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S'inscrire au DARWIN'S GAME, c'est montrer de quoi nous sommes capables et prouver que nous sommes l'avenir. Une seule regle : survivre. A partir de maintenant, c'est chacun pour soi. Nous devons oublier qui sont nos freres, nos femmes, nos amis, parce qu'aujourd'hui ils sont nos ennemis. Tuer ou etre tue est notre seule motivation. Le jeu debute.



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 L'A-MORE.
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MessageSujet: L'A-MORE.    Lun 2 Mai - 18:44

Je ne peux pas en vouloir aux gens qui cherchent à me tuer. Je les comprends trop bien.

Boum bang. Le bruit du sang qui tape dans ma cervelle. Boum bang. L’odeur de l’hémoglobine qui envahit l’endroit. Boum bang. Le bruit sourd des vestiges d’une guerre pourrie par les balles et les cris.

Ironique que la fin d’un affrontement annonce le moment où chacun retourner s’armer bien plus lourdement.
Je marche à une allure normale, le regard balayant les lieux. 15h54 et elle n’est pas encore là. Certainement son rendez-vous a été annulé. Cela ne m’empêche pas de tiquer légèrement et de laisser s’évanouir mes pensées dans quelques agitations que je balaie d’un geste de la main. Au pire, elle peut crever. Il lui restera neuf vies, et peut-être même qu’elle réalisera combien elle a été conne. Pauvre gosse perdue dans un monde cruel qu’elle croit être le sien – pauvre inconsciente qui traine dans une team d’écervelés qui doivent lui répéter combien elle a bien fait de venir les rejoindre.
J’entends des bruits de pas dans mon dos. Ils sont reconnaissables entre mille. Je me retourne, mains en l’air, sourire aux lèvres. « … Salut Katja. » Ce n’est pas un rictus joyeux qui me déforme le visage. Ni même de la fierté. Ma face s’apparente plus à celle d’un meurtrier qu’à celle d’un mari heureux de retrouver sa demoiselle. Je tourne mes yeux vers ma montre - figée -, fais mine de regarder l’heure - inexistante -. « T’es en retard de dix minutes. Je suppose que tu as dû changer tes plans. » Un pas en avant, les mains toujours levées et le torse à nu. Je retrouve des sensations autrefois perdues dans notre lit ; son parfum, ses joues rosies par la vie et son souffle rythmé par son cœur.

Katja, dans notre chambre, n’était qu’un fantôme au souffle irrégulier, aux joues blanchies par l’ennui et au parfum écrasé par un quotidien détesté.

« Bon… J’ai dû traverser la forêt pour venir dans cet endroit ennuyant et tu ne me salues même pas ? Moi qui te pensais être une femme digne, je commence à regretter l’ancienne. » Un léger rire jaune coupe la fin de ma phrase ; pure provocation pour lui arracher quelques sentiments de sa poitrine. Un peu de haine. Pourquoi pas beaucoup de regrets. Car c’est ce que j’attends : des excuses.

Je veux la voir ramper ventre à terre.
Geindre la gueule ouverte.
Pleurer le cul enfoncé,
Dans ces terres qu’elle n’aurait jamais dû fouler.


Dernière édition par Alvaro Conti le Jeu 5 Mai - 14:38, édité 1 fois

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MessageSujet: Re: L'A-MORE.    Mar 3 Mai - 15:46
L'A-MORE
je t'ai cherché partout, même ailleurs. je t'ai trouvé, où que tu sois, je m'endors dans tes regards. même sans toi, je ne serai plus jamais seule, puisque tu existes quelque part.

Un sentiment de terreur s'empare de mon cœur quand je reconnais la silhouette silencieuse qui se tient là, au milieu de mon territoire qu'elle est en train de souiller de sa présence, comme elle souille tout ce qu'elle touche et approche. Qu'ai-je fait pour qu'Alvaro daigne se déplacer jusqu'ici en personne ? Parce que je sais qu'il est là pour moi, au regard qu'il me lance quand il se tourne dans ma direction. Quand il annonce que je suis en retard, comme si je lui devais quoi que ce soit. Mon cœur s'emballe doucement. Il m'énerve Alvaro, mais je l'aime autant que je le hais en cet instant. Et je me hais aussi. De capituler comme une esclave, de devoir m'écraser devant ses ordres sans queue ni tête, ses exigences d'enfant fragile et jaloux qui veut garder ses jouets près de lui parce qu'il est incapable de montrer quelconque forme d'affection. C'est pour ça que je l'aime, aussi, sans doute. Et que je garde mon calme, quand j'ai envie d'exploser. - qu'est-ce que tu fais là, alvaro ? c'est dangereux de traîner par ici. Pour souligner mes propos, et le menacer un peu aussi sans doute, je caresse du bout des doigts la crosse du pistolet que je tiens entre mes doigts, bien à sa vue. Je joue un jeu dangereux en le provoquant de la sorte. J'ignore encore ce que je risque, puisqu'il y a bien longtemps que j'ai cessé de me dresser contre Alvaro Conti. La peur, l'amour, le désir de bien faire. Le souvenir de cette enfant violée ayant perdu toute dignité face à un monstre trop dangereux pour elle, qui se pensait invincible. Je m'approche de lui d'un pas gracieux et séducteur, le même que j'arbore habituellement à Chicago, et prends sa main pour l'attirer dans un coin plus tranquille, loin des regards curieux, des oreilles indiscrètes, loin de mes alliés qui sont devenus, depuis la trahison ESHU, ses ennemis. Parce qu'il m'énerve mais que je l'aime, et que l'idée de le voir tomber sous mes yeux m'est insupportable. Je préfère mille fois mourir plutôt que l'on touche à l'un de ses cheveux. Et Dieu sait que les CAHO sont capables de lui faire du mal. Je sors de l'Eglise d'un pas rapide, Alvaro sur mes talons, et ne m'arrête que lorsque nous avons pénétré l'orée de la forêt environnante, cachés par les arbres qui nous serviront de cocon. Seulement alors je me permets de perdre un peu de ce calme conservé pour ne pas attirer l'attention de mon équipe. Il me remerciera plus tard d'avoir essayé de conserver l'une de ses vies. Mais nous restons sur le territoire CAHO, et il a tout intérêt à ne pas s'attarder, car je ne le défendrai pas contre les miens. Mes minuscules mains tapent sur ce torse large et musclé que j'ai tant de fois exploré de mes doigts et de mes lèvres, avec colère et anxiété. - t'es malade ou quoi ? tu veux te faire descendre ? Sans lui laisser le temps de répondre, j'enchaîne, sourcils froncés et yeux éclairs : - et puis quoi, tu m'espionnes ? ne me dis pas que tu me fais suivre comme tu me fais déjà suivre à chicago, alvaro. dis-moi que c'est une blague. Je n'hausse jamais le ton avec lui. Jamais. Pourtant, cette fois, je n'arrive pas à me maîtriser. Il me rend folle. Complètement folle. Je le hais, je le déteste, mais cette infernale gueule de mauvais garçon m'excite. L'idée que ça lui déplaise, qu'il s'énerve, me blesse emplit mon ventre d'une chaleur dévorante. On a bâti notre relation sur sa violence, je suis tombée amoureuse de son corps inquisiteur, de son cœur exigeant et de ses mots crus.  - tu ferais mieux de repartir d'où tu viens, avec ta team de sales traîtres. A ces mots, je m'éloigne d'un pas. Les ESHU me dégoûtent. Leur faiblesse m’écœure. Plus que celle des ATOM sans doute. Les GAIA ont des couilles, il faut le reconnaître. Mais les ESHU, eux … Ils sont juste bons à signer un traité de paix pour rafler quelques côtes de porc et deux ou trois truites. Savoir qu'Alvaro fait partie de cette team me déplaît énormément. Il serait tellement mieux ici, à mes côtés. On aurait fini par régner sur ce nouveau monde, ensemble, comme on le fait, là, dehors. On aurait pris la tête de cette équipe, fait des enfants des Rois, assouvi les autres équipes comme les chiens galeux qu'ils sont. Au lieu de quoi je suis vouée à cracher sur mon époux et attendre les représailles. Parce qu'il va y en avoir, je suis fichue.

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MessageSujet: Re: L'A-MORE.    Mar 3 Mai - 20:31

Écoute pov´ conne, j'suis pas quelqu'un d'bien,
J'suis pas une belle personne,
J'suis une sale bête,
Une bouteille de gaz dans une cheminée
Et j'vais finir par t'sauter au visage si tu t'approches trop.

Katja. Katja c’est une plaie, une balafre qui n’a jamais cessé de saigner. Je l’ai ouverte, écartelée, baisée, bouffée puis elle s’est rangée. Docile bête sauvage qui sort les crocs au moindre signe d’attachement. Elle laisse pointer ses cuisses lorsqu’un peu de réflexion lui gratte la boite crânienne, puis au moindre moment elle se laisse se morfondre dans une sorte de rébellion pathétique. Katja. Katja c’est une adolescente qui n’aura jamais fini sa crise ; toujours en train d’essayer d’attirer la rage pour avoir quelques bleus aux poignets et les reins en feu. La jouissance dans la souffrance est son hymne. Ses cris de douleurs sont de crades orgasmes cachés derrière une face effrayée – mais au fond, elle sait bien que la mort la fait jouir.

Ses pauvres poings s’écrasent sur mon torse et je retiens un rire. Même dans la défiance elle se perd. Son regard trahis sa langue qui essaie de couper mais qui lui détruit le palais. Je hausse les épaules lors de son supposé étonnement. « Je ne crois pas avoir un aussi mauvais humour – je veux dire, si c’était une blague, elle serait de très mauvais goût. » Aucune honte dans ces mots balancés. Elle continue son insolence dans des phrases qu’elle-même droit trouver vides de convictions –du moins, je l’espère.

Ma main prend son poignet et le serre largement assez pour qu’elle en garde des traces. Ma voix siffle, transpercée par un filet de colère que j’essaie de retenir. « Bon, tu vas m’écouter petite conne… » Mon ton n’est pas fort, comme un murmure ; pourtant j’ai la voix rauque. Je la tire assez fort pour qu’elle me fasse face à nouveau, seulement à quelques centimètres de mon visage. De ses lèvres. « Tu veux qu’on parle de trahison ? J’connais une femme qui est partie refaire sa vie dans un autre univers sans en avoir parlé à son mari. Une petite pute qui a cru pouvoir berner celui sans qui elle n’est rien. » Puis la colère prend le dessus et éclate en une baffe jetée sur sa joue autrefois vierge de défaut. J’en frissonne de plaisir. Mon autre main ne desserre pas son emprise sur son poignet,

Sur elle,
Sur son âme.
Sur ce qui est à moi.

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MessageSujet: Re: L'A-MORE.    Mer 4 Mai - 10:46
L'A-MORE
je t'ai cherché partout, même ailleurs. je t'ai trouvé, où que tu sois, je m'endors dans tes regards. même sans toi, je ne serai plus jamais seule, puisque tu existes quelque part.

Je laisse échapper un gémissement lorsque sa large main se referme autour de mon poignet fin et le broit sans une once de douceur. Son visage s'approche du mien. J'ai envie qu'il m'embrasse. A la place, il m'embrase de ses insultes, de ses reproches qui, bien vite, font leur chemin jusqu'à mon cœur. Je suis coupable, responsable. Non, ce n'est pas toi, tu le sais très bien, hurle cette voix dans ma tête pour me rappeler à la réalité. Non, ce n'est pas moi. C'est mon instinct de survie qui me pousse à accepter ses sentences de Dieu tout puissant qui règne sur son monde de ténèbres. Que suis-je, sinon l'un de ses pions ? Pourtant, et malgré la gifle qui me décroche la mâchoire et emplit ma bouche du goût de l'hémoglobine, je ne peux m'empêcher de penser qu'il tient à moi. Après tout, Alvaro a tué sa précédente femme sans une once de regret après un an de mariage seulement. Douze ans après le notre, il me court après dans un jeu stupide pour me ramener dehors, dans sa réalité. Il me préfère à elle, non ? Sûrement. Sauf qu'il est trop con pour réaliser. Et c'est moi qu'il traite de conne, de pute, et de tous ces mots qu'une femme ne saurait tolérer. Un sourire provocateur naît sur mes lèvres et je me dresse sur la pointe des pieds pour baiser ses lèvres. - c'est toi qui n'es rien sans moi. sinon tu ne prendrais pas la peine de venir me chercher jusque ici, je murmure contre sa bouche, encore frémissante de rage et de désir après la claque reçue. Mon poignet est douloureux, j'ai le tournis et les reins en feu. - ça t'emmerde, hein ? de ne pas avoir contrôle sur moi, ici. je ne suis pas katja, je suis ilska. je ne suis pas mariée à alvaro conti. je fais ce que je veux, où je veux, quand je veux. continué-je avec tout autant de douceur et de perfidie. Vipère, salope, qui aurait mieux fait d’atterrir chez ESHU que chez CAHO et se complaît dans son équipe sans cerveau aux poings de béton. - peut-être que je t'en aurais parlé si tu n'étais pas tant occupé à baiser tes catins quand j'ai besoin de ton attention. C'est la première fois, là encore, que j'ose aborder le sujet. Jusqu'à présent, j'ai fermé ma gueule et accepté. Mais le DARWIN'S GAME me rend courageuse, ou suicidaire peut-être. Je ne supporte plus rien, à commencer par lui. - il y a des tas de choses que tu ignores sur moi, le darwin's game n'est que l'une d'elles. J'essaye d'échapper à sa poigne de fer, mais Alvaro serre trop fort. Je ne parviens qu'à gémir encore, tandis que les larmes me montent aux yeux. Cette fois, il me fait vraiment mal et ça ne m'excite plus du tout. Je tente vainement de décrocher ses doigts. Alors, dans un élan suicidaire, je plante mes dents dans sa main et lorsqu'il relâche un peu de pression autour de mon poignet, je m'élance à travers les arbres de cette forêt que je connais mieux que lui. Pas assez, à cause de ma récente inscription. Alvaro a de toute façon toujours le dessus sur moi. Et s'il ne l'a pas maintenant, il l'aura là-bas, à Chicago. J'appréhende déjà nos déconnexions respectives. Là-bas, je n'ai qu'une vie. Là-bas, je suis à sa merci. Mon cœur me hurle de continuer à courir, quand ma raison me pousse à m'arrêter et retourner près de lui. Incapable de savoir à qui obéir, j'en oublie de porter attention à ma route et me prends les pieds dans une racine. Je dévale un ravin en poussant un cri de terreur mêlé de rage et tombe à plat ventre quelques mètres plus bas, le souffle court, les cheveux emmêlés. Je jure, donne un coup de poing dans la terre, et me redresse péniblement. Cette fois, mon poignet est clairement entorsé. Les traces bleues qui l'entourent et la douleur m'arrachent quelques larmes de colère. Bien entendu, je n'aurais pas réussi à échapper à Alvaro, dont l'immense silhouette se dresse déjà devant moi. - alvaro ... je geins en montrant mon poignet, quelques larmes sur les joues, comme l'enfant que j'ai un jour été devant lui. Pour lui. Avant qu'il ne me souille de tout son vice. Et soudain, tout ce dont j'ai besoin, c'est de ses bras, de sa chaleur, de ses lèvres dans mes cheveux. Oubliant ainsi que quelques secondes avant, je courrais pour lui échapper. C'est toujours comme ça, quand on est ridiculisé par sa moitié. On oublie qu'on n'est responsable de rien et qu'on continue d'exister sans elle. C'est lui qui m'a faite ainsi. Lui à qui je dois tout.

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MessageSujet: Re: L'A-MORE.    Mer 4 Mai - 20:52

Il est des mots tendres
Qu'elle aime entendre

Un sourire vient se dessiner sur ses traits qui se veulent provocateurs. Ses lèvres embrasent les miennes dans une union dégueulasse dont elle raffole – et moi aussi. Je sens une flamme perdue se rallumer, comme à nos débuts. Comme lorsque je lui avais fait courber l’échine de force, sa bouche en ovale entre mes cuisses ; ses larmes comme lubrifiant. Je me sens flancher une seconde : ça me fait toujours ça, et puis je sens en moi reprendre la colère encore plus forte à cause de mes divagations. J’pourrais être un gentil mari, lui déposer des baisers au creux de son cou en lui récitant combien je tiens à elle. Mais il n’en est rien, car je ne suis ni faible, ni con. Je ne suis pas sentimental. « C'est toi qui n'es rien sans moi. Sinon tu ne prendrais pas la peine de venir me chercher jusque-ici. » Je me contente de la regarder se convaincre d’un attachement qu’elle croit comme étant acquis. Mais, au final, j’me dis, je ne suis là que pour récupérer mes biens. « ça t'emmerde, hein ? de ne pas avoir contrôle sur moi, ici. je ne suis pas katja, je suis ilska. je ne suis pas mariée à alvaro conti. je fais ce que je veux, où je veux, quand je veux. Il y a des tas de choses que tu ignores sur moi, le darwin's game n'est que l'une d'elles. » Ma poigne ne se desserre pas et je m’apprête à lui donner un second coup pour sa sottise lorsqu’elle plante ses crocs dans ma chair. J’en ai une grimace tordue ; je ne sais pas si j’apprécie cette pénétration de mon corps ou si elle m’enrage encore plus.

Elle défile comme un ouragan, ou une brise d’été ; peut-être un peu des deux. On ne sait jamais sur quel pied danse Katja, moi j’ai fini par me dire qu’elle marche sur les mains. J’en ai ma confirmation en la voyant s'échapper et tomber pitoyablement. Elle s’écrase, bien en bas, sa belle chevelure emmêlée. Je n’ai même pas couru pour la rejoindre. Il m’a suffi de marcher, de contourner un peu le chemin, et la voilà à mes pieds. Littéralement. Ironique lorsqu’on sait que c’est aussi le cas au figuré. « Alvaro… » Souffle l’enfant perdu. Ses mains trouvent les miennes. Je sais parfaitement comment m’y prendre. Mes doigts viennent saisir son poignet que je caresse du revers du pouce. Le ton mielleux et le regard bienveillant, je déclare : « Ma pauvre chérie… » Mes lèvres effleurent la partie souffrante de son corps. Puis j’appuie. J’appuie mais sans trop forcer. Juste assez pour lui faire mal – mais ne pas la terroriser. « Alors comme ça, j’ignore un tas de choses sur toi ? » Je relâche ma pression, puis la tire contre moi délicatement. « Dis-moi tout alors. Qu’est-ce que j’ignore ? » Mon regard la défie, entre la colère et l’amour. Entre la haine et l’affection.

« Dis moi, Ilska. Qui es-tu ? »


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MessageSujet: Re: L'A-MORE.    Sam 7 Mai - 12:11
L'A-MORE
je t'ai cherché partout, même ailleurs. je t'ai trouvé, où que tu sois, je m'endors dans tes regards. même sans toi, je ne serai plus jamais seule, puisque tu existes quelque part.

Je mords ma lèvre quand Alvaro embrasse mon poignet, exerce une légère pression dessus, m'attire contre lui. Un soupir s'échappe de ma bouche. J'ignore si c'est de douleur, d'envie, de soulagement, ou les trois en même temps. Une chose est sûre : je préfère quand il se fait tendre avec moi, comme il l'est maintenant. Quand ses yeux dégueulent l'amour qu'il ressent à mon égard. Quand son être se fait braise et que je deviens allumette. Même s'il se fait menace derrière ses douces manières de mari faussement patient. Je pose son front contre son torse, puis mes lèvres, et je relève les yeux vers les siens. J'aimerais vivre dans ses bras, toute entière. C'est ici, ma maison.  - tu savais que j'avais envie d'un enfant, alvaro ? mon propre enfant ? non, sûrement pas, ça ne t'a jamais interessé. Il veut savoir qui je suis ? Il risque de le regretter, et moi aussi, à trop parler.  - tu savais que j'ai reçu une demande en mariage d'abdul ben tahar, l'an dernier ? il m'a proposé de te quitter pour l'épouser lui. de me donner tout ce que toi, tu ne pourras jamais m'offrir. mais sûrement que ça ne t'intéresse pas non plus. Abdul Ben Tahar, roi du pétrole syrien et amateur d'art, auquel notre famille a déjà eu à faire à plusieurs reprises. Richissime, tellement qu'il se baigne dans une piscine remplie d'argent.  - il y a quelques jours à peine, je t'ai trompé, là-bas. continué-je en désignant Darwin Harbor qui se dresse au loin, par dessus les arbres de la forêt environnante.  - j'ai fait l'amour avec une femme. et j'ai passé l'un des meilleurs moments de ma vie. Je le défie du regard, encore. Toute trace de rebellion n'a pas disparu. Je veux qu'il me fasse mal. Qu'il me dispute. Qu'il me brise, comme il sait si bien le faire. Je veux pleurer, redevenir la frêle petite chose qu'il possède pleinement, sentir toute l'étendue de sa fureur entre mes cuisses. Qu'il me montre qu'il m'aime, comme il sait si mal le faire.  - ilska n'est rien de plus une femme qui souffre au point d'avoir envie de mourir. dis-je, le plus sérieusement du monde en le regardant droit dans le yeux. Je veux qu'il sache que j'ai mal, que sa façon de me mépriser en touchant d'autres femmes et ne s'intéresser à moi que lorsque je conclue un gros contrat me brise le cœur. Coeur que je lui ai offert tout entier il y a treize ans, alors qu'il me réduisait à l'état de moins que rien. Que j'ai eu envie de lui consacrer alors que j'aurais du prendre la fuite, loin de lui, de son sourire carnassier, ses poings faciles et sa folie contagieuse.  - qui es-tu, toi, ici ? pourquoi est-ce que tu es venu, alvaro ? pourquoi est-ce que tu sacrifies ta belle réussite, pour ça ? Je n'arrive pas à réaliser qu'il est en train de foutre en l'air tout ce que sa famille bâtit depuis des générations. Parce qu'Alessia n'est pas prête à reprendre le flambeau de son père dans le cas où ce dernier mourrait. Elle est encore une petite sardine dans un monde de requins qui ne l'épargnera pas. A seize ans, Alessia ne peut pas porter sur ses épaules un tel fardeau, et c'est elle qu'Alvaro sacrifie avant tout en jouant au jeu de la mort. Mais qui suis-je, moi, pour me donner mon avis ? Moi, la pièce rapportée, celle qui élève sa progéniture depuis treize ans et n'ai même pas le droit d'avoir mes propres enfants ? Celle à qui on continue de rappeler qu'elle n'est pas née Conti, et dont le nom Von Heland s'éteindra avec elle ?

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