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S'inscrire au DARWIN'S GAME, c'est montrer de quoi nous sommes capables et prouver que nous sommes l'avenir. Une seule regle : survivre. A partir de maintenant, c'est chacun pour soi. Nous devons oublier qui sont nos freres, nos femmes, nos amis, parce qu'aujourd'hui ils sont nos ennemis. Tuer ou etre tue est notre seule motivation. Le jeu debute.



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 Let me help you so you can help me
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MessageSujet: Let me help you so you can help me   Ven 19 Fév - 18:12
 

Pamplemousse ∞ Flower

Let me help you so you can help me


GAIA.
Ce mot retentit encore dans son esprit alors qu'il l'a aperçu une heure auparavant. Il le voit partout, aussi bien sur les murs que dans les yeux de ses clients, comme maudit par ce simple mot qui symbolise tant de choses. Elle y joue, elle aussi. Tout comme lui, elle n'a pas pu résister à la tentation de cette aventure hors du commun. Qui le pourrait, après tout ? Quel être humain sensé dirait non au darwin's game, avec pour seul prétexte que ce jeu peut être mortel. Ce n'est pas un hasard si tant de personnes fument. L'adrénaline, le danger, la peur et l'euphorie, tout est lié. Lorsqu'il entre dans la cuisine le cuistot arbore un gigantesque gaia sur son crâne chauve. Un instant plus tard, il a disparu. Samuel va perdre la tête si ça continue. Il doit faire quelque chose pour remédier à ça mais pour l'instant, il préfère se contenter de ne pas croiser le chemin de la jeune fille. Mais la cuisine est exiguë, et ce n'est que maintenant que cela lui fait défaut qu'il s'en rend compte. Impossible de ne pas tomber sous le joue de son regard alors qu'elle s'empresse de venir chercher les plats de la table 3 qui s'impatiente. Pour ne pas paraître suspect il agit aussi naturellement que possible, c'est à dire en brisant un nombre incommensurable d’assiettes et de verres. A chaque seconde qui passe il s'interroge dès lors que leurs regards plongent l'un dans l'autre : Sait-elle ?
Le symbole des ATOM est gravée de la chair de la paume de sa main et même s'il prend toutes les précautions possibles pour la dissimuler en publique elle reste très facilement repérable. Dans tous les cas, si elle est au courant, elle n'a pas l'air d'avoir envie d'en parler. Tant mieux, se dit-il tout en essuyant une table laissée à l'abandon, emplie de vestiges d'un repas à peine entamé. Soudain son ventre hurle pour lui rappeler qu'il meurt de faim, au cas où il l'aurait oublier. Sam en a bien conscience, mais il n'a pas le droit de piocher dans les restes des clients, à son grand désarrois. Et dire qu'il va devoir se contenter d'une maigre portion de pâtes ce soir alors que toute cette petite famille laisse derrière elle un véritable festin. La vie n'est qu'une pourriture pleine d'ironie, c'est ce qu'il se dit chaque fois que le soleil se lève et vient frapper les murs sales de son appartement. Aujourd'hui encore sa théorie se vérifie. Les pauvres meurent de faim et ne peuvent rien faire d'autre que baver devant un beau steak juteux tandis que les autres s'engraissent et s'empiffrent de toute sorte de délices dont Sam ne connaît ni le nom ni la saveur. Mais le plus triste est qu'ils ne font qu'y goûter pour en laisser plus de la moitié aux rats qui viennent se baigner dans les poubelles. Il ne peut s'empêcher de soupirer à l'idée que ces foutus rongeurs mangent mieux que lui.
Une silhouette féline aux reflets roux s'installe à ses côtés sans un bruit tandis qu'il s’efforce de faire partir une tâche qui n'est rien d'autre qu'un motif de la table.
« Un peu d'aide ? »
Sam sursaute de terreur et manque de faire tomber un verre ou deux alors que Camélia l'observe sans sourciller. Après s'être remis de ses émotions il accepte avec plaisir sa proposition,  refuser aurait été un peu rude. Il garde la main gauche collée à son buste afin de ne pas laisser entre voir le tatouage. Ne surtout pas la regarder, ne surtout pas la regarder.
« C'est pas une tâche, ça. »
En effet, ce n'en est pas une. En revanche la grande courgette qui s'acharne a tenter d'effacer la table en est une. Il lui adresse un sourire pour la remercier suite à quoi elle prend congé. Si il voulait avoir l'air naturel, c'est raté. Tenter de l'éviter ne rime à rien, on croirait voir un pervers qui fuit le regard de ses victimes. Pourvu qu'elle ne se soit rendu compte de rien, soupire-t-il. Il faut qu'il lui dise, elle le saura bien un jour quoi qu'il advienne. Il ne pourra pas cacher à jamais ce secret, même si il aimerait bien qu'il en soit ainsi. De toute façon cette délicieuse et charmante dame qu'est la fatalité lui renverra forcément sa peur en pleine gueule, alors autant qu'il prenne les devants.
Enfin décidé, ses talons pivotent en même temps que le reste de son corps mais il ne trouve personne devant lui.
Ding, fait la clochette de la porte d'entrée.
Et chiotte, fait le Samuel en voyant Camélia partir.

Une silhouette élancée le dépasse alors qu'il est encore allongé dans les fourrés à observer un petit scarabée virtuel. Elle s'agenouille prêt d'un buisson, l'air vif et aguerrie. Elle est aux aguets, prête a bondir suite aux moindre bruissement pour fondre sur sa source, ou bien la fuir. Samuel n'ose pas bouger de peur de recevoir dans le crâne l'un des couteaux qui pendent à sa ceinture. En observant ses courbes et la délicatesse dont elle fait preuve dans le moindre de ses gestes, il en conclut que c'est une femme. Soudain un questionnement s'insère en lui : fuit-elle quelque chose ? Mais en tendant l'oreille seuls les hurlements criards de quelques oiseaux lui parviennent. Elle est de dos, impossible pour lui de lire les traits de son visage. Tous ses muscles sont contractés afin de maintenir cette pose qui se veut la plus discrète possible. Les battements de son cœur viennent fracasser ses tempes, inondant d'une chaleur suffocante sa boîte crânienne. Samuel ne veut pas à nouveau perdre une vie. Pas encore, pas déjà. Mais peut-être pourrait-il gagner qui sait ? Le souvenir de sa dernière bataille vient se fracasser sur le mur de ses illusions pour le briser en mille et un morceau. Non, il se fera massacrer comme la dernière fois. Il lui faut de l'entraînement. Avec Mystique ? Ou avec Dagger peut être, mais jamais elle ne voudra de lui. Tout le monde prend peur lorsqu'il sort son arme, tout le monde sauf ses ennemis. Lui même est effrayé. Sa main transpire, suinte, comme si elle pleurait toutes les larmes de son corps à l'idée d'avoir a appuyer sur la gâchette. Peut-être est-ce là, au fond, son véritable problème. Cette frayeur, cette couardise qu'il ressent rien cas l'idée de devoir tirer sur un être humain. Ces hommes, ces femmes, ils ne sont pas réels. Ce ne sont que des données, un simple ensemble de chiffres combinés afin de donner une silhouette vaguement humaine. Oui, mais derrière l'écran, derrière ces pseudos qui leurs servent de refuge, il y a de vraies personnes. Des gens qui respirent, qui s'amusent ou qui implorent, des êtres qui saignent. Comment peut-on se résigner à tuer quelqu'un dans le Darwin's Game tout en sachant qu'au bout de la connexion vit un être pensant. Il ne le sait pas et ne le comprendra sans doute jamais. Beaucoup se défendent en disant que ce n'est qu'un jeu. Mais ce jeu a déjà coûté la vie à de nombreux innocents dans la réalité. Il l'a lu partout sur le net. Sur des blogs, des sites frauduleux comme très sérieux. Tous le disent, tous le savent, et tous se voilent la face. Le Darwin est comme la vraie vie, lorsqu'on tue quelqu'un, il meurt. La seule différence c'est qu'ici les gens montrent leur vrais visages. Ils n'ont pas à se cacher derrière un masque déformé par les rites de la société qui leur impose d'être polies, courtois et gentils. Ici, ils peuvent être des monstres. Et dans ce monde les bêtes humaines voyagent en meute.
Pourtant la jeune femme devant lui est seule avec pour unique allié sa témérité qui l'a conduite jusqu'ici. Une bourrasque vient la déséquilibrer, faisant tomber la capuche qui servait a camoufler son épaisse chevelure rousse aux reflets irisés. Il la reconnaît immédiatement, comment pourrait-il en être autrement ? Cette couleur, c'est sa marque de fabrique, sa signature, son originalité.
Camélia.
Toutes ses craintes s'envolent en même temps que son buste décolle du sol. Une respiration rocailleuse s'écoule hors de sa gorge enfin libérée des tourments qu'il infligeait à ses poumons. Il ne pensait pas avoir été autant stressé par l'apparition subite de l’aventurière. Des mots lui racle la trachée, prêts à exploser à la surface. Mais il se ravive au dernier instant. Veut-il vraiment ça ? En lui adressant la parole, il sait ce qui l'attend. Réalité et virtuel seront forcément mêlés. Elle verra comment il est ici par rapport à son attitude dans l'autre monde. Elle le trouvera sûrement encore plus fade qu'il ne l'était déjà, là bas. Et si elle vient à rencontrer d'autres atom, d'autres gaia qui le connaissent bien ? Elle leur expliquera comment il est en vrai, comment il joue un rôle ici, le rôle du clown, du drôle petit pêcheur avec lequel on s'amuse bien mais à qui on ne demanderait pas d'aide pour des choses sérieuses. Le problème, c'est qu'il ne simule pas. C'est ainsi qu'il est et qu'il était, avant. Fanfaron, criard et enjoué. Un sourire s'esquisse sur ses lèvres. Ça c'est sur, ça va lui faire un choc à la pauvre Camélia.
La jeune fille reste immobile, plantant ses doigts dans la terre comme un arbre qui cherche à mûrir. Il peut percevoir son visage, à présent. Ses traits son tirés, froncés et trop sérieux pour un visage si jeune. Elle semble anxieuse, soucieuse d'une chose imperceptible pour Samuel. Son regard est fixé sur l'horizon ; contemplant au loin un objectif hors d'atteinte. Par là bas, c'est la base des gaia. Pourquoi les observe-t-elle ainsi, à l'écart de ceux qui devraient symboliser sa nouvelle famille ? En la regardant plus fixement, notre petit fruit ce rend compte qu'elle n'est pas aussi immobile qu'il le pensait. Ses mains posées sur l'herbe fraîche tremblent. Non pas de froid, ni de peur, mais d'inquiétude. S'en est trop pour lui, il ne peut pas se décider à la laisser seule dans une tel état. Il attrape son chapeau, sa canne et son sac avant de sortir de son buisson non sans se faire remarquer par toutes les créatures aux alentours, Camélia n'en faisant pas exception.
« Alors, on prend l'air ? »
Il lit la surprise sur son visage qui est bien plus grande que ce qu'il s'était imaginé. Est-ce donc si difficile de l'imaginer dans un jeu vidéo où l'on doit se battre pour survivre ? Avant qu'elle ne s'arme des couteaux qui scintillent à son ceinturon il lui présente la paume de sa main où gît le symbole des atom.
« T'inquiètes pas, je suis de ton côté. Je ne voulais pas te faire peur, simplement je n'ai pas pu m'empêcher de venir dire bonjour à ma collègue de boulot. »

code by Silver Lungs

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MessageSujet: Re: Let me help you so you can help me   Mer 2 Mar - 14:23

Let me help you so you can help me.

ft. Pamplemousse


Forest.
Depuis des jours déjà la réalité n’a plus de prises sur ses pensées. Elles valsent, cabriolent, s’échappent sans cesse de là où la rousse voudrait les diriger, s’arrangeant toujours pour revenir à ce jeu qui la hante, la fascine et l’effraie à la fois. Son coeur bat d’impatience à l’idée de se retrouver à nouveau dans ce monde qui l’exalte, et pourtant elle en cauchemarde chaque nuit. C’est à se demander si elle saura trouver un juste milieu un jour, elle qui est d’habitude si mesurée. Celui qui la poussait à s’extravertir est d’ailleurs désormais aux abonnés absents, comme s’il la fuyait ; c’est surement le cas, d’ailleurs. Depuis qu’ils se sont inscrits au Darwin’s Game ils ne se parlent plus, n’osent même plus se croiser ; ce n’est qu’un jeu, pourtant voudrait protester la jeune femme, mais elle sait qu’il n’en est rien, qu’ils pourraient très bien être forcés de se tuer l’un l’autre, là-bas. Comment auraient-ils pu imaginer que jouer à un simple jeu les mêneraient à ce genre d’extrémités ? Elle le connait si bien qu’elle peut même deviner le tourment de son esprit, il s’en veut de l’avoir entraînée dans tout ça, ce jeu mortel qui la conduira probablement à sa perte, comme tant d’autres retrouvés morts devant leur écran. Elle aussi regrette souvent d’avoir cliqué sur ce bouton pour la première fois, d’avoir scellé son destin à celui de tous ces inconnus à travers le monde pour un simple défi.

Elle secoue la tête pour reprendre ses esprits - ce qui fait danser des mèches rousses devant ses yeux - et tente de concentrer tout l’intérieur de sa tête à cette tache aussi déplaisante qu’ingrate : travailler. Elle passe entre les tables, attrappe les assiettes, verres, couverts et autres ustensiles qui servent à se sustenter, les ramène en cuisine pour qu’ils soient propres, en livre d’autres - remplis, cette fois - aux clients attablés, et ainsi de suite, tout recommence. Elle bouge en automate avec une grâce presque mécanique dans ses mouvements qu’elle ne réfléchit qu’à peine. Elle se sent comme une somnambule, ou plutôt prisonière à l’intérieur d’un rêve, comme si le vrai monde n’était pas là et sa vie bien loin d’ici ; dans cet univers virtuel d’alliances et de sang.
Elle n’est pas la seule à être distraite, cependant. Son collègue - et ami ? - Samuel semble être bien loin de son assiette, lui aussi. Il a cassé tant de vaisselle que cela risque même d’être retiré sur sa paye s’inquiète Camélia, elle sait qu’il a autant besoin qu’elle du moindre euro que ce job de malheur peut leur pouvoir, quitte à faire des heures sup’ sous-payées plusieurs fois par semaine. La jeune rousse sort soudain de sa léthargie pour le chercher du regard et esquisse un sourire où point l’amusement en le découvrant aux prises avec une table déjà propre qu’il s’acharne tout de même à briquer.

« Un peu d'aide ? »

Sa voix qui résonne entre les cliquetis de l’inox sur la porcelaine, le brouhaha des conversations qui s’y mêlent et le reste des bruits qui emplissent l’air en une cacophonie entêtante fait sursauter le jeune homme - manquant de faire tomber quelques verres dans sa terreur. Cela ne manque pas d’interroger la rouquine, qui préfère tout de même n’en rien laisser voir ; quel que soit son problème, s’il avait voulu en parler, il l’aurait déjà fait de toute façon. De plus, il ne cesse de fuir son regard à tout prix, ce qui renforce l’idée de la jeune femme que ce n’est pas le moment pour se montrer curieuse. Elle se contente juste de lui signifier que cette tache qu’il s’obstine à effacer depuis un laps de temps bien trop long n’en est en fait pas une, puis prend congé de façon plus ou moins maladroite ; tout plutôt que de rester dans cette situation gênante au possible.. Par chance, sa journée de travail touche à sa fin, elle s’empresse d’aller signaler son départ en cuisine, puis quitte l’endroit à grands pas précipités.

Les rues sont la facade de ceux qui y habitent, à ce qu’on dit. Camélia comprend la justesse de ces mots en voyant l’état des allées se dégrader au fur et à mesure qu’elle s’éloigne du centre-ville. Les déchets envahissent les trottoirs et le béton se fait craquelé, tout se délabre au fil de ses pas. C’est effarant, cette différence entre les luxueux boulevards où se promènent les touristes et ces rues grises et ternes par lesquelles elle passe pour rentrer chez elle ; celle où se trouve son appartement n’est pas mieux, à peine un peu plus propre, c’est du moins ce qu’elle pense pour se rassurer. Un léger soupir s’échappe d’entre ses lèvres pour venir se mêler à l’air ambiant ; elle n’en peut plus de cette routine éreintante qui est la sienne, d’autant plus depuis que tout son intérêt est focalisé sur le jeu, le Darwin’s Game. Elle sait déjà qu’elle cèdera à l’appel de l’adrénaline sitôt passée la porte de bois à la peinture craquelée qui marque l’entrée de son domaine, tant qu’elle en paie le loyer avant le sept du mois. Elle n’a attendu que ça, mais n’a redouté que cela dans le même temps, ce dilemme aussi l’épuise, sans compter ces horribles cauchemars qui hantent chacune de ses nuit. En cliquant sur ce bouton, sa vie a pris un tournant qu’elle n’attendait pas, de la même façon que lorsqu’elle s’était embarquée dans cet avion, quittant une vie confortable pour venir dormir dans les rues de Chicago. Tout était plus excitant depuis, mais plus rien n’était simple. Peut être était-il temps d’arrêter de suivre son frère dans chacune de ses bêtises, de briser cette règle tacite qui tenait lieu d’engagement depuis qu’ils étaient enfants, de lui résister la prochaine fois qu’il lancerait un défi à la cantonade, à compter qu’il y ait une prochaine fois...

A force d’élucubrations mentales, la voilà chez elle. Elle n’en revient toujours pas de cette capacité qu’elle a à faire les choses sans y penser, alors que son esprit est aux prises avec bien d’autres préoccupations. Au moins, elle peut continuer à travailler sans faire trop de bêtises, c’est déjà ça de pris. Elle pousse la porte qui s’ouvre sur un silence de plomb, il n’est pas là, évidemment, pourquoi le serait-il ? Elle étouffe un soupir et pose son sac à même le sol avant de verrouiller l’entrée à double tour. Elle ne veut pas être dérangée, et de toute façon, il a la clé. Elle voudrait se frapper de toujours tout ramener à lui, mais il lui manque affreusement, après tout, elle n’a pas d’autre famille ici. Elle passe ses mains sur son visage et avise l’ordinateur portable qui trône sur la table basse, elle en a tellement envie qu’elle ne cherche même pas à résister par acquis de conscience, peu importe.


Elle prend une grande inspiration de cet air pur qui l’entoure et rabat sa capuche sur sa tignasse rousse trop repérable dans le vert de la forêt. Cet endroit l’apaise plus que n’importe quel autre, la nature lui manque depuis qu’elle habite au coeur de la jungle urbaine de Chicago, cet élément contribue aussi à son envie constante de jouer. Elle se faufile entre les arbres avec cette allure presque féline qui la caractérise, à peine génée par le poid de la ceinture de couteau attachée à sa taille. Elle connaît presque les bois par coeur tant elle a passé de temps à les explorer, mais il y a une zone dans laquelle elle n’ose jamais se rendre : la base GAIA. Elle est des leurs pourtant, mais elle a peur.
Qui sait comment elle sera accueillie là-bas ? Elle frissonne rien que d'y songer. Elle sait pourtant qu'elle ne risque rien auprès d'eux, que la team devient comme la nouvelle famille des joueurs, mais rien n'y fait. Elle a peur, autant de leur réactions que des siennes ; et si elle ne se sentait pas à sa place parmi eux ? Et si ils voulaient la tuer pour ça ? Ces penséées continuent de la hanter alors qu’elle s’approche du territoire GAIA pourtant, tout son corps reste en alerte, focalisé sur le fait de rester en vie. Chaque mouvement dans son champ de vision est repéré, identifié, compris, et il en est de même avec les sons. Elle se doit d’agir de la sorte car si sa silhouette frêle lui permet aisément de semer ses adversaires ou de se dissimuler, elle ne peut gagner lors d’une confrontation en face à face et ne peut donc se permettre d’être surprise par un ennemi.

Elle sait bien qu’aucun ennemi ne s’aventure si  près du QG de son clan, mais ce comportement est naturel pour elle, quasi instinctif, et elle ne peut risquer d’être surprise à espionner les GAIA, même si elle se trouve être l’une d’entre eux, ils risqueraient de la prendre pour une CAHO ou une ESHU et de la tuer avant même qu’elle ait le temps de se déclarer comme étant l’une des leurs. Alors elle s’accroupit, toujours aux aguets, à bonne distance de cet endroit qu’elle devrait considérer comme chez elle si elle était normale, moins peureuse, trouillarde, abrutie. Elle se fustige mentalement tandis que le vent souffle de plus en plus fort. Elle ne remarque qu’à peine sa capuche qui s’envole dans une forte bourrasque, ni même les bruits de respiration qui s’échappent du buisson derrière elle, tout cela est laissé à l’arrière plan, la jeune rousse se perd dans le dédale de ses pensées, sans plus songer à bouger. Elle tremble légèrement, inconsciente des mouvements que fait son corps pour traduire sa détresse mentale, inconsciente d’être une cible bien trop vulnérable à cet instant.

« Alors, on prend l'air ? »


La terreur l’emplit en entendant une voix autre que celle de son esprit, elle est foutue, prise au piège, comme déjà morte, saisie dans le pire instant de sa faiblesse. Et dire qu’elle croyait être devenue assez forte pour ne plus se laisser prendre comme ça.. Puis soudain, elle reconnaît cette vois, ces inflexions, et son visage se tourne pour rencontrer un regard bien familier. La terreur est remplacée par une surprise alors qu’elle doit retenir un soupir de soulagement. Elle n’est pas encore tirée d’affaire, qui sait, peut être lui veut-il du mal, même si elle a du mal à l’imaginer. Mais toute sa méfiance la quitte en voyant le symbole ATOM qui orne sa paume, elle est hors de danger.

« T'inquiètes pas, je suis de ton côté. Je ne voulais pas te faire peur, simplement je n'ai pas pu m'empêcher de venir dire bonjour à ma collègue de boulot. »

Ces mots achèvent de la convaincre et elle s’autorise même un sourire avant de la saluer d’une voix gênée.
Sur toutes les personnes qu’elle aurait imaginé croiser ici, il était sûrement l’un des dernier sur la liste, mais elle devait admettre que sa présence avait le don de la dérider.


code by ORICYA.

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