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S'inscrire au DARWIN'S GAME, c'est montrer de quoi nous sommes capables et prouver que nous sommes l'avenir. Une seule regle : survivre. A partir de maintenant, c'est chacun pour soi. Nous devons oublier qui sont nos freres, nos femmes, nos amis, parce qu'aujourd'hui ils sont nos ennemis. Tuer ou etre tue est notre seule motivation. Le jeu debute.



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 between life and death (dagger)
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MessageSujet: between life and death (dagger)   Mer 11 Mai - 17:56
L'attaque des ATOM sur Camden Church avait laissé des traces. Des traces sur le bâtiment mais, particulièrement, sur les esprits. Chaque CAHO était animé par une folie vengeresse. Une folie qu'Eivind ne connaissait trop bien. Si cette attaque avait été une vraie déclaration de guerre, le festin des GAIA en était une autre. Ils y étaient allés en connaissance de cause. Il n'y avait que les sots qui pouvaient penser que cette trêve allait réellement être prononcée et croire en la paix entre les quatre teams était la chose la plus stupide que le garde du corps avait pu entendre. Aucun des CAHO y avait cru. Si ces derniers s'y étaient aventurés, ce n'était que pour une chose: le sang. Il fallait bien qu'ils montrent leur fausse bonne foi et que les autres apprennent que les GAIA n'étaient pas des âmes innocentes. Ils ne s'étaient pas attendus à une telle action, certes, mais ils ne pouvaient être plus heureux. Cette trêve avait laissé l'envie de reprendre la guerre où ils s'étaient arrêtés remonter dans les esprits. Si Eivind avait été à la place d'Ostatki, il aurait déjà agit. Sa team serait partie exterminer les GAIA jusqu'au dernier - n'épargant strictement personne, pas même Astrid - et il se serait personnellement chargé du sort d'Isaÿr. Traîtres ou non dans leurs rangs, le CAHO n'en avait rien à faire. Ils étaient les mêmes et avaient osé jouer les lâches une nouvelle fois. Il commençait à en avoir l'habitude. Entre la nourriture empoisonné et ce festin macabre, il n'y avait plus de doute sur leur lâcheté. Il en arrivait presque même à les haïr plus qu'il ne pouvait haïr les deux autres teams et, en particulier, les ATOM. Cependant, personne ne semblait être décidé à prendre des décisions dans l'immédiat alors il profita d'un moment de faux calme pour sortir de l'église. Tout le monde était bien plus vigilant, à cause de l'attaque, mais il n'eut pas de problème pour se retrouver à l'extérieur. On ne lui disait rien. Jamais. Même ici, au sein de sa team, il inspirait la crainte et maintenant que Antiope avait disparu de la circulation, plus personne ne lui tenait tête - sauf, peut-être, Ostatki et Hannibal mais ce n'était qu'un détail. Ce jour-là, ses deux supérieurs allaient se débrouiller tout seuls. Ils pouvaient bien se passer de lui pendant plusieurs heures.

Eivind avait toujours sa mitraillette dans le dos, son poignard à la ceinture ainsi que son flingue qui ne l'avait pas quitté depuis son début dans le DARWIN'S GAME. Il remontait à loin. A trop loin, probablement. Il était bien conscient qu'il s'était perdu en chemin mais ne pouvait pas arrêter. Il allait continuer jusqu'à sa dernière vie. Se tuer au combat. Avant ça, le garde du corps allait aller encore plus loin. Dépasser ses exigences. Se venger de ceux qui avaient osé se mettre en travers de son chemin. Tout changer. Peut-être même avoir les commandes de sa team comme il pouvait avoir les commandes des opérations sur terrain de la mafia sicilienne, dans sa vie réelle. Ses doigts tenaient fermement la lanière qui tenait sa mitraillette. Son jouet. La capuche de son sweat était remontée sur sa tête alors que le fin brouillard l'entourait. Ses yeux s'y étaient vite habitués et il marchait sans rien ne craindre. Il ne craignait rien. La mort ne lui faisait pas peur. Il y avait goûté bien trop de fois. Assez pour qu'il se demande même s'il allait vraiment se rendre compte lorsque sa dernière vie le quittera. Probablement pas. Au fond, cela ne l'intéressait pas le moins du monde. Il allait trouver les GAIA, traîtres ou non, et les tuer. Par lui même s'il le fallait. De toute manière, il ne faisait confiance à personne chez les CAHO si ce n'était Hannibal. Ils étaient, pour la plupart, des incapables et des faibles et même s'il ne les tuait pas, cela ne voulait pas dire qu'il ne le voulait pas. Eivind sortit de ses pensées lorsqu'il entendit des bruits de pas et remarqua qu'il était bien éloigné de Camden Church, sa tête se tourna instantanément et il se précipita derrière un arbre pour voir qui cela pouvait bien être avant de sauter dans le tas. Ses yeux se posèrent sur une silhouette qu'il connaissait bien. Dagger. De tous les joueurs du DARWIN's GAME, sa chance faisait qu'il tomba sur la pire de tous. Une lueur de folie traversa ses iris et il dégaina son poignard. La demoiselle ne semblait pas l'avoir remarqué alors il se faufila derrière elle pour poser la lame à son cou. « Tu bouges d'un millimètre et j'te tranche la gorge une nouvelle fois. Il n'attendait que ça, en réalité. La tuer, comme il avait pu le faire lors de l'attaque de son QG, serait une vraie satisfaction. J't'avais dis qu'on se retrouverait, Dagger. Peut-être qu'elle n'avait pas entendu ses dernières paroles avant de mourir mais Eivind pouvait toujours espérer. Il colla la lame un peu plus contre la peau de la leader tandis que sa mâchoire se contracta alors qu'un rire malsain s'échappa de ses lèvres. J'suppose que t'ramener ici, c'était une de tes idées d'génie? Franchement, Dagger, j'me demande réellement si t'es pas une putain d'attardée. Et, aussi, pourquoi j'te tuerai pas sur le champ. Après tout, ta vie, elle vaut rien. »

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MessageSujet: Re: between life and death (dagger)   Mer 11 Mai - 22:20
 

DRATHIR ∞ HEATHCLIFF.

Between life and death.


Elle allait les tuer. Ces traîtres, ces parias, ceux qui ont réduit à néant une trêve générale qui, bien qu’elle ne lui convenait guère, aurait apporté un peu de calme en ces temps troublés. Dagger n’avait espéré qu’une chose : que les caho reprennent la guerre, ce qui aurait suffi à inciter les trois autres équipes à se jeter sur eux, ce qui aurait suffi à rappeler à Mera que la paix était rien de plus qu’un doux rêve rendu inaccessible par le sang versé jusqu’alors. Mais non, il avait fallu que la stupidité de quelques-uns foutent tout en l’air, relançant la guerre et rendant les alliances floues au possible. La blonde savait que les eshu devaient être une priorité, tout plutôt que de les voir se rallier aux caho si ces derniers daignaient les pardonner pour leur méfait. Les atom, seuls, étaient impuissants et ce malgré les efforts qu’elle déployait pour forcer chaque atom à apprendre à se défendre même si cela allait contre ses principes. Parce que c’était la guerre et que leurs vies, à tous, étaient en jeu. La survie impliquait parfois des sacrifices. Mais pour l’heure, poussée par un besoin de réfléchir et par un besoin de vengeance qu’elle ne pouvait guère imposer à l’ensemble des siens, la jeune femme avait décidé de prendre la route, sachant que les atom sauraient se passer d’elle le temps d’une journée, d’autant plus qu’Hippocrate était là en cas de besoin, de même que Faust. Profitant de ses connaissances chez les Gaia, la blonde avait rapidement obtenu le nom des traîtres et si certains incarnaient le cerveau des opérations, il y en avait d’autres qui avaient suivis, mais qui faisaient des proies plus faciles. Et elle comptait bien envoyer un message à ces traîtres, elle comptait bien laisser les morts revenir à la vie pour leur raconter que la fureur de Dagger était aussi conséquente qu’on voulait bien le dire. La meneuse atom n’avait pas volé sa réputation et elle comptait bien le prouver, une fois encore, nullement inquiétée en cet instant par le tatouage qui ornait son omoplate. Ce cinq qui, en d’autres circonstances, lui rappelait sans cesse qu’elle ne parvenait plus à gagner suffisamment de vies pour se maintenir à flot. Petit à petit elle sombrait, et elle ignorait quand elle pourrait sortir de cette situation, consciente du fait que son rôle de chef impliquait d’elle des sacrifices également.

En tous les cas, Dagger ne se contente pas d’errer au hasard au milieu de la forêt. Elle a eu vent de certaines pistes, et à force de les suivre elle en était arrivée à trouver de vraies traces, par elle-même. Des trajets, des campements, des restes de feu. Elle se rapprochait, indéniablement, et en demeurant assez rapide elle ne doutait pas du fait qu’elle arriverait bien assez vite à hauteur des traîtres. Ils étaient quatre, à voyager ensemble, mais cela ne l’inquiétait guère. En les prenant par surprise, qui plus est de nuit, elle arriverait à en tuer un, puis un second le temps qu’il comprenne d’où provenait les tirs. Quant à se faire deux autres combattants à elle seule, cela ne l’effrayait pas plus que cela. La meneuse atom était donc équipée en conséquence, ses deux dagues pendant à sa ceinture, son pistolet visé à sa cuisse, et divers couteaux de lancers venant compléter la tenue, masqués par des brassards de cuir ou camouflés dans ses bottes. Consciente également du désavantage procuré par sa chevelure rayonnante, la blonde avait rabattue une capuche, liée à une armure de cuir, sur son visage. Mais cela ne la protégera pas indéfiniment cependant, ça la protège d’autant moins qu’elle rabaisse ladite capuche tandis qu’elle s’accroupit, préférant jouir de sa pleine vision pour analyser les traces à ses pieds. Et elle analyse la blonde, un peu trop, tant et si bien qu’elle ne sent pas le caho arriver et ne peut réprimer un sursaut lorsque la lame vient effleurer sa gorge dans une douceur presque démoniaque. Contrainte de se relever, ce qu’elle fait avec plus ou moins de précautions au vu de la menace de mort qui planait désormais sur elle, Drathir sait également qu’elle ne peut rien faire. Avec l’acier ainsi plaqué contre sa carotide, elle n’aurait pas le temps d’esquisser un geste qu’elle serait déjà morte. Pourtant, elle ne meurt pas, et c’est ce constat qui rassure partiellement la jeune femme. Si elle n’est pas morte, c’est qu’elle a plus de valeur vivante. Pour le moment en tout cas. Et ce soulagement est de bien courte durée lorsque ce fut la voix d’Eivind qui s’éleva, lui arrachant un frisson à la fois de crainte et de mépris. Elle n’espérait pas s’en sortir, pas avec lui et il le lui fait bien comprendre, la menaçant d’office de lui trancher la gorge au moindre mouvement. Alors elle s’abstient, docile dès lors que sa vie était en jeu.

Je t’avais dit qu’on se retrouverait Dagger. Et elle sourit, un de ces sourires séducteurs mais arrogant, suintant de son habituelle provocation. Elle sourit alors même qu’un sifflement dérangé lui échappe lorsqu’il réaffirme son emprise sur elle en malmenant un peu plus sa gorge. Contrainte de reculer son visage pour échapper à cette lame bien trop proche à son goût, elle se retrouve bien vite à se cambrer, sentant parfaitement la silhouette du colosse dans son dos. Mais elle sourit, et elle souffle comme elle peut : « Salut Eivind. Ta poigne m’avait manqué. Qu’elle ironise sans pouvoir s’en empêcher, le ton semble presque sincère pourtant, mais ils se vouent une haine bien trop féroce pour duper qui que ce soit. Ce n’était qu’un jeu, parce qu’ils étaient ainsi : deux prédateurs qui prenaient un malin plaisir à jouer avec leurs proies. Dagger avait beau être en difficulté, elle avait beau être menacée et incapable de faire quoi que ce soit, elle n’en demeurait pas moins prédatrice, et joueuse. Comme lui. Et elle sent le souffle du caho contre sa joue, elle entend son rire qui lui arrache un léger sursaut de surprise. Il l’insulte, joue des propos qu’elle avait pu lui offrir lors de leur combat à l’église, mais elle ne s’en offusque guère. C’est pas comme si elle était en position de s’offusquer de toute façon. Et il la menace, une fois de plus, vantant l’insignifiance de sa vie et rappelant qu’il pouvait à tout moment la tuer, et elle ne trouvait rien à y redire. Tout ce qu’elle constate, c’est cette opportunité qu’il lui offre, volontairement ou non, de se justifier. Elle pouvait sauver sa peau, tout du moins essayer. Et elle compte bien réussir. Alors elle réplique, de prime dans un sifflement arrogant qui témoigne de l’importance qu’elle s’accorde d’elle-même : Je suis chef des atom Eivind, peu importe ce que tu penses de moi, ma vie a de la valeur. Sûrement plus que la tienne. Mais elle le sait, cette allure hautaine ne la sauverait pas, loin de là, tout comme elle sait que réclamer la pitié l’achèverait aussi sec. Eivind était joueur, il ne tirerait aucun plaisir à tuer une proie qui ne se soucie pas de sa vie, de ce fait plus elle se débattrait plus il aurait envie de la saigner. C’est pour cela qu’elle ne flanche pas, qu’elle ne le craint pas, et qu’elle demeure droite contre lui dans une attitude aussi nonchalante que possible malgré cette lame contre sa gorge. Je suis chef des atom, et pourtant je suis là, toute seule, en pleine forêt. Une chef loin de son camp, une chef loin du camp de ses alliés. Allez Eivind, réfléchis, tu penses vraiment que je suis du genre à gambader dans la prairie pour le simple plaisir ? Elle le titille pour le plaisir, mais cela ne retire en rien l’intelligence de ses paroles. Il voulait la tuer, mais qu’il prenne un temps pour se demander ce qu’elle pouvait bien faire là. Ce n’était sûrement pas pour négocier, et ce n’était pas non plus pour tuer des caho tant elle s’était éloignée de leur camp à eux aussi, justement pour éviter ce genre d’imprévus. Je te donne un indice souffle-t-elle avec douceur, non sans amusement. Elle en profite pour lever doucement les mains en gage de bonne foi, les mettant en évidence pour qu’il ne vienne pas à imaginer qu’elle essaye juste de détourner son attention. Arrête de profiter de mon décolleté et regarde un peu plus loin devant. » A ses pieds, au sol. Les traces, bien visibles pour n’importe qui, suffisamment fraîches pour leur assurer deux heures de trajet supplémentaire tout au plus. Parce qu’elle était là sa chance de survie : espérer que le colosse soit plus intéressé par l’idée de tuer du traître Gaia que par celle de la tuer elle.
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MessageSujet: Re: between life and death (dagger)   Jeu 12 Mai - 19:11
Eivind était un homme ambitieux, à l'image d'Heathcliff. Il voulait toujours aller plus loin. Plus haut. Si bien qu'il espérait même devenir, un jour, le leader de sa team pour les porter avec lui dans son ascension. De les faire monter au sommet. De les rendre victorieux. Il était clair que les CAHO étaient devenus - ou avaient toujours été - les têtes à abattre dans ce jeu. Ils étaient détestés de tous pour leur cruauté. Leur brutalité. Leur inhumanité. Mais, Eivind, il voyait les choses autrement. Ils étaient ceux qui avaient compris les règles du DARWIN'S GAME. Les règles de cette vie qui avait changée. Il était uniquement question de survie et pour survivre, il fallait se battre ou la mort était assurée. Si ce jeu avait d'abord été une histoire de distraction, ce n'était plus le cas désormais. Tuer sans éprouver la moindre once de pitié était ce qu'il fallait faire pour survivre. Les CAHO comprenaient. Les CAHO savaient. Les autres étaient des ignorants. Les GAIA, les ESHU, les ATOM, toutes ces teams allaient s'éteindre et ils seraient les derniers parce qu'ils avaient compris avant tout le monde. Parce qu'ils étaient probablement les seuls à l'avoir compris. Le garde du corps n'avait pas peur des autres. Des idiots qui parcouraient la map. Qui croyaient pouvoir vivre une vie normale dans leur joli petit confort de Chicago. Et mourir était le cadet de ses soucis. D'ailleurs, il le montrait bien. Cela ne pouvait échapper à personne. Depuis son adolescence, il s'était fait à l'idée que la mort était inévitable et, qu'un jour, ce serait son tour. Il s'était mis dans la tête qu'il allait quitter Iago. L'abandonner comme il lui avait promis de ne pas le faire. La vie était une fatalité qu'il avait accepté.

Dagger, elle, elle en avait peur. Derrière cette image de leader fort, sans faiblesse, se cachait une femme effrayée. Comme tous les autres. Eivind la méprisait d'autant plus pour cela. Il aurait pu lui trancher la gorge. Il aurait pu la laisser se vider de son sang et apprécier de sentir sa vie la quitter. Lui donner le coup fatal, encore une fois. Pourtant, le jeu prit le dessus. Il voulait jouer avec elle. La tuer directement aurait été trop simple. Pas assez douloureux pour elle. Après tout, elle était le nouveau leader des ATOM et il fallait qu'il profite de son statut pour la briser doublement. A peine avait-il posé la lame sur la peau pâle de cette dernière, une menace s'échappa de ses lippes. Une menace qu'il comptait mettre à exécution quoiqu'elle lui dise. Il sentit la crainte prendre possession de la demoiselle, mélangée avec un mépris non dissimulé. Le garde du corps la méprisait de la même manière. Ce n'était pas un sentiment à sens unique. Des mots glissèrent hors de sa bouche. Des mots qu'il avait déjà murmuré, à bout de souffle. Il respectait toujours ses promesses. Une autre vie. Ils y étaient. Ils se retrouvaient après leur mort sur le champ de bataille. Il fit une petite pression sur la lame ce qui arracha un sifflement à son adversaire et l'obligea à se reculer jusqu'à être collée au corps de l'homme. Ce dernier vit, enfin, son sourire arrogant qu'elle ne quittait pas alors que sa respiration se faisait difficile et sa mâchoire se contracta un peu plus. « Salut Eivind. Ta poigne m’avait manqué. Il ne pouvait pas en douter une seule seconde. Dagger savait. Eivind savait. C'était un jeu. Un jeu qui les porterait à leur perte. Eivind, propre à lui-même, devint plus arrogant encore. Plus méprisant. Se sachant en position de force, il lui laissa même la chance de pouvoir lui répondre. Dagger n'était pas stupide - ou peut-être un peu - et n'allait pas l'énerver en risquant de se faire tuer en un clin d'oeil. Si, pour lui, sa vie n'avait pas d'importance, elle en avait pour l'ATOM. C'était une certitude. Au sursaut de cette dernière, un sourire un peu plus important se dessina sur son visage enragé. Contre lui, elle n'était que Dagger et non pas la leader des ATOM et, pour cela, il ne pouvait pas cacher sa satisfaction. Je suis chef des atom Eivind, peu importe ce que tu penses de moi, ma vie a de la valeur. Sûrement plus que la tienne. » Finalement, il ne s'est pas trompé en l'insultant. Elle était bel et bien une attardée. Une idiote. Seulement, elle dépassait toutes ses exigences. Il ne l'aurait jamais cru aussi stupide. Il rit encore. Il ne s'arrêtera jamais de le faire parce que, Dagger, elle était hilarante. Sa stupidité était hilarante. « J'répond à ma question: t'es une putain d'attardée. J'vois pas ce que les ATOM voient en toi ou ce qu'ils ont pu voir en Faust. Vous êtes aussi cons l'un que l'autre. » Cons était un euphémisme. Ils étaient au delà de la connerie. C'était probablement pour cela qu'ils s'étaient retrouvés chez les bleus. Il savait, Eivind, qu'elle n'allait pas flancher. Pas encore. Ils étaient joueurs jusqu'au bout, lame ou non contre la gorge. « Je suis chef des atom, et pourtant je suis là, toute seule, en pleine forêt. Une chef loin de son camp, une chef loin du camp de ses alliés. Allez Eivind, réfléchis, tu penses vraiment que je suis du genre à gambader dans la prairie pour le simple plaisir ? Il aurait pu lui répondre que oui parce qu'après tout, il pouvait s'attendre à tout avec la blonde qui était à sa merci. Il pouvait s'attendre à tout avec les ATOM. Talamasca était un bon exemple de leur folie suicidaire. Pour Eivind, il représentait même tous les membres de cette team. Arrête de profiter de mon décolleté et regarde un peu plus loin devant. » Instantanément, il leva la tête pour voir les traces de pas au sol. Des traces fraîches qu'il avait loupé. « J'suis impressionné, Dagger, j'pensais que la seule chose que tu savais faire était de faire chier l'monde. D'un coup, il était intéressé par ce qu'elle pouvait lui dire. Lui avouer. Il savait qu'elle voulait éloigner la Faucheuse. Tout le monde le voulait et elle n'était certainement pas une exception. Tu traques ces traces de pas depuis combien de temps? Pourquoi? Il colla ses lèvres à son oreille. Bientôt, ce ne serait qu'une habitude. Puis, il appuya un peu plus fort sur la peau de cette dernière le temps de sa question. J'veux tout savoir, ma jolie. Et, j'crois bien que t'as aucun choix si ce n'est de tout m'dire. » Eivind diminua son emprise pour qu'elle puisse respirer convenablement sans pour autant retirer la lame.

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MessageSujet: Re: between life and death (dagger)   Jeu 12 Mai - 22:40
 

DRATHIR ∞ HEATHCLIFF.

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Il rit. Il l’insulte. Et si la blonde sent son sang bouillir dans ses veines sous l’effet de la colère, elle tente de ne rien en laisser paraître. Elle ne tolère pas ce qu’il dit, ce qu’il fait. Elle ne tolère pas de le voir prendre ses aises, profiter de sa position de force pour se permettre de lui cracher quelques remarques au visage. Pourtant au fond, elle le sait, ces insultes étaient bien moins douloureuses que les vérités que pouvaient lui balancer Kaboomovic et c’est sûrement pour cela que l’atom ne devient pas hystérique. Au fond, il ne faisait que critiquer sa prétendue stupidité, alors même qu’il ignorait tout d’elle. Alors même qu’il ne faisait que se voiler la face. Comment diable pouvait-il la juger conne, alors même qu’elle avait réussi à récupérer Faust ? Comment diable pouvait-il à ce point la rabaisser, alors qu’elle avait réussi à obtenir une alliance avec les eshu, plongeant l’équipe des rouges dans un bordel monstre et une situation inconfortable au possible. Elle avait prouvé qu’elle était capable de réflexion, qu’elle était également capable de prendre des décisions et de les mettre en œuvre. Dagger le savait, tout du moins en était-elle persuadée intérieurement : elle avait fait ce qu’il fallait et elle méritait désormais ce titre qu’elle conservait. Elle méritait d’être chef d’équipe. Cela ne l’empêche pas de tiquer lorsqu’Eivind se demande ce que les atom peuvent bien lui trouver, elle tique parce qu’elle ne sait pas non plus, parce qu’elle n’est pas sûre encore qu’on lui trouve véritablement quelque chose. Peut-être qu’on la suivait simplement parce qu’elle s’était plus ou moins imposée, peut-être qu’on la suivait désormais pour ne pas perturber des habitudes, ou parce qu’elle inspirait trop de crainte pour qu’on daigne vouloir la détrôner. Peut-être, en effet, qu’elle ne savait toujours pas inspirer la loyauté et le respect. Mais ça, elle craignait beaucoup trop la réponse que pourrait lui offrir ses pairs pour oser poser la question à quiconque, tout comme elle craignait une quelconque hypocrisie. En tous les cas ce fut pour cela qu’elle gronda, sans pouvoir se retenir, sur le moment. Et ce fut difficilement qu’elle ravala un commentaire amer, sachant sa situation délicate, se promettant toutefois de lui remettre sous le nez le moment venu. Pour l’heure elle a d’autres priorités : sauver sa peau, en l’occurrence. Et c’est pour cela qu’elle reprend rapidement la parole, conservant ce ton moqueur qu’on ne saurait lui ôter, pour mettre en avant des évidences.

Car en effet, elle ignore ce qu’il peut bien penser de son équipe -si ce n’est que ce n’était pas glorieux-, mais elle n’était pas le genre d’idiote fleur bleue qui éprouvait le besoin d’errer à tout va sans objectif précis. Oh il était certain qu’après le fiasco du festin, elle avait eu besoin d’un moment ainsi, mais elle ne se serait jamais permis de s’éloigner des terres atom pour cela. Ici tout était donc différent, et Eivind aurait une bien piètre opinion d’elle s’il la pensait capable d’une telle stupidité. Il ne tenait peut être pas à sa vie, mais elle si, aussi évitait-elle de se mettre inutilement en danger. Elle prenait déjà bien assez de risques à refuser la compagnie des siens. C’est pour cela que, malgré ses airs moqueurs, Dagger en arrive bien vite à évoquer les traces face à elle, ces traces de pas, encore fraîches, suffisamment pour donner une idée de ce qu’elle faisait ici. La blonde ignore toutefois si son assaillant daignera l’écouter, il a beau être joueur, il se moquait peut-être totalement de ses désirs de vengeance à elle. Il préférait peut-être même la saigner sur le champ plutôt que de se soucier d’autrui. Il la méprisait peut-être assez pour n’avoir besoin de rien de plus que de verser son sang. Ce fut donc dans un soulagement contenu qu’elle accueillit la nouvelle remarque de son interlocuteur, le colosse dans son dos estimant qu’elle venait de l’impressionner. C’est que ça sonnait comme un compliment à ses yeux, malgré l’ironie qui devait suinter de ces quelques mots, une ironie qui lui échappait tout autant. « Merci, j’me donne à fond faut dire. » Ouais, tant pour pister des traîtres que pour faire chier son monde. Et elle est ravie de constater qu’elle a à ce point titillé son intérêt, car désormais les lèvres du blond se pressent un peu plus férocement contre son oreille, venant y susurrer de nouvelles questions. Il était indéniablement curieux et la blonde s’autorise rapidement un sourire amusé. Il a raison toutefois quand il rappelle qu’elle n’a pas trop le choix, de toute manière c’est pas comme si ça la dérangeait d’évoquer des traîtres Gaia, c’est pas comme s’il lui demandait de trahir les atom. Et ce fut dans un nouveau soupir qu’elle accueillit ce décalage de la lame, le caho l’éloignant doucement de sa gorge. Une marque se dessinait toutefois sur sa peau, rappelant la menace qui avait plané sur elle et qui planait toujours sur elle. Il n’était pas suffisamment con au point de lui laisser une totale liberté de mouvement et elle demeurait juste là, à sa merci.

Profitant indéniablement d’une bonne bouffée d’air frais, la blonde ne peut s’empêcher de voir en cet instant l’opportunité de dire ses quatre vérités au colosse. Cette remarque narquoise qu’elle s’était retenue d’offrir plus tôt, allait avoir son instant de gloire. « C’est marrant, cette haute opinion que tu as de toi-même, et cette façon que tu as d’exiger les choses, comme le ferait un chef. Alors que, de nous deux, c’est pas moi qui suit aveuglément une gamine et qui dit amen à tout ce qu’elle décide. Oh oui, il se donnait des grands airs, indéniablement il avait les capacités ou tout du moins l’envie de posséder du pouvoir, et pas juste sur elle. Pourtant il n’était que le garde du corps de la reine, et encore, Hannibal n’était reine qu’à cause de l’inefficacité du roi actuel. Qu’il était risible de voir que personne ne cherchait à détrôner cet abruti d’Ostatki, d’autant plus qu’il ne servait à rien depuis longtemps, et qu’il était risible de voir Eivind tout aussi incapable de trahir sa maîtresse pour s’octroyer une position un peu plus glorieuse. Toutefois, Drathir sait que cette remarque, bien que dosée étant donné qu’elle aurait préféré le traiter de clebs bien docile, peut lui valoir un coup de dague bien placé. Elle reprend donc très vite la parole pour accaparer l’attention de son interlocuteur, et un seul mot suffit. Gaia. Désormais assurée d’avoir réussi à sauver sa peau de la mauvaise humeur de son assaillant, la blonde s’explique plus volontiers. Je traque les traîtres Gaia. Si tu veux traiter quelqu’un d’idiot, ce sont eux Eivind. J’aurais tellement aimé vous voir reprendre la guerre, j’aurais tellement aimé vous voir vous faire massacrer par trois équipes à la fois. Mais ces crétins n’ont pas eu la patience nécessaire. Et, pire que tout, ils ont tué des atom. Profitant de ce maigre espace entre sa gorge et l’acier qui la menaçait, l’infirmière pivote légèrement la tête, juste pour mieux voir ce visage contre le sien, juste pour mieux pouvoir lui souffler sa haine, palpable tant elle était intense. Je veux porter un message. Je veux leur faire comprendre qu’on ne s’en prend pas aux atom impunément et, surtout, qu’on ne s’en prend pas à moi sans en payer le prix. Le sifflement est mauvais, témoignant de sa rancœur, de son désir de vengeance qu’elle ne cherche pas le moins du monde à cacher. Toutefois sa hargne s’envole finalement, le temps d’un sourire, un peu cruel, un peu séducteur tandis qu’elle rajoute dans un murmure, sur le même ton enjôleur. Je suis sûre qu’on ferait une bonne équipe. » Au fond, cette idée l’effrayait. Elle ne voulait pas faire une bonne équipe avec lui, elle ne voulait pas constater qu’ils formeraient un duo formidable tant elle avait une piètre opinion de lui, lui et sa cruauté gratuite. Lui qui a torturé Aria. Mais elle le sait, il ne la laissera pas simplement partir, de ce fait espérer l’accompagner est sa seule chance de survie actuellement.
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MessageSujet: Re: between life and death (dagger)   Lun 16 Mai - 11:57
Eivind n'avait ni de respect pour Dagger, ni pour Faust, ni pour aucun autre ATOM - en dehors de Iago mais, lui, il ne l'était pas vraiment. Pas pour le garde du corps. Il était au dessus d'eux et de leur stupidité maladive. En même temps, ce n'était pas très dur. Il suffisait d'être con mais pas trop pour dépasser, intellectuellement parlant, les bleus. D'ailleurs, il ne s'empêcha pas d'exprimer ses ressentiments auprès du nouveau leader de cette team. Encore une preuve de leur idiotie: Dagger était montée en grade et occupait désormais la place du chef. De celle qui les menait. La vérité était qu'il ne comprenait même pas un peu le choix qu'ils avaient pu faire. Enfin, ce n'était pas peut-être pas un choix - la demoiselle semblait plutôt être du côté de la dictature. Cependant, malgré ce qu'Eivind pensait d'elle, il l'écouta et admit même qu'elle était plus futée que ce qu'il aurait imaginé à la vue des traces de pas en face d'eux. Des traces qu'il avait loupé. « Merci, j’me donne à fond faut dire. Il ignora son commentaire et rapprocha rapidement ses lèvres de l'une des oreilles de l'ATOM, avide d'en savoir plus. Toujours plus. Puis, il profita de sa position de force la menaçant encore indirectement. C'était tellement amusant de jouer avec la peur des gens: mourir. La vie de Dagger, peu importe la combientième, lui était précieuse et il ne doutait pas qu'elle allait tout faire pour la garder. Pour lui montrer à quel point il était sérieux, il fit en sorte d'appuyer un peu plus fort sur la lame avant de la décaler pour qu'elle puisse lui répondre et respirer. Cependant, le corps d'Eivind, lui, ne se décala pas et resta presser contre celui de la demoiselle. Lui laisser une totale liberté de mouvement était lui assurer le pouvoir de le blesser. Rien qu'un peu mais assez, tout de même. Elle prit une bouffée de l'air qui lui avait été retiré. Le garde du corps aurait dû se douter que cette dernière n'allait pas rester tranquille et se contenter de lui dire ce qu'il voulait entendre. Non, ce n'était pas Dagger. C’est marrant, cette haute opinion que tu as de toi-même, et cette façon que tu as d’exiger les choses, comme le ferait un chef. Alors que, de nous deux, c’est pas moi qui suit aveuglément une gamine et qui dit amen à tout ce qu’elle décide. » Il ne répondit rien et laissa simplement un ricanement mauvais sortir de sa gorge tout en serrant un peu plus fort la poignée de son poignard. Ses jointures en devenaient blanches.

Elle lui paierait ses paroles. Elle paierait pour Hannibal. Juste pas maintenant. Il voulait savoir et lorsque ce serait fait, alors il n'aura plus rien qui pourrait le retenir. A ce moment là, Eivind pourra s'amuser à lui retirer une de ses vies une nouvelle fois. Puis, ils se retrouveront et il la tuera, encore et encore, jusqu'à ce qu'un zéro orne la pâleur de sa peau. « Je traque les traîtres Gaia. Si tu veux traiter quelqu’un d’idiot, ce sont eux Eivind. J’aurais tellement aimé vous voir reprendre la guerre, j’aurais tellement aimé vous voir vous faire massacrer par trois équipes à la fois. Mais ces crétins n’ont pas eu la patience nécessaire. Et, pire que tout, ils ont tué des atom. Les GAIA, ces êtres qu'il méprisait tant. Le festin avait renforcé son animosité envers eux. Ils étaient encore plus lâches qu'il ne l'aurait imaginé mais, au fond, leur acte n'était pas une si mauvaise chose. La vérité était que si les CAHO y étaient allés, ce n'était que pour une chose: les voir tomber. Eivind n'avait pas pensé qu'ils iraient jusqu'à faire tout exploser et il ne pouvait pas cacher son bonheur face à leurs actions. Le monde entier savait qu'ils n'étaient pas blancs comme neige. Qu'ils n'étaient pas non plus les victimes de cette guerre. Qu'Isaÿr n'arrivait pas à tenir son équipe en laisse. En plus d'avoir achevé leurs ennemis, les GAIA avaient également retirés des vies à leurs alliés et cela n'était pas rien. Naturellement, le garde du corps ne pouvait qu'être heureux face aux paroles de Dagger. Elle réclamait vengeance, comme lui. Le visage de cette dernière pivota légèrement, collant un peu plus celui de l'homme au sien. La haine entre leurs deux êtres pouvaient se sentir à des kilomètres à la ronde mais, pas seulement, celle qu'ils ressentaient pour l'un et l'autre: celle qu'ils pouvaient ressentir pour les traîtres. Je veux porter un message. Je veux leur faire comprendre qu’on ne s’en prend pas aux atom impunément et, surtout, qu’on ne s’en prend pas à moi sans en payer le prix. Puis, un sourire s'étendit sur ses lèvres. Un sourire cruel et séducteur auquel Eivind répondit. Le sang appelait le sang, il ne pouvait pas échapper à la règle. Je suis sûre qu’on ferait une bonne équipe. » Son rictus ne le quittait plus alors qu'il relâcha, encore un peu plus, sa pression sur le cou de la demoiselle. « Tu penses vraiment que j'ai besoin d'toi pour m'occuper de ces enfoirés? Cette fois, l'homme retira complètement la lame et se décala de l'ATOM en un clin d'oeil. Il se mit à lui tourner autour comme un prédateur pourrait le faire avec sa proie. Comme s'il était le loup et, elle, l'agneau - ce qui n'était pas vrai, absolument pas. Il la défiait du regard tout en jouant avec son poignard dans ses mains pour lui montrer qu'un seul mauvais mouvement et il lui planterait dans la chair. Tu proposes quoi, Dagger? »

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MessageSujet: Re: between life and death (dagger)   Mar 17 Mai - 22:17
 

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Between life and death.


Sauver sa peau n’avait rien d’un exercice facile, et la blonde n’était guère habituée à s’abaisser à de quelconques manigances pour cela. Elle disait ce qu’elle avait à dire et faisait ce qu’elle avait à faire, quitte à en mourir. Or, aujourd’hui la réalité la rattrapait, un peu trop vite et un peu trop brutalement à son goût : elle ne récupérait plus assez vite ses vies, et voyait donc le nombre inscrit sur sa peau chuter au fil des jours. Cela l’angoissait, indéniablement. Elle n’était pas assez sotte pour se mentir à elle-même sur ce point : elle voulait vivre, car malgré sa soudaine faible espérance de vie, elle avait récupéré l’homme qu’elle aimait et malgré les horreurs de Chicago et du jeu, elle voulait profiter de chaque instant passé avec lui et ses proches. Alors elle se refusait de mourir, faisait de son mieux pour limiter les risques et pour éviter à son compagnon des nuits blanches passées à s’inquiéter pour elle. Mais ce n’était pas facile, ce n’était pas simple que de subtilement s’attirer les faveurs d’Eivind, dans l’unique but de le voir l’épargner elle. C’est compliqué car il est joueur, instable, et qu’il la méprise autant qu’elle le méprise en retour. Elle-même aurait été capable de lui trancher la gorge sans hésiter si la situation avait été inversée, trop fière qu’elle était pour s’abaisser à travailler en équipe avec un monstre comme lui. A la place du colosse elle aurait sûrement repoussé sa vengeance, ou aurait jaugé la situation une fois sur place, quitte à faire demi-tour sans faire couler le sang. Mais, fort heureusement, Eivind n’était pas comme ça. Si elle le blâmait pour sa cruauté, c’est probablement celle-ci qui lui garantirait aujourd’hui la vie sauve. Il voulait trop se venger, il voulait trop faire verser le sang et cette fois ci la quantité primerait peut-être sur la qualité. Elle l’espère férocement la blonde, demeurant toutefois suffisamment mordante pour titiller son intérêt, consciente du fait qu’Eivind la saignerait dès qu’il commencerait à s’ennuyer, cherchant à s’octroyer quelques moments de domination via des piques acerbes qu’elle espère finement dosée. Dagger sourit, Dagger crache sa haine, consciente que pour une fois son désir de vengeance serait compris et partagé. La tête tournée en direction de celle qui la menaçait encore et toujours, elle siffle ses envies sans le lâcher des yeux et l’observe donc s’octroyer un sourire tout aussi sanguinaire et séduit que celui qu’elle arbore. Oui, ils feraient sûrement une bonne équipe, aussi dégoûtante soit cette image.

Muette, le souffle de la meneuse atom est maîtrisé, peut-être un peu trop. Elle est sur la corde raide et elle le sait, et c’est de la même façon qu’elle tente de juguler son soulagement lorsque la lame se décale encore un peu plus, s’éloignant de sa gorge et lui donnant plus de liberté de mouvements. Or, si mouvements il y a, la blonde s’assure qu’ils soient lents, peu envieuse de se faire saigner soudainement parce qu’elle a eu un sursaut un peu vif à cause d’un hoquet par exemple. C’est là que son interlocuteur reprend la parole, lui demandant si elle estimait réellement qu’il avait besoin d’une aide quelconque pour venir à bout de ses ennemis. La question est sûrement rhétorique et la blonde n’irait pas rabaisser le caho, de prime parce qu’il est indéniablement un bon combattant mais surtout parce qu’il le sait. Et que l’insulter à ce sujet n’était sûrement pas la meilleure idée au monde. Toutefois, l’atom y voit une occasion de défendre ses intérêts et elle se contente d’hausser les épaules, nonchalante. « T’as beau m’avoir tué Eivind, je t’ai quand même joliment cassé la gueule. Et on était en un contre un. Alors c’est vrai, peut-être que t’arriverai à tous les buter seul, mais tu veux vraiment prendre ce risque ? Le risque de mourir ou, pire, de passer pour un faible ? Et elle ancre son regard dans le sien tandis qu’il retire définitivement sa lame. Elle a gagné. La blonde le sait, le reste n’était pas important, le reste était superficiel tant elle venait de réaliser le plus dur. Et elle savait qu’il prendrait en compte ses propos, elle savait que la mort n’effrayait probablement pas le sanguinaire caho qu’il était, mais mourir de la main des traîtres, les laisser penser qu’il était une proie facile et, encore pire, ne pas pouvoir assouvir sa vengeance et entendre les traîtres en rire pendant des jours ou des semaines… Cela détruirait à coup sûr l’égo du garde du corps, un égo sûrement aussi démesurément grand que le sien à elle. De ce fait il prendrait en compte ce qu’elle avait à dire, et il venait de toute manière de le prouver en lui laissant un peu de paix, bien qu’il soit désormais en train de lui tourner autour comme le ferait un prédateur. Si un frisson la parcourt lors du premier passage de l’homme dans son dos, la suite n’est qu’une formalité et la blonde demeure une fois de plus relativement détendue. Droite, sûrement trop fière pour se tenir autrement, elle se contente de capter le regard de son interlocuteur lorsque celui-ci est à sa portée. Il la provoque, il la défie. Espère-t-il un faux pas de sa part ? Que c’est risible. Elle était de ceux qui auraient eu la patience d’attendre une erreur caho, elle était de ceux qui étaient prêts à jouer la comédie durant le festin pour mieux reprendre la guerre. Elle ne s’abaisserait pas à sacrifier inutilement une de ses vies juste parce qu’il lui faisait les gros yeux. Elle valait mieux que ça, mais il ne semblait définitivement pas s’en rendre compte. Tant mieux. Qu’il la sous-estime donc.

Peu envieuse de faire un geste brusque, la meneuse atom se contente donc de rester immobile et ne se permet de reprendre la parole que lorsqu’il l’interroge. Que proposait-elle ? Au fond elle n’avait pas grand-chose, elle savait toutefois qu’elle ne pouvait guère se foutre de sa gueule, même involontairement, en faisant des propositions stupides. Il la surveillerait du début à la fin, peut-être même qu’il irait se servir d’elle comme d’un appât car il était préférable qu’elle meurt durant le processus. Encore que, de cela elle n’était pas sûr, Eivind pouvait tout aussi bien être le genre de prédateur possessif qui ne supporterait pas de partager sa proie favorite. Or, de cela aussi elle était sûre : doucement elle commençait à devenir l’ennemie qu’Eivind ne tolérait plus de voir respirer. Fallait juste voir à pas trop accentuer la haine qu’il pouvait déjà lui vouer. Pas dans l’immédiat. « J’avais pas franchement prévu de devoir faire équipe mais… J’imagine que tu peux te contenter de me suivre que ce soit pour t’assurer de ma docilité ou te rincer discrètement l’œil, moi je les piste et une fois arrivés à leur campement improvisé, on avise ? La nuit commencera à tomber, on aura plus d’options. Pour le reste… A toi de voir. Au fond que pouvait-elle dire d’autre ? Elle ne comptait pas décider d’un plan d’attaque alors même qu’il voudrait sûrement la surveiller et alors même qu’elle n’avait pas les cartes en main. Elle était incapable de définir précisément une marche à suivre, parce qu’elle n’avait pas confiance en lui, qu’il n’avait pas confiance en elle, et qu’il désirait juste la tuer finalement là où elle désirait s’enfuir. Malgré leur désir commun de tuer du traître Gaia, leurs objectifs étaient en soi bien trop différents pour qu’elle ne parvienne à trouver d’elle-même un compromis. De plus, comment diable négocier une technique d’assaut avec un bourrin comme lui ? Sans nul doute qu’il foncerait dans le tas comme le bœuf qu’il était, et que l’apparition de la nuit ne changerait rien à ses plans. De son côté, elle tendait plus vers le gaia, pour ce désir qu’elle avait d’attaquer par derrière dès lors que cela maximisait ses chances de survie. Et surtout dès lors que son sens de l’honneur pouvait être mis de côté. Après tout on parlait de traîtres, on parlait de ceux qui lui avaient pris une vie. Elle ne s’amuserait pas à les regarder dans les yeux par sens de la droiture. Pas plus qu’elle ne s’amuserait à se rendre de nouveau auprès d’Eivind une fois le combat fini. Probablement qu’elle prendrait la fuite, aussi douloureux que ce soit pour son égo. A moins qu’elle ne trouve une occasion de le tuer. Encore que… Même ça, soudainement, elle n’était pas sûre d’en avoir envie. Car, peu importe ce qui pouvait bien motiver le caho, il venait d’épargner sa vie. Même si cela ne doit durer que quelques heures. Muette, la blonde se contenta alors de lever doucement les mains, suffisamment pour qu’il n’ait pas à s’inquiéter d’une traîtrise de sa part, avant de faire quelques pas en avant, mettant fin à ces cercles qu’il effectuait vicieusement autour d’elle. Maintenant si tu permets. Conclut-elle en jetant un dernier coup d’œil aux traces pour s’assurer de ce qu’elle savait déjà. On en a pour deux heures. Si tu me parlais de toi en attendant ? » Ironise-t-elle sur une œillade provocante, vivant relativement bien sa condition de prisonnière du moment et entamant donc sa marche.
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MessageSujet: Re: between life and death (dagger)   Mer 18 Mai - 18:56
S'il ne semblait pas réagir excessivement aux paroles de Dagger à propos d'Hannibal, son esprit n'en bouillonnait pas moins. Eivind n'attendait qu'une chose : pouvoir lui faire payer ses mots. Ses actes. Personne n'avait le droit de parler ainsi de la princesse des CAHO. De sa princesse. Son rôle n'était qu'un titre et s'il n'était pas devenu garde du corps, il aurait protégé la bras-droit de la même manière. Elle avait, certes, des manières de gamine capricieuse mais ils étaient les mêmes. Des êtres appelés par le sang. Par la mort. Les deux CAHO s'étaient trouvés et, Eivind, il comptait bien faire payer au monde entier les affronts des autres à l'égard d'Hannibal. Il comptait faire souffrir Dagger la première. Pour elle et pour lui. Lui montrer qu'elle ne savait rien de lui. De ses capacités. Qu'il n'était pas seulement le chien de la reine et que s'il le voulait, il pouvait détruire son existence. Il était rancunier, le garde du corps, et ce qu'elle ne savait probablement pas, c'est qu'il pourrait la retrouver dans la vie réelle. Qu'il pourrait lui trancher la gorge. Pour de bon. Confronter ces deux mondes qui n'étaient pas si distincts comme il avait pu le faire avec Lagertha. Pourtant, il écouta la proposition de cette dernière avec intérêt. Presque trop. Dès que le mot GAIA monta jusqu'à ses oreilles, l'homme sembla oublier le reste. S'il était dehors, c'était pour trouver les traîtres et les tuer jusqu'au dernier - pour ensuite s'attaquer à la team entière. Alors, naturellement, les paroles de la leader l’intéressèrent au plus haut point puis, il avait tout son temps avant de lui retirer une vie de plus. Il décala encore un peu plus la lame qui se trouvait au cou de la demoiselle et y avait laissé une trace pour lui rappeler qu'il tenait sa vie entre ses mains alors qu'il lui posa une question qui se voulait rhétorique. En réalité, le CAHO n'avait, réellement, pas besoin de son aide. Peut-être voulait-il simplement entendre sa réponse pour pouvoir la vider de son sang. Il sentit les épaules de cette dernière s'hausser avant qu'elle ne lui réponde. Eivind était prêt à lui couper la chair. On ne savait jamais avec Dagger. Les conneries sortaient toutes seules de sa bouche. « T’as beau m’avoir tué Eivind, je t’ai quand même joliment cassé la gueule. Et on était en un contre un. Alors c’est vrai, peut-être que t’arriverai à tous les buter seul, mais tu veux vraiment prendre ce risque ? Le risque de mourir ou, pire, de passer pour un faible ? » La vérité émanait de ses paroles. Mourir n'avait aucune importance mais passer pour un faible en avait. Sa réputation tenait sur ses actes et un mauvais pas pouvait la lui coûter. Ce n'était pas ce qu'il voulait. Jamais. Eivind était né pour rester ce monstre que beaucoup - presque tous - connaissait. Bientôt, tout le monde connaîtrait son pseudo et tous le craindrait. Seulement, une seule seconde pour que tout s'écroule.

Il ne répondit rien, retirant complètement le poignard de la gorge de l'ATOM et se mettant à lui tourner autour comme un prédateur. Il se rapprochait, reculait, un sourire sadique étiré sur les lèvres. Si le CAHO laissait son interlocutrice demeurer en vie, il connaissait la suite. Sa suite. Elle ne vivrait pas longtemps puisqu'il possédait sa vie comme il pouvait posséder toutes celles de ses autres victimes. Dagger ne bougeait pas, le regard plongé dans celui de son adversaire. Même hors combat, ils étaient faits pour être des adversaires. Dagger et Eivind. Eivind et Dagger. Le feu et la glace. Le jour et la nuit. On écrirait, un jour, la haine qui les reliait et leurs affrontements. Il faisait tourner sa lame dans ses mains sans pour autant détourner ses iris des siens. Une question sortit de ses lippes. Que comptait-elle faire? Si elle était là, seule, elle devait avoir un plan. Une proposition à lui faire. Ou, peut-être, que la demoiselle était aussi stupide qu'il se l'imaginait - ce qu'il n'espérait pas tout de même. « J’avais pas franchement prévu de devoir faire équipe mais… J’imagine que tu peux te contenter de me suivre que ce soit pour t’assurer de ma docilité ou te rincer discrètement l’œil, moi je les piste et une fois arrivés à leur campement improvisé, on avise ? La nuit commencera à tomber, on aura plus d’options. Pour le reste… A toi de voir. » Elle n'en avait clairement pas. Eivind se retint de rire mais se contenta de lui sourire de toutes ses dents et d'hocher la tête en guise de réponse. Peut-être, qu'au final, il aurait dû la tuer avant qu'elle n'ouvre la bouche. Peut-être. Seulement, il était trop tard et il comptait voir de quoi elle était capable. Sa vengeance envers les GAIA passait avant celle envers Dagger et les ATOM. Pour l'instant, du moins. Puis, il pouvait aussi bien la tuer en chemin, lui faisant croire qu'il était avec elle. C'était une idée qui plaisait plutôt pas mal au CAHO. Alors que ce dernier tournait toujours autour de la leader, il vit ses mains se lever. Il leva les yeux au ciel en soupirant. Clairement, il n'avait rien à faire d'une quelconque traîtrise de son ennemie. « Non mais baisse tes mains, j'm'en bat les couilles de ce que tu as dedans. » Leur alliance de quelques heures commençait bien. S'arrêtant, Eivind lui fit un signe de la main alors qu'elle se mit à avancer comme pour l'inviter à le faire encore plus. « Maintenant si tu permets. On en a pour deux heures. Si tu me parlais de toi en attendant ? » Il haussa un sourcil, mi amusé, mi agacé et suivit la demoiselle. « Clairement, Dagger, j'veux bien faire équipe avec toi pour cette fois mais j'te jure que si t'essaye de faire la conversation comme ça, j'te coupe la langue. Il arriva vite à la hauteur de Dagger - comme ça personne était devant et derrière non plus - et lui montra son poignard en guise d'illustration avec un énorme sourire ironique qu'il quitta bien assez tôt. Moi, c'que j'veux savoir, c'est : comment c'est de commander une bande de suicidaires? » Elle n'avait pas le droit de faire la conversation mais, lui, si. De toute manière, il était en position de force - pour l'instant - alors il avait tous les droits.

(...) Un silence s'était installé entre les deux adversaires. Un silence presque gênant, rempli de mépris non dissimulé. Eivind avait troqué son poignard contre sa mitraillette qu'il tenait fermement dans ses mains alors que ses yeux balayaient les alentours et le sol à la recherche de nouvelles traces. Il y en avait quelques unes. Pas mal qui étaient voyantes pour ainsi dire. Plus ils avançaient, plus il se demandait si c'était réellement des GAIA. La moindre des choses aurait été de cacher ses traces. Enfin, le CAHO l'aurait fait mais il avait oublié à quel point les membres des autres teams étaient idiots - sans oublier certains de la sienne. Le calme de la forêt était bien trop prononcé. Ce n'était pas normal. Il s'arrêta quelques secondes, les sourcils froncés alors que l'ATOM avançait toujours. Son regard se déplaça autour de lui avant qu'il n'hausse les épaules et se remette à marcher. « Tu sais que si c'était pour marcher autant qu'on fait équipe, j'aurais pu l'faire tout seul. A peine avait-il terminé sa phrase qu'une flèche passa un millimètres de son visage. Ses yeux s'agrandirent et lorsqu'il tourna la tête, des silhouettes se montraient à lui. On a de la visite. » Simple constat mais il n'était pas sûr que Dagger l'ait remarqué. Enfin, avec elle, on ne savait jamais comme il n'arrêtait pas de se le répéter. Un homme se jeta sur lui et lui asséna plusieurs coups au visage. Rapidement, Eivind prit la position de force et lui éclata la tête à l'aide de sa mitraillette. Quelques secondes après, le corps de son adversaire se dématérialisait. Ce fut à son tour de sauter sur un autre individu. Les coups pleuvaient des deux côtés et il n'avait aucune idée de si Dagger s'en sortait ou non. Les deux corps se retrouvèrent à terre rapidement. Ses mains retrouvèrent autour de son cou, ses poings sur son visage maintenant déformé et inversement. Il était bien plus fort que le CAHO ne l'aurait pensé mais il aurait pu, tout de même, le tuer si ce dernier n'avait pas réussi à sortir son couteau de sa ceinture et à l'enfoncer dans sa chair. Un gémissement de douleur sortit des lèvres du garde du corps alors qu'il sentit la lame dans sa peau. La douleur que ce coup lui procura était bien trop forte et le prit dans tout le corps ce qui permit à son adversaire de presque l’assommer avec une pierre qu'il avait, visiblement, trouvé sur le tas. Il se retrouva le dos à terre alors que l'autre prit la position de force au dessus de lui, prêt à lui asséner le coup fatal et inscrire un quatre sur sa peau.

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MessageSujet: Re: between life and death (dagger)   Mer 18 Mai - 21:13
 

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Between life and death.


Il la sous estimait clairement. Au point que la blonde constata qu’elle prenait des précautions pour rien, à ainsi lever les mains pour plaider son innocence. Il s’en contrefoutait, lui affirmant sèchement qu’elle avait juste l’air stupide à agir ainsi. Elle n’avait apparemment rien à cacher, pas d’après lui en tous les cas et la meneuse atom hésite entre se montrer satisfaite ou demeurer incroyablement vexée. Evidemment le peu d’importance que le caho lui accordait lui sauverait sûrement la vie, il était plus aisé de tuer un adversaire lorsque celui-ci demeurait intimement convaincu que vous n’étiez qu’un boulet un peu encombrant qui ne mérite ni son rang ni ses titres. Mais de l’autre, la fierté incommensurable de la jeune femme la poussait à s’offusquer d’une telle vision des choses. Elle aurait aimé lui planter sa dague entre les côtes, sifflant son venin au creux de ses lèvres, rire des aprioris stupides qu’il avait d’elle. Elle aurait aimé lui prouver qu’elle pouvait le tuer, qu’elle pouvait lui faire face. Elle peine par ailleurs à comprendre pourquoi il la dénigrait à ce point, alors même que leur unique affrontement avait été un duel à mort sans merci. Il l’avait tué ce jour là, certes, mais elle l’avait tellement amoché. Le sang avait suinté des plaies, à tous les deux, et si elle n’ose pas le demander et si elle s’avère bien curieuse dans le fond, Dagger espérait qu’il avait péri dans le processus, lui aussi. Il avait été amoché, salement, et pourtant il ne la craignait pas. Pas le moins du monde. Alors c’est ainsi en hésitant, oscillant entre une satisfaction bien fourbe et une offuscation typiquement caho, qu’elle rabaissa doucement ses mains lorsqu’il le lui ordonna plus ou moins. Résistant difficilement à la tentation de poser sa main sur le pommeau de sa dague, consciente du fait qu’il ne tolérerait pas qu’elle en fasse autant même s’il s’agissait là d’une simple habitude guerrière, la blonde se contenta de reprendre la route. Ils avaient encore du trajet à parcourir même si elle savait déjà que le caho ne risquerait pas de la ralentir, vu sa condition physique elle ne pouvait pas non plus songer à s’échapper en courant, il la plaquerait au sol en moins de deux. Alors l’atom demeure docile et se fait à la situation, avec une certaine aisance sûrement liée à son instinct de survie ô combien développé. Car Drathir avait beau aimer échafauder des plans, elle n’en restait pas moins une femme aussi impulsive qu’instinctive, faisant bien plus confiance à ce sentiment qui la prenait aux tripes qu’à l’être humain de manière générale.

Ayant repris la route, elle tente rapidement de faire la conversation à son coéquipier du moment, retrouvant cet air narquois qui horripilait tant ses interlocuteurs. Au fond elle se moquait bien de la vie d’Eivind, il aurait pu avoir la vie la plus malheureuse qui soit qu’elle n’aurait rien voulu en savoir. Parce qu’elle aussi avait souffert, et que des histoires douloureuses n’excusaient jamais rien. Alors elle ne voulait pas savoir ce qui avait pu le transformer en ce monstre qu’il était. Elle voulait juste le faire payer pour ça, un jour, même si cela doit lui prendre des mois. Ses tentatives de communication sont vaines cependant et la menace qui échappe à Eivind ne tombe pas dans l’oreille d’un sourd. Légèrement surprise de le voir revenir à sa hauteur, décidément il ne se méfiait vraiment pas d’elle, la blonde s’autorise un sourire fortement amusé en le voyant la menacer de sa dague. S’il ne la pensait pas capable de grand-chose, elle-même ne croyait plus véritablement aux menaces qu’il pouvait lui faire. Bien que consciente de l’instabilité émotionnelle de son interlocuteur, il devenait difficile de le prendre véritablement au sérieux. Les menaces, à force d’être prononcées mais jamais appliquées, perdaient de leur sens. Contre toute attente cependant, le colosse se permet de reprendre la parole, désireux d’avoir le contrôle de cette discussion et ne posant que les questions qui l’intéressaient lui. Celle qu’il lui pose, arrache un léger rire à la meneuse atom qui coule un regard amusé en direction de l’homme à ses côtés. Elle se contente de l’observer sans rien dire, brièvement perdue dans ses pensées. Elle songe aux atom, à ce pouvoir qu’elle avait voulu rendre mais qui lui tenait désormais bien trop à cœur pour y songer. Elle songeait à la dictature qu’elle avait voulu mettre en place, mais qui avait gardé finalement des semblants de république sans qu’elle ne s’y attende. Elle songe aux nombreuses angoisses qui l’ont étreint, vis-à-vis de ce rôle de leader, qui doucement se dissipaient au vu de ses victoires. Car elle gagnait, pas seulement sur le champ de bataille mais bien en matière de politique. Elle gagnait la guerre, les alliances, la loyauté des siens. Son parcours au sein de la hiérarchie était, à ses yeux, une succession de réussites qui contrastait violemment avec les échecs qui jalonnaient sa vie. C’est pour cela, par ailleurs, qu’elle ne veut plus laisser sa place de chef. Parce qu’elle était douée pour cela, reconnue et peut-être estimée pour cela. Parce que guider les atom, c’était sa putain de réussite, et pour rien au monde elle ne voudrait qu’on la prive de ça. Il était cependant hors de question de confesser ses émotions ou ressentis vis-à-vis de sa nomination, il était tout aussi interdit de dire à Eivind que les atom n’avaient rien de suicidaires, que la vérité était autrement plus complexe et plus belle que ce qu’il croyait. Elle ne pouvait rien lui dire. Alors Dagger se contente d’hausser les épaules et, dans un sourire suintant soudainement d’une forme de mesquinerie, elle répliqua dans un souffle : « Il te suffirait de tuer Hannibal et de prendre sa place pour comprendre. Les caho étaient tout aussi suicidaire, et en effet, qu’il devienne donc chef. Fais toi ta propre expérience. » Conclut-elle simplement, détournant les yeux de son interlocuteur.

Elle avait peut-être tort d’estimer que la loyauté était une qualité qu’Eivind ne pouvait comprendre et encore moins posséder. A ses yeux, tuer Hannibal réglerait nombre de problèmes caho et même si on daignait réfléchir avec leur mentalité, la gamine n’avait pas sa place. Sa cruauté se résumait à torturer des êtres déjà à sa merci, sa force consistait à tuer des victimes qu’on lui offre sur un plateau d’argent. Même d’un point de vue guerrier, Hannibal ne valait rien. Alors qu’elle soit reine caho, pour remplacer le tout aussi pathétique Ostatki ? C’était risible aux yeux de Dagger. Sincèrement. Mais elle ne pouvait rien y faire, si ce n’est à continuer de cracher son venin à son sujet à chaque fois qu’elle croisait un ennemi. Peut-être qu’un jour l’idée ferait son chemin dans l’esprit des rouges. Peut-être qu’un jour, ils trahiraient celle qui ne méritait décidemment ni la loyauté ni le respect des siens. De nouveau muette toutefois, Dagger se contente de poursuivre sa route aux côtés de son curieux partenaire du moment, et la suite du trajet se fait finalement en silence. Elle n’est pas assez sotte pour lancer de nouvelles piques, consciente du fait qu’effriter la patience du caho n’était pas la meilleure chose à faire, et lui-même ne se permet pas de poser de nouvelles questions. Avait-elle dérangé avec sa précédente réponse ? Possible. Faut croire que sa langue était aussi acérée que ses dagues et que, à défaut de se méfier de ces dernières, Eivind se méfiait de la première. Alors le silence s’installe, pesant, au point de rallonger le temps. Elle aurait préféré être seule, et devoir demeurer constamment sur ses gardes à cause de la présence à ses côtés la fatiguait plus que de raison. Il était toutefois hors de question de le montrer, encore moins de l’admettre, alors elle se contente de marcher, assez vite, ne s’interrompant que lorsque les traces se faisaient plus discrètes. Et alors qu’ils continuent, Eivind finit alors par s’interrompre. Drathir ne cherche pas à comprendre et se contente de continuer, si traîtres il devait déjà y avoir, elle espérait que ces derniers tueraient le caho avant toute chose. De ce fait, demeurer collée à ses baskets n’était pas le plus judicieux des choix. Elle l’écoute malgré tout, d’une oreille distraite, jusqu’à ce qu’il affirme avoir de la visite. Et alors, malgré ce que lui hurlait ses tripes, la blonde se contente de faire volte face pour voir leurs ennemis se diriger majoritairement vers son compagnon du jour. C’est pour cela qu’elle ne fait rien, c’est pour cela qu’elle ne dégaine pas et tente de paraître pacifiste au possible. Parce qu’avec un peu de chances, ils le tueront. Elle n’aurait rien à faire, juste observer, juste rester stoïque et prouver qu’elle ne se souciait pas du sort de son partenaire. Si elle ne s’en souciait pas, ils n’avaient pas à craindre qu’elle se jette dans la mêlée pour le sauver. Si elle ne s’en souciait pas, peut-être qu’elle arriverait à s’octroyer plus d’une vengeance ce soir là.

Profitant du fait que, déjà, des assaillants se jetaient sur Eivind, la meneuse atom se contente de reculer de quelques pas, jetant un coup d’œil aux autres traîtres Gaia -si tout du moins il s’agissait d’eux- afin de voir ce qu’ils comptaient faire. Elle n’était pas assez stupide pour compter sur leur générosité, bien qu’elle continue d’espérer. Son espoir vole cependant en éclats lorsqu’un archer, prêt à tirer sur le caho, pivote soudainement pour l’attaquer elle et la blonde ne dut qu’à un réflexe prodigieux de pas finir avec la gorge embrochée par une flèche, se jetant au sol pour esquiver l’assaut. Et alors elle peste, elle gronde, l’émeraude de ses yeux luisant d’une colère féroce comme à chaque fois qu’on osait attenter à sa vie. « Mauvaise idée ça » siffle-t-elle pour elle-même, jetant un coup d’œil assassin à son adversaire du moment. Déjà il encochait de nouveau et la jeune femme, pour se relever, du faire preuve d’une souplesse certaine pour rapidement se remettre sur pieds et foncer en direction des traîtres qui, pour l’heure, ne s’occupaient pas d’Eivind. Si l’archer représentait un problème, ce ne fut plus le cas lorsque le nouveau trait qu’il lui dédia perfora finalement la poitrine d’un homme qu’elle utilisa comme bouclier avant de brutalement le propulser au sol, le laissant ainsi agoniser avant de se dématérialiser. Et elle poursuit sa course jusqu'à l'archer, ce dernier abandonnant son arc pour un poignard, conscient des risques. Dagger ne se soucie pas du caho, trop occupée avec son propre combat qui venait de s’engager, les lames s’entrechoquant, cherchant à entailler la chair et les esquives se faisant nombreuses. Elle tournoie la blonde, elle danse, elle joue. Elle pense à ses cours, à son expérience, aux diverses phrases bien pensées qu’elle avait lire dans ses bouquins et qui lui laissaient croire que le combat ne durait qu’un temps. Qu’il dure une seconde ou dix minutes, le combat ne durait finalement qu’un temps, un souffle, et un coup bien placé qu’elle finit par offrir à son assaillant, sa lame se fichant dans son cœur après qu’elle se soit presque collée contre lui pour cela. Il s’agissait décidément d’une technique qui fonctionnait bien : plutôt que de se reculer pour être hors de portée, autant trouver un moyen d’aller au devant de la défense de l’homme face à elle. Car, outre sa poitrine pressée contre son torse, c’est l’acier qui pressait le cœur. L’atom n’attend pas qu’il puisse, miraculeusement, réagir et sa dague est délogée de la plaie avant de tailler la gorge de part en part tandis qu’elle pivotait dans le même temps. Parce qu’elle a les veines en feu maintenant, parce que l’adrénaline liée au combat fait battre son cœur et pulse dans son organisme. Parce que maintenant qu’elle a tué, elle ne jure que par ça jusqu’à la fin, et que les réflexes liés à la survie prennent le pas sur la raison. Peut-être qu’elle se croit en compagnie d’atom, peut-être qu’elle a trop été habituée aux embuscades ennemies pour savoir se raisonner en cet instant. Au final, elle sait pas trop pourquoi elle le fait, mais elle le fait instinctivement : elle s’empare habilement d’un couteau de lancer glissé sous ses brassards de cuir et l’expédie devant elle.

L’acier virevolte et se fiche brutalement dans le dos de sa cible, celle-ci s’écroulant sans faire de dégâts sur le caho. Drathir comprend alors. Elle comprend qu’elle vient de sauver un homme qu’elle méprisait, juste parce que l’adrénaline avait pris le dessus et qu’elle n’a pas eu le temps de songer au fait que c’était un ennemi qui se trouvait sous le traître Gaia. Ça la bouffe, la meneuse atom, ça la tue que de constater qu’elle venait en un sens de faire preuve d’une clémence qui ne lui ressemblait pas. Elle gronde intérieurement, jure dans son esprit et siffle au creux de sa gorge. Elle s’en veut, elle se maudit, mais les traits de son visage demeurent fermés. Peut-être que ça témoigne de sa rage, qui sait, mais elle n’a pas le temps de s’en soucier. Le corps de sa dernière victime se dématérialise alors qu’elle arrive à hauteur d’Eivind, et son couteau repose désormais à plat sur la poitrine de ce dernier. Alors Dagger s’accroupit, s’empare fermement de cet acier qui lui appartient et, lentement, la pointe de celui-ci effleure le tissu qui encombrait le torse de l’homme. La menace plane, silencieuse, alors qu’elle vrille son regard, toujours aussi colérique, dans celui du concerné. Le couteau glisse, dessine le contour des muscles masqués par le tissu, jusqu’au sommet du torse, jusqu’à la gorge. Elle pourrait le tuer, là, de suite. Dire adieu à une vengeance contre des traîtres Gaia pour assouvir celle qui l’habitait au sujet d’Eivind. Elle pourrait le saigner, sourire provocant aux lèvres, et repartir comme si de rien était. Oh que oui elle pourrait, elle le sait et il lui semble important qu’il le sache aussi. Le prédateur est soudainement à la merci de sa proie. Elle venait non seulement de lui sauver la vie, mais elle pourrait également s’octroyer sa mort. S’en serait jouissif. Tellement jouissif. Pourtant, elle sait que le tuer l’empêcherait de mener à bien sa traque : les ennemis sont déjà trop nombreux pour elle, plus nombreux que prévu. Et surtout, il y a ce sens de l’honneur chez elle, qui la rappelle à l’ordre. Elle voudrait être aussi cruelle que l’homme à sa merci, elle voudrait moins réfléchir et se contenter de faire couler le sang dès lors que l’opportunité se présentait. Mais il y avait cet honneur, cette droiture chez elle qui, généralement, la poussait à toujours payer ses dettes. Or elle en avait une, en quelque sorte. Il l’avait épargné, et peu importe son désir de la tuer plus tard, pour l’heure il n’avait rien fait. Il n’avait même pas cherché à profiter du combat pour la tuer non plus. Elle était en vie parce qu’il le voulait bien et elle se devait de faire de même. Une vie pour une vie, peu importe le temps que cela durera.

Crispée jusque là, la blonde se détend soudainement et se permet de rapprocher son visage de celui de l’homme, soufflant à son attention, dans un sourire. « De rien. Et si l’acier caresse la mâchoire du caho, ce n’est que pour mieux s’éloigner définitivement, l’atom se relevant brutalement et rangeant ses lames dans leurs emplacements respectifs. Elle se détourne d’Eivind, consciente du fait qu’elle venait de boucler une affaire liée à sa conscience. Désormais plus rien ne l’obligeait à quoi que ce soit concernant son partenaire. Plus rien ne saurait la retenir. Observant le champ de bataille, ce fut avec satisfaction qu’elle se rappela qu’aucune balle n’avait été tirée. Elle-même s’était retenue de le faire, consciente du bruit monstre que cela aurait provoqué. On a été plutôt discrets, on peut continuer. Ils seront peut-être plus nombreux que prévu ceci dit. » Mais elle l’avait épargné aussi pour ça : qu’il puisse servir le moment venu. Alors il était hors de question qu’ils fassent demi tour. Et c’est aussi parce qu’elle venait de le sauver, que Drathir suinte une assurance nouvelle. Elle était là, la meneuse atom. Celle qui sait ce qu’elle fait, celle qui ordonne sans se soucier des regards courroucés car elle sait qu’on la suivra tout de même, pour une raison ou une autre. Elle est là, la femme aux airs féroces qui ne souffre d’aucune désobéissance. Elle est là, la prédatrice qu’il n’a pas su voir. Et c’est encore une fois parce qu’elle ne doute ni d’elle ni de son interlocuteur, et de ce qu’il fera, qu’elle reprend la route, persuadée qu’il la suivrait. Elle venait de le sauver, elle ne serait donc plus la prisonnière sur laquelle il détenait une quelconque emprise.
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MessageSujet: Re: between life and death (dagger)   Jeu 19 Mai - 20:46
Il n'était pas effrayé par Dagger. Par ce qu'elle et ses dagues pouvaient lui faire. Eivind ne la voyait pas comme un danger, simplement comme un adversaire bien trop prévisible. Leur combat avait été acharné et il pouvait avouer qu'il avait été surpris par sa hargne de vaincre. Par cette rage qui l'avait mené à la mort. Bonne guerrière ou non, elle n'était pas dangereuse à ses yeux et c'est bien pour cette raison qui l'invita à baisser ses mains - de manière peu courtoise. Qu'elle attrape sa dague pour essayer de la lui planter dans le cœur ne lui faisait pas peur pour la simple et bonne raison que la mort n'était pas quelque chose qu'il redoutait. Si le trois était devenu un cinq, il comptait bien perdre de nouvelles vies. Jusqu'à la dernière. La vraie. Celle qui sera décisive. Peut-être que l'ATOM serait celle qui lui donnerait la mort. Son destin était déjà tout tracé et si c'était de cette manière qu'il devait mourir, il n'allait rien faire pour l'empêcher. Cette dernière termina par baisser docilement les mains et le garde du corps ne put s'empêcher de lui accorder un sourire. Ce sourire qui donnait envie à toutes les personnes saines d'esprit de lui éclater la tête contre un arbre. Puis, elle reprit la route et il la suivit. Ils faisaient une bien belle équipe, les deux ennemis. Les deux opposés. Les seules choses qu'ils avaient en commun étaient leur soif de vengeance, leur haine, leur rage et leur couleur de cheveux. Pour le reste, il n'y avait rien qui pouvait les rapprocher et, pourtant, ils étaient là à faire équipe. N'importe qui aurait trouvé cela surprenant et presque risible. La demoiselle essaya de faire la conversation et, naturellement, Eivind lui répondit avec autant de courtoisie que quelques secondes auparavant en la menaçant de lui couper la langue. Il n'allait certainement pas lui raconter sa vie, lui dévoiler ses plus grands secrets ou ses plus grandes peur. Puis, il savait bien qu'elle ne voulait rien savoir. Peut-être que cela l'aurait intéressé de savoir qu'il était fiancé à l'un des siens. Cependant, il ne l'aurait jamais fait pour le protéger. Il ne savait ce que pouvait penser Dagger de ce genre de révélation.

Une question sortit de ses lèvres alors qu'il revint à la hauteur de son interlocutrice. Une question qu'il se posait réellement. Les ATOM étaient une sorte d'espèce à part. Il ne les comprenait pas - pas qu'il est, un jour, vraiment voulu les comprendre. Il les considérait comme des suicidaires qui ne cherchaient qu'à atteindre leur dernière vie. Son respect pour eux avait été inexistant dès ses débuts dans le jeu. Ils n'étaient que des lâches. Des bons à rien. Des proies faciles. En réalité, Eivind estimait que la team des bleus avait été créée pour les cas qui n'avaient de places nulle part ailleurs. Un rire s'échappa des lèvres de Dagger et il plissa les yeux en se demandant bien ce qui pouvait être hilarant. Ces derniers rencontrèrent les siens et, pendant un moment, la leader ne sembla pas vouloir lui répondre alors il haussa rapidement les épaules. Au fond, il n'en avait rien à faire. Lorsqu'il vit un sourire plus grand s'étendre sur ses lèvres, il comprit que c'était le moment des révélations. « Il te suffirait de tuer Hannibal et de prendre sa place pour comprendre. Fais toi ta propre expérience. » La loyauté était un principe qu'Heathcliff ne connaissait que très peu. Il l'avait prouvé à plusieurs reprises et, plus particulièrement, lorsqu'il avait dénoncer le paternel de Iago. Abraham. Cet homme qu'il avait aimé comme un père. Qui avait été le seul père dans sa vie. Malgré les années passées depuis, rien n'avait changé. Le CAHO n'était pas différent. Il y avait juste des exceptions, désormais. Des exceptions qui portaient le nom de Iago et Hannibal. Si une partie de sa vie avait été consacrée à l'envie de tuer son fiancé, ce n'était plus le cas. Ce ne le serait jamais plus. Il pouvait se laisser mourir pour lui. Pour le voir sourire. Pour sa vie toute entière. C'était à voir à quel point, lorsqu'il était aux côtés de l'homme qu'il aimait, il pouvait être quelqu'un qui ne ressemblait à rien à l'homme qu'il était. Avec Hannibal, leur relation était différente mais il lui était loyal jusqu'à la mort. La vraie. Beaucoup ne croyait pas en sa loyauté envers la princesse des CAHO - même au sein des siens. Pourtant, elle était réelle et Eivind n'hésiterait pas une seule seconde avant de le prouver s'il en éprouvait la nécessité. Il voyait bien que Dagger n'y croyait pas. Sa mâchoire se contracta alors qu'il la fixa intensément. Elle avait retourné son esprit en quelques mots. Des mots qui avaient l'effet d'une bombe. Tuer Hannibal. Prendre sa place. S'il devait prendre la place de bras-droit, ce serait parce qu'Ostatki serait fini et s'il devait devenir chef des CAHO, ce ne serait certainement pas en tuant sa princesse. « Quand j't'entend dire autant de conneries dans une seule phrase, j'me demande comment t'as fais pour tenir aussi longtemps dans ce jeu ou même en dehors. » C'était franchement étonnant. Cette phrase fut le début d'un long silence.

Ce qui était étonnant aussi, c'était que Dagger n'essayait même pas de lancer des piques au CAHO - et ce n'était pas pour lui déplaire. Il était bien content de ne pas l'entendre parler. Certes ils faisaient équipe mais ses ressentiments envers elle n'avait pas changés. Un mot de sa part et il lui aurait sauté à la gorge. Au bout d'un moment, Eivind s'interrompit dans sa marche et balaya les alentours de ses yeux de lynx. La forêt était calme. Beaucoup trop calme. Il y avait quelque chose qui ne collait pas. N'allait pas. Cette immensité n'était jamais spécialement paisible surtout depuis l'incendie de l'usine désaffectée et d'une partie de cette dernière. Finalement, il termina par reprendre sa marche avant de se rendre compte qu'ils n'étaient pas seuls. Un homme se jeta sur lui et il réussit sans mal à l'achever à l'aide de sa mitraillette. Le second ne sembla pas vouloir mourir. Le CAHO et son adversaire ne mirent pas longtemps avant de tomber à terre dans un bruit sourd. Si Eivind avait eu la position de force pendant un long moment, les rôles s'échangèrent lorsque la lame transperça sa chair et lui fit ressentir une douleur bien trop intense. Le coup de pierre qu'il se prit sur le crâne n'arrangea rien, le faisant tomber à la renverse et permettre au traître de monter sur lui pour le finir. Il y croyait, Eivind. Il croyait que le quatre reviendrait sur sa peau. Que la mort se rapprocherait un peu plus. La mâchoire contractée, les yeux brillants, à cause de la souffrance qu'il ressentait, et plongés dans ceux de son adversaire, il attendait sa sentence. Ne jamais essayer de tromper le destin, lui disait Abraham et il n'allait pas le faire. Si c'était la fin aujourd'hui, ce serait le début demain. Il lui resterait quatre vies pour tout changer. Se venger. De son bourreau. De Dagger. Des traîtres. De tous. Contre toute attente, le corps au dessus de lui disparut sans qu'il ne comprenne réellement comment. Eivind reprit son souffle et resta planté à terre avant que son regard ne se retrouve sur la silhouette de sa compagne de quelques heures qui se rapprochait de son corps écorché. Rapidement, elle se retrouva à sa hauteur reprenant la lame qui lui appartenait sur sa poitrine. Ses iris de feu ne quittaient pas les siens. Il sentit la pointe du couteau effleuré son torse caché sous son pull et il comprit. Dagger était une prédatrice. Ils l'étaient tous les deux. La prendre pour une proie était se voiler la face. La guerrière était là, prête à lui trancher la gorge. A l'égorger comme un porc à l'abattoir. Et, là non plus, il n'allait rien faire et simplement se contenter de la défier du regard pour savoir si elle en était capable ou non. La pointe glissait le long du tissu montant jusqu'à sa gorge. Contre son gré, il se mit à déglutir sans pour autant détourner le regard. Sans pour autant essayer de faire quoique soit. C'était son choix à elle et sa destinée à lui. Ne jamais essayer de tromper le destin. Il attendait patiemment. Trop patiemment. Il y a cette tension entre leurs deux corps. Cette tension qui faisait presque mal sans toucher. Eivind pouvait lire dans ses yeux qu'elle ne savait pas. Qu'elle le voulait mais qu'il y avait cette chose, aussi minime soit-elle, qui l'en empêchait. Son honneur, probablement. Cet honneur que lui ne connaissait pas. Qu'il n'avait jamais connu et ne connaîtrait jamais. Cet honneur presque admirable - du moins, qu'il aurait pu admiré s'il n'était pas Eivind. S'il n'était pas Heathcliff. S'il était quelqu'un de mieux. De normal, peut-être.

Il sentit qu'elle se détendait pour une raison qui lui échappait avant de rapprocher son visage du sien. Il y avait toujours un sourire sur ses lippes. Un sourire comme le sien. « De rien. La lame vint caresser sa mâchoire contractée de sa pointe puis elle se releva. Brutalement. Eivind secoua la tête et grimaça en posant l'une de ses mains sur la partie douloureuse de son corps. Lorsqu'il releva la main à ses iris, elle était rouge de sang. De son sang. Rouge comme la couleur de sa team. CAHO. CAHO pour le sang. CAHO pour la rage. CAHO pour la cruauté. CAHO pour la vengeance. Désormais, il ne la regardait plus et n'essaya pas non plus de laisser échapper un remerciement de ses lèvres. Il ne la remercierait jamais parce qu'il ne comprenait pas pourquoi elle l'avait sauvé. Pourquoi elle avait épargné sa vie. Il ne l'aurait pas fait. Peut-être que, sur ce coup-là, Dagger était meilleure que lui. On a été plutôt discrets, on peut continuer. Ils seront peut-être plus nombreux que prévu ceci dit. » Il essayait de se relever avec difficulté, grognant de douleur. Quand l'homme fut debout, il se baissa une nouvelle fois pour ramasser sa mitraillette qui était tombée au sol. Il souffrait, c'était indéniable, mais il tentait de ne pas le montrer. Ou, du moins, pas énormément. Eivind remit son arme dans son dos ne cherchant pas à se soigner. A stopper le sang qui coulait. Cela s'arrêterait vite puisque l'entaille n'était pas si profonde - bien qu'elle ne lui faisait pas du bien. « Même si ça m'démonte de dire ça, il me semble t'avoir sous-estimée, Dagger, dit-il à son interlocutrice sans pour autant la regarder. Il ne savait pas vraiment pourquoi il venait de lui dire. Ce qui était sûr, c'était que malgré ses mots, il ne la détestait pas moins. Il la considérait juste... différemment. Elle avait trouvé la force de le sauver. De l'épargner. Quelque chose qu'il n'aurait jamais fait et, pour ne rien ajouter, elle l'avait fait avec brio. Même si le CAHO n'avait pas vu le combat qu'elle avait mené contre leurs autres adversaires, il pouvait dire qu'elle s'en était bien sortie. Trop bien. Soupirant à lui-même de se laisser avoir de la sorte, Eivind reprit la marche, une main légèrement appuyée sur sa plaie. Il passa à côté de l'ATOM sans lui jeter un regard. Elle pouvait rester derrière lui ou se mettre devant lui si elle le voulait. Partir, même. Il n'en avait rien à faire. Peut-être même que sa motivation première avait changée. Que la tuer à la fin de l'opération n'était plus une priorité. A deux, on sera toujours meilleurs que toute cette bande de gros cons. » Véridique.

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MessageSujet: Re: between life and death (dagger)   Dim 29 Mai - 19:06
 

DRATHIR ∞ HEATHCLIFF.

Between life and death.


Quand j’t’entends dire autant de conneries dans une seule phrase, j’me demande comment t’as fait pour tenir aussi longtemps dans ce jeu ou même en dehors. La remarque se fraye un chemin au creux de son âme, lui arrachant un bref frisson dépréciateur. Eivind ne sait rien d’elle et la blonde ne s’inquiète donc pas quant à la portée véritable de ses paroles. Le caho cherchait juste à la provoquer, encore et encore, tout comme elle pouvait le faire et n’avait donc pas conscience des blessures qu’il pouvait véritablement infliger. Car alors qu’il se demande à quoi elle doit sa survie, Dagger se pose exactement la même question, n’ayant pas la moindre idée de ce qui pouvait justifier sa réussite. Elle sait pas comment elle a survécu au départ de Roman et à la mort de son enfant avant même que celui-ci ne commence véritablement à vivre. Elle sait pas comment elle a survécu au jeu, s’étant inscrite presque à sa sortie et prenant désormais conscience du fait qu’elle avait tenu bon pendant des mois, presque un an désormais. Parce qu’elle se montre forte Drathir, elle s’affiche et s’affirme comme étant inébranlable, la vérité était pourtant bien moins reluisante. Sa fragilité la dégoûtait, l’armure qu’elle arborait était constituée de tellement de failles que ça lui en donnait presque la gerbe et elle se demandait parfois comment elle réussissait à les masquer aussi efficacement. Elle doute, se demande comment trancher des gorges sans se poser de questions avait pu véritablement être la clé de sa survie, elle se dit qu’il y a sûrement autre chose derrière mais sans parvenir à mettre le doigt dessus. Alors elle sait pas la blonde, tique en constatant qu’Eivind se pose les mêmes questions qu’elle, et ne finit par sourire que pour masquer ce même doute qui la prenait aux tripes. Car le caho ne devait pas savoir qu’elle n’avait aucune réponse à lui offrir, il devait penser qu’elle se contentait de garder le silence tout comme lui, qu’elle non plus ne voulait pas s’étaler concernant sa vie privée ou les raisons qui ont pu la garder en vie tout ce temps. C’est normal que de vouloir garder le silence, que de désirer garder ses secrets de magicien pour soi, et elle espère sincèrement qu’il se laissera tromper par cette assurance qui suinte de ses mots et de tout son être. Elle espère que, comme depuis le début et comme n’importe qui, il se laissera abuser. Sans poser plus de questions.

Fort heureusement, c’est ce qui arrive. Le colosse à ses côtés n’insiste pas et se contente de garder le silence comme elle ce qui suffit à rendre le trajet un peu moins pénible. Encore que… Pour elle, discuter aurait eu le mérite de lui faire penser à autre chose qu’à une potentielle trahison, et devoir demeurer sur ses gardes tant vis-à-vis des traîtres Gaia que vis-à-vis de son partenaire du jour avait quelque chose de particulièrement fatiguant. Cela s’avère toutefois payant car rapidement Eivind en vient à noter la présence de quelques rebelles et ce fut tout aussi rapidement que le combat s’engagea. Dans un premier temps la blonde ne daigna pas intervenir, préférant croire que les traîtres daigneraient foutre la paix à la meneuse atom pour se concentrer sur l’enfant de putain rouge qui se trouvait plus loin. L’espoir de Drathir fut cependant de courte durée et, esquivant une flèche à l’ultime instant, elle du également se battre pour défendre sa peau. Et elle la défend chèrement, elle la défend bien également, arrachant une vie à deux de ses adversaires avant que, poussée par l’adrénaline du moment, l’acier d’un de ses couteau de lancer ne voltige dans les airs pour se planter férocement dans le dos d’un dernier assaillant. Il lui faut un temps à la meneuse atom, pour comprendre qu’elle venait de sauver la vie de cet enfoiré qui avait fait souffrir la douce Aria. Elle sait que cela n’était pas voulu et désormais si elle se rapproche du concerné, allant s’accroupir près de lui et récupérant ainsi sa lame, ce fut dans l’optique de le tuer. Elle voulait qu’il sache à qui il avait affaire, qu’il comprenne qu’elle pouvait le tuer et qu’elle n’hésiterait pas à le faire. Elle voulait graver cette ultime leçon la concernant dans sa chair. Pourtant, maintenant qu’elle demeure à ses côtés, son regard ancré dans le sien et la pointe du couteau menaçant les veines, elle hésite. Il y a ce sens de l’honneur qui la retient, cette droiture qui la rend incapable de le tuer aussi bêtement, de profiter de sa faiblesse alors même qu’il l’avait épargné jusqu’alors. Certes, sa vie sauve elle le devait également au fait qu’elle avait su gérer la situation, fermant sa gueule quand il le fallait et évitant d’énerver outre mesure son interlocuteur. Mais malgré tout, si elle était en vie, c’est parce qu’il s’était retenu de lui trancher la gorge, et peu importe les raisons qui motivaient le caho, cela ne retirait rien au fait qu’il l’avait épargné. Alors ça l’apaise, l’atom, ça lui souffle qu’elle ne prendra pas de plaisir à l’achever dans ces circonstances, d’autant plus qu’il ne bronche pas et semble prêt à accepter sa sentence quelle qu’elle soit. Alors à quoi bon le tuer, si lui-même ne s’en soucie guère ?

Prenant enfin une décision le concernant, c’est cette certitude qui suffit à détendre les muscles de la blonde, celle-ci se permettant de glisser l’acier de sa lame jusqu’à la mâchoire du caho, un sourire provoquant aux lèvres. De rien, qu’elle souffle, qu’elle se moque, avant de se détacher brutalement de lui. Ce petit jeu ne l’amusait plus et ses lames retrouvèrent donc leurs places dans leurs fourreaux respectifs. Elle est satisfaite, au fond, car Dagger sait qu’elle vient de faire passer un message bien plus efficacement que si elle s’était décidée à lui trancher la gorge. Car désormais il doit savoir, de quoi elle est capable, il doit bien voir que c’est à son tour à elle de l’épargner juste parce qu’elle ne doute pas du fait qu’elle était capable de le tuer un autre jour. Elle n’avait pas à se jeter sur lui comme la misère sur le pauvre monde, elle n’avait pas à le saigner d’office comme s’il s’agissait de sa seule chance d’arriver à ce résultat. Non. Elle pouvait le tuer une autre fois, à un autre moment, quand son honneur serait moins engagé et quand elle sait qu’elle pourra aisément se regarder dans une glace ensuite. Ce fut en tous les cas pour cela qu’elle se concentra finalement sur le champ de bataille, remarquant qu’ils avaient été relativement discrets et qu’ils pouvaient donc poursuivre leur chemin. Elle entend légèrement le caho se relever non sans mal et c’est ce qui l’incite à jeter un coup d’œil au concerné, observant de loin la plaie afin de vérifier qu’il ne clapserait pas en cours de route. Impossible de le voir de là où elle était cependant et ce fut donc pour cela qu’elle le rejoignit de nouveau, pile quand il avoua l’avoir sous-estimé. Un sourire moqueur aux lèvres, elle s’arrête face à lui, relevant les yeux à hauteur de son visage. « Eux aussi. » Fait-elle en désignant d'un simple signe de tête les traces de sang qui ornaient divers emplacement, signifiant ainsi que les traîtres l’avaient également pris pour une cible facile et qu’ils en avaient payé le prix. Malgré le sourire, on sentait qu’elle était on ne peut plus sérieuse, comme décidée à ce qu’il la considère réellement comme un adversaire de taille. Si elle n’avait rien dit, se complaisant dans cette position inférieure qu’il lui avait imposé jusque là, désormais qu’il avait conscience de ses capacités, elle comptait bien les mettre en avant. Elle n’avait plus besoin de se cacher et ne comptait donc pas le faire plus longuement.

Désormais face au blond, Drathir se permet alors de lever une main en direction de la plaie, écartant le tissu pour mieux voir l’étendue des dégâts. Elle ne cherche pas son approbation et ne demande franchement pas l’avis du colosse pour ça, mais là encore elle estime avoir gagné ce droit de faire un peu ce qui lui plaisait aussi ne s’en soucie-t-elle pas. Et puis, c’est pour la bonne cause, elle allait pas se trimballer un boulet non plus. Ce fut donc rassurée quant à la blessure, ayant ainsi constaté qu’elle n’était pas si grave que cela bien que sûrement douloureuse, qu’elle se recula d’un pas et que le caho en profita pour filer, passant à côté d’elle sans même lui adresser un regard. Immobile quelques secondes, Dagger s’autorise un sourire amusé. Aussi con que cela puisse être, elle a désormais l’impression d’avoir dompté la bête qu’était Eivind. Comme si, après un combat acharné, elle venait de faire comprendre qu’elle était à la hauteur. Il était risible de constater toutefois qu’il daigne lui accorder de la valeur uniquement après qu’elle ait épargné sa vie et non pas après lui avoir cassé la gueule à l’église. Ne cherchant pas à comprendre toutefois, la blonde se contente de faire demi tour et de suivre le caho, restant en arrière et le jaugeant ainsi. Il ne semble pas s’inquiéter pour autant, ne semblant pas particulièrement tendu en sachant la prédatrice dans son dos et c’est ainsi que la meneuse atom comprend d’où venait le danger avec lui : il n’avait pas peur de mourir. Absolument pas. Il aurait accepté son sort sans broncher si elle s’était décidée à le tuer et il semblait prêt à accepter n’importe quel châtiment en ce moment également. Il n’avait pas peur, et c’était bien là le problème. Toute personne normalement constituée craignait pour sa vie, à différent niveaux, et c’est ce qui rendait parfois les menaces ou les attaques efficaces. Eivind, lui, ne s’encombrait pas de cette peur là et c’est ce qui le rendait si dangereux. Les pensées de la blonde s’envolent toutefois lorsque le caho reprend la parole, énonçant une vérité qui arrache un léger ricanement appréciateur à la meneuse. « Pour une fois qu’on est d’accord. Faut dire que c’est pas pour rien qu’ils ont décidé de coopérer. Si l’un des deux s’était avéré inutile, ils n’auraient pas cette conversation. Et ce fut sur le même ton moqueur qu’elle rajouta alors, toujours dans son dos. Pis au pire c’est toi qu’on ira sacrifier dans le processus, t’étais censé crever là, autant que tu serves plus tard. » Elle cherche, elle titille, elle provoque. Parce qu’il n’y a plus grand-chose qui la retient.

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Ils poursuivent leur route plus ou moins en silence. Plus ou moins car déjà la meneuse atom s’est permis en cours de route une nouvelle remarque, sérieuse malgré cette habituelle ironie suintant de ses propos : « Dis, j’me demandais. Comment on fait pour survivre aussi longtemps quand on a une vie de merde ? La remarque a, comme bien trop souvent, le mérite d’être honnête. Et c’est concis. Elle repense à cette absence de peur chez le caho dès lors que sa vie est en jeu, et la blonde en est arrivée à la conclusion que sa vie devait être particulièrement à chier pour qu’il n’éprouve pas le besoin de sauver sa peau. Elle juge pas spécialement, et se contrefout bien dans le fond de la vie misérable qu’il peut avoir tout comme elle resterait de marbre si elle devait apprendre sa mort, et finalement elle cherche juste à lui poser ce même genre de questions à la con qu’il a pu poser plus tôt, profitant de cet ascendant qu’elle avait sur lui désormais. S’autorisant un sourire moqueur dès lors qu’elle capte le regard de son interlocuteur, le sourire finit par disparaître cependant lorsqu’une odeur de fumée finit par lui parvenir aux narines. S’interrompant dans sa marche, et jetant un coup d’œil au soleil qui venait franchement de décliner, annonçant ainsi le début de la nuit, la blonde jeta un coup d’œil à un arbre proche et intima alors naturellement à son compagnon : Fais moi la courte échelle. Une fois de plus elle ne s’imagine pas qu’on puisse contester ce qui ressemblait fortement à un ordre, pour la simple raison que cela lui semblait être la meilleure chose à faire. Consciente du fait toutefois qu’il risquait de se plaindre et, au mieux, de ne pas s’exécuter de suite, Drathir se contente de se poster près de l’arbre et de fixer son compagnon du moment, expliquant tranquillement bien que ce ton puisse être irritant tant il donne l’impression qu’elle s’adressait à un enfant ignare : Je me sens pas de jouer au clebs et de pister le camp à l’odeur, je veux essayer de repérer la fumée. Fais moi la courte échelle. » Redemande-t-elle donc, toujours avec ce naturel désarmant.
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MessageSujet: Re: between life and death (dagger)   Dim 5 Juin - 16:31
Eivind se demandait réellement comment Dagger faisait pour survivre dans ce jeu. Elle était, certes, l'une des femmes les plus fortes qu'il avait rencontré mais elle était aussi l'une des moins prudentes. Il suffisait d'entendre ses provocations à l'égard du garde du corps pour le comprendre. Pour se questionner sur la vraie raison qui la tenait en vie. Il n'y en avait pas. Le destin n'était pas fatal pour elle. Pas tout de suite, en tout cas. Eivind ne doutait pas une seule seconde que sa mort était proche. C'était peut-être ça qui les rapprochait le plus. Leur imprudence. Leur mort si proche qu'ils pouvaient la toucher du bout de leurs doigts. Cependant, l'un n'en avait rien à faire, l'autre cherchait à l'éviter. Ce qui rendait le CAHO si effrayant était son insolence face à la Faucheuse. Il n'avait pas peur. Il l'attendait même et ne chercherait jamais à l'éviter. Ses vies diminuaient considérablement. Sa folie prenait de plus en plus de place au sein de son esprit. Il n'était plus le même Heathcliff Dwight qu'au commencement du jeu. Plus le même Eivind, simple soldat. Il était différent. Un vrai CAHO dans cette vie comme dans l'autre. Si Dagger avait été comme lui, elle aurait gagné son respect immédiatement. Elle serait montée dans son estime à la minute où il l'aurait vu. La vérité était qu'il avait réussi à lire en elle comme dans un livre ouvert. Une seule seconde lui avait suffit pour comprendre que ce n'était pas le cas. Qu'elle se battait pour sa vie et, qu'au fond, elle était terrifiée à l'idée de se laisser emporter. Comme tous les autres. Comme ces joueurs qui se donnaient une fausse image dans ce jeu. Comme Lagertha qui n'était d'autre qu'une lâche dans la vie réelle - même pas capable de se défendre contre lui. Ils ne savaient ouvrir leur bouche et frapper de leurs poings que dans le DARWIN'S GAME. Ce n'était pas son cas. Jamais. Eivind et Heathcliff ne formaient qu'un. Qu'une entité. Un jour, ils leur feraient payer à tous le prix de leurs mensonges. Tic tac. Le temps tournait. L'heure inévitable arrivait. Quand cela se passerait, Heathcliff serait perdu et il laisserait la Faucheuse l'emporter avec un sourire aux lèvres.

Dagger et Eivind continuèrent leur marche en silence. Aucun des deux ne cherchaient à engager la conversation. Aucun des deux ne le voulaient. Il y avait ce climat de tension et de sérénité à la fois. La paix de la forêt n'était pas normale et rapidement, l'ambiance mi-pesante et mi-calme, se transforma en chaos. Les coups se mirent à pleuvoir. La mort s'empara des plus faibles. Des lâches. Le garde du corps se retrouva à terre avec son second adversaire. Un homme costaud mais pas assez. Du moins, c'était ce qu'il pensait. Il se rendit vite compte qu'il se méprenait. Un violent coup à la tête le fit tomber à la renverse et son ennemi en profita pour échanger les rôles. Pour se jeter sur lui afin de lui asséner le coup fatal. Ce qui était sûrement surprenant était qu'Eivind ne faisait rien pour l'en empêcher. Il n'attendait que ça alors que la souffrance se lisait dans ses yeux. Si son destin était de perdre une vie à cet instant, il allait laisser faire. Il se contenta donc de plonger ses yeux dans les siens comme s'il lui lançait le défi de le finir. De lui enlever une vie de plus. De lui permettre de retourner auprès des siens et de dire qu'il l'avait tué. Qu'il avait tué le chien de garde d'Hannibal. Le colosse des CAHO. D'avoir son heure de gloire. Il savait, le blond. Il savait qu'il se vengerait. Quatre vies seraient bien assez pour tous les tuer. Bien assez pour leur montrer qu'ils se méprenaient. Que l'on ne tuait pas Eivind mais que c'était bel et bien lui qui le faisait. Que ce n'était que de la chance mal placée et qu'elle se retournerait contre eux. Cependant, le corps de son adversaire disparu. Choqué, il resta plusieurs instants sans rien faire. Sans rien dire. Il reprit son souffle et ne bougea pas d'un centimètre alors que ses iris tombèrent sur Dagger. Elle se rapprocha dangereusement de lui jusqu'à ce qu'elle ne se retrouve à sa hauteur et ne se mette à jouer avec sa lame sur la peau du CAHO. Là encore, il attendait. Là encore, il n'allait rien faire si ce n'était d'attendre qu'elle le finisse. Qu'elle l'abandonne à son triste sort. Après tout, il le méritait et elle, elle avait tout à gagner en le tuant. Sa vengeance. La vengeance d'Aestus. De Faust. Elle n'attendait que cela mais quelque chose l'en empêchait. Quelque chose s'appelant l'honneur, un principe qu'Eivind ne connaissait pas ou très peu. De rien, qu'elle lui sortit avant de se lever brutalement. Après avoir poser les yeux sur sa main tâché de son sang, il se releva en grognant. Aucun mot ne sortit de sa bouche. Pas un merci. Il avait sa fierté, le CAHO, et il ne comptait pas la laisser filer.

Il attendit plusieurs secondes avant de lui avouer qu'il l'avait sous-estimé. Il avait envie de vomir rien que de le dire mais il ne put s'en empêcher. Dagger était différente que dans son esprit. Pas aussi stupide qu'il se l'était imaginé. Pas aussi suicidaire et lâche, également. Elle n'était plus une proie à ses yeux mais bien une prédatrice. Comme lui. S'ils avaient eu le même statut, ils auraient pu être le roi et la reine. Le roi des CAHO et la reine des ATOM. Des êtres si différents, se détestant, mais qui se ressemblaient affreusement, au fond. Cette dernière se rapprocha de lui, pile au moment où ces mots sortirent de sa bouche, avec un sourire ornant son visage de porcelaine. « Eux aussi. Cette réplique arracha un ricanement de la part d'Eivind qui haussa un sourcil, amusé, puis il jeta un coup d'oeil au champ de bataille. Ici était la preuve qu'il l'avait sous-estimé. Replongeant son regard de braise dans celui de glace, la vérité pouvait se lire dedans. Ils étaient égaux mais, ça, il ne lui dirait pas de vive voix. Il ne fallait pas lui en demander de trop. Admettre qu'il s'était fourvoyer avait déjà été compliqué et le garde du corps ne l'avouerait pas deux fois. Il vit la main de Dagger se lever en direction de sa plaie mais ne recula pas et ne dit rien non plus. Ses yeux suivirent simplement le mouvement de ses doigts puis se relevèrent lorsqu'elle se décala avant qu'il ne reprenne la marche, une de ses mains posées sur la blessure qui était plutôt douloureuse. Il se fichait bien de savoir si elle allait le suivre ou pas. Il continuerait seul, s'il le fallait. La leader n'était plus prisonnière de ses griffes. Elle était libre de tout mouvement même de lui planter un coup de couteau dans le dos si envie lui prenait. Eivind sentit sa présence derrière lui et entendit le bruit de ses pas. Un sourire moqueur s'étira sur ses lèvres. Ils formaient une sacrée équipe. C'était risible et impressionnant à la fois. Dagger et Eivind qui collaboraient aurait pu choquer n'importe qui. Même lui. Ses iris balayaient les alentours comme quelques minutes auparavant. Il n'avait pas peur de savoir que l'ATOM était dans son dos. Si elle voulait le tuer, ce n'était pas si grave puis, au fond, il savait qu'elle ne le ferait pas. Pas tout de suite, en tout cas. Des mots sensées s'échappèrent des lippes du CAHO. Il les pensait réellement. Ces derniers arrachèrent un ricanement de la part de la meneuse et étirèrent un sourire plus grand sur son visage à lui. Pour une fois qu’on est d’accord. Pis au pire c’est toi qu’on ira sacrifier dans le processus, t’étais censé crever là, autant que tu serves plus tard. » Ce fut à son tour de rire. Un rire moqueur qui résonna dans l'immensité de la forêt. Cependant, il ne dura pas longtemps mais le rictus ne quittait pas les lippes du garde du corps. « C'est pas parce que t'as gagné un minimum d'mon respect que j'vais pas t'tuer à la prochaine connerie que tu sors. » Lui, il n'avait certainement pas d'honneur pour l'arrêter. Ni de pitié. Et sa loyauté - quand elle ne concernait pas Iago et Hannibal - était à revoir.

(...) Ils poursuivirent leur marche sans vraiment s'adresser la parole. Le silence, cependant, semblait moins pesant que quelques longues minutes auparavant. Cette tension entre leurs deux êtres était toujours là mais semblait s'être évanouie un minimum. Rien qu'un peu. Si Eivind était heureux de ne pas entendre la voix de Dagger, son bonheur fut de courte durée puisque, comme à son habitude, elle se permit de sortir des paroles stupides : « Dis, j’me demandais. Comment on fait pour survivre aussi longtemps quand on a une vie de merde ? » Peut-être, qu'au final, sa première impression avait été la bonne. Le garde du corps tourna la tête pour la regarder d'un air détaché sans rien lui répondre. Elle ne voulait rien savoir et il ne comptait rien lui dire. Ils n'étaient pas amis. Ils n'étaient rien. Il termina par hausser les épaules avec un sourire sarcastique ornant son visage fatigué par la vie. Lui-même ne savait pas. Il se contentait de survivre en attendant que la mort l'emporte. Sa malédiction était d'arriver à lui échapper contre son gré. Le rictus qu'affichait Dagger disparu en un rien de temps et Eivind fronça les sourcils, sans comprendre. Il n'avait pas un odorat à toute épreuve. Pas comme elle, apparemment. Elle s'arrêta et il fit de même. « Quoi encore ? Demanda-t-il d'un ton lasse. » La blonde ne lui répondit pas et se contenta de lui ordonner : « Fais moi la courte échelle. » Il fit une grimace face au ton qu'elle employa. Si elle croyait qu'il allait l'aider, elle se foutait le doigt dans l’œil. Il la regardait comme si elle sortait d'une autre planète. Pourquoi, par tous les Dieux, voulait-elle qu'il lui fasse la courte échelle ? Le CAHO resta planté à sa place en la regardant se rapprocher près d'un arbre. « T'as vraiment cru que j'étais l'un de tes chiens d'ATOM à qui tu peux donner des ordres à tout va ? » Sa voix était froide, dure. Il avait admis l'avoir sous-estimé mais ce n'était pas une raison pour qu'elle croit avoir tous les droits sur lui. Personne n'avait de droit sur lui. Jamais. Pas même Hannibal. Pas même Ostatki. Pas même Iago. Personne et encore moins Dagger. « Je me sens pas de jouer au clebs et de pister le camp à l’odeur, je veux essayer de repérer la fumée. Fais moi la courte échelle. » Il resta quelques secondes sans bouger puis soupira un grand coup. « Et puis, merde, jura-t-il avant de venir se poser à la hauteur. Il se baissa un peu et mis ses mains de façon à ce qu'elle puisse mettre ses pieds dessus. Grouille-toi ou j'me barre. Elle ne mit pas longtemps avant de s'exécuter et de monter sur l'arbre. Eivind en profita pour se relever et essuyer ses mains pleines de boue sur son pantalon déjà sale. A peine était-elle montée qu'il demanda d'une voix forte et moqueuse : Tu vois quelque chose, Robin des bois ? »

Plusieurs minutes étaient passées et le garde du corps commençaient à s'impatienter. Il faisait les cent pas en attendant que la princesse daigne descendre de sa tour. Heureusement pour Dagger, lorsqu'il entendit qu'elle s'apprêtait à redescendre, il se posta sous l'arbre. « Qu'est-ce qui t'as pris autant d'temps ? En réalité, il n'en avait rien à faire. C'était une question pour laquelle il n'attendait aucune réponse. Puis, sans attendre, la demoiselle lâcha les branches de l'arbre et se retrouva dans les bras d'Eivind. Ce fut par réflexe qu'il la rattrapa sans vraiment réfléchir. Les deux ennemis se regardèrent pendant un court instant sans rien dire. Ce silence était encore plus gênant que celui d'avant. Ses mains étaient à ses épaules et à sa taille. N'importe quel humain normalement constitué en aurait profité pour la toucher un peu plus mais pas lui. Son regard plongé dans le sien, alors que l'ATOM pensait probablement qu'il allait la remettre sur pied délicatement, il la lâcha d'un coup sec et prit un air innocent en se retenant de lui rire au nez. Pardon, c'était pas voulu. Le CAHO lui sourit de ce sourire qui donnait envie de lui faire manger un arbre et alla se coller contre ce dernier en attendant qu'elle ne se relève. J'veux dire, j'voulais pas t'rattraper. J'ai pas contrôlé. Sa tête montrait à quel point il était amusé par la situation. C'était un mal pour un bien, au final. Et, putain Dagger, va falloir se mettre au régime. J'pensais pas que t'étais aussi lourde. C'était à lui de la titiller. Bien qu'il se doutait que ça ne lui ferait rien ou pas grand chose. T'as vu quelque chose où j'ai dû porter ton carcasse pour que dalle ? »

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MessageSujet: Re: between life and death (dagger)   Lun 6 Juin - 18:01
 

DRATHIR ∞ HEATHCLIFF.

Between life and death.


Elle venait de s’octroyer son respect, indéniablement et ce malgré la haine qu’ils se vouaient. Mais quitte à être une ennemie, elle préférait autant être une ennemie que l’on craint véritablement, si tant est qu’Eivind puisse éprouver de la peur. Au fond elle devrait ne pas se soucier de ça, elle devrait rester de marbre à l’idée d’être un tant soit peu admirée d’un homme comme lui, pourtant elle est satisfaite en vérité, indéniablement. Sûrement que son égo ronronne, heureux d’apprendre qu’un homme aussi sanguinaire et craint que le caho pouvait réussir à lui faire une place sur l’échelle de son estime. Cela lui suffisait amplement. Ce fut ainsi sur ce constat, un sourire provocant et moqueur aux lèvres, que la blonde se détourna de son compagnon et finit par le suivre lorsqu’il s’éloigna, ne semblant pas se soucier du couteau qu’elle pourrait pourtant lui planter dans le dos. Il préfère en effet expliquer qu’à eux deux personne ne pourrait leur résister, que peu importait le nombre d’ennemis qu’ils auraient finalement à affronter, ils se les feraient, simplement. Sur le moment Dagger ne peut rien faire de plus que d’approuver, dans un ricanement amusé et non sans une remarque provocante au passage qui s’attire d’office un nouveau rire de la part du caho. Décidément, ils se ressemblaient un peu trop et de nouveau cela suffit à faire frissonner la blonde, celle-ci n’appréciant guère d’être trop associée à l’individu à ses côtés. Elle n’était pas comme lui. Pas totalement. Tout du moins cherche-t-elle à s’en convaincre intérieurement. Sauf qu’au fond, étais ce si important ? Peu importait qu’ils se ressemblent ou non, ils avaient emprunté des chemins différents, faisaient des choix différents et surtout décidaient de se comporter différemment malgré le fait qu’ils possédaient, en effet, une base commune. C’est ce que lui rappelle Eivind, sûrement involontairement, en précisant qu’elle avait peut-être gagné de son respect mais qu’il pouvait toujours se décider à la tuer si elle continuait à sortir des conneries pareilles. Ça ne l’amuse pas la blonde, sûrement parce que cela la renvoie à des interrogations autrement plus sérieuse. Ce fut ainsi sans le quitter des yeux, ses prunelles d’émeraudes vrillées sur le dos de l’homme qui ne cessait de lui parler sans s’inquiéter de ce qu’elle pourrait faire ou non, qu’elle répliqua avec sérieux, un air grave sur le visage. « J’en doute pas Eivind. De ton côté, ne va pas croire que je t’ai épargné parce que tu m’inspires une quelconque sympathie. On finit ce qu’on a commencé, on saigne ces enfoirés et c’est tout. La prochaine fois que je te vois, je te tuerai. » Conclut-elle simplement bien qu’elle ne se fasse pas d’idées non plus : il savait parfaitement qu’elle n’hésiterait pas, à une autre occasion. Et si jamais il avait quand même eu des doutes à ce sujet, l’on ne pourrait pas dire qu’elle n’avait pas essayé de les dissiper.

[…] La route s’était poursuivie de nouveau dans le silence, bien qu’à un moment donné la blonde ne put s’empêcher de provoquer une fois de plus son compagnon, cherchant à savoir comment on pouvait survivre aussi longtemps tout en ayant une vie des plus misérables. Car c’est là tout ce que lui inspirait le colosse à ses côtés, l’on ne pouvait décemment pas tenir aussi peu à sa vie lorsqu’on était heureux en ménage ou épanoui au travail. S’il n’accordait aucun crédit à son existence, c’est forcément que sa vie était peu enviable, or quand elle voyait son propre parcours et malgré tout son désir de vivre, elle se disait qu’il devait vraiment être pitoyable en comparaison. Pour toute réponse cependant Dagger n’eut le droit qu’à un regard détaché, presque las que semblait être Eivind, blasé par tant de conneries de sa part. Sur le coup ça ne dérange pas la concernée, se souciant bien peu de paraître pénible aux yeux de son partenaire, et celle-ci n’insiste pas pour autant en constatant qu’il ne dirait rien à ce sujet. Parce qu’au fond c’était pas important, ça changerait rien au mépris qu’ils pouvaient se dédier. Et surtout elle avait soudainement de nouvelles priorités lorsque l’odeur bien particulière d’un feu de camp lui parvient aux narines. C’était léger et elle ne se sentait décidément pas de jouer au clebs en pistant le campement à l’odeur, toutefois peut-être qu’elle aurait de meilleurs résultats en grimpant à un arbre pour observer les environs à la cherche de fumée. S’étant interrompue dans sa marche pour songer à tout cela, le caho à ses côtés s’impatiente déjà et ce fut pour cela qu’elle lui donna un ordre, sans plus de cérémonie, attendant de lui qu’il lui fasse la courte échelle. Elle le lâche pas des yeux, se rapprochant d’un arbre pour préciser sa pensée. Il se plaint l’homme, bien évidemment et lorsqu’il demande si elle l’avait pris pour un chien atom, la blonde ne peut s’empêcher d’hausser un sourcil. Vu comment il se comportait en clebs auprès d’Hannibal, il allait pas dire que l’idée était choquante quand même ? En tous les cas elle ne se laisse pas démonter par ce ton dur qu’il reprend et se contente de préciser sa pensée, expliquant que c’était nécessaire pour trouver le camp des rebelles sans juste tomber dessus comme des blaireaux. Fort heureusement le pragmatisme du caho semble prendre le dessus et il a beau pester, il finit par s’exécuter, non sans la menacer. Indifférente auxdites menaces, la blonde s’empresse d’utiliser son partenaire cependant, se hissant ainsi rapidement dans l’arbre.

Elle aura à peine escaladé quelques branches que déjà la voix d’Eivind résonne de nouveau, moqueuse au possible, et la répartie ne se fait pas attendre, la remarque fusant du tac au tac sur le même ton : « Ouais. T’as l’air encore plus con vu d’en haut. Et sur cette remarque, accompagnée d’un sourire satisfait qu’il ne verrait donc pas, elle reprit son ascension. C’est compliqué et surtout ça suffit à lui serrer le cœur que de repenser aux sessions d’escalade qu’elle avait eu avec Squirrel, avant qu’il ne disparaisse pour de bon. Il était sûrement mort et cela l’attristait en un sens, car c’était sans nul doute de sa faute à elle. Refusant toutefois de flancher, la jeune femme se penche rapidement afin de voir par delà le feuillage, une fois une certaine hauteur atteinte, et ce fut dans un nouveau sourire qu’elle remarqua de la fumée. Ils étaient vraiment pas loin. S’assurant d’un bref coup d’œil circulaire qu’il n’existait pas plusieurs campements, et donc beaucoup plus d’ennuis que prévu, la blonde finit par commencer à redescendre doucement, assez pour de nouveau apercevoir le caho qui venait de se poster au pied de l’arbre. Ce dernier la questionne déjà pour savoir ce qui lui a pris autant de temps et si elle fut tentée de l’envoyer chier en disant que sans elle il serait encore paumé en pleine forêt à chercher au hasard ses ennemis comme un parfait abruti, ce fut finalement une toute autre idée qui lui passa à travers la tête. C’était con, un peu puéril, mais foutrement tentant. J’me grouille ! » Qu’elle se justifie, presque trop docilement pour que ce soit réel. Et y avait de quoi se méfier car pour accélérer l’allure, la meneuse ne trouve rien de mieux à faire que de profiter de la présence du blond, et de ses réflexes, pour se laisser tomber de l’arbre, prenant d’office la position d’une princesse prête à être rattrapée par son preux chevalier. C’était risqué mais finalement ça ne manque pas et la voilà dans les bras du caho. Ce qui était censé n’être qu’un jeu finit par attiser sa méfiance, un peu trop que prévu, toutefois elle ne se départit pas de son sourire odieusement provocant, son regard ancré dans celui du colosse. Sa main se pose d’instinct sur l’épaule de l’homme, prête à prendre appui dessus pour mieux se dégager de cette emprise qu’il exerçait sur elle afin de retrouver rapidement la terre ferme. Elle préférait prendre les devants et se remettre debout seule, soudainement inquiète de ce qu’il pourrait faire.

Finalement, son désir de faire chier prend le dessus et son sourire s’étire. Quel homme. C’est ce qu’elle aurait voulu dire, de cette voix teintée de sarcasme qu’était la sienne. Mais finalement, la remarque lui échappe d’une façon bien différente. « Quel hooooooooomme. La prononciation du mot se voit interrompue par sa chute, celle-ci la prenant au dépourvu et la contraignant involontairement à prendre une voix bien plus aigüe pour la fin de sa remarque ce qui témoigne de sa surprise et ne fait que rajouter à sa honte. Atterrissant brutalement au sol, il n’en faut pas plus pour lui arracher un grondement bestial et rageur, celui-ci se voyant accompagné d’une œillade assassine en direction du colosse qui s’éloignait déjà, tellement satisfait de sa connerie que ça en suintait de tous ses pores. Pauvre con, qu’elle siffle entre ses dents, plus pour elle-même que pour lui tandis qu’il clamait déjà son innocence. C’était pas fait exprès qu’il dit, mon cul qu’elle aurait voulu rétorquer si toutefois il ne s’était pas finalement permis de critiquer ce même cul, estimant que la blonde pesait son poids. S’étant relevée depuis, époussetant ledit fessier pour en retirer les traces de terre, la blonde ne répliqua pas de suite, preuve étant qu’elle ne s’offusquait guère d’une remarque aussi petite. Dagger n’a jamais douté de son charme, ayant eu suffisamment de preuves que son poids était particulièrement plaisant, et ce n’est donc pas Eivind qui irait la faire douter. Cependant cela lui donne une occasion en or pour répliquer, retrouvant l’ombre d’un sourire moqueur au possible tandis qu’elle relevait les yeux vers lui : Allons bon, tu préfères le gabarit de crevette pré-adolescente de ta supérieure ? Je dois rajouter la pédophilie à ta liste de tares ? Qu’elle siffle, narquoise. Elle n’éprouvait pas une once de respect pour Hannibal, et n’allait sûrement pas envier cette planche à pain qui doit avoir l’air bien ridicule quand elle porte un lance flamme qui fait trois fois son poids. Ravalant toutefois sa colère vis-à-vis de la connerie que venait de faire l’homme à ses côtés, Drathir tenta de se focaliser sur leur mission du jour et donc sur la question que vient de lui poser son partenaire. Désignant une direction d’un signe de tête elle expliqua alors, sérieusement étant donné que la bataille était proche. Un feu de camp là bas, en trente minutes on y est, à peine. De nouveau la meneuse ne peut s’empêcher de se croire chez elle et en arrive donc instinctivement à donner des directives qu’elle estime sensées. Quand on ne sera plus très loin faudra qu’on fasse le tour, autant essayer de trouver les quelques rebelles qui pourraient rôder pour les buter discrètement, ça évitera des mauvaises surprises quand on dénichera le plus gros du groupe. Jetant un nouveau coup d’œil à son interlocuteur, elle se moqua de nouveau, encore un peu trop fragilisée dans son égo pour songer à le laisser tranquille bien longtemps : Le gros cul que je suis arrivera à faire preuve de discrétion. Tu t’en sens capable ou tu préfères juste foncer dans le tas pour avoir l’immense privilège de me voir te sauver la peau une fois encore ? » Sauf que cette fois, elle garantissait pas de le sauver à nouveau. Elle s’efforcerait de ne pas oublier qu’elle n’est pas en compagnie d’un atom à protéger, mais d’un enfoiré à laisser mourir si la situation se présente.
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MessageSujet: Re: between life and death (dagger)   Lun 4 Juil - 15:44
Une nouvelle révélation. Un respect gagné qu'Eivind avoua purement et simplement, avec des mots sans aucune ambiguïté. Ces derniers sonnaient faux venant de sa bouche parce que, ce fameux respect, il n'y avait que peur de personnes qui pouvaient se vanter de l'avoir obtenu et fièrement mérités. Il ne l'offrait pas à n'importe qui et certainement pas à ses ennemis - aussi forts et courageux soient-ils. Pourtant, ici, Dagger montrait qu'il pouvait y avoir des exceptions. Des oui quand il n'y avait toujours eu que des non. Le lui avouer - et se l'avouer à lui-même par la même occasion - le tuait intérieurement. Cependant, cette révélation fut effacée rapidement sous le poids de la fin de sa phrase, laissant place à une connotation plus sombre. Plus macabre. Ils le savaient tous les deux que ses paroles ne traduisaient que le fond de sa pensée. Ils savaient qu'il en était capable. Qu'il pouvait la tuer en un clin d'oeil si envie lui prenant parce que, lui, contrairement à sa coéquipière, n'avait aucun code d'honneur et ne ressentait aucune forme de pitié. C'était ce qui faisait qu'il était, ici comme ailleurs. Ce qui le rendait si imprévisible, si brutal, si animal. Il était le prédateur, jamais la proie. Peut-être que les mots rendaient tout cela plus réel d'une certaine manière. Il n'en avait aucune idée mais, ce qu'il savait, c'était que quelque chose remua dans la tête de Dagger. Des questions sans réponses, probablement. Des incertitudes ou toutes ces choses qui pouvaient traverser l'esprit d'une personne normale. D'une personne qui n'était pas lui. Il pouvait sentir ses yeux de glace, assassins au possible, dans son dos. « J’en doute pas Eivind. De ton côté, ne va pas croire que je t’ai épargné parce que tu m’inspires une quelconque sympathie. On finit ce qu’on a commencé, on saigne ces enfoirés et c’est tout. La prochaine fois que je te vois, je te tuerai. » Toujours ce sourire insolent, qui ne le quittait plus, sur son visage. Elle n'avait pas gagné son respect pour rien, au final. « Deal, qu'il répondit simplement. » Peut-être que la meneuse le prendrait pour une provocation ou pour du je m'en foutisme complet et peut-être qu'elle aurait raison de le faire.

(...) Le silence qui avait été instauré entre eux fut brisé par la voix agaçant de Dagger. La question qui sortit de ses lèvres était bien plus intelligente que la réaction d'Eivind poussait à le croire mais elle n'avait, également, aucune réponse. Il ne savait pas comment il avait pu survivre toutes ces années alors que, depuis son plus jeune âge, il évitait la mort de peu à chacun de ses pas. Cette vie misérable, il en avait hérité en voyant le jour auprès des Dwight, cette famille au cœur inexistant. Être né dans une autre famille aimante, loin de cette pauvreté et de cette violence, aurait pu tout changer. Renverser le cours des choses. L'ATOM qui se trouvait à ses côtés aurait pu se retrouver à sa place : vivant une vie basée sur la souffrance et le mal être, ne cherchant qu'à se venger des méfaits de cette dernière à son encontre en faisant de la vie des autres, un Enfer. Elle avait juste eu plus de chance que lui parce que tout était imprévisible et, si la balance avait penchée de son côté, les choses n'auraient pas été les mêmes. Ce n'était que le fruit du hasard et d'une chance qui n'était pas en sa faveur. Comme toute réponse, le garde du corps se contenta d'hausser les épaules avec nonchalance et d'adopter un air blasé pour traduire l'ennui que Dagger lui faisait ressentir. Ils n'allaient quand même pas partir dans un débat philosophique sur la vie et la mort. Le CAHO en était incapable qui plus est. Rapidement, son interlocutrice changea d'attitude ce qui ne mit pas longtemps à le faire réagir, montrant, une fois de plus, son agacement face à cet arrêt prématuré et brutal. L'ordre qui suivit n'arrangea rien et, sans attendre, il en vint à se plaindre. Il n'était pas l'un de ses chiens d'ATOM et penser qu'elle pouvait, peut-être, y penser était encore plus dévastateur que de lui avouer qu'il avait un minimum de respect pour elle. Puis, finalement, il renonça à toute résistance et lui fit la courte échelle sans s'empêcher de la menacer comme il savait si bien le faire. A peine fut-elle dans l'arbre que le garde du corps lui demanda si elle voyait quelque chose, moqueusement. « Ouais. T’as l’air encore plus con vu d’en haut. » Un rire faux s'échappa des lippes de ce dernier avant qu'il ne lève les yeux au ciel et ne siffle pas assez fort pour qu'elle puisse l'entendre : « Salope. » Elle était définitivement la plus grosse garce qui lui avait été donné de rencontrer. Même Lagertha ne la dépassait pas dans ce domaine là, c'était une certitude.

La patience était un antonyme d'Eivind. Ils ne faisaient pas la pair et, encore une fois, il le montrait en exprimant son impatience de ne pas voir la meneuse descendre rapidement de son arbre. Il avait réellement l'impression d'être l'un de ses clébards mais, à ce moment-là, partir n'était pas une option. Ils avaient quelque chose à faire et le CAHO comptait bien le faire jusqu'au bout. La voyant finalement redescendre, il ne put s'empêcher de lui demander ce qui avait pu lui prendre autant de temps non sans une once de haine dans la voix. Il détestait qu'on le fasse attendre et Dagger devait le comprendre maintenant. « J’me grouille ! » « T'as inté... » Avant qu'il ne puisse terminer sa phrase, elle se laissa tomber de l'arbre et se retrouva rapidement dans ses bras. Leurs yeux se rencontrèrent alors qu'un nouveau silence s'installa entre leurs deux corps. Ses mains étaient fermement accrochées à la taille ainsi qu'aux épaules de la demoiselle - comme s'il ne pouvait pas la laisser tomber, oubliant qui elle était. Pendant un moment, il ne savait pas quoi faire. Puis, sortie de nulle part, une idée alléchante parvint à son esprit. « Quel hooooooooomme. Sans lui laisser le temps de finir de prononcer le dernier mot, il la lâcha brutalement et elle se retrouva au sol dans un bruit sourd. La chute avait été brutale et douloureuse pour la demoiselle. Un sourire amusé et satisfait s'étira sur les lèvres du blond. L'image était foutrement drôle, il ne fallait pas se mentir, et le grognement rageur qui suivit l'amusa encore plus. Voir la grande Dagger dans une posture si honteuse pour elle était jouissif. Eivind en profita pour annoncer, ironiquement, que ce qui venait de se passer n'était pas voulu. Il ne mentait pas. Il n'avait pas voulu la rattraper mais ses réflexes l'avaient pris au dépourvu. Heureusement, désormais, elle n'était plus dans ses bras. Pauvre con, qu'elle siffla, croyant peut-être qu'il ne l'entendrait, ce qui le satisfit encore plus. Cherchant à jouer sur son agacement pour la titiller encore plus, il mentionna son poids en lui disant qu'elle était bien plus lourde qu'il ne l'aurait pensé - ce qui n'était, en soit, pas vraiment la vérité. A cette remarque désobligeante, l'ATOM ne répondit pas tout de suite montrant son désintérêt sans frontière, ce qui provoqua un haussement d'épaule de la part de l'homme. Il s'était douté qu'elle ne lui ferait rien : il suffisait de voir la confiance que Dagger avait en elle-même. Eivind, appuyé contre un arbre, la regardait se relever avant que ses iris ne rencontrent les siens une nouvelle fois, tout en laissant un sourire moqueur illuminer son visage de porcelaine. Allons bon, tu préfères le gabarit de crevette pré-adolescente de ta supérieure ? Je dois rajouter la pédophilie à ta liste de tares ? » N'ayant strictement rien à faire de ses remarques, il se contenta de ricaner montrant sa frivolité plutôt que son énervement. « Tu ne connais pas la moitié de mes tares mais j'peux te dire que la pédophilie n'en fait pas parti, qu'il répondit simplement. » Là non plus, il ne mentait pas. Hannibal n'était pas une gamine qui plus est.

L'homme changea rapidement de sujet, déviant sur la raison de leur mission. Il demanda à son interlocutrice, non sans sarcasme, ce qu'elle avait pu voir de là où elle était. Elle lui fit des explications sérieuses qui ne cachaient aucune remarque moqueuse ce qui montrait le sérieux de la situation qui les attendait. « Un feu de camp là bas, en trente minutes on y est, à peine. Quand on ne sera plus très loin faudra qu’on fasse le tour, autant essayer de trouver les quelques rebelles qui pourraient rôder pour les buter discrètement, ça évitera des mauvaises surprises quand on dénichera le plus gros du groupe. Encore des ordres qui l'agaçait au plus haut point mais qui, au fond, n'en étaient pas des mauvais. S'ils se mettaient à foncer dans le tas comme il en avait l'habitude, ils n'en sortiraient pas vivants - pas que cela le dérangeait fondamentalement mais autant arriver à survivre. Le gros cul que je suis arrivera à faire preuve de discrétion. Tu t’en sens capable ou tu préfères juste foncer dans le tas pour avoir l’immense privilège de me voir te sauver la peau une fois encore ? » « J'te laisserai pas ce privilège, gros cul, qu'Eivind lança avant de reprendre la marche, prêt à se jeter dans la gueule du loup. (...) Ils se rapprochaient du camp dont Dagger avait parlé. S'arrêtant assez loin pour qu'on ne les surprenne pas, il sortit son poignard pour plus de discrétion. Séparons-nous. Tu prends la gauche et moi la droite puis on se retrouve ici, qu'il ordonna à son tour. Sans laisser le temps à la blonde de lui répondre, il partit de son côté pour faire le tour du campement et dénicher, pourquoi pas, des rebelles qui se seraient éloignés du groupe. Au bout de quelques instants, un bruit l'attira et il se cacha derrière un arbre pour être à couvert. Sortant un bout de sa tête pour pouvoir avoir la silhouette en visuel, Eivind, après s'être assuré du regard qu'il était tout seul, fit craquer une branche à ses pieds pour attirer l'attention de l'homme qui faisait visiblement la garde du camp de ce côté là. Sa technique marcha facilement et, sans attendre, alors que le rebelle se trouvait à sa hauteur, il passa derrière lui pour lui trancher la gorge. Bonne nuit, qu'il chuchota avant que le corps ne se dématérialise. » (...) Après avoir fait le tour du côté droit, le CAHO revint sur ses pas et attendit Dagger à l'endroit où il l'avait laissé.

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MessageSujet: Re: between life and death (dagger)   Sam 16 Juil - 23:52
 

DRATHIR ∞ HEATHCLIFF.

Between life and death.


Deal. Encore cette insouciance qui frôle la folie. Encore ce refus de craindre la mort, de craindre les conséquences que pourraient avoir la haine de la blonde sur son organisme à lui. Il s’en moque, se contrefout de cette rivalité entre eux. Il la respecte, mais ne craint pas de mourir de sa main. Alors ça l’indiffère, cette vérité soufflée comme une menace qu’elle lui offre, et il accepte son sort, il accepte cette situation qu’elle impose en tenant à se venger de lui encore et encore. Il accepte tout. Et ce paradoxe la perturbe plus que tout le reste, tant elle peine parfois à le comprendre, cherchant à savoir comment un homme de son envergure pouvait à ce point courber l’échine devant ce qu’il pouvait appeler destin. Il est fort, il est cruel, c’est un guerrier, et pourtant il semble moins combattif qu’elle. Car il accepte tout ce qu’on peut lui réserver. De ce fait, le blond s’avère plus complexe que ce qu’il y paraît et la meneuse atom se surprend à vouloir faire un tour au creux de son crâne, curieuse de savoir comment c’était foutu à l’intérieur. Les neurones s’emmêlaient-ils de façon abracadabrante ? Les pensées étaient-elles au contraire limpides, claires comme de l’eau de roche ? Est-ce qu’il doutait parfois ? Tant de questions quant à la psychologie de cet homme qu’elle n’aurait de cesse de vouloir saigner, mais là encore il le mérite bien, il mérite bien cette curiosité de sa part, il mérite bien qu’elle s’interroge. Elle aussi, en un sens, le respecte. Aussi dégueulasse qu’il soit. Et c’est sûrement pour le mieux. Elle supportait pas de détester quelqu’un gratuitement, sans nuances quelconques. Ça lui paraissait trop facile, témoignant de faiblesses qu’elle ne voulait guère se permettre. Alors, muette, la blonde se contente de demeurer silencieuse, plongée dans ses pensées. Deal.

[…] Déjà ils avaient progressé, et déjà elle se retrouvait au sommet d’un arbre, non sans avoir dû encaisser au préalable les plaintes de son interlocuteur, afin d’essayer de définir la distance qui leur restait à parcourir avant d’atteindre le camp des rebelles. La fumée qui émanait du feu qu’ils avaient pris le risque de réaliser émanait d’un peu plus loin, dans la forêt toujours, et la blonde évaluait à une demi-heure de marche leur objectif. Mais tandis qu’elle continuait de réfléchir, échafaudant d’office des plans et cherchant surtout à savoir ce qu’elle ferait une fois le dernier traître saigné, n’oubliant jamais qu’Eivind demeurerait à ses côtés tout du long et qu’il faudrait bien trouver une façon de le quitter, le caho s’impatienta de nouveau, lui intimant plus ou moins férocement de se grouiller. Retenant un soupir, la jeune femme préfère jouer le jeu et le rassure, affirmant qu’elle allait se dépêcher. Misant sur les réflexes de guerrier du blond, l’atom se laissa ainsi tomber de son perchoir sans plus de cérémonie, atterrissant d’office dans les bras musclés de l’homme. Dans d’autres circonstances, dans une autre vie, elle aurait pu apprécier plus que de raison cette position, mais en cet instant précis elle prenait juste un malin plaisir à faire chier. Le plaisir est de courte durée cependant lorsqu’elle finit au sol, dans un léger cri de surprise typiquement féminin qui ne lui ressemblait presque pas pourtant. Grondant, pestant, l’insulte échappe rapidement à la jeune femme sans qu’elle ne parvienne à la retenir, elle ne le désirait pas de toute manière, et ça bouillonne un peu plus lorsqu’elle capte le sourire satisfait de son interlocuteur. Evidemment il est content de sa connerie, autant qu’elle fut fière de la sienne à vrai dire, et elle ne devrait pas le blâmer pour cela. Mais on parlait d’Eivind, elle le blâmait forcément, ne serais ce que par principe, d’autant plus qu’il venait d’écorcher son égo surdimensionné. Une écorchure qu’il tente d’approfondir, qu’il tente de faire devenir plaie, en évoquant son poids. Drathir reste cependant indifférente à la remarque, bien trop confiante quant à ses capacités de séduction et trop assurée de la qualité de son physique de manière générale pour s’offusquer d’une telle remarque. Roman, il le kiffait son cul, et c’était bien tout ce qui comptait. Ça n’empêche pas la meneuse de rétorquer, retrouvant ce sourire narquois et agaçant, demandant s’il préférait l’allure de crevette pré-adolescente de sa supérieure. En bon caniche qu’il était, il préférait sûrement se frotter à elle, en haletant comme un fou furieux. Elle ne comprendrait pas, incapable d’imaginer qu’on puisse désirer sexuellement la gamine qui servait de bras droit aux caho. Ses courbes étaient celles d’une mioche, et on pouvait pas franchement parler d’une personnalité engageante pour compenser.

Eivind la rassure cependant, si l’on peut dire, en affirmant que la pédophilie ne faisait pas partie de ses tares. Il en avait bien d’autres, et elle n’en connaissait même pas la moitié, de ce qu’il en disait. L’espace d’un instant, Dagger fut tentée de réclamer des détails, envieuse d’en savoir plus sur lui pas tant parce que cela l’intéressait que parce que cela pouvait toujours s’avérer utile à l’avenir. Elle mettait un point d’honneur à en apprendre le plus possible de ses ennemis, même ceux qu’elle respectait le moins, trop prudente pour se laisser avoir. Pourtant elle se ravise à la dernière seconde, refermant sa bouche à peine l’eut-elle ouverte. Elle voulait pas savoir en vérité. Pas ça. L’homme face à elle était un enfoiré de première, dont les actes barbares en jeu se comptaient sur les doigts des mains de tous les joueurs réunis, et la blonde imaginait qu’il était le même genre d’homme à Chicago. Car même en imaginant qu’il soit un peu moins cinglé de l’autre côté du miroir, ça restait trop, trop pour elle, trop pour quelqu’un de normal. Et si elle envisageait facilement qu’on soit un connard dans le jeu, elle ne désirait pas savoir à quelles basses activités il pouvait se livrer au quotidien. Drogue ? Prostitution ? Meurtre ? Tout ça en même temps ? Criminel notoire ayant effectué des vols à mains armés ? Cinglé sexuel ayant violé ? Trop de possibilités lui effleurent l’esprit lorsqu’elle l’imagine autrement que comme un caho, et elle ne voulait pas savoir à quel point elle pouvait avoir raison de le juger aussi sévèrement dans son subconscient. Mettant de côté ces interrogations gênantes, Drathir préfère de ce fait demeurer sérieuse, évoquant le feu qu’elle avait remarqué et annonçant déjà la marche à suivre. Elle lui demande pas son avis, consciente du fait que sa stratégie était la bonne au vu des circonstances, et s’il désirait la contredire pour jouer les bourrins, autant dire qu’elle ne le suivrait pas dans cette folie. Heureusement, si elle capte cette lueur agacée dans le regard du blond, celui-ci ne la contredit pas ouvertement et il se contente de rétorquer dès lors qu’elle se remet à faire preuve de sarcasme. Il lui laisserait pas le privilège de le sauver, pas encore. « C’est ce qu’on verra. » S’amuse-t-elle en le suivant des yeux tandis qu’il reprenait la marche, s’engageant rapidement à sa suite. Là encore elle préférait lui faire croire que son sens de l’honneur l’obligerait à prendre soin de lui durant le combat à venir, elle préférait qu’il pense, l’espace d’une seconde, qu’il pouvait compter sur elle. Elle, la forte mais naïve petite atom. Il était vrai que la blonde ne trahissait pas sa parole, c’était les autres qui rompaient leurs serments les premiers, mais elle leur faisait payer au centuple, de quoi dissuader quiconque de se foutre de sa gueule. Et dans le cas d’Eivind eh bien… Autant rappeler qu’elle ne lui a jamais rien promis, dans tous les cas.

[…] Progressant de nouveau en silence, d’autant plus que le danger se faisait désormais omniprésent. Le caho finit cependant par s’arrêter et elle en fit de même, jetant un coup d’œil suspicieux à son compagnon lorsque celui-ci dégaina son poignard, l’incitant sans le vouloir à faire de même. Parce qu’elle lui faisait pas confiance, le moins du monde, et que le voir de nouveau armé faisait naître en elle un sentiment de haine pure, comme si la lame rappelait à son cerveau qu’elle avait affaire à un tueur invétéré, doublé d’un connard tortionnaire insensible. Le fait qu’elle le surveillait clairement ne l’empêche pas cependant de prêter attention à ses paroles. Séparons-nous. Tu prends la gauche et moi la droite puis on se retrouve ici, qu’il ordonne simplement avant de partir aussitôt dans son coin, lui arrachant un léger ricanement moqueur tandis qu’elle levait les yeux au ciel, faussement blasée. « On est las de me voir prendre les initiatives ? Qu’elle s’amuse pour elle-même, consciente qu’il était déjà trop loin pour l’entendre. L’ego des hommes, j’vous jure. Monsieur ne supportait plus de l’entendre donner des ordres alors il s’assurait de les formuler en premier. Trop mignon. Vraiment. Dagger ne s’éternise pas cependant et part rapidement de son côté, ne voulant pas mettre plus de temps que lui à faire le ménage. Et elle fait vite la blonde, se glissant parmi les arbres, constatant avec plaisir qu’elle devenait de plus en plus douée dans ce domaine à force de pratique. Elle demeure dans l’ombre, attentive, jusqu’à ce qu’une silhouette n’attire son attention. D’office elle cherchait à s’approcher par derrière, dague en main, prête à trancher des gorges. Mais elle ne se fait pas assez discrète et se voit finalement repérée, le traître pivotant en sa direction, et parant l’attaque rapide qu’elle avait voulu lui asséner pour contrebalancer son incompétence du moment. Et alors que les lames s’entrechoquent, la blonde visualise les traits de sa victime. Dryade. La chef des rebelles si l’on peut dire, du moins de ce qu’elle en sait, et si la surprise la saisit un bref instant, c’est la rage qui la remplace rapidement. T’aurai pas dû t’en prendre à moi. Qu’elle crache à mi-voix, voulant éviter de rameuter du monde. Nouveau coup de poignard, esquivé. Ou à mon équipe. » Qu’elle conclut avec cette même haine, ce même mépris tout juste contenu. Le combat se poursuit, rapide, ça dure une poignée de secondes, secondes durant lesquelles les deux femmes font preuve d’une vivacité affolante. Mais la meneuse atom, craignant que son adversaire ne ramène des renforts à force de coups ou de cris, se décide à prendre des risques. Et c’est brutalement qu’elle s’avança, prenant de court la brune, et lui plantant son poignard en plein cœur, renfonçant un peu plus l’acier pour s’assurer de la mort rapide de sa victime. Si cela fonctionne, la blonde ne lâchant pas des yeux sa proie, le regard flamboyant de haine qui servait à assurer que tout ceci n’était que le début, ce n’est que lorsque le corps se dématérialise sous ses yeux qu’elle finit par soupirer, avant de ramener sa main libre à hauteur de sa taille, ne délogeant ses doigts que pour mieux déceler le sang qui les tâchait désormais.

Ravalant un grondement amer, la jeune femme arrache un pan de sa chemise et improvise un bandage avec visant à limiter l’hémorragie. Celle-ci n’était en soi pas bien grave, la taille ayant été effleurée plutôt que perforée, mais ça ne retire rien au fait qu’elle devait faire attention. Et puis, si visuellement ça pouvait sembler moins grave, c’était tant mieux. Elle voulait pas laisser entendre à Eivind qu’elle avait pu frôler la mort. Pas alors qu’elle avait eu le dessus depuis le début, à se montrer si invincible. En tous les cas, la blonde s’empresse de revenir à son point de départ, y trouvant déjà le caho. Sa simple vue suffit à la faire grincer des dents, l’infirmière en venant à se demander depuis combien de temps il était là. Si elle estimait ne pas avoir été trop longue, elle savait que cela n’empêcherait pas le blond de critiquer, aussi décide-t-elle de prendre les devants. « Loin de moi l’idée de me vanter, fit-elle en essuyant le sang qui imbibait encore sa lame, mais je viens de fumer Dryade. Avec brio. Je suis désolée pour toi, ça te laissera pas la moindre occasion de te démarquer un peu mon pauvre. Provoque-t-elle dans un sourire moqueur avant de pivoter en direction du camp, véritablement. Elle toise ce dernier, de nouveau sérieuse, évaluant le danger de loin. En vérité elle cherche à gagner quelques secondes, suffisamment pour évaluer les dégâts causés par la plaie qui suintait de sa taille. Si le blond semblait ne pas être affecté par sa propre blessure, et sûrement qu’il se moquait bien de mourir à cause d’elle, la meneuse atom n’était pas du même avis concernant son propre handicap. Si elle a toujours aimé foncer tête baissée, elle préférait désormais évaluer ses chances, ou dans ce cas précis chercher à savoir comment elle devrait chercher à se battre. C’est pour cela que, tentant d’être discrète, elle effectue quelques mouvements pour s’assurer qu’elle pouvait encore pivoter et tournoyer sans trop se faire souffrir. Le genre de test qu’elle préférait faire à l’avance plutôt que de voir en plein combat si elle était apte ou non à se défendre. On y va. » Conclut-elle simplement, reprenant sa route avec lui, dans un silence complet et les deux comparses se faisant discrets au possible. Elle peut le constater qui plus est, voyant qu’il était véritablement capable de se déplacer avec précaution. Encore une qualité qui lui déplaisait, encore une compétence à attribuer au blond. Ravalant son agacement, tant elle en avait marre d’apprendre qu’il pouvait être doué dans plusieurs domaines, elle s’efforce de faire mieux que lui, toujours dans l’optique de prouver qu’elle était un adversaire à craindre, jusqu’à ce qu’ils arrivent à hauteur du camp. Ils étaient quatre, de ce qu’ils pouvaient en voir. Sans un mot, usant du langage des signes pour essayer de se faire comprendre, la blonde fait signe à son partenaire qu’elle lui laissait les deux le plus à droite, et qu’elle prenait les deux autres. Evidemment c’est que de la putain de théorie, mais fallait bien partir avec une idée de départ. Et si elle attend que son partenaire se soit rapproché un maximum sans se faire prendre, ce n’est que lorsqu’elle comprend qu’il devra se rendre visible qu’elle se décide elle-même à passer à l’attaque. Couteau de lancer en main, ce dernier fuse avec précision en direction de la femme qui se trouvait le plus près du feu de camp, Dagger voulant profiter de la lumière procuré par ce dernier pour maîtriser son lancer. L’acier se plante dans la cuisse, suivit d’un autre très rapidement en pleine épaule. C’est suffisant pour ne pas avoir à s’occuper d’elle dans l’immédiat et déjà la meneuse atom peut se soucier de l’autre individu qui fonçait déjà vers elle.
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MessageSujet: Re: between life and death (dagger)   Jeu 25 Aoû - 23:51
La menace de la meneuse l'indifférait et il ne manqua pas de le lui faire comprendre. Il se moquait bien de ce qu'elle ferait la prochaine fois qu'ils se croiseraient dans ce jeu de malheur, si elle déciderait de le tuer ou de lui laisser la vie sauve. Elle pouvait bien essayer de le tuer maintenant qu'il n'en aurait strictement rien à faire. La mort ne l'effrayait pas, au contraire, il l'accueillait les bras grands ouverts, se battant jusqu'au bout pour mourir en guerrier ou ce qui en ressemblait. Si Dagger ne l'avait pas compris, désormais, cela devait être le cas. C'était ce qui le rendait si dangereux, cette insouciance, ce je m'en foutisme face à la mort. Dans chacun de ses mots et de ses gestes, il le montrait à la blonde, essayant de lui faire comprendre qu'elle ne pouvait rien contre lui, que ses menaces ne lui faisaient ni chaud ni froid, que cela faisait longtemps qu'il avait accepté son sort et qu'il se contentait de l'attendre. Même si Iago lui donnait une vraie raison de vivre pleinement, rien ne changeait au fond de son crâne. Il était toujours ce gosse d'une quinzaine d'années qui avait plongé la tête la première dans le néant de Chicago, affrontant les dangers que les gens ordinaires préféraient ignorer. Il n'avait jamais cessé d'être conscient que son heure était proche, qu'il ne vivrait pas bien vieux et ne connaîtrait jamais les bien faits de cette vie qui avait décidée de le faire souffrir. C'était ancré dans son esprit, écrit à l'encre noire, taillé dans son crâne. Il acceptait donc le sort que lui réservait Dagger sans faire d'histoire, se livre - presque - à elle sur un plateau d'argent. Deal, qu'il avait simplement répondu. Mot auquel elle n'avait pas répondu à son tour, peut-être parce qu'elle était perturbée par sa réponse ou juste qu'elle aussi, elle se fichait bien de ce qu'il pouvait dire.

(...) Si la blonde avait réussi à rapidement monter au sommet de cet arbre, elle avait choisi quelque chose de bien plus rapide encore pour redescendre. Sa chance avait voulu qu'Eivind la rattrape en plein vol avant qu'elle ne se retrouve au sol et ce dernier était certain qu'elle avait prévu son coup, sachant qu'il la rattraperait contre son gré. Cependant, ce qu'elle n'avait certainement pas prévu était qu'il la laisserait tomber aussitôt et qu'elle se retrouverait à terre avec violence. La position dans laquelle Dagger se trouvait était hilarante et il ne pouvait naturellement pas s'empêcher d'ironiser la situation. Un cri s'échappa de ses lèvres avant qu'elle ne commence à pester, laissant une insulte sortir de sa bouche. Insulte qui le satisfit bien plus que n'importe quoi. Elle voulait tout dire : il avait réussi son coup en retournant son plan pour le faire chier contre elle. Sa satisfaction se traduisit par le sourire qui s'étendit sur son visage et qui, par la même occasion, sembla énerver la meneuse encore un peu plus. Acceptant la perche qu'elle lui tendait pour la battre encore un peu, il mentionna son poids, une mention qui la laissa complètement indifférente au grand damne de l'homme. Elle se releva et ne perdit pas de temps avant de rétorquer en lui demandant s'il préférait le gabarit d'adolescente d'Hannibal. Si elle cherchait à le provoquer, elle se mettait le doigt dans l’œil car il se fichait bien qu'on critique le physique de sa supérieure ou même qu'on le traître de pédophile. Ses accusations lui passaient au dessus de la tête et, pourtant, il lui répondit tout de même qu'elle se trompait et ne pouvait se vanter de connaître que très peu de ses tares. La vérité était sortie, une vérité qui fit briller une lueur de curiosité dans ses yeux, quelque chose qui la poussait à poser des questions pour en savoir plus sur cet homme qu'elle méprisait tant. Eivind l'intriguait et il n'avait pas de mal à s'en apercevoir. Elle le détestait autant qu'il pouvait piquer sa curiosité, autant qu'elle pouvait vouloir en savoir plus sur lui, comprendre ce qui se passait dans ce crâne, dans cet esprit qui semblait si différent de ceux des autres. Cependant, elle se retint de poser ne serait-ce qu'une question, refermant sa bouche aussi vite qu'elle l'avait ouverte, peut-être effrayée par ce qu'elle pourrait apprendre de l'homme en face d'elle. Il n'était pas un homme de coeur ou un saint des deux côtés du miroir parce qu'Eivind était Heathcliff au même titre qu'Heathcliff était Eivind. Ils étaient deux mêmes entités avec des objectifs communs ainsi que des mœurs similaires. Le DARWIN'S GAME n'était qu'une copie de son monde à lui, de ce monde dans lequel il vivait depuis son plus jeune âge. Les plus stupides auraient pu en douter mais pas l'ATOM. Elle était assez intelligente pour savoir que la personne qu'il était en dehors du jeu n'était pas bien différente de celle qu'il était dedans. Cette dernière enchaîna en évoquant le feu qu'elle avait remarqué et lui donnant des indications - ou plutôt des ordres. Aussitôt, ils étaient partis pour se jeter dans la gueule du loup alors que la demoiselle fit preuve, encore une fois, de sarcasme. Le garde du corps n'allait certainement pas lui laisser le privilège de lui sauver la mise une nouvelle fois, pour son ego et sa fierté surtout, et il ne mit pas longtemps à le lui dire, ce à quoi elle répondit : « C’est ce qu’on verra. » C'était déjà tout vu. Elle ne sera pas la raison pour laquelle il vivrait ou mourrait, pas aujourd'hui. Il ne la laisserait plus jamais lui sauver la vie.

(...) S'arrêtant à plusieurs mètres du camp des traîtres, Eivind ordonna à son interlocutrice de partir vers la gauche tandis qu'il s'occuperait de la droite au cas où certains d'entre eux se seraient éloignés du groupe et puissent être un danger. Il n'attendit aucune réponse de sa part, partant avant qu'elle n'ait pu ouvrir la bouche, et entendit encore moins les mots qu'elle termina par articuler derrière son dos. Ce qu'elle pouvait dire n'avait pas d'importance, elle n'était pas en position de pouvoir refuser de lui obéir. Le ménage ne fut pas long et un seul rebelle pouvait être affiché à son tableau de chasse. Il ne perdit pas de temps pour rejoindre le point de rendez-vous qu'il avait fixé à Dagger, l'endroit où ils étaient arrivés en premier lieu. A son retour, elle n'était pas encore là alors il se tint contre un arbre, les yeux balayant les environs à la recherche d'un quelconque danger ou, peut-être, de la présence de la meneuse qui pouvait être entrain de mourir de la main d'un rebelle. Lorsqu'il la vit finalement revenir, un sourire arrogant s'étendit sur ses lippes, le genre qui disait t'en as mis du temps, je suis là depuis un quart d'heure à t'attendre. Evidemment, c'était que pure mensonge puisqu'il n'était, en réalité, là que depuis deux ou trois petites minutes. Il ouvrit la bouche, prêt à sortir une remarque, alors qu'elle le coupa dans son élan en prenant la parole. « Loin de moi l’idée de me vanter mais je viens de fumer Dryade. Avec brio. Je suis désolée pour toi, ça te laissera pas la moindre occasion de te démarquer un peu mon pauvre. » Ses mots ne lui faisaient pas grand chose, si ce n'était une once de jalousie qu'il dissimulait facilement, puisqu'il ne doutait aucunement que Dryade finirait également par mourir de sa main à lui. Il connaissait bien la forêt, assez pour dénicher les cachettes des joueurs et le temps était compté avant qu'il ne la retrouve pour lui coller une balle entre les deux yeux ou lui trancher la gorge. « Bravo Dagger. Il nous reste le camp à nettoyer, j'te rappelle, alors ferme ta gueule et concentre toi sur ce qui nous reste à faire. », qu'il répondit. Ce ne fut qu'à la fin de sa phrase qu'il s'aperçut que quelque chose clochait chez la meneuse. Il fronça ses sourcils au moment où ses iris se posèrent sur la tache rouge qui se trouvait à sa taille, lui rappelant par la même occasion qu'elle n'était pas la seule à être blessée. L'adrénaline et l'excitation du moment lui avaient facilement fait oublier que sa plaie pouvait s'infecter et le tuer. Il n'y avait pas grand chose qu'il puisse faire, si ce n'était attendre de rentrer dans son QG et de se faire soigner par un des médecins de sa team. Le blond posa les yeux sur le rouge qui tachait son sweat avant d'hausser les épaules et de se concentrer sur le camp où se trouvait les rebelles, ignorant complètement l'ATOM à ses côtés et ne cherchant pas à savoir ce qui lui était réellement arrivée. « On y va. », termina-t-elle par dire, au plus grand bonheur d'Eivind qui n'attendait que cela.

Les deux compagnons se mirent à avancer jusqu'aux rebelles, discrets au possible pour ne pas se faire remarquer et risquer de se faire tuer à une vitesse phénoménale. Le garde du corps se permit de jeter un rapide coup d'oeil à sa compagne du moment, histoire de voir si ce qu'elle disait était vraie, si elle était aussi discrète qu'elle avait pu le sous-entendre et, à contre cœur, il ne pouvait que l'affirmer. Ça le faisait chier de l'admettre à lui-même mais elle ne lui avait pas menti sur ses facultés. Arrivés à la hauteur de camp, ils pouvaient voir quatre personnes. Quatre rebelles qu'ils allaient fumer et faire regretter d'avoir fait sauter leurs deux équipes respectives. Usant du langage des signes, la blonde lui fit comprendre qu'elle lui laissait les deux qui se trouvaient à droite et que les deux derniers étaient pour elle. Il hocha simplement la tête avant de se mettre à avancer aussi prudemment que quelques secondes auparavant, se rapprochant au maximum de ses prochaines victimes, poignard à la main. L'attaque de Dagger lança les hostilités et il en profita pour se relever alors que, pour le moment, ses deux adversaires ne s'occupaient que de la demoiselle et non de lui. Il en attrapa un par le bras pour le retourner afin qu'il puisse le voir. « J'suis là, connard. » A ses mots, son poing libre alla rencontrer la joue de ce dernier qui chancela. Le garde du corps en profita pour lui prendre la tête et la cogner contre son genou avant qu'il ne sente quelqu'un l'attraper par derrière et tenter de le faire tomber à la renverse. Il donna un coup de coude dans l'estomac de cette personne, lui arrachant un hurlement de douleur et l'obligeant à se reculer brutalement. « Enculé ! », l'insulta-t-elle. Sans attendre, elle se rejeta sur lui et il anticipa de peu son mouvement, se baissant juste avant que la lame ne rencontre sa peau et ne lui donne un coup certainement fatal. Il se releva, la mine mauvaise, l'expression sauvage au visage. « J'vais te tuer. Crois moi, j'vais te tuer. » Eivind prit une position de combat, faisant tourner son poignard dans sa main alors que les deux traîtres le jaugeaient, prêts à l'attaquer aux moindres mauvais mouvements de sa part. De son côté, il les regardait comme les êtres pathétiques qu'ils étaient, lâches et stupides. Ce fut à l'homme qu'il avait frappé au visage de l'attaquer en premier, lui assénant un coup de poignard qu'il évita de peu grâce à ses réflexes de boxeur. Le blond utilisa le sien qui vint entailler son bras avant de louper son deuxième essai. La jeune femme décida que c'était le moment pour elle de passer à l'action et elle sauta sur lui, lui envoyant son poing dans la gueule et le coupant par la même occasion. Il grogna de douleur alors que le sang se mit à couler le long de sa joue, encore une belle cicatrice pour s'ajouter à celle qui ornait déjà son nez. La rage coulait dans ses veines, faisait briller ses yeux. Les coups se mirent à pleuvoir entre les trois adversaires et les lames de poignard s'entrechoquèrent. Il récolta quelques égratignures mais ce n'était rien de très important. Le besoin de sang lui faisait encore oublier qu'il avait une entaille bien profonde et qu'elle pouvait très bien le tuer. Il en oubliait même qu'il n'était qu'un humain, tout aussi mortel que Dagger.

Il réussit à planter le sien dans les côtes de la GAIA qui s'effondra à terre mais ne se dématérialisa pas. Le garde du corps se dit qu'il allait s'en occuper après, lorsqu'il en aurait terminé avec l'homme en face de lui. De toute manière, le temps qu'elle se relève, ce dernier serait déjà mort. Il se concentra donc de nouveau sur lui et ne mit pas longtemps avant de ré attaquer. D'un coup de pieds, l'homme réussit à désarmer le CAHO qui vit sa lame s'éloigner de lui. Il en profita pour essayer de le planter mais, encore grâce à ses réflexes et son endurance, Eivind l'évita plus d'une fois, jusqu'à ce qu'elle ne rencontre son épaule et ne manque de se rentrer dans sa chair, le faisant crisper des dents et presque hurler à la mort. Attrapant le bras de son adversaire, il lui tordit avec la force qui lui restait toujours pour le faire lâcher son arme et le fit tomber à terre en donnant un coup violent de genou dans ses côtes. Il se retrouva à genoux alors que le blond était debout, souriant férocement, fière de lui. « C'est un message de la part des CAHO, connard. T'aurais pas dû t'attaquer à nous. Et, sans attendre, il envoya son pied dans sa tête ce qui le fit se retrouver recroqueviller sur le sol. Il continua de le frapper jusqu'à ce qu'il sente sa vie être à deux doigts de le quitter puis il se baissa pour le prendre par le col de son t-shirt. Si j'te revois, ici ou ailleurs, j'te tuerai. J'te tuerai jusqu'à ce que ce soit ta dernière putain de vie. Eivind écrasa sa tête violemment contre le sol à plusieurs reprises avant que le corps ne se dématérialise. Il se releva, essuyant son visage ensanglanté pour venir vers la demoiselle qui était à deux doigts de récupérer le poignard pas loin d'elle. Il l'attrapa avant elle et secoua la tête. Tututut. T'aurais pas voulu faire ça, crois moi. Il se rebaissa pour être sa hauteur, posant ses yeux sur le tatouage qui se trouvait dans cou. Un petit un ornait sa peau. De toute manière, t'auras plus jamais la chance de le faire. Il pointa le numéro avec la lame. C'est con, t'étais une très jolie fille. Puis il enfonça la lame dans sa jugulaire sans réfléchir davantage, ses yeux plantés dans les siens, se vidant de toute forme de vie. Désolé », qu'il termina alors que le corps disparaissait de sa vue. Il ne ressentait pas la moindre once de regret ou de pitié face à cette demoiselle qu'il avait privé d'une belle vie. Il se fichait bien de savoir si elle avait de la famille, un.e petit.e ami.e. Il l'avait tué pour de bon et ne ressentait rien d'autre que ce vide habituel. Prenant appui sur ses mains, il se releva avant de nettoyer le sang de sa lame sur son pantalon puis jeta un coup d'oeil vers Dagger qui n'avait plus qu'un adversaire face à elle. Il ne comptait absolument pas l'aider mais juste profiter du spectacle.

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MessageSujet: Re: between life and death (dagger)   Lun 28 Nov - 15:22
 

DRATHIR ∞ HEATHCLIFF.

Between life and death.


Drathir n’aime pas la situation actuelle. Malgré l’excitation du moment, malgré le plaisir sans nul doute malsain qu’elle avait pris à pouvoir assouvir sa vengeance et son désir de faire couler plus de sang afin de rappeler à ces traîtres qu’il ne fallait pas la faire chier, ni elle ni son équipe, elle n’aimait pas ce qui se passait actuellement. Bien qu’elle ne doutait pas de l’aide que pouvait lui apporter le caho, elle n’appréciait pas de se retrouver blessée en sa présence, trop conscience de leurs capacités respectives à mener des combats pour savoir que la moindre plaie causerait sa mort si elle devait affronter de nouveau le colosse à ses côtés. Or, de cela elle n’en doutait pas : dès lors que le dernier Gaia crèverait, son tour viendrait. Eivind et elle se ressemblaient trop, deux dominants refusant de céder du terrain, deux fous furieux capable de saigner autrui sans y réfléchir à deux fois, et si ce qui les animait au fond était bien différent, la blonde ne doutait pas du fait qu’il ne résisterait pas à la tentation de lui vouloir du mal. Il n’avait pas d’honneur, de ce fait il n’y avait rien pour le retenir de lui trancher la gorge, rien pour lui souffler qu’elle méritait bien la vie sauve pour avoir justement sauvé la sienne. Alors tandis que Eivind crache ses ordres, en parfait connard autoritaire qu’il était, Dagger quant à elle ne pense qu’à une chose ; comment partir d’ici une fois le combat terminé. Lorsque le dernier gaia agoniserait au sol, il lui faudra un moyen pour foutre le camp avant qu’il ne constate qu’elle se faisait la malle, de ce fait elle devait tuer ses proies avant lui, pour disparaitre sans qu’il ne s’en rende compte. Si elle n’y parvenait pas… Alors malheureusement elle n’aura d’autre choix que de le tuer aussi sec, incapable qu’elle était de lui tourner sciemment le dos. Il se moquait de la mort, et il se moquait encore plus de celle qu’elle pouvait lui infliger, grand bien lui fasse. Mais ce n’était pas son cas à elle. Elle voulait pas mourir, encore moins de sa main à lui alors qu’il avait justement déjà eu ce privilège. Crever de ses mains avait été délicat à gérer, au niveau de son égo, mais elle avait pu se rassurer en se disant que c’était pour la bonne cause : à savoir la libération de Faust. Il ne fallait pas que ça se reproduise. C’était hors de question. Ne serais ce que parce qu’elle désirait retrouver Roman sans avoir à lui expliquer les raisons de sa mot, que ce soit tant parce qu’elle ne souhaitait pas exhiber ses envies de meurtre vis-à-vis des traîtres Gaia-ce dont il avait forcément conscience déjà- que parce qu’elle ne voulait pas admettre avoir été défait de nouveau par le garde du corps caho.

Pas le temps de réfléchir plus avant toutefois que déjà ils s’avançaient discrètement en direction du feu de camp et la jeune femme lance de nouveau l’offensive, un couteau de lancer fusant jusqu’à leurs adversaires. Le combat est rapide, témoignant de leur force à tous les deux, de leur habileté et de leur habitude à trancher des gorges et faire des trous dans les adversaires à force de balles tirées avec précision. Ce fut par ailleurs dans un léger sifflement rageur, qui se prête toutefois bien à la situation, que la blonde constate qu’elle n’était pas assez rapide malgré tout. Elle entend les insultes d’Eivind, elle l’entend se jouer de ses victimes, rire à leur nez, se montrer particulièrement narquois. Et ça la dégoûte, ça la dégoûte car ça lui rappelle Hannibal, ça lui rappelle cette conne qui peut pas s’empêcher de critiquer et de rire durant un combat. Ils sont pareils, à dévaloriser leurs adversaires, à se moquer de leurs échecs et à se vanter de leur supériorité en comparaison. C’est en partie à cause de ça, mais pour de multiples raisons supplémentaires, que Dagger se met à éprouver une haine pure envers le garde du corps caho. Elle le détestait depuis toujours bien sûr, mais en cet instant précis, c’est pire. C’est pire et ce fut dans un nouveau grondement rageur qu’elle constate du coin de l’œil qu’il a enfin fini son combat alors qu’elle-même était encore aux prises d’un adversaire. Réfléchissant à vive allure, la jeune femme finit par se décider et alors que le traître Gaia se retrouve à terre, sous sa botte fermement maintenue contre sa gorge afin de l’étouffer progressivement, elle se pencha légèrement, couteau en main, pour siffler avec hargne et mépris : « Vous n’auriez vraiment pas dû vous en prendre à moi, ou à mon équipe. » Crache-t-elle. Elle lève sa lame, prête à l’abattre sur l’homme à ses pieds, pourtant elle se contente de lui décocher un violent coup de pied destiné à l’assommer et la lame, si elle fuse, ne se plane pas dans la chair du Gaia renégat, mais dans celle d’Eivind plus loin. Précis. Violent. L’acier virevolte et se plante dans la plaie déjà existante qui balafrait la poitrine de l’homme. Elle ne lui laisse pas le temps de répondre à son assaut que déjà elle s’empare de son pistolet, tirant une nouvelle fois en direction d’Eivind, l’impact le propulsant au sol et s’assurant de ce fait qu’il ne répondrait pas à ses attaques. Il n’en aurait pas la force, ou le temps, au vu des saignements qui s’intensifiaient désormais brutalement. Toujours son arme en main, elle s’avance jusqu’à lui en quelques foulées, le visage impassible, le regard glacial. Aucune hésitation, et encore moins de regrets.

« J’peux pas juste partir en te tournant le dos. J’peux pas te croire, en aucune façon. Lâche-t-elle pour seule explication, ne doutant pas du bien fondé de ses mots ou de ses actes. Surplombant le caho, faisant toutefois attention à ce qu’il ne puisse pas inverser la situation malgré le fait que ses forces le quittaient considérablement. J’ai pas plus d’honneur de toi lorsqu’il est question de ma vie et de mes intérêts en présence d’ennemis.  Aussi fourbe que les eshu lorsqu’elle le voulait, elle tenait en cet instant précis trop à la vie pour se permettre de lui laisser le bénéfice du doute. Eivind n’était pas fiable, il ne le serait jamais. De ce fait, elle ne serait pas mieux que lui. Frappe d’abord Dagger. Tirer la première, tuer la première. Une nécessité liée au jeu. Haussant les épaules, elle conclut sans la moindre compassion : Attend avant de te reconnecter, ce serait dommage d’atterrir de nouveau dans leur camp après ça. » Et, sans un mot de plus, elle le gratifia d’une dernière balle entre les deux yeux. Le silence s’abat de nouveau dans la forêt tandis qu’elle jete un bref coup d’œil autour d’elle, constatant qu’elle était de nouveau totalement seule. Dans un soupir elle s’éloigna, repassant près de l’homme qu’elle avait assommé afin de lui trancher la gorge sans état d’âmes, achevant son œuvre avant de quitter les lieux furtivement, au plus vite également. Il fallait rentrer au chantier naval, et passer sous silence son massacre du jour. Ses vengeances ne regardaient qu’elle.
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