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S'inscrire au DARWIN'S GAME, c'est montrer de quoi nous sommes capables et prouver que nous sommes l'avenir. Une seule regle : survivre. A partir de maintenant, c'est chacun pour soi. Nous devons oublier qui sont nos freres, nos femmes, nos amis, parce qu'aujourd'hui ils sont nos ennemis. Tuer ou etre tue est notre seule motivation. Le jeu debute.



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 You can run but you can't hide
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MessageSujet: You can run but you can't hide   Ven 19 Fév - 5:05
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Courir, courir à en perdre haleine, jusqu'à sentir mes poumons brûler, courir pour ma propre vie, encore et toujours la même histoire.
Même après plusieurs mois caché, je restais à chaque apparition accidentelle la cible à abattre en priorité car ce jour-là, c'était une guerre que j'avais déclenché.
Tout ces morts depuis, dans l'incendie que je n'avais pu qu'observer sans agir depuis une de mes cachettes, ces personnes empoisonnées aussi, s'il fallait vraiment trouver un responsable, c'était moi, du moins certains, aveuglés par la douleur, finissaient par en arriver à cette conclusion .
En m'abattant ils se soulageaient de leur chagrin, ils vengeaient leurs proches, leurs défunts et personne ne leur disait rien. Dans ce jeu tuer était toujours synonyme de représailles, il n'y avait que de ma mort dont personne ne se souciait réellement, alors je comprenais, je comprenais ce besoin de me voir mourir encore et encore, je comprenais ce besoin de soulager leurs maux, de laver les noms des morts dans mon sang, mais je n'oubliais pas non plus, que le seul mal que j'avais fait avait été de protéger un ami.
Je n'oubliais pas que j'étais juste resté fidèle à moi-même et que je n'étais pas coupable de la vague de barbarie qui s'était abattue sur Darwin ensuite, je n'étais pas responsable de la nature sanguinaire des hommes, je n'étais responsable que d'avoir appuyé sur le bouton déclencheur d'une avalanche de haine qui jusque là demeurait enfouie dans leurs cœurs.
Si au début j'avais pu me haïr et me blâmer aujourd'hui j'avais fini par comprendre que j'avais autant le droit de vivre que les autres, tout comme j'avais le droit de refuser de mourir et de subir, j'avais le droit de ne plus vouloir être une victime.

Une balle siffla près de mon oreille et j'accélérais encore un peu, je savais où me cacher, il fallait juste que j'y arrive vivant, je n'étais plus très loin, je savais que je pouvais le faire, je n'étais pas mauvais en course à pieds, après tout, des années à semer des vigiles dans les magasins avaient fini par me forger...Pour ça non plus je n'étais pas responsable, voler était mal certes, mais laisser des familles mourir de faim, ignorer l'existence des immigrés orphelins était probablement bien pire, tout ce que je faisais de mal était au final toujours justifié.

Je voyais la ville se dessiner au loin et y voyais déjà mon Salut alors que les bâtiments commençait à devenir plus nets, à l'image des coups de feu qui s'intensifiaient derrière moi avec un acharnement rare. Je n'avais aucune idée de qui était le tireur, aucune idée de son visage, ni de ce qu'il vengeait mais je ne devais pas me retourner, à l'image d'Orphée dans les Enfers à la seule différence que mon Eurydice personnelle risquait non pas de disparaître, ce qui m'aurait arrangé, mais de me tirer une balle entre les deux yeux. Voyant l'entrée d'un immeuble en ruine, je me jetai à l'intérieur, m'ouvrant la main contre le sol, écoutant avec soulagement les bruits de pas qui s'éloignaient, pour cette fois j'avais la vie sauve, restait à déterminer pour combien de temps encore, la nuit tombait doucement et je savais que bien souvent elles étaient pire que les jours.

Soupirant je retirais ma veste, passant une main dans mes cheveux trempés de sueur avant de me laisser glisser contre un des murs, reprenant lentement ma respiration, attentif à chaque bruit autour de moi, chaque bruissement, chaque souffle, je n'étais jamais tranquille, jamais en paix

Je ne saurais dire combien de temps s'écoula avant qu'un bruit parmi tous les autres ne m'interpelle, des pas, discrets, légers certes mais que mon oreille entraînée par des mois d'isolement forcé avait fini par détecter, retenant ma respiration, je tentais de me cacher, rabattant ma capuche sur mon visage, devenant le fantôme que j'étais, sans réaliser alors que ma main blessée et le sang qui coulait me trahissait.

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MessageSujet: Re: You can run but you can't hide   Sam 20 Fév - 2:47
 
YOU CAN RUN BUT YOU CAN'T HIDE

Ft Alessio



Assis sur un gratte ciel en décomposition, il fallait être fou pour y monter, mais quelque part pour se sentir réellement libre, il faut l'être. Et aujourd'hui, depuis ses derniers affrontements, Squirrel n'avait plus peur de grand chose. En fait si , de tout mais il commençait à adorer cette sensation. Maso? Il mentirait s'il niait l'évidence, mais c'était mieux de se mentir. Il préférait se dire que faute d'avoir tout perdu dans le monde réel, ici le ciel l'acceptait encore, et sa silhouette commençait à être reconnu quand il faisait un fuck à un caho du haut d'un immeuble pour lui faire manger son arrogance en pleine poire, avant de disparaitre dans les brouillards et les décombres. Il aurait pu être Gaïa, mais il appartenait aussi à la mer. Un poisson volant ou un écureuil nageur, au choix, mais ce rôle il l'aimait et puis les Atom lui avaient ouverts des tonnes de voix dans son fort intérieur, à commencer par la signification du mot team et des personnes à protéger, et d'autres qui l'engueulent aussi par un inquiétude. Il est un des fous de la team, il en faut bien des matures et avertis. Il l'était mais sa soif de liberté et des hauteurs étaient bien plus grand. Il s'accroupit sur le rebord défoncé... finissant de manger son repas de fortune, à savoir du poisson séché. Ça ne le gênait pas plus que ça, il en mangeait quand il vivait à la réunion pendant les pêches de plusieurs jours. Il serait pas contre un peu de manioc, mais bon, il se taperait un bon repas copieux à sa pause dans le monde irl. Pour l'heure, un bruit avait retenu son attention. C'était quoi ce bordel... bordel dans tous les sens du terme... Plusieurs dizaines de mètres plus bas, un abruti vidait son chargeur sur on ne sait quoi. On avait surtout l'impression qu'il tirait dans n'importe quoi. Faut vraiment qu'ils arrêtent de refiler des armes lourdes à des caho bourrés, c'est un coup à faire s'écrouler des immeubles ça... si seulement il pouvait s'en faire tomber un sur la gueule, ça le calmerait au moins pour une vie...

Sous son attirail gris, le blond haussa un sourcil. On ne voyait que ses yeux. Les lunettes de protection s'etait fixé au dessus de sa casquette mili, capuche par dessus, un gros col roulé serré sur le visage, parce que le vent était fort aujourd'hui. Treillis, ranger, armes habituelles, gilet par balles, kevlar sur cuisse et cou... il choppe le bord d'un mur de ses mitaines de cuir et se retrouva en dessous aussi vite. Il mit pratiquement dix minutes à descendre tout le gratte ciel qui menaçait de s'écrouler à tout moment, toujours en bordure pour pouvoir sauter si ça puait pour son cul. A quelques centaines de mètres, le type courrait après ce qui semblait être une proie. Wyatt grimpa sur une poutrelle et accéda à un petit toit à quinze mètres du sol.  Il courut courbé le long, suivant le mec par derrière, quand il vit passer une autre silhouette plus loin. Ok. La proie c'était ce mec là... trop grand pour une nana et puis sa course était masculine. Quoi qu'il soit comme équipe, il devait l'aider. Il ne ferait pas le poids longtemps contre ce gros con. Il risquait sa vie? Ça changeait pas de d'habitude. Et puis ça lui faisait un énième entrainement. Ce mec était lourd, qui dit lourd dit lent. Il le rendrait dingue et le sèmerait ensuite. Et s'il se prenait une balle? Il se ferait encore engueuler par Artemisia, mais pas grave. Il lui ramènerait un stock d'herbes médicinales , en ayant encore risqué sa vie et ce serait pardonné. Non? Mais si.

Wyatt sauta sur un autre toit, plutôt loin en plein élan et roula pour se réceptionner avant de glisser vers une paroi et finir en pleine rue devant le gros con grossièrement armé de trucs vraiment pas discrets. Il remonte son col et lève les bras en l'air de sa grande silhouette poussiéreuse. “HEY CONNARD! OH!” Il voit que l'autre en l'entend pas, à force de tirer dans l'angle perpendiculaire. Ah merde, c'est quoi cet arriéré. Le type à l'air de s'être caché, mais il va le trouver et le transformer en passoire s'il continue d'avancer comme ça. Squirrel lève les yeux au ciel, penche la tête en arrière en laissant tomber ses bras. Il cherche une solution en regardant Hannibal Lecter sous carapace chercher comme un gros hulk contrarié... il manque plus que “Hulk fracasse” et c'est bon on peut s'faire un Marvel.  Bon bah il laisse toute la crédibilité et le charisme habituel de coté, quoi qu'on puisse en douter de ça aussi... ah ouais tiens, allez, pour les annales du jeu, ils doivent bien tout enregistré si ça se trouve, y'a p'tet des drones invisibles! Un coup de Gangnam style? Ah vas y donc qu'il se met à sauter dans la rue et les décombres, agitant ses mitaines devant lui avec sa carrure d'asperge toute encapuchonnée. Vu de loin, on doit le prendre pour un taré, penser qu'il a autant bu que l'autre fou devant, ou fumé peut-être , mais il va très bien. Il essaie juste de se faire remarquer par ce naze. Dix secondes de danse. Vingt. Trente. Il s'arrête et se fout les mains sur la taille... sous les limites de son gilet par balle, planqué sous son manteau serré par des sangles à multiples poches. Et mais il l'a pas vu. Il est aveugle? C'est peut être pour ça qu'il tire n'importe où? Qui a permis à un borgne de se connecter!!? Non impossible, les handicaps partent ici. Ok. Donc c'est un con.

Squirrel le regarde, dépité, chercher sa proie alors qu'il en a une toute fraiche sur sa droite. Il souffle. Bah oui , il a pas que ça à faire merde! Il se penche, prend une brique cassé en deux, et prend son élan pour lui jeter en plein gueule. YEAH! STRIKE! “OH JE TE PARLE PRINCESSE!” Oh oh. Vu! Le mec grogne sourdement et se tourne vers lui, sonné. Il aurait peut-être du dire s'il te plait?  Ok, ça pue ... Cours maintenant Squirrel, c'est ce que tu voulais non? Il part en trombe alors que les balles fusent de partout, les mains sur la tête, et s'engouffre dans des ruelles sachant trés bien où il l'emmène. Il ne s'arrêtera pas avant de l'avoir suffisamment éloigné de son autre proie.  Il ignorait ce qu'il était mais il ne le connaissait pas. Ce n'était pas un Gaia et pas un Atom, donc un ennemi, rien à foutre du reste.

**

Il revient enfin vers là où il a shooté le mec en pleine tête avec la brique. Par les toits, s'assurant qu'il n'est pas revenu sur ses pas. Ce type doit avoir un sens de l'orientation pourri ou bien ça ne fait pas longtemps qu'il joue, il n'en sait rien. Il s'en fout en fait. Il veut juste retrouver la proie dite du type... Il se faufile un peu partout en silence, et trouve du sang par terre sur une morceau de fer cassé par l'effondrement d'un muret... Il touche le sang du bout des doigts... Il est frais. Il le porte à son nez. Humain. Depuis deux mois et demi de jeu, il a appris à le reconnaitre, surtout grâce à l'odeur du sien. Sans un mot, à pas de loup, il suit les traces de sang au sol... aucune arme sortie... Il vérifie que rien ne va lui tomber sur la gueule, et s'enfonce lentement dans le bâtiment. Il s'est bien planqué le bougre. Il passe un genre d'ouverture sous un mur de béton éventré dans lequel le gros balourd n'aurait pas pu passer... Il faisait de plus en plus sombre, la nuit s'annonçait sérieusement. Squirrel s'immobilisa accroupi au sol, une main le maintenant dans cette position et il écouta en écartant un coté de capuche... une respiration... il releva les yeux, cherchant une différence de couleur dans la pénombre...

“Tu es blessé, j'ai vu le sang... je l'ai suivi... Tu peux pas rester ici, les prédateurs nocturnes risquent de faire comme moi et te trouver... et crois-en mon expérience... certains sont plus gros que les humains, même en ville... j'te veux aucun mal ok... j'ai éloigné le type tout à l'heure... j'veux juste te soigner et savoir si ça va...” Sa voix était calme et basse pour ne pas se faire entendre si d'autres chasseurs passaient pas loin du bâtiment en dépit de l'épaisseur des murs... Wyatt sort de sa ceinture un bâton lumineux. Il en a trouvé quelques uns dans les décombres d'une armurerie totalement écroulée dans les recoins de la ville. Il craque le bâton en deux, et une lumière blanche douce s'en extirpe. Il le pose au sol et reste accroupi au mur, les coudes en appui sur les genoux. “J'ai de l'eau et à manger aussi si tu veux...”  

C'était à lui de s'approcher. Squirrel était trés patient et tolérant, il prendrait la nuit s'il fallait mais il n'avait pas besoin d'être psy ou guerrier aguerri pour comprendre la dite proie en question n'était absolument pas un combattant et qu'il avait juste peur qu'il le tue. Ce n'était pas son attention. Il espérait quand même ne pas tomber sur un taré qui sortirait de l'ombre en lui fonçant dessus pour l'égorger vif, sans quoi il mourrait encore une fois pour sa gentillesse à la con.  Bon il avait un tout petit peu épuisé ses forces de combat pour le moment vu comment il avait du cavaler pour envoyer l'autre à l'autre bout de la ville.  Il ouvre une de ses poches de cuisses de treillis et en sort une bande de fortune et une gaze de tissu préparé par Artemisia qui veille à ce qu'il parte avec le nécessaire de soins au cas où.
“Tu viens t'faire soigner...?” Il ote sa capuche, sa casquette et son col pour se découvrir totalement le visage. “Moi, c'est Squirrel.”



Dernière édition par Wyatt Bannerman le Dim 28 Fév - 16:41, édité 1 fois

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MessageSujet: Re: You can run but you can't hide   Dim 21 Fév - 5:22
Les pas continuaient de progresser dans ma direction, lentement, avec une assurance toute particulière comme si le joueur suivait une piste, tel un chasseur traquant sa proie dans la pénombre, je frissonnais à cette pensée, réalisant que c'était probablement moi qu'il recherchait, c'était peut être le dingue de tout à l'heure qui voulait me retrouver pour achever sa vengeance, ou peut être encore une autre personne, quelqu'un qui m'avait vu entrer ici, me cacher, quelqu'un qui voulait saisir cette opportunité d'avoir le traître à sa merci.
Je reculais doucement jusqu'à toucher le mur, fermant les yeux de toutes mes forces pour retenir des larmes de peur qui me brûlaient les yeux, j'étais complètement vulnérable ici, blessé, à bout de force et  je remarquais, en portant par réflexe la main à ma ceinture, que j'étais aussi désarmé, je n'avais absolument aucune chance de survie contre l'ennemi, tout ce que je pouvais faire était attendre, attendre avec la peur au ventre qu'il se décide à partir, qu'il ne me voit pas et renoncer à son funeste objectif.

Quand soudain les pas cessèrent, mon cœur manqua quelques battements, je me voyais déjà arraché à ma cachette et égorgé sans un mot, ou alors torturé pendant de longues heures jusqu’à ne plus avoir la force de hurler, je me voyais agoniser puis mourir là au milieu d'un bâtiment défoncé dans l'indifférence la plus totale. Pourtant ce fut une voix qui se fit entendre, douce et calme, celle d'un homme qui prétendait ne pas me vouloir de mal, qui prétendait avoir repoussé mon ennemi. Il disait juste vouloir me soigner et savoir si j'allais bien, me mettant au passage en garde contre les prédateurs nocturnes qui pouvaient me retrouver à cause de mon sang, comme lui l'avait fait, certains étaient plus gros que des humains, disait-il.
J'avais bien envie de lui dire que je savais, que bientôt quatre mois à fuir sous les balles et à me cacher m'avaient appris les dangers du jeu mais que pour ce soir je n'avais nul part où aller, ou plutôt je n'avais pas le courage, l'envie, ou même la force de marcher jusqu'à un bunker dans la forêt, j'avais aussi envie de lui dire que les pires prédateurs restaient tout de même les humains dans ce jeu, j'aurais probablement dû lui dire tout ça mais mon instinct me disait de faire le mort, de me faire oublier, peut être que si je ne répondais pas il finirait par partir.
Je fermais les yeux à nouveau, l'implorant en silence de me laisser ici, de m'abandonner à mon sort, j'étais seul depuis trop longtemps pour faire confiance si facilement.
Même quand il craqua un bâton lumineux, et qu'une lumière blanche, douce et presque rassurante parvint à mes yeux à nouveau ouverts, je refusais toujours de me montrer.

« Pars »

Je ne réalisais pas sur le moment qu'au lieu de le penser, je l'avais murmuré à voix basse,  trop basse peut-être puisqu'il n'obéit pas, restant en position, si je pouvais lui accorder une qualité c'était la patience et la persévérance, alors même qu'il me demandait une nouvelle fois de venir à lui, se présentant en même temps.

Squirrel, ce nom ne me disait rien, j'avais beau lister les noms de tous les joueurs que j'avais pu croiser jusqu'ici, amis, comme ennemis, il n'en faisait définitivement pas partie, peut être un nouveau, un pauvre gars arrivé bien après ma trahison et bien après le début de la guerre.
Je respirais plus librement, peut être que trop occupé à parler stratégie les équipes ne prenaient plus le temps de rappeler les causes de la guerre aux nouveaux venus, peut être que la trahison de Revan et Hart appartenait désormais au passé, devenait juste une rumeur où se mêlait fantaisie et réalité.
Soulagé par cette idée, je pris le risque de sortir timidement de ma cachette, rabaissant ma capuche à mon tour pour dévoiler mon visage.

« Je suis... »

Je m'arrêtais quelques instants, je n'avais parlé à personne depuis des semaines, et ma voix sonnait étrange dans ce lieu, je ne m'étais pas présenté non plus depuis des mois, je ne savais même plus ce que j'étais censé dire tant tout me paraissait irréel, je ne savais plus qui j'étais.
Revan, c'était mon nom, mais qui était Revan à part le traître de Darwin's Game ? Une ombre, un fantôme, quelqu'un qu'on avait oublié, quelqu'un dont certains devaient douter de l'existence même et qui  pourtant survivait tant bien que mal, se battant chaque jour pour sa propre rédemption.

« Je suis Revan, pour ce que ça vaut »

Je soupirais, lui dévoilant la blessure que j'avais à la main

« Si tu veux me tuer vas y, je me défendrais pas, j'en ai marre de fuir et de me cacher de toute façon »

Dagger avait raison, doucement j'y arrivais, au point de non retour, au moment où le désespoir allait finir par me gagner.

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MessageSujet: Re: You can run but you can't hide   Mar 23 Fév - 22:50
 
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Même s'il avait entendu, il ne serait pas pour autant. Plus encore que sa gentillesse ou son inconscience, son obstination était de taille. Ce qui se cache n'est qu'à moitié dangereux d'après lui... sauf si c'est une terrible de piège, mais là, ce mec n'avait rien d'une araignée fourbe qui attendait dans l'ombre pour mieux décapiter. Du moins il ne l'espérait pas.  Peu importe ce dont parlait les équipes, Wyatt n'oublierait jamais d'être humain, quoi qu'il se passe. Quoi qu'il arrive. Parce qu'un prisonnier vaut mieux qu'un mort. Parce que perdre sa femme, il savait ce que ça faisait et qu'il ne voulait pas le faire subir à un autre... Il demandait toujours avant de tuer, combien de vies il restait à l'autre... si du moins il avait le temps. Parce qu'aucun geste n'est facile dans ce monde et que chaque danger côtoyer nous rappelle un peu plus notre vulnérabilité, notre force et aussi notre douleur d'exister, comme celle d'aimer vivre. Alors il attend là que la créature humaine quelle qu'elle soit sorte de son trou, les yeux baissés sur la lumière artificielle, les mains occupées. Il écoutait attentivement les sons alentours, au cas où une chose approcherait et qu'ils ne soient plus du tout en sûreté, bien qu'ils ne le soient déjà pas... Le blond releva les yeux quand il entendit des frottements de vêtements, observant la silhouette hésitante approchée... Qui était-il pour être flippé comme ça... Sérieux et concerné, il inspire profondément en observant ce faciès... Il n'avait rien de ces expressions qu'on croise dans le regard de ceux qui ont une team. D'où venait-il... Il a déjà entendu parlé de ces joueurs solitaires, soit expulsés des teams pour une erreur quelconque, sauf devenus solitaires... Il sourit un peu en coin sans bouger quand il lui dit son nom, et baissa les yeux sur la blessure visible de là. La main. Ça va. Rien de vital. Du moins pas de ce qu'il voyait. Il pourrait peut-être faire quelque chose depuis qu'Artemisia lui avait appris deux trois trucs de base... Sa voix resta calme et son attention lui était acquise. Il tendit sa main après avoir ôté la mitaine poussiéreuse qu'il avait en permanence et lui prit doucement le poignet pour approcher sa main et regarder plus attentivement. « Un nom vaut toujours quelque chose... t'es un solitaire... ? »

Il préféra ne pas se prononcer sur une possible team, on ne sait jamais si ça le rendait agressif d'un coup. Les gueules d'ange ne sont pas toujours celles qu'on pense être. Que se passerait-il si c'était un rouge ? Il ferait comme s'il ne l'avait pas vu, c'est tout. Avoir un adversaire ok, mais il préférait les combats à la régulière. Tuer un ennemi blessé n'avait aucun intérêt.  Qu'on lui reproche ou non, il se foutait bien de ne pas être le plus gros meurtrier du jeu. Il aspirait à des jours meilleurs, bien que ce soit une putain d’Idylle débile d'Atom, mais on n'allait venir le faire chier dans une cave d'immeuble pour avoir soigner la main d'un mec.  Alors qu'est-ce que ça pouvait faire ? C'était aussi simple que ça avec Squirrel. Pas de noir, pas de blanc, juste du gris. Un peu de paix ne fait de mal à personne, et si les concepteurs de ce putain de jeu n'étaient pas contents, après lui avoir volé la vie de sa femme et de sa sœur, alors qu'ils lui balancent un Godzilla à la gueule et qu'on en finisse.

Le brun en face de lui avait besoin de ce moment de paix. Il lui donnerait , même si c'était possiblement un rouge ou un violet. Cette hypothèse devint bancale quand le brun lui dit qu'il pouvait le tuer. Mais il est pas bien ? Squirrel hausse les sourcils et commence à comprendre deux trois choses. « ... un fugitif...ça fait si longtemps que ça pour que t'aies plus gout à la vie? Idiot... » Il Maintient un instant son regard, pour y lire une once de fourberie ou de mensonge, mais n'y voit rien d'autre que de la douleur et de la perdition... de la fatigue aussi et d'autres choses qui n'ont rien d'un mensonge. Une seconde de réflexion et il avale sa salive, avec une légère approbation de la tête... Il posa un genou à terre, toujours attentif à ce qui pouvait venir de dehors, et tira sur son écharpe, pour foutre un coup de pied léger dans la lumière qui roula jusque dans un recoin de la pièce, près duquel il y avait un autre accès. Il jeta son écharpe dessus, réduisant la luminosité et se leva pour se déplacer un peu. « Assieds toi, j'vais m'occuper de ça... »

Il lui reprend lentement le poignet une fois qu'il est posé à coté de lui. Il a un visuel direct à l'extérieur par une brisure de béton. Un genou de nouveau au sol, il prend la gourde de métal remplit de flotte et verse sur la plaie... pour nettoyer. Attentif à s'il lui fait mal ou pas, on pourrait presque trop lui reprocher d'être doux dans ces moments là, mais pourquoi serait-il rustre pour soigner quelqu'un. Ça n'empêchait pas ses doigts d'être râpeux à cause de son vécu mais peu importait. Il défait le nœud de la bande enroulée des dents, quand il a posé la grosse compresse de tissu sur la main, ses propres doigts plein de sangs, mais ça aussi ça devenait une pure formalité. Il commença à enrouler la main de la bande, la fixant bien autour du poignet pour ne pas que le truc ne glisse, vérifiant que ça tiendrait. « Tu connais un doc qui pourrait te recoudre... ?» dit-il doucement en jetant un coup d’œil sur l'extérieur. Son oeil se fige et il il lache la main de Revan. Une ombre basse... Trop basse pour être un homme... « Merde... c'est quoi ça.... »

Il plisse les yeux, attrapant le tube de lumière craqué dans son écharpe et murmura en se déplaçant doucement , et courbé jusqu'à l'entrée principale de l'endroit. Trop de sang par terre... trop de sang...ce truc allait venir à l'odorat. Il se déplaçait... une bestiole... aucun doute, un mec marche pas à quatre pattes... « bouge surtout pas... quand j'te dis de courir, tu vas vers le tour dans le fond là bas... tu le vois … ? » Il n'attend pas son oui, et contourne l'entrée, pour balancer de toute ses forces l'écharpe avec le tube de lumière en l'air. Le tube se dévoile en plein vol et la bestiole se redresse d'un coup... « Go... » qu'il murmure, se reculant en silence et rejoint Revan, pour le suivre par l'ouverture, ne sachant pas du tout ce que fait la bestiole, derrière. Et il s'en branle. Il se met à courir à toute vitesse, s'assurant que le brun le suivait bien et s'arrête à une échelle de métal, plusieurs intersections plus loin... Il la frappe du plat de la main pour s'assurer de sa solidité, après avoir remis sa mitaine. Le toit d'une espèce de château d'eau en béton... D'autres bâtiments à proximité. Il devait se foutre en hauteur. Le souffle court, il lui fait signe de monter, surveillant les alentours et entend un bruit de râle pas franchement humain au loin... elle a pas l'air super contente la bêbête. Ouais bah elle a qu'à trouver un gros Caho à se foutre sous la dent, merde quoi, il en a ras le cul de se faire à moitié bouffer ! Il suit Revan jusqu'en haut. Il se prend le pied dans le rebord, mais se rattrape, et voit une silhouette massive en bas, humaine cette fois ci.

Il choppe Revan par le col et le couche au sol, lui mettant une main sur la bouche, bien planqués contre le rebord du petit toit de quatre mètres sur quatre. « Chh... » Squirrel lève les yeux vers le rebord , les pupilles bougeant, cherchant un son quelconque, quand il entend un rugissement guttural qui lui fait s'emballer l'adrénaline, mais il ne bouge pas. Des coups de feu retentissent et les insultes d'un mec. Celui de tout à l'heure? Il est encore là ce con? Un combat s'engage entre les deux et s'éloigne au fur et à mesure... Squirrel n'a pas bougé, un peu proche du type qui aurait pu l'étriper comme il voulait s'il avait été un salopard, mais il le lâche sans même faire cas de cette proximité... lui jetant un regard naturel, ôtant sa main de son visage... il n'avait pas été brutal pour autant... Sa force était surtout nerveuse et personne ne s'en doutait avant de la subir en bien ou en mal. Il rampe jusqu'au rebord et jette un coup d’œil. Plus rien, le néant. Soit, il l'a buté, soit elle a eu à bouffer. Dans tous les cas, ils étaient tranquilles... IL expire de soulagement et s'affale par terre sur le dos... « Fais chier... » qu'il souffle. Un regard vers le brun. « ça va ? J't'ai pas fait mal ? » Baffez-le , lui et son inquiétude à toute épreuve.



Dernière édition par Wyatt Bannerman le Dim 28 Fév - 16:42, édité 2 fois

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MessageSujet: Re: You can run but you can't hide   Mer 24 Fév - 22:35
Après une longue hésitation j'avais fini par donner mon nom au joueur qui se tenait devant moi, même si ses intentions étaient bienveillantes je connaissais l'effet qu'avait mon pseudo, je me rappelais le nombre de combats qui avaient pu s'engager sur une simple présentation, parfois à regret d'ailleurs, tant pour eux que pour moi.
Pourtant le temps était passé et j'avais l'intuition que si ce joueur était nouveau il pouvait parfaitement ne pas savoir qui j'étais, il était possible que mon pseudo ou même les origines de la guerre ne soient plus mentionnés depuis longtemps, alors j'avais pris le risque et je l'avais dit, Revan.
Je scrutais son visage anxieusement et ne vis aucune trace d'agressivité y apparaître, ni même de surprise, pour lui ce nom n'était qu'un de plus, un pseudo parmi tous les autres, banal, normal, immédiatement je me sentais mieux, laissant ma méfiance de côté, je n'allais pas mourir, du moins pas maintenant, c'était déjà bien plus que ce que je pouvais espérer d'habitude.
La seule chose qui l'intriguait était de savoir pourquoi j'étais seul, il se demandait si j'étais un de ces joueurs dont on entendait parler, les solitaires par choix, parce que la vie en équipe n'était pas faite pour eux, mais ce n'était pas mon cas, très loin de là même, chaque jour un peu plus seul était une torture, un jour de plus où je m'enfermais dans mon propre esprit.
Il ne fallut qu'un échange de regard, qu'une phrase de ma part pour qu'il comprenne ce que j'étais vraiment, un fugitif qui commençait à perdre le goût de vivre à force d'être constamment en fuite, un fugitif qui commençait à se sentir lassé et fatigué de sa situation.

Je me déplaçai pour m'asseoir face à lui comme il me l'avait demandé, réprimant un geste de recul alors qu'il me prenait le poignet. Même quand je les savais non agressifs j'avais toujours ce stupide réflexe de fuir les contacts physiques, l'agression de Tjkarr, le caho qui avait voulu abuser de moi avant que je ne le tue, avait laissée plus de séquelles que prévu. Je me mordis les lèvres, gêné

« Excuse moi, je voulais pas, c'est un réflexe »

Je lui adressais un sourire timide avant de me concentrer sur la question qu'il m'avait posée auparavant et à laquelle je n'avais pas pu donner de réponse immédiate. La vérité était que j'avais perdu le compte des jours depuis la trahison, tout se mélangeait et j'étais incapable de dire depuis combien de temps j'étais là, dehors, seul et perdu.
Pour la plupart des autres joueurs, il aurait simplement suffit de se souvenir d'anecdotes de leur vie irl  pour en déduire la date mais à ce moment-là, j'étais enfermé en hôpital psychiatrique et n'avait plus la moindre notion du temps, je pouvais vaguement situer l'événement durant le mois d'Octobre, mais pour le jour exact, je ne le saurais probablement jamais vraiment.

« Ça doit faire 4 mois à peu près, je suis pas très sûr »

4 mois depuis le jour où pour aider un ami je m'étais dressé contre mon équipe, 4 mois depuis que ce simple geste avait déclenché une guerre, 4 mois à fuir, me cacher, survivre encore et toujours sans me faire repérer. Parfois je me demandais ce qu'était devenu l'ami en question, je me demandais si lui aussi devait se cacher ou si il avait trouvé sa place parmi les caho, je me demandais si il sortait toujours avec Ostatki, je me demandais si il avait regretté, si il pensait à moi parfois ou si il était mort définitivement, et puis je me souvenais qu'il m'avait laissé seul après m'avoir promis de toujours rester à mes côtés alors tout ça n'avait plus la moindre importance, son sort, sa vie, c'étaient les derniers points d'une liste de préoccupations déjà bien trop longue.

Je sortis de mes pensée en entendant le jeune homme me demander si je connaissais quelqu'un qui pourrait me recoudre, je secouais la tête en signe de négation. Les caho n'avaient pas de médecin, ce n'était pas une nouveauté, et la seule fois où je leur avais demandé des soins, après m'être pris une balle dans l'épaule, Hannibal avait été tellement violente qu'au final j'aurais presque préféré perdre une vie, autant dire que je ne m'y risquais plus depuis.

« Non. J'ai personne. Les joueurs comme moi peuvent compter que sur eux-même »

Je relevai la tête vers lui, sourire aux lèvres

« En temps normal en tout cas »

C'était probablement ma manière, bien tordue, de le remercier pour ce qu'il avait fait pour moi, j'allais le préciser mais une ombre attira mon regard, en même temps que le sien, trop basse pour être celle d'un humain. Il avait eu raison, mon sang était en train d'attirer toutes les bêtes transgéniques du coin.
Je soupirai, prêt à courir dés qu'il m'en donnerait le signal, je n'avais même pas pris la peine de lui confirmer quoique ce soit, c'était juste une évidence pour moi.
Au signal, je m'élançais, suivant le blond, il courait vite mais j'arrivais à le suivre sans difficulté, c'était devenu ma spécialité après tout, j'hésitais juste quelques instants devant l'échelle, je n'avais jamais réellement essayé de grimper et je n'étais pas très sûr d'être doué pour ça, de plus si il me voyait de dos, il verrait forcément le tatouage dans ma nuque mais devant l'urgence de la situation je n'avais pas d'autres choix, pas le temps de me poser des milliers de questions.
Me mordant la lèvre inférieure je commençais à escalader, me rendant compte que finalement ce n'était pas si horrible que prévu mais plaisant
Plutôt fier de moi alors que j'arrivais enfin en haut, sur le toit, je n'eus pas vraiment le temps de me réjouir de ce nouveau talent découvert, en à peine quelques secondes je me retrouvais plaqué au sol par Squirrel, sa main sur ma bouche.
D'abord surpris, je compris vite la situation, en entendant, en dessous de nous, rugissements, insultes et coups de feu, il n'y avait pas qu'une bête là en bas, il y avait aussi un humain.

Le bruit ne cessait pas et chaque coup de feu me faisait sursauter malgré moi, j'avais l'impression que le temps s'était arrêté, suspendu et que ça ne s'arrêterait jamais, que j'allais rester comme ça jusqu'à la fin des temps, jusqu'à ce que le monde s'écroule autour de nous.
Pour être parfaitement honnête j'étais complètement terrifié par la situation, paralysé, je fixais les yeux de Squirrel, y cherchant un quelconque réconfort, notre proximité était plutôt troublante, mais je décidais de ne pas m'aventurer sur cette partie là de mes pensées, ce n'était ni le lieu, ni le moment, jamais d'ailleurs.

Enfin les tirs s'éloignèrent avant de s'arrêter définitivement, Squirrel retira sa main de ma bouche et s'écarta un peu, du moins autant qu'on le pouvait dans un espace aussi réduit. Je repris ma respiration doucement, réalisant qu'avec la peur j'en avais presque oublié de respirer.

«Ça va, je crois...Et toi ? »

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MessageSujet: Re: You can run but you can't hide   Ven 26 Fév - 13:57
 
YOU CAN RUN BUT YOU CAN'T HIDE
Ft Alessio


Quatre mois à fuir. Quatre mois à avoir peur. Ce mec n'était pas un guerrier, loin de ceux qu'il avait croiser de loin et qui avait passer leur chemin en comprenant qu'il n'était pas dans l'optique du combat... Wyatt dans les lointains paysages, c'est un peu l'animal sur un rochet, que tu croises et qui ne bouge plus, curieux, mais qui n'a rien d'un berserker destructeur de monde. On l'avait parfois pris en chasse, mais même s'il n'avait pas leur niveau, il avait réussi à s'en tirer. Ce Revan n'avait rien à voir avec ceux-là... On aurait dit un petit animal flippé prêt à crever n'importe quand, qui n'opposait aucune résistance si tant est qu'on n'en voulait pas à sa vie et même si on lui en aurait, pas sûr qu'il sache se démener comme un diable. Wyatt était affalé là sur le dos, et même pendant leur course, il avait noté certaines choses, mais les avait enregistré pour plus tard, par réflexe, trop concentré à le protéger et chercher une issue. Aucune raison à sa protection passagère, il était comme ça et peu lui importait qu'on lui souffle dans les bronches, il commençait à changer et s'endurcir. Et une chose ne dérogeait pas à son évolution, sa conviction humaine, plus encore que son instinct de survie. Il prenait en maturité et en force. Ce genre de course était routine chez lui. Passer du sol aux airs, se faire blesser même mais ne jamais s'arrêter. Il réfléchissait aussi à un moment de soigner cette foutue main, il ne pouvait pas laisser cette plaie comme ça, ça s'infecterait et autant se suicider si c'était pour voir son bras entier gangrener après plusieurs semaines.

Allongé sur le dos, le torse se gonflant sous la poussée de l'adrenaline, il regarde l'espace de quatre mètres sur quatre et les rebords de béton. Ils étaient en sécurité ici, jusqu'au lever du jour, sauf s'il se faisait attaquer par les airs, mais faudrait vraiment pas avoir de bol, ce qui était un peu son cas, alors il surveillait les alentours. La pire des rencontres poisseuses qu'il avait fait été un dénommé Talamasca... les deux ensemble, c'était la cataclysme assuré. Tous les deux aussi inconscients, sur un niveau différent cela dit, mais la même drogue de l'adrénaline et des couilles aussi osées, alors … pas dur de deviner, ils s'étaient laminés par une énorme créature... Il baissa les yeux sur le brun, qui avait l'air gêné par la situation et aussi terrifié. Un sourire naturel, une étincelle vivante au coin des yeux, il fixe le ciel. « ça va toujours moi t'inquiète. » Il se rassoit lentement, posant ses coudes sur ses genoux un peu surélevés et regarde les alentours, pour vérifier qu'il n'y a pas d'autres sentinelles urbaines dans les coins. Il en connaissait des Caho, mais ces dernières montaient peu sur les toits. Zelda lui avait laissé un goût amer dans la gorge.... Il redirige son regard un court moment sur Revan, puis recommence à surveiller, fouillant dans ses poches, repensant à un truc qu'il avait complètement zapper...

« On dirait que t'as pas l'habitude de grimper ou de t'adapter à ton environnement... Pourtant si t'es un solitaire, ça devrait être ta priorité. Alors soit t'as l'habitude de crever... soit tu passes ton temps planqué... » Il sortit un sachet et regarda à l'intérieur. Un cadeau d'une gaïa qu'il avait aidé pour accéder à des plantes dans un terrain escarpé... Il tendit sa main vers la sienne, faisant un peu mouvement de doigts vers lui, du style -approche on va tester un truc-. Il lui prend la bande, la dénoue, l'ôte, lentement, attentif dans ses gestes. Le sang a diminué. Il prend cette espèce d'herbe qui ressemble d'ailleurs plus à de la weed qu'à autre chose. « J'ai aucune idée du nom, mais une gaia m'a filé ça en me disant que ça coupé le saignement de la plaie et que ça semble éviter l'infection... mais j'n'sais pas recoudre, je suis désolé... » Il pose les herbes broyées dans la plaie et appuie un peu. « Désolé pour la douleur. » ça doit pénétrer contre les chairs pour être efficace, c'est ce qu'elle lui a dit, parce qu'honnêtement, il en sait rien lui. Il repose la compresse de tissu et remet la bande. Puis il fouille ses poches et lui file une paire de gants basiques en cuir vieillis. « Tiens.  Si tu n'es pas bon pour courir ou grimper, protège-toi un minimum... » Il lui donne la paire de gants, et aussi le reste du sachet de tissu qui pourrait lui servir pour soigner la plaie. Tant pis pour lui, il irait se faire engueuler par les doc Atom s'il se blessait. C'était la routine t'façon. Il était un des atom les plus téméraires, il en fallait bien en même temps. Il sort aussi une petite poche plastique contenant des espèces d'algues séchées comestibles , et du poisson séché. « Tiens, pour ton estomac. T'iras pas loin si tu bouffes pas. On va rester ici cette nuit. »

Il se décale et pose son dos contre un pilier de toit du château d'eau, et observe les toits et la lune, un coude sur un genou relevé. Sans le regarder, il demande sérieusement mais calmement. « Et si tu me disais pourquoi tu as le tatouage des Atoms sur la nuque... » Il lui jeta un court regard et sourit en coin avant de sortir un carnet, et d'inscrire certains choses dans un carnet assez fournis, resumé de tout ce qu'il savait , avait vu, avait constaté. Il compléta le cycle de la lune du mois et relut deux trois choses pour la suite de son exploration. Il devrait retourné dans les égouts demain... il y avait perdu un parang il y avait quelques temps. Et il tenait à le retrouver...Et oui... il l'avait vu quelques temps plus tôt.



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MessageSujet: Re: You can run but you can't hide   Lun 29 Fév - 1:19
J'avais survécu, j'avais encore du mal à le réaliser alors que je tentais désespéramment de lutter pour  reprendre silencieusement ma respiration, dévisageant l'homme en face de moi, notant mentalement tout ce que je voyais en lui, le moindre petit détail qui aurait pu m'aider à le comprendre, à comprendre pourquoi il avait agis ainsi, pourquoi il m'avait sauvé, non pas une, mais deux fois.
A ma connaissance il n'y avait que trois raisons qui pouvaient pousser à sauver quelqu'un, parce qu'on l'appréciait, parce qu'on voulait le garder vivant pour mieux le tuer ensuite ou simplement par altruisme pur. Dans la mesure où il ne m'avait jamais rencontré avant et qu'il n'avait toujours manifesté aucune intention de me tuer, la seule autre option restait l'altruisme pur, une qualité que je ne croisais que très rarement et qui la majeure partie du temps s'évanouissait à l'annonce de mon nom. Je ne comptais plus le nombre de fois où un joueur, souvent vert ou bleu avait eu pitié de moi et était venu me parler pour m'aider, me comprendre, touché par ma situation mais qui une fois mon pseudo révélé avaient engagé un combat à mort sans pitié, c'était classique, le schéma habituel de toutes mes rencontres, pourtant celle là faisait exception à la règle, j'avais bien sûr mes hypothèses mais je ne savais pas comment les vérifier tout en assurant ma survie.

De nous deux ce fut Squirrel qui finit par briser le silence qui s'était installé, se demandant pourquoi en tant que solitaire, fugitif, je ne savais pas m'adapter à mon environnement, soulignant deux hypothèses, soit j'avais l'habitude de me faire tuer, soit j'étais plutôt du genre à me planquer.
Je ne pus m'empêcher de sourire en réalisant que la vérité était  un savant mélange des deux possibilités, je me planquais souvent certes, dans la forêt qui était devenue en quelque sorte mon territoire personnel, ce qui expliquait pourquoi je n'étais pas à l'aise en ville, mais je me battais beaucoup également, je n'étais juste pas aussi mauvais que ce que mon physique pouvait laisser supposer, à croire que finalement l'obsession de mon père, m'envoyer dés le plus jeune âge pratiquer les arts martiaux, associé à une chance insolente, avait fini par avoir une certaine utilité.

«Je me planque et je me bats, je meurs pas beaucoup par contre »

J'étais mort une unique fois en vérité, contre Batman, et j'avais considéré cette mort comme amplement méritée, je lui avais pris une vie, il m'en avait pris une en retour, aussi simple que ça, les mathématiques de la vengeance.
Je m'approchais de Squirrel, lui tendant la main et le laissant me soigner sans rien dire, là dessus aussi j'avais évolué, avant j'aurais été du genre à m'évanouir à la moindre petite douleur, maintenant je restais impassible, il fallait dire que s'être fait extraire une balle du bras sans anesthésie changeait complètement l'échelle de la tolérance.
En souriant j'acceptais ce qu'il me donnait, les gants, la nourriture, ce n'était pas ce soir que je mourrais de faim.

« Merci »

J'appuyais mon dos contre un des piliers, levant les yeux vers le ciel alors que je mangeais, quand une nouvelle fois, le blond brisa le silence, cette fois pour poser une question à laquelle je m'attendais, depuis le moment où ma capuche était tombée dévoilant ma nuque, mais que je redoutais plus que tout : Pourquoi je portais le tatouage des atom. Sans le regarder, les yeux toujours fixé sur l'horizon je finis par formuler une réponse, la plus honnête possible.

« Parce que j'étais Atom avant »

Certes je me doutais que ça ne lui suffirait pas, que cette réponse entraînerait des milliers d'autres questions mais c'était la vérité à l'état pure, j'étais atom avant, je ne l'étais plus vraiment, du moins je continuais de croire en leurs valeurs mais je n'existais plus pour eux.
Avalant ma salive, comme pour chasser cette boule qui se formait dans ma gorge à chaque fois que je devais parler d'eux, j’enchaînais, ne lui laissant pas le temps de parler.

« Tu sais ce qui a déclenché la guerre ? »

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