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S'inscrire au DARWIN'S GAME, c'est montrer de quoi nous sommes capables et prouver que nous sommes l'avenir. Une seule regle : survivre. A partir de maintenant, c'est chacun pour soi. Nous devons oublier qui sont nos freres, nos femmes, nos amis, parce qu'aujourd'hui ils sont nos ennemis. Tuer ou etre tue est notre seule motivation. Le jeu debute.



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 I don't know why i come...
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MessageSujet: I don't know why i come...    Jeu 18 Fév - 19:43
I DON'T KNOW WHY I COME
ft Ida


Cette sensation que tout s'effrite sans qu'on puisse rien y faire... Que tout vous échappe. Toutes les villes, les lumières, les morts des autres ou bien de secondes chances, n'y changeront rien. C'est un fait établi. Elles sont mortes ou sur le devenir de ne plus être. Il voudrait tout empêcher mais il a poussé tout au cataclysme. Il se rend responsable de tout. C'est plus facile que d'en vouloir aux autres, parce qu'une autre de lui crêve d'envie de tout foutre en l'air, de tuer ce qui passe et de ne plus se poser de questions. Il pourrait. Il aurait pu. Mais à chaque fois, il a laissé partir ses proies. A chaque fois il a cru bon que certaines solutions dramatiques étaient excusables et depuis la mort de sa fiancée... depuis la mort du bébé d'ailleurs... depuis tout ce qui s'était passé après l'inscription rien n'était pareil... Il ne dormait plus, mangeait à l'arrache, se sentait tellement dégueulasse des doigts à la colonne vertébrale, comme bouffer par un putain de virus qui lui bousillait le cerveau. Un virus tellement réel. Lui qui avait une logique bien cartésienne ne comprenait pas... Comment un jeu pouvait procurer ce sentiment de puissance, ce sentiment paradoxal de fragilité. On a l'impression d'être lié à deux mondes à la fois, mais on se fait aspirer par les deux en même temps. Quand on est d'un coté, l'autre coté crève en silence et quand on y revient tout a changé. Soi y compris.

Il est revenu depuis juste quelques heures, mais là bas, ça doit faire plusieurs jours, il le sait... enfin il ne sait plus où il doit être. Il sent à la fois l'eau brulante de la douche qui n'a pas quitté sa nuque, et l'eau glaciale de la rivière où il est passé y'a juste 2 h pour lui, poursuivi par un mec qu'il voit souvent et avec qui il joue un jeu dangereux de chasse mutuelle, comme pour éviter de trop se buter... Neo... il l'a vu pourtant dans son regard, quelque chose les lie, une chose à l'intérieur qu'il sont en commun. Il a sauté dans une faille et ça s'est fini. Pour cette fois-ci personne n'a perdu ou gagné, mais ils ont déjà les premières marques de ce jeu de taré qu'ils se sont instaurés comme un rituel malsain. Wyatt relève les yeux sur ses mains assis sur son lit , puis le miroir et a du mal à cerner le type qu'il voit. Hier il grimpait fièrement sur les gratte ciels avec sa petite vie tranquille de mec fait pour le manuel et une vie peinarde, just eun type parmi tant d'autres, et là.. tu as un rôle dans une team et tu risques ton cul tous les jours... Là haut aussi dans les chantiers tu risquais ta vie aussi. Alors quelle différence. Ses yeux se rebaisse et il comprend que rien n'a jamais, tout s'est juste intensifié. Il a toujours été amoureux de la liberté, du risque de l'adrénaline.

Son regard a changé. Plus fort, plus expressif, plus inondé de douleurs et de rage qu'avant. Cette lueur qui ne crêvera plus jamais, parce qu'il a besoin de ce jeu. Besoin de se prouver qu'elles ont eu tord. Sa femme était une caho et sa petite sœur une Eshu.... Tuées par un gaia et un atom de ce qu'il sait. Alors il est divisé, perdu... qui est son ennemi, qui est proche, qui est ne le trahira pas. Doit-il se battre comme un diable pour cette nouvelle famille au détriment du reste? La porte s'ouvre et sa mère passe la porte. "Tu as vu ta soeur , Wyatt?" Il relève les yeux sur elle, ne sachant où le poser en fait et se lève de toute sa hauteur, faisant un non silencieux de la tête. Il s'approche d'elle et la sert contre lui, avec sa tête de plus que lui. Une petite main se glisse dans la sienne et il sourit un peu en voyant Ludmina, sa petite cousine lui tirait le bras. Elle est à leur charge depuis que tout change à vitesse grand V. Son oncle et sa tante ont disparu, ils ne se sont jamais présenté à l'école, et son père se comporte de plus en plus bizarrement, lâchant l'amour de sa vie: son travail, et laissant sa femme perdue et donc revenu au foyer depuis quelques jours. "Tu travailles beaucoup ces derniers temps, tout va bien?" Wyatt s'agenouille devant sa mère qui a pas mal maigri et prend la petite blonde dans ses bras pour un calin. Les deux dernières femmes restantes dans sa vie irl. Comment il peut lui dire pour sa sœur... Qu'elle est morte dans un petite appart au sud de Chicago... que... sa fiancée ne reviendra pas, et que le mariage est annulé. Il se connecte après s'être enfermé dans sa piaule et lui a dit qu'il sortait par la fenêtre... qu'il ferme pour éviter que le paternel bousille tout quand il est pas là... Les larmes lui viennent aux yeux un court instant mais il les ferme, sert la mâchoire et embrasse la petite sur le front. Il ne doit pas flancher, il s'y refuse.
"Je vais partir avec Ludmina."

Wyatt relève les yeux et se redresse. "Quoi?" il fronce les sourcils, ne comprenant pas. "Mais.. mais où ça?" ... "Dans le Wisconsin... chez ta grand mère. On y sera bien toutes les deux, et à l'abri de ton père...." Wyatt prend une autre claque dans la gueule. Son coeur accélère puis ralentit, il se passe une main sur la tête pour s'ébouriffer les cheveux.  "Non! Non, je peux m'occuper d'vous." "Non tu n'peux pas. Tu crois qu'j'sais pas c'qui s'passe? Ta soeur... et ta femme...j'ai eu la police au téléphone. Elle voulait te parler, mais t'étais au travail... sauf que quand j'ai appelé à ton travail, t'y étais pas." Wyatt écoutait , accusant le coup de tout ce merdier, interdit, en décomposition intérieure. Sa mère avait les larmes aux yeux en face. "Je sais que c'n'est pas ta faute... elles sont mortes de la même chose, mais elles étaient dans un état monstrueux... des cicatrices partout... je sais pas c'qui s'est passé, mais je veux nous éloigner d'ça... viens avec nous, on s'ra bien là bas." Wyatt baisse les yeux, s'éloigne, fait toute une série de gestes illogiques... en mode paniqué émotionnel, et finit par faire un léger non de la tête..."j'peux pas... je... j'préfère que vous y alliez seules..." il sourit un peu, trés nerveux, les pupilles vibrantes... Il ne peut pas les suivre, il les mettrait en danger. Il a bien compris que certains joueurs chassent irl aussi. Il inspire et la regard, sérieusement: "Promets moi de rester loin des ordinateurs. Quoi qu'on te demande, ne le fais pas." Sa mère ne comprend pas. "Pourquoi? Qu'est-ce que t'as fait..." Il détourne les yeux et elle s'offusque, commençant à le craindre lui aussi. "Me dis pas qu't'es mêlé à tout ça Wyatt... pas toi... T'es comme ton père en fait... tu penses qu'à toi..." Elle prend la petite dans ses bras et l'emmène avec elle, pour faire leurs bagages. Wyatt reste figé là, sous les accusations... mêlé à tout ça... comme son père... la pilule est violente à avaler....Est-ce qu'il ne pensait vraiment qu'à sa gueule... Il a beau en avoir chier jusque là... il a beau avoir vingt cinq balais bientôt, il se retrouve au pied du mur... comme un putain de gamin qui ne sait plus quoi faire. Il ne peut pas échapper au jeu... il a déjà essayer de ne plus y aller au début et s'est pris des évènements dans la tronche qui l'ont fait se reco... Elle ne comprenait pas qu'il voulait la protéger en lui disant de partir seule...? Son père jouait c'était un fait... Et ce connard était à coup sûr un rouge ou un violet... Pourriture... Que pouvait-il leur dire? Il n'avait aucune explication logique à donner à sa mère...Elle ne comprendrait pas. Elle le haïrait... Les derniers fragments de son monde venaient de s'effondrer....

*****

Vide.... il ne leur a fallu qu'une heure pour partir et voilà le blond seule dans cet appartement... Il regarde l'intérieur de sa chambre et le pc allumé... Il ne peut pas demander réconfort aux atom... ils ont tous perdus des gens, ce serait égoïste. Il doit là pour eux et pas l'inverse... Alors il prend son cuir et sort, clope au bec, ses clefs dans la poche... Les minutes s'égrainent... les heures...Est-ce qu'il manque aux atom? A ce chasseur addict? Aux Gaia qu'il connait? l'aube est froide. Le temps doit passer là bas aussi... La culpabilité lui a fait oublié qu'il avait un rôle à jouer, il ne sait plus lequel. Un type l'aborde pour lui demander une clope et le regard qu'il relève, froid et acerbe, suffit à le faire changer de cible. Dégage connard. Mais qu'est-ce qui lui arrive. Il s'arrête quelques secondes pour fouiller ses poches et chercher son briquet. Il le sort pour rallumer son mégot en fin de vie, et ses pupilles s'arrêtent sur une pancarte dorée sur un mur. Le soleil lui réchauffe le dos. Il penche la tête, s'avance et pose sa main pour couper le reflet. Docteur Ida Rothschild. Et dessous d'autres noms. Un cabinet de psy. Tu parles d'une aubaine, c'est quoi ce destin à la con. Il regarde vers le ciel, se demandant si c'est encore Darwin Game qui lui joue des tours. La première fois, il s'est fait attaqué par un essaim de pigeons, et une vieille femme lui avait balancé une partie de sa vie à la tronche pour finir par son identité et rit comme une dingue. Alors ça ne l'étonnerait même pas que ce soit ça.... Il se pousse pour laisser deux nana sortir par la grosse porte. "J'adore,elle est super gentille et elle m'a pas jugé! Et puis t'as vu t'as pu venir avec moi!" "Oui c'est génial, on est enfin accepté pour ce qu'on est..." Accepté pour ce qu'on est. C'est ça t'as fumé kss... Il hausse un sourcil et tape sa clope dans le vide, puis regarde de nouveau le duo, qui... a disparu? Hein? Il tourne sur lui-même, interdit et fronce les sourcils... mais... un soupir et il jette la clope pour se masser le front. Une hallucination, et après on va pas lui dire que ce putain de jeu y est pour rien. ça y est il devient parano...

****

Pourquoi il est monté? Il en sait rien, il ... se retourne et regard la pièce... la salle d'attente un truc du genre. Non, mais il a pas de problèmes, il a rien à foutre ici. Il s'est juste dit que parler à un mec dont c'est le boulot n'engageait rien et que c'était plus logique que des potes qui veulent te buter direct. Et si ce psy était un caho ou un eshu et qu'il le reconnait? Et s'il avait juste été guidé ici pour se faire planter, par ce truc de Darwin Game... Merde, il avait vraiment l'impression que tout lui échappait. Jusqu'à ses propres pas. Il doit sortir d'ici, y'a pas moyen. Et pourquoi y'a personne dans la salle d'attente et la secrétaire aussi elle a pris des congés? Wyatt se passe une main ferme sur la bouche et sa barbe naissante, fait un tour sur lui-même, les mains sur la tête et se dit que c'est n'importe quoi. N'importe quoi. Oui. Il se dirige vers la sortie. Il doit partir. Son instinct d'Atom lui dit. Il n'arrive même plus à le laisser en dehors du jeu lui non plus...



Dernière édition par Wyatt Bannerman le Dim 28 Fév - 16:30, édité 1 fois

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MessageSujet: Re: I don't know why i come...    Sam 20 Fév - 21:59

I DON'T KNOW WHY I COME
wyatt bannerman & ida rothschild.



« Arrêtes de te faire passer pour la victime, ici, Ida. Tout ça, c'est de ta faute. De la faute de Fredian. C'est de votre putain de faute si elle est morte. Si ma mère est morte. Est-ce que j'ai une seule raison de penser que tu es ma sœur? Non. Tu ne l'es pas. Tu ne le seras jamais. » La porte se claqua et Ida se retrouva dans le silence complet. Le silence de son passé. Le silence de sa souffrance. Elle aurait voulu pleurer. Pleurer jusqu'à en mourir. Seulement, elle n'y arrivait pas. Tout ce qu'elle arrivait à faire était de fixer la porte qui avait effacé son frère. Joseph. Ses mots tournaient en boucle dans son esprit. Il avait raison. Elle le savait depuis le jour où elle avait apprit qu'elle était décédée. S'ils n'étaient pas partis, elle serait encore en vie à l'heure qu'il est. Son père ne l'aurait pas tué. Elle l'aurait arrêté. Fredian l'aurait arrêté. Au fond, peut-être aurait-elle dû accepter le mariage arrangé que son père lui avait proposé. Sa mère serait toujours là pour la réconforter, au moins. La GAIA avait si mal qu'elle ne sentait même plus la douleur. Les paroles de son frère. L'incendie de son QG. La disparition d'Aed. Tout se multipliait et devenait presque insupportable pour elle. Elle était fatiguée Ida. Fatiguée du poids de cette fatalité sur ses épaules. Fatiguée du poids de ses regrets. De ses peines. De ses souffrances. Ses jambes se mirent à la lâcher et elle se retrouva assise dans cette chambre qui semblait tellement plus froide qu'elle n'aurait dû l'être. L'idée de tout abandonner lui traversa l'esprit mais au lieu de ça, après être rester au sol pendant plusieurs longues et interminables minutes, elle se leva et alla se préparer pour aller travailler. Elle ne pouvait pas tout abandonner. Elle n'avait pas le droit. Pour Fredian. Pour Helena. Pour Elizabeth. Pour Aed. Pour toutes ces personnes qui attendaient son aide. Même pour Joseph parce qu'elle savait, qu'au fond, ils étaient une vraie famille. Pas celle qu'il venait de décrire. Non, le genre de famille qui était forte et soudée. Il ne le savait juste pas encore et elle comprenait ce qu'il ressentait. Elle aurait été pareille à sa place, perdue au milieu de nulle part avec deux personnes qui se sont mises à prétendre qu'ils étaient de la famille. Il était juste un adolescent qui avait perdu sa mère. Un adolescent paumé. Un adolescent complètement seul. Un adolescent qui se faisait du mal pour évacuer. L'espionne était passée par là, peut-être pas aussi intensivement mais elle était passée par l'adolescence. Cette période douloureuse et qui laisse des marques jusqu'à la fin d'une vie. Misérable ou non. (...) Toujours dans ses pensées, Ida sortit de chez elle en prenant bien soin de mettre sa capuche sur son crâne avant de sortir. La pluie tombait à flot. Ce n'était pas elle qui allait s'en plaindre. Elle aimait la pluie, plus que n'importe qui. Elle décida de laisser son chagrin derrière la porte de son appartement et sortit avec le sourire. Un sourire qu'elle affichait tout le temps. Enfin.. Plus tellement ces derniers temps. Depuis l'incendie de son QG, elle avait du mal. D'ailleurs, elle n'aurait jamais pensé que cela l'affecterait à ce point. Ses pas étaient légers et elle ne marchait pas si vite que les autres personnes qu'elle venait à croiser dans les rues jusqu'à son cabinet. Ce ne fut qu'en regardant sa montre qu'elle se décida à accélérer si elle ne voulait pas être en retard pour son premier rendez-vous de la journée.

Son bureau était chaleureux, à son image. Les deux jeunes femmes qui semblaient si stressées au tout début de la séance étaient désormais détendues et s'autorisaient même à sourire à leur psychologue. Elles semblaient avoir à peu près le même âge qu'Ida si ce n'était un peu plus jeunes. Cette dernière répondit à toutes leurs questions avec toute la gentillesse et sagesse qui lui était possible d'utiliser, ainsi que leur donna des conseils qu'elle n'arrivait pas elle-même à prendre en compte. (...) Esmeralda et Juliet lui sourirent avant de se lever pour sortir de son cabinet. « Merci infiniment, mademoiselle Rothschild, déclara l'une d'elles. » Ida lui serra la main, toujours avec ce sourire qu'elle ne laissait jamais disparaître de son visage lorsqu'elle était à son lieu de travail. « Appelez-moi Ida, je vous en prie. Je vous revois dans un mois, mesdemoiselles. N'oubliez pas. » « Nous n'oublierons pas, évidemment. Merci pour tout. Au revoir. » (...) Lorsqu'elles furent parties, la demoiselle s'installa sur la chaise en face de son bureau, un thé entre les mains, le regard fixé sur la fenêtre. Sur ce qui se passait au dehors de son cabinet. Elle était plongée dans ses pensées quand elle entendit un bruit qui la fit relever la tête d'un seul coup. Ses yeux vinrent directement se poser sur sa montre. Elle n'avait pourtant pas de rendez-vous à cette heure-ci. Alors, elle posa sa tasse sur son bureau avant de se relever. Elle s'attendait au pire. Elle s'attendait à voir son père même si elle espérait que ce ne soit pas le cas. La GAIA posa une main fébrile sur la poignée pour ouvrir la porte. Lorsque cette dernière fut ouverte, elle fut heureuse de voir qu'il ne s'agissait que d'un homme qu'elle semblait ne connaître ni d’Ève, ni d'Adam, et qui était à deux doigts de partir de son cabinet. Elle fronça tout de même les sourcils avant de toussoter doucement pour que ce dernier se retourne vers elle. « Excusez moi monsieur, je peux vous aider? Elle se rapprocha un peu de lui. Il lui semblait tout de même familier. Juste un peu. Seulement, elle ne savait pas d'où. Elle tendit une main vers lui. Je suis Docteur Ida Rothschild, mais je suppose que vous le savez déjà puisque vous êtes rentré dans mon cabinet. Je me trompe? Son sourire chaleureux s'afficha une nouvelle fois sur ses lèvres teintées d'un rouge à peine voyant. A mon avis, vous êtes rentré sans avoir la moindre du pourquoi ou du comment. C'est courant. Les patients ont souvent une certaine réticence à venir dans des endroits pareils et je dois avouer que je les comprend. Moi-même, je n'ai jamais aimé les cabinets de psychologue et encore moins les psychologues en eux-mêmes. Elle se mit à rire. Mais.. Vous voyez bien que je ne suis pas une sorcière, pas vrai? Que je ne vais pas non plus vous manger? C'est votre choix ici, monsieur.. » Ida ne termina pas sa phrase pour la simple et bonne raison qu'elle ne connaissait pas le nom de son interlocuteur.

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MessageSujet: Re: I don't know why i come...    Dim 21 Fév - 2:33
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ft Ida


Il s'apprêtait à repartir, mais comme dans le jeu, y'a toujours cette espèce de spectre de l'imprévu qui l'empêche de faire ce qu'il a prévu, et sa main atteint juste la poignée quand il entend un bruit. Une autre porte qui s'ouvre. Merde. Grillé. Pourvu que ce ne soit que la femme de ménage. Quoi, ils ont une femme de ménage dans ces endroits chics non? Y'a que lui qui ferait limite peur à ces bonnes femmes là, avec son sens particulier du rangement. Ça n'avait pas changé, même avec les années. Un toussotement féminin, signe de dérangement poli, et il soupira doucement en fermant les yeux. Bon... Il rouvre les yeux, range son briquet, qu'il manipulait nerveusement dans sa main gauche sans s'en rendre compte, dans sa poche de cuir noir et se retourne lentement pour croiser le regard d'une ... ok, non, c'était décidément pas la femme de ménage. Non pas que les femmes de ménage ne peuvent pas être jolies, mais, elle n'avait pas vraiment la tenue adéquate pour nettoyer les vitres et... vas-y... enfonce-toi... Il la regarde un court instant, lui et sa tête de plus, pour détourner les yeux à ses paroles. Bravo! Timidité de merde? Ou bien ta gêne d'être venu dans un endroit où tu ne dois pas être aussi Wyatt!? En même temps... où est-ce qu'il se sent chez lui en ce moment... il apprécie énormément les atoms, c'est pas le problème, mais... son fort intérieur est tiraillé comme un foutu chewing gum collé sous une paire de godasses pleines de boue qui s'éloignent sur le trottoir et l'étire un peu plus à chaque mètre. Et un jour, il craque et ça vole en éclats. Ta métaphore de l'encaissement est aussi crédible que le fait de ne pas te sentir gêné d'être ici. Quoi, c'est mal d'avoir des principes? Bon ok, quand il y pense. Il expire lentement et la fixe en se pinçant les lèvres un moment, comme s'il allait arriver à lire en quelques secondes dans ses yeux, si elle représentait un danger potentiel ou non.

Mais tout ce qu'il y vit ne relevait pas d'un danger, au contraire... Il plissa les yeux, ne sachant pas trop quoi répondre. Est-ce qu'elle avait pleuré il y avait peu? Ou bien dormait-elle mal? Pourquoi tu t'inquiètes pour une femme que tu ne connais pas Wyatt? Une intuition... comme tout ce qui se passe dehors et qu'il n'arrive pas à expliquer, le poussant inexorablement à se reconnecter au jeu au plus vite. “...euh... m'aider... j'en sais rien mais... “ ...peut-être que moi j'peux? Vas-y dis le! Et bah non, ça sort pas, puisque la demoiselle prend de nouveau la parole et le grand blond sourit en coin. Aucun doute, c'est bien une psy. Il baisse la tête, la secouant légèrement puis la regarde de nouveau. “En fait, j'ai lu votre nom au pif en manquant de percuter deux filles en bas de l'immeuble et...  J'sais pas du tout... non , pourquoi j'suis là. J'devrais arrêter de suivre mon instinct et d'aller ... “ Il lève un peu la main , pour désigner ici et n'importe où d'ailleurs. Espèce d'animal, Wyatt. Tu peux pas réfléchir? Elle avait l'air gentille et douce... c'était bizarre cette aura réconfortante qu'elle dégageait sans même s'en rendre compte... Il se marre un peu, pas pour se moquer, juste que... Elle était en train de dire qu'elle n'aimait ni ses collègues, ils allaient être ravis, et... ni sa propre personne? Aveu indirect ou  ....? Ses arguments pour le retenir étaient un peu bancales, fallait avouer, mais distrayants au final. “Pourquoi vous l'êtes devenu alors...?” Il sourit en la voyant rire, le trouvant adorable, si le terme peut-être employé pour une psy. Oh fuck le protocole, c'est une femme avant tout après tout. Ça faisait du bien un peu de douceur et de sensibilité dans ce foutu monde de violence et d'injustice. Lui aussi en avait besoin...Il s'était un peu appuyé de l'épaule au mur à coté de la porte, près à s'en décoller pour sortir si ça le soulait, la main toujours sur la poignée, l'autre main dans sa poche de jean, mais plus les secondes passaient et moins il avait envie de partir.

Fais pas ça Wyatt. Tu pousses cette poignée et tu sors, et le monde sera comme avant, enfin comme y'a une heure, parce que comme avant , c'est bel et bien foutu. Toi aussi t'es foutu d'ailleurs. Justement, s'il est foutu, il ne voit finalement pas d'inconvénients à rester ici pour voir ce que cette compagnie intrigante donnerait sur son vécu... Elle a ce petit quelque chose qui met du baume au cœur, cette fragilité dans le regard qu'on a envie de protéger et une étincelle qui vous dit aussi que si vous faites trop chier, vous vous prenez son poing dans la gueule et les bagues avec... Captivante était le mot... Oui mais c'est une psy... oh ta gueule la conscience, laisse lui un peu de répris.. “... Bannerman... Wyatt. Et... Même si vous en étiez une, ça m'gènerait pas...” Tolérance 10 000, ça te tuera! Sa plus grande faiblesse... Il se décolle un peu du mur se raclant la gorge, en regardant autour de lui. Sa main passe sur un meuble à coté. “J'veux bien... rester... Mais...j'n'ai pas d'quoi payer... et... est-ce que vous êtes vraiment sûr de vouloir lire dans ma tête...? J'veux dire... Je sais pourquoi j'suis venu en fait...même si c'était inconscient...”

Il s'appuie contre le meuble, les mains dans les poches et respire un bon coup lentement, les tripes serrées. Celui qui dit qu'un homme ne peut pas souffrir, c'est un crétin bourré de dénégation. Il baisse les yeux, cherchant un point fixe sans en trouver. “J'ai....” un long silence s'installe. Comment il pourrait dire ça...  “J'ai pensé que... parler à une inconnue... ça pourrait peut-être m'apporter des réponses... Mais... maintenant que j'ai ... croisé votre regard et c'qui y'a dedans... je m'demande si je vous ferai pas plus de mal qu'autre chose.... ” En disant ça, il tourne la tête sur le coté, pour croiser ses grands yeux de biche. Un léger sourire en coin et il détourne les yeux, pour regarder l'intérieur de sa main droite, affectée de temps en temps par des tremblements nerveux... “Vous avez déjà eu le sentiment que quoi que vous fassiez... que... même si vous vous sacrifiez pour les vôtres... que vous faites tout pour les protéger... tout vous échappe... et vous perdez tout... votre femme... votre sœur... votre bébé... certains amis... tous morts et vous avez rien pu empêcher... et après  ceux qui restent vous en veulent et... vous n'pouvez rien dire? Parce que même en expliquant, ils ne comprendraient pas...” Un résumé rapide. Un résumé test surtout pour voir sa réaction. Et ce qu'elle va pouvoir dire. C'est cette réponse qui décidera de s'il reste où non...

Il ferme le poing, le regard sombre sur un point random dans le vide, puis ferme de nouveau les yeux, inspire et envoie sa tête en arrière, pour soulager sa nuque prise d'une tension d'angoisse ou de nervosité... “J'ai  forcément merdé quelque part... mais j'sais pas où... ” Ils ne sont même pas dans le bureau de la psy... Il n'y rentrerait pas sans invitation en fait et avec appréhension. Il n'aimait pas les espaces restreints, monsieur je suis claustrophobe... et puis il n'avait pas de grappin pour sauter par la fenêtre si on le poursuivait ici, autant avoir la porte pas loin... même s'il ne ferait pas le difficile si elle lui proposait de s'asseoir.



Dernière édition par Wyatt Bannerman le Dim 28 Fév - 16:30, édité 1 fois

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MessageSujet: Re: I don't know why i come...    Mer 24 Fév - 18:34

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wyatt bannerman & ida rothschild.



Peut-être aurait-elle dû laisser partir l'âme perdue qui venait de s'aventurer dans son cabinet et qui avait tenté de s'échapper, mais Ida avait un trop grand cœur pour le faire. Il ne fallait pas être voyante pour savoir pourquoi ce dernier était venu. Elle savait ce que ça faisait pour y avoir été à de multiples reprises avec Fredian après son accident. A chaque fois qu'elle se retrouvait devant le psychologue de son frère, elle se sentait comme une patiente de la même manière et elle détestait ça. La demoiselle était la psychologue et elle ne pouvait pas se permettre d'être la patiente. Elle ne pouvait pas faire les deux, mais Dieu savait, qu'au fond, elle en avait réellement besoin. Ida espérait de pas faire fuir l'homme qui se trouvait en face d'elle après qu'elle ait ouvert la porte de son bureau. Voyant qu'il la fixa d'un drôle d'air sans pourtant être prêt à s'enfuir loin d'elle, la jeune femme ne perdit pas de temps avant de sourire et de commencer à parler. Sa voix était aussi douce que sa personne. C'était une de ses nombreuses qualités qu'elle ne voyait pas. Ou plus. Elle opta pour l'ironie mais il sembla que celui qui se trouvait en face d'elle était terriblement timide ce qui lui rajouta un certain charme. A l'image d'Aed. Le disparu. « ... Euh... m'aider... j'en sais rien mais... La GAIA hocha un sourcil en attendant la suite de la phrase, qui ne vint naturellement jamais jusqu'à ses oreilles. En fait, j'ai lu votre nom au pif en manquant de percuter deux filles en bas de l'immeuble et...  J'sais pas du tout... non , pourquoi j'suis là. J'devrais arrêter de suivre mon instinct et d'aller... Elle hocha la tête silencieusement en le regarder gesticuler avant de recommencer à parler. A avouer pour qu'il vienne à avouer ce qu'il ressentait au plus profond. Toujours mettre le patient en confiance. Pourquoi vous l'êtes devenu alors...? » La brunette haussa les épaules avec un sourire. Ce sourire qui ne quittait que très rarement ses jolies lèvres. Pourquoi l'était-elle venue? Il y avait tellement de réponses à cette si petite question. « Et bien.. J'ai toujours aimé aider les gens depuis mon plus jeune âge. J'aime savoir qu'ils prennent le chemin de la guérison grâce à moi.. Elle rangea une mèche rebelle derrière son oreille tout en se mordillant la lèvre inférieure. Je sais que ce chemin est dur et semé d'embûches mais, au moins, je me dis que je les ai aidé à faire le premier pas et que.. je serais là pour les aider. » Elle avait à peu près tout résumé même s'il manquait de nombreux éléments à rajouter au puzzle du pourquoi, du comment, elle était devenue psychologue alors qu'elle avait eu l'habitude de ne pas les porter dans son cœur d'artichaut.

Ses yeux se posèrent sur la main de l'homme, qui se trouvait devant elle, et qui était toujours posée sur la poignée. Intérieurement, elle venait à prier pour pas qu'il ne s'en aille. Elle voyait bien qu'il en avait besoin. Qu'il avait besoin de parler, de se libérer. Ida voulait l'aider comme elle voulait aider toutes les personnes de cette pauvre planète Terre. Elle ne se pardonnerait pas s'il venait à partir sans une séance. Sans une discussion. « Bannerman... Wyatt. Et... Même si vous en étiez une, ça m'gènerait pas... Un éclat de rire se fit entendre dans la petite salle d'attente. Elle n'avait pas pu s'en empêcher en entendant sa phrase. Ce n'était pas un rire moqueur mais un rire qui venait du cœur. Un rire qui montrait à quel point elle était attendrie par ce fameux Wyatt. A vrai dire, il avait vraiment quelque chose d'attendrissant qui faisait tout son charme. J'veux bien... rester... Mais...j'n'ai pas d'quoi payer... et... est-ce que vous êtes vraiment sûr de vouloir lire dans ma tête...? J'veux dire... Je sais pourquoi j'suis venu en fait...même si c'était inconscient... » Son rictus qui s'agrandit. « L'argent n'est pas important, Wyatt Bannerman. Elle croisa les mains à sa poitrine en le regardant dans le blanc des yeux. D'ailleurs, j'aime beaucoup votre prénom puis.. Votre tête, vous savez, elle est comme toutes les autres. Il y a des souffrances qui ne pourront jamais être effacées mais qui peuvent être atténuées. Croyez-moi. » Sur ces mots, elle se colla un peu plus au mur, son regard fixé sur l'ATOM. Elle comptait lui laisser faire le premier pas, histoire de ne pas le brusquer. Ce n'était jamais simple de se confier. De s'ouvrir à quelqu'un que l'on connaît ou non. Wyatt s'était appuyé contre le meuble en face d'elle. Ses yeux se baissèrent au sol et elle devina qu'il allait commencer à parler. « J'ai.... Le silence qui suivit fut presque douloureux. C'était le genre de silence qui prévoyait une histoire triste, des larmes et des cœurs brisés. J'ai pensé que... parler à une inconnue... ça pourrait peut-être m'apporter des réponses... Mais... maintenant que j'ai ... croisé votre regard et c'qui y'a dedans... je m'demande si je vous ferai pas plus de mal qu'autre chose... Elle se mordit la lèvre inférieure comme quelques minutes auparavant et elle se mit à sourire d'un air compatissant en hochant la tête pour lui dire de continuer. Elle ne voulait pas se risquer à parler et le bloquer dans sa confession. Vous avez déjà eu le sentiment que quoi que vous fassiez... que... même si vous vous sacrifiez pour les vôtres... que vous faites tout pour les protéger... tout vous échappe... et vous perdez tout... votre femme... votre sœur... votre bébé... certains amis... tous morts et vous avez rien pu empêcher... et après  ceux qui restent vous en veulent et... vous n'pouvez rien dire? Parce que même en expliquant, ils ne comprendraient pas... Ida aurait voulu lui dire qu'elle comprenait ce qu'il ressentait mais elle n'avait pas vécu la moitié de ce qui avait pu arriver à ce pauvre homme. Elle n'avait pas eu une vie facile. Seulement après la confession de Wyatt, elle ne pouvait pas dire qu'elle était mal lotie. Cette chienne de vie avait toujours été plus aimable avec elle qu'elle ne l'avait été avec lui. Les gestes qui suivirent n'étaient que des signes de sa nervosité qui s'agrandissait au fur et à mesure que les mots sortaient de ses lèvres. J'ai  forcément merdé quelque part... mais j'sais pas où... » Elle passa une main dans ses cheveux avant d'ouvrir la bouche pour parler une nouvelle fois. La GAIA toussota un peu pour reprendre sa voix pour commencer. Je vois que la vie n'a pas été facile avec vous, Wyatt et j'en suis désolée. Au final, nous pouvons nous dire qu'il y a deux genres de personnes dans la vie: ceux qui sont gâtés et ceux qui ne le sont pas, mais la vérité est tout autre. Vous avez souffert et souffrez toujours, ça se voit dans vos yeux. Dans la façon avec laquelle vous vous exprimez devant moi et probablement devant les yeux. Nous souffrons tous, certains plus que les autres. Comme vous. Mais vous savez quoi? Un jour, cette souffrance va s'apaiser comme j'ai pu vous le dire avant. Vous dire qu'elle va disparaître serait vous mentir et je ne suis pas une menteuse. Mais vous avez deux choix, la suivre ou tout faire pour la laisser partir loin derrière vous. C'est dur. Vous allez baisser les bras mais dans plusieurs années, vous vous direz que vous y êtes arrivés. Que vous avez réussi à trouver une stabilité. Que vous avez réussi à découvrir ce que les gens appellent une "nouvelle vie". Sur ces mots, elle ouvrit un peu plus la porte de son bureau et lui montra la pièce d'un signe de tête avec un sourire. Et ici est le commencement, si vous le choisissez. » Elle espérait qu'il la suivrait. Elle espérait qu'il décide de rester. Il en avait besoin et elle comptait l'aider autant qu'il lui était possible de le faire.

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MessageSujet: Re: I don't know why i come...    Ven 26 Fév - 0:56
I DON'T KNOW WHY I COME
ft Ida



Elle ne savait donc pas pourquoi elle l'était devenue ? Le grand blond l'observait. Grâce à elle ? Ce besoin commun d'être utile, d'exister pour quelque chose, ou peut-être un espoir que si tout s'écroule, il ne reste ça. Mais bien souvent, ça n'a plus grand valeur... parce qu'on a tellement mal que tout ce que peut dire l'autre ne veut rien dire... On remet tout en doute. On se dit à tord, qu'ils se trompent. On s'accuse de tous les maux mais avec des si et des regrets on ne serait pas ce qu'on est aujourd'hui. C'est dur de ne pas regretter. D'accepter avoir merder, alors quand on a trop de cœur on se raccroche aux branches comme on peut en apporter cette lumière, qu'on a soi-même perdu, aux autres ? C'était ce qui se passait avec les Atom non ? Il trouva ce tic qu'ont certaines femmes à repousser leur mèche de cheveux de la sorte assez mignon, quoi que le sujet de la question ne soit pas du tout ça, mais cette jeune psy l'intriguait au plus haut point. Il resta silencieux pendant qu'elle lui donnait des raisons possiblement valables à ses motivations professionnelles. S'est-elle déjà demandé ce qui se passerait si elle n'était pas là ? Si elle était égoïste ? Est-ce que les gens s'en sortiraient mieux ? Il paraît qu'on n'est jamais irremplaçable. Sa fiancée de trois années, ni calme et si souriante, bien que ces derniers temps, il avait mis son changement de caractère sur la fausse couche qu'elle avait fait y'a trois mois... avait appartenu au caho, et apparemment, elle ne se gênait pas pour le tromper à souhait dans ce putain de jeu, pendant que lui, se tuait à la tâche dans les gratte-ciels, à se pourrir la santé pour la rendre heureux, entre poudre de fer, odeur de soudure, et risques qu'un câble pète pour chuter de plus de cent mètres et s'écraser la gueule sur le bitume... Ils devaient se marier... et … il se pensait irremplaçable.

Pour cette personne du moins, l'exception dans ce putain de monde... mais il s'était planté. Des chimères... Et son cœur s'était broyé le jour où l'avait vu s'écraser au sol dans la chambre...inerte. Il enviait cette jolie psy... elle avait encore la force de croire en l'espoir de pouvoir compter pour quelqu'un.. Pourquoi était-il là alors ? N'était-ce pas pour cette même raison, mu par cet espoir incurable... de ne pas finir seul ou crever comme un cafard et que personne ne se souvienne ou vous pleure.... ? Même ça, il était arrivé à un stade ou ça n'avait plus d'importance, il ne pensait même pas le mériter et c'était aussi pour ça qu'il devenait peu à peu une saleté des airs dans le jeu, poussant ses limites sans attache. Il en avait parmi les Atoms, mais s'il ne revenait pas, qui irait jusqu'à chez lui pour vérifier.... ? Il n'en avait aucune idée, encore moins de certitude et c'est donc de fil en aiguille qu'il était resté ici, dans cette salle d'attente à parler avec cette femme aux traits si doux, et à la fragilité qui le touchait plus qu'il n'aurait voulu l'accepter dans l'immédiat.

Elle aimait son prénom ? Elle n'aimerait pas ce qu'il cache. Parce que si elle en avait le cran, elle fouillerait plus loin, ou personne ne voulait aller. Il savait bien cacher les choses, souriant, altruiste, protecteur mais plus le temps passait , plus il sentait ce monstre grandir dans son flanc, qui lui susurrait toujours plus sournoisement des envies malsaines, des volontés sombres et parfois plus proches du Cacho que de l'Atom. Son stress montrait non seulement son instabilité mais aussi sa sensibilité. Était-ce blâmable pour un homme d'être si puissamment affecté par cette foutu sensibilité... ? Elle le rendait capable du plus, comme du moins... du meilleur, comme du pire... et celui qui s'affronter chaque jour se découvre un potentiel auquel peu peuvent prétendre en se mentant ou ne ressentant rien. Et il n'arrivait pas à le gérer pour le moment... Perdu aussi. Totalement perdu.

Les souffrances … atténuées.... Il ne savait pas. Il doutait de tout. Chaque minute passée dans ce monde lui brûlait de plus en plus les veines de culpabilité... Après ce long aveu qui n'aurait jamais du avoir lieu, il se tut. Il l'écouta. La vie n'avait pas été facile pour lui ? Vraiment ? Il n'en savait rien non plus. Il se disait qu'il y avait pire, mais il voulait comprendre. Comprendre pour accepter. Le deuil n'est pas une chose à la portée de tous... Il plisse les yeux, les mains dans les poches, la gorge encore serrée et l'écoute. Ah les phrases classiques … bateaux... il se doutait bien que ceux qui venaient ici n'allaient pas bien et en avait chier pour la moitié d'entre eux du moins, sinon pourquoi venir... il ne lui apprenait donc rien mais les choses ne marchent pas comme ça avec Wyatt, ce serait bien trop faciles. Il n'a peut-être pas fait de grandes écoles, il n'est même pour ainsi dire aller à aucune école tout court vu sa vie nomade, obligée par sa famille, jusqu'à ce qu'il se décide à dire non... mais il n'était pas sot pour autant... Son cerveau avait d'autres cordes plus insolites que la petite psy allait devoir explorer si elle voulait se frayer un chemin dans les limbes de son être. Il inspire doucement, se passant la langue à l'intérieur de la joue, la fixant assez intensément... Il se décolle du meuble et s'approche d'elle, pour baisser les yeux sur elle, sans la lâcher du regard...

« Non, vous n'êtes pas désolée, tout simplement parc'que j'vous l'interdis. Vous n'y êtes pour rien et à mon avis, vous avez déjà bien assez à porter sans en plus vous coltiner la pseudo douleur que peut avoir sur vous un parfait inconnu... et... »  Il regarde la porte en sortant son paquet de clopes de sa poche arrière de jean, en tire une, le range, et la montre doucement de la clope... « Si vous voulez creuser... oubliez les généralités... Je me fous bien de ce protocole professionnel que vous vendez à tous les clients... je n'en suis pas un...  »dit sans aucune agressivité, mais il était franc. Il ne voulait pas de fausse compassion. Il voulait un échange sincère, simple et naturel.

Sa voix se fait plus calme et douce... Il la détaille et avance sa clope, verticale entre eux deux... Son pouce monte et plie la clope en deux, l'éventrant en partie. Il lui tend lentement et lui dit : « Allez y... essayez de la réparer.... Si la nature n'était pas sadique, elle ne nous aura pas infligé la notion des cicatrices... chacune d'entre elles nous rappelle un peu plus chaque jour pourquoi on se lève, les erreurs qu'on a commises, la raison de cette rage enfouie qui menace de sortie et cette incurable envie d'étriper un ennemi alors que la conscience nous arrête... Je fume ces clopes, comme j'fume mon existence. Je sais que ça m'détruit et pourtant j'peux pas m'en passer... Tout comme ma culpabilité... Sacré masochiste hein...putain de paradoxe... » Il sourit, se foutant un peu de sa propre gueule, mais son regard traduisait la douleur de ne pouvoir se combattre H24. Il lui prend doucement la main, sa peau un peu calleuse due à son quotidien, irl comme dans le jeu, touchant la sienne, un peu trop pure à ses yeux comparé à ce qu'il est... et lui pose la clope dans le creux. « Et si j'veux pas d'nouvelle vie ? Juste continuer celle-là, et assumer ma sentence jusqu'au bout, vous arriveriez à m'en dissuader ? Ça voudrait dire que vous êtes balaise pour recoller les clopes aussi...Vous pourrez mettre du scotch, sur elle, mais pas sur moi. Trouvez un moyen de nous réparer tous les deux et je vous vénère jusqu'à la fin de mon existence... » Il hausse les sourcils comme pour la mettre au défis, puis il baisse les yeux et entre dans la pièce de confession. Plus frustrant que dans un confessionnal... même si c'est joli et … très … féminin. Il sent un manque dans son ventre, tout au fond, mais ne dit rien.

« Baisser les bras.... C'est bien ce que vous avez dit ? Jamais. Trouvez une autre solution. Si je fais ça, peu importe le pourquoi ou le sujet, je vais à l'encontre de tout ce que je suis. »

Il avance vers la fenêtre et reste silencieux pendant un long moment. La vue était sympa d'ici... Il regarda un gosse passer avec ses parents en bas, et un chien... ils semblent heureux...Du passé pour lui et une chose qu'il n'a jamais connu non plus. « Peu importe les questions que vous allez poser. Je répondrai. J'ai rien à cacher.» Il se retourne et s'appuie à la fenêtre, ses mains de nouveau dans ses poches, ne loupant rien de ses mimiques ou gestes, déformation de son rôle dans le jeu... elle n'avait probablement aucune idée de qui elle avait devant les yeux, de sa double vie. Seulement lui non plus.


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