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S'inscrire au DARWIN'S GAME, c'est montrer de quoi nous sommes capables et prouver que nous sommes l'avenir. Une seule regle : survivre. A partir de maintenant, c'est chacun pour soi. Nous devons oublier qui sont nos freres, nos femmes, nos amis, parce qu'aujourd'hui ils sont nos ennemis. Tuer ou etre tue est notre seule motivation. Le jeu debute.



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 Mon cœur n'a pas d'âme ; Cosmo
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MessageSujet: Mon cœur n'a pas d'âme ; Cosmo   Dim 17 Jan - 15:22


Mon cœur n'a pas d'âme.
Ray & Cosmo

La vie n'avait pas de lois. Pas de direction donnée. Elle suivait son chemin, d'une façon chaotique et sinueuse. Elle creusait dans la roche du temps, ouvrant de larges blessures sur son passage, comme l'aurait fait un fleuve à travers les canyons. Qu'importaient les cicatrices laissées. Qu'importaient les traumatismes. Qu'importaient les ravages du temps. La vie, du moins la mienne, n'avait rien de respectable. La finalité était la même quel que soit le chemin. Quelles que soient les choses accomplies. Alors tuer ou non. Sauver ou pas. Qu'importe ?! Qu'importe si je vous dévoile la fin. Mais chacun crève un jour. Quelles que soient les traces qu'il a laissé. Et le bon samaritain finit six pieds sous terre, rongé par les vers, nourrissant cette terre mère. Tout comme le trafiquant d'arme, ou le pire des connards. Tout comme moi, qui ne croyait ni en la paix, ni en l'avenir de l'humanité. J'étais intimement convaincu que la guerre était écrite en lettres d'or au plus profond de notre cœur, dans les tréfonds de notre âme. Qu'importe qui nous étions. Qu'importe nos buts et ambitions. La paix n'était pas humaine. Et j'avais fait de cette désillusion mon commerce. Vendant aux pauvres un moyen de devenir riche de pouvoir, et donnant aux riches, l'espoir de rétablir les déséquilibres.

Seulement mes convictions ne faisaient pas l’unanimité. Et qu'importe. J'en avais rien à foutre de l'avis des autres. Ils avaient qu'à crever sous les balles, ceux contre qui on utilisait mon matériel. Et il valait mieux une balle dans la tête que l'espoir d'un monde meilleur, c'est moi qui vous le dit. La mort, elle seule, combat les désillusions. L'espoir c'est de la merde. L'illusion de la paix est dévastatrice. La guerre n'est ni une finalité, ni une solution, mais elle a le mérite de me faire gagner du fric. Parce que chacun trouve sa cause noble. Et chacun se bat pour. Comme du temps des croisades. Seuls les moyens ont évolués. La mort s'est déshumaniser. Appuyez sur la détente en fermant les yeux et vous n'aurez pas le sentiment de faire le mal. Tandis que l'épée demande du courage. C'est ça, l'avantage, si je puis dire, des armes à feu. Des petits bijoux qui otent des vies sans apporter la noirceur de la mort. Tuer est devenu un jeu. Et le jeu s'est mis à tuer.

Je passais la main dans ma nuque, caressant de ces doigts vieillissant les quatre lettres qui m'avaient donné une identité dans le Darwin's game. C-A-H-O. Une team. Des frères de sang. Ou pas d'ailleurs. Des gens comme les autres. Il ne faut jamais avancer seul dans la vie. Et ces types là, même si leur présence ne m'était pas forcément agréable, ils avaient le mérite de pouvoir me servir un jour à atteindre mon ultime but. Trouver cette garce de fille et la faire hurler de douleur en lui ôtant sa dernière vie. Bordel ce que j'attendais ce moment. J'enroulais un foulard de soie autour de ma nuque afin de masquer ce qu'était devenu ma vie : une déchéance informatique, et j'enfilais ma veste noire. Directe le parc Lincoln. J'avais convenu d'un petit rendez-vous informel avec la catin qui me harcelait depuis mon arrivée à Chicago, menaçant à tous vents de dénoncer mes agissements grotesques, déloyaux, inhumains. Une catin de babacool avec ses rêves dopés au shit et aux arcs en ciels. Une salope de hippie. Voilà. C'est ça que j'allais rencontrer aujourd'hui. Une idéaliste aux rêves enfantins, qui s'imaginait que le monde pouvait être sauvé. Une putin d'humanitaire de mes couilles.
Mais j'avais déjà tout prévu. Et si j'avais accepté ce rendez-vous, ce n'était que dans un seul but. La faire chanter pour qu'elle arrête d'en vouloir à mon fric malhonnête.

J'arrivais dans le parc, allumant une clope, et me dirigeai vers le banc où nous avions prévu de nous rencontrer. Je me demandais si elle s'imaginait qu'elle pourrait me faire changer d'avis. Peut-être qu'avec une ou deux idées du style "la guerre c'est mal", "caca pas tuer les enfants", elle aurait pu faire fondre la glace de mon coeur. Ou pas. J'en avais que dalle à foutre de savoir que des gens mourraient par ma faute. Après tout, c'est pas moi qui appuyait sur la détente. Elle avait qu'à poursuivre l'armée, ou les intégristes. C'est pas l'arme qui fait la mort. C'est celui qui l'utilise. C'est comme le couteau du beurre. Si personne s'en sert contre quelqu'un, ça tue pas. Les armes c'est pareil. Sauf que la différence, c'est que moi je me bourre le cul de lingots. Qui me servent à rien d'ailleurs. Chienne de vie.

Mademoiselle Evans. Ravi de voir que vous n'avez pas abandonné l'idée de m'importuner. Dis-je en arrivant, en retard, bien évidemment sur le lieu du rendez-vous. Ou bien tu préfères peut-être que je t'appelle Hannibal, hmm ? dis-je en m'asseyant à l'autre bout du banc, un sourire malsain dessiné sur mes lèvres. Et oui ma belle. La couverture est tombée. Ray le perfide à toujours plus d'un tour dans son sac. Surtout pour déjouer les plans de ces connards de hippies. Qu'importe quelles allaient être les conséquences. Ma vie n'avait pas de but. Et je n'avais pas de lois. Seule m'importait la mort de cette catin de Maï.


Emi Burton

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MessageSujet: Re: Mon cœur n'a pas d'âme ; Cosmo   Mer 20 Jan - 0:35
Reflet de son corps nu dans le miroir. Elle a l'air d'une poupée parfaite. Les cheveux blonds qui tombent, qui cachent les seins. Juste assez pour dévoiler les deux tatouages au creux du sein droit, l'encre noire qui n'a pas bavé. Les hanches, les formes. Les jambes longues, fines. Elle a l'air d'une poupée parfaite. Les doigts qui glissent sur l'encre, qui dessinent qui découvrent encore et encore la beauté des tatouages. La beauté d'une autre vie. Et ses prunelles glissent sur la peau nue ; et ses prunelles détaillent l'encre, les traces sinueuses, le tatouage de ses vies, de ses envies. Elle en a perdu pourtant des vies. À trop vouloir tuer. À trop laisser parler la folie. Parce qu'elle est folle, Hannibal. Folle de la mort, folle du feu, par les flammes elle s'immole, par les flammes elle vit, elle a le cœur qui bat. Sans ça, plus de boum boum. Plus d'automate, dans sa cage thoracique. Plus de tic tac. C'est l'adrénaline qui la fait vivre, qui la fait respirer. Et les traces de brûlé sur la peau, le briquet zippo dans la poche, la flamme sur la langue, tout ça, c'est Hannibal. C'est Hannibal, les explosions dans les yeux, la bombe posée sur le cœur. Les pas qui résonnent dans le qg ennemi. Et ses victimes, elle les regarde danser ; ça l'amuse, de les voir démunies, de les voir sentir la mort qui s'approche. La mort qui ne reculera pas. La mort sur le fil, la mort ténue. Et à l'appui d'un bouton, d'une pression de l'index... boum, plus rien. Si ce n'est, les cendres, les morceaux de corps, la gangrène encore visible. Les traces, les séquelles du virus, les bouts de bombe encore là. Et la douleur parce que ça fait mal, de se faire exploser.
Ça fait boum.
Ça brise, ça défrise. Mais tout ça, c'est Hannibal. Pas Cosmo.
On rembobine. Le regard sur le reflet de son corps nu, les doigts qui cherchent l'encre noire sous le sein, le tatouage des CAHO, le tatouage de ses vies. Elle détourne le regard, elle fuit l'encre. Elle attrape un soutien-gorge, elle veut cacher la marque, les marques. Elle veut oublier un instant que son autre partie, que l'autre partie d'elle-même est là, à attendre les moindres gestes tapie dans l'ombre. Hannibal, ce n'est pas Cosmo. Elle ferme un instant les yeux, elle attrape un t-shirt ; cacher, cacher, cacher. Masquer la folie destructrice, masquer les pulsions meurtrières. Elle n'a pas le droit, de ce côté-ci de l'écran. Pourtant c'est un paradoxe vivant, la belle blonde. Hannibal, Cosmo. Les deux faces du médaillon.
Assise sur un banc, elle laisse divaguer ses pensées. Elle attend, les prunelles perdues, les prunelles dans le vide, malgré elle, elle pense aux corps calcinés, elle pense aux explosions. À tout ce qui la fait vibrer. « Mademoiselle Evans. Ravi de voir que vous n'avez pas abandonné l'idée de m'importuner. » La voix lui est encore insupportable et elle ne s'habitue ni au ton, ni au timbre. Elle relève légèrement les yeux vers lui, se redresse sur le banc. « Monsieur Livingstone. Vous êtes en retard. », fait-elle remarquer. Elle doit rester froide, dure, sévère. Elle le hait, cet homme. Elle le hait de tout son être, lui et ses armes, lui et son arrogance. Elle attend, elle le regarde s'asseoir, elle reste de glace prostrée, dégoûtée rien qu'en apercevant sa stature. « Ou bien tu préfères peut-être que je t'appelle Hannibal, hmm ? » Elle frémit, parce que ce serait inutile, de nier ou de mentir. Il sait. Elle n'y peut rien. Il faut dire qu'Hannibal n'est pas bien différente de Cosmo ; physiquement. Les mêmes cheveux blonds platine, le même visage angélique. Pas la même expression, cela dit. Et puis, pas les mêmes pensées. Pas les mêmes envies. « Ravie de voir que ma présence vous importune. » Elle tente Cosmo, de feindre l'ignorance. D'ignorer ses mots, comme si elle s'en fichait. Elle pourrait dire que ce n'est qu'un jeu, qu'elle n'a pas à répondre de ses actes. N'est-ce pas le cas ? Pourtant, elle a tiqué. Et ça suffit, tant que l'on est un peu observateur ; ça se remarque.
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