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 L'ARME A L'OEIL. (Drathir)
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MessageSujet: L'ARME A L'OEIL. (Drathir)   Mar 3 Mai - 21:37
Spoiler:
 

“Le manipulateur est un dealer, il vous livre ses doses, vous rend dépendant et s’enrichit en vous méprisant.”

Un sourire carnassier se dessine sur mes lèvres au même moment où je vois mes deux sbires arriver. Les deux son méconnaissables ; de vrais fantômes. Je tends ma main pour serrer la leur, semblable à un pacte qu’ils allaient passer avec le diable. Promptement, je me recule en les tirant avec mon en arrière. Je ne parle pas fort ; juste assez pour que seulement eux m’entendent. « Elle ne va pas tarder. Je suppose que vous vous souvenez de la photo fournie par mail – puis vous l’avez certainement déjà croisée dans le jeu. Je vais intervenir au bout d’une minute, mais n’hésitez pas à bien l’amocher. Toi, à droite… Tu resteras un peu plus longtemps que l’autre. Fais semblant de m’affronter. Tu pars quand ton pote ne sera plus dans les parages. Tout est ok ? » Aucune réponse en guise de oui. Je les pousse et les laisse éclater la gueule de ma victime sur l’asphalte. J’entends sa joue craquer sous les coups, j’entends un cri muet lui écorcher la gorge.

J’entends un supplice qui m’arrache un gloussement.

Je décide d’intervenir pas trop tard ; il faut qu’elle soit encore consciente. Je sors de l’ombre et ma main vient chercher un revolver. Je tire deux coups dans le ciel, ce qui fait sursauter les deux gamins. Le premier file comme prévu. « On vous a dit qu’agresser une femme était lâche ? A deux qui plus-est… » Le pauvre con reste là devant moi et essaie d’articuler de minables menaces. Je lui décroche un coup de poing avant de pointer mon arme sur son front. La peur dans ses yeux me fait jubiler. Je tends ma main à l’agressée ; Drathir, et lui articule sur un ton mielleux : « A vous de décider très chère. Je peux tirer et achever l’un de vos bourreaux si vous le voulez. Ou je peux même vous laisser faire… » Ma main saisit la sienne pour la laisser s’emparer de mon arme. « Sinon, vous pouvez le laisser partir. Le choix est tout à vous… » Je vois le gamin se perdre dans un tas de syllabes mélangées ; cocktail de peur et d’incompréhension. Et ça me fait bander.
J’adore ça.
Car même face à la mort ;
Il n’ose pas parler.

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MessageSujet: Re: L'ARME A L'OEIL. (Drathir)   Mer 4 Mai - 0:35
 

ALVARO ∞ DRATHIR.

L'arme à l'oeil.


Elle sait pas ce qu’elle a fait pour mériter ça. Elle sait pas pourquoi Roy, handicapé au quotidien, n’a jamais été traqué et tabassé au détour d’une ruelle pour son rang de chef atom. Non, ce genre d’emmerdes c’était pour sa gueule. La peur qui vous noue les entrailles lorsqu’on pointe un flingue en votre direction, cette même peur qui irradiait déjà dans votre corps lorsque les agresseurs vous cognaient à n’en plus finir et que se défendre devenait pénible. Elle avait frôlé la mort, craignait que cela ne se reproduise, de ce fait ses sorties se faisaient de plus en plus rare. Elle avait finalement repris le travail, péniblement bien que son expérience récente lui permettait d’être un peu moins agressive au sein dudit travail : car ses préoccupations étaient ailleurs. Mais la méfiance de la blonde se voit avant tout exacerbée, elle en serait presque à faire un tour sur elle-même à chaque pas qu’elle faisait et si, fut un temps, elle avait pour habitude d’écouter de la musique durant ses trajets, il n’en était plus rien aujourd’hui. La musique était une trop grande distraction, ça la coupait du monde, ça la coupait de ses potentiels agresseurs. C’est une nouvelle initiative et Drathir s’en félicite lorsque deux hommes finissent par l’intercepter. Deux hommes qui, de nouveau, menacent de lui casser la gueule. Encore que, en vérité ils ne menacent pas, ils n’exigent rien non plus, ne prétendent pas la connaître et ne réclament ni argent ni sa vie. Même pas qu’ils menacent de la violer. Ils cognent, c’est tout, et c’est cela qui dérange la blonde : elle comprend pas, ne sait pas. Mais après tout c’est pas le sujet du moment et les coups se multiplient. Ils ne sont que deux, sa dernière agression impliquaient trois hommes l’ayant pris par surprise, là au moins elle avait un avantage. Ils étaient sots à la penser sans défense et cette fameuse mauvaise expérience n’avait fait que la rendre plus violente encore, ses entraînements se multipliant et sa rage s’accentuant au même rythme : elle ne laisserait plus jamais qui que ce soit se mettre en travers de sa route.

Alors ils morflent, les deux connards, et se mangent autant de coups qu’ils parviennent à en infliger en retour. Une femme, qui  les fait saigner autant qu’ils la font saigner elle. Une femme, contre deux hommes. C’est inégal mais elle s’en sort, ses grondements témoignent de sa douleur mais de sa colère atteignant progressivement son paroxysme. La menace lui échappe, de la même façon qu’elle échapperait à Dagger : « Vous n’auriez pas dû. Les phalanges heurtent à nouveau les faciès mais rapidement la blonde s’empare de sa dague, entaillant profondément la taille d’un des hommes, celui qui s’échappe lorsque, après deux coups de feu qui la font sursauter, le combat prend fin. Le blessé se tire donc sans demander son reste et elle demeure là, les bras coincés dans son dos par l’autre type qui cependant la relâche rapidement, pivotant pour faire face au nouvel arrivant. Drathir reconnaît ce dernier pour l’avoir croisé dans le jeu, la veille. Le charisme qu’il possède est indéniable, mais la tendance machiste de ses propos arrachent une grimace de mépris à la blonde qui rétorque aussitôt, bien que les propos de l’homme ne lui soient pas adressé de prime. J’ai l’air d’avoir besoin d’aide ? » Siffle-t-elle, mauvaise, raffermissant sa prise sur son arme comme pour appuyer ses propos. Elle s’en serait sortie, en mauvais état certes, mais vivante, de cela elle n’en doutait pas. Donc son stéréotype de la petite femme fragile, il pouvait se le foutre où elle pensait. Cependant pas le temps de s’offusquer plus que cela, déjà l’homme expédiait son poing dans le visage du dernier agresseur avant de pointer soudainement le canon de son arme sur lui. Drathir en fronce les sourcils d’incompréhension. Il foutait quoi là ? A ce rythme on ne pouvait plus parler de légitime défense, surtout quand on voit le teint soudainement livide de son assaillant. C’était un meurtre. L’eshu était-il suffisamment taré pour tirer ? Suffisamment arrogant pour imaginer une seule seconde qu’il échapperait à la justice ? Faut croire que oui. Et il tend la main vers elle, sûrement pour l’aider à se relever mais elle dédaigne cette dernière dans un haussement d’épaules, ne le lâchant pas des yeux toutefois tandis qu’il s’adresse à elle cette fois. Il était prêt à tuer. Elle sait pas trop quoi en penser la blonde, encore trop attachée à la distinction qu’elle faisait entre Chicago et le jeu, elle ne se sentait pas de tuer. Pas comme ça, pas autrement que sous le feu de l’action et pas autrement que pour sauver sa vie ou celle d’un être proche. Or, en cet instant, elle ne risquait plus rien, si ce n’est des représailles judiciaires si elle s’abaissait à devenir une meurtrière ici aussi.

Elle sait pas trop combien de temps dure son hésitation, ce malaise contrebalancé par la haine qui lui bouffait les entrailles et qui accentuait sa respiration aussi efficacement que le faisait l’adrénaline. Il lui propose de s’en charger, de tuer elle-même si elle le désirait. Ou encore de le laisser partir. Pourtant, au milieu de ce lot de proposition sordides, un détail en particulier la fait tiquer et lui échappe dans un souffle, méfiant, témoignant également de son incompréhension. « Alors quoi ? Vous tiriez si je vous le demandais ? » C’était aussi simple ? Tueur à gage, homme de main, cet eshu qu’elle ne connaissait qu’à peine et uniquement dans le cadre du jeu irait se salir les mains en son nom à elle ? Il suffisait de … demander ? Il est indéniable que l’offre est tentante et l’émeraude de ses yeux en témoigne sûrement, à ainsi fixer l’arme. Elle en a marre, marre d’être agressée ici aussi, marre de ne pouvoir faire payer leurs affronts à tous ces enfants de putain. Elle est lasse d’être la proie et voudrait, au fond, être aussi farouchement crainte ici qu’elle pouvait l’être dans le jeu. Dans d’autres circonstances elle aurait surtout estimé que son interlocuteur du moment n’était rien d’autre qu’un psychopathe aux mains souillées par le sang depuis sa plus tendre enfance. Mais aujourd’hui tout était différent, tout le monde pouvait tuer, tout le monde se sentait plus ou moins capable de le faire. Difficile par conséquent de différencier un ennemi d’un potentiel allié un peu sanguinaire. De base elle ne chercherait pas à se poser la question, de base elle le fuirait juste comme la peste et se contenterait des relations qu’elle entretenait depuis toujours sans chercher à élargir son cercle de connaissances. Mais là aussi les circonstances divergeaient d’une banale rencontre. Et finalement, ce qui décide Dagger à faire un choix, c’est la peur qui s’empare de l’agresseur. Il a peur de mourir mais, malgré la proposition de l’eshu, il semble surtout craindre de mourir de la main de ce dernier et non pas de celle de la blonde. Celle-ci en gronde intérieurement de colère, folle de rage à l’idée qu’on puisse ne pas la craindre, folle à l’idée qu’on ne puisse pas envisager qu’elle désire se venger. Alors elle allait régler cette histoire, à sa manière.

« Poussez vous. Qu’elle ordonne à son allié du jour, brisant la distance qui la séparait de son agresseur. Ce dernier daigne enfin lui accorder de l’attention, ce qui lui permet de voir venir le coup de poing en pleine figure. Il n’a pas le temps de basculer qu’elle le rattrape déjà par le col de ses vêtements et c’est un véritable déluge de fureur qui s’abat sur son assaillant. Les coups de poings se multiplient à hauteur du visage, suivit de coups de genoux dans le ventre. Son pied accroche les os à hauteur de la jambe, brisant sec l’une d’elle et s’octroyant un cri de douleur en provenance de la victime qui tombe définitivement au sol. Nouveau coup de pied, ce dernier s’écrasant à hauteur de l’entrejambe avant qu’elle ne s’agenouille, attrapant sa proie par la mâchoire et l’obligeant ainsi à la regarder. Je sais pas qui t’es et je m’en fous, mais peu importe la bande à laquelle t’appartiens, peu importe le nombre de petits copains que tu possèdes et qui désirent ma peau aussi, laisse moi te dire que je vous flinguerai tous. Tu vas vivre, juste pour dire à tous les fils de pute qui se pensent capable de m’avoir que je suis intouchable et que j’hésiterai pas à laisser une traînée de sang derrière moi pour le prouver. Ça s’est déjà produit, et je recommencerai. La vérité était quelque peu différente, elle avait bien failli y passer et Roman avait tué pour elle, mais ça personne ne pouvait le savoir. Dagger n’hésitait pas, Drathir n’hésiterai pas plus. L’homme face à elle hoche péniblement la tête, conscient du fait qu’il s’en serait bouffé une s’il ne l’avait pas fait, tout en couinant. Le repoussant brutalement au sol, Drathir se releva alors et, sans un regard derrière elle, commença à s’éloigner. On se tire. » Son choix avait été fait, à voir si l’eshu le respecterait comme il semblait le prétendre.
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MessageSujet: Re: L'ARME A L'OEIL. (Drathir)   Mer 4 Mai - 15:50
“Le manipulateur est un dealer, il vous livre ses doses, vous rend dépendant et s’enrichit en vous méprisant.”

L’étau se resserre mais pas comme je le pensais. Les crocs de la bête embrassent le cou de ma victime qui prend son rôle de bourreau à cœur. Mon monstre se brise une dent, deux, trois… Je ne les compte plus, elles tombent au sol et forment un carrelage d’échec sur lequel Drathir marche pieds nus. Dagger éclate dans la réalité comme l’écho d’un besoin de ressembler à son autre soi virtuel. Elle se bat comme elle aurait pu frapper dans le faux ; là où la violence était une règle. Sauf que, ici, le sang est un crime tout comme ce pauvre gosse n’a qu’une vie. Lorsque le canon de l’arme lui bouffe le front, elle me pose une question à laquelle je réponds en saisissant le menton de l’enfant : « Il suffit d’un mot et sa vie ne sera plus qu’un prénom vite oublié par ses parents. » Mon regard défie celui terrorisé du pion qui a la langue nouée par des menaces bien filées. Il comprend bien qu’un mot de trop, et il ne sera pas ma seule victime. Ses parents n’habitent pas bien loin, tout comme sa petite sœur…

L’Homme est tellement simple lorsqu’il s’agit de sentiments.

« Poussez-vous » souffle la femme dans un élan de rage assez surprenant. C’est bien la dernière fois qu’elle me donnera un ordre. Puis c’est un déluge de colère qui s’abat sur la face déjà ensanglantée du voyou. Un milliers de blessures invisibles dans le cœur de la blonde qu’elle veut retranscrire sur le corps de son agresseur. Elle prolifère des menaces que je n’aurais jamais cru entendre venant d’une ATOM ; cette pluie de violence la rend honorable. Jusqu’à ce qu’elle lâche le bout entre la vie et la mort. Je lui jette un dernier regard, lui laissant comprendre qu’il n’allait pas mourir. Pas aujourd’hui, du moins.

Je la suis sans pour autant courir pour la rattraper. Mon revolver est déjà rangé et mes mains plongent dans les poches de mon manteau. Je laisse planer le silence pendant quelques minutes pour lui laisser un peu de temps – elle a beau se croire forte ; elle est détruite. Je vois face à moi des vestiges d’un jeu qui lui a sucé toute vitalité. Son corps est victime d’une sangsue qu’elle essaie de s’arracher mais qui s’immisce peu à peu dans le concret pour bientôt la bouffer toute entière. Un jour Dagger ne fera plus qu’un avec Drathir. Un jour Drathir s’effondrera, le cœur baisé par une noirceur qui ne lui allait pas ; la mort est un habit qui ne sied pas à tout le monde.

« … Je suppose que vous ne voulez pas parler de ce qu’il vient de se passer, n’est-ce pas ? » Je réussis à me mettre à son niveau en marchant d’un pas un peu plus saccadé. Je reprends une allure normale lorsque ma phrase lui est parvenue. Mon regard se pose sur elle en même temps que je continue de faire la conversation ; placide. Stoïque. «  On a tous les mains sales. On a tous essuyé de sales choses dans ce jeu. Mais, Dagger, c’est ça .. ? Oui. Je me souviens de vous. Chef des Atoms. » Je ne me trahis pas. Pour la personne que je suis censé être à ses yeux, elle s’appelle Dagger, et non Drathir. « Ne laissez pas le jeu vous bouffer. Oui, je sais, vous n’en avez rien à faire de mes conseils. C’est tellement plus facile à dire qu’à faire. Moi-même je ne dors plus, alors je peux me les mettre dans le cul mes phrases… Sauf que moi, j’ai vécu, alors les cernes sous les yeux, ça me va bien. Vous, vous êtes jeune, intelligente, belle. Vous avez un bel avenir. Ne laissez pas un jeu bouffer votre vie. » Un peu de vérité parsemé dans mes paroles ; ça rend le tout plus vrai. Plus authentique. Je ne dors plus, j’ai des cernes. J’ai l’impression d’avoir tous les jours une gueule de bois ; et si je meurs demain, mon entourage dira qu’il était temps.

Un peu de vérité,
pour mieux l’attraper.

Drathir, martyr des temps modernes.

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MessageSujet: Re: L'ARME A L'OEIL. (Drathir)   Jeu 5 Mai - 22:29
 

ALVARO ∞ DRATHIR.

L'arme à l'oeil.


Il l’aurait fait. A ainsi saisir le menton de son agresseur, il confirme qu’il suffisait d’un mot de sa part pour que le concerné tombe dans l’oubli. Et cela suffit à faire tiquer la meneuse atom. Si son désir de vengeance est fort, tout comme son envie de faire comprendre qu’il valait mieux ne plus jamais venir la provoquer, elle ne se voit pas malgré tout se salir les mains à ce point. Des coups elle en a déjà donné, bien avant le jeu, et elle en a également reçu. Un peu moins auparavant, certes. Se battre ne l’effrayait guère, mais voir sa vie en jeu était quelque chose de bien différent. Avoir celle de son agresseur entre ses mains était tout aussi effrayant en un sens. Muette comme une tombe, Drathir se contente de fixer l’eshu à ses côtés, comme pour chercher à percer les secrets de son âme. Car ce n’était pas normal, ce n’était pas normal qu’un parfait inconnu propose d’en arriver à de telles extrémités, juste sur injonction de sa part. C’est peut être facile, c’est peut être un plaisir, mais la blonde le sait : ce ne serait sûrement pas gratuit. Et c’est cette notion de dette à venir, plus que tout autre chose, qui l’empêche finalement de réclamer cette vie. Ordonnant ainsi brutalement à son interlocuteur de se pousser, encore que elle disait ça dans son intérêt, s’il voulait rester sur son chemin, libre à lui… Mais ce n’était pas la meilleure des idées. En tous les cas l’infirmière saisissait déjà son assaillant par le col de ses vêtements et ce fut un déluge de coups qui s’abattit sur le malheureux. Elle était en colère, et la lassitude ne suffisait plus à contrebalancer cette dernière. Et après les coups viennent les menaces, de celles qu’elle n’hésiterait pas à mettre en application. Elle ne tuait peut être pas de sang-froid, mais tuer dans le cadre de la légitime défense ne lui aurait sûrement pas posé tant de problèmes que ça. Mais pour l’heure elle tenait surtout à faire passer un message, elle tenait à ce que l’on sache que Dagger n’avait rien d’une proie facile en jeu, et qu’il en était de même à Chicago. Ce fut ainsi sur ces quelques propos, crachés à la manière d’un serpent crachant son venin, qu’elle relâcha brutalement sa cible, celle-ci s’écroulant au sol dans divers couinements témoignant de sa douleur. Elle ne s’inquiétait pas non plus de ce qu’il pourrait dire ou non à la police : car là aussi il ne pourrait rien contre elle.

Agacée, pour ne pas dire encore fulminante de haine, Drathir s’éloigna alors vivement, incitant son partenaire du jour à faire de même. Pas qu’elle se souciait particulièrement de lui mais l’injonction avait été instinctive. Inspirant profondément une fois la marche reprise, les mains vissées au fond de ses poches, sous forme de poings encore serrés à s’en briser les phalanges, la blonde s’efforce de se calmer. Mais il faut admettre que l’eshu n’aide pas vraiment. Il reprend la parole bien vite, trop vite peut être et la colère qui suintait encore des pores de la blonde suinte également de ses mots, impossible à contenir : « Au contraire, je serais ravie d’entendre ce que vous pouvez trouver à dire à ce sujet. Malgré l’ironie irrépressible qui découle de la remarque, l’eshu s’attire également un regard mi-moqueur mi-intéressé de la part de la meneuse atom.  Elle voulait bien savoir ce qu’il trouverait à dire, quelles sottises il irait lui balancer en pleine tête dans le but de l’apaiser. Elle voulait ricaner en l’entendant lui donner les conseils qu’on offrirait aux enfants effrayés par les sorcières, elle voulait le voir se vautrer dès lors qu’il chercherait à l’analyser, car c’était bien ce que faisaient les eshu non ? Sauf qu’il ne pouvait prétendre savoir quoi que ce soit d’elle. Et cela se constate dès lors qu’il reprend la parole, ne niant pas avoir reconnu la chef atom en elle. Sur le moment toutefois la blonde ne peut s’empêcher d’apprécier, intérieurement, de le voir lui attribuer le titre de chef. Beaucoup ne la voyaient encore que comme la bras droit de Faust, celle qui assurait l’intérim en dirigeant l’équipe mais ce n’était que passager. Lui, semblait ne voir que la meneuse, tout du moins parlait-il d’elle en ces termes. Et au fond ça la flatte, bien qu’elle soit incapable de se l’avouer. Le reste de son discours cependant arrache des frissons de mépris à la blonde qui ne cesse de le fixer, assassine. Cela n’empêche pas l’homme de continuer, nullement impressionné bien qu’il aurait peut-être dû l’être et ce fut un ricanement de la part de la femme qui accueillit la fin de ce conseil somme toute bien inutile. Jeune, intelligente, belle… Mais pas assez forte pour encaisser ce jeu ? L’émeraude de ses yeux palpite d’un éclat narquois tandis qu’elle poursuit sur le même ton : Vous cherchez à me complimenter ou à m’insulter ? Car il était bien là le problème. Qu’il estime s’en sortir avec des insomnies, qu’il estime que ce n’est rien au vu de son âge, c’est une chose. Mais la penser elle incapable de survivre, incapable de mieux dormir à l’avenir, c’était bien là le genre de remarques à ne pas faire avec elle. La colère s’estompe quelque peu toutefois, tandis qu’elle s’arrête soudainement, pivotant pour faire face à son interlocuteur, les bras croisés sur sa poitrine. Mais là encore, je veux bien vous écouter. Comment on empêche ce jeu de nous bouffer ? On arrête d’y jouer ? La clé des problèmes de toute une société reposerait donc sur un conseil aussi simple ? » Elle ironise clairement, mais c’est pas comme si elle savait faire autrement.
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