Accueil  FAQ  Rechercher  Membres  Groupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  
S'inscrire au DARWIN'S GAME, c'est montrer de quoi nous sommes capables et prouver que nous sommes l'avenir. Une seule regle : survivre. A partir de maintenant, c'est chacun pour soi. Nous devons oublier qui sont nos freres, nos femmes, nos amis, parce qu'aujourd'hui ils sont nos ennemis. Tuer ou etre tue est notre seule motivation. Le jeu debute.



Le forum appartient à sa fondatrice Alaska. Le forum est optimisé pour Chrome. Toute copie partielle ou complète est interdite.
LE FORUM EST FERME POUR LE MOMENT. MERCI D'AVOIR ÉTÉ LA.


 Le coup du sort (COSMO)
Répondre au sujetPoster un nouveau sujet

Invité
Invité


MessageSujet: Le coup du sort (COSMO)   Mar 19 Jan - 18:49
Tu n’avais jamais été le genre d’homme à compter sur la chance pour parvenir à tes fins, tu n’étais pas comme ces gens qui se moquaient bien d’avoir une ou plusieurs inconnue dans l’équation, toi tu avais besoin de tout connaître, tout maîtriser avant de te lancer dans quoique ce soit. C’était sans doute ce qui te rendait aussi redoutable finalement, tu ne faisais jamais rien par hasard et tu ne laissais que peu de place aux surprises. Sauf pour elle. A vrai dire, depuis que tu avais croisé son regard, tu n’avais cessé d’y penser, à cette blonde énigmatique qui avait eu l’affront de se promener en reine au sein de votre giron. Sans même connaître son nom, tu avais senti le prédateur s’agiter en toi, ton sang pulser dans tes temps et tes pensées s’affoler à l’idée de l’avoir entre les mains. Tu n’avais pas à réfléchir pourquoi, tu savais qu’une nouvelle partie de chasse allait commencer, tu savais que tu devrais la retrouver sauf qu’avant ça, tu devrais découvrir qui elle était. Voilà bien la première fois que ta cible se trouvait dans la fiction du jeu mais toi, tu n’avais aucune intention de te lancer à la poursuite d’un avatar, toi tu voulais sentir l’odeur de la peur entre tes doigts, sentir les muscles tendus par la rage, la terreur, tu voulais goûter à la chaire. Les pixels ne t’intéressaient pas. Ils ne t’avaient jamais rien procuré.
Et puis un beau jour, elle t’était apparue. Comme ça, sans même l’avoir cherchée. Elle s’était contentée de retirer son casque, couper le contact et te laisser tomber ses clés dans la main sans même te voir, toi l’invisible danger. Toi l’ombre toxique. Elle t’avait regardé sans te voir et sans dire un mot, tu t’étais éloigné avec son engin. Tu n’avais eu que quelques minutes pour examiner la moto mais cette dernière ne t’avait appris que peu de choses sur sa propriétaire, mais à la minute même où tu avais vu ses longs cheveux tomber dans son dos, tu avais su que la partie avait commencé.
Et ce soir, tu allais jouer l’acte final. Ça avait été un jeu d’enfant pour toi de remonter la source jusqu’à elle et pour la première fois de ta vie, tu avais chérit le coup de pouce du destin après tout, rien de tout cela ne serait arrivé si elle avait décidé de manger ailleurs où si elle avait tendu ses clés à un autre voiturer. Tu le prenais comme un signe alors tu t’étais donné du mal pour que tout soit parfait et quand t’entendis ses pas résonner dans la ruelle, tu pris une dernière inspiration. Ce serait quitte où double.
Tu t’élançais dans sa direction, feignant de tourner le coin de rue, marchant d’un pas rapide quand ton téléphone se mit à sonner à quelques pas d’elle. Merde il était où ? Fouillant aussitôt les poches de ta veste pour faire taire Steven Tyler qui hurlait quelque part dans ta poche un refrain bien connu. La confusion était telle qu’en passant à côté d’elle, tu fis tomber le téléphone tout juste trouvé, la percutant de ton bras gauche. « Mais c’est pas vrai ! » tu fais en voyant avec consternation l’écran fendu en deux.

Invité
Invité


MessageSujet: Re: Le coup du sort (COSMO)   Ven 22 Jan - 13:20
Les yeux qui courent sur le couloir, sur le parquet. Les prunelles qui espèrent voir les traces de pas, voir les fines jambes se dessiner dans l'embrasure des portes. Mais c'est désespérément vide. Les pièces sentent le renfermé, et la solitude qui, peu à peu, écrase son cœur, va bientôt l'empêcher de respirer. Alors quoi ? Elle suffoquera, s'étouffera ? Corps retrouvé, à l'aube, perdu dans la mare de sang invisible, comme si elle s'était débattue – plus avec elle-même qu'avec quelqu'un. À l'encre, sur sa tombe, les quelques mots damnés, morte par amour qui donnent au spectacle un air de pièce tragique à la Corneille. Elle a envie d'hurler, pourtant, de faire quelque chose. De pas rester cloîtrée entre quatre murs, sans elle ; parce que ça fait mal, l'absence. Elle a gardé la lettre. Parfois, elle la regarde, sans vraiment lire sans vraiment la toucher mais juste en posant les yeux dessus. Peut-être que ça la rend plus réelle, ou que ça ajoute encore un peu plus de pathos, de drame comme on les aime. Elle la connaît par cœur maintenant, faut dire qu'elle a dû la lire une bonne dizaine de fois avant de réagir vraiment. Une bonne vingtaine avant de cracher les larmes, une bonne centaine avant de rester interdite ; elle en a plus parlé, après sa connerie chez Gabriel. La lettre, c'était son tabou. Mais elle a les yeux qui courent dans son appartement, et elle a ce putain d'espoir qui vient lui chatouiller les côtes. Comme une petite voix qui vient susurrer à sa bouche, elle va revenir bientôt, ne t'en fais pas. Mais elle ne reviendra pas, elle ne reviendra jamais et c'est mieux ; c'est mieux parce que Cosmo s'est lâchée, s'est donnée à l'auto-destruction et qu'il n'y a plus l'option retour en arrière ou ctrl z. Plus rien, si ce n'est la solitude qui lui fait péter les bronches et les poumons, et ses yeux crevés qui attendent dans le couloir qu'Hanni apparaisse à nouveau. C'est cancérigène, de rester comme ça sans rien faire, à attendre quelqu'un qui ne reviendra jamais. C'est stupide même. Mais l'auto-destruction ça amène apparemment pas mal de choses stupides qui ne sont par la suite pas vraiment regrettées. Ou trop regrettées. Alors elle jette un œil vers la porte, vers le dehors, le truc dont elle a oublié l'existence. Tu comptes rester croupir là encore combien de temps ? Elle se hisse sur ses pieds, faut lui accorder qu'elle aurait pu ne pas tenir debout si elle avait perdu le courage de résister à l'appel de la bouteille sur la table en bois du salon. Mais elle a pas bu.
Et alors, âme damnée, elle erre dans les rues, elle danse sur le macadam, déchiquetée, désarticulée. Elle ne sait pas et ne veut pas savoir où elle va. Elle marche pour marcher, ça fait un peu de bien. L'air parvient jusqu'à ses poumons, ouf elle mourra pas d'asphyxie. Pas tout de suite, du moins. « Mais c'est pas vrai ! » Retour forcé à la réalité, silhouette percutée, le zombie relève un peu les yeux pour croiser les siens. Elle le connaît. Elle l'a déjà vu, au moins deux fois parce que ses yeux lui rappellent quelque chose. Peut-être... ah, elle sait. Illumination dans le corps du squelette. Le voiturier, pour la deuxième fois. La première, dans le jeu, peut-être. Elle se souvient vaguement d'un regard aussi perçant quand elle était allée voir Aluvaiá. Elle jette un œil au téléphone cassé, ses yeux de papillon volettent un peu pour revenir du monde des souvenirs. Tu sais, le monde d'Hanni. Elle se baisse, elle ramasse l'engin, elle le lui tend avec un petit sourire, le genre qui dit plein de choses sans vraiment le faire. « Peut-être qu'il fonctionne encore ? » Elle est mignonne Cosmo, et elle se force à pas ressembler à Hannibal. Parce que c'est pas le même monde, parce que là, c'est pas le jeu. Parce que là elle ne peut pas être sanglante et cruelle, bordel. Qu'est-ce que penserait Hanni, hein ?
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut  Page 1 sur 1


Sauter vers:  





liens utiles
AU RP ET AU FORUM