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S'inscrire au DARWIN'S GAME, c'est montrer de quoi nous sommes capables et prouver que nous sommes l'avenir. Une seule regle : survivre. A partir de maintenant, c'est chacun pour soi. Nous devons oublier qui sont nos freres, nos femmes, nos amis, parce qu'aujourd'hui ils sont nos ennemis. Tuer ou etre tue est notre seule motivation. Le jeu debute.



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 gone are the days ✰ (ida)
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MessageSujet: gone are the days ✰ (ida)   Ven 26 Fév - 12:12

gone are the days
- Ida & Trina



Pramia court à toute vitesse derrière l'éclaireur qui accompagne un groupe d'ESHU vers la porte de sortie. Des coups de feu tirés derrière eux laissent présager la présence d'ennemis. Elle ne veut pas risquer un coup d'oeil en arrière et préfère courir à en perdre haleine pour s'en sortir en vie. Les autres peuvent bien crever si ça les chante, elle ne lèvera pas le petit doigt pour les aider s'ils font l'erreur de perdre du temps à regarder qui les poursuit. Le voile blanc abstrait et surréaliste apparaît dans la lumière de la fin de journée et le cœur de Pramia s'emballe tandis qu'elle se jette à travers avec un soulagement réel.
Quand elle rouvre les yeux, Trina est allongée sur son lit, dans sa chambre. Son téléphone glisse de sa main et tombe sur son ventre. La douleur la fait grimacer. Le pire, c'est sans doute ses bras courbaturés qui n'ont pas supporté d'être en l'air pendant une heure environ. Un miracle qu'elle ait tenu comme ça sans lâcher prise avant. Le réveil posé sur sa table de chevet lui apprend qu'il est vingt-et-une heures passées, et que le repas de famille auquel elle était naturellement obligée de participer doit toucher à sa fin. Merde! jure-t-elle en se levant de son lit. Ses jambes flageolent et Trina manque de s'écrouler. Il n'y a pas que ses bras qui sont faibles, son corps entier l'est. La sueur coule sur son front et sa nuque, son souffle court témoigne de la course qu'elle vient de mener dans son autre réalité.
Trina détache ses cheveux, remonte la fermeture éclair de son sweat à capuche qu'elle passe sur sa tête et descend les escaliers. Comme prévu, les lumières sont allumées mais il n'y a plus personne. Chacun est retourné à sa vie, et Trina n'en fait pas partie. Elle se demande s'ils jouent au DARWIN'S GAME ou s'ils ont quelque chose de moins dangereux à faire chacun dans leur chambre ou chez eux, pour les plus grands. Elle a peur de pousser la porte de la chambre d'Elizabeth et de la trouver collée devant l'écran du jeu. Trina s'arrêt net en entrant dans la salle à manger. La seule encore présente, c'est Ida. Cette dernière mange le dessert en solitaire. Trina lâche le ricanement sarcastique et détestable qui la définit si bien. Tiens, salut. Il reste du dessert ? Elle n'attend pas la réponse de sa sœur aînée et se dirige vers la cuisine où elle déniche le gateau. Trina ne prend pas la peine de s'en couper une part et prend carrément le plateau qu'elle rapporte à la salle à manger. Elle prend place à l'autre extrémité de la table, en face de sa sœur, le plus loin possible d'elle. D'un ton monotone et je-m'en-foutiste, la belle s'enquit : C'est parce que t'es trop lente à manger ou parce que t'es chiante que t'es seule ici et qu'ils sont tous partis ? Trina adore sa famille. Les Rothschild sont toute sa vie. Mais Ida, c'est différent. Ida c'est violent, désespérant, fascinant. Ida la trouble, la met mal à l'aise, brise la belle carapace qu'elle érige entre elle et le reste du monde. Incapable de s'attirer la fierté de son aînée, elle préfère la mettre en colère. Parce qu'au moins, ça, elle y arrive.
La jeune coupe une part de gateau dont elle s'empare avec les doigts, sans grâce ni retenue. Elle sait que ça aussi, ça agacera Ida. Comme tout ce qu'elle fait, depuis des années. Hm, un délice ! J'imagine que c'est toi qui l'a acheté ? Merci grande sœur, t'es vraiment un amour. Ses mots sont hachés par le gateau qu'elle fourre dans sa bouche comme le dernier des porcs. En se conduisant ainsi avec elle, elle n'arrive pas à comprendre pourquoi Ida ne baisse pas les bras. Pourquoi elle continue à être sur son dos en permanence. Peut-être qu'elle sait que sa cadette n'est qu'une pauvre enfant paumée et désespérée en recherche de repères. Peut-être d'Ida ne déteste pas Trina tant que ça, pas comme elle le croit. Elle lèche ses doigts tâchés de chocolat et soupire en s'avachissant contre le dossier de sa chaise. Alors, quoi de neuf ? Tes fous ont toujours envie de se suicider ? raille-t-elle en faisant allusion aux patients de sa sœur. Trina se rend alors compte de ce qu'elle est en train de dire, pense à sa mère et son regard s'emplit d'une lueur profondément mauvaise.
Bien fait Trina, ça t'apprendra.
© ACIDBRAIN

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MessageSujet: Re: gone are the days ✰ (ida)   Ven 26 Fév - 16:56

GONE ARE THE DAYS
trina & ida rothschild.



Ida avait passé une journée éprouvante et la seule chose qu'elle voulait était de rentrer chez elle au plus vite. Ce jour là, encore, elle s'était sentie impuissante face à la détresse de ses patients. C'était devenue une habitude et elle s'en voulait énormément. Fermant la porte de son cabinet, elle mit sa capuche sur la tête et commença à marcher. Elle ne prenait que très rarement sa voiture, même en temps de pluie, mais ce n'était pas comme si l'immense appartement des Rothschild était loin de son lieu de travail. La demoiselle avait hâte de sentir la chaleur de son foyer, entourée de ses frères et sœurs même si elle savait pertinemment qu'ils allaient, encore, partir en conflit. Rares étaient les jours où Joseph et Trina ne mettaient pas leur grain de sel pour faire payer soit elle et Fredian, soit elle seule. C'était éprouvant mais au fond, elle ne leur en voulait pas. Ils avaient toutes les raisons de la haïr. Après tout, tout ce qui avait pu arriver était en partie de sa faute. Lorsqu'elle fut arrivée à l'entrée de chez elle, elle hésita quelques secondes avant de rentrer dans la plus grande des discrétions. Il n'y avait aucun bruit comme si le temps s'était arrêté. Arrivée dans le salon, elle trouva Joseph sur l'ordinateur et elle ne préféra pas l'embêter en lui disant qu'elle était rentrée. De toute manière, ce dernier n'en avait très probablement rien à faire. Trina et Elizabeth devaient être chacune dans leurs chambres et Fredian devait être dans son atelier. Ida s'aventura un peu plus dans leur appartement jusqu'à arriver au niveau de l'entrée de l'atelier de son frère. Elle ne fut pas choquée de le trouver en train de peindre. Un sourire s'étira sur les lèvres à sa vue. Elle adorait voir qu'il recommençait à peindre de plus en plus. La jeune femme avait cru, pendant un moment, qu'il ne recommencerait jamais. « J'aime tellement te voir peindre, Fred. » Son interlocuteur ne se retourna pas pour la regarder mais un petite rire s'échappa de ses lèvres. « Et moi, je t'aime sœurette. » Les deux partirent dans un fou rire incontrôlable qui ne fut stopper que par les paroles de leur petit frère qui avait bien prit le soin de crier pour leur dire de la fermer - plus poliment, évidemment. « Je vais préparer le repas sinon on ne mangera jamais. Et je ne veux pas te voir hors de cet atelier tant que je ne t'ai pas appelé pour manger. » Sur ces mots, elle détala dans la cuisine.

(...) Les yeux d'Ida étaient fixés sur la chaise vide de Trina tandis que les autres mangeaient. Personne ne parlait et ce silence pesait sur la jeune femme. « Beth? Où est Trina? » Sa sœur haussa les épaules avant de répondre. « Dans sa chambre probablement. Elle doit dormir ou faire ses devoirs, j'en sais trop rien. » Elle en doutait mais elle ne dit rien et continua de manger. Le reste du repas se fit dans une ambiance moins pesante. Ils échangèrent des banalités comme des comment s'est passé ta journée?. Elizabeth fut naturellement plus joyeuse que Joseph de répondre à cette question. Ce dernier avait simplement répondu par un bien sec qui voulait dire qu'il fallait le laisser tranquille. Ida, tout comme Fredian, ne chercha pas plus loin. (...) Après avoir débarrassé la table avec son petit frère, la demoiselle resta à table et mangea son dessert en silence alors que tout le monde s'était dispersé dans l'appartement. Elle comptait attendre jusqu'à ce que Trina descende. Plus le temps passait, plus elle se doutait qu'elle ne le ferait pas. Cependant, elle resta le plus longtemps jusqu'à ce qu'elle n'arrive. Un rire sarcastique s'échappa de ses lèvres et comme réponse, Ida se mit à sourire aimablement. Ce n'était certainement pas ce qu'elle voulait faire, pourtant. « Tiens, salut. Il reste du dessert ? Avant même qu'Ida lui répondre, la brunette était déjà partie vers la cuisine pour attraper le gâteau qu'elle avait préparé. Ses yeux suivirent ses mouvements attentivement. Aucune émotion pouvait se lire sur son visage. Elle voulait des excuses. Cependant, des excuses de la part de Trina étaient difficiles à avoir. C'est parce que t'es trop lente à manger ou parce que t'es chiante que t'es seule ici et qu'ils sont tous partis ? » La GAIA se mit à rire et poussa son assiette un peu plus loin pour croiser les mains sur la table. C'était quelque chose que faisait beaucoup leur mère lorsqu'elle voulait leur parler d'une chose importante ou les réprimander. « Je t'attendais. Fredian n'a pas eu ma patience. Puis de toute manière, ce n'est pas contre lui que tu es énervée, pas vrai? » Autant ne pas tourner autour du pot. Il n'y avait pas dix mille manières pour que les choses finissent par s'arranger entre elles, il fallait prendre le taureau par les cornes. Sa voix était calme mais au fond, la seule chose qu'elle aurait voulu faire aurait été de lui foutre un baffe. Trina était tout le contraire d'Elizabeth malgré leur ressemblance frappante. Trina était le Diable, Elizabeth l'Ange. Trina était la nuit, Elizabeth le jour. Elles étaient les opposés exactes. C'était presque effrayant. Ida se mit à jouer avec ses doigts tout en regardant sa sœur se rassasier complètement. Elle ne dit rien mais la voir manger aussi disgracieusement lui donna envie de vomir. Le pire était que l'ESHU savait qu'elle ne supportait pas lorsqu'elle faisait des choses comme ça. « Hm, un délice ! J'imagine que c'est toi qui l'a acheté ? Merci grande sœur, t'es vraiment un amour. » « J'ai eu le temps de le faire moi-même. Je t'en prie, petite sœur. » Elle accentua les deux derniers mots de sa phrase en lui souriant sans vraiment de conviction. La GAIA était fatiguée mais il lui restait encore le problème du Diable de la famille Rothschild. Encore quelque chose qui la rendrait mal pour les semaines à venir. « Alors, quoi de neuf ? Tes fous ont toujours envie de se suicider ? » Le visage de Trina changea immédiatement lorsqu'elle se rendit compte de ses paroles. Ida savait la vérité, sa sœur n'était pas dans le même cas. C'était à ce moment là qu'elle se rendit compte qu'elle n'arrivait pas à la détester. Qu'elle ne pourrait jamais le faire. Malgré leur relation houleuse, elle l'aimait bien plus qu'elle ne pouvait le retranscrire. Elle déglutit avec difficulté en regardant ses mains puis releva son regard sur l'ESHU. « Je vais passer à côté de ta question aussi dégueulasse que stupide et t'en poser une à mon tour. Tu faisais quoi dans ta chambre? Tu sais que le soir, on mange ensemble. Pas d'exception. Son ton était dur mais intérieurement, elle se sentait beaucoup trop faible à son goût. Si elle voulait à ce point qu'ils mangent tous ensemble, c'était pour la simple et bonne raison qu'elle voulait qu'ils soient une vraie famille. Et ce n'était pas gagné. Je sais que tu sais pourquoi je veux qu'on se retrouver tous ensemble. Elle croisa ses bras au niveau de sa poitrine. Je veux qu'on redevienne les Rothschild qu'on était avant que je parte avec Fredian. On était une vraie famille, tu te rappelles Trina? Mais toi, j'ai l'impression que tu ne veux pas. J'ai l'impression que tu fais tout pour me montrer que je ne fais plus partie de cette famille. »

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MessageSujet: Re: gone are the days ✰ (ida)   Mar 8 Mar - 10:13

gone are the days
- Ida & Trina



La lèvre de Trina tremble un peu. Elle ne sait pas si elle est frustrée, en colère ou si elle a envie de pleurer. Ce qui est sûr, en revanche, c'est qu'Ida touche un point sensible qu'elle n'a pas envie d'aborder. Une vraie famille, ah oui, vraiment ? Ca fait longtemps qu'ils n'en sont plus une. Et pourtant, pour Trina, c'est bien ce qu'il y a de plus important. Sa famille, c'est son pied-à-terre avec la réalité. Réalité dont Ida fait plus difficilement partie, comme leur mère. Soudain, Trina explose et tape de son poing plein de chocolat sur la table. Tu veux qu'on soit une vraie famille? Tu voulais qu'on soit une vraie famille aussi, quand t'es partie avec Fredian? La voix est rude et le ton agressif mais désespéré. La brune est fatiguée de tenir tête à son aînée sans cesse, de la détester alors qu'elle a simplement envie de baisser les bras et abandonner. Mais la fierté l'en empêche. Leur relation est ainsi, et Trina a trop peur de vivre autre chose que cet équilibre précaire et malsain qu'elles ont trouvé ensemble sans savoir dans quoi se lancer.
Ce que je fais dans ma chambre, ça te regarde pas. Je suis majeure que je sache, je suis pas obligée de descendre dîner si j'ai pas envie. Son comportement relève tout sauf de la maturité. Comme d'habitude, Trina se braque devant l'autorité, devant l'image qu'Ida renvoie d'une mère de substitution à laquelle elle peine à obéir. Fiche-moi la paix à la fin. Paradoxal, quand on sait que c'est elle qui vient ennuyer sa sœur qui est tranquillement assise à table. Tout aussi gênée de devoir manger comme un cochon avec les doigts, Trina se penche vers la place normalement réservée à Elizabeth pour prendre sa serviette et s'essuyer les doigts minutieusement, puis le tour de la bouche. Elle s'empare alors de sa cuiller pour continuer à manger correctement. De toute façon, c'est pas comme si tu m'aimais non plus. Je sais très bien que tu me détestes, alors t'es pas obligée de faire semblant de vouloir que je sois là aussi. qu'elle lance en fourrant une trop grosse part de gateau dans sa bouche. Son regard reste obstinément rivé vers le contenu du plateau pour ne pas croiser le regard d'Ida. Malgré le calme dont elle fait preuve en crachant cette dernière pique, Trina n'est pas bien dans sa peau. Elle craint que sa sœur ne confirme ses doutes. Qu'elle ne l'aime pas et ne veuille effectivement pas de sa présence. Et ce serait normal, après tout.
Du bout des doigts, Trina repousse le plateau du gateau plus loin sur la table. Si elle en avale ne serait-ce qu'une nouvelle cuiller, elle risque de vomir. Ca lui apprendra de vouloir écoeurer Ida. Ses yeux chocolat cherchent ceux de l'aînée, et soudain elle s'enquit : A ton avis, qu'est-ce que je faisais dans ma chambre? Sur ses lèvres se forment un sourire provocant. Elle se plaît à imaginer qu'Ida puisse penser qu'elle ait des passe-temps, alors que tout ce qu'elle fait c'est mettre sa vie en jeu. En chercher une nouvelle, bien loin de la souffrance qu'elle connaît ici. Une vie où on lui connaît un autre nom, un rôle spécifique. Oracle, rien que ça. Alors qu'ici, qu'est-ce qu'elle est vraiment ? Noyée dans une famille nombreuse, fille d'une mère qui ne l'aimait pas assez pour s'accrocher à la vie, d'une cadette d'une sœur aînée qui l'ennuie. Lesbienne en mal d'amour qui peine à s'aimer elle-même, riche jusqu'à la moële sans envies particulières pour le dépenser sinon vêtements et matériel dont elle finit par se lasser. Non, cette vie n'a plus rien d'excitant. Mais Ida, qu'est-ce qu'elle voit, en regardant Trina ?
© ACIDBRAIN

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MessageSujet: Re: gone are the days ✰ (ida)   Mar 22 Mar - 19:03

GONE ARE THE DAYS
trina & ida rothschild.



S'il y avait bien une chose qu'Ida aimait, c'était sa famille. Elle ressentait un amour inconditionnel pour ses frères et sœurs. Cependant, il n'y avait qu'avec Elizabeth et Fredian que c'était simple de le montrer. La demoiselle était la plus douce de la famille, son portrait craché. Les deux femmes avaient un lien fort, pas aussi fort que les deux jumelles, mais fort tout de même. Avec Fredian, c'était un peu pareil. C'était une évidence tout le contraire de sa relation avec Trina et Joseph qui ne l'acceptaient pas et qui le lui montraient assez bien. Elle avait donc l'habitude de se chercher de poux avec sa petite sœur. Parfois, elle était plus énervée que d'autre. L'espionne en avait marre de ne pas pouvoir passer une journée sans une dispute familiale dans laquelle elle se trouvait en première ligne. Pourtant, elle abordait sa sœur avec une douceur qui lui était égale limitant sa colère à un simple serrage de mâchoire et des coups d'ongles sur la table -tout en voulait lui arracher des baffes à chaque fois qu'elle ouvrait la bouche. « Tu veux qu'on soit une vraie famille? Tu voulais qu'on soit une vraie famille aussi, quand t'es partie avec Fredian? » Le poing de l'ESHU vint s'écraser sur la table en un bruit sourd. Ida sursauta la regardant avec de grands yeux. Elle avait une idée de la souffrance que la jeune femme avait ressenti mais elle ne pouvait pas savoir parfaitement. Au fond, elle savait que c'était de sa faute. Fredian était parti avec elle sur un coup de tête pour échapper à leur père qui l'avait promise à un homme qu'elle ne connaissait même pas. Si elle avait été à la place de Trina, elle n'aurait pas hésité une seule seconde avant de lui remettre le poids de leur famille décomposée sur les épaules. « Oui, je le veux. Je l'ai toujours voulu, Trina. Tu ne sais pas ce qui a pu nous pousser à partir. Tu ne sais rien alors, je t'en prie, arrêtes d'insinuer que je ne voulais pas vivre une vie de famille avec vous ou que je ne vous aimais pas. C'est faux, totalement faux. » La voix de la GAIA se brisa à la fin de sa phrase. Son cœur se serrait et les larmes lui montaient aux yeux.

Un petit silence s'installa entre les deux femmes avant que sa petite sœur ne décide que c'était le moment de rejouer la carte de l'idiotie jusqu'au bout. « Ce que je fais dans ma chambre, ça te regarde pas. Je suis majeure que je sache, je suis pas obligée de descendre dîner si j'ai pas envie. Fiche-moi la paix à la fin. Les bras d'Ida se resserrèrent à sa poitrine comme une sorte de barrière protectrice qui empêcherait les mots de l'atteindre. Ça ne servait à rien mais elle était sans défense face aux paroles de sa sœur qui lui brisait le cœur plus qu'autre chose. Elle ne comprenait pas pourquoi elles ne pouvaient pas essayer de s'entendre, juste une fois, car, au fond, elles s'aimaient bien plus qu'elles n'osaient se l'avouer. Elles s'aimaient tellement qu'elles essayaient de se persuader qu'elles se détestaient. Les deux femmes cherchaient les défauts de l'autre pour se donner une raison de plus pour la détester. Leur relation était basée sur la destruction et Ida espérait, qu'un jour, elles arriveraient à se reconstruire ensembles. Ses yeux étaient toujours plantés sur Trina et aucun mot ne sortait de sa bouche. De toute façon, c'est pas comme si tu m'aimais non plus. Je sais très bien que tu me détestes, alors t'es pas obligée de faire semblant de vouloir que je sois là aussi. » C'était au tour de la GAIA d'exploser. Ses bras se déroulèrent de sa poitrine et elle posa les mains sur la table. « Tu t'entends?! Tu entends ce que tu me dis?! Elle inspira bruyamment puis se mordit l'intérieur de la lèvre pour ne pas se mettre à hurler dans la maison. Tu n'as aucun droit de dire une chose pareille, tu m'entends? Aucun. Evidemment qu'elle avait tous les droits de le faire. Elle finit par se calmer complètement et chercha à croiser le regard de sa petit sœur pour s'excuser, seulement cette dernière a les yeux plantés sur son plateau. L'espionne déglutit difficilement. Je ne voulais pas m'énerver, Trina. Je m'excuse. » Les doigts de l'ESHU repoussa le plateau de gâteau d'elle, puis leurs iris se croisèrent. Ida aurait pensé que l'atmosphère allait se calmer mais non. Comme d'habitude. « A ton avis, qu'est-ce que je faisais dans ma chambre? » Son regard se mit à sonder le sien, cherchant la réponse au fin fond de ses yeux chocolats. Soudain, elle eût envie de la prendre dans ses bras. Rien avoir avec sa question, juste une envie. Si elle était brave et si peu fière, elle l'aurait fait et ne l'aurait plus lâché. Comme avant. Comme lorsqu'elles innocentes et naïve. Comme lorsque Trina n'était qu'un enfant. Elle secoua discrètement la tête et revint chercher le regard provocateur de sa sœur. « Je n'en sais rien. A toi de me le dire. » Ida espérait qu'elle ne lui apprenne pas qu'elle jouait à ce jeu qui ruinait des vies. Dont la sienne.

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