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S'inscrire au DARWIN'S GAME, c'est montrer de quoi nous sommes capables et prouver que nous sommes l'avenir. Une seule regle : survivre. A partir de maintenant, c'est chacun pour soi. Nous devons oublier qui sont nos freres, nos femmes, nos amis, parce qu'aujourd'hui ils sont nos ennemis. Tuer ou etre tue est notre seule motivation. Le jeu debute.



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 Waiting for rescue
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MessageSujet: Waiting for rescue   Jeu 11 Fév - 20:32
Samuel respire profondément les yeux fermés tandis qu'une odeur de charbon lui assaille les narines. Des cendres noires virevoltent encore dans le ciel, seuls témoins funestes de ce qu'il s'est passé la veille. Il n'ose pas ouvrir les paupières car il sait ce qui l'attend. Un paysage désolé, ravagé par un démon de flamme invoqué par les caho et leurs sournois alliés eshu. Mais ce qui l'effraye vraiment relève d'un domaine bien plus égoïste. Il serre le poing, plantant ses ongles dans la chair mise à nue suite à la perte de son gant. Il ne pourra pas se le cacher et tôt ou tard son regard tombera inévitablement dessus. Il inspire puis expire avec difficulté. L'air est presque insoutenable, s'attaquant aux poumons tel un bourreau vengeur venu demander justice envers ces êtres humains qui n'ont su protéger sa mère la terre. Sam ne tient plus. Il lui faut de l'air pur, tout de suite, maintenant. Il ouvre les yeux dans l'espoir de trouver un refuge salvateur, mais tout ce qui se présente à lui est un univers noircie par la folie des hommes. A droite il n'y a rien d'autre que des brindilles brûlés plantés dans le sol au milieu d'une terre noire. Hier encore ces bouts de bois étaient d'immenses arbres dont les branches s'élevaient dans le ciel, peuplant ce dernier de leur feuillage parfumé. A droite s'étale le même décors macabre, de même que tout autour de lui. Il est seul dans un désert morbide dont l'unique once de vie est lui même, accompagné de son angoisse. Sans réfléchir plus longtemps il la prend par la main et court en direction d'un meilleur destin, ce qui ne saurait être trop difficile.
Tandis que ses jambes le portent d'elles mêmes il s'efforce de ne pas croiser le regard narquois de sa main qui le dévisage. Tu ne pourras pas fuir la réalité, lui susurre-t-elle à l'oreille. Mais Samuel n'écoute que son cœur battant à tout rompre qui lui hurle de courir aussi vite qu'il le peut et aussi loin que ce monde lui permet. Fuir la réalité ? C'est ce qu'il fait tous les jours en se connectant au Darwin's Game. Si à présent il fuit la réalité d'un monde virtuel, où va-t-il bien pouvoir se réfugier ? Il secoue vivement la tête dans l'espoir d’éjecter toutes ces pensées négatives qui commencent à lui ronger le cerveau.  De toute façon, depuis quand une main est douée de parole ? Tout ça ce ne sont que des reproches qu'il se fait à lui même alors que, pour une fois, il n'y est pour rien. Il a tout tenter pour survivre mais cette nuit la chance l'a abandonnée.
Alors qu'il s'adonne à une introspection des plus profonde faisant intervenir aussi bien les fondements de l'être humain que des membres qui parlent, un piège à ours le guette du coin de l’œil, prêt à surgir des fourrés pour lui emprisonner le pied et goutter le délicieux nectars qui coule dans ses veines.
Un pas.
Deux pas.
Encore un et il est à moi.
Mais notre petit Samuel, enfant extravertis et inconscient a par la force des choses bien appris sa leçon. Il a compris que le monde virtuel, tout comme l'autre, est une vicieuse et incorrigible monstruosité dénuée de compassion ainsi que d'honneur. Même s'il parcourt le terrain pentu en exécutant de grandes foulées en apparence grotesques son esprit, lui, est avisé. Peut être est-ce dû à un coup de chance, venue s'excuser pour hier, ou aux reflets du soleil qui scintillent sur le bord du piège, mais toujours est-il qu'il le voit au dernier moment. Sa démarche bien que peu gracieuse s'avère ici payante. Il s'élance dans les airs, toisant du regard le prédateur à qui il décoche un sourire malicieux accompagné d'un clin d’œil enfantin. Mais alors qu'il touche le sol avec autant de finesse qu'un dindon ivre voilà qu'il dérape sur l'une de ses plumes, ou peut être est-ce un lacet, et sa cheville se tord sous l'effort. Un effroyable craquement fait vibrer tout son corps jusqu'à atteindre le système nerveux pour lui délivrer la précieuse information : j'ai mal ! Il cris de douleur tout en tombant à la renverse, mais son périple n'est pas encore fini. Samuel est un boulet, et en tant que tel il roule étonnamment bien pour un être humain. Il dévale la pente comme un rondin de bois en proie à une douleur si grande qu'elle le tétanise. Sur le chemin bon nombre d'amis tentent de lui venir en aide. Madame la branche veut le retenir mais elle ne fait rien d'autre que lui laisser de profondes traces de griffures sur le visage pendant que de son côté monsieur caillou s'interpose de toute sa masse et vient s'enfoncer violemment dans le ventre de notre cher ami. Une seconde supplication vient se glisser hors de ses lèvres mais elle n'atteint aucune oreille bienveillante. Il tourne et tourne, l'écho des ricochets de la cacahuète qui lui sert de cervelle le rend sourd au monde extérieur, il ne peut plus penser.
Soudain, c'est la délivrance. Il s'envole vers les cieux aussi libre qu'un ange qui vient d'obtenir ses ailes. Sam délecte cet instant de grâce où cohabitent bien être et apaisement, jusqu'à réaliser ce qu'il se passe. Il s'élève, mais pas au sens abstrait. Il est entrain de voler, à son plus grand étonnement. La réponse à ses interrogations ne se fait pas atteindre car le voilà tout à coup coincé, les bras et les jambes emmêlés dans un filet qui l'enferme. Il a su éviter un piège, mais pas le second. Notre joyeux luron se retrouve ainsi pendu à un arbre, emprisonné dans un filet à la base destiné à des animaux bien plus effrayants que cet énergumène. Deux jambes et un bras dépassent du filet tandis que sa paume gauche se retrouve plaquée sur son visage, l'obligeant à contempler l'affreux chiffre 9 qui rit au éclat. Tu vois, je te l'avais bien dit, lui dit une petite voix dans sa tête. Comme si cela ne suffisait pas il comprend enfin pourquoi la terre est à la place du ciel : il est à l'envers. Mais une douleur bien plus grande que sa cheville cassée, ses griffures aux visages et son mal de ventre vient lui pourfendre le cœur tandis qu'il réalise une chose essentielle.
« Mon chapeau... »
Il l'aperçoit au loin qui s'enfuit au grès du vent.
« Adieu, mon ami. Peut être nous reverrons-nous un jour. »
Un craquement lui parvient à l'oreille, mais il est dans l'incapacité de se tourner vers l'origine du bruit. Une brindille ? Le déclic d'un revolver qui s'arme ? Il n'en sait rien, mais dans le doute il préfère tenter le tout pour le tout.
« … au secours ? »
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