'autre en se frottant les yeux. » Talamasca mâche sa langue, de la mauvaise humeur et un manque de sommeil incroyable pour lui couler dans la nuque. A sa lenteur d'esprit, on rétorque en le mettant sur ses deux jambes. « Vainqueur de l'Arène, armure noire, un arc plus grand qu'toi et le genre qu'on n'emmerde pas en étant en retard, commente sobrement celui qui ne peut être qu'un GAIA. Nightingale, il conclut comme on argue l'évidence. » « Évidemment, dit l'aspect pince-sans-rire de l'ATOM. » L'obstination résolument butée, Talamasca se masse les épaules et les reins en sondant son environnement immédiat. En dehors du gaillard, il n'y a que sa couche, un arrière-local et une caisse probablement remplie de merdes sans intérêt vu le cloaque où on l'a relégué. Hier soir, il n'a fait aucun commentaire sur sa chambrée. Il est seul, a priori en sécurité, et il n'a vu aucune objection à son isolement du reste de l'usine. Certains étaient d'avis de l'enfermer dans une cellule et de l'y laisser pourrir, alors... Néanmoins, au petit réveil, son lieu de vie temporaire paraît d'une tristesse et d'une pauvreté qui ferait peine à Chicago. Il met longtemps à balayer cette fortune mal-estimée – providentielle, lorsqu'il pense au chantier naval et à l'accueil qu'on lui aurait fait malgré sa victoire dans l'Arène. En conséquence, enfin, il accepte de planter son regard dans celui du GAIA. « Ouais, ouais. Allons-y. »

Le terrain d'entraînement est une véritable découverte pour Talamasca. Ce que Vincent ne pratique pas, il ne l'a pas davantage appréhender auprès des ATOM. S'exercer paraît d'une futilité naïve, encore maintenant. Il n'est que son passage à la rapière du Jour de l'Unité pour altérer cette certitude : il était si dépourvu, si vulnérable, apprêté pour la mort la plus rapide et la plus stupide de l'histoire de l'Humanité. Talamasca, comme tous les autres, s'était senti si faible, sidéré par la peur autant que galvanisé par l'envie de vivre. Il est certain d'avoir compté sur la chance, et son sentiment est accru par la demi-douzaine de GAIA qui l'entoure et qui forme le contingent à former de ce début de journée. La terre frappée par les pas est couverte des premières lueurs de l'aube. Dans peu de temps, une lumière décente ouvrira leurs iris et éclairera la visée de leurs tirs. Pour le moment, ils se distinguent les autres (uniquement des GAIA, à l'exception de l'étranger sur le passage duquel on s'écarte prudemment) et la plupart échange quelques mots fébriles – tous en ont après l'Arène. En revanche, on n'en a peu pour le champion des ATOM. On a vu ce qu'il fait. Le sang d'Eivind est quasiment dans ses paumes lorsqu'il croise leurs billes curieuses et affairées. Ça n'efface pas sa tentative de meurtre contre Isaÿr, durant l'épisode trop fameux du théâtre. C'est bien tout ce qu'on sait de lui. Ça suffit bien. « Qu'est-ce qu'y'a ? cingle Tala en se croisant les bras sur la poitrine – un air qui ne parvient pas à démentir sa frêle carrure. J'peux vous refaire la tronche avec une barre de fer, s'il y a que ça... »
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MessageSujet: Re: Une chatte sur un toit brûlant    Lun 18 Jan - 0:56
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Assise dans un coin de l'usine, Nightingale réfléchissait tout en faisant des flèches. Les taillants avec précisions et soins pour les rendre absolument parfaites. La moindre imperfection et jamais elles n'atteindront le cœur de ses ennemis. Les GAIA et les ATOM avaient gagné dans l'arène, les précieuses caisses d'armes feront la différence entre victoire et défaite. Ils ne pouvaient pas perdre de toute façon. Il ne le pouvait pas. Ils étaient les plus méritants à ses yeux et elle ne disait pas cela parce qu'elle était GAIA. Hormis quelques exceptions, ces deux équipes représentaient tout ce qu'il y avait de négatif dans l'homme. Ayant été victime du sadisme humain : on ne pouvait pas dire qu'elle était pour ces kidnappings, ces tortures et tout ce qui en découlait. Elle les trouvait lâches de faire une telle chose. Oui. Elle avait tenté de fermer les yeux, que cela soit dans le jeu ou bien dans la vie réelle, mais elle n'arrivait pas à dormir sans prendre ses médicaments. Astrid ne voulait pas devenir accro, alors, elle accentuait son état de fatigue en se connectant. Et puis, aujourd'hui, elle devait entraîner Talamasca. Sa performance dans l'arène n'était pas passée inaperçue. Certes. Il était banni des ATOM et avait tué Mera. Une chose impardonnable et elle trouverait le moyen de lui faire comprendre que la prochaine fois, elle lui arracherait ses dix vies. Se relevant, elle rangea les flèches dans le carquois, passa la bandoulière sur son épaule et une fois son arc à la main se dirigea vers la salle d'entraînement. Saluant les GAIA présents, certains venaient déjà la voir pour lui demander des conseils tandis que d'autres allaient chercher le nouvel arrivant.
Les minutes défilèrent, toujours pas de signe de cet apprenti. Soupirant, ne supportant pas attendre, Nightingale passa le temps en visant des cibles, tentant de fendre la flèche précédente avec une nouvelle. Un peu à la Rebelle dans le Disney. Elle réussissait plutôt bien se défi, ce qui lui arracha un sourire. La voix cinglante du nouveau champion s'éleva derrière elle. Se retournant, elle garda son bras armé pour lâcher sa flèche qui allait se planter aux pieds de l'ATOM.

« Et tu seras empalé en moins de temps qu'il faut pour dire DARWIN'S GAME. On ne fonctionne pas avec des menaces ici. On n'est pas chez les CAHO ou bien les ESHU. Ce n'est pas comme ça que tu vas te faire accepter ici Talamasca. Tu n'es pas en territoire ennemi ici, tu es chez des alliées. Agis comme tel s'il te plaît... »

S'approchant vivement de lui, elle se baissa pour ramasser la flèche et la reposer dans le carquois.

« Nightingale, garde du corps d'Isaÿr. Pas la peine de te dire que la prochaine fois que tu attentes à la vie de mon chef, je te défonce : ATOM ou pas ATOM. »


Un sourire fendit son visage, conscient qu'elle ne faisait pas une bonne impression. Que voulez-vous... La GAIA était à cran ces derniers temps.

« Félicitation pour ta victoire dans l'arène. Tu devrais faire de la barre de fer ton arme de prédilection, tu sais ? »

Ayant fait un effort pour détendre l'atmosphère, elle avait gardé son sourire sincère. Parce qu'être champion représentait quelque chose de gratifiant dans le jeu. Pour son équipe. Entre ce statut et sa promesse : Nightingale se tenait à carreau. Oui. Si elle n'avait pas promis à Mera ce terrible soir où elle l'a empêché de torturer ses bourreaux qu'elle ne ferait jamais déshonneur à son équipe : Nightingale serait déjà dans la forêt à la recherche d'ennemis.

« Prêt pour ta première leçon ? Tu préfères corps à corps ou bien arme de jet pour commencer ? »


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Dernière édition par Astrid Jallek le Lun 18 Jan - 23:24, édité 1 fois

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MessageSujet: Re: Une chatte sur un toit brûlant    Lun 18 Jan - 13:46
Il y a encore peu de temps, on le jaugeait, on l'estimait sans s'attarder plus d'une poignée de secondes – on était incapable de croire que Talamasca l'ATOM, bâti comme il était, stupide comme il le paraissait, soit en mesure de tuer Isaÿr. Ce matin-là, après l'Arène et cerné de GAIA plus expérimentés que lui, on le considère plus longuement... On évalue les chances qu'il s'empare d'une arme (ridicule, inutile, lourde et peu pratique – une barre de fer, peut-être ?) et qu'il fracasse un crâne. Il en paraît capable. Et il est assez fou pour cela, quoi qu'on sache réellement, ce qu'on en dit y suffit largement. Il ne s'habitue pas à ce crédit. C'est tant mieux, en un sens, parce que tout le monde n'a pas cette crainte nouvelle. Ça ne prend pas non plus sur Nightingale, dont les éclats de voix, sifflants comme des balles, hachés comme des coups, le font planter ses billes fatiguées, irritées, dans les siennes. « J'ai compris le message, il dit lentement. » La flèche qui lui lèche les orteils n'est pas étrangère à sa récente docilité. Il a envie de répondre, de répliquer comme un adolescent (pire, comme un môme salement éduqué), qu'il menace qui il veut, qu'il n'a pas l'ambition de se faire accepter, qu'il n'a pas d'alliés et, surtout, qu'il est en territoire ennemi aussi longtemps qu'on tire des traits à ses pieds. Quelque chose lui dit que la GAIA ne goûtera pas son humour (il détermine qu'elle a l'humour d'une pierre, plus ou moins un gravillon). Quelque chose lui dit qu'elle le tuerait pour faire l'exemple de son autorité sur tous les autres. Ceux-là ne les lâchent pas des yeux, à quasi estimer qui, le premier, sortira son couteau. Ce ne sera pas lui, déshabillé et désarmé dès son arrivée à l'usine, deux jours plus tôt. Ils sont sa seule protection nécessaire, a-t-on dit. Et ses alliés. Talamasca s'est rattaché à l'image de Lagertha pour le croire, exactement comme il le fait maintenant que Nightingale se précipite jusqu'à lui, arrachant sa flèche à la terre. « Garde du corps d'Isaÿr. » Un rictus éclôt dans son crâne et il est à presque-rien de la féliciter pour son succès dans cette tâche. Comme de lire dans ses pensées, elle l'en dissuade sèchement : « La prochaine fois que tu attentes à la vie de mon chef, je te défonce. » « Enchanté, je suppose. » Aucune ironie n'embaume ses mots. Ces politesses lui déplaisent spécialement. Il n'aime pas Nightingale, il l'a décidé il y a quinze minutes – lorsqu'on l'a réveillé. Mais, plus que tout, elle l'effraie. Elle est toutes les raisons qu'il a de croire que sa survie à l'usine ne tient qu'à une volonté divine.Si elle essayait, elle le briserait. Il serait incapable de vaincre, et surtout incapable de lutter. Il lui faudrait, quoi ? une minute. Cette angoisse lui provoque de la haine pour son maître d'armes. Alors il dénigre ses félicitations et piétine le sol quand elle l'interroge et lui offre même du choix. Cette détente soudaine ne parvient pas à le gagner. Talamasca n'est pas certain de vouloir savoir combien il est facile de le tuer et de combien de manières il est possible de le faire... « Je sais pas, entonne-t-il avec sarcasme pour se chasser la peur. Quel truc (et par « truc », il entend manifestement arc, phalanges, arbalète, caillou, balle, carreau, cocktail molotov, flèche, sans distinction) ne risque pas de m'tuer juste en essayant ? » Consciemment, il décoche un sourire brûlant à la GAIA. « Je crois qu'on est tous un peu conscient que si Eivind n'était pas con comme une remorque, j'aurais eu autant de chance de le buter que de m'enfoncer cette barre dans le cul... alors, au niveau zéro de tout, mon capitaine, se plante-t-il au garde-à-vous face à Nightingale, vous proposez quoi ? » Tout ce qu'il sait faire, c'est se battre pour survivre et, par là, il faut entendre lorsqu'il est acculé par la mort. Si c'est du corps-à-corps, alors il a peut-être quelques bases. Mais c'est tout.
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MessageSujet: Re: Une chatte sur un toit brûlant    Lun 18 Jan - 23:23
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Nightingale avait applaudi les coups de grâce de Lagertha et Talamasca dans l'arène. Elle avait ressentit cette fierté déjà vécue une fois lors de son JDU. Pourtant, elle n'oubliait pas que l'ATOM avait tenté de tuer Isaÿr. Que celui qu'elle allait entraîner était un danger. Étrangement pourtant, Astrid avait convaincu son personnage de lui laisser une chance. Toute violence pouvait être canalisée. Si Mera avait accepté qu'il dorme dans le QG, cela voulait dire qu'elle lui avait « pardonné » n'est-ce pas ? La GAIA ne le savait pas. Elles n'avaient pas eut le temps d'en parler. Cela semblait faire une éternité qu'elles n'avaient pas passée un moment ensemble... Durant le Jour de l'Unité, elle avait cru pouvoir avoir un moment avec son chef, cependant, la rapidité de l'Arène n'avait pas laissé beaucoup de temps. Regardant arriver le nouveau champion, ses remarques la firent réagir. Les plus jeunes autour prenaient ses paroles aux sérieux. Elle n'avait pas d'autorité ici, elle n'avait pas un poste haut placé dans l'équipe. Cependant, Nightingale n'avait pas hésité à laver l'honneur de Taz en provoquant en duel sa meilleure ennemie. Elle avait le sens de l'honneur. Lâchant une flèche à ses pieds, elle annonça la couleur. Elle n'était pas réellement ici avec lui pour faire copain, copain, le prendre par la main tendrement et l'emmener dans les bois chercher la pitance du soir. Night était là pour lui apprendre à se battre. Nul doute que les deux perdants de l'Arène allaient vouloir se venger. Smash l'avait fait après tout. Elle voulait simplement préparer l'ATOM à cette éventualité. En se présentant, elle voulait mettre les choses au clair. Entre eux, cela pouvait bien se passer, à condition qu'il tienne sa langue dans sa poche. Qu'il se taise, qu'il ne soit pas insolent.
Pourtant, son visage austère, dure, laissa une risette apparaître lorsqu'il affirmait être enchanté. Le Lieutenant était dur. Elle l'était comme avec ses hommes il y a un an et demie de cela. Ne rien leur laissé passer les avaient rendus meilleurs. Le voyant regardé, le sol lorsqu'elle lui demanda par quoi il voulait commencer : Nightingale avait compris qu'elle avait devoir choisir pour lui.

« L'arc. Tu restes loin de tes ennemis. »


Elle répondit à sa première question avant de rire en l'entendant parler du CAHO. Si elle ne relevait pas ces paroles, c'est parce que Heath l'avait sorti du pétrin une fois. Si elle ne relevait pas ces paroles, c'est parce que Heath l'avait sorti du pétrin une fois.

« L'Arène change les règles du jeu, les lois des deaths matchs. Ce n'est pas parce que tu n'es pas un combattant dans le jeu que tu ne peux pas gagner le Jour de l'Unité. Tu en ais la preuve. »


Nightingale s'était fait plus gentille. S'approchant des cibles, lui faisant signe de la suivre : elle attrapa son propre arc pour montrer la position à tenir. Délicatement, elle posa sa main artificielle sur la poignée, puis avec sa main valide attrapa la corde pour la pincer et la tendre. Jetant un coup d'œil à Talamasca, elle relâcha ses muscles et reposa son arme au sol avant de lui tendre un qu'elle avait fait pour les nouveaux GAIA.

« Bien. Tu ne veux pas serrer trop la poignée. Sinon tu vas te fatiguer pour rien : elle peut tenir toute seule. » Commença-t-elle en se permettant de positionner ses mains sur l'arc. Prenant son autre main, elle les plaça sur la corde : « Concentre plutôt ta force sur la corde. » Levant son coude, elle expliqua : « Tes phalanges doivent effleurer la commissure de tes lèvres : c'est le seul moyen d'avoir une vision parfaite. »

S'éloignant, elle regarda sa position, la corrigea un petit peu avant de sourire :

« Plus ta position sera parfaite, plus il sera facile de faire mouche. »


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MessageSujet: Re: Une chatte sur un toit brûlant    Mar 19 Jan - 9:38
De toutes les armes mises à disposition de son entraînement (ou plutôt exactement de son initiation) aux premières lueurs de l'aube, l'ATOM n'aurait probablement jamais opté pour l'arc en premier choix. C'est une arme gigantesque, simpliste en apparence et néanmoins complexe dans son usage. De toute ses vies de jeune joueur, Talamasca n'a jamais vu personne s'en emparer et aussitôt s'accomplir dans le meurtre. A la différence d'un AK-47, il ne suffit pas de le trouver dans le fond d'une caisse et d'y trifouiller l'espace d'un quart d'heure pour pouvoir exploser une poitrine – y compris par chance ou par hasard. Même lorsqu'elle argue la distance raisonnable qu'il est possible de mettre entre soi et ses ennemis, l'ATOM affiche une moue dubitative, presque ironique. L'arc, c'est d'abord une mécanique aussi sophistiquée qu'une centrale nucléaire : fondamentalement, il sait comme ça fonctionne mais, dans les faits, il est incapable de manipuler la bête. « C'est drôle, commente-t-il avec raideur. J'ai une autre technique qui permet de rester loin... » Les regards qu'on jette à son encontre le font taire. Pourquoi ne veut-il pas comprendre qu'on ne plaisante pas, ici ? Pourquoi ne souhaite-t-il pas la boucler, simplement, et profiter de la leçon apparemment exceptionnelle que veut lui prodiguer la garde du corps personnelle d'Isaÿr, chef incontestée des GAIA ? Bien qu'il se sache capable de supporter les billes figées sur lui des GAIA dévoués, presque dévots, Talamasca se pince les lèvres et se renfrogne. Très bien, la leçon.

Il sait que c'est l'arc est l'arme de prédilection de nombre de GAIA – chasse et furtivité obligent. Il a compris de même que c'était l'arme favorite de Nightingale et, lorsqu'on la voit l'employer, il ne fait aucun doute de pourquoi. « Ce n'est pas parce que tu n'es pas un combattant dans le jeu que tu ne peux pas gagner le Jour de l'Unité, explique-t-elle après un éclat de rire (l'ATOM ne sait pas si elle se moque de lui ou s'il s'est finalement trompé sur son humour, mais reste qu'il est piqué dans sa chair et qu'il est près d'informer tout son auditoire des autres fois où, bien que ce n'était pas le Jour de l'Unité, il a buté ce terrible bouffon d'Eivind). Tu en es la preuve. » « Euh... merci ? » C'est le compliment le plus vexant de l'Histoire mais Talamasca choisit de garder ses nouveaux mouvements d'humeur pour lui. Il a du mal à fixer ses avis, et il compense immédiatement par une attention véritable. Il suit la GAIA dans chacun de ses gestes, incline la tête à quelques occasions et, pour dire la vérité, reste soufflé par la facilité avec laquelle elle bande son arc et qu'elle décoche sa flèche. C'est d'une rapidité incroyable, à plus forte raison parce qu'elle décompose son mouvement. Ça laisse envisager sa célérité en situation réelle... Sans qu'il l'admette, Talamasca est un peu désarçonné lorsqu'elle lui confie finalement un arc. Il est léger. Il devine néanmoins qu'il est plus lourd qu'un véritable arc de combat. Quand il le soulève, aidé par les corrections de Nightingale, il sait que le renforcement de ses muscles, ainsi sollicités, ne prendrait que quelques semaines d'un entrainement accru. Après un tel gainage, une tension perpétuelle et la corde qu'il faut tirer jusqu'à la pulpe des lèvres, manipuler une arme plus leste doit être délicieux, et facile. Son bonheur est gâché : à plusieurs reprises, la GAIA le touche et, même s'il sait que c'est là la manœuvre qui veut l'améliorer, il ne peut s'empêcher de frissonner avec distance. Lorsqu'elle semble un peu plus satisfaite, elle s'éloigne suffisamment pour qu'il lui trouve un sourire. Ça le fait sourire en retour et, machinal, il se détourne, tout arc bandé, en sa direction. « T'as pas conscience de mon manque total de... » Il n'a pas le temps de finir, et la mire est loin de caresser la silhouette de Nightingale. N'empêche, trois GAIA se sont jetés sur lui et, avant qu'ils n'aient pensé – quoi, au juste ? - le maitriser, Talamasca a tout lâché sur le sol et levé les mains en l'air. Il tenait si difficilement la corde contre sa joue que l'arc a rebondi avec paresse dans la terre battue du terrain d'entrainement. « J'allais pas la buter avec une flèche à bout pourtant ! gueule l'ATOM avec de grands gestes furieux. Je suis quand même pas si con ! » Devant une tentative de meurtre qui aurait été bien piteuse, les GAIA eux-mêmes doivent réaliser leurs surplus de zèle. Ils mettent cependant quelques secondes supplémentaires à se détendre et à rejoindre leur position d'élèves, en rang, un peu plus loin. « Vous êtes des gros tarés... » Ce qu'il a fait à Isaÿr – à Mera – mérite sûrement qu'on le suive à la semelle, mais cette attention excessive, et prédatrice, lui pèse à chaque heure qu'il passe à l'usine. Lentement, il ramasse l'arc, la flèche. Il reprend position. « Je vais peut-être faire mouche dans un de tes gars, là, dit-il à l'adresse de Nightingale. Faudra pas se formaliser, plaisante l'humour grinçant de l'ATOM sans animer de sourire, ce sera juste pour m'entraîner à chasser le DÉBILE MENTAL. » Oh, pour sûr, ils ont tous très bien entendu.
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MessageSujet: Re: Une chatte sur un toit brûlant    Mer 20 Jan - 18:53
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Nightingale avait choisi l'arc, non seulement cela était son arme de prédilection : celle pour laquelle elle n'était pas mauvaise, mais en plus, cela était de sa faute s'il n'était pas content. Elle lui avait donné l'opportunité de prendre une décision, il ne l'avait pas saisi. Tant pis pour lui. Elle était ici pour lui apprendre à se battre et non pour parler. Pour beaucoup, l'arc était une arme de faible, qui n'avait peut-être pas sa place dans DARWIN. Pourtant, la GAIA n'était jamais à cours de munitions puisqu'elle pouvait refaire des flèches ; l'arme ne faisait pas de bruit : elle pouvait donc surprendre ses ennemis ; et la précision de cette dernière était bien meilleure qu'une arme à feu en raison de l'absence du recul. Certes, sa décision de baser sa façon de se battre avait été influencée par le savoir faire d'Astrid, mais au-delà de cela : évoluer dans la forêt pouvait s'avérer dangereux quand vous faisiez trop de bruits. C'est pour cela que jamais les CAHO ou bien les ESHU ne pourraient survivre dans cet environnement hostile. Les joueurs qui les entourent ne semblent pas apprécier l'humour du nouvel arrivant qui fait pourtant sourire le garde du corps..

« Est-ce que cette technique permet de mettre à terre ton ennemi ? Ou au moins te permettre de l'immobiliser ? »

Demandait-elle par curiosité. Elle montrait ainsi que tout allait bien, qu'il fallait que les autres GAIA se détendent. S'il levait le petit doigt, s'il faisait une chose qui pourrait leur nuire : alors il serait temps de prendre des mesures. Tant qu'il n'avait rien : cela ne servait à rien de crier au loup. Nightingale se répétait en plus de cela que si Isaÿr avait accepté sa présence dans le QG : c'est bel et bien qu'il est -redevenu sûrement- « inoffensif ». Naturellement, elle allait garder un œil sur lui. Hors de questions qu'il se promène librement dans le QG comme s'il était chez mémé ! Maladroite dans les compliments, surtout avec des inconnus, encore plus avec les joueurs d'une autre équipe : le militaire se rendait compte que cette phrase pouvait porter à confusion. Oh, elle n'avait pas dit cela de façon péjorative, cela était juste un fait comme un autre. Il ne suffisait pas d'être Rocky Balboa pour pouvoir gagner dans le jeu et dans l'Arène.

« Oh ne t'en fais pas, je ne disais pas ça de façon méchante. »


Pourquoi elle tentait de le rassurer ? Pour être « gentille » ? Cela n'était pas réellement son style, surtout en ce moment. Montrant l'exemple en tirant une flèche qui alla se planter dans le centre de la cible : il lui était difficile de décomposer ce mouvement devenus presque naturelle avec les années. Se retournant vers Talamasca, elle l'arma et lui montra la position adéquate pour pouvoir tirer. Tentant d'être concise et précise dans ses explications, elle regardait avec satisfaction l'ATOM qui semblait prendre au sérieux cet entraînement. S'éloignant pour être certaine de sa position, il se tourna vers elle : la flèche prête à partir. Elle eut un mouvement de recul et se décala : les GAIA autour ne tardèrent pas à sortir leurs armes : prête à se jeter sur l'ATOM.

« On se calme ! »

Sa voix était stricte. Aux dernières nouvelles, elle était capable de se défendre toute seule ! Et puis, si jamais il la tuait : en effet, il faudrait agir. En attendant, Nightingale souhaitait que tout le monde se calme. La tension dans le jeu rendait les choses invivables parfois. Talamasca reprit ses armes et la GAIA fit signe aux autres de se calmer par tous les saints. C'était de l'entraînement. Il ne servait à rien de faire couler le sang ici. La remarque de son élève la fit sourire :

« Ce ne sont pas mes gars, mais il faudrait que tu évites si tu ne veux pas finir en charpie ou bien être jeté dehors dans la nature. Réserve tes forces pour combattre les idiots de CAHO et les fourbes ESHU. Reste là, je reviens. »


Nightingale se dirigea vers la cible qui se tenait en face de Talamasca et la mit à une distance raisonnable pour un débutant. Revenant au côté de Talamasca, elle pointa la cible avec son menton :

« Ne t'occupe pas du centre ou bien des anneaux, concentre-toi sur ta position et à faire en sorte que la flèche touche la cible. »



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MessageSujet: Re: Une chatte sur un toit brûlant    Dim 24 Jan - 19:36
L'ATOM n'a pas l'intention de calmer le jeu. Depuis sa victoire dans l'Arène, il sait qu'il bénéficie d'une protection quelque peu inédite, qui va au-delà de l'alliance de rigueur entre sa team et les GAIA. Il a fallu en passer par l'acceptation d'Isaÿr – et il a des suggestions d'endroits où se ranger cette auguste acceptation, de même qu'il ne jouit pas à proprement parler d'un droit d'asile. La plupart du temps, il est seulement toléré et c'est très suffisant pour les deux parties. Néanmoins, il a résolu de ne jamais le vivre comme une faveur. A ses hôtes, il ne fera le plaisir d'aucune docilité qui ne soit pas strictement nécessaire (l'angoisse d'être jeté dehors s'est doucement étiolée et le choc du Jour de l'Unité lui provoque désormais des relents de plaisir). En outre, si les ATOM n'ont rien pu obtenir de lui, alors ce ne sont certainement pas des cueilleurs de baies avec des arcs, aussi hauts que des ponts soient-ils, qui lui donneront de la nature obséquieuse. Au jeu des factions, Talamasca joue semble-t-il pour lui et ça le force à se fendre d'un sourire, en penchant la tête sur le côté. « Les idiots de CAHO ou les fourbes d'ESHU ? il répète lentement. Ça fait de vous, quoi ? les chasseurs de mammouths GAIA ? » En tenant son arc à une main, Talamasca mine une sorte de lance qu'il voudrait lancer, loin, dans le vide, et parce qu'il a le rictus de ceux qui se moquent avec une prudence malveillante, on le gratifie de quelques insultes indistinctes. « On n'est plus en maternelle, il remarque alors qu'elle s'éloigne. Encore que j'aurais tendances à dire que les CAHO sont des gros cons, admet l'ATOM avec l'air d'y réfléchir sérieusement. Mais, quand je regarde, là, tout autour, claque la langue insolente, j'ai envie de me dire : pourquoi cloisonner ? » Impossible de savoir si Nightingale l'a entendu, mais les autres GAIA, eux, n'en ont pas perdu un aspect.

Cette leçon tourne à la joute et il ne reste bientôt plus qu'une seule façon à l'ATOM de se faire pardonner son tempérament si odieux. Encore une fois, tâchant de reproduire la mécanique des mouvements, de récupérer les détails de la méthode dans son souvenir, il arme l'arc et tend la corde avec une certaine crispation. Ça lui demande bien plus d'effort et d'endurance qu'il n'en a l'habitude. Presque aussitôt, l'encoche près de l'oeil, il décide que l'arc est une arme totalement inadéquate : il aime le rugissement d'un flingue et, surtout, n'importe qui peut tuer avec un flingue. Cet ouvrage-là, entre ses doigts, le coin de ses lèvres et sa pommette, c'est un instrument noble – le connard moyen n'y a pas accès. Talamasca est ce connard moyen. « Si je touche la cible, je gagne le droit de bouffer ? » Son ultime pique ne parvient pas à masquer sa nervosité. Et, à raison, il échoue lamentablement. Le trait s'écrase à quelques pas de sa position. Ses épaules s'affaissent et ses lèvres grognent.

Une heure durant, il s'exerce. L'ATOM doit reconnaître que Nightingale est un maître d'une certaine patience. A aucun moment il ne se prive de faire quelques commentaires, mais les tentatives successives lui fatiguent l'esprit. Il doit bientôt détourner et concentrer toute son attention, et toute son énergie, à chaque corde qu'il tend contre lui. C'est probablement son trente-sixième essai lorsque la pointe se fiche enfin dans la cible, et encore : le manque de vitesse laisse la flèche choir, comme pendue. « PUTAIN DE BORDEL DE. Pardon. » Vaguement euphorique, Talamasca s'esclaffe. « Je veux dire : PUTAIN DE BORDEL DE, T'AS VU ÇA ? JE SUIS UN CHASSEUR DE MAMMOUTH. »  
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MessageSujet: Re: Une chatte sur un toit brûlant    Mer 27 Jan - 21:56
une chatte sur un toit brûlant.
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Talamasca était du genre irritant. Celui qui pousse les gens à bout dans les films : c'était lui. Nightingale faisait appel à tout son sang-froid pour ne pas tourner les talons et le laisser en plan. Le militaire tentait de se souvenir de ce que ses supérieurs lui avaient dit durant ses formations. De laisser sa chance à tout le monde, d'être patiente et d'aider au mieux les recrues. Il ne trouva pas écho à sa moquerie. Son visage resta de marbre, mais son poing se serrait. Prenant une grande inspiration, elle répondit d'une voix étrangement calme :

« Eh bien c'est la première fois qu'on nous appelle comme ça. Normalement, nous avons le droit à un statut de hippie. Soit, si c'est le prix à payer pour être une équipe respectueuse, intelligente et qui ne prône ni le sang, ni les combats. On verra bien qui rira le dernier à la fin de cette guerre hmm ? »

Nightingale était fière d'être une GAIA et ne se voyait pas être dans une autre équipe. Elle avait trouvé sa place parmi les verts et elle les défendrait becs et ongles. Talamasca était peut-être champion du denier JDU, cependant, elle n'aurait pas réellement d'hésitation à se battre contre lui. Après tout, elle aussi avait ce titre. Cela pourrait même être intéressant. Cela ne servirait à rien pourtant. Ils étaient alliés avec les ATOM et même si Talamasca avait été exclus : il était hors de questions qu'elle touche à un membre de cette équipe sans y avoir été forcé par Isaÿr. Oh, elle avait entendu sa remarque. Night s'était empressée de passer outre, sans quoi elle serait partie et l'aurait laissé entre les mains des GAIA en se moquant bien qu'il soit passé à tabac. Son insolence lui hérissait le poil. Alors, elle s'éloigna pour avancer la cible et s'efforça de faire comme si elle n'avait rien entendu. De plus, elle savait que répondre à ces provocations n'était réellement pas la chose à faire avec ce genre d'individus. Les ignorer restait la chose la plus sage. Il se lassera avant elle. Ou pas. Nightingale s'en moquait. Ce n'était pas parce qu'elle l'entraînait, qu'elle avait une responsabilité envers lui. C'est justement parce qu'elle faisait office de maître d'armes en cet instant qu'elle se permit de le pousser encore et encore. Ne lui laissant aucun répit. À sa question, elle eut un sourire en coin :

« Cela peut se négocier en effet. »

Se contenta-t-elle de répondre en croisant ses bras et en détaillant la position de son élève. […] Comme elle escomptait, Talamasca n'avait pas tardé à arrêter ses provocations. Focaliser ses forces sur la cible était plus bénéfique selon elle. Lorsqu'enfin la flèche se planta en partie dans la cible, Nightingale étira un sourire satisfait :

« Bien joué ! Tu commences à avoir le truc ! Bon faut que tu pratiques encore, mais pour un premier entraînement, c'est pas mal ! »


La GAIA demanda alors :

« Si je peux me permettre, tu vas faire quoi maintenant ? Tu peux rester le cul entre deux chaises éternellement. Tu penses retourner chez les ATOM un jour ? »


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MessageSujet: Re: Une chatte sur un toit brûlant    Mar 9 Fév - 14:23
Son succès est tiède (et même plutôt misérable). Néanmoins, c'est un défi à sa concentration rudimentaire, en plus d'un progrès considérable sur l'échelle du meurtre. Ça lui fend la bouche d'un sourire inextinguible et ses entrailles fourmillent d'un plaisir trop palpable. Du reste, l'attitude de son maître d'armes se relâche – sans ostentation non plus – et Nightingale le gratifie de félicitations mêlées d'encouragements. Le rictus s'affermit. C'est au-delà de ce que promettait la leçon et c'est, surtout, le premier signe d'une véritable détente entre eux. Enorgueilli par la satisfaction affichée de la jeune femme, Talamasca repose prudemment l'arc. Il y a un peu plus de respect dans ses manipulations et ses muscles, douloureux du bout des phalanges à la nuque, l'empêchent de chercher une raison de se rebiffer. A l'inverse, il déguste la vague plaisante d'adrénaline qui lui parcourt les veines et ravive une certaine chaleur à l'endroit du cœur. Il s'installe le cul sur le sol, essuyant la sueur à son front d'un revers de manche. Son souffle est lourd, bruyant, et l'effort qui lentement s'éteint laisse toute la place à une certaine quiétude de l'âme.

Le renversement est donc brutal. Brutalement, il enrage des questions. La GAIA ne lui veut aucun mal et, cependant, elle produit le souffre qui s'enfonce dans sa gorge et le fait tousser d'angoisse. Talamasca ignore ce qu'il va faire, voilà tout ! Hier encore, il était dans l'Arène. Il avait peur. Il avait mal. Ses pupilles étaient alors figées sur Lagertha, comme si elle renfermait la moitié de son âme. Ce souvenir le brûle et il se sent tout juste la bravoure nécessaire à se reconstituer une solitude, et une indépendance. Il se réhabitue à une survie une et entière, où Eivind ne meurt pas parce qu'il a de la chance, ou Atlas parce qu'il a une alliée. « Je ne suis pas parti, il tire sur son t-shirt comme s'il ne le couvrait pas au point de le cacher. Il m'a viré. » Il, c'est Faust. Personne ne sait précisément ce qu'il s'est passé, longtemps avant le Jour de l'Unité. Nightingale ne le sait probablement pas, à moins qu'elle ne le tienne d'Isaÿr. L'ATOM est persuadé que la leader des GAIA l'ignore, elle aussi. Elle ne sait plus rien de Vincent. Elle en sait encore moins de Talamasca. C'est égal. On l'a jeté hors du chantier naval, pour des crimes insipides ou menteurs. « Pourquoi je voudrais y retourner ? » Son regard sombre, et noir, s'est redressé vers Nightingale comme si elle savait les réponses. C'est elle qui demande, après tout. « Qu'est-ce qu'il y a de si génial à avoir une team, hm ? » Lorsqu'il observe l'armée de GAIA tout autour, l'usine dans son ensemble, Talamasca n'est pas pressé par le réconfort. Certes, ils se serrent les uns contre les autres tels des animaux mais leurs liens sont tissés avec l'imprudence des naïfs. Il a essayé. Assez mal. Mais il a essayé de voir au-delà de son mépris pour les groupes primitifs. « Je vais faire ce que je fais le mieux : me démerder tout seul. » Mauvaise option. Terrible option.
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MessageSujet: Re: Une chatte sur un toit brûlant    Lun 29 Fév - 0:05
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Il était toujours gratifiant de voir qu'un de vos élèves arrive à toucher la cible en un temps appréciable. Talamasca n'était peut-être pas enclin à vouloir apprendre l'art de cette arme, cependant, avec de l'effort, il avait réussi à planter la flèche dans la paille. La situation se décantait. Il souriait, elle souriait. Un peu plus et on pourrait croire que tout était rose dans le plus beau des mondes. Nightingale était satisfaite de cette performance, après tout : elle venait de réussir en quelque sorte sa mission non ? Peut-être que dans un avenir proche cela pourra lui servir, ou bien au contraire lui fera réaliser qu'une arme à feu, c'est pratique, mais la liste des désavantages est plus longue. Pourtant, elle était une ancienne militaire, elle qui adorait tirer au sniper serait bien incapable de toucher à nouveau à cette arme. Astrid avait probablement trop fait usage d'armes à feux pour les apprécier maintenant... Il est vrai que depuis sa première connexion, elle n'avait de cesse de répéter que les armes blanches et de jets tels que l'arc étaient leurs meilleurs amis. Talamasca repose l'arme soigneusement avant de s'asseoir au sol. Le visage fatigué, la respiration saccadée, Nightingale décide de poser une question qu'elle aurait probablement dût garder pour elle-même. Ce n'était pas de la curiosité mal placée : elle n'aimait pas remuer le couteau dans les plaies de ses vis-à-vis. Elle voulait simplement savoir s'il avait en tête de rejoindre les ATOM à nouveau. Après tout, c'était sa famille non ? Dans le jeu, tout le monde savait que les chances de survie quand on la jouait en solitaire se réduisaient ! Il n'y avait pas photo : être sans équipe revenait à passer sa corde au cou. Entre les bêta-testeurs, les bêtes, les caprices du jeux et les deux autres équipes ennemis à leurs trousses : il fallait être inconscient pour ne pas vouloir retourner chez les siens.
Nightingale s'insalle à côté de Talamasca, croisant ses jambes pour se mettre en tailleur : le dos droit. Elle fronce les sourcils en entendant qu'il avait été mis dehors. Elle ne savait pas la raison de son bannissement, elle connaissait un peu Faust : s'il avait été éjecté, c'est que la raison devait être valable. Il lui demande pourquoi il devrait être dans une équipe :

« Si ce jeu nous permettait d'être solitaire, de se la jouer perso : je pense que la plupart des joueurs seraient des loups solitaires. Mais voilà, les créateurs ont fait quatre équipes et ont fait en sorte qu'une personne seule ne puisse pas survivre dans le monde hostile de DARWIN. C'est juste la logique des choses, la base même de l'Humanité. Un être humain n'est pas fait pour être seul, surtout dans un univers qui tente de vous tuer à la moindre occasion. »


Elle soupire et passa sa main sur sa tresse qu'elle remet sur le côté :

« Mais ce n'est pas une obligation en effet. Si tu juges que tu es assez fort et assez endurant pour survivre seul dans le jeu : alors ne t'accroches pas à un équipe. Cependant... Avec la guerre qui fait rage : ils vont rien avoir à foutre que tu ne sois plus ATOM. Tu resteras à leurs yeux un bleu et les CAHO ou bien les ESHU t'élimineront avant même que tu aies le temps de dire DARWIN. »

Nightingale était probablement trop franche, elle avait toujours eut l'habitude de dire aux autres ce qu'ils ne voulaient pas entendre ou au contraire, ce don, ils avaient besoin. Avec Talamasca, elle marchait sur des œufs : ne sachant réellement pas comment il allait réagir à ce qu'elle venait de dire. Au pire, eh bien, ils se battraient et il partirait sans demander son dû.

« Je ne sais pas pourquoi tu as été banni, ce ne sont pas mes affaires. Cependant... Je pense, à mon humble avis, que tu devrais réfléchir à un moyen de retourner sous la protection des ATOM. Je te dirais bien de venir chez les GAIA, tout du moins de demander la permission d'Isaÿr, mais je ne pense pas que tu y trouverais ta place. Le jeu détermine les équipes pour une raison. »


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