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 It is a country of dreamers. Hazel
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MessageSujet: It is a country of dreamers. Hazel   Mar 16 Fév - 1:52
It is a country of dreamers.
Cazel

These were the lovely bones that had grown around my absence. The connections, sometimes tenuous, sometimes made at great cost, but often magnificent., that happened after I was gone. And I began to see things in a way that let me hold the world without me in it. ✻✻✻ Jeux d'enfants. Jeux de grands. Jeux de survivants. La mort blâmait chaque âme apeurée dans cette réalité, la faucheuse tournait, elle brisait, elle éventrait les pauvres innocents de leurs tourments. L'obscurité brisant la clarté pour réveiller ces ténébres glacées. La vie s'époumonait dans un souffle enflammé, la vie s'éteignait dans la laideur de cette société. Pourtant certains survivaient, certains se permettaient de rêver dans cette Amérique enflammé. Les pauvres cons qui espéraient la liberté comme on espérait le lendemain. Les connards incertains qui se disaient que chaque instant pouvait devenir béant. Qu'ils ne fallaient pas gâcher la moindre seconde de cette vie de folie. Car la vie pouvait parfois être une si jolie hérésie. La beauté se cachant parfois dans les détails insouciants et convalescents. Lui il avait trouvé la pureté au creux de son ivresse, lui il avait découvert que l'existence pouvait devenir autre chose qu'une simple lamentation. Lui qui songeait souvent à sa condamnation, il se logeait dans cette parenthèse dorée d'un bonheur d'éphèmerité. Ce bout de femme au sourire damné, aux lèvres rosées. Elle s'était incrustée dans sa vie comme une maladie. Simple virus qui émerveillait les tristes banalités pour en faire une dose d'air frais. Elle se tenait à ses côtés cette bouchée d'air frais et lui il en profitait comme si le futur pouvait lui couter. Hazel ou bien la belle. Hazel ou bien la naine. Son identité se démultipliait sous l'affection qui lui portait petit enfoiré qui se permettait d'être guilleret. Elle qu'il maltraitait à chaque soirée et qu'elle lui rendait à travers ces mots désabusés. Amis dans leurs conneries, enfants de leurs mépris. Les deux rejetés, les deux étiquetés pour leur passé. Deux magnifiques déchets qui réapprenaient à vivre avec cette familiarité. Ils se ressemblaient tellement Hazel et Caïn, ils étaient deux incohérences qui cherchaient leurs différences. Mais elles étaient qu'absence. Alors ils jouaient, ils se cherchaient, ils se provoquaient comme deux gamins jamais rassasiés. Et c'est lui qui commençait à la faire chier lui rappelant la vieille alors qu'ils se baladaient sans vraiment savoir où ils allaient se poser.

" Bon gamine qu'est ce que ça fait de finir écraser dans la canapé ? "

Il souriait en coin tandis qu'il lui remémorait cette soirée où leurs provocations avaient fini dans un combat sauvage et à la fois innocent. Elle qui le cherchait avait fini dans le sofa écraser sous son poids, tandis qu'il la maltraitait de ses phalanges pour la chatouiller et lui avouer sa supériorité. Ils étaient tarés ces deux gosses abusés, ils cherchaient plus de proximité pour mieux s'apprécier. Et Caïn il s'en moquait. Son index venait s'abattre à travers de multiples assauts sur son bras pour mieux l'énerver. Pauvre enfoiré qui aimait voir sa poupée colérique. Son sourire ne s'éteignait pas durant les secondes qui s'écoulaient, il était insatiable le brun quand il s'agissait d'emmerder son monde. Et il la relançait encore et toujours.

" Qui sait peut être un jour tu réussiras à me niquer avec un de tes paris de tarée? "

Il remuait le couteau dans la plaie ne se doutant pas de l'enseigne qu'il passait. Supermaché éclairé au milieu de cette nuit calme et silencieuse.
✻✻✻
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MessageSujet: Re: It is a country of dreamers. Hazel   Lun 22 Fév - 1:46
COUNTRY OF DREAMERS
Ses joues se bombent, son teint est radieux. Hazel commence à être une autre personne. Elle est toujours cette petite blonde conne mais avec le deuil qui s'envole. L'enfant se nourrit mieux et ses conditions de vie améliorés font qu'elle devient exigeante. La skateuse ne se contente pas d'un repas par jour. Non, elle mange trois fois. En plus, elle ne vole plus sa nourriture et cela commence à lui paraître insensé d'agir de la sorte. Hazel vit en colocation avec Caïn, il est plus sauveur que lutteur. Il l'influence et elle se nourrit de lui et de sa philosophie. Elle boit ses rires et aspire ses préoccupations. Ils forment un petit couple sans le vouloir, sans le savoir car pour Hazel, cela est venu naturellement. Le brun lui inculque un « comment s'en sortir en société » et la blonde lui insuffle un « comment se libérer de cette société ». Jamais la poupée n'aurait espéré une si immense complicité. Tout lui devient essence et évidence. La familiarité s'installant naturellement entre les deux jeunes gens, Hazel a fini par se libérer et se révéler. Avec Caïn, elle se trouve être l'être le plus sincère. Cela n'est donc pas étonnant de savoir qu'elle charrie comme une sœur et qu'il rend la pareille comme un frère. Le darwin's a peut-être avoir avec cette fable enfantine. Ce bourreau admettra que la tendresse règne encore entre ces deux gamins.

La tendresse, l'ex vagabonde a encore du mal à s'y faire. Plusieurs fois elle a provoqué le lutteur qui a su rétorquer dans les règles de l'art. Plusieurs fois donc, Hazel a subi la domination de Caïn. Il connait ses points faibles en plus d'avoir la carrure visiblement plus impressionnante. Plusieurs fois alors, la blonde a fini scotchée au fond du divan, mobilisée sous le poids de l'enfant et victime de ses doigts agités. Les éclats de rire ont souvent comblé leur appartement car les chatouillements ont su provoqué différents hurlements. Hazel s'est débattue un nombre incalculable de fois et Caïn savoure ses victoires... incalculables également. Le pire pour la poupée, dans toute cette histoire, c'est qu'il lui en fait en profiter. La rage blasée l'habite. Pire encore quand il profite de l'une de leurs balades pour rappeler sa dernière défaite.

T'es vraiment un … pff.

Et elle sent son doigt heurter son bras. A multiples reprises. Ce n'est même plus son bras qu'il touche, c'est son os qu'il tape. Hazel lève les yeux au ciel. Quel gamin. Elle lâche un malheureux « arrête » mais rien ne le stoppe. Elle le sait. La voilà prise dans son élan. Il cherche à la provoquer, ce qui fait briller son iris bleu. Quand Hazel ne se méfie pas, un rien lui suffit à goûter au défi. Si le garçon la cherche, il la trouvera. Elle ralentit son pas et regarde autour d'elle tout en riant avec acidité. Elle cherche de quoi l'achever.

Mes paris ne sont pas des « paris de tarée » puisque tu les réussis tout le temps.

Boudeuse, capricieuse et mauvaise perdante, Hazel n'a pas envie de déclarer forfait. Elle regarde au dessus de l'épaule de Caïn et voit cette femme du chiquita, blasée du monde et blasée de la vie. Elle sait à quel point le brun a su lui redonner le sourire alors une idée la traverse. Hazel sait sans connaître la caissière qu'elle est difficilement joviale et que c'est donc, un challenge à relever...

T'as qu'à remonter le moral de cette fille,
dit-elle en haussant le menton. Si tu perds, je veux que tu me fasses le petit déj tous les matins pendant un mois.

Rictus vainqueur, rictus sadique, Hazel ne maquille pas cette jouissance qui coule depuis toujours dans ses veines. Celle de l'adrénaline et de la compétition. Même si elle se doute que Caïn fera tout pour gagner, Hazel se persuade qu'il n'y arrivera pas.

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MessageSujet: Re: It is a country of dreamers. Hazel   Mar 23 Fév - 4:37
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These were the lovely bones that had grown around my absence. The connections, sometimes tenuous, sometimes made at great cost, but often magnificent., that happened after I was gone. And I began to see things in a way that let me hold the world without me in it. ✻✻✻ T'es vraiment un … pff.

Rage nocive, haine futile. Les sourires ne quittaient plus les deux grands enfants, toujours prêts à se provoquer, à se chercher. Envie insatiable de voir un sourire sur le visage de l’opposé. Ils luttaient les deux égarés, ils s’appropriaient la liberté pour s’amuser. Ce lien devenant de plus en plus important face au temps découlant. Caïn ne savait pas combien leur relation lui avait fait du bien, combien  il en avait besoin, combien il se sentait perdu et éparpillé avant elle. Il ne savait pas qu’elle l’avait empêché de perdre pied dans un moment délicat de sa vie. Mais ce qu’il savait restait qu’il ne pouvait se détacher de cette poupée, car il s’en était imprégné pour lutter contre les banalités. Elle était la folie de son quotidien, les rayons lumineux au milieu de cette obscurité. Il la cherchait sa clarté, il la repoussait jusque dans ces limites pour la voir rager. Motivation vicieuse et mesquine. Son doigt se jouait de sa peau veloutée alors qu’il appuyait à répétition son idex contre sa chair. Celle ci marmonnait un léger « arrête », son agacement se faisant ressentir lentement. Caïn en profitait pour accélérer son mouvement prêt à la faire craquer. Mais Hazel se stoppait lui offrant un rire délicieux.

Mes paris ne sont pas des « paris de tarée » puisque tu les réussis tout le temps.

Un sourire venait se dessiner sur les lèvres du brun qui la regardait avec cette étincelle malicieuse. Son côté joueur se lisant dans le sarcasme de ses traits. Mais Hazel ne comptait pas le lacher, non elle comptait bien se venger et toute opportunité était éventualité. L’océan de ces yeux se répercutant derrière sa silhouette, elle observait ce supermarché futile, cherchant un moyen de lui faire ravaler son sourire et apparemment elle avait trouvé.

T'as qu'à remonter le moral de cette fille. Si tu perds, je veux que tu me fasses le petit déj tous les matins pendant un mois.

Doucement, il se retournait l’enfoiré il contemplait les enjeux et la mine affreuse de cette femme qui semblait prête à tomber dans la dépression. Et il analysait à son tour ses chances de gagner ou de perdre. Il voudrait lui dire à Hazel qu’elle est tarée, qu’elle est une poupée complètement absurde dans ces conneries. Lui dire qu’elle est jolie même dans son déni. Lui dire que la vie continue tant qu’ils sont à deux. Mais il s’abstient car elle n’est pas de celle qu’on pervertie avec de la poésie. Elle est bien plus que ça. Elle est petite et grande. Elle est rêve et cauchemar. Elle est douceur et dureté. Mais surtout elle est un enfer paradisiaque. Un enfer qui ne cessera d’effleurer car il en est dépendant de son brasier de flammes brûlantes démentes. Elle est son amie. Sans doute la meilleure et pour cela, il était prêt à subir l’humiliation pour voir son excitation. Prêt à sacrifier un peu de sa dignité pour voir son sourire s’illuminait. Alors sans crier, sans hurler, juste avec ce rictus guilleret, il se lançait dans l’arène aux fauves, dans ce supermarché délabré où la vendeuse semblait hanter par la mort de son chien. Et il se préparait à affronter son regard apeuré espérant y placer quelques étoiles filantes dans son ambre. La sienne d’ambre se baladait sur les côtés, cherchant un point auquel se raccrochait mais c’était un son qui le ramenait au stade premier. Une musique d’un boys band des années 80. Déjà ses pensées se précipitaient pour trouver une idée. Et enfin un éclat venait le percuter dans sa folie et dans son envie. Bordel dans quoi se lançait-il? Sans attendre, il s’élançait dans le fond de la boutique attrapant une boite de barres chocolatées, il en chopait une la glissant au coin de ses lèvres avant d’éclater le paquet contre le mur le plus proche. Le vacarme attirant l’attention de sa proie. Et il rodait tel un vautour, cherchant un point de sans retour. Ne sachant où scruter l’origine de tout ce brouhaha, la vendeuse se tardait à scruter chaque coin de la pièce avant de le voir débouler. Oui cet enfoiré qui commençait à se dandiner dans une danse lascive, l’interpellant dans ses gestes défaits. Doucement, il se rapprochait d’un frigo avant d’onduler contre celui ci, se retenant de rire. Il attrapait une bouteille d’eau précipitamment, la glissant sensuellement sur ses muscles puis sans crier gare, il l’ouvrait lorsque cette dernière se trouvait au niveau de l’objet de sa masculinité dans un coup de bassin violent. Le liquide s’écoulant dans un jet surprenant. Le reste de la bouteille finissait sur son visage, dégoulinant sur son débardeur bien trop grand. Le tissu collant l’incommodant, il l’enlevait dans son élan, le jetant, révélant sa carrure humide et il continuait sans s’arrêter de bouger. Jouant de ses hanches, se prenant pour un strip teaser. Il était ridicule mais il s’en foutait car tout ce qu’il voulait c’était gagner ce foutu pari et entendre le rire d’Hazel. Alors il ne s’arrêtait plus , glissant ses mains sur son torse, bougeant ses fesses comme jamais, même il s’élançait sur le sol ondulant son bassin en des gestes conséquents. Oui en soit, il faisait l’amour au sol. Puis il se relevait, légèrement essoufflé, se mordant la lèvre pour éviter d’exploser d’hilarité. Ses yeux se posant sur cette vendeuse qui le scrutait incrédule, son visage toujours aussi éteint.

Combien pour les Snickers et la bouteille d’eau ?

Son espoir s’éteignait peu à peu puis se réveillait sous cet éclat guilleret sur la facade dure de la brunette. Elle se mettait à rire doucement, laissant un sourire victorieux sur les lèvres de Caïn, qui avait toujours sa barre chocolatée au coin de la bouche. " Aujourd’hui c’est gratuit. " Elle lui lançait un clin d’oeil aguicheur et il la remerciait avec ce sourire séducteur. Attrapant son t-shirt au passage sans pour autant le mettre, il se précipitait dehors pour chopper sa blondie. Et il éclatait de rire en voyant son visage. Il était totalement plié en deux face à ces grands yeux écarquillés.

Alors je sais bouger hein ? Je crois que tu as encore une fois perdue sweetheart ce qui mérite une danse de la victoire.

Et il rebougeait, jouant de ses hanches pour amadouer la poupée avant de se rapprocher d’elle et de l’encercler de ses bras pour mieux la tremper. Petite vengeance amère, petit piège vicieux. Doucement il se reculait, attendant patiemment ce qu’il méritait.

J’ai gagné quoi ?
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MessageSujet: Re: It is a country of dreamers. Hazel   Mer 24 Fév - 2:45
COUNTRY OF DREAMERS
Cette enfant naïve pensait lancer un défi insurmontable. Naïve, Hazel l'est plus que jamais. Fière de sa trouvaille, ses lèvres se sont bien courbées pour laisser placer à un sérieux inquiétant. Caïn affiche à son tour, avec les yeux brillants, un sourire triomphant qui sous-entendait des stratégies de conquérant. Le brun pénètre dans l'enceinte laissant la blonde à l'entrée. Elle ne se demande qu'une seule chose : comment allait-il s'y prendre ?

Le lutteur tourne entre les rayons, faisant de grands pas dans les allées. Hazel le connait assez pour savoir qu'il réfléchissait à un plan et que l'anxiété de perdre le mettait mal à l'aise. Il a sans doute aucune idée ou bien si, il en a certaines qui lui paraissent déjà de mauvaise augure. Elle sent en cette démarche féline des questionnements absurdes et une excitation inconsciente. Caïn se demande probablement qu'est ce qu'il fout ici, dans ce supermarché désert aux lumières bipolaires.  Dans ce supermarché dont la caissière est éteinte à souhait, le garçon doit pouvoir lui arracher de la joie. La poupée est impressionnée par sa détermination. C'te con ne lâchera jamais l'affaire et jamais elle ne gagnera. Néanmoins ce défi avait du bon : elle pourrait y assister aux premières loges sans se faire torturer par ses chatouilles ou par ces prises de catch plein de tendresses qui lui rappelaient à quel point elle ne faisait pas le poids contre lui. Caïn secoue la tête frénétiquement. C'est la musique qui lui prend. Hazel arque un sourcil sans perdre de vue une seule seconde son bourreau d'amour. Elle le voit prendre une barre chocolatée et tout part en sucette. Elle reste bouche bée du spectacle qui se déroule sous ses yeux. Le brun commence à bouger de manière sensuelle, voire de manière cliché. Forcément, ça arrache un rire chez la poupée qui ne s'attendait pas à ça. Il se met dans le personnage progressivement mais le gamin prenait goût dans ce show. Hazel aussi prend goût. Elle se mordille la lève quand sa bouche n'est pas ronde de surprise. Et son cœur bat à tout rompre quand elle imagine ses muscles onduler. C'est un phénomène étrange qui se produit. Quelque chose proche des sensations d'il y a un temps inexistant. Ca y ressemble et c'est différent. Mais une chose est sûr, c'est que c'est nouveau et mille fois plus puissant. Ses mains deviennent moites et elle déglutit entre deux gloussements incontrôlés. Hazel le voit entrain de se lover sur le sol glacé mais rien ne va plus en son cœur écartelé. Et quand il jouait avec l'eau et sa connotation sexuelle, la gamine baissait les yeux trop gênée. Sa cage thoracique est secouée et nerveusement, ça lui provoque le rire. Mais la vague la plus incontrôlable  que la blonde a du subir, c'est quand le lutteur a retiré son t-shirt imbibé. Elle avait déjà vu son torse dénudé. Plusieurs fois. Cette nuit, il lui apparaît sous un regard nouveau et un angle différent. C'est comme si, après avoir aperçu la même sculpture plusieurs fois, on y trouve un soudain intérpet. On s'y attarde, on y voit des choses nouvelles alors que ça a toujours été là. Même les tatouages du jeu lui apparaissent comme beaux et désirables. Elle le désire en entier.Lui. Il finit, trempé et essoufflé. Caïn n'en peut plus de ce show quand Hazel s'en retrouve privée et frustrée. Capricieuse mais rieuse, elle aurait souhaité encore un peu plus.  Il échange quelques mots avec la caissière souriante.

Puis, il sort victorieux avec ce rictus grand comme le monde. Blondie ne se remet pas de ce qu'elle vient de voir et elle a du mal à le cacher. Elle le scrute entrain de faire sa danse de la victoire et elle sourit encore et toujours. Ca va être difficile de faire semblant de rager après ça. Tout aurait pu se finir ainsi, en rester ici, mais Caïn décide d'enlacer Hazel. Taquin certes, il ne se doute pas du raz-de-marée qui la ravage. Il englue la poupée avec l'humidité de son corps. Elle le repousse comme elle le peut.

Arrête.

Non arrête surtout pas. C'est même pas assez. La blonde déglutit car elle ne comprend pas trop ce nouvel état d'esprit qui s'incruste en elle comme virus. Elle dégage ses cheveux, elle joue avec d'ailleurs . Tic étrange, tic inédit. Ca ne lui ressemble pas. C'est comme si ses pointes la préoccupaient soudainement. C'est un fait, Hazel est intimidée et sa voix déraillée lui en témoigne.

T'as gagné ... un objet collector de tout le continent.

Elle met sa main dans son dos pour extraire ce cadeau fixé sous son légendaire sac. Hazel lui tend son skateboard.

Tadam!



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MessageSujet: Re: It is a country of dreamers. Hazel   Jeu 25 Fév - 0:31
It is a country of dreamers.
Cazel

These were the lovely bones that had grown around my absence. The connections, sometimes tenuous, sometimes made at great cost, but often magnificent., that happened after I was gone. And I began to see things in a way that let me hold the world without me in it. ✻✻✻ Danser jusqu'à s'épuiser. Bouger pour éclairer la poupée d'une divine beauté. Le jeu s'intensifiait entre les deux gamins qui se perdaient dans une douce réalité. Juste pour voir une vision idolâtrée, un semblant de vérité face au lien qui se forgeait sous leurs yeux brillants. Au revoir la société, au revoir les banalités... Toi tu veux vivre dans cette liberté. Caïn il n'avait plus besoin de penser quand elle était à ses côtés. Car tout ce qui l'entourait semblait d'une telle futilité. Un univers sans couleurs, froids et glacials par ses teintes grisées. Et il lui démontrait dans sa folie loin de son triste déni. Pauvre crevard qui s'aveuglait au fil des journées, il s'illuminait auprès de cette lumière étincelante. Soleil au milieu de son obscurité. Ses choix il les avait décidé et il n'en regrettait aucun. Pas avec elle, pas avec Hazel. C'était sa tout la beauté de cette relation sans contrariétés. Il n'avait rien à redouter car rien ne se profilait. Ils vivaient loin des règles, loin des barrières outrancières, juste dans leur misère sans viscère. Et ce simple sourire lui suffisait pour avancer. Cet éclat qui brillait sur les lèvres de sa poupée. Oh putain il aurait pu vendre son âme au diable juste pour son sourire. Ce sourire qui ressemblait tellement à une lueur d'espoir. Caïn il était fier, fier de sa connerie, fier de son hérésie et il en jouait encore pour atteindre la blondie. Il l'enlaçait pour juste la mouiller dans cet écho défait de toujours un peu plus l'énerver. Ce à quoi la belle se débattait pour le repousser, sa colère lisible se tardant en un mot. " Arrête. "

Hazel elle avait l'air bizarre, elle avait l'air secouée comme si la scène qui venait de se dérouler l'avait totalement chamboulée pourtant Caïn il jubilait loin de se douter de ce qui se tramait. En apesanteur dans son euphorie, dans l'infini de sa connerie. Puis Blondie reprenait ces esprits et enfin le brun se calmait pour observer ce rictus si peu habituel, ce geste curieux où elle jouait avec ces cheveux. Caïn il la fixait de ses grands yeux étincelants, son sourire ne s'amaigrissant pas.

" T'as gagné ... un objet collector de tout le continent. " Curiosité qui le piquait à vif. Son ambre se déposait sur ses maigres doigts tandis qu'elle sortait de derrière son dos un objet si particulier. " Tadam! " Il restait sur le cul le brun, sa respiration se coupant un instant face à ce cadeau étonnant. " Oh sérieux? " Ses yeux se démarquaient, brillant d’étincelles fières mais également d’une tendresse entière.  Miroitant sans pareil d’une ritournelle guillerette. D’un sentiment béant et grandissant à chaque instant. Instant précipitée, moment loué auprès de sa poupée. Seul petit éclat qui ravivait ses journées depuis que ses banalités ne devenaient que pure anxiété. Cauchemar éternel de cette gangrène qu’est l’amour. Il a le coeur décomposé Caïn, il a le palpitant gelé à force de lutte inachevée. Pauvre pantin désarticulé de sa dépendance sadique.  Le temps ne laissait que des songes dans son esprit déstabilisé, il se raccrochait à ce simple éclat de clarté qui lui offrait sa simplicité sans hostilité. Abandon de ses regrets, son sourire montrait tout son attrait alors qu’il la contemplait encore étonné. Ce skate était bien plus qu’un objet, ce skate avait marqué leur histoire de grands enfants. Un souvenir d’une rencontre agitée par une ivresse défaite. Essence de leur amitié, de leur fragilité. Les deux convalescents se trouvant dans leurs jeux incessants. Les deux ignorants se trouvant dans leurs incompétences d’ignorants. Caïn il aurait pu le jurer que cet instant, il le gardait bien vivant dans son crâne, mémoire sélective d'un bonheur d'éphémérité, moment d'absurdité et qui pourtant il s'obligeait à retenir pour ne jamais l'oublier. Elle et ses grands yeux bleutés. Car elle était un océan de sourires et de rires, une parenthèse dorée où il était si facile de s'y loger. Lui depuis qu'il avait gouté à sa joie, se refusait d'égarer une simple seconde à ses côtés, un seul rayon brillant de son visage clair. Il était drogué à cette pilule de liberté et personne ne pouvait lui enlever. Et ce sourire qui se peignait sur ses traits humides, ce rictus qui remontait les commissures de sa bouche bien hautes. Le brun resplendissait sous ce cadeau déraisonné, sous ce signe si particulier. Et doucement, il attrapait son trophée ne perdant pas cet éclat sur son visage, son ambre se perdant sur les particularités du skate.

" Merci bébé. "

Il se mordillait la lèvre inférieure sous cette excitation divine qui se perdait dans ses veines perfides. Ses mots n'étant que l'écho de ses expressions, il appuyait sur ce surnom absurde, une astuce pour la faire un peu plus chier. Une habitude qu'il prenait de l'embêter comme si elle lui appartenait. Et enfin il venait déposer un baiser sur sa joue précipitamment comme un enfant. Un geste innocent qui prouvait toute cette affection qui débordait envers cette poupée. Un autre genre de remerciement mais qui le rendait un peu plus dépendant à chaque instant. Puis il se mettait derrière elle, ses paumes mouillés se posant sur ces épaules nouées.

" Allez comme je sais que tu as la rage parce qu'une fois de plus t'as perdu je t'emmène quelque part pour te réconforter. Et pas de questions ok? "

Caïn jouait toujours, son air toujours arrogant et pourtant... Il cachait son attachement dans ses travers de syllabes. Dans ses antithèses et ses oppositions. Son corps se mouvait alors qu'il la dirigeait à l'aide de ses mains comme un pantin. Puis vite une idée venait le percuter. Une pensée saugrenue mais qui retenait déjà un rictus malsain sur ses traits tirés. Et sans crier gare, il attrapait Hazel comme un sac à patate, son envie de la mouiller toujours omniprésente. La belle se débattait mais il la bloquait à l'aide de ses bras trempés. Hazel criait tout en riant, une si jolie mélodie qui laissait un sourire sincère sur la bouche fine de Caïn qui finissait par la fesser dans son innocence exubérante. Et il avançait se refusant de la lâcher. Marchant puis par instant courant ou tournoyant. Ils étaient libres les grands enfants et leur attachement était une absurdité, une incitation à la douleur. Pourtant ils affrontaient cette rancoeur dans leurs erreurs. Ils accouraient vers un chemin dangereux, mais ils continuaient sans réfléchir aux enjeux. Puisque tant qu'ils étaient à deux, ils étaient heureux. Les minutes s'écoulaient et enfin ils arrivaient face à une façade éclairée. Restaurant démarqué par son style si particulier. Années 80. Caïn aurait tué pour vivre pendant ces années, d'où son attachement à ce genre de lieu.

" Et voilà enfin arrivés."

Il déposait la belle doucement pour éviter qu'elle le frappe frénétiquement avec son sourire de conquérant et il lui laissait le plaisir de découvrir ce coin où la nuit agitée ne semblait plus qu'une quiétude apeurée.
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MessageSujet: Re: It is a country of dreamers. Hazel   Ven 26 Fév - 1:57
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Hazel n'est pas douée pour les cadeaux. Elle ne s'est pas attendue à ce que Caïn gagne ce pari à la con. Pari lancé en l'air pour qu'il arrête de frimer, pari insensé et débile qu'il a réussi à gagner. Maintenant la poupée doit faire avec et assumer. Et en plus d'avoir ce problème artificiel, elle a des questions et sensations qui éclosent en son intérieur. Voir le brun sous un nouveau jour comme si la magie s'est opérée, c'est étrange. Putain que c'est bizarre. Elle est incapable de mettre des mots dessus ou même de décrire mais les signaux ne trompent pas. Passer ses doigts dans ses cheveux comme si Hazel y portait attention, les yeux rivés constamment sur le sol... Hazel se triture debout cherchant à se faire toute petite. Comme une enfant timide. Maintenant plus que jamais elle sent le poids de son regard sur elle et maintenant plus que jamais, elle le voit heureux. Elle le voit éclatant lui et sa nouvelle planche de skate. Ca lui fend tendrement le cœur de se séparer d'un tel objet. Ce skate fait parti des derniers survivants de son départ de San Francisco. Son frère la lui avait offerte pour ses quatorze ans car Haz n'aimait pas l'eau. Alors que ses copains allaient surfer, la poupée restait sur la terre ferme. Déjà, l'enfant était un vilain petit canard. Elle a appris un peu par elle-même. Puis très vite, c'est devenu une nécessité. A l'heure actuel, c'est devenu vital. Mais cette planche finalement, ça lui fait davantage plaisir de la savoir à Caïn. Inconsciemment sans doute, elle a ce besoin brûlant de lui laisser une trace d'elle. Il faut qu'il se souvienne d'elle et ce, peu importe ce qu'il se passera dans l'avenir. Hazel n'aurait pas pu faire meilleur cadeau et elle n'a jamais su faire de bons cadeaux de toute manière. La blonde craint très brièvement que cela ne plaise pas au lutteur. Elle se soucie de sa réaction, guettant la moindre preuve de sa déception. Il a tant d'éclats dans ses yeux et tant de surprise dans sa voix que la gamine ne doute pas de sa sincérité. Caïn se saisit de la planche comme s'il tenait le Saint Graal, ce qui fait sourire la blonde. La voilà prise au dépourvu. Furtivement le gamin lui dépose un baiser sur la joue après l'avoir appelé bébé. En temps normal, elle aurait ronchonné mais là.... ce n'est pas un temps normal. Hazel a la joue engourdie, trop imprégnée par la chaleur de ses lèvres. Elle n'est que feu et ce bisou si enfantin lui semble être de glace. Pourtant, c'est elle qui fond. Même cet appellation qu'elle supporte si mal lui semble d'une tendresse infini. Elle redécouvre les moindres mots et les moindres gestes du garçon. La suite ? Elle ne s'y attend pas...

Quand les mains de Caïn se posent sur ses épaules, c'est tout le corps de Hazel qui se crispe. Comme si toute sa sensibilité lui envoyait un million d'alarmes de détresse et que son cœur s'engouffrait dans ces abysses qu'elle ne réussit aucunement à cerner. Pire. Le temps passe et tout lui semble amplifié, démesuré. Le moindre contact l'électrocute jusqu'au moment où elle finit sur son épaule. La tête en bas et les jambes enchaînés par l'un de ses bras, la blonde n'a pas d'autre choix que de regarder ses cheveux se balancer. Son attention s'attarde sur ce dos dénudé, bleu par endroit, et la forme de ses fesses. Hazel se retrouve à faire une chose qu'elle n'a jamais fait : prier Dieu pour qu'il lui vienne en aide. Son cas ne s'arrange pas et elle a assez de recul pour s'en rendre compte. Elle n'a pas d'autre choix que de mettre un terme à tout ça. En vain, elle échoue comme à chaque fois lorsqu'il entreprend ce genre de boutade enfantine. Son désir de se dégager pour se rebeller est minime. En réalité toute cette proximité rend nerveuse la skateuse. C'est comme si Caïn était brûlant et qu'elle ne voulait plus le toucher. Son touché était différent. Elle peut percevoir la chaleur de son corps malgré ses vêtements. La chair de Caïn ne lui a jamais semblé aussi attirante.
Bien évidemment, le brun n'en fait qu'à sa tête. Il la dépose uniquement quand il en a décidé de la sorte. Hazel remet ses mèches de cheveux et découvre l'objet de tant de mystères : un dinner. Mais pas n'importe lequel. Le Jack's.

Oh putain...

Ses iris bleus contemplent l'enseigne illuminée quand sa tête fait défiler les souvenirs. Hazel avait pour habitude de venir dans ce dinner quand elle finissait de taguer ou de 'home jacker', vers cinq heure du matin - à l'ouverture. Elle dépensait le blé qu'elle venait tout juste de trouver en se pétant le bide de gaufres caramélisées. C'est le seul endroit où elle pouvait venir la bouche en cœur, ventre affamé et où on lui donnait de quoi se nourrir. C'était souvent du sucré car la viande coûte trop chère pour être donnée à une errante. Mais ça lui avait sauvé la vie. Ces gens sont gentils alors jamais elle n'a fait de faux pas. C'est l'un des seuls lieux du quartier qu'elle aime et où -peut-être- la gamine est appréciée.

T'aurais pas pu me faire plus plaisir. Mais je te préviens, on paye.

Bien évidemment, le regard de Hazel ne croise même pas celui de Caïn. C'est devenu difficile pour elle alors elle l'ignore à croire qu'elle parle à un fantôme ou à elle-même. Elle avance à fière allure pour pénétrer dans le restaurant. Sa crainte de se faire choper une nouvelle fois par Caïn la motive à avancer plus vite. L'appétit, en revanche, n'y est pour rien. En réalité, Hazel n'a pas faim. Une nouvelle appétit a pris le dessus, en son organisme si frêle. Ce n'est pas l'appétit de l'estomac mais bien celui du coeur. L'appétit qui est difficile à combler quand on ne sait la détecter. Hazel a cette faim mais elle ne peut se rassasier car elle ne sait comment, elle ne sait pourquoi, elle sait juste le qui. Nerveusement une fois de plus, elle détourne pour elle-même le sujet.

On va prendre un putain de milkshake vanille. On va s'en souvenir longtemps.
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MessageSujet: Re: It is a country of dreamers. Hazel   Ven 26 Fév - 5:05
It is a country of dreamers.
Cazel

These were the lovely bones that had grown around my absence. The connections, sometimes tenuous, sometimes made at great cost, but often magnificent., that happened after I was gone. And I began to see things in a way that let me hold the world without me in it. ✻✻✻ La nuit taisait l'effervescence des damnés, la nuit consolidait ce calme vaillant et rassurant. Au milieu de ce néant, de ce silence déviant, seul ces deux grands enfants. Ces deux égarés qui se jouaient de la vie, bien trop dépendants pour se rendre convalescents. Ils s'amusaient au grès de leurs responsabilités, de leurs banalités, de leurs regrets. Bien loin de cette anxiété, ils étaient emplis de liberté, de désirs entiers. Lui il se ressourçait auprès de son air frais, de sa nicotine acidulée, cette blonde aux yeux bleutés. Elle, elle se noyait sous la fierté de ce dernier, subissant la folie de son excitation livide. Tourmentée par un appétit démesuré, par des sentiments qui se révélaient dans l'aveuglement de cette joie précaire. Poupée devenant pantin désarticulé dans un piège entier. Et le marionnettiste la manipulait sans de douter des fils qu'il détenait. Insouciant ignorant. ignorant innocent. Il s'alimentait de son sourire lui, bien loin de se préoccuper de la réalité, il était enfermé dans cette bulle dorée. C'était simple tous deux vivaient désormais chaque minute dans un sentiment d'urgence, déterminés à profiter pleinement de cette saloperie de vie qui vous faisait prendre conscience de sa valeur juste au moment où il fallait la quitter. Et ces instants qu'ils vivaient, ces moments de pure plaisir natif et brûlant resteraient marqués bien après des années. Cette amitié devenant peu à peu un essentiel imparfait mais si facile à s'accrocher. Caïn il s'était réveillé sous cette vérité, sous ce besoin d'un plus de sourires, de rires. Il croquait la vie d'une joie pétillante loin de son errance dérangeante. Il apprenait à vivre avec un optimisme qui ne lui appartenait pas...

Et il tournoyait au milieu de cette obscurité, Hazel emprise et éprise de sa poigne. Il la détenait du creux de ses doigts, l'amenant près d'un simple trépas. Un paradis artificiel aux échos du passé. Un resto bien rétro d'un temps révolu et pourtant si rêvé. Le Jack's... Coin exilé du centre ville, ce lieu avait tout pour plaire. Par ces lumières outrancières, cette décoration ouvrière. Un plaisir pour les yeux mais également pour les papilles. Caïn il avait les yeux qui brillaient face à cette façade éclairée. Les mêmes yeux que lorsqu'il était enfant et que son père l'amenait souvent pour manger. Un souvenir, ou une mémoire insatiable dans ses pensées. Le jeune homme brulait de mélancolie pourtant il le taisait pour délivrer la princesse qui ne cherchait pas même à lutter.

" Oh putain... "

Un sourire venait se dessiner sur les lèvres de l'enfoiré face aux vulgarités de la poupée. Celle ci semblant déjà être familiarisée avec ce lieu. Et tandis qu'elle s'émerveillait, longeant de ces yeux bleutés l'ensemble de l'enseigne, lui compressait son débardeur pour se rhabiller, ne pouvant se permettre de rentrer à moitié dénudé. Le tissu suintait toute l'eau qui s'en était imprégné et il le remettait dans un frisson tremblant. Le vent se levant doucement... La nuit se faisant de plus en douce face à la tendre brise.

" T'aurais pas pu me faire plus plaisir. Mais je te préviens, on paye.  "

Petit rictus sur ses lèvres défaites. Comme quoi la poupée pouvait encore l'étonner... Evidemment, qu'il avait prévu de payer après tout ils n'allaient pas piller chaque endroit qu'ils visitaient. Et surtout pas celui au vu de son attachement personnel. Le belle s'empressait à la porte d'entrée, ne jetant pas même un regard vers l'enfoiré, ce dernier la suivant, l'ambre emplis d'étincelles pétillantes.

" On va prendre un putain de milkshake vanille. On va s'en souvenir longtemps. "

Il riait Caïn face à ces dires, rajoutant à ces mots. " Et des putain de frites aussi, je crève la dalle. " Et à son tour il pénétrait dans le restaurant où déjà les serveurs s'empressaient de leur courir après. S'asseyant allègrement, le brun observait la blonde qui semblait déconnectée. Son regard virevoltant sous l'environnement, comme happée par toute cette animosité. Quant à lui, le flot de ses souvenirs venaient le submerger d'une douce mélancolie, triste folie compte tenu de sa vie. Son paternel qui à présent se lamentait de son propre fils et de son manque d'intérêt, de sa précarité. Un soupir venait éclore sur ses lèvres à l'enfoiré tandis que déjà une serveuse venait prendre leurs commandes.

" Je vais prendre deux moyennes frites et deux géants milkshakes vanilles, s'il vous plait. "

Il regardait Hazel du coin de l'oeil pour avoir son approbation et la demoiselle repartait un sourire léger sur les lèvres. Et les voilà tous deux face à l'autre, se scrutant sans oser, lui se tardant à observer le jukebox non loin de là. Puis finalement, il finissait par lâcher.

" Alors dis moi comment tu connais cet endroit ? "

✻✻✻
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MessageSujet: Re: It is a country of dreamers. Hazel   Mar 1 Mar - 2:40
COUNTRY OF DREAMERS
Le Jack's, c'est comme un  « bienvenue à Chicago » pour Hazel. Caïn la dépose devant cette entrée vintage, fidèle depuis trois ans au moins, et ses souvenirs dégoulinent dans son esprit... quand son corps s'évertue à lui rappeler, l'effet du garçon sur sa chair de poupée. Ils pénètrent ce lieu dont ils deviennent maîtres. Milkshakes et  frites, voilà leur festin de roi. Assis face à face sur ces banquettes au cuir rouge, Hazel tente d'éviter le regard ambré de son voisin.  Elle balaye les détails de la table ou bien du plafond tandis qu'un sourire humble se trace sur ses lèvres d'enfant.  Si elle cherche à ignorer ce visage embelli, elle ne peut épargner sa voix. Voix qu'elle trouve plus suave que d'habitude. Sans comprendre ce qui lui arrive, la blonde tente de trouver ses mots. Et enfin, elle pose son attention sur le lutteur. Sans le vouloir et sans s'en rendre compte, l'azur est plus attendrissant que jamais.  Elle fait tout pour dissimuler ce sentiment naissant et conquérant mais certains signes ne trompent guère.

Eh bah... avant, je squattais ici tout le temps. Quand c'est pas bondé, j'ai le droit de regarder la télé sans consommer, tu vois ? Pis c'est aussi le premier restau de la ville ouvert. Du genre...mmh... vers 5 heure du matin je crois.  Et le dernier fermé aussi.


Hazel hausse les épaules et détourne à plusieurs reprises son regard pour le perdre à l'extérieur. Elle réfléchit tout en fixant les voitures filer. Elle se triture les doigts, sans s'en rendre compte avant de scruter une nouvelle fois le visage de Caïn.  La blonde estompe les détails de sa vie, ses difficultés et ses péripéties. Et si elle culpabilise au début, très vite  elle fond sur ses traits, ce qui la rend muette. Elle mémorise le moindre mouvement et le moindre battement de Caïn Moriarty.  Et quand il la fixe, elle frissonne au plus profond de son être.

Et toi alors, pourquoi ici ?

Le tintement du verre sur la table en bois réveille Hazel. L'arrivée de leur commande l'extrait de toute cette hypnose envers le brun. Elle mange mieux qu'avant mais il faut croire que les mauvaises manières ont la peau dur. Face à tant de nourriture, elle ne peut faire autrement que de se ruer dessus. Elle retire la paille de son milkshake avant de prendre une énorme gorgée.  Ce froid d'été qui coule jusqu'à son estomac se verra vite ravagé par ces frites brûlantes. Hazel ne prend même pas la peine de s'essuyer la lèvre recouverte d'un duvet de lait qu'elle saisit déjà ces frites deux par deux pour les engloutir. Petite goujat aux manières de mal élevée, la  poupée a toujours le cœur à s'empiffrer. Peut-être est-ce du à son passé de miséreuse... En vain pour la première fois depuis le début de la soirée, son étrange embarras envers Caïn disparaît.

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MessageSujet: Re: It is a country of dreamers. Hazel   Jeu 3 Mar - 0:19
It is a country of dreamers.
Cazel

These were the lovely bones that had grown around my absence. The connections, sometimes tenuous, sometimes made at great cost, but often magnificent., that happened after I was gone. And I began to see things in a way that let me hold the world without me in it. ✻✻✻ La chaleur, la familiarité, la musique qui découlait entre les tables vides et les visages fatigués... Tout dans ce depot particulier était un fait à la réjouissance d'un bonheur éloigné. Une invitation aux souvenirs et aux sourires mais aussi à la folie d'un instant de joie sans contrariété. Le Jack's était un cocon doré, une sorte de parenthèse où les banalités ne devenaient qu'effluves dans les pensées lamentées. C'était un paradis au milieu des brasiers, une douce clarté au milieu de l'obscurité de cette société où l'argent ne s'usait que pour la supériorité. Et lui il voguait petit enfant au coeur géant. Son ambre se baladait, ricochait sur chaque centimètre de cet îlot sans anxiété. Revivant dans son crâne bouillonnant, des mémoires béantes, des souffles d'air frais où l'écho d'un foyer ne lui semblait qu'à porter. L'insouciance et l'ignorance d'un gamin aveuglé par sa naïveté voilà ce qui resplendissait dans ses yeux pétillants et suppliants, la vision même de la pureté loin de cette carcasse tourmentée. Doux passé si opposé à ce présent déviant. Où était-elle passé les jolies années où son visage suait la tranquillité et l'apesanteur d'un bonheur d'éphémerité? Aujourd'hui il ne restait plus que les pots cassés, les non dits et les vérités faussées. Plus qu'un engrenage insatiable où la réalité n'était qu'illusion, plus qu'une profusion d'abandon et de trahison. Caïn il avait peut être l'air d'un enfant, d'un pauvre minot des bas quartiers qui se battait pour subsister mais son coeur était noirci par des charbons ensanglantés, par des fissures que son palpitant ne pouvait recoudre. Il était démonté par la peur de voir tout ce qu'il lui restait l'abandonner. Les visages familiers, les minois émerveillés... Il vivait dans la mélancolie de sa propre vie, se laissant à l'agonie. Mais l'agonie parfois laissait du sursis. Une simple brèche pour émerveiller un bloc paralysé et glacé, une simple cassure pour réparer les plaies. Et c'était ce halo si particulier, ce visage empli de merveilles galvanisées. Divine poupée qui enlevait les épines de son coeur pour lui soutirer un peu de son bonheur. Morphine salvatrice dans ses veines salées, il la scrutait de son ambre fasciné. Sa curiosité ravivant les interrogations pour effacer les teintes sombres de son esprit. Et la belle se faufilait, comme aspirée par toute l'effervescence à l'extérieur, elle semblait si distante pourtant l'océan de ces prunelles le pétrifiait, comme à son tour tenté d'y plonger.

Eh bah... avant, je squattais ici tout le temps. Quand c'est pas bondé, j'ai le droit de regarder la télé sans consommer, tu vois ? Pis c'est aussi le premier restau de la ville ouvert. Du genre...mmh... vers 5 heure du matin je crois.  Et le dernier fermé aussi.

Un sourire venait se dessiner sur la bouche acidulée de l'enfoiré tandis qu'il acquiesçait. Et Hazel repartait, elle s'égarait derechef loin de Caïn le laissant dans une solitude pesante. Comme s'il avait fait quelque chose qui l'avait troublé? Le jeune homme fronçait les sourcils bêtement, s'accoutumant à cette distance. Son regard s'orientant vers le comptoir vide. Mais vite son ambre ne peut s'empêcher de se reposer dans le bleu de sa poupée. Attachement apeuré envers celle qui ravivait un rictus si frais.

Et toi alors, pourquoi ici ?

Les mots éraflaient la gorgé serrée de Caïn lorsque le tintement de leurs consommations venait s'écrouler sur la table métallisée. Et la poupée se transformait en souillon sous ses yeux interloqués. Hazel attrapait son milk-shake virant la paille pour avaler une grande goulée, puis ses doigts glissaient deux à deux les frites vers sa bouche tandis qu'elle s'impatientait de toujours plus de mets. Le brun souriait dans son coin, un rictus moqueur au bord des lèvres. Même ainsi, la belle avait toujours son attrait, ce charme naturel d'une jeune femme affamée. Se laissant attendrir par cette vision, il en oubliait même ses dires, l'observant plutôt que mangeant. " Tu déconnais pas quand tu disais que t'avais la dalle ! " Et ce rire cristallin, innocent. Ce petit pic taquin qui avait pour but de voir des rougeurs ou un infime sourire.

Mon père m'amenait tout le temps ici quand j'étais jeune, genre pour changer d'air ou juste parce qu'il avait la flemme de faire la bouffe. Ca me rappelle des souvenirs.

Et ce sourire timide, un peu triste, marque violacée d'un lien forgé par l'absence et la déchéance. Caïn ne voulait pas déblatérer sur son passé ni sur les plaies que ce père lui avait infligé et la trace blanche sur les lèvres d'Hazel était une issue si aisée pour s'échapper. Alors se levant quelque peu, il caressait tendrement la peau de cette dernière pour effacer cette marque laiteuse de son pouce pour finalement le glisser dans sa bouche. Geste anodin de gamin. Puis à son tour il attaquait son repas plus doucement que la jolie poupée, attrapant des frites par moment, sirotant par instant. Et un sourire espiègle venait se dessiner aux commissures de sa bouche. Il trempait l'une de ses frites dans son verre avant de la tendre à Blondie.

Cap ou pas cap ?

✻✻✻
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MessageSujet: Re: It is a country of dreamers. Hazel   Sam 12 Mar - 14:01
COUNTRY OF DREAMERS
Tu déconnais pas quand tu disais que t'avais la dalle !

Hazel s'arrête un laps de temps. Sa bouche est pleine mais la mécanique de ses dents ne fonctionne plus. Elle a levé les yeux vers Caïn, deux frites pincées et prêtes à être englouties à leur tour. Il a dit ça le plus simplement du monde mais le fait qu'il ait pointé ce détail fait culpabiliser la blonde. Elle a regardé la table en se demandant ce qui n'allait pas. Elle se met alors à mâcher plus doucement. Petite impolie. Le brun avait à peine commencé à saisir une tige pomme de terre que la poupée a ingurgité la moitié de son plat. Enfin, il dit pourquoi le Jack's. Hazel l'écoute avec ses mot imbibés de nostalgie. Il lui a fallu ce grain d'émotion pour qu'elle calme son appétit de loup. Elle imagine toujours le poids de son regard sur elle alors elle se permet difficilement de frôler son regard ambré avec son azur. Mais elle réussit. Elle réussit à caresser son visage avec son iris tendre.

Quand ma mère avait la flem' de nous faire à manger, on partait se gaver de fritures en bord de mer. J'regardai les gens nager ou je faisais du beach volley. Ca n'a rien avoir avec ici.

Puis elle picore de nouveau, le rouge lui montant aux joues sans raison apparente. Se confier ainsi, elle le faisait si naturellement avec Caïn. C'était si simple avec lui, il avait fait tant en édulcorant leur amitié de belles intentions. Celles que Hazel n'avait jamais reçu. Amitié. Le mot fait tout drôle pour elle. Si c'était lui l'amitié alors elle aimerait avoir un tas d'amis. Mais c'est la première fois que ce cas se présente. Peut-on alors appeler ça de l'amitié? *Le coeur de la blonde manque de se tordre avec passion quand elle sent Caïn effleurer sa lèvre. Elle le regarde faire, figée, avec sa chair engourdie par le contact envoûtant et pourtant si minime. Le temps s'arrête dans ce dinner's amateur tandis que la tempête emballe son corps d'enfant. Ses poumons sont en apnée et son esprit est envahie à cause de ce mouvement si candide et si envahissant. Elle n'est pas malade, elle n'est pas folle,néanmoins elle doit subir les nouvelles lois dictées par ses muscles et ses sens. C'est drôle, dérangeant, inquiétant et fascinant. La fièvre lui monte à la tête. Pire quand le brun porte son doigt à sa bouche. Ce geste si anodin a le mérite de mettre dans tous ses états Hazel qui finit par déglutir. Elle est désemparée par la situation, par tout ça. C'est un cauchemar parce qu'elle ne comprend pas. C'est un rêve parce que c'est agréable. Blondie cherche à s'échapper. Elle baisse la tête tout en caressant à son tour sa lèvre supérieur. Elle vérifie s'il n'y a plus de lait, elle vérifie si c'est lui qui est responsable de tant de trouble. Et comme de fait... Elle maudit son bonnet en laine qui dégage son regard car elle aurait laisser tomber ses cheveux devant son visage pour masquer toute la gêne qui habite son minois. Avant elle s'en foutait, maintenant elle se demande de quoi elle a l'air. Elle se saisit de nouveau et continue de manger ses frites, n'osant plus boire de milkshake. Et pour se donner du courage face à cette scène qui la désempare, elle s'éclaircit la voix et se redresse bien devant son plat. *Son attention se porte sur les doigts tendus du garçon. Il lui offre une frite recouverte de lait vanille. Cap ou pas cap. La poupée mange la frite sans un haussement d'épaule. Puis, elle renverse un peu de milkshake dans son assiette. Hazel, elle était ce genre de filles à faire des mélanges dévastés en nourriture. A ne pas respect la haute et la basse gastronomie. Manger du jambon avec du chocolat, manger des pommes avec des œufs...La gamine ne sait jamais affirmée comme celle qui avait des goûts étranges mais présentement, sa volonté d'impressionner Caïn dépassait tout. Et s'il fallait sacrifier une gorgée de milkshake vanille dans son assiette de frites, eh bien elle le ferait. Il ne la jugera pas, il en rira comme un gamin qui vient de voir un spectacle étrange. Caïn il était comme ça,  il s'enthousiasmait pour ces choses que Hazel trouvait normal et que les gens trouvaient gênant. Des enfants. Le sommet de ses doigts  est légèrement recouvert  par la boisson tandis que Hazel ne s'arrête pas de manger ses frites.  L'assiette a le fond inondé et ses frites se sont évanouies, trop imbibées. Le rictus de la blonde est à la fois humble et gêné. Elle a réussi et le garçon la regarde. Ca lui fait toujours bizarre. Malgré l'agréable soirée, elle se pose la question, ne sachant pas l'incroyable virage qu'elle a pris.

J'ai réussi, je crois.  


La blonde finit par se lécher le pouce et l'index quand son ventre criait ô combien il se trouve plein. Elle se cale au fond de la banquette au cuir rouge, se glissant une main son t shirt pour caresser son ventre rempli.  Son appétit est tout autre. Elle scrute le garçon mangeant ses frites. Ses petits yeux pétillants qu'elle a déjà vu enflés par les coups. Ses lèvres qui se retroussent pour s'illuminer ou qui se déforment pour mâcher. Ses grains de beauté qu'elle ne se lasse pas de cartographier les yeux fermés. Ses cheveux ébouriffés parce qu'il s'en contre balançait. Hazel ricane à l'idée de le voir les cheveux plaqués.  Il  y a tout ça chez ce garçon qu l'enfant continue à adorer.  Plus ça allait et plus elle avait d'énergie dans sa petite cage thoracique pour compter, un par un, ses cils de gamin.

Evoquer San Francisco lui a également projeté ces souvenirs douceâtres qu'elle tentait de terrer dans les limbes de Chicago. Par moment elle se disait que là-bas c'était l'enfer. Et dans d'autres circonstances, elle se disait que c'était le paradis. La plage, le bronzage, les mini-shorts, les concerts illégaux, voler les traiteurs chinois... Il y avait tellement d'insouciance et ici, tellement de douleurs. Sauf Caïn, son protecteur des néo-temps.  Elle l'imaginait avec elle à San Fran', dans les rues bombées, les quartiers populaires... Et là, elle perçoit la définition du bonheur.

Je crois que t'aimerais bien San Francisco.


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MessageSujet: Re: It is a country of dreamers. Hazel   Jeu 17 Mar - 1:59
It is a country of dreamers.
Cazel

These were the lovely bones that had grown around my absence. The connections, sometimes tenuous, sometimes made at great cost, but often magnificent., that happened after I was gone. And I began to see things in a way that let me hold the world without me in it. ✻✻✻ Pause dans leurs vies déséquilibrées. Arrêt dans leurs chemins aiguisés. Les enfants oublient leurs conditions de survivants pour un instant. Moment convivial et doucereux loin de ce climat glacial. Ils s'exilaient pour effacer leurs banalités, pour se retrouver tous deux sans contrariétés. Car ces deux gamins ne trouvaient que quiétude dans la présence de l'autre, une sorte de dépendance convalescente qui les maintenaient à une moindre distance. Toujours collés, toujours éparpillés, ils ne cessaient de se chamailler pour mieux se rattacher. Et lorsque la belle se mettait sur sa bouffe sans délicatesse, il ouvrait les vapes à ses taquineries enfantines. Lui le déchet au sourire carnassier ou bien souvent faussé, ses commissures se soulevaient avec sincérité sous sa remarque anodine. Son ambre se tardant sur ce visage pure où aucun trait ne trahissait un semblant d'atrocité. La pureté soulevait son azur sous l'indiscrétion du brun, cherchant désespérément où elle avait merdé et Caïn ne put s'empêcher de ricaner doucement sous son regard égaré. Puis les questions s'engouffraient et cette gêne occasionnée disparaissait pendant un laps de temps indéterminé. Et la raison de cette destination... Le boxeur ne cherchait pas à cacher le sentiment familier qu'il avait avec ce lieu. Ni même la mélancolie qui découlait de ses souvenirs doucereux. Il lui ouvrait la porte à son bonheur passé, ses prunelles se tardant sur les détails de ce resto. Et Hazel semblait enveloppé par cette histoire qu'il lui contait, oubliant même son appétit d'affamée. Ses iris bleutées se reposaient à effleurer son visage d'une tendresse méconnaissable.

" Quand ma mère avait la flem' de nous faire à manger, on partait se gaver de fritures en bord de mer. J'regardai les gens nager ou je faisais du beach volley. Ca n'a rien avoir avec ici. "

Et les contes se partageaient sans besoin de justifications ou d'interrogations. Ils étaient libres ensemble Hazel et Caïn, ils étaient simples et si différents en même temps. Mais leurs divergences s'effaçaient sous la pirouette de temps. Et ces rougeurs qui se noyaient sur ses joues, cette maigre couleur qui illuminait ses pommettes d'une beauté timide. Le brun s'y perdait dans ce contraste délié, son ambre se tardant sur les détails de cette maladresse gênée. La blonde ayant même dans son anxiété ce grain si particulier. Et alors qu'il s'apprêtait à répondre à ces mots, la bouche de la belle l'en stoppa. Ce nuage de lait qui s'écoulait sur ces lèvres fines, cette tache qui la rendait encore plus gamine. Caïn n'avait qu'une envie venir lui effacer cette marque laiteuse de sa bouche accrocheuse. Et il y cédait tandis que son corps se soulevait et que son index venait s'écraser délicatement sur sa lèvre supérieure pour lui voler cette denrée mousseuse. Puis il se rasseyait pour finir par engouffrer son doigt dans sa bouche avec une insouciance mirobolante. Et la la poupée se disloquait. Elle se perdait et voguait dans une tornade insensée. Son regard s'accrochant puis se détachant. Son visage se paralysant puis se cachant. Elle s'enfouissait sous ces mèches éméchées face à ce geste insensé comme si sa quiétude se transperçait d'un raz de marée. Et le brun la contemplait de cet oeil curieux, de ses questions dangereuses. Haz devenant un mystère sous son ambre décontenancé. Que lui prenait-elle? Et elle ricochait, elle tentait de s'enfouir sous sa honte de dentelle. Mais l'enfant était cerné par ses grands yeux dorés qui la dévisageait. Plus d'échappatoires, plus de fuite possible... Elle était troublée et l'étranger tentait de comprendre ce changement soudain, ces rougeurs qui ne cessaient d'illuminer son visage rosé. Et vite la poupée reprenait ces activités comme si de rien n'était, comme si rien de tout cela ne s'était passé laissant l'enfoiré dans une situation caucase.  Alors il tentait d'échapper à cette gêne en jouant de provocation. Usant de la bouffe pour en faire une distraction. Un pari qu'il savait perdu d'avance face au côté extraverti de la jolie. Et elle y répondait avec entrain même elle le surprenait encore plus, après avoir engouffrée la frite bordée de milkshake, elle laissait ce dernier se vidait dans son assiette. Le brun souriait, s'enthousiasmant pour un rien puis à son tour, il commençait à dévorer rattrapant son retard sur la poupée.

" J'ai réussi, je crois.  "

De la fierté se lisait dans sa voix mais bien vite ces mots s'écroulaient sous cette paresse après méfaits. Celle ci s'enfonçant contre la banquette rouge, repue et tordue par ces mets. Et le brun se perdait dans sa bouffe, mangeant plus calmement pour s'éviter des crampes d'estomac, trempant par instant ses frites dans son milkshake. Il savourait ces joies d'antan comme un enfant. Se léchant par moment les lèvres face aux multiples saveurs qui ravivait son coeur fissuré. Il en avait même oublié le regard particulier d'Hazel qui l'observait de ces étincelles malicieuses. Seul son ricanement le sortait de son éveil gustative mais bien vite il y replongeait, ne désirant que dévorer tout son plat, se refusant de gaspiller la moindre bouchée.

" Je crois que t'aimerais bien San Francisco. "

Une frite toujours dans la bouche, il relevait son regard sur elle, une curiosité perfide brillant dans son ambre. il restait ainsi quelques secondes, réfléchissant à cette ville bien loin de ses pensées. Et au fond il rêvait de cet horizon lointain, de ces étendues de sable à perte de vue. Le brun n'avait jamais eu l'occasion de voyager sans doute à cause des frais mais s'il le pouvait, il se le permettrait. De voir d'autres contrées loin de toutes ses contrariétés. Juste voguer entre chaque continent pour voir si le monde avait toujours ce goût amer dans sa gorge. Partir pour mieux se repentir. Un léger sourire venait se fixer sur sa bouche tandis qu'il avalait sa frite et il se préparait déjà à sortir une autre connerie pour la déstabiliser.

" Oh ouais les filles en maillot de bain. "

Caïn il jouait toujours la case de l'attardé sexuel pour faire chier Haz. Il était tellement plus aisé de s'amuser à faire le con que d'assumer le reste de ses pensées.

" Non en vrai je voudrais bien y aller juste par curiosité. Ca doit être tellement différent que cet enfer. "

✻✻✻
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MessageSujet: Re: It is a country of dreamers. Hazel   Lun 21 Mar - 14:30
COUNTRY OF DREAMERS
Tout le corps de Hazel se fond sur le divan au cuir rouge. Son iris crève l'extérieur du Dinner's. Elle admire ces ombres de la nuit danser ou bien les phares des voitures défiler. La soirée est si douce qu'elles lui semblent être de vraies étoiles filantes. Plus tôt dans son deuil, elle aurait songé à des flammes. Les séquelles du jeu prennent forme peu à peu et s'emparent de sa vie tel le néant hérité d'Eury. C'est très léger habituellement mais la blonde avait tellement multiplier les confrontations que des flashs lui venaient  par moment. Surtout quand ses heures de jeu étaient denses et quand le sommeil lui manquait. Ca piquait son quotidien mais ça ne l'effrayait pas plus que ça. Après tout, c'est comme un vomissement. C'est chiant un instant, on craint que ça recommence,  puis  le rétablissement se fait doucement. Sa vie, avec ou sans le jeu, reste pareille : ennuyante. Ennuyante jusqu'à ce qu'elle rencontre Caïn. A cette pensée, elle pose une nouvelle fois les yeux sur lui, savourant ses frites en silence.  San Francisco la traverse sous le parfum iodé des plages désertes à minuit. Elle aurait tellement, mais tellement, voulu que Caïn soit avec elle dans son passé. C'est comme si tout avait pris un goût différent depuis qu'il est là.

Hazel rit en hochant la tête.  Des filles en maillot de bain, il n'est pas croyable.  Il dit ça tellement de manière sincère que la gamine peut le croire. Elle n'est pas dupe.  Sous cette épiderme du ravagé sexuel, elle sait que le brun a d'autres inquiétudes.  Il est fou, pas assez pour faire mille bornes pour voir des  filles se balader avec peu de tissu sur du sable. Il n'empêche que cette idée la fait rire. Comme toujours, il a une note de gravité. Il y a toujours une note grave. Si la skateuse ne la donne pas, il s'en charge. C'est comme ça, ça fait parti de leur monde, leur mécanique, leur habitude. Deux enfants mal léchés, élevés par des loups,, élevés  seuls. Hazel et Caïn, c'était d'abord de l'entraide, puis du rêve.  Mais par moment quand ils murmuraient tout bas leurs scintillements de gamin, les échos de la réalité venaient les assourdir. C'est parce qu'ils se regardaient qu'ils ne s'aveuglaient pas

Bah tu sais, là-bas y a aussi l'enfer. Eux au moins ils ont le soleil.

Son rictus  à peine s'élève qu'il fond déjà comme neige au soleil. Cette touche d'humour a subi un battement avant de s'évanouir dans le silence. Hazel a bien saisi son envie de partir. Elle n'a pas en revanche cerner son enfer. Parle-t-il de lui seul, de sa fille, sa femme ? Le jeu, la mort ?
Elle se redresse et glisse une mèche de cheveux derrière son oreille. Elle se mordille l'intérieur de sa lèvre. La poupée est gênée car elle a l'impression d'avoir fait une gaffe. C'est con pour une si petite vanne. Ca fait partie de ces choses qui ont changé depuis peu : elle pèse ses mots, leur sens et comment ils l'atteignent. La fille qui se foutait de tout s'évanouit derrière une fille prudente.

Quitte à partir, autant partir à Cuba. Si j'avais la tune, ça ferait longtemps que je serais partie.

C'était sa destination de rêve depuis toujours. Ca et  le Brésil, tout le Brésil. Elle avait une fascination pour l'Amérique Latine sans trop savoir d'où ça vient. C'est peut-être à cause de ses voisins qu'étaient boliviens. Hazel ne peut expliquer son engouement pour cette géographie mais elle est persuadée que c'est le seul petit bout de paradis terrestre.

Et puis, les filles doivent encore moins porter de maillot qu'à San Francisco.

La blonde retente le coup avec maladresse. Mais ça la fait vraiment sourire cette fois car c'est débile. Elle n'a pas trop réfléchi. De toute manière, ça fait quelque temps déjà qu'elle ne réfléchit plus. Plus par nervosité que part envie, elle pique une frite dans l'assiette du brun.

Euh...j'avais une question à te poser.

La gravité reprend sa place. Elle est embarrassée de vouloir évoquer ça alors qu'ils se bourrent le crâne de cartes postales.

T'as jamais songé à devenir genre... boxeur professionnel?
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MessageSujet: Re: It is a country of dreamers. Hazel   Sam 26 Mar - 1:53
It is a country of dreamers.
Cazel

These were the lovely bones that had grown around my absence. The connections, sometimes tenuous, sometimes made at great cost, but often magnificent., that happened after I was gone. And I began to see things in a way that let me hold the world without me in it. ✻✻✻ Touche maussade, perle fade... La réalité venait souvent sacrer leur engrenage imparfait, leur amitié condamnée. Une dose de vérité, de coeurs serrés pour continuer. Sans se cacher, ils se confiaient sur leurs anxiétés, sur leurs banalités. Car ils étaient tous deux abîmés, des enfants du rejet, des gamins mal éduqués et ils s'étaient attachés au grès de leurs sincerités. Sans se soucier, sans s'éparpiller sur les détails futiles juste se ressourçant de ce bonheur mélancolique pour survivre. Après tout, le monde ne mourra jamais par manque de merveilles mais uniquement par manque d'émerveillement. Et peut être que leurs yeux s'étaient acclimatés à l'hostilité de cette ville grise. Sans teintes, sans couleurs. Les seuls éclats qui persistaient étaient ces étincelles miroitantes dans les yeux de l'opposé. Seul dose de sourire dans leurs martyrs. Ils étaient un peu obscurcis les deux contrastes, tous deux un peu amochés mais la présence de l'autre suffisait pour éveiller un certain intérêt. Caïn il aimait être en sa présence, sentir son océan se posait sur sa médisance. Il aimait sa légèreté, sa folie malicieuse et sa bouche de dentelle qui peaufinait sa douceur. Hazel c'était un peu son calmant contre la fragilité de l'existence, l'origine de son hérésie. Pure mais vulnérable. Lui il était un crevard si peu vantard un divergent face à cette beauté. Et c'était peut être ce qui faisait toute leur force. Cette ténacité, cette férocité du contraste, de l'antithèse. Haz l'invitation au voyage, lui l'initiation au naufrage. Manque de confiance perfide, le gamin se contredisait sur sa bonté. Il se croyait mauvais, un déchet ancré à son enfer si peu édulcoré. Mais elle elle lui insufflait un peu de la vérité lui montrant qu'il n'était pas si mauvais. Et c'était peut être pour ça qu'il s'accrochait autant à elle comme une ancre... Car elle ne le détruisait pas à travers ces mots acerbes, au travers de ces syllabes difformes. Elle était simple sans être hargneuse et elle l'appréciait malgré les masques qu'il s'était forgé.

Et lorsqu'il ouvrait sa bouche en coeur pour sortir une connerie, son rire cristallin l'émerveillait. Ce bruit si particulier qui avait le talent de donner du souffle à son palpitant. La blonde était tellement belle lorsqu'elle souriait, profitait de cette vie cruelle. Et malgré l'écho grave de ses paroles, le brun avait ce rictus qui se dessinait sur ses lèvres hostiles.

" Bah tu sais, là-bas y a aussi l'enfer. Eux au moins ils ont le soleil. "

Et il continuait à sourire, attrapant les frites de son assiette pour se rassasier. Cette note triste ne le ternissant pas dans son bonheur lisible. Après tout, ils fonctionnaient comme ça ces deux là. Son enfer devait être différent de celui de San Francisco. Car là bas tout ce qu'il retenait dans son monde las n'avait pas d'importance. Sauf ce petit être de lumière, cet ange au doux nom de Lula. Et peut être aussi cette silhouette fauve, fantasme de ses nuits chaudes. Mais l'écho de ce foyer déchiré ne résonnerait pas face à cette distance hachée. La hantise d'un père de plus en plus alcoolisé et ce visage d'une mère qu'il n'a jamais pu observer. Toutes ses peurs fondées ne seraient qu'illusion dans un autre état. Pensée égoïste qui traverse son esprit quelques instants. Il culpabilisait l'enfoiré, lui qui tenait encore les fils de cette famille torturée. Il ne pouvait partir, il ne pouvait laisser les visages familiers. Car son paternel ne s'en remettrait jamais. Perdu dans ses pensées, le brun n'avait même pas remarqué que la belle s'était éteinte sous cette légère maladresse. Elle l'insouciante jouait soudainement avec prudence.

" Quitte à partir, autant partir à Cuba. Si j'avais la tune, ça ferait longtemps que je serais partie. "

Son ambre se posait sur elle sous la curiosité. Les yeux de la poupée brillaient face à cette destination tant rêvée. Un fantasme caché. Et il ne comptait la contredire face à ce nouveau horizon même si c'était une île. Lui il préférait la chaleur sauvage de l'Afrique, mais il se taisait.

" Et puis, les filles doivent encore moins porter de maillot qu'à San Francisco. "

Et il riait face à connerie, se mordant légèrement la lèvre.Même il lâchait doucement "Oh bordel le paradis" continuait de s'enfoncer dans cette allusion futile. Puis soudainement la belle venait lui voler une frite et il prenait une mine outrée. Son visage se déformant sous cette grimace, il se levait pour se mettre à côté d'elle, s'allongeant sur le sofa tout en ramenant son assiette de frite à proximité. Son crâne venait se reposer sur ces jambes et il la scrutait de cette malice enfantine, chopant une frite maladroitement.

" Euh...j'avais une question à te poser. "

Il la regardait tendrement attendant son interrogation. Son coeur se creusant d'anxiété sous son bégaiement.

" T'as jamais songé à devenir genre... boxeur professionnel? "

Et il riait derechef, manquant de s'étouffer avec sa frite. Boxeur professionnel? Cela n'avait jamais été dans ses priorités. Moins de danger, plus de sécurité, tout l'attrait de la boxe perdait de sa saveur avec le pro. Puis il n'était pas assez musclé, assez fort pour prétendre à un tel statut. Caïn il préférait se mentir que d'avouer que ça lui plairait d'être sur un vrai ring. Mais ce rêve s'éteignait car il ne pouvait l'atteindre à cause d'une seule et même barrière. Sa petite famille : sa rousse et sa gamine. Il ne pouvait leur donner cette cadence hachée et surtout cette peur permanente de voir ce père, cet amant ensanglanté. Elles ne méritaient pas de ressentir cette adrénaline, cette atrocité.

" Peut être avant ouais quand j'avais rien qui me retenait ici mais tu sais avec ma gosse c'est mort. Et toi ?"

Il remontait vers elle pour lui susurrer à l'oreille doucement. Ne se souciant ni de sa proximité, ni de cette ambiguité.

" Tu t'aurais vu en Bonnie toute ta vie ? Parce que j'aurais bien voulu être ton Clyde.  "

Et il se reculait, souriant légèrement en se moquant, cherchant toujours plus à la taquiner.
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MessageSujet: Re: It is a country of dreamers. Hazel   Dim 27 Mar - 1:47
COUNTRY OF DREAMERS
Hazel Newton partageait rarement ses envies et ses craintes. Ce qu'elle trouve beau et ce qu'elle trouve moche. Avec Caïn Moriarty, les règles du jeu avaient pris une autre forme. Elle a tellement confiance en lui qu'elle partage sa destination de rêve jusque là restée entité de fantasme. Jamais elle n'avait formulé à voix haute sa fascination pour Cuba. Elle tente de primer l'humour. L'humour à l'image du brun avec une maladresse et une innocence nouvelles. Se sjoues se teintent et son rire percent l'ambiance posée du dinner's. C'est nerveux, c'est enfantin. Pourtant la poupée a l'impression de se prendre les pieds dans le tapis et d'être ridicule. Elle sait déjà que le problème vient d'elle. Ce qu'elle ne se doute pas en revanche, c'est que la cause est l'effet que le garçon a sur elle...Alors quand le lutteur se lève pour s'approcher d'elle. Pour s'allonger sur la même banquette qu'elle et pour poser sa tête sur ses jambes, la tête d'Hazel est sur le point d'imploser. Elle déglutit et bégaie car une question prend vie sur le bout de sa langue. Soudainement, elle a eu chaud, elle ne sait pas si elle sera capable de la formuler correctement. Elle sent que les mots et même les lettres sont sur le point de changer de sens. Car oui, la gamine n'est qu'anarchie. Caïn ne semble pas remarquer et pas se soucier de cette tempête qui dévaste la blonde. Il s'accapare des frites comme un enfant : dans l'insouciance la plus absolue. Fiévreuse, elle est fière d'avoir réussi à ne pas buter sur les mots. Fière que sa voix ne se trouble pas. Hazel pense de plus en plus qu'elle est malade. Ses doigts effleuraient déjà son visage de gamin mais à mesure qu'elle sombre dans ce feu qui l'échappe, elle remarque davantage ses traits parfaits. Elle hoche de la tête sans trop comprendre en quoi sa môme était une raison. Elle imagine une mini Caïn à douze ans, l'âge à laquelle Hazel a compris que son père n'était qu'un bon à rien parasite et que sa mère passait plus de temps à le fuir plutôt qu'à l'incorporer dans leur vie de gamins. Elle imagine cette fille, elle frimerait peut-être d'un père capable de battre n'importe quel adversaire, d'un père combattant. Elle assisterait peut-être à ses entraînements priant pour devenir aussi forte que lui. Un modèle pas les autres, mais il resterait un modèle. Alors que là, il s'enlise dans des combats clandestins. Hazel aimait cette ambiance et cette violence encore plus crue que n'importe quel combat de boxe qu'elle put voir à la télé. Mais pour sa fille... Etait-ce l'unique raison, la vraie ?

La poupée chasse ses interrogations. Ca ne la regarde pas. Le pétillement de ses prunelles l'extirpe de ses pensées les plus sérieuses. Hazel déglutit avant de fondre sur place. Tout va vite, tout va trop vite. Elle reste figée quand il se redresse pour approcher sa bouche de son oreille. Ce souffle qui imprègne toute son attention. Son cœur manque un battement. Les lèvres de la blonde forment un parfait O muet. D'abord à cause de toute la proximité envahissante mais non déplaisante du garçon, ensuite à cause de ses mots troubles. C'est l'un des états les plus étranges qu'elle n'ait jamais connu. Un mélange entre l'extrême excitation et la confusion la plus totale. Caïn affiche toutes ses dents en un rire taquin. Il la cherche, elle le sait. Quand à la gamine, elle est trop déroutée pour émettre le moindre son. Puis...

Arrête de sourire, c'est pas drôle.

Silence. Un silence qui semble s'éclater en une éternité. Elle a ce corps qui bouillonne et paradoxalement, son esprit en ébullition. Elle s''échauffe comme si son énergie valsait entre l'envie, la peur et la colère. Alors qu'elle réfléchit à tout rompre, elle se demande comment il était au courant. Comment il savait pour cette épisode de sa vie ? Pauvre Moriarty, il ne se doutait pas une seconde que sa vanne de veinard malin se transformerait en véritable procès.

Bonnie, tu m'vois vraiment comme Bonnie ? Tu crois vraiment, que c'était Bonnie ? Bah tu te trompes. C'était la merde ! C'est pour ça que j'ai quitté San Fra.

Elle crie sans crier. Elle s'énerve davantage contre elle-même plutôt que contre lui. Ses souvenirs se déversent et d'autres vibrations se sentent dans son ton.

J'étais terrorisée, j'étais conne et j'ai pas eu le choix ! Il me regardait comme si... comme s'il allait me dévorer. Il avait l'air frustré. On aurait dit qu'il était un peu fou, comme s'il était prêt à me coller une balle entre les deux yeux. C'était pas... c'était pas Bonnie'n'Clyde, putain !

Elle se répète, elle bute sur des expressions en cherchant ses mots. Elle avait trop de choses à dire, à expliquer mais elle ne se calme pas.

J'aurais voulu être une putain de Bonnie mais non ! Et peut être que si t'avais été là quand ça s'est produit , si c'est toi qu'avait orchestré tout ça, bah là j'aurais été Bonnie. Peut-être la plus heureuse des Bonnies ! En attendant c'est qu'une pute qui a beaucoup de chance !


On ne sait plus. On ne sait plus si elle reproche à Caïn d'avoir mis le sujet sur le tapis ou de ne pa avoir été présent plus tôt dans sa vie, si elle se reproche d'avoir été incapable d'être une Bonnie...Elle est flou sur les événements, sur cette adolescence qui lui semble bien loin derrière. Ce qu''elle dit risque d'avoir ni queue ni tête pour le garçon mais elle ne cherchait pas à être limpide. Les souvenirs ont tailladé son esprit, déterrés par l'amertume. Evidemment, elle diabolise un peu. Cet événement qui lui offrait le surnom de Bonnie avait détruit toute sa vie. Premier séjour en prison, conflits avec la famille, rancune de ses amis, fugue et disparition. La solitude était le prix d'un semblant de Bonnie. Et Caïn... Caïn qui voulait être son Clyde. Elle aurait tellement souhaité que ça soit lui et non Luis. Hazel aurait été capable de braquer mille et une boutique avec et pour le lutteur. C'aurait été vraiment drôle, elle aurait été vraiment Bonnie et ils se serait faits confiance. Si on écoutait Hazel et si Hazel s'écoutait, elle serait partie faire la guerre sainte pour son regarde ambré.

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MessageSujet: Re: It is a country of dreamers. Hazel   Jeu 7 Avr - 4:51
It is a country of dreamers.
Cazel

These were the lovely bones that had grown around my absence. The connections, sometimes tenuous, sometimes made at great cost, but often magnificent., that happened after I was gone. And I began to see things in a way that let me hold the world without me in it. ✻✻✻ Le déchet souriait dans son innocence contrecarré. Une insouciance qui allait lui couter alors qu'il jouait de proximité pour voler un sourire à sa poupée. Pauvre déchet qui cherchait toujours plus de bonheur. Il n'avait aucune idée que ses mots auraient un tel impact chez la blonde. Car le passé était empli de secrets et ce surnom aventureux d'un duo dangereux ramenait un réel enjeux.

Arrête de sourire, c'est pas drôle.

Les sourires se vannaient, le silence s’épuisait. Seules les pensées puisaient sous la curiosité et l’impulsivité. La poupée se ternissait, elle se recouvrait d’une étrange rigidité sous l’essence du passé. Aspirée dans l’enfer mélancolique des souvenirs bons comme mauvais. Elle s’enlise la jolie loin dans son sursis, se renfrognant dans son déni et sa folie. Elle faisait face aux démons et aux visages enterrés sous l’ignorance et l’innocence de ce déchet. Lui qui la contemplait sans bouger, les sourcils froncés, la bouche tordue face à ces mots. Il se retrouvait coincé sans rien à répliquer, juste immobilisé sur les genoux de la blonde. Sa tête relevée vers les traits tirés, son crâne tiraillé par l’anxiété. Il n’avait aucune idée que ce qu’il venait de soulever allait exploser, lui qui prenait tout au second degré il venait de se bruler.

Bonnie, tu m'vois vraiment comme Bonnie ? Tu crois vraiment, que c'était Bonnie ? Bah tu te trompes. C'était la merde ! C'est pour ça que j'ai quitté San Fra.

Sa voix se soulevait dans la quiétude du restaurant, un carnage de syllabes particulièrement instables. Une rage sourde et muette qui remuait ses entrailles au point qu’elle déversait toute sa colère sur Caïn qui restait paralysé. La culpabilité venant l’étrangler mais aussi cette incompréhension béante. Le gamin désabusé, qui déblatérait un humour léger, se méprenait avec ses blagues dérangeantes. Il doutait de ses évidences sous le poids de son désespoir. Poupée cajolée et poupée blessée, elle continue de se vanner dans une volupté de cicatrises outrepassées.

J'étais terrorisée, j'étais conne et j'ai pas eu le choix ! Il me regardait comme si... comme s'il allait me dévorer. Il avait l'air frustré. On aurait dit qu'il était un peu fou, comme s'il était prêt à me coller une balle entre les deux yeux. C'était pas... c'était pas Bonnie'n'Clyde, putain !

Caïn se reculait, son ambre agité. Son corps paralysé se soulevait à ses côtés comme un besoin de la scruter malgré la honte et les regrets. Mais la blonde n’avait plus ce reflet réjouissant, ces éclats étincelants. Elle ressemblait à cette brisure que le brun avait gardé en tête depuis le début. Cette image de cassure, ces sourires mensongers. Hazel avait toujours été un équilibre pour Caïn malgré ces taches parsemés d’un passé torturé. Elle l’avait soulevé lorsqu’il était écrasé à terre et il la relevait lorsque le monde semblait trop pesé. C’était ainsi, c’était un engrenage de sollicité, de cette amitié. Ils n’étaient pas parfaits, ils avaient tout deux payé leurs pêchés et leurs méfaits mais aujourd’hui tout avait changé. Tout semblait se calmer mais ce n’était qu’une illusion dorée. Car le temps mutait et le quotidien ne devenait que dureté. Chaque journée s’assombrissait sous l’ignorance des médisants. Mais en cet instant, c’était le passé qui revenait lacher les échos angoissés, les souvenirs délabrés. Et la blonde semblait si vulnérable face à lui, si prise au piège. Ces mots échouaient dans un tourment dans le crâne bouillonnant du dément qui soudainement se trouvait épris d’une colère sourde. Une haine pour cet étranger qui avait lacéré sa poupée. Ce lâche qui avait profité de la jeunesse d’Hazel pour en faire l’ivresse de sa richesse. Caïn se mordait les lèvres alors que son regard s’échouait sur la table, sa gorge serrée, son souffle précipité.

J'aurais voulu être une putain de Bonnie mais non ! Et peut être que si t'avais été là quand ça s'est produit , si c'est toi qu'avait orchestré tout ça, bah là j'aurais été Bonnie. Peut-être la plus heureuse des Bonnies ! En attendant c'est qu'une pute qui a beaucoup de chance !

Le brun ne savait où se situer, il était perdu entre ses pensées, entre ses faits. Il ne comprenait que des bribes de ce conte horrifique, ne connaissant rien de son passé. Mais il tentait de déceler la vérité, de comprendre les mémoires enterrées. Mais Hazel se perdait entre reproche et déviance.  Egarée dans son discours cauchemardesque, effrayée par les bribes d’antan. Et lui il se tenait en retrait, mélangé entre sa colère et l’incompréhension. Ses bras ballants, son coeur brêlant. Il avait mal l’enfoiré, mal de la voir aussi instable à cause de ses mots. Sa confiance s’envolait, ses sourires s’enterraient, il errait. Mais vite alors que son esprit le tourmentait de s’énerver sur sa poupée, ses bras l’enserraient. La réalité l’égrenant il l’attrapait la serrant de toutes ses forces contre lui, ses doigts se glissant dans ses mèches d’ange déchu. Les regards se déposaient sous la curiosité de cette tendresse, les cuisiniers, les serveurs, tout semblait s’être arrêté. Son souffle s’échappait sur le crâne de la blonde et il l’étreignait un peu plus, comme pour la rassurer ou se rassurer. Il ne savait plus vraiment ce qu’il faisait ou ce qu’il pensait, il était juste paumé. Et alors que sa bouche s’entrouvrait et qu’il cherchait désespérément une vanne pour détendre l’atmosphère seul quelques mots ressortaient. Des mots réconfortants et rassurants.

C’est du passé tout ça…

Et il se taisait avant de la calmer définitivement avec cette vérité. Cette vérité qui lui coutait au vu de son attachement à la poupée.

Maintenant t’es avec moi. Et je ne laisserais personne te refaire ça...

C'était une promesse, un aveux défaillant face à ce coeur déroutant. Le brun était un homme d'honneur et chaque de ses mots résolvaient d'une importante sincérité. Il ne la lâcherait pas Blondie, il ne la laisserait pas s'écraser comme trop de fois il avait fait. Car cet ange ne méritait pas un enfer.
✻✻✻
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MessageSujet: Re: It is a country of dreamers. Hazel   Sam 16 Avr - 20:50
COUNTRY OF DREAMERS
Hazel ne contrôle plus rien. Elle ne contrôle plus la cadence de son pouls, l'essence de ses mots et la distance avec Caïn. Il a réussi à mettre le feu aux poudres sans vraiment le vouloir et sans vraiment le savoir. Elle s'en veut terriblement d'avoir fait autant de conneries. C'était l'effet papillon. De si petites causes pouvaient, c'est vrai, provoquer d'énormes effets. De petits gestes pouvaient déclencher d'immenses mécaniques. Puis elle avait eu peur. Elle craignait ces gens et c'est bien pour ça qu'elle avait fui. Chez Luis, comme chez les autres, elle avait pressenti que quelque chose la dépassait. Ce n'était pas le culot car la blonde l'a bien. Ce n'était pas l'adrénaline car elle est maîtresse de sa vie. C'était un elle-ne-sait-quoi déroutant qui la faisait frissonner des entrailles. Et quand elle avait osé dénoncer Luis aux autorités, elle savait qu'il lui ferait creuser sa propre tombe. Alors Bonnie oui, mais à quel prix ? Et pour quel Clyde ? L'idée qu'il soit Caïn fait plaisir à Hazel malgré le cru de ses propos. Elle aurait juste préféré qu'il soit Clyde depuis le début. Elle dégueule son venin qu'elle s'injecte. Son corps reste toutefois immobile. Une petite voix dans son esprit lui rappelle à chaque coup d'oeil et à chaque instant que l'espace entre son corps et celui du brun est infime. Cette pensée a très vite pris le dessus et le reste de ses maux finit par s'évanouir sous la présence de Caïn. Elle se tue, l'âme trop essoufflé pour continuer.

Elle n'a pas remarqué sa mine éteinte. Le gamin troublant se retrouve être le gamin troublé. Elle n'a pas remarqué son regard triste et ses dents serrées. Elle n'a pas eu le temps de remarquer car Caïn l'enlace. Sa chaleur l'enveloppe et Hazel devient aussi tendre que de la guimauve exposée au soleil. Alors qu'il la réconforte, ses pensées s'entrechoquent. Tout ce qu'elle note, c'est les battements de son cœur qui lui semblent si réels et si lointains. Si menaçants et si apaisants. «  Te refaire ça » … personne hein ? C'est compliqué pour la petite blonde. Un décès, ça vaut la douleur de milles balles de guerre. Et la peur de s'attacher à quelqu'un ? Ca en vaut peut-être dix mille. Les paupières de Hazel sont closes. Enfouie dans le torse de Caïn, elle y trouve toute la sérénité qu'elle n'a pas connu depuis de long mois. Elle songe trop. Mais une chose est sûr : elle ne sait pas comment et à quel point mais elle tient à ce garçon. Elle le sait car elle s'imagine le perdre, et c'est douloureux. Un rayon de soleil peut vite disparaître, à jamais, derrière un nuage. Elle a bien conscience. Son nez lui chatouille, elle a envie de pleurer mais soudainement une interrogation la traverse. Ca la turlupine à un point que ça teinte tout son esprit.

Hazel se défait de cette étreinte. Elle lève ses yeux ronds vers ceux éclatants du beau brun. A chaque fois, elle ne peut s'empêcher de s'égarer un instant sur ses grains de beauté.

Juste... comment tu sais pour Bonnie ?


Elle n'a pas souvenir de lui avoir raconté cet épisode de sa vie. C'est délicat car elle en a honte.Puis même si leur complicité est née d'elle-même, elle n'a jamais vu l'occasion de lui dire. Maintenant qu'il sait, elle veut savoir comment car elle peut avoir narré d'autres instants.
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MessageSujet: Re: It is a country of dreamers. Hazel   Dim 24 Avr - 4:28
It is a country of dreamers.
Cazel

These were the lovely bones that had grown around my absence. The connections, sometimes tenuous, sometimes made at great cost, but often magnificent., that happened after I was gone. And I began to see things in a way that let me hold the world without me in it. ✻✻✻ Déterrer le passé n'était jamais une bonne idée. Les souvenirs pouvaient être durs à porter, comme une cicatrise infime sur un coeur serré. Et parfois les bonnes intentions devenaient des confusions. En parlant de cette période, de cette mémoire hachée, Caïn avait soulevé des terreurs inavoués. Des peurs, de l'anxiété mais aussi du regret... Lui le maladroit se trouvait plein d'effroi alors que sa "Bonnie" devenait mépris. Lé déni venimeux qui coulait de ses lèvres le laissait à l'étroit. Epris de sa stupidité et coupable de sa naïveté. Jamais il ne voulait rappeler à Hazel tout l'enfer de ces années passées. Il voulait juste égailler ce visage poupin, voir ces lèvres rosies s'étiraient dans un éclat simple de joie.  Mais il se fourvoyait, il se méprenait l'enfoiré. Toujours à contre sens, les erreurs il les accumulait tel un engrenage infaillible de toujours foirer. Il était un échec Caïn, un gamin brisé qui savait que son mal il ne pouvait le soigner alors il tentait d'illuminer les visages qu'il l'entourait. Mais de ce simple surnom, tout valsait. Les rires et les taquineries. La folie enfantine de deux amis. Tout volait sous les flammes outrepassées, les phobies qui restaient accrochés à la chair des fragilisés. Et il se sentait coupable bien qu'irritable. Il ne comprenait pas pourquoi toute la faute lui retombait dessus. Car ses pensées étaient toutes centrées sur cette soirée où il l'avait rencontré.  Cette fameuse nuit où l'insouciance s'était faite sous la violence de l'ivresse. Embrumés ils avaient pratiquement tout oublier de leur rencontre, ils avaient effacé la volupté et même cet infime baiser. Oui ils étaient devenus amnésiques de cette proximité, gardant ce lien perfide et fragile de cette amitié troublée. Mais souvent les images revenaient telles des échos lointains, des flash backs inopportuns. Et Hazel mimant son premier braquage l'avait marqué. Lorsque son corps se déhanchait sous l'hilarité du déchet, lorsque ces yeux océans brillaient de rêves incertains.  Il se rappelait de son sourire et de son jacques a dit et tout le reste ne semblait qu'être flot démonté et tempête désorganisé.

Malgré ses émotions contraires, il voyait le dégât qu'il venait d'exécuter et son corps réagissait sans même consulter sa fierté. Ses bras l'étreignaient et les ravages se taisaient sous la proximité. Son nez dans ces mèches folles, il respirait lourdement sous son coeur qui battait frénétiquement sa cage thoracique. Et il serrait la poupée ne voulant pour rien au monde la lâchait. Car elle était l'ancre à sa réalité. Cette petite parenthèse dorée. Et seul le réconfort il le trouvait contre ce petit corps fragile. Aussi bizarre que cela puisse l'être. Sa voix résonnait dans cette intimité alors qu'il essayait précipitamment de se justifier ou du moins la réconforter. Et elle s'apaisait la tornade blonde, elle devenait douce dans cette étreinte tendre. Juste profitant sans penser. Les secondes s'écoulaient sans que l'un d'eux ne bougent trop assagis par cette proximité. Puis la curiosité revenait les attraper.

Et la poupée se reculait sous ce soudain intérêt. Celui de savoir comment il le savait. Ces yeux ancrés à son ambre, l'océan s'écoulait sous la particularité de ses traits.

Juste... comment tu sais pour Bonnie ?

Ses prunelles se redéposaient sur la table alors tout n'était que confusion. Pourtant il ne cherchait pas plus de confrontation. Ses lèvres s'entrouvrant pour libérer une parcelle de souvenirs incohérents.

Tu te rappelles de la soirée où on s'est rencontré ? Tu sais le fameux soir où on a grave trop picolé?

Sa langue glissait doucement sur ses lèvres tandis qu'il cherchait les mots pour continuer. Mais il avait peur de revoir cette peur dans les yeux de sa blonde.

Tu m'as raconté ton premier braquage ce soir là. Ton "Jacques a dit" et ton faux revolver. Tu m'as même mimé la scène merveilleusement bien. C'est pour ça... Je croyais... Enfin...

Et il se taisait, préférant la fermer que de réouvrir d'autres plaies. Juste il se renfermait, préférant le silence à ses nuisances.


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MessageSujet: Re: It is a country of dreamers. Hazel   Mar 3 Mai - 17:31
COUNTRY OF DREAMERS

Il l'a prise dans ses bras. C'est anodin, pour lui comme pour elle. Pourtant Hazel n'a pas pu remarquer cette proximité brûlante. Ca l'avait presque figée. Rien d'anormal mais rien de banal pour cette fois non plus. Son cœur avait explosé, elle avait franchi la barrière de ses lèvres et le gamin n'y était pour rien. Il n'avait rien signalé de bien méchant ou mal intentionné et la poupée avait réagi comme s'il était un parfait étranger. Ou pas justement. Ce qui est étrange, c'est que même un étranger ne l'aurait pas vu dans un état pareil. Hazel a crisé à cause de l'absence de Caïn dans sa vie passée. Il lui devenait indispensable. Elle redoutait la compagnie parce qu'elle se méfiait des gens alors elle restait seule. Mais ce sentiment devenait de plus en plus lourd à porter sur les épaules de la jeune effacée. Et Caïn comblait le vide laissé par Eurydice. Maintenant plus que jamais, elle se rendait compte qu'il était vital dans son quotidien. Une veilleuse dans les ténèbres. Et puis la curieuse la pique. Caustique, elle n'a pas d'autre choix que de demander au lutteur le comment. Comment sa remarque enfantine avait pu causer ces ravages d'adultes. Et Hazel, elle est entre le rire et la déprime. Elle ne se connaissait pas si bavarde grâce à la boisson. Elle n'avait jamais fait dans la confession. Jacques a dit et compagnie. Elle tente de se remémorer mais en vain. Elle ne sait l'exactitude des événements mais elle le croit. Elle craint d'être imprévisible, de faire quelque chose qui lui échappe. C'est indispensable si on veut anticiper. Mais en même temps, elle faisait des choses que personne de censé ne ferait pour rien au monde. Prudente avec les mots, farouche avec le monde.

Caïn s'est passé la langue sur les lèvres. C'est non loin de son visage, non loin de son regard. Elle s'attarde sur ce détail. Elle aurait pu. Elle aurait pu l'embrasser. L'envie demeure à l'état embryonnaire mais Dieu seul sait à quel point ça la démangeait. Hazel n'en avait pas entièrement conscience, stoppée par de nombreuses petites voix. Figée par son propre corps et la nervosité du cœur, la poupée rit après un silence quelque peu long et gênant.

C'était pas … merveilleusement bien ...parce que j'étais pas ...vraiment bourrée quand j'ai ..braqué.

Note débile. La prochaine fois elle se retiendra de parler. La skateuse a chaud, chaud aux joues,chaud au cou. Elle a comme l'impression que Caïn l'étouffe ou qu'elle allait exploser une nouvelle fois... Elle se recule pour remettre une mèche de cheveux derrière son oreille. Elle tire sur sa manche. Et elle baisse les yeux vers le t-shirt humide de son gars, parce qu'elle est gênée. Elle sourit. Elle rougit.

C—c'est vrai que c'était un peu marrant sur le tas mais... m-mais m'appeler Bonnie pour ça... j'sais pas.

Hazel soupire avant de se lever. Ses mains plongent dans ses poches de pantalon à la recherche de pièce.

J'vais aller payer.

Sur le trajet jusqu'au comptoir, elle se maudit d'avoir formulé autant de conneries.
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MessageSujet: Re: It is a country of dreamers. Hazel   Ven 6 Mai - 5:26
It is a country of dreamers.
Cazel

These were the lovely bones that had grown around my absence. The connections, sometimes tenuous, sometimes made at great cost, but often magnificent., that happened after I was gone. And I began to see things in a way that let me hold the world without me in it. ✻✻✻ Nuisances pensives, souffrances décisives... Les plaies se réouvraient sous l'ivresse de la maladresse, les langues se déliaient sous l'intimité d'une drôle d'amitié. Les secrets se dévoilant sous l'humour timide de cet enfoiré qui avait ouvert le sujet des hostilités sans même se soucier. Etre irréfléchi qui finissait toujours par en payer le prix. Il était épris de son propre piège, de sa propre connerie. Effacé par la culpabilité, mutilé par l'anxiété, il venait de blesser son "bébé". Ce surnom qui semblait si inapproprié ne prouvait qu'un peu plus l'étrangeté du lien qu'ils avaient tissé. Les insouciants battants se trouvant miséricordieux sous les aveux. Bonnie et Clyde. Les amants maudits, les pervers aigris d'adrénaline. Tout avait commencé sous l'énonciation de ces noms, triste contraste face à Hazel et Caïn. Ils n'avaient rien de ce couple mythique, ils étaient bien plus bien bancals, bien plus vulnérables. Blessés par les souvenirs, tout deux se jaugeaient sans parler. Une boule au ventre, un poids dans la gorge. Ils étaient muets. Le silence pesant comme seule réponse à leur mystère, ils se trouvaient austères. Elle, éprise de mélancolie, lui souffrant de son propre déni. Et il la fixait, il l'admirait la poupée des bas quartiers. Il la trouvait jolie même dans sa folie. Douce beauté qui se brisait sur les cendres outrepassées. Tout était de sa faute au déchet, lui qui brisait tout ce qu'il touchait, il venait encore de frapper. Et sa bouche se renfermait, les sourires s'effaçaient. Il était confus, résolu à rattraper sa connerie. Mais sa voix s'éteignait, tremblait tandis que ses pensées tentaient de se reconnecter. Il était paumé le lutteur acharné, égaré entre sa conscience qui hurlait sa culpabilité et son coeur qui cherchait des solutions à cette inéquation. Mais tout ce qui sortait de sa gorge serrée n'était que balbutiements et tremblements. Pauvre insouciant se trouvait tout d'un coup convalescent.

Alors sa voix résonnait sous ses gestes défaits. Ses phalanges qui se serraient, sa langue qui glissait sur ses lèvres abimées. Tout n'était que la conclusion de ses sensations purulentes et dégueulasses. Remue ménage coupable. Il lui offrait les souvenirs de cette fameuse première soirée qui semblait si hachée. Réminiscences alcoolisées. Ils avaient presque tout oublié. Presque ou pas assez. Et il contait ses souvenirs saccagés de cette ivresse éphémère sous les yeux curieux de la poupée abîmée. Puis le retour à la réalité tandis que le silence régnait après ses explications douteuses. Le brun se sentait soudainement à l'étroit, comme pris dans son propre effroi. Mais Hazel riait précipitamment et il la scrutait à ses dépends. Son charme se réinventant à chacun de ces éclats de joie.

" C'était pas … merveilleusement bien ...parce que j'étais pas ...vraiment bourrée quand j'ai ..braqué. "

Un sourire venait se viser sur la bouche du déchet alors que la naïveté d'Hazel ressortait. Tendre beauté qui se confondait. Elle se reculait insérant une distance, passant une mèche derrière son oreille comme gênée? Pourquoi ce malaise? Le brun se taisait toujours, observant la pureté qui s'emmêlait. Ces doigts jouant avec sa manche, son regard océan fuyant. Elle souriait puis elle rougissait. Douces couleurs qui venait illuminer son visage poupin. Caïn l'observait de cette timidité vicieuse, tout deux se trouvant bien con à n'oser réellement se regarder.

" C—c'est vrai que c'était un peu marrant sur le tas mais... m-mais m'appeler Bonnie pour ça... j'sais pas. "

La culpabilité revenait frapper de plein fouet. Caïn perdait cet éclat de joie pour se renfermer totalement. Il laissait la beauté passer, son ambre abaissé. Qu'avait-il fait? Pauvre connard!

" J'vais aller payer. "

Il n'avait pas entendu sa dernière phrase, trop déconcerté. A son tour, il se méprenait. Jouant avec ses doigts, avec son t-shirt. Il ressemblait à ce gamin insouciant du passé qui se cachait après ses bêtises. Et il se sentait exactement pareil. Pris en flagrant délit de son mépris. Il refusait, il analysait là où il avait merdé. Lui qui voulait juste voir la joie autour de lui ne savait-il pas que son monde était gris? Puis il se levait, les phalanges crispées, le sourire effacé, ses lèvres juste crispées. Il se torturait l'enfoiré, il se maltraitait au travers de ses propres pensées. S'insultant intérieurement. Puis il se rapprochait d'Hazel pour chopper sa main comme un enfant. Et son pouce caressait doucement sa paume, juste un écho d'une excuse déjà prononcée. Il tentait de se racheter auprès de sa poupée à l'aide de ses faits. Lui le pas doué, il essayait encore de réveiller l'éclat de joie au milieu de son univers obscur. Comme un besoin ardent, il voulait la faire ressentir toute sa culpabilité sans à son tour la faire culpabiliser. Il n'était pas doué avec les mots Caïn alors il préférait se taire, et agir plutôt que de s'envenimer encore de ses échos muets.

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MessageSujet: Re: It is a country of dreamers. Hazel   Jeu 26 Mai - 19:08
Hazel fait cliqueter quelques pièces sur le comptoir. A vu d'oeil, elle sait combien il manque alors elle plonge une nouvelle fois ses mains dans ses poches. Quelques cents rebelles finissent par rejoindre les autres. La serveuse, une femme à la peau hâlée, part encaisser un peu plus loin. La poupée la suit du regard et soupire. Elle ne se connaissait pas capable de libérer autant de détails sur sa vie, mimer tant d'horreur devant un étranger. Car oui, Caïn a été, à un moment, un inconnu. L'Innocence avait des prunelles cyan mais pas seulement. Celle-ci vit sous une forme de méfiance depuis bien trop longtemps. Quand on a vécu dans la rue et côtoyer d'étranges personnages, on sait coudre ses lèvres, se faire petite et silencieuse. Ses yeux parcourent la vaisselle propre, les menus écrits à la craie, les incalculables bouteille de sirop aux couleurs amusées et la machine à faire du coca maison. Elle le trouvait dégueulasse, à part quand elle n'avait pas d'autre source de sucre. Est-ce que Caïn aimait ce coca maison ? Elle n'en sait rien.
Progressivement, sa pression redescend. Ses bégaiements futiles lui semblent alors aussi débiles que le reste de sa connerie. Et ses joues roses. Elle ne peut pas les voir mais elle sent ce feu les habiter. Elle déglutit et guette le sourire tant attendue de la serveuse. Celui qui dit «Ok tu peux partir. ». Elle se détend, elle redevient normale. Plus rien ne l'envahit. Ni la peur, ni la haine de soi, ni autre sentiment farouche. Elle se frotte les yeux du revers de la main avant de la laisser pendre le long de son corps. La poupée manque l'arrêt quand le brun lui saisit délicatement celle-ci. Ses phalanges se heurtent avec tendresse et seul son pouce animé caresse le creux de sa main. Haz ne bouge guère, rassurée et surprise par cet élan. Elle y comprend diverses choses en clair obscur. Un désolé muet, un soutien concret et un amour abstrait. Son coeur s'emballe et pourtant, elle reste calme. A son tour elle presse un peu ses doigts avant de les croiser aux siens. Elle fixe la serveuse, même si celle-ci vient de lui sourire, car elle ne peut affronter le regard de Caïn. Elle ne peut imaginer le poids de son attention sur elle, à cet instant précis : quand son esprit se démolit et que son visage s'embellit à cause d'un contact anodin. Aimantée, Hazel ne peut s'empêcher de poser sa tête contre son épaule sans lâcher leur lien. Elle soupire une nouvelle fois, avant de sourire amèrement. Elle se dit que ce n'est rien. Ca lui apprendra à trop parler pour un rien. Et dans cet éclair d'insouciance, elle craint d'avoir dit autre chose que ce foutu épisode. Elle relativise car le temps a passé. Six mois qu'elle vit avec lui et il n'avait rien dit, rien discuté. Son sourire se transforme. Caïn est parfait. Muet comme elle, comme une tombe enterrée. Sa culpabilité revient au galop. Il n'avait rien fait, elle avait trop gueulé pour des maux dissipés.

Elle se place face au lutteur. Enfin. Ses iris percent les siens avec une brillance nouvelle et mystérieuse. Elle se dresse sur la pointe des pieds pour que ses lèvres atteignent le front de Caïn. Mais en vain, celles-ci se posent sur le nez du garçon. Ils auraient pu rester plantés à ce comptoir pendant des heures car le temps s'est arrêté mais Hazel l'entraîne vers la sortie. Elle a tout oublié, sauf les doigts du garçon. Parce que tout ira bien.




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