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 Until we go down (Hazel)
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MessageSujet: Until we go down (Hazel)   Lun 4 Avr - 1:41

❝ until we go down❞
- Hazel & Caïn -
Lost and insecure, you found me. Lying on the floor surrounded... Why'd you have to wait? Where were you? Where were you? Just a little late, you found me.
 Il erre l'être de misère. Il rode sur la terre succombant à la tristesse de sa chair. Vide et inerte sur une route livide. Une autoroute mélancolique où la gangrène s'épanche sur son palpitant avide. Il fuit il s'échappe il courre. Il perd il gagne. Il vit il meurt. Il n'est qu'un délice de contraste au sourire misérable, aux sanglots opposables. Son corps se traîne sous le noir de cette nuit agitée vers ce foyer qui lui semble n'être qu'une illusion. Son crâne est empli de vide, ses pensées sont perfides. Toutes concentrées sur ce dégât, sur ce naufrage opaque d'un amour délicat. Il revenait de la guerre l'enfoiré avec les cicatrises et les plaies de mots épais. Il revenait de ce point de non retour, il revenait de ce choix méprisable. Il venait de signer un pacte avec le diable Caïn, sa silhouette trainant dans les flammes de l'enfer. Il avait sacrifié son amour pour éviter les retours. Il avait brûlé ses sentiments à ses dépends à l'instant. Quelques minutes le séparant de ses choix d'ignorant. Il venait de saccager sa moitié pour la sauver. Et pourtant il n'en tirait aucune satisfaction, que de la peine que de la haine. Que de ressentiments contraires qui l'enfermait dans sa misère. Sa respiration qu'une futilité alors que ses hurlements restaient cloitrés dans sa gorge serrée. Et il tremblait, ouais il tremblait à effrayer les yeux étrangers. Le visage immaculé de sanglots étouffés, les poings serrés et blanchies par toute sa violence. Il n'est plus que dégât le fracas, et il n'attend que la sentence de ses débats. La condamnation pour son abandon, le prix à payer pour sa trahison. Et les visages qui rodent et qui errent dans son crâne bouillonnant. Ces sourires heureux et ces traits doucereux. Ces souvenirs d'enjeux, ces effluves d'idéaux. Des crèves coeurs dans son cauchemar éveillé. " Des erreurs ". Il rentrait en courant loin de la nuit fauve, accourant pour s'écraser, pour se cracher dans son envol futile. Et la porte frappait sous sa main qui l'empoignait, il n'arrivait plus à respirer. Il paniquait. Pris dans les flots de ses peurs virulentes. Ses paumes emmelées dans ses cheveux, un océan emplissant ses yeux. Tout s'écroulait, tout se vannait. Il agonisait du mal qu'il engendrait et qu'il se faisait. Et il frappait dans ce miroir où son écho résonnait. Dégoûté de ce reflet, dégouté de découvrir son atrocité. Ses doigts s'imprégnaient dans le verre, sa chair saignant sur son enfer. La douleur lui semblait si petite aux détriments de son tourment véhément. Alors il frappait encore et toujours dans ce verre fissuré. Les poings serrés, le coeur arraché. Plus rien ne l'arrêtait malgré les effluves de son sang qui se répercutait sur son visage humidifié. Il s'enterrait sous sa misère austère, empli de vide. Et lorsqu'enfin tout sombrait sur le sol il s'attaquait à tout ce qui l'entourait. Détruisant, fracassant, saccageant... Les éclats translucides pénétrant plus violemment dans son poing à chacun de ses fracas. Il s'égarait Caïn car il n'était pas rare lorsqu'on avait tout perdu, de se perdre soi même. Il l'avait perdu, il avait perdu. Quand on perdait son amour c'est bien plus que l'on perdait, c'était un jour en été pour des siècles en hiver...

Et il était glacé à l'idée de ne plus revoir ce visage rougie par cette dévotion de malice. Il était froissé à l'idée d'avoir abandonné la meilleure chose qu'il lui était arrivé. Car la vérité était qu'il était brisé, il n'avait plus rien qu'il lui donnait envie. Il avait essayé d'aimer follement, passionnément. il avait essayé de décoller, de voler très haut mais à chaque fois il s'écrasait à terre. Et il se brisait le coeur et les os à continuer dans ce quotidien tordu. Il avançait dans les massacres de son audace, dans les ronces de sa honte croyant y trouver un bonheur à la clé. Mais il se retrouvait seul et esseulé à fracasser tout ce qu'il trouvait. Il était mécaniquement vivant puisque son coeur battait et que ses doigts bougeait mais il était empli de vide. Et il s'allongeait dans le désert de son carnage, se couchant sur les éclats de verre. Dernière souffrance. Dernière délivrance. Tout son corps n'était que saignement entier et il ne voulait bouger sous le poids de la douleur. Il voulait se reposer tout en s'imposant les frais de son impertinence. Car on ne détruisait pas les personnes que l'on aimait et il venait de faire l'irrémédiable.
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MessageSujet: Re: Until we go down (Hazel)   Lun 20 Juin - 3:40
Hazel n'a plus de batterie sur son téléphone. Elle crache un juron avant de mettre son téléphone à charger. Elle se frotte les yeux comme une enfant. Retour à la réalité, la dimension avec un grand D. Sa bouche est pâteuse et asséchée. Elle a beau se dire qu'elle reste sur DG durant un battement de cil, elle ne peut arrêter de croire que c'est tout le désert qu'elle a traversé. Ses jambes tremblent alors qu'elle se dirige vers la cuisine pour se faire un sandwich. La poupée grimace  parce que le réfrigérateur est quasiment vide. Tant pis, ça sera un bol de céréales. Ca ne la rassasiera pas mais elle sait que son appétit est immense à chaque sortie de jeu. Elle l'engloutit affalée dans le canapé. Pieds sur la table face à la télé grésillant de vieillesse, Hazel  finit par zapper les chaînes d'information. Le Darwin, un jeu d'hors-la-loi. Elle commence à croire que tout ce qu'elle touche est illégal. Cette idée la fait sourire intérieurement. C'est une Midas de l'indécent. Les émeutes, la violence de masse... tout ça, ça la fait sourire. La société connait l'une de ses révolutions et la skateuse assiste aux premières loges. Elle est détendue. Trop détendue car elle sait que rien ni personne l'empêchera de faire ce qu'elle aime. Retirer toutes les cigarettes à un fumeur et il trouvera le moyen de fumer.

Finalement, elle se regarde un show débile. Un truc à la con où de vrais gens rient comme dans les sitcoms. Un truc qui fait peur mais qui fait passer le temps. Dans une heure environ, elle sait qu'elle partira skater dans la nuit noir. Les crissements de ses roulettes se confondront dans les cris enragés d'un peuple désemparé.
Et tout ira bien.

Hazel, elle est anesthésiée par ses propres émotions et son propre intérêt. Que le monde s'écroule, ça ne lui fait ni chaud ni froid. Quand la porte  claque orageusement, elle se fige telle une statue de cire. Parce que c'est lui et qu'avec le temps, il était devenu plus important que le monde. Ses traits frémissent et sa cage se tord. Elle n'ose cligner des yeux. Elle balaie la pièce du regard, de manière brouillonne sans y prêter réellement attention. Ce qui l'importe, à cet instant, c'est la raison de sa venue en tornade et de son silence maussade.

Caïn ?

Elle s'attend à le voir traverser le salon, mais rien. Elle s'attend à entendre sa voix, en vain. Il vit en fantôme alors que Hazel espérait voir son ambre chrome. Le silence est déplorable tandis que l'eshu rassemble ses cheveux sable. Elle sursaute à cause d'un fracas. Bruit épouvantable, ça lui donne des sueurs froides tandis qu'elle trésaille. Le brun est en colère noir et le visage de la blonde est devenu blafard. Des bim, des crac, des vlan. Elle ne comprend guère cet ouragan.  En le rejoignant, elle couvre les dégâts, les milles éclats. Elle pèse son mal en rafale alors que Caïn est échoué sur du verre. Dans la salle de bain. La douleur dépasse le spectacle.

Hey...

Ce son, plus qu'un mot, sort dans un murmure étranglé. Hazel déglutit. En t-shirt, elle ne peut tirer sur ses manches, indice de son malaise. Ses yeux ronds se chargent d'inquiétudes quand ses lèvres restent cousus d'impuissance. Son teint déjà bien pâlot s'accentue à la vue du sang sur les mains de son ami. Elle voulait lui demander ce qui le mettait dans un état aussi dévasté car c'est la première fois qu'elle le voit aussi paumé. En sueur, ensanglanté, si meurtrier. Sur la pointe des pieds la gamine se rapproche du blessé. Evitant les fragments en un premier temps puis les balayant à coup de chaussette le plus loin possible. Elle demeure prudente, ne souhaitant pas longer les murs déteints des urgences en fin de soirée.  Hazel chasse toute cette poussière tranchante afin de s'asseoir en tailleur. Elle s'installe comme dans une procédure robotique. Ses gestes paraissent lents et calculés. Elle veille à ne pas se couper, encore moi à le brusquer. Il joue les inertes mais elle, elle n'aime pas ça. Ses doigts caressent en un premier temps le torse du garçon. Doux, apaisants, sa main parle pour elle en l'écho d'un « ça va aller ». Elle reste ainsi quelques instants. Tant que Caïn ne la vire pas, elle poursuit. Elle finit par poser sa tête au même endroit. Un soupire s'échappe. Le temps s'étire sur une corde quand un être important ne va pas. Progressivement, la gamine a l'impression de sombrer dans un cauchemar qui ne prend guère fin. Les secondes lui semblent des minutes voire des heures. Et dieu merci, elle entend continuellement la rythmique endiablée de sa mécanique. Sinon elle aurait pu croire qu'il décédait  à petit feu. Elle change de joue. L'autre se colle au tissu de son haut mais là, au moins, elle peut voir son visage. En réalité, elle ne perçoit que son menton dressé vers le ciel.  Finalement la poupée se redresse délicatement et pose sa main sur le front du destructeur. Une fièvre naissante. Son geste médical se transforme en caresse alors elle dégage ses cheveux. Elle craint que Caïn foudroie de nouveau sa chair déjà bien meurtrie. La fille se tient dans une attente. Elle se dit qu'il vaut mieux attendre que le félin se calme avant de s'en prendre un coup. Caïn ne la blessera jamais. C'est une certitude. Mais cette violence est si inédite. Elle est effrayée à l'idée de le contrarier alors qu'il est au plus bas. Hazel est coincée dans l'incapacité à agir. Cette inertie l'énerve car elle désire l'aider. Elle ne veut rien dire et elle ne peut rien faire.

Tu veux … manger quelque chose ?

La question semble surréaliste étant donnée la situation mais la blonde espère faire un tour malin. En ignorant le sujet, peut-être qu'il se redressera. Et si la poupée est si désemparée, c'est qu'elle n'a jamais eu à réconforter ou soigner quelqu'un d'autre que le Moriarty aujourd'hui.


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MessageSujet: Re: Until we go down (Hazel)   Ven 24 Juin - 3:03

❝ until we go down❞
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Lost and insecure, you found me. Lying on the floor surrounded... Why'd you have to wait? Where were you? Where were you? Just a little late, you found me.
La douleur était insupportable, incommensurable mais surtout intolérable. Il souffrait l’amer de sa misère, de sa détresse. Car il était enterrée sous les cendres de ses regrets. Car il n’était que déchet, que poussière dans une société qui le bousillait. Pauvre égaré il payait encore la déchéance de sa destinée. Car sa vie était toute tracée, son histoire était fixé sur cette tragédie délabrée. Il était une plaie depuis sa naissance, il frappait sans se douter de son insouciance mais il crevait de son ignorance. Caïn n’était qu’un putain de con qui croyait faire les choses bien mais il était foncièrement mauvais. Il n’était qu’un batard vicelard, qu’un crevard intolérable. Tout ce qu’il avait gagné, tout ce qu’il avait, il l’avait envoyé valsé à cause de quelques mots. A cause d’un discours qui le hantait. Le sang n’était que banalité dans son quotidien et pourtant pour la première fois, le contact humide de ce contraste l’avait pénétré ne laissant qu’un trou béant dans sa cage thoracique. Il était vide, il était futile. Il n’était rien…

Impuissant et vulnérable, il se torturait, il se saccageait, il se consumait. Toute sa finalité se résolvait à ce sol où son précieux liquide s’évaporait en coulées. Peut être qu’il ferait mieux de crever, au moins il n’aura pas à supporter toute l’horreur de sa nature. Il avait blessé sans empathie, il avait détruit sans culpabilité, il n’était qu’atrocité. Tout le monde avait raison sur son compte, il n’était qu’une mélancolie empli d’une folie suicidaire. Il était une bouteille de gaz dans une cheminée, un incendiaire. Son crâne bouillonnait, son coeur avait implosé ne laissant que des éclats ensanglantées. Il était explosé Caïn, las de lutter contre cette chienne de vie. Il voulait tout abandonner, lui le battant, le lutteur qui se confrontait à son horreur. L’espoir se saccageait et pour une fois il ne désirait que la paix, que la condamnation… Mais son bourreau était déjà parti, sa poésie s’était enfuie sous ses mots aigris. Son rêve idéalisé n’était qu’un cauchemar éveillé. Il avait balayé la femme qu’il aimait pour la sauver, mais qui pouvait le sauver à présent qu’il était esseulé. Il était prisonnier d’un sort dont il ne sortirait jamais. Sa mauvaise étoile le suivait et dès qu’on s’approchait de lui, les épingles encore plus profondes dans son coeur s’enfoncaient. Il se savait misérable Caïn, mais il ne songeait pas à sa précarité. Il voulait simplement que le vacarme de ses pensées se stoppe pour ne laisser que le néant. Mais son tourment passe à présent. Un visage insolent, qui le contemplait dans son désespoir, qui s’essoufflait sous cette image intolérable.

Hey…

Voilà le seul mot qui éclosait de ces lèvres pincées. Elle qui l’admirait, qu’il essayait toujours de libérer d’un sourire guilleret. Elle le voyait enfin dénudé, sous son vrai visage. Loin de la dureté, loin de son hilarité. Elle découvrait un homme à terre, un homme de misère. Et il n’osait la regarder, il n’osait la scruter. Car elle était sans doute la seule chose qu’il avait fait de bien de sa vie. La seule pour qui il avait eu une bonne affluence. Il l’avait en quelque sorte sauver mais il ne désirait en aucun cas qu’elle lui rende l’appareil. Il voulait juste qu’elle s’en aille, qu’elle fuit loin de sa crasse. Mais elle l’affrontait, elle avançait vers l’enfoiré avec cet air figé sur son visage fermé. Chacun de ces pores reflétant une inquiétude viscérale et détestable. Son corps se mouvait au milieu des éclats de verre qu’elle effaçait d’un coup de pied pour mieux venir se loger contre ce dernier. Ces doigts frêles venant se poser sur sa carcasse, il restait paralysé. Puis elle venait se reposer sur son torse, déposant sa tête contre son coeur. Palpitant atrophié qui ne voulait se stopper. Caïn il en avait la nausée. Il resserrait ses poings ensanglantées alors que son ambre se mouillait de toute sa détresse. Il ne voulait pas pleurer, il ne voulait pas de sa pitié. Il voulait simplement se reposer… Juste oublier ces quelques dernières journées.

En réalité, il voulait revenir en arrière pour tout barrer, pour tout rattraper. Mais la vie n’était que cruauté et le passé était outrepassé. Il devait vivre avec sa terreur avec son aigreur, il ne trouverait en aucun cas une seule lueur. Il n’était qu’obscurité l’étranglé. Un éclat noir qui ne cherchait plus la rédemption mais l’enfer. Et elle cet ange qui s’acharnait à lui montrer que tout serait okay. Mais rien ne serait okay. Plus rien n’aurait cette saveur d’antan, ni la liberté, ni ses luttes perpétuelles. Même son toucher ne le rassurait, il était fini l’enfoiré. Et il avait peur. Oui il était terrifié, terrifié de voir ce qu’il était. Elle, elle continuait d’essayer de le sauver de sa tendresse, de son ivresse. Elle se relevait pour venir toucher son front suant, balançant ces doigts sur ses mèches pour dégager son visage. La belle essayait de sauver la bête. Mais la bête ne cherchait pas à vivre seulement à mourir. Ses gestes le prouvaient tandis qu’il attrapait un éclat de verre pour le serrer dans ses poings mortifiés.

Tu veux … manger quelque chose ?

Il la regardait de ses yeux inertes et rien ne sortait d’entre ses lèvres bousillées. Il ne faisait que de la fixer, retenant ses larmes amères. Il savait qu’elle essayait de lui changer les idées, de ne pas aborder le sujet principal pour éviter un autre carnage mais il n’était déjà que naufrage. Il bougeait doucement sa tête dans un signe de désapprobation puis déjà les larmes se sauvaient sur ses joues mortifiées. Il essayait de les cacher de sa main ensanglantée mais les soubresauts de sa détresse résonnait. Il gémissait au sol complétement abattu, sa bouche tremblante. Il se livrait dans toute sa faiblesse et bordel qu’il se détestait.

Va t’en !

Ses mots étaient tremblants et se contredisaient dans son intonation. Il essayait de s’échapper, il essayait de fuir.

Je ne… veux … pas que tu me voies…. comme ça….

Puis il lâchait la vérité sous ses balbutiements. L’homme à terre ne cherchait plus la misère. L’homme sombrait. L’homme devenait enfant. L’homme souffrait atrocement.
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MessageSujet: Re: Until we go down (Hazel)   Lun 27 Juin - 4:11
Les yeux d'Hazel ont attrapé un éclat qu'on ne leur connaissait pas. L'empathie. Caïn, il est allongé dans cette flaque de réflexion. Ca la rend désarmée face à une guerre à laquelle elle aurait aimé se battre. C'est celle du garçon mais la blonde se persuade dans un automatisme de pensée. Quand il se blesse, elle aussi. Et elle n'y peut rien. Elle saute à pieds joints dans son chaos désordonné, s'allongeant sincèrement à ses côtés. Ses doigts s'aiment au tissu de son t-shirt avant que sa tête ne prenne leur place. Entre son oreille et son cœur à lui, il n'y avait que cette armure de coton et sa chair. Oui il y avait peut-être d'autres choses. Un tas de choses même : comme le sang qui circule, les os, les muscles... Hazel, à cet instant, elle songe à cette mécanique cardiaque qui lui murmure tel un tambour. Elle veut aussi parler à cette cadence saccadée. Lui faire des 'chut', juste l'apaiser. Elle sent sous sa joue le corps contracté de Caïn. Elle sait que ça vient de sa tête, elle sait que ça vient de son cœur. La poupée se redresse pour prendre sa température. Ses phalanges se posent alors délicatement sur ce front tout mouillé. Quelques mèches de cheveux sont collées alors elle en profite pour les balayer.

Hazel, dans cette situation qui suspend le temps, elle demande s'il veut manger. C'est à la fois anodin et décalé parce que c'est sa façon à elle de le réconforter. Aider quelqu'un, elle ne sait pas faire. Elle-même tout juste sortie des enfers, elle sait qu'elle désirait la paix plutôt que le vacarme acharné de gens aux interrogations ennuyées. Hazel, dans cette situation qui suspend le temps, elle note le détail le plus infime de son visage. Elle remarque les battements de ses narines. Il est sur le point de pleurer. Elle voit alors le reste : sa mâchoire qui se serre et la poitrine qui se lève. Son iris cyan croise l'ambre de foudre. Il pleure. La poupée perd sa langue. Elle perd un instant le moindre goût pour la vie. Elle n'avait jamais perçu ça auparavant. Ce frisson qui la parcourt s'amplifie sous les mots amers alors elle déglutit. Désemparée, son esprit se liquéfie. Quelques minutes plus tôt, elle apprenait qu'il y avait eu une centaine de blessés et une vingtaine de morts. L'émeute la plus sanglante que Chicago ait connu depuis des années. Mais Hazel n'avait pas levé un seul sourcil. Et ce garçon qui attend la mort comme on attendrait le sommeil, il encombre toute son humeur avec la force d'une lame. La blonde baisse les yeux, honteuse. Elle devrait s'en aller mais ses jambes se cimentent sur place.

Comment ?

Il a l'air si mal et elle, elle ne trouve que ce mot à répondre. Elle se sent conne mais elle cherche à comprendre. Le voir comme ça, le voir comment ? Avec du sang sur les mains ou avec des larmes ? Le voir destructeur ou le voir détruit ? La skateuse tente de trouver une réponse en l'observant. Il ne s'agit pas uniquement d'une colère noir, Caïn se détruit gravement. Elle s'attarde sur ses phalanges serrées, celles qui lâchent entre elles du sang en filet. Dans la précipitation , elle lui retire le bout de verre. C'est à son tour de paniquer. Hazel, elle a la phobie des urgences. C'est son plus gros cauchemar. Même si Caïn est le plus fort du monde dans sa tête, sa crainte serait de le voir étendu et inerte. Il n'avait pas perdu trop de sang et elle le connait très résistant. Mais là, il cherche encore à se tailler.

Arrête, arrête !

Sa voix se déraille sous la préoccupation. Elle vérifie toutes les plaies du brun avant d'écarter chaque fragment de verre. Elle les prend du bout des doigts pour les poser derrière elle. Elle désire l'épargner de tout danger. Entre deux mouvements, elle dégage une de ses mèches de cheveux derrière son oreille.

Ca ne vaut pas la peine de s'faire tout ce mal.

Ces raisons là ne valent ni son mal à lui, ni son mal à elle. Hazel en est persuadée malgré l'énorme effet ricochet.







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MessageSujet: Re: Until we go down (Hazel)   Mer 29 Juin - 4:29

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Il se saignait, il s’éventrait le bel enfoiré. A force de lutter, il était retombé de haut, glissant de son équilibre futile pour se cracher sur les rochers perfides. A moitié enterré, la vie ne semblait plus avoir ces saveurs acidulées. Tout le retenait au passé, tous ses maigres espoirs, tous ses rêves désorganisés, toute cette passion galvanisée. Que pouvait-il espérer maintenant qu’il avait barré tous ses souvenirs ? Plus rien ne le rattachait à cette réalité, plus rien ne semblait important à présent. Sauf ces éclats. Ces bouts de verres prédisposés à cette torture qu’il s’infligeait. Mais son dessin s’obscurcissait tandis que cette poupée venait l’interrompre. Il la suppliait de s’en aller mais elle s’obligeait à rester malgré l’état pitoyable de l’ensanglanté. Elle le jugeait de ses prunelles mercures, se salissant de son usure.

Comment ?

Elle ne voulait pas écouter, elle ne voulait pas se séparer de cette atrocité. Car Caïn était devenu important pour celle ci, à un tel point qu’elle ne pouvait l’abandonner. Mais le brun il avait besoin de se retrouver, de se calmer, de se punir pour tous ses regrets. Lui et son attrait pour la souffrance. Il n’était qu’un sadique qui s’infligeait sa pauvre cruauté. Non cette fois ci ce n’était pas pour se sentir vivant, seulement pour se crever lentement. Alors il enfonçait les lames de verres dans sa chair. Il se tailladait pour se libérer. Mais Hazel le rattrapait encore de ces doigts frêles, lui enlevant toute possibilité de se détruire encore plus.

Arrête, arrête !

Sa voix déraillait, ses traits s’éteignaient. La blonde était surpassée mais elle s’acharnait. De ces phalanges, elle effaçait les éclats ensanglantés le poussant loin du suicidaire pour éviter un autre carnage, un sublime naufrage.  Et doucement elle témoignait encore de cette tendresse en une simple caresse. Placant une mèche derrière son oreille, elle tentait tant bien que mal de le réconforter sans se douter que ces mots auraient une toute autre tonalité.

Ca ne vaut pas la peine de s'faire tout ce mal.

Et le vacarme, le brouillard, le blizzard, les sentiments contradictoires qui s’emmêlaient dans ce silence pesant. Le brun surchauffait, il s’intensifiait sans se rendre compte du mal qu’il pouvait causer.

Comment tu peux savoir toi que ça n’en vaut pas la peine?

Sa haine était virale, elle se répandait en coulées d’acide dans ses veines creuses. Elle brûlait, enflammait sa rationalité pour le rendre complètement taré. Car Caïn il n’arrivait plus à supporter, car Caïn il ne pouvait plus assumer. La vérité le rongeait, la culpabilité l’accablait alors il s’en prenait à la seule qui tentait de le sauver.

Comment tu peux décréter que ça n’en vaut pas la peine? Hein Hazel je t’écoute vas y dis moi…

C’était tellement plus facile de s’attaquer à Hazel que d’affronter sa peine. Elle était une victime toute prédestinée, seule face à lui, effacée face à sa colère délabrée. Elle ne méritait pas ses mots ensanglantés, elle ne devait pas être celle qui payait les pots cassés. Et pourtant, la vie s’acharnait sur la frêle poupée ou plutôt l’ouragan Moriarty s’abattait sur cette pauvre brebis égarée. Il n’était que vagues et flots effrontés, plus qu’un océan déchainé qui ne contrôlait plus l’afflux de son agitation.

Tu ne sais même pas pourquoi je suis dans cet état. Alors je vais t’éclairer…

Sa gorge restait serrée, ses pensées s’emmêlaient. Tout en lui bouillonnait, chacun de ses muscles étaient serrées, son coeur plus qu’un bloc rouge et glacé. La peur le rongeait et pourtant il repartait de plus bel, se précipitant dans une chute infinie.

Mon père vient de crever et ses derniers mots ont été que je l’avais tué, car ma mère nous a abandonné quand je suis né. Oui parce que tu vois il est pas mort d’une sombre maladie non il s’est suicidé et je suis le seul coupable car j’ai pas pu voir son putain de désespoir. Ah et aussi, je viens de briser le reste de famille qu’il me restait. Parce que tu vois des fois je réfléchis pas. Alors j’ai annoncé à la mère de ma fille que notre gamine n’était qu’une erreur et je lui ai aussi dit que c’était fini.

Et les sanglots s’intensifiaient et son palpitant se décomposait. Plus rien ne semblait réel dans cette scène utopique. Tout semblait n’être qu’un cauchemar éveillé et pourtant telle était la réalité, telle était la vérité. Il avait merdé, ce pauvre con avait tout fait foiré. Les possibilités, l’avenir… Il avait remplacé ses espoirs idylliques par une fin mélancolique. Se précipitant dans une condamnation à mort, il s’était enterré.

Voilà Hazel alors dis moi ça n’en vaut pas la peine?

Et sa rage qu’il crache et sa haine qui le laisse hors d’atteinte. Caïn il s’échappait, il se renfermait un peu plus dans la culpabilité. Car c’était tout ce qu’il lui restait… Cette impression de vide, ses paumes emplies de néant. Il était livide, le teint blafard le corps tuméfié et il n’avait plus rien à espérer car il était seul. Tout ce dont il était terrifié, l’absence, le manque, la trahison, la solitude se réalisait.

Je t’avais dit de te casser…

Puis les regrets encore et toujours… L’ambre humide se déposait sur le mercure de la divine et son murmure se taisait sous la honte de ses songes. Il n’était un vaurien qui s’époumonait de son mépris. Mais elle ne méritait aucunement son déni. Car elle était bien là avec lui à le scruter de ces grands yeux inquiets. Elle n’avait rien demandé, elle n’avait rien préméditée et pourtant elle subissait. Toutes les plaies de cet enfoiré, toute l’aigreur de sa rancoeur. Sa paume venait se glisser de nouveau sur son visage tandis qu’il n’osait même plus la fixer. Caïn était une atrocité, une monstruosité qui s’attaquait à sa poupée.
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MessageSujet: Re: Until we go down (Hazel)   Sam 2 Juil - 1:35
Hazel, elle ne sait pas dans quelle danse elle s'est foutue. Tout ce qu'elle peut voir, c'est le sang de Caïn qui commence à veiner le carrelage usé de la salle de bain. Il continue le salopiaud. Il continue à broyer du verre entre ses phalanges tremblantes. Ca met la blonde hors d'elle. Furieuse et paniquée, elle ne souhaite pas retrouver Caïn en victime de la couture. Elle prie pour éviter toute la suture et écarte le danger de cet être abusé. Il a les yeux étincelants car il est sur le point de pleurer. Elle ne l'a jamais vu ainsi et Dieu merci. Hazel aurait valsé avec la morosité des damnés pendant de nombreuses journées. Elle aimait ça chez lui : ce sourire de gamin et ses pitreries de malin. Et même quand il n'était pas blagueur, il savait faire preuve d'une candeur qui la rendait heureuse. Il n'est vraiment pas comme les autres, à se battre comme un grand et pleurer comme un enfant.  La skateuse n'avait jamais réconforté quelqu'un alors la situation lui est délicate. Elle ne sait tellement pas s'y prendre qu'elle lâche une réplique ingrate. « Ca n'en vaut pas la peine » Mais qu'est ce qu'elle en sait ? La naïveté n'est pas un trait pour justifier autant de débilité. Hazel, elle venait de connaître les choses douloureuses, celles des adultes, et elle ose dire à son protecteur que tout ça n'est que poussière. Pauvre Haz, tu n'es qu'un petit chat qui miaule face aux rugissements endiablés d'un fauve blessé.

Il y a tant d'acidité dans la voix du lutteur qu'elle se retrouve mal à l'aise, le cœur battant. Cloué au sol, il attend sa sentence. Ses mots apparaissent une accusation. Envers lui ou envers elle, peu importe car la poupée a les dents qui se serrent et les doigts qui se tordent nerveusement. Elle pensait que c'était quelque chose de petit, que ça n'avait rien à voir avec ces problèmes-là. Alors quand il aborde son père, Hazel se prend de plein fouet cette réalité qu'elle s'était imaginée. Il n'était pas un enfant perdu. Il avait un papa, comme tout le monde. Et celui-ci vient de se suicider. Atrocement. Puis il y avait cette femme. La femme de Caïn. Dont il s'est séparé.  Elle ne réussit pas à détacher son regard de l'ambre abattu de cet homme. Ses lèvres sont cousues et  on reconnaît à peine son chrome. Le pétillement de ses iris avait pris une autre couleur, un autre éclat. Hazel était entre le sang froid égoïste et le mal empathique. L'océan est vaste mais elle est quelque part là dedans. Finalement elle se gratte un sourcil avec son index. Elle cherche une solution tandis qu'elle se sent conne. Puis il la défie. Il a défie d'affirmer de nouveau que ça n'en valait pas la peine. Le chat est mis K.O.  

Ok.

Il s'est passé la main sur le visage. Il la voit ailleurs qu'à ses côtés. Hazel, elle passe une de ses mèches folles derrière elle avant de quitter la petite salle de bain à quatre pattes. Ses genoux se glissent lourdement sur le pavé alors que ses mains protégés par ses manches rejettent chaque fragment du miroir. Elle n'a pas envie d'être têtue, elle n'aime pas le contredire. Elle a fin par s'asseoir dans le couloir à côté de la porte. Caïn ne peut plus la voir. Elle a tout fait pour qu'il ne puisse plus la voir car c'était ce qu'il voulait. En tailleur et la tête contre le mur, elle ne fait rien d'autre à part écouter les sanglots étranglés du garçon. Elle guette le moindre son alarmant. C'était un silence comme ils aimaient en faire mais celui-ci ressemblait au ciel un soir d'orage. Il était lourd et donnait l'impression qu'une catastrophe allait se produire.  La gamine tourne sa langue dix milles fois avant de prononcer le moindre mot. Elle cherche la parole juste pour lui éviter la noyade, pour raviver cet être maussade. Finalement elle rassemble ses jambes et commence à triturer ses orteils. Elle inspire et expire.

« Les gens finissent toujours par partir... » Tu t'en souviens, au centre commercial ?

Elle brise le bruit des anges en un murmure. Ca devenait urgent pour la petite qui voulait rappeler au lutteur qu'elle restait près de lui bien qu'elle avait quitté son champ de vision.

T'avais aussi dit ça « si tu emmerdes la vie, c'pas toi qui en paye vraiment le prix », ou un truc du genre. Je crois que je viens de comprendre. Ton père, il emmerdait la vie et il faisait en sorte que toi, t'en payes le prix. Mais tu le méritais pas.

Hazel parle doucement, comme un caresse qui venait de ses poumons. Elle découpe chaque phrase et prend soin pour sa respiration. L'agresser et lui faire la leçon restent ses derniers souhaits. L'enfant soupire et continue de regarder ses pieds.

Je suis la preuve que t'es quelqu'un de bon alors ne lui fais pas ce plaisir de douter de toi. L'amour ça rend stupide et aveugle. Il s'est même pas rendu compte qu'il t'avait toi comme fils.





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MessageSujet: Re: Until we go down (Hazel)   Mer 6 Juil - 22:47

❝ until we go down❞
- Hazel & Caïn -
Lost and insecure, you found me. Lying on the floor surrounded... Why'd you have to wait? Where were you? Where were you? Just a little late, you found me.
Se perdre, s’égarer, recommencer les mêmes erreurs à l’infini… Rien ne changeait, tout se répétait. Tout n’était qu’une illusion voilée, un mensonge que Caïn n’essayait pas même de démêler. Il était mauvais, il était rancunier, il était un déchet. Un pauvre gars qui réfutait la vérité de ses regrets car il n’avait plus rien à appréhender. Que lui restait-il après tout ? Qui pouvait-il encore casser ? Tous ses souvenirs il les avait déchirés en un puzzle délabré, il en avait fait un labyrinthe d’images. Les fixant dans un mirage. Il n’était plus qu’un naufrage, une misérable épave qui attendait un impact. Un choc suffisant pour couper son souffle d’insuffisant. Il ne cherchait pas une mort rapide, mais lente, bien plus douloureuse, bien plus savoureuse. Pour ses penchants entiers, pour cette souffrance qu’il adulait. Pauvre taré tu crois qu’en te faisant saigner tu vas oublier ce que tu as fait. T’as mal mais c’est toi qui t’es mis à mal. Tu es le responsable, le coupable, le putain de connard qui ne cesse de t’enterrer. Car tu es lâche, misérable. Tu n’es rien Caïn. Un putain d’atome qui migre en attendant de se rattacher à quelqu’un. Mais ce quelqu’un tu l’as élétrocuté alors enfonces toi dans ton crâne que tout cette souffrance c’est toi qui te l’ai infligé. Il se morfondait l’enfoiré, il glissait ses doigts ensanglantés sur son visage pour cacher toutes ses larmes salées. Pour ne plus la regarder, elle, cette acharnée qui payait chacun de ses travers. Pauvre brebis qui se trouvait déchiré par ce fauve instable. Il l’éraflait de ses mots, il lui crachait son venin du bout de ses lèvres carnassières. Abandonnant la lutte pour débuter une guerre. Triste enfer il abimait son paradis de sa folie. Mais il n’avait plus d’empathie, simplement du mépris. Car la poupée se noyait dans sa naïveté, elle qui autrefois essayait de relativiser elle ne l’avait jamais vu dans cet état le dépravé. Elle n’avait jamais du recoller ses éclats.

Mais l’éclat ne voulait pas de sa compassion ni de son appréhension. Il désirait une simple condamnation. Une sentence, un trépas, un dernier effroi. Et elle se rompait la beauté, elle fuyait loin de la haine acidulée pour se tordre , pour se mordre de ces remords.

Ok.

Elle bougeait, elle se rompait, elle s’échappait à quatre pattes. Poussant le danger à l’aide de ces manches, elle le quittait et il se sentait encore plus comme une sombre merde. Car une fois de plus, il s’acharnait à briser ceux qu’il aimait. Pauvre déchet qui persévérait dans son monde d’obscurité.  Mais Hazel ne lâchait pas prise, elle se refusait de le laisser ainsi dans son déni. Putain de poupée bornée ! La distance les séparait mais leurs voix se confrontaient encore.

« Les gens finissent toujours par partir... » Tu t'en souviens, au centre commercial ?

Oublier, effacer, il avait vanné les beaux discours Caïn. Ses piètres conneries qu’il avait sorti pour la réconforter. Car quelques temps auparavant, c’était elle qui se trouvait à sa place. Et lui qui tentait de la sauver de son désespoir noir. Douce ironie. Tendre hypocrisie. Ils étaient pareils ces deux gamins, c’était des gosses que la vie abusait, que le jeu profanait. Deux épaves qui se rattrapaient dans les flots de l’autre. Ils étaient déroutants et frustrants ces convalescents. Et ils s’attachaient violemment. A leurs survies, à leurs luttes perpétuelles.

T'avais aussi dit ça « si tu emmerdes la vie, c'pas toi qui en paye vraiment le prix », ou un truc du genre. Je crois que je viens de comprendre. Ton père, il emmerdait la vie et il faisait en sorte que toi, t'en payes le prix. Mais tu le méritais pas.

Ces mots n’étaient que l’écho de ses maux. Une vérité que trop de fois il avait repoussé refusant d’accepter la réalité. Il n’avait été que la conclusion d’un abandon et il en avait payé son affront. Pourtant il n’avait pas demandé à être cette victime, lui le bâtard, le gosse non prémédité. Sa mère s’était barrée ne laissant qu’à son père ce petit ingrat. Ce boulet hyperactif qui avait ses mêmes traits mais qui n’était qu’un reflet de sa traitrise. Il n’avait été que l’écho de souvenirs, une réminiscence d’un bonheur outrepassé. La victime et le bourreau. L’usurpateur et le détonateur. Une bombe. Une bouteille de gaz dans une cheminée. Il avait implosé son foyer sans n’en avoir la responsabilité. Et son paternel l’avait torturé pour cette erreur enfantine dans sa haine stérile. Lui rappelant, lui remémorant tous ces tourments à chaque instant.

Je suis la preuve que t'es quelqu'un de bon alors ne lui fais pas ce plaisir de douter de toi. L'amour ça rend stupide et aveugle. Il s'est même pas rendu compte qu'il t'avait toi comme fils.

Elle, la poupée qui ne connaissait ni son passé ni l’horreur de son enfance, elle était insolente dans sa justesse. Mais Caïn il avait passé tant d’années à douter à sombrer à cause de sa culpabilité, et de ce perpétuel rejet. Il avait été une proie facile. Son innocence faisant toute son ignorance. Sa naïveté une bonne excuse pour sa torture. Il rejouait la même scène avec la poupée. Il lui envoyait toute sa haine alors qu’elle n’était que spectatrice de ses dégats. Un triste éclat qui se trouvait là. Il n’était qu’un piètre clone de ce paternel rancunier et cette image il la réfutait. Il se refusait de retomber dans les mêmes travers de la rancoeur juste à cause de son coeur venin. Il se soulevait dans cette salle de bain où son sang repeignait le sol teinté. Et il allait la rejoindre la brebis égarée, il arrivait comme elle était partie. A quatre pattes, le regard empli d’une mélancolie infinie. Son corps se reposait à ses côtés et il la fixait de son ambre décrépie. Ses doigts cherchant ces phalanges pour s’y reposer, il attrapait doucement sa main pour la caresser tendrement. Ne disant rien, ne faisant rien de plus. Il se rompait ressentant toujours les méandres de sa connerie. Se lamentant, se culpabilisant. Les mots ne suffisant pas pour ses maux.
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MessageSujet: Re: Until we go down (Hazel)   Dim 10 Juil - 19:38
Hazel, elle avait passé ses derniers mois à se décomposer. C'est dans l'ordre de la nature, l'essence même de la vie : quand tu meurs, tu perds en éclat. Et personne aurait douté qu'un drame comme la mort d'Eurydice aurait touché de plein fouet un cœur aussi impur que celui de la blonde. Elle s'était rafistolée les pensées avec des bouts de sourire et des bouts d'adrénaline ramassés dans du virtuel. Le temps a principalement pansé ses douleurs mais son corps fragile a bien été fracassé. Elle a longtemps eu un pied chez les morts et un pied chez les vivants, la rendant alors macchabée au cœur battant.  Caïn, il vit ce même rituel religieux. Les sentiments ingrats ne le rongent  pas mais se déferlent sur les parties intactes de son âme qualifiées de vivantes. Ils le rendent alors simulacre de son propre sort. Le deuil est  un vampire qui pompe votre envie de vivre. Hazel l'a bien compris ces derniers temps et en voyant le garçon en sang.Elle sait qu'il ne voit qu'en son corps une enveloppe hypocrite pleine de culpabilité.  Et ça la rend folle.

Assise dans le couloir, elle se triture les orteils tout en le persuadant que ce n'était pas grave. A cause de son dos courbé, ses cheveux forment un rideau qui dissimule son visage. Nouvelle barrière entre elle et lui. Alors quand elle parle, on ne sait pas vraiment si elle parle à soi-même ou bien au brun. Elle ne souhaite pas assister à sa traversée du désert, elle ne souhaite pas le voir en perpétuelle destruction. Hazel pouvait juger son voyage en enfer. Si ce n'était pas son intensité, elle pouvait au moins jauger sa durée. Mais Caïn, impossible de connaître ses temps orageux. Elle craint de le perdre dans ces tumultes imprévisibles. Elle se rappelait de cette fois magique où il l'avait aidée à piquer du linge et un costume pour Misha. Ses quelques mots artificiels. Hazel sait qu'il pense la même chose et que ses efforts seront vains. Malgré son regard abattu et leurs bouches cousues, elle tend l'oreille. Ses tracés de doigt s'arrêtent à cause du mouvement. Elle entend les frottements sur le sol et du verre. Elle craint d'abord qu'il fasse d'autres conneries en tout genre : reprendre des fragments entre ses doigts. Puis, elle l'imagine s'être endormi ou bien s'essuyer les mains. Finalement il se rapproche. Et quand il sent sa présence, Hazel tourne la tête en sa direction tout en dégageant ses quelques mèches de cheveux. Ses yeux humides lui font toujours l'effet d'un rasoir. Ils sont tellement emplis de chagrin que le cœur de la skateuse se sert une nouvelle fois. La main du lutteur se chemine jusqu'à la sienne, la soulevant et la prenant alors. Hazel regarde ses doigts pâles se teinter avec le sang du garçon. Sa chaleur la contamine dans un énième silence.  Elle n'arrive pas à défaire son attention de ce contact. Est ce qu'il le fait pour la rassurer ? Est ce qu'il le fait pour lui dire « ne t'en fais  pas» ? Ou bien est-ce sa façon de s'accrocher à un bout de vie ?  Les questions s'enchaînent à la vitesse de la lumière dans sa cervelle. Elle commence  à avoir chaud, à se sentir mal à croire qu'il l'avait contaminée. Elle repense à ses derniers mots parce qu'ils sont sincères.  Hazel a conscience de l'aide qu'il lui a apportée.  Il y a quelques mois déjà, c'était une enfant des rues. Elle vivait dans un wagon abandonné parce que c'était l'endroit où on ne la trouverait pas. Elle cherchait à être invisible. Elle squattait la station service pour se nourrir et se laver traînant alors au  skatepark durant certaines de ses soirées. Grâce à lui, la gamine avait oublié l'adolescente en cavale qu'elle est. San Francisco était devenu un songe lointain, un caprice enfantin regroupant certains de ses pires démons. Ce flingue vide entre ses mains, son baptême en cellule, les visages dégoulinants de déception de sa famille et les sourires carnassiers de ses bourreaux... Caïn, il a toujours été un gentil. Il l'avait protégée contre vents et marais. Cela s'était fait de manière improvisé  mais les deux enfants s'étaient bien trouvés. Et ça faisait du bien à Hazel de compter sur quelqu'un. Caïn a toujours été Caïn dans son esprit. Même quand elle le connaissait pas. Elle avait parié sur lui un tas de fois, en hurlant son nom. C'était l'époque où elle jouait les adultes pour accéder à tout ça. Hazel, elle avait grandi et ce, seulement grâce à Moriarty.

Je t'aime.

Ses yeux se cimentent sur le sol, elle n'ose pas se tourner vers son visage. La poupée n'est pas honteuse de ses mots qui s'échappe de ses lèvres. Il n'y avait aucune gravité dans sa voix. Elle avait peur de la réaction du garçon mais pas de ses propres intentions. Elle l'avait dit parce qu'elle n'avait pas peur de le dire. Pour elle c'était juste des petits mots pour exprimer son amour. Sans lui, elle aurait peut-être crevé de son deuil, elle aurait fait de sa vie un game over géant, un point de non-retour. Ce Je t'aime, Hazel elle n'a pas pu le dire à toutes les personnes qu'elle a aimé dans sa vie. Sa culpabilité a trop murmuré à son oreille. Et si elle doit dire un truc à Caïn, c'est bien un je t'aime. Je t'aime parce que même si on se méfie trop des mots, on se fait confiance. Ca fait du bien d'entendre et de dire un je t'aime sincère. Et Hazel ne l'est qu'avec Caïn. Cette phrase est enfantine parce qu'elle la dit comme une enfant. Elle aussi avait banni ces conneries de sa bouche en pensant que ça avait une importance religieuse. Mais en vrai, ce ne sont que des mots.
En cet instant, elle espère qu'ils panseront ses inquiétudes inavouées. Il doit savoir qu'elle tient à lui et que s'il lui arrivait quelque chose, elle en souffrirait grandement. Elle ne comprend pas le sens de son geste alors elle décide de faire le sien. La blonde croise enfin le regard mouillé du brun. Elle ne s'y attarde pas car elle craint que son chagrin déteigne sur elle. Elle se penche et prend Caïn dans ses bras en faisant attention de ne pas le blesser. Alors qu'elle pose son menton sur son épaule, une de ses mains vient se perdre dans ses cheveux. L'autre se contente de caresser son dos. Elle en profite pour retirer quelques grains du miroir. Elle a encore envie de dire quelque chose. Mais là, les mots n'ont plus leur place, même pas un autre je t'aime.  


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MessageSujet: Re: Until we go down (Hazel)   Lun 11 Juil - 14:16

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Mal. Douloureuse palpitation sous sa peau en putréfaction. Il a le coeur en éclat, le sourire las. Son palpitant en bombe il essuie les implosions en s’infligeant sa propre destruction. Comme un pauvre con, il se retrouve encore dans cet état de lamentation, seul avec ses songes de damnation. Priant pour sa crucifixion, suppliant pour trouver la moindre rédemption. Mais la vie ne lui offre que l’horreur et la rancoeur, que la laideur et les pleurs. Sanglots étouffés sous cette culpabilité et cette absurdité. Car son existence n’est que médiocrité sous ses faits. Lui qui cherche à toujours à se rattraper, à se sauver de sa mauvaise étoile, il se retrouve à courir dans une galaxie obscure où les quelques éclats s’éteignent sous son obscurité. Il est dans le noir et il n’a plus d’espoirs. Triste mélancolie qui lui vole sa folie, il s’éteint l’enfant des bas quartiers, il se renferme dans le déni. Car c’est ce qu’il fait de mieux l’enfoiré, il réfute la vérité pour avancer. Mais son chemin s’était forgé sur les mensonges et il ne pouvait plus s’échapper de son labyrinthe de faussetés. Il était paumé Caïn, perdu avec son coeur pendu. Le pantin se trouvait égaré dans son propre piège. Cependant, ce n’était qu’un simple retour des choses. Car cet homme avait joué, manipulé, il s’était amusé de tout ce qu’il l’entourait et particulièrement le sexe opposé. Lui qui avait toujours entretenu une haine envers les femmes, il comprenait pourquoi sa retenue et sa cohue. Elles les jolies, les venimeuses, elles vous pillaient le coeur, le fracassaient de leurs rancoeurs, pour vous laisser crever sur le sol. Ni échappatoire, ni amour dérisoire. Tous ses sentiments divergents comme seul testament. Et le brun il tombait à chaque fois, il souffrait pleinement leurs dégats. Il se laissait abattre pour une beauté à la pureté acide. Perfide poupée qui avait entretenue le brasier au creux de ces baisers.  Il s’était nourri de ces reins mais maintenant il n’avait que ses mains pour abriter son chagrin. Ses phalanges glacées qui cachaient tout l’ampleur de ses maux. Paumes ensanglantées, pensées ravagées. Il n’était plus que flammes lui qui se surnommait l’étincelle. Un feu incandescent qui se brulait de sa chaleur. Douce ironie dans son utopique vie. Caïn il vit encore dans ses rêves car à chacun de ses éveils, tout n’est qu’un simple écho de ses cauchemars.  Un engrenage insatiable de terreurs. Mais au milieu de tout ce vacarme détestable, de ce naufrage instable, il y a cette ancre aux yeux océans. Petite princesse de marbre qui le regarde dans son étrangeté, qui le découvre sous sa laideur. Il n’a plus de fierté, plus d’étincelles dans son regard ambré. Juste des sentiments contradictoires et noirs. Et elle subit la jolie, elle apprend son mépris sous le vice de ses mots. Elle l’innocente dérangeante, elle s’immole sous l’étincelle. Se laissant consumer par l’alcool de son érosion. Rentrant en collision avec la destruction. Elle cherche réparation alors que lui ne cherche plus que confrontation. Car il est ainsi l’enfoiré, il cherche toujours à lutter même lorsqu’il n’a plus rien à gagner. Pauvre fou, sombre con. Il brise et il sévit sur les délices. Sur cet interdit. Puis elle s’enfuit. Et il se retrouve encore seul.

Solitude accablante, il refuse de la briser elle aussi. Car il en a déjà bien assez fait. Il a assez fait de dommages et de naufrages. Alors il rampe, il s’attache à son ancre de mélancolie avec une triste folie. Il s’assoit à côté d’elle et il sévit encore. Sans s’en rendre compte, sans se douter des pensées de sa poupée. La gamin détestable a bien plus de charmes qu’il ne voudrait. Il s’accroche à un brin de vie, à un peu de cette poésie. Ses prunelles s’égarant dans le vide de la pièce, il se perd sous les traits de cette main qu’il tient au creux de ses doigts. Soupirant sous tout ce mal cumulant. Il essayait de faire passer un message l’incohérent, d’émettre des mots sous ses gestes. Mais tout est bien flou dans son esprit. Tout s’emmêle sous l’effervescence de ses conneries. Le déni, les regrets, le mépris. Cet amas d’émotions le laisse dans sa putréfaction. Puis soudainement l’explosion.

Je t'aime.

La bombe venait imploser, l’étincelle fourmillant sous l’explosion. Les palpitations et l’incompréhension. La poupée elle s’était cachée pour ne pas affronter le regard ambré. Elle s’était échappée pour mieux éviter ses traits. Sa douce folie s’éteignant sous cette inconscience. Et lui se taisait comme paralysé par les dires de sa poupée. Il restait figé, le visage encore noyé par des sanglots âcres. Les questions venant galvaniser ses pensées déjà embrouillées. Comment peut-elle penser qu’elle tenait à lui si lui même n’y tenait pas? Pourquoi lui disait t’elle qu’elle l’aimait alors que lui même se détestait? Essayait-elle de le rassurer de le réconforter? De lui prouver simplement qu’il n’était pas seul dans cet enfer conséquent? Ou simplement de lui dire que s’il crevait elle souffrirait de ses antécédents? L’enfoiré était paumé entre les flots de ses émotions démontés. Il subissait toutes les méandres de sa confusion en une simple conclusion. Ce n’était que des mots, que des dires insouciants pour tenter de le ramener à son ignorance convalescente. Mais c’était faux. Au fond, il avait bien vu les changements de sa poupée, il avait capté sa gêne et ses rougeurs immaculées. Mais cet aveu était tout ce qu’il le terrifiait. Une bête noire qu’il ne pouvait affronter. Lui le paumé il réfutait tous les sentiments contradictoires pour éviter le moindre déboire. Mais la blonde se soulevait, elle le creusait de son regard clair avant de s’échapper dans la candeur de sa chair. De ces bras frêles, elle venait l’éteindre, l’étreindre de toute sa souffrance d’une tendresse amère. L’effleurant, l’éveillant d’une douceur vermeille. Et ces mains s’étiolaient, se perdaient dans ses mèches entremêlées et dans son dos ensanglanté. Son menton se reposant sur son épaule, elle se reposait contre cet amas pour y chercher un simple éclat. Sa bouche restait scellée au sombre condamné, seul ses bras venaient entourer à son tour la peau veloutée de la beauté. Un merci inaudible pour tous ces faits. Il n’y avait plus besoin de mots dans cette mélasse de sincérité. Juste de gestes. Mais Caïn il était paumé pourtant sa bouche venait s’aventurer dans le creux de son cou pour déposer un simple baiser. Un baiser qui ne cherchait pas à mêler la vérité ou même à brouiller toute cette candeur soudaine. Simplement un baiser qui prouvait toute son attention particulière. Mais précipitamment, la réalité retombait alors que tous deux se perdaient dans leur proximité. Ils étaient bien salis les mépris. Effacés derrière leurs vêtements emplis de sang. Caïn il culpabilisait encore de la manière dont il l’avait traité alors doucement, il se défaisait de son emprise pour attraper ses mains. Se levant et la ramenant dans cette salle de bain maculée. Sa gorge restait serrée au brun, il se taisait, amenant une tension supplémentaire. Mais que pouvait-il dire ? Merci. Il n’était pas un abruti mais son coeur était ahuri. Etrangement confus par cet aveu. Alors l’enfoiré continuait sans rien dire il attrapait doucement Hazel pour la foutre sous la douche puis il suivait. Allumant l’eau, ils se noyaient à deux. Comme une douce métaphore de ces quelques semaines passées. Ils n’avaient été que des naufrages les insouciants, les gamins ignorants. Et à présent, ils se soignaient les convalescents. A l’aide de leurs paumes ensanglantées et de leurs souffles précipités. Caïn il ne cherchait aucune ambiguïté, il refusait même un simple brasier pourtant il se rapprochait d’elle  , glissant ses doigts abîmés sous le t-shirt de la beauté. Et ses phalanges caressaient la laideur de ces taches que lui même avait dessiné de son sang. Il nettoyait, il purifiait le joyau qui se devait d’être immaculé. Puis se rendant compte de son absurdité, après ces dires, il la fixait quelques instants. L’ambre affrontant l’océan. Et il se reculait, le feu aux joues. Il se détournait, lui faisant dos et il enlevait son haut pour révéler ce dos blessé. La chair se mélangeant aux débris. Il supplie et il prie pour éviter un autre sursis.
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MessageSujet: Re: Until we go down (Hazel)   Dim 17 Juil - 11:23
Ces petits mots sont sortis sucrés de la bouche d'Hazel. Le fait qu'ils pouvaient être aussi tranchant que du verre lui semblait bien loin. Elle les prononce sincèrement, sans gêne et sans arrière pensée. Si elle ne cerne ni la forme et ni la couleur de ce chagrin, elle en a aperçu l'odeur. C'est toxique à en éclater les poumons et Caïn suffoque. L'amour, c'est un remède. Ses effets sont temporaires mais violents. C'était le défibrillateur qu'elle aurait voulu avoir et qu'elle continue à espérer. Cette petite phrase, bien qu'elle l'ait sortie de manière anodine, ont un pouvoir puissant. La poupée tient au Brun alors il faut qu'il le sache. Les gestes, les délires et la complicité valent plus que tous les mots de toutes les langues mais ça réchauffe l'oreille. Elle imagine ça comme une petite friandise pour le cœur. Elle regrette tellement de ne pas avoir déclaré son amour  à Eurydice. Trop de méfiance, de gaminerie et de doutes... Elle a compris que ce méli-mélo est absurde parce que la mort rattrape le tout en un coup assaillant et ravageur. Caïn c'est un autre être humain, il est même diamétralement opposé à son fantôme. Quand elle était d'une extrême douceur et grâce, il était d'un vulgaire et violence accentués. Elle était sa glace et lui son feu.

Elle n'aime pas ce silence là. Chargé comme un orage sur le point d'éclater. Elle se demande alors si elle a fait une connerie sans vraiment savoir laquelle. Hazel lève les yeux sur Caïn. Enfin elle le regarde avant de le prendre dans ses bras. Elle veut être sa bouée comme il l'a été pour elle durant ces derniers mois. Elle se jure de veiller sur lui jusqu'à ce qu'il aille mieux. Elle fera des efforts parce qu'elle sait que c'est compliqué quand on ne sait déjà pas s'occuper de soi. Pour une fois et pour le Lutteur, elle sera courageuse. Alors que ses intentions sont limpides, le garçon dépose un baiser sur sa peau de porcelaine. Sa peau fourmille légèrement au contact de ses lèvres dans son cou. La blonde ne produit aucun mouvement alors qu'elle subit intérieurement le déferlement inattendu d'une sensation toute aussi …inattendue. Le gamin dans ses bras, elle en profite pour retirer les débris crochus dans son dos.  C'est un sentiment marrant et désagréable que ce bout de femme vient de déceler. Elle trouve ça agréable et apaisant. C'est comme si sa place était juste là et que son ambition dans la vie, ça devait uniquement être ça : avoir la joue écrabouillée contre l'épaule chaude de Caïn et l'aider à garder la tête hors de l'eau en toute circonstance. Tout ça dans un silence rythmée par leurs fortes respirations.

Elle soupire quand elle doit se défaire de lui. Dieu merci, il n'a pas mal réagi. Par moment elle oublie que ce garçon est une bombe à retardement. Si on la désamorce mal, on peut  se prendre de sévères dégâts. Il était sensible et savait se battre. Et même si elle ne doute pas une seule seconde qu'il puisse lever la main sur elle, elle continue à se méfier de ses réactions. Il pouvait s'en prendre au décors ou à lui-même. S'il avait voulu pousser une gueulante à son égard, il l'aurait fait dès ses mots, hein ? Puis de toute manière, il ne serait pas venu la rejoindre dans le couloir. C'est ce qu'elle se répète, à tue-tête , pendant un millième de seconde... Le brun se lève et lui fait signe de le suivre.  Dans la salle de bain, le rapport de force change. Hazel menait la danse jusqu'alors. Elle contrôlait la situation depuis que lui, il avait perdu le contrôle. Elle tentait de le calmer avec des mots ou des gestes. Maintenant, elle est plus déboussolée que jamais. L'un de ses sourcils s'arque. C'est son mimique quand elle est curieuse, amusée ou bien intriguée. Elle ne panique pas demeurant alors pantin de sa situation. Puis son nouveau protégé l'entraîne dans la douche. Elle se laisse faire car elle veut également retirer toute cette crasse collante. Les larmes séchées, la mort dans les pores, le prénom d'Eurydice... Tout ce qui rappellerait son court séjour au royaume des morts.  Avec ses doigts, elle dégage les mèches qui s'engluent contre son front. Ses yeux fortement plissés, elle a besoin de les cligner plusieurs fois pour s'accoutumer. Caïn la regarde. La poupée a l'impression de fondre. Ses vêtements s'alourdissent, c'est ce qu'elle se dit. Elle ne porte pas grand chose étant donné qu'elle a passé sa journée à traîner et à jouer : un short et un t-shirt. Le sang avait d'ailleurs teinté celui mais la skateuse n'y prête pas attention. Elle ne peut l'éviter seulement quand Caïn décide de glisser la main sur son ventre. Sa mécanique loupe de peu la tachycardie et son corps se tord légèrement sous cet assaut inattendu. Elle est incapable  d'y trouver un sens. C'était aussi doux qu'une caresse mais c'en était guère la nature de ce geste. En baissant les yeux une nouvelle fois, elle remarque l'écarlate. Ce n'est que pour l'écarlate. Puis une fois de plus, elle croise ses deux petits éclats noisettes illuminées d'une étrange lumière.  Ce regard a plus d'impacts  que tous les instants passés ensemble depuis quelques mois.
Hazel a envie de l'embrasser. Elle se projette cette image et ça lui plait.  Et l'espace... L'espace lui semble si étroit d'un coup. La distance entre leurs deux corps l'effraye. C'est comme si au moindre frôlement elle s'apprêtait à s'électrocuter. La gamine commence à prendre conscience de toute cette ambiguïté, à comprendre que le je t'aime se situait ailleurs que dans le réconfort. Alors qu'une avalanche de questions se forme dans sa cervelle, elle a un pincement au cœur à la vue de ce dos meurtri par le verre. Sa chair n'est plus qu'un filet de sang constellé par les débris brillants. Hazel extrait du bout des doigts les morceaux les plus gros. Son visage se déforme sous une grimace de douleur. Elle imagine son mal. Le chrome rubis disparaît de plus en plus et la gamine a des difficultés à retirer les maux  à mains nus.

J'vais avoir besoin d'une pince pour retirer le reste.

Son ton se veut sérieux, un peu trop sérieux. Et désolé, un peu trop désolée. Il y a tellement d'artifices dans son paraître que sa voix a déraillé. Comme le reste de la situation. Hazel ne contrôle plus rien.


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MessageSujet: Re: Until we go down (Hazel)   Jeu 21 Juil - 2:11

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Chair lacérée, palpitant emprisonné. Il a le gout de rien le vaurien. Il est pris en étau dans les échos de son chaos. Comme une bête de foire il subit le vice des murmures inquisiteurs et voleurs. Sauf que toutes ses voix ne sont que le reflet de sa conscience qui le lacère et le serre. Derrière une prison cajolée, derrière une culpabilité délabrée. Il devient le pantin de ses pensées et il est galvanisé par son atrocité. Prisonnier entre ses propres responsabilités et l’anxiété que sa poupée lui offrait du bout de ces lèvres. Elle qui s’était jouée de lui quelques temps auparavant elle essayait de soigner l’irréparable de ses doigts agréables. Touchant là où l’obscurité tentait de noyer toute clarté. Elle frappait dans cette cage thoracique compressée avec des aveux entiers. Des mots aux sens si variés. Puis son corps qui enlaçait la carcasse ensanglantée ne laissant qu’une terreur sourde. Caïn il était paumé comme toujours.  Dispersé entre sa raison et sa trahison. Ses lèvres acides entrouvertes, son souffle toxique à découvert… Pourtant sa condamnation devenait plus douce sous les aveux désireux. Son palpitant se réveillant légèrement sous cette distance vaine… Ses phalanges glacées elles se rattrapaient à cette carcasse de chair comme pour revenir à la surface de cette noyade songeuse. Agonie douloureuse que lui offrait sa conscience. Petite pute qui continuait à énumérer ses faits et sa contagion de culpabilité. Caïn il n’est plus que maladie, un virus anesthésié par tous les regrets. Et il ne sait plus comment se relever, comment lutter face aux flots démontés de sa destinée. Non tous les chemins sont barrés, il est emprisonné dans ce labyrinthe dérisoire avec comme armes de simples lames de rasoirs. Eclats de verre qui longeaient le sol au milieu de ce camaïeu rougeâtre. Enfer et damnation, il ne lui suffirait plus qu’un dernier coup pour se raccorder à sa désillusion. Mais la poupée elle tente de le réanimer, d’élever son pantin préféré grâce à son toucher. Ces frêles doigts qui se perdaient sur cette fresque ensanglantée. La blonde elle ne perdait pas pied, elle s’acharnait juste pour lui démonter par a+b qu’il n’est pas l’être qu’il pensait. Pas ce connard et crevard qui brisait tout ce qu’il touchait. Mais Caïn il avait toujours vécu dans une illusion, il s’était bercé dans les abandons avec un certain affront. La culpabilité lui coutant tellement qu’il se perdit dans des travers incessants. Ils avait aimé, puis rejeté, encore aimé et encore rejeté. Tout se répétait inlassablement seulement il ne voulait plus accorder son temps à ce piège sanguinolent. Car son palpitant ne ressentait plus rien comme auparavant. Il était vide, aigri par une douce mélancolie qui ne le rendait plus que déni.

Pourtant… Son corps ensanglanté se soulevait sans grande précipitations. Il était encore en lévitation entre toutes ses sensations. A moitié crevé, à moitié enterré, mais toujours en train de respirer. Il cherchait cette bouchée d’air frais et c’était Hazel qui lui offrait. Tandis que ses doigts chevauchaient la chaleur de ces phalanges. Il l’amenait vers un dangereux interdit. N’écoutant pas les songes de son anxiété, refusant de croire en ces quelques mots d’hérésie. «  Je t’aime. » Ils s’écoulaient, ils se répétaient, ils restaient coincés dans ses pensées, ces trois petits mots. Bloqués à cause de la curiosité. Car Caïn il était confus face à cet aveu tordu. Eperdu entre des questions sans conclusions. Comment pouvait elle l’aimer alors qu’il se haïssait? L’enfoiré était une bouteille de gaz dans une cheminée, une bombe prête à imploser. Il ne cherchait plus l’attachement car il avait peur des antécédents. Il n’était qu’un voyou, une pauvre tache dans ce monde lache. Il n’avait rien du mec idéal, il avait brisé pleins plus de coeurs qu’il ne le désirait. Et elle, elle voulait lui donner. Ou peut être essayait-elle de le rassurer? De lui dire qu’elle, elle était là et elle comptait rester à sa place. Caïn il ne savait plus, il ne savait pas. Car la beauté elle était devenue confuse depuis quelques semaines, laissant des indices dans sa gestuelle. Rougeurs éperdues, sourires tordues. Elle était devenue un éclair de clarté à chaque putain de journée. Oubliant peu à peu la perte et la défaite. Mais pourquoi s’attacher à ce pauvre enfoiré? Pourquoi se mutiler pour sauver qu’un déchet? Que pouvait-elle lui trouver? Sa vie n’était qu’un supplice et dans son désarroi il n’était qu’effroi. Il n’était en rien charmant, il était plutôt désespérant. Son existence n’était qu’un testament. Une mort précipitée. Il se morfondait Caïn tandis que ses pensées s’entremêlaient encore. Il allumait la douche pour s’y glisser ramenant la poupée à ses côtés mais sa gorge était serrée par tous ses ressentiments étranglés. Sa réflexion à l’abandon, il cherche encore pourtant à la soigner. Malgré ces mots encore ancrés, il glisse ses doigts sous son t-shirt pour caresser les effluves métalliques, la tache rougeâtre  qui régnait dans le tissu qu’elle portait. Il ne sait plus vraiment pourquoi il fait ça. Sans doute car il veut la remercier. Mais vite, il devient comme cette saleté, il se confond dans ses rougeurs à peine cacher et il se détourne, il se retourne. Se cachant, se teintant sous les larmes douces. Et l’infirmière amateure se remet à son oeuvre. Elle répare toutes ses tares. Soignant tout en l’élétrocutant. Ces doigts s’égrenant sur ce dessin sanglant. Elle retire les lambeaux de chair et les éclats de verres. Délicatement, lentement. Ne laissant que le brun dans un tourment de tremblements. La souffrance le ravageant, le consumant. Il brule, il se consume sous les gémissements le grand enfant. Ressentant chaque sensation au centuple, il perd peu à peu sa dureté pour ne délivrer que sa vulnérabilité. Car il ne peut plus s’effacer sous le mal qui le ravageait. Tout son corps n’était qu’une plaie et il en payait les frais. Ses muscles se bandant, ses nerfs le tourmentant. A chaque éclat, il devenait dégâts. Mais il le méritait, oui il méritait toute cette douleur pour toute la rancoeur qu’il avait déversé. Il méritait tout ce qu’il lui arrivait.

J'vais avoir besoin d'une pince pour retirer le reste.

Caïn écoutait attentivement et se pliait lentement pour attraper une pince à épiler. Sortant de la douche, il se dépêchait pour en finir au plus vite mais la sensation désagréable de ses vêtements collants le freinait dans ses mouvements. Alors il enlevait son jogging en gémissant une fois de plus. Tout son corps n’étant plus qu’une douleur à son paroxysme. Son ambre se mouillait encore, mais il ne laissait rien entrevoir à Hazel. Ennuyé par sa fragilité, il ne veut lui montrer aucunement toute l’ampleur de ses maux. Il ne songeait pas même à l’ambiguité, il ne songeait pas à la proximité. Il revenait auprès de la poupée, son iris creusant l’océan à ses dépends et il glissait dans ces doigts l’objet de torture. Son ambre ne la lâchait pas il l’admirait la beauté il repensait à tous ses mots entremêlés. Il essayait de lire une drôle de vérité dans son regard apeuré. A quoi pensait-il? A quoi jouait-il? Son coeur appartenait encore à une fauve endiablée et lui il scrutait une tentation avec une certaine fascination. Son égoïsme cherchant une solution escomptée, une facilité pour oublier. Il abaissait son regard se rendant compte de sa lâcheté et de son atrocité et une fois de plus il se retournait, glissant ses mains sur son visage tuméfié.
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MessageSujet: Re: Until we go down (Hazel)   Dim 7 Aoû - 14:09
A cause de l'eau abondante, Hazel plisse les yeux pour percevoir les éclats de verre incrustés dans sa chair. Trop de brillance sur cette superficie de carnation. Elle a passé ses doigts par endroit afin de vérifier l'absence de danger. Elle sent des cailloux trop infimes pour pouvoir les retirer alors elle réclame une pince à épiler. Caïn, il descend de la douche pour pouvoir en attraper une. Elle en profite pour couper l'eau et contempler l'étendu des dégâts. De quoi a-t-elle l'air ? En effet, c'est bien teinté avec le sang du garçon. Est-ce qu'elle doit tout retirer ? En temps normal, ça ne l'aurait pas dérangée. Mais là.... là, c'est différent. Il y a de nouvelles règles à leur jeu d'enfants. Puis il y a ses maux. Le brun la prendrait pour quoi? Une tricheuse sans cœur ou tentatrice insensible. Hazel s'en veut. Les yeux baissés, elle se mordille l'intérieur de la joue. C'était son genre de profiter de la faiblesse des autres. Mais pas de Moriarty. Ils ont passé trop de temps à panser les plaies de l'autre. Quel fou briserait une poupée qu'il a déjà réparé ? Les pans du rideau de douche s'écartent de nouveau et le lutteur apparaît. Finalement la skateuse n'a pas retiré ses vêtements. Elle préfère porter ce poids-là plutôt que celui de ses plaies. Lui en revanche, il avait ôté tout encombrement. Son dos apparaît de nouveau. Il lui a fallu quelques secondes sans eau pour dégouliner de nouveau en sang. Caïn avait tendance à saigner beaucoup, même si la gravité était moindre. Hazel connaissait l'inverse et dieu merci, sinon elle serait décédée depuis longtemps. Tout peut être grave, elle s'en sortira toujours. La vision du sang l'offusque toujours autant. Pourtant, elle aurait du être habituée entre le jeu et les bastons spectaculaires. Elle détourne alors le regard et profite pour déclencher de nouveau l'eau en faible débit. Elle évite de frôler le garçon avec parcimonie. Elle se met vite fait à loucher sur sa peau dorée pour extraire ces fragments plantées. Et même si elle est incroyablement proche de lui, elle sent cet éloignement invisible. Alors qu'elle tente de le réparer, il continue de se fissurer. Ca la rend triste parce qu'elle aurait souhaité être son remède. Lui, il avait réussi à l'être pour elle.

Ca va guérir avec le temps.

Les blessures de son dos comme d'ailleurs. Ca s'est échappé de sa bouche alors elle se tue immédiatement. Elle recule et dégage quelques mèches de cheveux collés sur son front avant de glisser ses doigts sur la peau du lutteur. Elle vérifie qu'aucun fragment ne demeure puis elle souffle.

Je crois que j'ai fini.

Elle préfère le silence à la parole en cascade. C'est mieux ainsi. La gamine sort de la douche laissant l'autre enfant sous l'eau. C'est à cet instant qu'elle en profite pour retirer ses vêtements collants. Elle ne veut pas dégouliner à travers tout l'appartement. Elle s'enveloppe dans une serviette. Elle s'apprête à s'en aller mais elle lance un dernier regard vers le rideau bousillé.

Tu me rejoins après. J'dois encore te désinfecter.


Puis elle est sortie. Elle sait qu'il n'aime pas ça mais lui, il sait qu'elle a une phobie des urgences. Tandis qu'elle traverse le salon, les informations circulent en fond. Et Hazel, clairement, elle s'en fout. Elle s'en fout des lois, du peuple, des explosions. Ca ne lui procure même aucun plaisir de voir Chicago sombrer. C'est drôle de voir son monde s'écrouler quand une personne ne va pas et se sentir presque heureux quand le reste de la planète croule dans le chaos. De l'égoïsme ? Pas vraiment car personne n'échappe à la règle. Hazel ira quand Caïn ira. Dans la chambre, la serviette se laisse tombée sur la moquette bien tâchée. Elle prend un t-shirt qu'elle avait volé, enfile une culotte et un short de pyjama. Son dos se trempe déjà à cause de ses cheveux mouillés. Elle prend sa serviette et les sèche énergiquement avant de l'étendre sur une chaise dans la salle. Elle en profite pour éteindre la télé. C'est la fin du show.





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MessageSujet: Re: Until we go down (Hazel)   Lun 8 Aoû - 1:29

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La souffrance te nourrit, la douleur te rend folie. Regardes toi pauvre gars. Tu fracasses encore les restes de ta vie insalubre. Tu frappes toujours aux endroits les plus faciles car t’es lache. Qu’un pauvre vulnérable qui cherche une destruction minable.

Caïn il ne bougeait plus, il gémissait par instant. Lorsque la douleur irradiait jusqu’à sa moelle pour le pétrifier de tout ce mal grandissant. Il se mordait la lèvre jusqu’au sang, il serrait ses poings tremblants. Car putain c’était violent. Et pourtant, il encaissait les coups avec le reste de sa fierté pour prouver qu’il était encore entier, malgré le néant de sa carcasse fracassée.

Ca va guérir avec le temps. Il voudrait le croire, il voudrait y  croire. Mais son espoir est noir. Opaques sous les effluves de la vérité. Il sait que cette réalité ne lui laissera aucun répit, aucun sursis. Après tout on paye toujours les épreuves de ce même prix. Le déni, le mépris. Il sait que la poupée elle essaye encore de le réparer, de le réconforter comme il l’avait fait quelques journées outrepassées. Cependant, les regrets étaient différents, la culpabilité véhémente. On ne pouvait pas fixer ce qu’il avait fait. Et c’était ainsi, telle était la vie. Conclusion. Terminaison. Il devait vivre avec son atrocité. Alors il se taisait, son coeur enterré. Il ne cherchait pas de solutions à cette adéquation. Hazel elle cherchait encore les quelques grains d’éclats dans le dégât, ses doigts le frôlant et l’électrisant, puis sa voix qui s’écoulait encore dans le vacarme des gouttes violentes.

Je crois que j'ai fini. Quelques mots. Concis. La beauté elle s’échappait de l’emprise humide, elle s’écartait de lui, ne lui offrant que solitude dans ses meutrissures. Et le brun restait ainsi, l’ambre toujours figé, la mâchoire encore cripsée. Son corps était tétanisé par toute cette douleur encore carnassière.


Tu me rejoins après. J'dois encore te désinfecter. Il acquiesçait sans broncher, car il connaissait bien les terreurs de sa poupée. Les hôpitaux désinfectés, les couloirs blafards, anesthésiés, avec ces simples échos d’une mort prématurée. Lui aussi il les redoutait depuis que son ange avait failli y terminer sa vie. Souvenir grinçant, mal intolérant. Caïn il fermait les yeux, il se retournait pas, il s’évadait de ses mémoires dérisoires. Incapable de resonger à tous ses instants passés. Puis ses phalanges glacées qui éteignait l’eau délabrée, pour venir écarter le pan du rideau, pour finir par attraper une serviette et enlever les restes du tissus qui jongeaient sa peau ensanglantée. Il l’enroulait autour de sa taille puis il quittait cette pièce où encore le carnage se dessinait au sol en volupte rougeâtres.

Le corps ballant, le coeur brelan, il s’enfuit l’enfant convalescent… Loin de la cascade échauffée de gouttes brulantes, juste dans la précipitation froide de son appartement glacial. L’ambre perdu et le palpitant tordu. Ses doigts se tardant sur les ecchymoses de cette carcasse ankylosée, de ses reins jusqu’à son torse malsain. Il scrute, il lutte contre le mal souverain. Pensant, songeant à la beauté empoisonnée qui se trouve à ses cotés dans les instants d’atrocité, souffrant sous la cruauté de ce colocataire torturé. Elle était le pauvre dommage collatéral de cet enfoiré qui ne réfléchissait pas à ses faits mais bien à la culpabilité. Regrets qui rongeaient chaque os jusqu’à la moelle, comme un virus insatiable qui le contredisait à se sentir aussi défait. Vulnérable et enfermé dans une fragilité béante. Un piège grandissant à chaque instant. Toutes ses pensées qui s’entremêlaient, toute cette souffrance qui le déchirait, il s’égare le crevard. Il s’éloigne et il a besoin de juste s’intoxiquer, de se défoncer la gorge à coup de fumée. Car finalement se détruire est son  seul plaisir. Pauvre martyr au coeur d’artifice. Quand retiendras tu que tu n’es fait pour aimer? Juste pour saccager? Caïn il fuit les mensonges de ses songes et il s’enfonce dans cette chambre où la poupée se tenait irrégulière. Encore hésitante et inquiète. Il se rapprochait d’elle quelque peu, se tenant à distance néanmoins pour éviter de l’infliger encore de sa noirceur, de sa douleur. Puis il attrapait un caleçon pour se changer précipitamment enlevant sa serviette sans grande gêne, après tout la poupée l’avait déjà vu dans sa totalité. De dos, il l’enfilait puis attrapait un paquet de ces barres de nicotine, douce morphine. Et il s’échappait à la baie vitrée de la pièce close, ouvrant la fenêtre pour se renfermer dans l’obscurité. Puis l’étincelle s’enflammait elle laissait couler la fumée dorée dans ses poumons déjà bien encrassés. Comme une habitude à la dent dure, il s’égarait toujours lorsque le doute l’éraflait. Ce besoin permanent de se ressourcer auprès de ce poison, comme si cette maladie allait lui éteindre sa folie. Caïn il est con de croire que cette merde le calmait et pourtant cette drogue avait toujours cet impact sur lui, l’apaisant automatiquement. Et putain, il en avait besoin à cet instant. Juste se reposer, juste se ressourcer tout en continuant de s’enterrer…
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MessageSujet: Re: Until we go down (Hazel)   Lun 19 Sep - 12:13
Les cheveux de Hazel dégoulinent dans son dos. Ils trempent son t-shirt ample. Elle prend la télécommande afin d'éteindre la télévision puis elle rassemble sa tignasse enfantine sur une seule épaule. Elle doit chercher le nécessaire pour le soigner. Bordéliques au cœur de pierre, les choses étaient rarement à leur place . Dieu merci, ils ne vivent pas dans un palace. La blonde ne cherche pas la trousse de secours dans la salle de bain car elle sait qu'elle n'y est pas. Ou peut-être qu'elle n'a pas envie de croiser de nouveau Caïn, on ne saura pas. Elle cherche dans le salon et même dans la cuisine en tentant de se projeter le parcours de ce kit trop exploité. Au moins une bouteille d'alcool à désinfecter. Elle ouvre les placards, cherche dans les boîtes empilées. Boîtes à chaussures reconverties en boîtes à bordel. Certaines regorgent des vols de Hazel. Elle trouve de quoi panser les douleurs dans ce bric à brac amateur. Alcool, compresses et pansements. Ses épaules se haussent, elle fera avec.

Trottinant presque, la gamine revient dans la chambre à coucher. Elle jette ses trouvailles sur le lit et commence à mettre de l'ordre nerveusement dans son environnement. Rassembler ses fringues étalés et mettre son téléphone à charger. Haz ne peut faire autrement car le lutteur au dos dévasté la rejoint dans la pièce. Malaise palpable ou c'est elle qui déconne ?
Elle déconne, c'est lui son malaise.
Son torse à lui brille de ces milles gouttelettes étincelantes quand son cœur à elle joue la Traviata. Elle a l'oeil aiguisé mais elle ne l'a pas remarqué. Elle peut lire le moindre détail comme si elle avait été dopée. Ses grains de beauté par millier, le tracé de ses muscles, le marquage de ses plaies, la nuance de sa carnation... Et ce à vitesse folle à croire qu'elle était surhumaine. En fait Hazel, elle est juste attirée et curieuse. Pourtant quand sa serviette tombe, la skateuse est obligée de baisser son regard. Le rouge lui monte aux joues. On fire. Parce qu'elle est juste attirée et curieuse. Elle connait les courbes de son cul, pour l'avoir déjà vu. Mais maintenant, ça avait un autre sens, ça éveillait autre chose que de la nonchalance. Haz s'active, elle rassemble son kit de soin. Elle s'autorise à se retourner seulement quand elle entend le son d'une étincelle sortie d'un briquet.
Dos à elle, dos qui se révèle rougeâtre par ci et là en parcelles... Le visage de Caïn est troublé. Troublé par les sens et par le nuage de fumée qui l'étrangle. Tel un chat la poupée se positionne devant cette fresque meurtrie et commence à impliquer des compresses. L'odeur âcre et féroce de l'alcool s'empare de la pièce, prenant alors en assaut leurs narines candides. Haz veille à ne pas frôler la chair de Caïn du bout des doigts. Comme s'il était brûlant ou contagieux. Elle a pincé la compresse avec trois doigts et a tapoté ses fissures de manière superficielle. Le nuage de nicotine lui parvient. Elle n'a jamais fumé, ni eu l'envie de fumer. Sauf cette fois. Elle souhaite partager ce truc avec lui. Elle sent qu'il se barre à des années lumières d'ici et d'elle, alors que la gamine espérait tout l'inverse : le voir et l'avoir tout près d'elle.

J'ai fini mais attends.

Elle se saisit de la boite de pansements. Le carton est dépouillé à force d'être usé ou non usé. Elle décolle des premières languettes. Elle reste sérieuse à la vue du motif. Puis elle regarde dans le fond de la boite une nouvelle fois. Elle hésite un instant si Caïn apprécierait avoir des petits ballons de coller sur le dos. Ou bien des petits camions.
Elle en colle quelques uns sans piper mot. Il en avait rien à foutre dans le fond, c'est que des petits ballons.

Là j'ai vraiment fini.


Elle regarde son œuvre. La peau du lutteur est presque entièrement recouverte de pansements cyan. Une pluie de ballons pour gamin. Hazel voudrait rire mais elle aurait préféré ne pas avoir un tel phénomène.


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MessageSujet: Re: Until we go down (Hazel)   Lun 26 Sep - 4:09

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- Hazel & Caïn -
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Il était tordu le perdu. Juste abattu par toute cette réalité distordue. Son coeur vanné par l’écran de fumée, il s’abandonnait à juste s’évader de tout ce présent oppressant de tous ses regrets permanents. Car il en a besoin le convalescent de se faire néant. De faire le vide dans ses souvenirs livides. Gamin perché, adulte qui refusait les responsabilités. Il était coincé dans une prison dorée, il était restreint à cette perpétuité. Caïn le déchet qui s’essoufle, qui souffle sur les restes de ses doutes. A coups de latte cancéreuse, à coups d’acide sulfurique dans sa cage thoracique venimeuse. Il se taisait, il regardait simplement la nuit dans son apogée. Néons bipolaires, brise carnassière. La ville n’était que misère, précaire comme sa carcasse ouverte, à découverte. La solitude se faisant diurne, le gamin se faisait absurde. Car la poupée elle se tenait, elle se maintenait à ses côtés. Infirmière qui réparait sa tête et ses sentiments qui fonctionnaient plus, qui refaisait ses stocks de sérotonines en disant que c’était rien. Elle était encore lasse, encore là. A s’acharner pour le soigner, pour le rassurer, pour le réconforter, pour l’aimer. Car l’éclat est dégât. Car l’éclat est fracas. Palpitant insuffisant sous les battements. Elle a avoué, elle a prêché la contradiction de ces émotions. Elle s’était faite érosion pour la destruction. Elle s’était faite douceur pour la rancoeur. Et putain Caïn ça lui crevait le coeur. De voir sa poupée aussi abattue pour sa propre culpabilité. Pour ses multiples méfaits, pour ses divers pêchés. C’était toujours elle qui payait les frais de sa folie infinie. Qui soutenait son enfer de calvaire. Qui se maintenait fier malgré sa colère meurtrière. Et tandis qu’il s’échappait, qu’il s’isolait de cet univers de galère, elle se faisait encore tendre. De ces doigts frêles elle s’appliquait à le réparer mais la douleur le cajolait, le maintenait toujours plus proche du supplice, du sacrifice. Elle appuyait et il ne réagissait. Sous la brulure de sa chaire ensanglantée, sous la pulsion de ses nerfs consumés. Il restait dure l’ordure. L’odeur de l’alcool se répandant entre les volutes de la fumée, le mélange brulant les narines des égarés. Ils semblaient si loin les contradictions, si abusés par la vérité. Juste éloignés malgré toute cette proximité. Ils avaient l’air  étrangers. Juste séparés par les méandres de leurs pensées. Bonnie cherchant son Clyde. Son adrénaline insipide. Ses sourires perfides. Son rire livide. Son animosité, sa vulgarité. Elle cherchait à le rattraper. Mais Clyde était si loin de tous ces espoirs noirs. Juste dans l’obscurité. Juste consumé. Juste blessé. Il errait sans se retourner, il tournait à l’envers sans se rendre compte de ses travers.

J'ai fini mais attends.

Elle continuait la jolie à tenter de réveiller la poésie. Mais tout est fini. Toute cette galaxie, toute cette folie. L’étincelle s’était éteinte. La poupée elle collait des pansements dans le dos de l’égaré qui avait toujours son regard plongé sur la ruelle isolée. Elle s’acharnait et il tiltait, il gémissait légèrement sous la douleur mordante, dévorante.

Là j'ai vraiment fini.

Le gamin il se reconnectait soudainement. Précipitamment. Puis ce reflet de son dos lacéré. Recouvert de ce motif absurde, ironique et sarcastique. Caïn aurait rigoler en temps normal, mais seul un sourire mélancolique venait se dessiner sur sa bouche abîmée. Ce rictus plein de sincérité, plein d’authenticité. Qu’est ce que je te fais ma pauvre poupée? Il s’en voulait le déchet, il se maudissait alors il se rattrapait. Il se faisait douceur après la rancoeur. Ses doigts se glissant entre ses phalanges, il effaçait la dureté l’enfoiré. Il caressait lentement la peau veloutée de sa paume, avant de l’enserrer entre ses bras tuméfiés. Une étreinte timide, maladroite. Puis il l’attirait sur le lit, il se couchait avec elle. Déposant son corps lourd, son coeur de velours sur les linceuls délabrés. Sa main toujours dans la sienne. Son souffle s’égarant sur le visage illuminé par les mèches emmelées. Il glissait son autre paume dans ces dernières. Puis il se soulevait, sa respiration chaude se posant sur le derrière de son oreille, il y déposait un baiser. Sur ce chiffre dénué, sur ce nombre carnassier. De vies à lapider, à consommer. Et cette vérité.

Merci d’être encore en vie.

Son visage venait se reposer face à celui de l’éclat. Et il laissait cette proximité d’intimité. Se moquant bien de l’ambiguité, car la poupée elle s’ancrait lentement dans ses pensées. La poupée était tout ce qu’il lui importait à ce moment si particulier.

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MessageSujet: Re: Until we go down (Hazel)   Mar 27 Sep - 0:16
Elle contemple son oeuvre. Hazel mate ces ballons tricolores peupler le dos saignant du lutteur. C'est pas marrant de voir autant de pansements sur le corps d'un enfant. Caïn inspecte et la fillette en profite pour rassembler les bouts de papier volatiles, les mettre dans un coin avec le kit de soin. Encore une fois, ils ne seront pas à leur place. Elle guette un peu l'humeur de son gars. Voir s'il s'élève ou s'il se confond dans le fracas. Un sourire illumine faiblement ses espoirs. Penses-tu, il continue à boire du noir. Mégot écrasé, il sent encore la fumée et se rapproche de Hazel. Dangereusement à son goût. Plus il s'avance et plus elle doit lever les yeux pour sonder son regard quelque part entre la cendre et l'égard. Elle est confrontée  à son torse dénudé et cette chaleur parfumée. Agréable. On aimerait le contempler plus longtemps et s'enivrer à plein poumon. Fukushima dans sa tête, elle reste sans voix. Comment peut-elle éveiller ses sens, avoir envie de lui quand lui, est au plus mal. Elle devrait être mal, dire des "ca va aller" en rafale. Au lieu de ça, elle le mate à travers l'oeil animal. La blonde a juste envie de l'embrasser, le câliner, lui dire que tout ça c'est banal. Il la prend au dépourvu. Leur phalanges s'entremêlent et dans la tête de Hazel, c'est comme dans un carrousel. C'est lent et on te dit que la vie est belle. Elle a le rouge aux joues, les yeux baissés, les mèches qui tombent et les lèvres pincées. Elle veut lui répéter des je-t-aime à tue-tête, histoire qu'il se souvienne à quel point il est à important pour la fillette. Elle craint les jours à venir, les conneries en délire. Celles qui vous font perdre la vie, celles qui vous demandent de fuir.  Elle a suffoqué dans ses bras baraqués. Ceux qui ont cassé des gueules et soutenu son deuil. Elle reste là. Deux éreintés en étreinte. Très vite, il l'emmène sur le lit. Temple des silences, du serein et des confessions. Leurs confessions. Dans leur lit. Elle s'est laissée mener, trop bercée par son rêve éveillé. Elle avait épargné les contacts, de plus en plus car ils avaient un effet sur elle. C'était une étrange douleur qu'elle connaissait là. Celle de la frustration. Celle de l'envie. Elle était attirée. Indiscutablement et par moment, elle s'en voulait. Mais c'est le seul qui osait la regarder. C'est dans ses yeux que la fille de la rue s'est transformé en un être aimé. En amitié, en coloc, en protégée mais aimée. Elle se dit qu'elle serait trop gourmande d'en profiter, de vouloir plus. Des fois elle oublie que c'est un père, un amant. Et dans d'autres moments, elle jalouse malgré elle ces filles qu'elle imagine, cette attention qu'elle aura jamais car il lui donnait déjà une forme d'amour très sacré. Caïn, il aime les femmes et pas les filles. Ils s'entendent bien, presque comme des frangins...

Elle y pense tout le temps et jamais. Même en collant leurs paumes de main, elle continue d'y songer. Une vraie fille avec ses hypothèses à la con. Une vraie fille parce qu'elle craint et espère en grand. Leurs souffles se mêlent et se font écho dans un calme religieux mais harmonieux. Haz, elle sent la pulpe de ses doigts brûler sa peau à chaque fois qu'il dégage une mèche de cheveux. Elle sent son coeur fondre à chaque fois qu'ils se regardent. Et les picotements arrivent sur son oreille, il embrasse ce tatouage des merveilles. Ca fourmille, c'est si bon. Caïn n'a jamais été aussi proche de Hazel.  Il revient, ils se perdent de nouveau dans la contemplation de l'autre. Et là, il dit " Merci d’être encore en vie." Merci. d’être. encore. en vie... Ca fait quoi Hazel? Ca fait quoi d'être remerciée, de vivre pour quelque chose qui te dépasse?  Ca fait quoi d'être remerciée par l'homme qui te plaît? D'être remerciée pour être là, à l'instant T à ses côtés. Ca fait quoi, d'exister autre part que dans la virtualité. Ca fait quoi de quitter un peu sa vanité? Ca fait quoi?
Ca lui a fait l'effet du soleil d'été sur sa peau. Ca l'a recouvert d'un infime manteau invisible et pourtant si perceptible. Quelques mots lui ont fait l'effet du plus grand des remèdes. Amen.

Les yeux qui brillent et le rictus léger, Hazel se précipite en avant pour lui déposer un baiser.
Baiser sur leurs grains de beauté. Baiser qui scellait leur enfer côtoyé, celui du deuil et de l'abandon. Dans la même barque et la même galère. Leurs lèvres se cognent en silence et Haz, elle n'a pas connu plus grande forme de courage que celle-ci. Elle n'a pas connu plus belle forme d'adrénaline que celle-là. Elle a foncé, les yeux fermés pour lui dire à quel point elle était là. Vivante, avec un coeur qui bat.

Elle s'est reculée, défaite de ce lien si espéré. Elle a guetté sans fierté mais sans honte également, le visage du concerné.  C'était un geste volé, un coup de tête plus ou moins assumé mais pour le moins non calculé. Hazel, on lui donne des compliments, des raisons de l'apprécier et elle fait tout pour être détestée. C'est égoïste car elle a oublié un fragment de seconde qu'il était perdu dans une obscurité profonde. En sale gosse, elle a abusé. Encore et toujours.




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MessageSujet: Re: Until we go down (Hazel)   Mer 28 Sep - 0:31

❝ until we go down❞
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La mélancolie restait intacte, écarlate sous la nuit opaque. Le déchet et la poupée. Enlacés dans une routine délabrée. Dans une proximité ensanglantée. Les opposés se scrutant sous la lumière bipolaire, se teintant dans la misère. Ils étaient proches, peut être trop. Et le gamin défaillant ne faisait pas attention, seulement preuve de compréhension. Après toutes les consolations de la beauté, il essayait de se rattraper. De lui prouver l’importance qu’elle avait. Mais il n’avait aucune idée l’atrocité de ce qu’il allait se dérouler. Il était si loin de songer à cette faille entrouverte. Son coeur encore explosé sous cette rupture prématurée. Mais soudainement tout se précipitait. Précipitamment, tout explosait. Lorsque la blonde osait l’embrasser en un instant. Sa bouche se crevant en un impact suffoquant sur les lèvres de l’insuffisant.

Douceur au milieu de l’horreur. Crève coeur malgré les battements de son palpitant. Elle l’abuse la jolie de toute sa folie, en un instant concis, précis tandis que ses lèvres se font poésie. Sur cette bouche abîmée, sur cette bouche encore imprégnée de cette fumée dévastatrice, libératrice. Elle goûte à l’interdit avec un certain mépris. Oubliant même les dégâts de ce pauvre gars, ne préférant voir qu’en lui un simple éclat. Une étincelle, une ritournelle, un essentiel. Mais l’homme est démentiel, artificiel face aux plaies de dentelles. Il subit l’utopie de l’ironie de son geste, et il frémit. Son corps se tordant sous le désir inassouvi, sous la conséquente envie. L’interdit devenant soudainement infini. Sa cage thoracique se soulève trop fortement et il en crève. Face à toute cette facilité, toute cette vulnérabilité. Tous ses possibilités tant espérées, mais si venimeuses, si dangereuses. Face à ce frêle toucher. Ce simple baiser qui réanimait les derniers échos de son humanité. C’était maladroit, c’était étroit, presque trop froid mais ça le mettait dans un tel émoi. Il bouillonnait l’enfoiré, il savourait cette intimité alors que son coeur tentait encore de se réparer, de se consolider après les mots carnassiers. Caïn il était paumé, Caïn il était déchiré mais il n’était que lâcheté. Il avait toujours préféré l’aisance aux conséquences. Toujours échapper à ses responsabilités plutôt que de les affronter. A cet instant, pourtant, tout explosait, tout se pavanait. La douleur, la rancoeur, l’horreur. Les sourires, les rires, les délires. Les larmes, les armes. Il se faisait naufrage le bancal, il se faisait détestable le vulnérable. Car il appréciait les lèvres de sa poupée, il voudrait en redemander de cette douceur droguée. Juste un peu plus de volupté, juste un peu plus de saveur sucrée. Juste un peu plus de cette bouche anisée. Mais elle s’écartait la folie, elle se dispersait loin de cette ambiguïté. Et ces grands yeux ébahis qui le regardaient avec une telle curiosité, cette océan dantesque qui ne montrait rien de sa détresse. Elle le scrutait, elle attendait la réaction de cet affront. De cette tentation, de cette fascination. Elle cherchait des conclusions tandis que Caïn n’était qu’interrogations. Pourquoi me faire ça? Pourquoi m’infliger ça? Son ambre se confrontait à ses prunelles irisées dans un échange muet. Ses doigts n’ayant pas déviés de leurs étreintes galvanisantes. Ils se jaugeaient les convalescents, attendant patiemment leurs jugements. Les rebondissements de cette arrogance. De cette violence. De cette incohérence. La passion toujours dans leurs carcasses en érosion. Le carnage si proche du naufrage.

L’enfoiré il la maudissait, il la haïssait. De lui infliger un peu plus de sa naïveté. Il était abîmé et elle en profitait. La gamine insouciante, ignorante. Elle pillait les cendres du déchet avec son impulsivité. Et lui il ne savait plus quoi en penser. Juste terrorisé, juste effrayé d’infliger un peu plus de dégâts. Car c’était le cas. Quoi qu’il fasse il serait le coupable idéal. Le connard de crevard. La meurtrissure, la déchirure, la fissure. Il n’était qu’une atrocité. Et elle s’en moquait, elle se rapprochait du danger avec ces lèvres. Pire elle l’obligeait. Et le brun il la rattrapait la jolie avec une douceur infinie. Pour crever de toutes ses défaillances, de toutes ses nuisances. En un simple fait. En une triste réalité. Celle qu’il ne changerait jamais. Le brun il creusait sa bouche de ses lèvres. Une deuxième fois sans effroi. Il rompait toute la distance face à sa médisance. Se brûlant, se consumant, se libérant tout en s’incriminant. Savourant, goutant encore une fois le venin de la poupée. Se délectant de ses pêchés. De cette douceur tant désirée, de cette facilité tant convoitée. Et son coeur lachait, son palpitant s’anéantissait. Car il jouait à un jeu qui le surpassait. Car il brisait bien plus qu’une poupée, mais deux. Et c’était trop pour ces maigres enjeux. Il se reculait sous son souffle saccagé, il la regardait sous son impulsivité, sa bestialité. Et les mots se répétaient. Je t’aime. Le gamin il n’en arrivait plus à respirer face à cet écho si vivant, si béant. Et la voilà la violence, la souffrance. La fauve aux sanglots tuméfiées, à la voix gercée de toutes ces meurtrissures. La femme qu’il venait de briser malgré son coeur rongé. Malgré ses sentiments dérangeants. Rip. Et ça le tue, ça le rend encore plus perdu. Ses mots dérapaient sous les regrets et il s’écartait définitivement de la poupée, lachant ces phalanges glacées. « Je peux pas faire ça. » Mais tu l’as déjà fait enfoiré, tu as déjà craqué. Espèce de petite merde ! Il ne la regardait plus la jolie, il se renfermait dans son mépris, car il payait encore le prix. Il payait toujours les frais de sa connerie, de son déni, les dettes de son existence délabrée. Les pots cassés de cet amour défaillant, violent. Les verres brisés de ses vieux travers éreintants. « Je viens de rompre avec la femme que j’aime Hazel. » Il s’attrapait le crâne dans ses mains, s’en voulant terriblement. La culpabilité l’assiégeant, le dévorant.
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MessageSujet: Re: Until we go down (Hazel)   Sam 1 Oct - 23:26
Hazel a plaqué ses lèvres à elle contre sa bouche à lui. Elle a frôlé quelque chose comme le paradis entre sa maladresse et son idiotie. La démence et l'ignorance ont trouvé la paix. C'était une trêve qui s'épanouissait sur leurs lèvres. Juste ça. Et elle s'est retirée parce qu'elle ne peut rester ainsi pour l'éternité. Et quand elle scrute le visage du gamin, elle se demande... Adrénaline et suspense, elle en sait rien. Il avait joué d'une certaine manière le pantin. Et si Haz, elle donnait l'impression de maîtriser la situation, ce n'en est rien. Impossible de savoir quel regard était le plus hagard par les interrogations de l'autre. Le regard grisé ou enflammé. Azur ou ambré. Leurs yeux ronds et leurs nez retroussés. Que deux gamins paumés. Et quand la blonde commence à paniquer dans leur silence éclaté, le lutteur s'anime et s'évertue à lui offrir un second baiser. C'était plus chaud, plus maîtrisé. Et ça éveille chez Hazel des sensations inexplorées, des trucs qu'elle avait oublié. Il faut que ça dure. Sa main finit par caresser sa joue. Il y a toujours ce creux entre eux, celui qu'elle aurait voulu combler. Elle voulait leurs poitrines plaquées, leurs jambes emmêlées. Elle voulait sa chaleur après avoir goûté sa douleur. Elle voulait effleurer le bonheur après avoir dégueulé la rancœur. C'est beau, c'est simple. Organique. Elle fond entre deux saccades de respiration. Un rêve qui se réalise. Sans traîtrise et sans perte. Elle a gagné ça. Elle a Caïn.

Un déchirement, un retour à la réalité. Pire que cinq coups de couteau pour se déconnecter. Leurs lèvres s'arrachent et son gars, il perce le calme ambiant. Il peut pas faire ça. Faire quoi ? Hazel est dans l'incompréhension. Elle n'a jamais autant sondé son iris pour trouver une réponse. Est-ce que ce ça c'est de l'embrasser maintenant ? Est ce que ce « ça », c'est l'éventualité de l'aimer. Toutes ses hypothèses engendrent la première danse vers son malaise. Valse jaunâtre qu'avait réussi à oublier la poupée. Maintenant petite, c'est ton mal être que t'embrasses à plein poumons. Il détourne le regard et ils ne se touchent plus. May day, perte de contact. Sur le plongeoir, elle craint la chute libre. Celle qui l'étalera sur le sol comme un être achevé. Elle culpabilise -enfin. C'est pas bien ? C'est mal ?
Elle n'a pas la foi d'élever sa voix. Il fallait qu'il comprenne qu'elle le soutient. Qu'elle au moins, elle était là. Ce bisou, c'est le dernier souffle pour l'amener vers le monde des vivants ou le baptiser dans son royaume des morts. On ne sait pas.

Caïn sonne le glas, d'une voix las et déroutée. «Je viens de rompre avec la femme que j’aime Hazel.» A son tour de détourner son attention et de soupirer. Elle a le bleu trop brillant quand il se serre le crâne entre ses phalanges crochues. Il est fou de voir comment le temps est relatif. Là, il s'est arrêté. La mécanique intérieur de Hazel bat mille fois plus vite, mais dans sa tête, c'est comme si on avait appuyé sur PAUSE.  Elle a l'impression que sa vie est une putain de blague. Elle roule, se met sur le dos et fixe le plafond. Ses cheveux étalés forment un aura autour de son visage.  
Obligée de lever les yeux pour retenir les larmes.  Elle a eu envie de déverser du réconfort , lui dire un «t'inquiète pas », mais non. Ca n'a rien à voir avec sa phrase. Elle est tranchante, elle est pour elle, pour la Hazel. C'est plus féroce que ça. Il lui dit qu'elle n'est pas la femme qu'il aime.En disant  «Je viens de rompre avec la femme que j’aime Hazel.  » il dit «je viens d'embrasser une fille que je n'aime pas ». Puis il a cette intonation, quelque part entre la dureté et le désespoir, celle qui lui fait comprendre que c'est une gamine et qu'elle passera après. Toujours après. Elle vient de mourir un peu dans les yeux de la seule personne qui la considère. C'est la fierté, celle qui surgit quand on parle d'amour, homme ou femme, adolescente ou adulte. Celle qui vient quand on parle de friendzone, de vent, râteau et autre... Les Eshu la rejettent et maintenant, c'est Caïn.  Elle perd le DG et elle comprend qu'elle ne gagnera jamais Caïn. Hazel est la définition du looser.

Je comprends.

Non elle comprend pas. Pourquoi il a rompu s'ils s'aimaient si fort ? Pourquoi il se fait du mal comme ça, après c'est elle qui a mal. L'effet domino, ricochet … on appellera ça comme on le voudra mais c'est l'affection, cette connerie humaine.  Haz ne comprend pas, elle a peur et elle regrette. Elle déteste cette femme qui le fait souffrir. Cette femme qui lui vole son gars. C'est Haz qui lui met des pansements ballon, pas cette vampire. Et à cause d'elle, la blonde a de nouvelles plaies. Elles picotent un peu, elles se tueront avec le temps.

T'en fais pas pour ça.

C'est pas grave parce que Haz, elle a pas besoin de pansements.


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MessageSujet: Re: Until we go down (Hazel)   Lun 3 Oct - 23:29

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Baiser volé, gamins pris sur le fait. Les insouciants jouant les ignorants. Ils s’étaient cherchés tellement de fois, cherchant dans leurs gamineries toujours plus d’éclats. Et ils cédaient sous l’envie de leur trépas. Incapable de lutter, incontrôlable de leur toucher. Leurs lèvres s’accordant à se prouver ses émotions de contradiction en une ultime violation. Proximité et vanité. Désir de sourires. Désir de mourir dans une volupté acidulée. Ils étaient trop blessés les égarés, trop paumés pour reprendre le cours de cette histoire délabrée. Et c’était lui qui terminait le chapitre en s’échappant de toute cette violence de toucher. Lui qui se reprenait comme si on venait de le brûler. Le coeur en éclats, le corps las. Il la quittait et il s’en voulait. Car les caresses de leurs lèvres lui donnait cette fièvre. Fièvre d’un plus. Fièvre d’être un peu plus perdu. Mais le paumé il se faisait nausée. Malade face à ses propres faits. Car il jouait sur deux tableaux, ne multipliant que l’ampleur de ses maux. Et il avouait ses pêchés, il se confessait pour essayer de se pardonner. Mais Caïn n’était pas un tailleur de mots, il n’était pas expert de la délicatesse. Il était bien trop impulsif pour songer à la bombe qui creusait ses lèvres d’une triste acidité. Et l’horreur se répandait en une rancoeur exacerbée. Lui se cachant, elle s’allongeant puis soupirant. Il la blessait et il se détruisait.

Je comprends.

Ca lui fait mal ça le met mal de la voir ainsi sa poupée bancale. Aussi lointaine, aussi malléable à sa souffrance carnassière, à sa défaillance ouvrière. Car c’est son infirmière, c’est sa beauté anisée qui referme toujours ses plaies. Celle qui par sa légèreté arrive toujours à l’éclater d’un sourire guilleret. Elle cette clarté qui soudainement se confrontait à l’obscurité. S’éteignant sous les rayons noirs de ce désespoir. Oh douce culpabilité quand arrêteras tu de me tuer ? Caïn il est apeuré, il a le coeur enterré et il paye encore les frais de ses faits. Car son palpitant est trop abîmé par ses souvenirs entrelacés, il bat encore pour une fauve empoisonnée et pourtant il se fissure sous l’écorchure de cet océan démonté. S’il te plait arrêtes de lutter, arrêtes de t’acharner à me faire respirer. Il ne tenait plus l’écho à ses maux. Il ne tenait plus la distance, plus sa médisance car sa délivrance se faisait dans la souffrance. Sa liberté se devant d’être toujours aussi teintée par ces couleurs ensanglantées. Puis le contrôle fuyant, éreintant. Les larmes qui s’émergeaient, les flots qui se préparaient à se déchaîner. L’enfoiré reprenait son rôle de déchet. Mais il tentait de le camoufler. Car ses sanglots avaient fait trop d’échos, car son corps était empli de trop de maux.

T'en fais pas pour ça.

L’amertume, la rancune. La poupée elle s’immergeait dans la nuit diurne. Resplendissant sous les lames taciturnes. Sous les mots nocturnes. Elle s’éteignait sous cette douleur exacerbée, elle distançait toute la proximité, ces yeux noyés, ces prunelles tentant de retenir la réalité. La vérité que peut être il ne l’aimerait jamais autant que cette femme qu’il avait engrossée. Une défaite, une autre perte. Un autre crève coeur pour répandre une fois de plus cette rancoeur. Mais lui il était fragilisé, il était prisonnier de son anxiété. Et que pouvait-il faire pour s’échapper de ce cauchemar hagard? Comment pouvait-il quitter cette ritournelle infernale ? Comment faire pour s’en sortir? Pour éviter de faire d’autres martyrs? Pour éviter de se meurtrir? Tout tournait mais rien ne changeait. Sous le temps oppressant, convalescent. Tout n’était qu’une répétition de toutes ces contradictions. Tout n’était qu’une vague de souvenirs humides et livides. La cadence devenant trop démente. Le manège se faisant carrousel morbide sous la mélodie acide. Et sous l’éclat de la joie soudainement la tristesse apparaissait lorsque la réalisation se faisait. Que le carrousel était infini et qu’ils ne partiraient plus jamais d’ici. C’était ça leur vie. Se savoir piéger mais incapable de se dépêtrer de cette prison salée. Se savoir enterrer mais ne pas chercher à creuser un trou dans leur cercueil délabré. Ils étaient foutus face à ce destin malsain. Perdus sous les méandres de ces banalités sans saveurs. Et le taulard il n’osait pas faire son connard. Mais la haine émergeait après la tristesse. Comme une ivresse de toute sa détresse. Car la poupée était égoïste, la poupée avait tenté de se l’approprier alors qu’il trainait au sol comme un misérable, comme un vulnérable ignare. Et à présent elle se détournait de lui car elle n’avait pas réussi à combler ces envies. En se l’appropriant ce mépris. Comme si ce rejet se ferait pour l’éternité. L’étincelle elle crépitait, elle s’enflammait sous le brasier de ses songes, de ses mensonges. S’essoufflant dans un soupir limpide. « Si je m’en fais ok? » Et la colère, sentiment si facile, si lisible entre ses traits fatigués. « Pourquoi maintenant ? Pourquoi en cet instant ? » Il se soulevait le brun, il se renfermait dans le poids de son corps, se contrebalançant pour la confronter, pour la sonder de l’avidité de ses prunelles ambrées. « Pourquoi m’embrasser alors que tu sais ce que je viens de faire ? » Son corps bien que courbaturé, se levait loin du confort du matelas, la douleur se refaisant éclat. Mais les éclats allaient se faire bien plus dense sous leurs fracas.  
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MessageSujet: Re: Until we go down (Hazel)   Mar 4 Oct - 2:25
En mille et une parcelles, son monde a implosé. Les poings de Caïn sur ce miroir, ces dégâts sur le sol noir, ce sont les mêmes qu'Hazel s'est imposée. T'en fais pas pour ça, ça va aller. Parce que Haz, elle est pas à ça près. Elle fait des bêtises, elle le sait. Comme une gamine qu'on aurait égaré, qui oublie de regarder la route avant de traverser. C'est une bêtise, elle le prend ainsi sans dramatiser. Un baiser, un baiser, c'est rien. C'est rien quand on a su en jouer à maintes reprises pour pouvoir se retirer de la mouise. Mais un baiser échangé, échangé avec l'être aimé, ça vaut le genou à terre de mille condamnés. Elle fait genre alors qu'elle commence à voir la vie en aquarelle. Ce plafond tâché que la blonde a scruté dans les insomnies ou dans ses matins volatiles où elle battait de l'aile sans se lever du lit. On croirait un simple nuage à présent. C'est sa seule image. Leur lien est rompu. La connexion est rompue. Et comme à chaque fois, dans ces moments là, c'est la panique. Entre une tour de contrôle et son avion, un phare et son bateau. Deux espions. Des talkie walkie, tout ce qui nécessite relation. Ne jamais sous estimer la solitude du naufragé. Mais vraiment, c'est pas grave, elle s'en remettra. Hazel c'est une grande fille, il faut qu'elle arrête de pleurer pour des broutilles. Elle a traversé la tempête au nom d'une fille et maintenant, elle se prépare à l'ouragan pour un garçon. Son gars. Bébé. Elle est prête à jouer la conne pour tout gommer, pour qu'il reste à ses côtés. Tout ignorer, faire semblant... ce genre de choses qu'elle n'aurait pas fait dans le temps. Caïn, c'est la seule chose, le seul être qu'elle ne veut pas fuir. Il reste sa famille et son foyer. Elle a juste fini dans un mauvais film mal monté mais bien teasé. On va réparer ça, comme on le fait à chaque fois. Ce que Haz a mal compris, c'est que les choses du cœur sont irréversibles. Une marque au fer rouge indélébile. Le silence, la paix ou la guerre ? La poupée en profite pour se paumer dans une forme de sérénité. Elle n'ose pas se tourner. Voir son visage déformé par l'incompréhension, si ce n'est la trahison. Elle est prête à lutter pour rester mais elle est encore trop jeune pour voir le ml qu'elle a causé. Gamine égoïste qui prend mais ne donne pas, pas assez.

Mais lui, il s'emporte. Au bout d'une seconde ou d'une éternité. C'est un violent tempo. Il finit par se redresser un peu et tourner. Il la cherche dans les yeux et dans les mots. Enfin elle mate le lutteur, avec tendresse et froideur : la distance que vous donne les blessures du cœur. C'est réactionnel voire nerveux. Il n'y a pas de théorie, juste des aveux. Des questions qui l'achèvent alors que lui, il se lève. Il est fort Caïn, il se re-lève. Des pourquoi, des comment ? Mais Haz, elle est bloquée. Bloquée dans son jeu d'enfant. Elle défie la logique parce qu'elle est insolente et insouciante. Et quand elle entend le grondement hurlé du brun, elle commence à s'écrouler. Prestement intérieurement. Elle se cale sur ses avant-bras. Des mèches se collent aux pores de son visage. Haz sue, elle sue de ce malaise. Abasourdie, son corps connait ce cataclysme. C'est nerveux. Elle renifle et les sanglots la prennent au cou. Ca l'étrangle, ça l'étouffe c'est immonde.
T'es bloquée Haz. Tu veux mentir, tu veux fuir car tu ne connais pas la vérité.

J'en sais rien, t'aurais préféré plus tôt ?

Fais un effort Haz, Caïn il demandera « pourquoi pas plus tard ». Il demandera seulement s'il envisageait un petit fragment de toi. Tu peux faire mieux que ce charabia...

J'ai...

Balbutiements jusqu'à l'écoeurement. La poupée avait craint de se faire rejeter si elle avait joué de son léger tracé plus tôt. Se faire traiter de pute ou autre parce qu'elle a bien compris que cette femme gagnerait. Elle préférait s'abstenir. Et après ? En réalité, elle ne connait pas le futur. Elle imaginait une autre fille entrer dans la danse. Il s'était présenté comme bourreau des cœurs, elle aurait jamais cru le prendre au mot. Quand on a l'habitude de passer second, on n'attend pas que les gens nous regarde. Avant ou après, hier ou demain, maintenant ou jamais, le cauchemar de Haz serait de perdre Caïn.

J-j'voulais te dire que j'étais là... J'pensais pas à elle. C-c'est.. j'ai cru. Enfin, je sais pas.

Sa voix déraille digne d'un crissement de pneu venu des entrailles. Et pourtant, ca sort comme un écho. Les sanglots menacent d'éclater. Hazel soupire alors que ses mains sont partis en ballet de gestes. Elle baisse les yeux comme une gamine. Il l'avait remercié d'être restée en vie. Cette phrase et ce petit bisou sur l'oreille -ce mouvement s'est ancré comme du papier à musique dans sa cervelle. Un doux souvenir, un moment de bonheur. Elle s'est assise sur le bord du lit.

Je veux que t'oublies. C'est vraiment pas grave, c'est une connerie.




I said "hey, hey...Oh, what a ship we sail! We kissed our death to will, there's no one left to take. We're born to recreate" Sinful creature then.
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MessageSujet: Re: Until we go down (Hazel)   Lun 10 Oct - 1:16

❝ until we go down❞
- Hazel & Caïn -
Lost and insecure, you found me. Lying on the floor surrounded... Why'd you have to wait? Where were you? Where were you? Just a little late, you found me.
La bombe elle se contient, elle se retient de répéter ce schéma malsain. Colère fulgurante et foudroyante. Respiration haletante et palpitant absent. Les émotions se refont contradictions, les sentiments se font échos à toute cette confrontation. Lutte intérieure et terreur. Le gamin se retrouve encore si peu serein face au destin. Juste enseveli sous les vices de ses délices. Juste assombri par toutes ses envies de sévices. Car il n’est qu’un supplice cette abysse. Un tyran ignorant et insouciant des dommages convalescents. Il règne en maitre, en traitre, dans sa défaite. Eparpillant les cendres des poupées sans se rendre compte de son méfait. Briseur de coeur et ancre de la terreur, il se renferme dans sa rancoeur. Car il a trop mal au coeur. Son âme est sali par le déni de toutes ses jolies, de toute cette poésie. Les princesses pleureuses et quémandeuses de ses pêchés, de sa volupté. Comme un manège éternel qui se répète. Alors il s’essouffle, il s’efforce de garder ce calme ambiant, de penser seulement au néant. Mais l’inconscient ne sait pas faire semblant. Il ne sait pas comment taire la curiosité et l’avidité. Il n’est qu’un atome qui se chargent d’électrons jusqu’à implosion. Qu’une abime qui s’inflige les supplices de ses sacrifices. Et lorsque la belle se fait de dentelle. Lorsque le lien dément s’éteint soudainement. Il en perd sa délicatesse et son ivresse. Les mots se faisant plus mordants, plus déchirants. Pauvre inconscient qui retournait dans ses travers, dans ses incohérences suffisantes. Il la frappait sa poupée, il la torturait sans y songer. Car il ne savait pas s’y prendre, il ne savait plus comment on faisait pour réparer les êtres tant aimés. La maladresse de ses paroles ne montrant que sa détresse. Il se recroquevillait, il s’échappait, il s’enfuyait dans l’emprise de ses mains en s‘injectant son propre chagrin. Pour mieux se soulever de ses linceuls délabrés. Car la rage régnait dans ses entrailles, brûlant ses dernières failles. Il venait de tout abandonner son humanité, sa rationalité, son foyer alors pourquoi pas cette amitié? Il était mauvais, c’était une réalité. Et même la beauté écarlate se trouvait cible dans son engrenage perfide.

Et elle se rompait la jolie sous la tragédie de leurs vies. Sous la violence de sa déchéance. Car le brun a bien plus d’importance qu’il ne pouvait l’imaginer. Haz elle l’élevait malgré sa précarité, elle idolâtrait malgré sa nature de condamné. Elle l’appréciait tel qu’il était. Avec ses trames et ses drames. Avec sa rage et ses naufrages. Elle était toujours lache derrière ces sentiments béants à regarder son repère se faire peu à peu absent. Mais son coeur était dur, était pur et n’en avait rien à faire des défauts de l’ordure. Caïn il blêmissait sous la violence de son égoïsme, il s’angoissait sous les rythmes de ses paroles destructrices. Ne cherchant que l’enfer dans ce calvaire sans frontières. Il rugissait auprès de celle qui l’avait toujours épaulé, car il avait besoin d’une vérité. Aussi cruelle soit elle. Mais Hazel n’était pas Ripley. Voilà la réalité. Il ne l’avait jamais enguelé la poupée, il n’avait jamais essayé de la brusquer. Car elle n’était pas elle. Et qui était il pour lui affliger tout ce qu’il avait déjà fait à cette poupée? La jolie elle se faisait folie. Elle se relevait doucement à son tour, ces mèches entremêlées se collant sur son visage démonté, et elle ravalait sa fierté dans l’écho de ces sanglots angoissés.

J'en sais rien, t'aurais préféré plus tôt ?

Et l’ironie. La naïveté qui faisait tout son charme et tout son drame. Caïn il la dévisageait, il la scrutait de son ambre délabré, son visage toujours aussi renfermé par ses traits de dureté.

J’ai...

La poupée elle ne tenait plus un discours concret. Elle était déchirée par toute la violence de ces sentiments,ne pouvant faire autrement que de se stopper soudainement. Et le brun ravalait à son tour sa salive, incapable face à cette scène intolérable. Car son infirmière se faisait blême. Et encore il salissait la pureté de toute son atrocité. Encore il brisait ceux qu’il chérissait. Malédiction de cette condamnation. Et l’enfoiré il se faisait plus aussi haineux, il fermait ses paupières pour faire taire ses travers. Serrant ses poings, se mordant la lèvre. La culpabilité s’enflammant sur ses regrets. Quand est ce que tu feras enfin les choses biens, sale vaurien? Quand comprendras tu que tu les tues? Tous ces visages familiers, tous ces sourires ouvriers. Quand saisiras tu que plus tu t’éviscères, plus tu les lacères ? Caïn il cherchait encore des solutions face à cette adéquation. Il cherchait le pardon au milieu des affronts.

J-j'voulais te dire que j'étais là... J'pensais pas à elle. C-c'est.. j'ai cru. Enfin, je sais pas.

Puis cette voix qui se déchirait, qui tremblait sous tous les tourments des ressentiments. Ca le dévore, ça le mord. Ca lui afflige encore plus ses torts. Elle  souffrait la beauté à cause de ses faits, il était encore le coupable parfait. Mais ce coup ci il prenait le blame sans se faire infâme. Sa fierté se taisant sous la vérité. C’est toi qui a fait ça à ta propre poupée, Caïn. C’est toi et toujours toi. Il se taisait le déchet, il tente de nettoyer ses plaies. Mais Haz elle s’emmêle elle s’empêtre dans sa misère.

Je veux que t'oublies. C'est vraiment pas grave, c'est une connerie.

Et il se rompait l’inconscient, il bougeait soudainement. Son corps encore endolori se rompant près de celle ci. Sous la contradiction de ses émotions, il ne se fait plus confrontation seulement libération. Et ses doigts qui se déposaient sur la rougeur de ces joues échauffées, qui glissaient sur sa peau veloutée alors que son ambre se déposait dans l’océan précipité. Il devenait douceur la laideur. Il devenait tendresse après détresse. Ne cherchant plus sa peine, éteignant sa haine. Et le doute qui germait sur ses traits, ce trouble qu’il ne pouvait cacher.

Ce n’est pas une connerie…

Il l’attrapait la frêle dans ses bras abîmés, il l’étreignait lentement cherchant à s’excuser au travers de ses faits.

Je suis désolé.

Et ses quelques mots. Aveux qui le brisaient un peu plus. Il se sentait sale le crevard, il se sentait connard. Et il se retirait de son cou, effaçant les quelques larmes qui s’écoulaient des joues de sa poupée. Se sentant complètement paumé face à l’entendu de ses battements.
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MessageSujet: Re: Until we go down (Hazel)   Sam 5 Nov - 0:39
Elle n'avait pas le cœur à balancer ses pieds. Ses mains crispées serrent le drap. Le front fiévreux et les yeux mouillés. Hazel aurait tellement souhaité rembobiner le présent, faire un bon dans le passé. Au lieu de ça, elle fixe ses rotules pliées. Quelque chose va changer à cause d'elle. Pourtant c'est pas ce qu'elle souhaitait. Mais il avait dit ces mots et fait ce petit geste. Rien d'héroïque, tout de modeste. Pour la première fois depuis une éternité, quelqu'un lui a donné la sensation d'exister. Avec la disparition d'Eurydice, c'est toute elle qui avait disparu. Avec sa fugue depuis San Francisco, c'est tous les gens qui l'avaient chérie qu'elle fuyait. Aujourd'hui, maintenant, elle n'avait que Caïn. Et si cette amitié avait tout de l'amitié parfaite, elle doit avouer l'attention qu'elle lui portait, l'effet qu'il lui faisait. La chaleur envahissante et les taquineries innocentes. Savant mélange pour le petit corps d'ange. Sa tête menace d'exploser entre ses conneries à elle, ses conneries à lui et le futur indécis. Elle avait fermé les yeux et la blonde avait demandé : Est ce qu'il peut oublier ? Parce que c'est vraiment une bêtise. C'est rien, juste un caprice ou une sottise. Pas grand chose de blessant, pas grand chose d'alarmant. Il venait de rompre avec la femme qu'il aimait, elle était sa pote. Hazel vient de se faire friendzoner. Ca arrive, c'est la vie, il faut qu'on lui explique. Elle va survivre, elle a connu pire. Chicago s'enflamme peut-être quelque part alors qu'ils sont tous les deux là, dans cette pièce comme deux sales gosses égoïstes. Ils s'en demandent trop. Haz doit se faire à l'idée. Elle pensait qu'elle lui plaisait pourtant. Elle pensait qu'il était intéressé. En vain, fausse piste. Il l'avait stoppée en lui rappelant qu'une autre avait la place espérée. Jalousie animale et tristesse nomade. La blonde hausse les épaules, son index glisse sous ses narines. Elle renifle tout en retenant ses larmes. Son écho se veut rassurant, ses mots se veulent prudents mais ses yeux piquants la trahissent. Elle se frotte avec la paume d'une main.
Elle sent qu'il s'approche d'elle. Ca la fait souffrir plus qu'autre chose. Tout de suite, elle n'a pas envie de le voir. C'est comme faire un mini deuil, une crise d'ado. Faut la laisser tranquille. Il murmure, c'est pas une connerie. Qu'est ce qu'il en sait lui ? Il réussit tout, sa douleur comme son chaos. Et Haz, elle foire tout, même ses morts et son malheur. Elle sait mieux que personne, c'est bien une connerie. Désolé Caïn, mais t'as tort cette fois. Il la serre dans ses bras et la poupée a envie de hurler. Est ce qu'il en fait exprès ? Enfouissant son cou dans le sien, qu'est ce qu'il cherche ? Un réconfort, un pardon, une excuse, une souffrance ? Hazel reste stoïque. Elle ne peut réagir sous l'assaut. La répugnance s'accroît. Et pourquoi il la prend dans ses bras s'il vient de rompre avec la femme qu'il aime ? A quoi il pense maintenant ? Qu'est ce qu'elle est pour lui ? Elle sanglote un peu. Elle est aussi piégée qu'un lapin dans une cage. Elle aime cette sensation bien qu'elle la tiraille entre le supplice et le sacrifice.
Elle va vomir, il n'est pas obligé de faire autant preuve d'hypocrisie. Ca l'attriste plus que ça ne l'apaise. Il se recule et essuie ses larmes. Ca la brûle. C'est sincère ou bien joué ? A quoi ça sertde l'amadouer ?

Elle passe son bras sur son nez.

Ca va aller hein.

La réalité est toute autre. Elle sait très bien qu'il ne la regardera plus comme avant, ils ne joueront pas comme avant, ils ne riront plus comme avant. Ils sont brisés jusqu'à la fin. Et Haz, elle a peur. Peur de perdre Caïn, peur de goûter à nouveau à la solitude, peur de finir de nouveau dans la rue comme un chien errant.


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