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S'inscrire au DARWIN'S GAME, c'est montrer de quoi nous sommes capables et prouver que nous sommes l'avenir. Une seule regle : survivre. A partir de maintenant, c'est chacun pour soi. Nous devons oublier qui sont nos freres, nos femmes, nos amis, parce qu'aujourd'hui ils sont nos ennemis. Tuer ou etre tue est notre seule motivation. Le jeu debute.



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 moondust and lost astronaut. (colin)
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MessageSujet: moondust and lost astronaut. (colin)   Sam 23 Avr - 17:25


moondust ans lost astronaut


Regards profanes, regards blasphèmes. Elle sent les revolver démons du genre humain aux attributs masculins braqués sur sa chute de reins. Les veines alcoolisées qui font disjoncter le reste de leur cerveau censé. neurones perdus, jamais revus.
Et Gally qui danse, qui se déhanche, poupée astrale, elle fait voler cette robe, robe ternie, robe de friperies, nippes qui ne lui servent plus qu'à retrouver le chemin de chez elle. Gally s'envole, étoile au sol, elle sourit, aux anges, fait ricocher ses phalanges sur le bar, se fichant bien du nombre de dollars qu'elle y dépense.
Vapeurs d'alcool poupée gitane, elle en redemande pour un instant de plus à danser, danser et tournoyer sous les feux miroitants, luminaires fluorescents, boite de conserve où résonne, tambourine ce son électro sorti d'un univers extraterrestre.
Elle connaît pas trop les manières civiles, elle sait pas qu'on ne monopolise pas le centre d'une piste. Elle ne sait pas qu'on entraîne pas les autres dans une ronde mécanique.
Il lui reste encore à apprendre et beaucoup à comprendre.

Poupée gitane qui rit, qui s'assoupit, bercée par les rêves impies qui survolent les esprits.
Au réveil belle endormie, elle ne trouve plus rien à ses doigts. Bagues envolées, dilapidées. les sanglots de la môme restent en travers de sa gorge.
Gally se lève, poupée marrée, elle tangue comme une épave, elle a du mal à retrouver le chemin de la sortie. Ça tambourine encore, mais minuit bien passé cendrillon, elle va se faire gronder quand elle rentrera dans son cocon.
Portefeuille dérobé, plus un rond, plus un billet. Et les taxis elle sait même pas ce que c'est.
Elle est perdue la blondinette.
La roulotte n'est plus au pied du feu de camp.
Elle se perd un peu, en s'esquivant, plongeant dans le labyrinthe des rues sombres de chicago.

Elle n'a même pas fait quelques pas que ça recommence. on la balance, poupée canon. On veut ses anneaux accrochés aux bras, on veut ses diamants, précieux carats. On la fait encore danser, elle en a la nausée. Elle se débat, la môme qui vient de naître, elle veut pas. Elle cherche ses jolies couteaux de lancer.
Elle les a pas.
Foutue réalité. Elle hurle à la lune l'enfant sauvage.
Les poumons brûlants, Le coeur battant.
Gally c'est qu'une gamine, une ado de vingt ans, qui croit encore aux divinités aimantes et protectrices.
Qu'elle meure une fois, elle n'en a cure.
Il lui reste encore bien dix petits coeurs au compteur.


© TITANIA

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MessageSujet: Re: moondust and lost astronaut. (colin)   Jeu 5 Mai - 12:22
Moondust and lost astronaut

La tête en arrière contre la vitre du wagon, tu laisses les secousses te bercer alors qu'à l'autre bout tu pouvais entendre un adolescent déverser son âme dans chaque oreille qui daignait se tendre vers lui. Tu avais remarquer que depuis ton retour le silence t'effrayait, ce si cher ami s'était métamorphosé en une créature qui accompagnait dorénavant tes cauchemars. Tu soupiras et essayas de te relaxer. Tu étais en sécurité ici, à Chicago, ou peut-être que c'était ce que tu t'efforçais de croire tandis que dehors des meurtres avaient lieu tous les jours et qu'un couvre-feu avait été établi pour « protéger la population ». Gigotant sur la banquette, tu rouvris les yeux et respiras lourdement en massant tes tempes. Se bercer d'illusions était inutile Colin, tu avais simplement quitté une guerre pour être plongé dans une autre, et si celle-ci n'était pas violente et meurtrière, elle n'en restait pas moins douloureuse et surtout plus perverse car l'ennemi n'avait pas toujours le même visage en ville. Le gouvernement jonglait entre les problèmes naturels du pays, de Chicago, et ceux causés par le Darwin's Game, ne sachant plus très bien qui était la poule et l’œuf dans cette histoire.


If this is to end in fire
Then we should all burn together
Watch the flames climb high into the night



Tu ricanas légèrement alors que tu tentais à nouveau de dormir dans le métro. On pouvait dire que le chanteur avait un don particulier pour choisir une chanson appropriée et qui semblait déranger certains usagers si les murmures et les frottements des vêtements que tu entendais étaient un bon indice. Tant pis pour eux et tant mieux pour toi, tu aurais la paix le temps que durerait ton trajet jusqu'à l'arrêt California. Tu installas de manière sûre tes béquilles et laissas ton esprit dériver.

[…]

« Terminus. Les passagers restants sont priés de sortir des wagons et de rentrer chez eux le plus rapidement possible. Le couvre-feu débutera dans dix minutes. »

Ouvrant brusquement les yeux, tu jetas un regard autour de toi. Tu grognas et t'aidas de la barre pour te redresser. Tu sortis aussi rapidement que ton handicap te le permis et clopinas jusqu'aux marches qui menaient vers la sortie. Tes yeux balayèrent la zone te permettant de confirmer que tu étais bien seul et que personne ne verrait ton humiliante ascension qui allait s'avérer longue et pénible. Chaque marche était plus difficile que la précédente et tu sentais la sueur perler sur ton front et dévaler ta mâchoire. Arrivé en haut, tu dus prendre quelques secondes pour permettre à ta jambe de se reposer. Entre tes paupières mi-closes, tu voyais les habitants se dépêcher de rentrer chez eux et éviter d’interagir avec  les autres, préférant rester également à la lumière des réverbères plutôt que de se risquer dans les zones sombres où le danger paraissait omniprésent.
Malgré le calme qui semblait planer, ton corps était prisonnier d'une tension que tu ne parvenais pas à ignorer. Tu ignorais s'il s'agissait d'une conséquence de l'effort effectué plus tôt, ou si tu avais affaire à ton sixième sens – celui qui t'indiquait généralement quand les emmerdes s'apprêtaient à pointer le bout de leur nez.

Tu jetas un regard sur les rues et remarqua que tu ne reconnaissais pas l'endroit. Tu fronças les sourcils et vis que le nom de la station ne correspondait pas à celui que tu avais retenu et que t'avait donné Astrid. Grimaçant, tu sortis ton téléphone portable et envoyas un message à ta récente colocataire afin de lui faire état de ta situation et de lui demander comment tu pouvais faire pour rentrer chez vous. Une fois le sms partit, tu n'attendis pas sa réponse pour commencer à avancer. Peut-être que la guerre te manquait, ou tout simplement l'adrénaline, quoiqu'il en soit cela t'avait poussé à explorer le quartier, quitte à te perdre ou bien à faire une mauvaise rencontre. Inutile de faire semblant, il y avait quelque chose de grisant à errer la nuit dans une ville soit-disant en feu. Les bruits des voitures et les rares murmures des passants étaient des éléments encombrants que tu effaças bien vite de ton esprit, tandis que tu progressais, faisant taper tes béquilles sur le bitume dans un rythme travaillé et soutenu. Oublié la douleur, tu ne pensais plus qu'à cette douce brise sur ton visage et à ce que l'avenir te réservait.
Si tu avais affronté le monde aujourd'hui c'était parce que tu avais pleinement conscience que tu ne pouvais pas rester cloîtré et te contenter de vivre du fond militaire alors que tu n'étais pour le moment plus en service. Tu devais trouver un travail, même si ton handicap temporaire posait clairement souci.

Le temps défila rapidement, si bien que tu te retrouvas bientôt être le seul individu encore dehors, le seul idiot. La lumière s'est évanouie et seule la lune et les étoiles te permettaient de ne pas te perdre dans l'obscurité. Ta poche vibra. Tu espéras qu'il s'agissait de ta colocataire. Tu n'eus pas le temps de le vérifier car soudain un cri déchira la nuit. Immédiatement Colin fit place au Lieutenant Colonel Roberts et tu te précipitas vers l'endroit d'où était venu selon toi le hurlement.
Le spectacle devant tes yeux t'afflige plus qu'il ne te surprend, tu as vu beaucoup trop de choses pour paraître un instant horrifié de la cruauté et de la bêtise humaine. Une jeune femme agressée, un corps méprisé au profit d'objets dont la valeur ne devait pourtant pas bien valoir plus que le respect et la vie d'une personne, mais ces deux jeunes cons avaient tout l'air d'ignorer ce fait. Il allait te falloir le leur rappeler.

Tu n'eus aucune hésitation lorsque tu écrasas ton « arme » sur le dos du premier d'entre eux. Tu as peut-être le temps de te dire que de simples menaces auraient suffi et que les deux clowns seraient partis la queue entre les jambes, mais il était déjà trop tard pour regretter ton action alors tu poursuivis. Sans attendre, que l'autre établisse une défense tu cognes son visage bien trop jeune de ton poing et te permets un bref sourire satisfait en l'entendant jurer. Ils te regardèrent tous les deux un peu stupéfaits et très énervés, tu te contentas de consolider ta position devant la demoiselle, tes béquilles sous la main et l'assurance que malgré ta condition physique, tu serais capable de les maîtriser.

Tu te permis quelques seconde d'inattention afin d'adresser quelques mots à l'être céleste.

« Dès que vous en avez l'opportunité, fuyez. »

Mieux valait ne pas prendre de risque au cas où...  



Dernière édition par Colin Roberts le Jeu 16 Juin - 10:17, édité 1 fois

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MessageSujet: Re: moondust and lost astronaut. (colin)   Sam 4 Juin - 14:51


moondust ans lost astronaut


On peut la croire inconsciente cette enfant des cieux, cette môme aux yeux écarquillés qui ne saisit pas bien la tournure de la situation. L’inconscience d'avoir laisser traîner ses courbes, l’impertinence d'avoir goûté la liqueur alcoolisée sans se douter du monde onirique dans lequel elle s’apprêtait à entrer.
Il est farouche l'oiseau de nuit Gally, on ne l'approche pas si facilement. Et pourtant les vautours sont là, à lui tourner autour, proie facile, enfant docile. Elle s'époumone, elle crie alors que déjà leurs mains lui brûlent les reins. On lui ravie chacune de ses pièces dorées, on l'encercle pour mieux la faire tomber.
Elle se sent faible, la vile ESHU. Où sont passés les pixels de la virtualité qui l'autorisent à griffer, à mordre, à cogner, à égratigner, à trancher ?
Elle ne peut rien faire la tendre vipère.

Un coup soudain fait trembler ses os. Un craquement sourd, lourd. Elle pense que c'est son crâne que l'on vient d'éventrer en deux, elle croit que c'est sa peau porcelaine qui se fissure, que l'on blessure.
Mais non. Les mains divaguent et s'échappent, elles relâchent la poupée fragilisée, dévalisée. Elles s'eclipsent, cherchant d'où vient se coup violent alors que l'un des voleurs gît à terre, hurlant en cherchant vainement dans son dos, la cause de son mal incendiaire.
Doucement poupée Gally, elle s'éveille de ce mauvais rêve, ce cauchemar incisif qui lui laisse la peau à vif. Douloureux souvenir d'un présence masculine trop proche.
Elle entrevoit un drôle de silhouette, un soldat de plomb, un jouet rapiécé. Il a de l'allure pourtant, il a une présence. Elle jurerait qu'il vient de son monde à elle, ce monde virtuel qu'elle ne saisi pas encore. Elle donnerait sa main à couper qu'on l'a envoyé ici pour la sauver.
Pauvre illuminée.
Son esprit frétille encore sous ses veines qui charrient l'alcool. « Dès que vous en avez l'opportunité, fuyez. » Les ordres sont clairs, fendent l'air. Elle n'ose moufter la môme déguenillée. Elle observe cette apparition divine un instant, de ces grands yeux océans trop fardés, trop maquillés. Elle déguerpi dans une ruelle, se cachant derrière un mur.
A la manière du DARWIN'S GAME.
Derrière la masse de briques noire, elle est en sécurité, le temps que ses ennemis soit liquidés. Secrètement elle rêve que ce drôle d'homme à la béquille menaçante soit de son camp. Elle se croit encore dans ce monde dévorant, l'addiction lui vrillant le cerveau.

Elle attend que la tempête passe, que le calme revienne. Elle se laisse couler le long du mur, fermant les yeux en priant ses dieux.
Elle voudrait se réveiller dans le cocon de son lit, se déconnecter de cette virtualité trop réelle. Elle a besoin de faire un break, de se laisser absorber par autre chose.
Elle attend que le calme revienne. Qu'il ne soit troublé que par le claudiquement des béquilles sur le pavé. Elle ferme ses yeux, laissant l'océan envahir ses prunelles. Le noir béant de sa propre conscience.
Elle n'ouvre plus les yeux.
Elle attend et elle prie.
Simplement.

© TITANIA


Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: moondust and lost astronaut. (colin)   Dim 19 Juin - 17:21
Moondust and lost astronaut

Tu fus soulagé de voir que la jeune fille t'écoutait et qu'à peine ta phrase terminée, elle détala dans une rue adjacente. Tu n'eus pas le temps d'en voir plus Colin car déjà les agresseurs avaient repris leurs esprits et semblaient prêts à en découdre avec toi. Ils étaient jeunes et cons, ils étaient des enfants qui jouaient aux méchants. Malgré l'obscurité, tu n'avais aucun mal à distinguer les traits tirés de leur visage et la lueur de panique dans leurs yeux, dissimulée derrière un masque d'agressivité qui s'effritait déjà pour l'un d'entre eux lorsque tu brandis devant toi l'une de tes béquilles.

« Très courageux de s'en prendre à une jeune fille en pleine nuit. »

Ton ton était moqueur et montrait clairement ton intention de faire payer à ces deux idiots leurs actions. Dans la main du second placé en arrière, se trouvait leur butin : quelques babioles brillantes, de quoi seulement se payer un McDo voire qui sait une paire de lunettes Dior de seconde main – quintessence de la la richesse du pauvre. En toute honnêteté, tu préférais ne pas avoir à te battre et risquer alors d'affecter ton processus de guérison déjà bien mis à mal par ta recherche d'emploi et tes sessions cabrioles avec Astrid.
Quoiqu'il en soit, récupérer ses objets n'était pas ta priorité, tout ce que tu désirais c'était mettre en déroute ces jeunes hommes et leur faire passer l'envie de recommencer ce genre d'entreprise.

Le plus téméraire se jeta sur toi, lançant ses poings vers ton visage tandis qu'il tenta dans le même temps de te plaquer au sol. C'était plutôt bien vu de sa part car ton équilibre n'était pas au top étant donné ton état. Ta béquille fut projetée au sol, tu préparas ton corps à réceptionner l'individu alors que de ta main maintenant libre tu attrapas son poignet pour le tordre sans ménagement. Vous lutâtes plusieurs secondes sans qu'il ne parvienne à te faire tomber mais sans que tu ne réussisses aussi à ce qu'il cède sous tes coups. Tes « armes » traînaient maintenant par terre, le silence se faisait autour de vous et les insultes fusaient dans la bouche du plus hargneux.
Tu ne lui permis pas de finir son insulte et ton poing rencontra son nez qui se brisa. Du sang coulait sur tes phalanges pendant que le jeune homme criait et tentait de contenir le flot d'hémoglobine ou alors de replacer son nez.... Tu ne savais pas vraiment. Ton regard se posa sur son complice qui paraissait avoir un semblant de loyauté pour son camarade puisqu'il n'avait pas fui la scène et avait même sorti un coutelas qu'il agitait furieusement devant lui.

« Si tu es prêt à utiliser cette arme, je ne vais certainement pas me retenir contre toi, gamin. »

Tu fis rouler tes muscles et  t'efforças de paraître menaçant. Cela parut fonctionner car après une lutte de regards digne des plus grands westerns, il se carapata le plus loin possible, laissant derrière lui une partie de son trésor. L'autre avait profité de ce moment pour t'attaquer par surprise. Sans que tu ne puisses rien faire, tu rencontras le mur et grognas sous la douleur. Tu avais pour toi de savoir gérer ce genre de choses, aussi tu n'attendis pas que la souffrance s'efface pour l'affronter et basculas ta tête contre la sienne. Le choc fut rude, et tu entendis les os de son nez se casser de manière irrémédiable. L'agresseur hurla de douleur et s'effondra au sol.
Une main sur ton front, tu observas quelques instants l'homme s'agiter avant qu'il ne s'immobilise. Peut-être était-il évanoui, en train de mourir ou de jouer la comédie, en tout cas tu ne t'attardas pas pour le vérifier. Ramassant tes béquilles, tu t'éloignas de la ruelle en prenant garde à ne pas être vu et à rester dans l'ombre de la nuit. Du regard, tu cherchas la demoiselle dont tu tenais les précieux bijoux et te repéras au bruit saccadé de sa respiration.

Abandonnant la discrétion, tu t'approches et l'appelles :

« Mademoiselle ? Vous pouvez sortir, ils ne vous embêteront plus. »  


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MessageSujet: Re: moondust and lost astronaut. (colin)   Mar 12 Juil - 15:47


moondust ans lost astronaut


Les mains jointes dans la prière muette d'un esprit capable de la sortie de ce chaos, elle à l'air d'un ange que la nuit dévore la jolie Gally. Ses yeux clos et ses lèvres qui murmure de pauvres psaumes à l'égard des morts, des protecteurs de l'univers, de ses gardiens si précieux. Elle entend la rudesse des coups que l'on s'inflige, là, tout près, dans son dos qu'elle appuie fébrilement contre le mur froid de briques sombres.
Prie Gally.
Prie pour ta survie.
Ses doigts joints, encerclés de bagues d'or et d'argent, de pacotille et de diamants, elle chuchote toujours quand elle n'entend plus rien. Elle tremble à son impuissance, elle imbrique ses ongles dans sa chaire face à sa maigre capacité.
Si enfin elle pouvait vivre et rester dans le monde d'à côté, se laisser porter dans la virtualité du DARWIN. Mais elle n'y est pas encore invité, elle n'est que l'hôte d'un monde qui veut bien la dévorer dix fois avant de la laisser se purifier.
C'est ce qu'elle croit l'étourdie naïve. La candide princesse bohémienne.

Ses yeux se rouvre dans le silence de la nuit. L'astre au dessus du quartier brille, regardant de son oeil tout puissant le méfait accompli. Elle n'entend plus rien que son propre souffle qui martèle les murs de la ruelle, échos distordues d'une peur qu'elle ne contient plus.
Et soudain cette claudication. Cet être doté de plusieurs jambes. Cette homme héroïque aux allures d'esprit brisé.
Il apparaît non loin d'elle, un peu plus fatigué, un peu plus éraflé, mais d'autant plus robuste aux yeux de l'enfant, car il revient. Il l'a sauvé et ses mots ne sont qu'apaisement. « Mademoiselle ? Vous pouvez sortir, ils ne vous embêteront plus. » Timidement, elle relâche ses propres doigts engourdies dans leur prière, ne laissant dans sa chair que les demi lune de ses ongles qui ont meurtri sa peau dans l'attente inquiète de sa délivrance.
Elle s'avance vers ce nouveau héros, à la fois si méfiante et si confiante.
« Merci. » ose-t-elle chuchoter alors que ses grands yeux dévisagent l'homme qui se tient devant elle, bancal sur ces deux jambes métalliques. Ils se posent peu à peu sur les bijoux qu'il tient fermement dans sa main, alors qu'elle tend sa paume ouverte comme un caprice pour être sûr de la bonne foi de ce type.
Et puis elle ose poser la question qui lui brûle les lèvres, alors que ses yeux disent tout le contraire, ne voulant pas voir la scène de crime qui se joue peut-être derrière le grand rideau de briques. « Vous les avez... tués ? »  


© TITANIA

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MessageSujet: Re: moondust and lost astronaut. (colin)   Jeu 28 Juil - 9:26
Moondust and lost astronaut

Lorsque tu t'approchas d'une ruelle, ce sont des murmures précipités, quasiment inaudibles, qui t'indiquèrent la cachette de la demoiselle. Tu lui étais reconnaissant de ne pas s'être éloignée davantage, cela t'évitait d'avoir à traîner ton corps à l'autre bout de la rue. Tu allais pouvoir ainsi économiser tes forces, les conserver pour le trajet du retour et pour le cas où le fuyard reviendrait seul ou accompagné. Chaque mouvement était douloureux et ton emprise sur tes béquilles fragile car tes mains étaient couvertes de sang. Le tien mais également celui du jeune homme que tu avais mis à terre ; si tu avais pris soin de décorer son visage, tu avais par ailleurs à ton tour une trace de votre rencontre. Tes phalanges ne ressemblaient plus à rien et seraient la première chose que tu soignerais une fois rentré chez toi. Normalement, tu t'étais débrouillé pour que ta jambe ne subisse aucun dégâts mais il y avait fort à parier que ta prochaine visite à l'hôpital te prouverait le contraire.
Tâchant de ne pas attirer encore plus l'attention sur votre présence dans les rues de Chicago à une heure indécente maintenant que le couvre feu était en place, tu avanças avec précaution vers la jeune fille. Tu l'observas un instant, accroupie, recroquevillée comme un animal blessé et priant. Quoi ? Tu l'ignorais. Peut-être d'échapper à tout cela ? Que tout ceci soit un mauvais rêve ? Un léger sourire orna tes lèvres. Tu ne croyais pas en l'action d'un Dieu qui permettait à tant de ses fidèles ou créatures de souffrir et d'agir comme des monstres, en fermant les yeux. Le salut de l'homme ne viendrait pas d'en haut mais de lui-même et qu'il s'agisse de réussites ou d'échecs il n'aurait que lui à blâmer, personne d'autre. Mais ce n'était pas le moment d'entamer une discussion à ce sujet et encore moins avec une inconnue qui n'avait eu probablement que sa foi pour se protéger.

Elle paraissait si frêle dans la lumière lunaire, tu aurais presque cru avoir affaire à un être fantomatique si de sa bouche ne sortait pas des mots bien humains. Ce ne fut que lorsque la demoiselle te dévisagea que tu te soucias de l'état de ta figure, probablement recouverte de sang. Il était trop tard pour ne pas marquer la mémoire de la rescapée, mais tu aurais à te nettoyer dès lors que tu chercherais à retourner dans ta demeure. « Il n'y a pas de quoi. » Tu souris pour tenter de dissiper ses craintes mais elle sembla plutôt attendre de toi que tu lui rendes ses affaires. Tu déposas le sac contenant le précieux trésor. « Ce doit-être à vous, mais je suis navré, il manquera certainement quelques bijoux. » Pause. « J'espère que leur valeur sentimental n'était pas trop importance. » Sa question te prit néanmoins au dépourvu. Était-ce le genre de choses que les habitantes de la ville demandaient maintenant ? L'interrogation aurait pu être légitime si vous vous étiez trouvés dans un pays en conflit, que des bons et des méchants eussent été établis et que tu avais possédé une arme. Or aucune de ces trois conditions ne fonctionnaient dans votre situation... si l'on exceptait le fait que les deux jeunes avaient des mauvaises intentions et toi non Colin et que la violence était devenue omniprésente à Chicago depuis quelques temps.... D'accord, ce que demandait la victime n'était donc pas stupide ; n'empêche que cela sonnait étrangement à tes oreilles et que tu ne pouvais écarter ton doute naissant.

« C'est ce que vous auriez souhaité ? » Dur. Trop franc. Tes réflexes de l'armée ne se perdaient pas aussi facilement que tu le voulais et tu regrettais déjà tes propos. Trop tard cependant, elle t'avait entendu et quoiqu'on en dise la réponse t'intéressait. Ce n'était pourtant pas le moment de la traiter comme un suspect, ou comme la détentrice d'un secret. Vous étiez après tout, tous les deux dans la mouise car peu présentables et surtout hors du confort de vos foyers. « Désolé, non. L'un s'est enfuit en abandonnant une partie de son butin et l'autre est à terre, inconscient et endommagé. » Peut-être mort ou bientôt mais ça tu n'allais pas le lui dire. « Nous pouvons toujours prévenir les secours mais... cela reviendrait à admettre que nous ne sommes pas chez nous... » Tu lui laissais le choix après tout c'était à elle qu'il était arrivé malheur.


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MessageSujet: Re: moondust and lost astronaut. (colin)   Dim 11 Sep - 20:26


moondust ans lost astronaut


Si elle n'avait que ses yeux pour pleurer son sentiment d'impuissance, elle n'avait désormais plus que ses mains pour trembler face à ce monde qui ne cessait de sombrer un peu plus dans un état de violence retardée, une bombe précisément minutée qui libérait dans l'égrènement de ses secondes ce que tout un chacun redoutait.
Et Gally que redoutait-elle ? Ange bercé d'illusions que l'on n'avait pas préparé à affronter le monde extérieur et ses obscures vérités. Gally ignorait tout et ne craignait rien. Une façon de voir le monde qui en éloignait les démons les plus sombres et les peines les plus sanglantes.
Ses yeux froids et clairs suivaient l'homme claudiquant, ne cessant de voir en lui ce que l'on nomme un sauveur et les prémices d'un meurtrier.
Mais rien ne retient la môme d'oser, oser poser les questions qui fâchent, les questions brutes qui brûlent la langue de leur possible véracité.
Avez vous tué ?
Avez vous tué comme on tue dans cet univers décomposé, dans ce monde où la survie prime sur l'existence des autres ?
Avez vous tué comme elle ose tuer, de sang froid, le sourire aux lèvres, la fierté d'une ESHU à la gloire certaine ?
Alors qu'il lui rend le butin dont les voleurs avaient fait leur festin, elle sent glisser entre ses doigts le velours du sachet, qui retient les perles dansantes au creux de ses doigts. Le ton n'a rien d'agressif, il apporte même à Gally une touche de paternalisme. « Ce doit-être à vous, mais je suis navré, il manquera certainement quelques bijoux.  J'espère que leur valeur sentimental n'était pas trop importance. »
Elle aurait simplement voulu demander, naïvement, sentimental ? Qu'est-ce que c'est ?
Mais ça aussi elle l'ignorait. Elle ignorait ce que représentait cet argent dépensé, ces bijoux tressés des doigts ancestraux des gitans de grandes caravanes qui la trimballaient de villes en villes.
Etait-ce être sentimental que de ressentir cette reconnaissance pour un inconnu, d'avoir le soulagement de le voir revenir vivant, vaillant ? Elle ne percevait rien d'autres que ces émotions fluctuantes, cette impression floutée de devoir quelque chose en retour.
« C'est ce que vous auriez souhaité ? » Et peut-être ne mesurait-elle pas ces mots, peut-être n'avait-elle plus tellement notion de ce qui était permis et interdit ? On se défend pour survivre, on se défend pour exister, n'avait-elle pas ce droit elle aussi ? Le droit de faire payer ceux qui tentait de l'entraver ?
Aurait-elle sérieusement envisagé de liquider ses agresseurs dans un autre contexte que celui qui lui vrillait le cerveau ? Le jeu n'était pas ici, mais pourtant il était palpable, faisant frémir sa peau de cette adrénaline empoisonnée. « Désolé, non. L'un s'est enfuit en abandonnant une partie de son butin et l'autre est à terre, inconscient et endommagé.  Nous pouvons toujours prévenir les secours mais... cela reviendrait à admettre que nous ne sommes pas chez nous... »
Il ne lui laissait pas tellement le choix. Et la simple idée de finir au comissariat pour avoir à s'expliquer ensuite avec Aspen ne réjouissait pas la gamine prise en faute. Définitivement non, il n'y avait rien à en tirer d'autre que des remerciements.
Alors merci voulait-elle dire. Merci encore.
Les lèvres toutefois closent elle observait encore, ce drôle de pantin bancal qui venait de mettre une raclée à ces deux voleurs. Elle le dévisageait comme un jouet à l'allure obscure dans une vitrine de fin d'année. Elle le détaillait des ses yeux d'enfants, de môme égarée qui n'a besoin que d'un parent.
« Vous habitez loin ? » demanda-t-elle sans s'attarder sur ce qu'il venait de lui annoncer. Penchant sa tête à la manière d'une marionnette elle faisait valser sa bourse aux bouts de ses doigts. « Parce que si vous habitez loin je me dois de vous ramener. Mais à l'inverse, si vous habitez prêt, vous devez me ramener. »
Il y avait dans Gally cette drôle de logique, un peu absurde, sortie de nulle part. Cette logique qu'elle seule comprenait, celle de tirer profit des situations, celle de rester fidèle à elle même et à son authenticité. Il y avait dans Gally cette naïveté qui la rendait si attachante, mais aussi cette pernicieuse envie de toujours, toujours gagner. Qui aurait pu dire si l'enfant sauvage ne fomentait pas déjà des plans sous l'aléa d'un jeu de dés.
© TITANIA

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MessageSujet: Re: moondust and lost astronaut. (colin)   Dim 6 Nov - 18:48
Moondust and lost astronaut

C'était incroyable comment des minutes pouvaient devenir des heures lorsque l'illégalité s'y mêlait. Ton corps fonctionnait encore avec l'adrénaline et diminuait ainsi la douleur qui allait parcourir sous peu tes muscles et particulièrement tes jambes. Tu n'avais pas hâte que le matin arrive et encore moins la discussion que tu aurais probablement avec Astrid.
Jetant un coup d’œil derrière toi pour t'assurer que vous n'étiez pas visibles d'éventuels curieux qui observeraient les rues, mais aussi des fameuses patrouilles de police que l'état de Chicago se vantait d'avoir mis en place, tu soupiras en ne trouvant que des voies désertes et silencieuses. Seules vos respirations haletantes se faisaient entendre et tu n'avais que cette étrange lueur dans les yeux de la demoiselle pour éclairer l'obscurité. Deux êtres abandonnés à la nuit, laissés sur le côté et prêts à être dévorés par les créatures qui rodaient. C'était sans côté sur ton instinct et sa chance.

Comme il y a quelques minutes, tu es à nouveau pris au dépourvu par sa question Colin et tu ne sais pas quoi lui répondre. Tu ne parvenais pas à saisir les chemins que prenait sa pensée et encore moins les réponses qu'elle attendait. Tu ne prétendais pas être un expert du genre féminin – preuve en était des difficultés que tu avais eues à capturer le cœur de l'amour de ta vie – mais tu savais généralement te débrouiller pour deviner plutôt clairement les intentions de tes interlocuteurs. Pas cette fois-ci.

« Plutôt oui, mais il est hors de question que je vous laisse m'escorter puis revenir seule jusque chez vous. » Ne se souvenait-elle pas des événements récents ? De l'horreur qui venait tout juste d'être évitée ? Pourquoi voulait-elle tenter le diable ? « C'est pourquoi, si vous n'y voyez pas d'inconvénient, je vais vous raccompagner si vous n'habitez pas loin et si ce n'est pas le cas... » Tu jetas un regard soupçonneux sur la ruelle où elle s'était réfugiée. « Nous pouvons dormir ici ou trouver un hôtel assez discret et généreux pour nous accueillir et se taire. A moins que vous n'ayez une autre solution ? » Tu en doutais mais tu n'étais pas assez stupide pour ne pas croire que la jeune fille était sans ressources. Parce que vous jouiez vos vies ici. Les petites frappes n'étaient pas le pire de Chicago et paraissaient finalement moins dangereuses que de tomber entre les griffes d'un des gangs ou de la police qui se ferait un plaisir de vous punir de ne pas avoir respecté le couvre-feu ; et de cela seulement, tant qu'ils ne te faisaient pas enlever tes vêtements...


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MessageSujet: Re: moondust and lost astronaut. (colin)   Mar 3 Jan - 16:56


moondust ans lost astronaut


Dépossédée d’artifices elle avait l’air d’une égarée Gally, d’un bout de môme qu’on croit perdu au coin d’une rue. Elle tanguait sur ses deux jambes, ayant l’air de danser le bal des détraqués. A ses phalanges pendait le drôle de sac qui contenait son maigre butin, ses drôles de bijoux que le pantin venait de récupérer pour elle. Maigre gamine, qui ne se défend pas contre la vie cruelle. Croisant ses jambes sous son jupon de dentelle, elle questionne le rescapé, le vainqueur, le mutilé. Elle ose ce que les pestes font sans se remettre en cause, usant, abusant de la politesse du sauveur naufragé. Argumentant maladroitement de sa logique infernale. « Plutôt oui, mais il est hors de question que je vous laisse m'escorter puis revenir seule jusque chez vous. » répond l’homme désarçonné. « C'est pourquoi, si vous n'y voyez pas d'inconvénient, je vais vous raccompagner si vous n'habitez pas loin et si ce n'est pas le cas... » La môme sourit sous le caractère propre du gentleman. Le monde n’est pas fait que d’indiscipliné. D’une oreille distraite, elle prête à attention à son discours, avant que ses derniers mots n’enivrent chez elle, le goût féroce de la liberté. « Nous pouvons dormir ici ou trouver un hôtel assez discret et généreux pour nous accueillir et se taire. A moins que vous n'ayez une autre solution ? » L’ivresse de pouvoir passer la nuit hors les murs de sa lourde cage de granit, elle n’en demandait pas moins, la comète évadée, la fauve dansante et ses effluves étrangères. Son menton fin se fait l’esclave de son excitation, marquant de façon répétée l’acquiescement réitéré. « J’habite trop loin pour rentrer. » ment-elle, l’effrontée. « Et puis j’m’en voudrais d’vous faire marcher. Après c’que vous avez fait. » Elle fait tinter sa bourse, la perdant dans une poche de sa veste, alors que d’un geste leste, elle esquisse un pas pour désigner la ruelle qui serpente vers un rayonnement de lampadaire. « Prenons l’hôtel le plus proche. » D’un sourire aveugle qu’elle adresse à son drôle de compagnon, elle détourne ses grands yeux fardés, imposant sous ses pieds le chemin qu’elle emprunte, se laissant guider par l’asphalte vers des néons que dévorent les phares de patrouilleurs. Elle reste discrète la gamine délurée, se faisant silencieuse, craignant l’autorité, craignant de se faire coffrer et de ne plus jamais savourer, le démon de ses évasions.
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