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 Far far away from each other [Ida]
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MessageSujet: Far far away from each other [Ida]   Sam 14 Mai - 1:13


❝Far far away from each other❞
Allongée sur ton lot, ton regard fixant le plafond de ses yeux vitreux, ceux-ci se commencèrent à se fermer et s’ouvrir au gré de ton sommeil, refusant par tous les moyens de ne pas tomber complètement endormie, le chassant d’un revers de main. Tu étais crevée. Tu revenais tout juste de travailler, il était tard – ou tôt ?, et tout ce que tu souhaitais, c’était ne pas bouger, rester dans cette position indéfiniment, tes draps de soie enlaçant tes bras de leur douceur. Mais pourtant, quelque chose t’empêchais de rejoindre Morphée. Ton esprit se mit à vagabonder et tranquillement, des paroles se mirent à émerger dans ta tête, s’emmêlant parfaitement dans le fil de tes pensées, s’agrippant à elles comme si leurs vies en dépendaient, suivis de près par des notes de musique. Précises, mélodieuses, tout s’emboîtait à merveille, tel une symphonie, et d’un seul coup, tu ouvris tes  yeux en grand, sautas hors du lit et attrapas ta guitare qui se trouvait non loin de là. Ramassant à la va-vite des feuilles et un crayon au coin de ton bureau, tu te laisses tomber sur le sol, au beau milieu de ta chambre et commences à gratter les cordes de ton instrument de ton médiator, laissant par la suite tes cordes vocales rattraper les notes. Tu prenais parfois des pauses, écrivant furieusement, méthodiquement ce que tu venais de jouer, ne souhaitant surtout pas perdre ton inspiration du moment, et reprenais ensuite de plus belle. Tes doigts glissaient sur le manche de ta guitare vieillie par le voyagement à l’aveuglette, combinant parfaitement les divers accords et ta voix était claire, comme elle ne l’avait jamais été auparavant. Toutefois, celle-ci se brisa, s’arrêtant net dans son ascension, lorsque quelqu’un toqua à ta porte, brisant ainsi en mille morceaux le travail que tu étais en train de faire. Pendant quelques instants, tu hésitas, souhaitant reprendre où tu t’étais arrêtée, comme si rien ne s’était passé. Peut-être que le membre de ta famille comprendrait le message et repartirait d’où il était venu, sans rien demander. Mais au final, tu pris ton mal en patience, te levas, et alla jusqu’à la porte, ta guitare toujours à la main, et l’ouvris en grand. Tu découvris le perturbateur de créativité et fis la moue en voyant que c’était Ida, ta grande sœur. Tu eus presque envie de l’envoyer balader en lui fermant la porte en pleine figure, mais au lieu de quoi tu te contentas de lui dire :

- Que me vaut le malheur de te voir ici … Ida ?!

Tu prononças son prénom avec une telle amertume, que toi-même, tu fus déstabilisée par ton propre comportement, mais tu camouflas habilement ta surprise en t’écartant quelque peu, déposant ta guitare sur le bureau qui trônait près de l’entrée.



© Pando

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MessageSujet: Re: Far far away from each other [Ida]   Lun 16 Mai - 17:53
Les nuits d'Ida étaient mouvementées. Elle n'arrivait plus à dormir et, quand elle fermait les yeux pour essayer de le faire, des images atroces lui revenaient en mémoire. Elle revoyait les corps asphyxiés. Ensanglantés. Brûlés. Cette nuit-là ne fut pas une exception et elle s'installa dans le salon de la maison Rothschild après s'être arrêtée devant la chambre de Fredian et avoir ouvert la porte le plus discrètement possible. Elle était restée planter devant pendant plusieurs seconde hésitant à rentrer et aller se coucher à ses côtés. Finalement, l'espionne termina par s'installer dans le canapé à regarder une émission stupide à la télévision. Tout le monde dormait. Du moins, elle le pensait. Elizabeth et Joseph ne faisaient jamais de bruit alors elle ne savait jamais s'ils dormaient vraiment. Ida n'allait jamais vérifiée puisqu'elle estimait que c'était leur vie et qu'elle n'était pas leur mère. Ils n'en avaient plus et il était clair que la GAIA ne la remplacerait jamais. Son petit frère ainsi qu'Helena le lui avaient bien fait comprendre, plus d'une fois même. En parlant de sa sœur, elle n'était toujours pas rentrée alors qu'il était tard. Les yeux d'Ida rencontrèrent l'horloge. Il était bientôt l'heure du couvre feu et elle commençait à angoisser. Cependant, la porte s'ouvrit. Des pas se firent entendre et elle comprit rapidement que c'était Helena. Cette dernière ne vit pas sa sœur et monta rapidement les escaliers pour aller dans sa chambre - ses trois frères et soeurs avaient leurs chambres à l'étage tandis qu'elle et Fredian les avaient au rez-de-chaussé. (...) Plusieurs heures plus tard, Ida dormait difficilement sur le canapé alors que la télévision était toujours allumée. Ce fut le son de la guitare de sa sœur qui la réveilla complètement. Elle sursauta et passa une de ses mains sur son visage fatigué avant de se lever en chancelant. Elle ne savait pas quelle heure il était mais, ce qui était sûr, c'est qu'il n'était pas l'heure de se lever puisqu'il n'y avait aucun signe de vie dans la maison. L'espionne monta doucement les escaliers pour rejoindre Helena. Le son venait bel et bien de sa chambre et elle inspira un grand coup avant de toquer à la porte. Elle rentra ses mains dans les poches de son sweat à capuche tandis qu'elle attendait que sa sœur daigne lui ouvrir. Lorsqu'elle le fit, une moue ennuyée apparut sur son visage. La GAIA savait pertinemment que cela ne lui faisait pas plaisir et ce fut confirmée par le ton qu'elle prit pour lui parler. « Que me vaut le malheur de te voir ici … Ida ?! » Elle serra la mâchoire pour ne pas lui répondre méchamment. Avec la fatigue, elle en aurait été capable. « Faut qu'on parle. L'ESHU s'écarta pour la laisser rentrer. Ida marcha doucement et s'installa sur le lit de sa sœur, les jambes croisées et les mains toujours dans les poches. Il est tôt pour faire de la guitare, Helena. Tu n'es pas la seule à vivre dans cette maison, dit-elle avec une pointe de jugement. Ses yeux balayèrent la pièce afin qu'elle puisse trouver quelque chose à dire. Quelque chose qui n'envenimerait pas la situation. Ils terminèrent par se poser sur les feuilles qui était sur le lit. T'écris une nouvelle chanson? Ida se mordit la lèvre inférieure avant de reposer son regard sur la brunette. Franchement, Hele, t'es pas sérieuse. J'ai vu à quelle heure tu es rentrée et, si tu étais restée quelques minutes de plus à vagabonder dans les rues, ça aurait été le couvre-feu. T'as beau être majeure, il faudrait quand même que tu nous écoutes, moi et Fredian. » C'était parti pour la dispute entre sœurs.

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MessageSujet: Re: Far far away from each other [Ida]   Sam 21 Mai - 0:16


❝Far far away from each other❞

« Faut qu’on parle. » Ces mots, tu les redoutais. Tu les fuyais comme la peste. Parce que tu savais pertinemment que chaque fois que vous commenciez à vous parler, ça se terminait en énorme dispute. Et tu étais fatiguée de te disputer avec elle. Tu voulais simplement qu’elle te foute la paix une bonne fois pour toute. C'est pourquoi tu haussas les sourcils, pas certaine de l'attitude à adopter, mais finalement, tu t’écartas légèrement pour la laisser entrer dans ta chambre. Elle se dirigea automatiquement vers ton lit, où elle s’assoit sans le moindre scrupule alors que tu te fiches devant elle, les bras croisés sur ton torse. « Il est tôt pour faire de la guitare Helena. Tu n’es pas la seule à vivre dans cette maison. » Et voilà ! Tu savais que ce moment allait venir. Celui où elle commencerait à te juger pour tout ce que tu fais. Il fallait toujours qu’elle trouve quelque chose à te reprocher. Toujours ! « Ce n’est pas ma faute si tu as le sommeil léger. Eli', Jo' et Fred' dorment comme des bûches eux, ça ne leur dérange jamais ce que je peux bien tramer dans MA chambre. En tout cas, tu ne les vois jamais débouler au beau milieu de la nuit pour me dire le contraire, n’est-ce pas ? »

Les yeux d’Ida se promenèrent dans la pièce, comme si elle était à la recherche de quelque chose à dire. Qu’est-ce que ce serait la prochaine fois ? Elle trouve que c’est le bordel ? Que je devrais mieux ranger mes affaires ? Peut-être même que la configuration des meubles ne lui plaisent pas, qui sait ? Mais finalement, ils s’arrêtèrent sur les feuilles de paroles et de mélodies que j’avais laissées bien en évidence. « T’écris une nouvelle chanson ? » Pendant un moment, tu pensas qu’elle s’intéressait réellement à ce que tu faisais, à la passion qui t’animait, qui te donnait envie de vivre. Un sourire apparu sur tes lèvres et celles-ci s’entrouvrirent, prêtes à déblatérer sur les paroles, le processus qui t’avait emmenée à y réfléchir, la musique – absolument tout – mais elle ouvrit à nouveau la bouche – à croire qu’elle n’arrivait pas à se contrôler – et ton sourire s’effaça aussi rapidement qu’il était apparu. « Franchement Lena, t’es pas sérieuse. J’ai vu à quelle heure tu es rentrée et, si tu étais restée quelques minutes de plus à vagabonder dans les rues, ça aurait été le couvre-feu. T’as beau être majeure, il faudrait quand même que tu nous écoutes, moi et Fredian. » Au fur et à mesure qu’elle exprimait son désaccord, tu t’obligeas à respirer calmement, lentement, essayant de rester zen alors que tu sentais la colère monter en toi. Mais au final, s’en fut trop et tu explosas, tel un volcan en éruption. « Tu fais tout le temps ça Ida, j’en ai vraiment marre ! Pendant une seconde, tu feins de réellement t’intéresser à ce que je suis en train de faire et la suivante, tu t’amuses à me donner des leçons ! T’es vraiment pas croyable. » Tu passas une main sur ton visage, fatiguée de toutes ces sottises. « J’oubliais : madame est parfaite, elle ! Elle ne rentre jamais tard ! Elle fait tout selon les règles ! Désolé d’avoir une vie et de m'amuser une fois de temps en temps ! » Tu commenças à rire jaune, levant ton visage vers le plafond, complètement exaspérée. « Et en plus, tu as le culot de m’accuser sans même me demander POURQUOI je suis arrivée tard ! C’est quoi ? Tu t’imagines que j’ai tout bonnement décidé de me promener dans les rues de Chicago, en me foutant du couvre-feu et des conséquences ? Que je faisais dieu sait quoi, dieu sait où avec n’importe qui ? » Ta voix se calma peu à peu, jusqu’à revenir à une intonation régulière, avec une pointe de tristesse dans la gorge. « Si tu te renseignais un peu plus Ida, tu découvrirais que ce soir, je travaillais dans un bar, où mes horaires sont fait en conséquence du couvre-feu et que, pour la première fois depuis que je me suis fait virée du groupe, j’ai eu la chance de chanter devant des gens qui ont apprécié ma musique. Tu t'imagine un peu le temps que j'ai attendu pour ça ?! Mais non, de toute manière, tu t’en moque. Tu préfères me faire la morale avec ce que tu PENSES plutôt que de me demander la VÉRITÉ. »

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MessageSujet: Re: Far far away from each other [Ida]   Dim 22 Mai - 15:52
Ida aimait ses frères et sœurs comme jamais elle ne pourrait aimer personne. Elle aimait Helena autant que les autres même si cela ne se voyait pas au premier coup d'oeil et savait que c'était de même pour sa sœur. Elle comprenait pourquoi elle était comme cela. Après tout, c'était bien de sa faute si leur famille avait été séparée et probablement qu'Helena pensait aussi que c'était à cause d'elle que leur mère était morte. Ça la rongeait, la GAIA, alors elle voulait faire bien. Elle voulait être la soeur qu'elle n'avait pas pu être. Permettre à ses frères et sœurs de se reconstruire. Naturellement, elle s'y prenait mal ce qui était incompréhensible lorsqu'on savait quel métier Ida exerçait. Si elle était bonne avec ses patients, c'était tout le contraire avec sa famille. Voyant qu'Helena ne rentrait pas, l'espionne ne put s'empêcher de s'inquiéter. Elle s'inquiétait toujours pour la brunette. Toujours, sans exception. Ses pas étaient lents alors qu'elle s'approchait de sa chambre plusieurs heures après qu'elle soit rentrée. Contrairement à ce que sa sœur pouvait penser, elle adorait lorsqu'elle jouait à la guitare. La voir heureuse était le plus important. Lorsqu'elle lui ouvrit, il était clair qu'elle n'était pas heureuse de voir Ida mais la laissa tout de même entrer. Cette dernière alla s'asseoir sur son lit comme elle le faisait quand elle était avec Elizabeth. Evidemment, Helena n'était pas sa jumelle mais il était trop tard pour faire marche arrière. « Ce n’est pas ma faute si tu as le sommeil léger. Eli', Jo' et Fred' dorment comme des bûches eux, ça ne leur dérange jamais ce que je peux bien tramer dans MA chambre. En tout cas, tu ne les vois jamais débouler au beau milieu de la nuit pour me dire le contraire, n’est-ce pas ? L'espionne se dit qu'elle aurait dû réfléchir avant de monter. Avant de frapper à sa porte et la déranger. Alors, elle essaya de trouver un autre sujet de discussion pour calmer la tension pendant quelques secondes. Rien que ça. Lorsqu'elle vit les feuilles de paroles sur le sol, elle demande si c'était une nouvelle chanson qu'elle écrivait. Ida était heureuse de voir qu'Helena continuait de composer comme elle pouvait être contente de voir son frère se remettre à la peinture. Un sourire s'étira sur le visage de sa sœur avant qu'il ne disparaisse lorsqu'elle continua avec le sujet qui allait les fâcher toutes les deux. La GAIA avait été tellement inquiète qu'il était clair qu'elles ne pouvaient pas y échapper. Tu fais tout le temps ça Ida, j’en ai vraiment marre ! Pendant une seconde, tu feins de réellement t’intéresser à ce que je suis en train de faire et la suivante, tu t’amuses à me donner des leçons ! T’es vraiment pas croyable. J’oubliais : madame est parfaite, elle ! Elle ne rentre jamais tard ! Elle fait tout selon les règles ! Désolé d’avoir une vie et de m'amuser une fois de temps en temps ! Et en plus, tu as le culot de m’accuser sans même me demander POURQUOI je suis arrivée tard ! C’est quoi ? Tu t’imagines que j’ai tout bonnement décidé de me promener dans les rues de Chicago, en me foutant du couvre-feu et des conséquences ? Que je faisais dieu sait quoi, dieu sait où avec n’importe qui ? Si tu te renseignais un peu plus Ida, tu découvrirais que ce soir, je travaillais dans un bar, où mes horaires sont fait en conséquence du couvre-feu et que, pour la première fois depuis que je me suis fait virée du groupe, j’ai eu la chance de chanter devant des gens qui ont apprécié ma musique. Tu t'imagine un peu le temps que j'ai attendu pour ça ?! Mais non, de toute manière, tu t’en moque. Tu préfères me faire la morale avec ce que tu PENSES plutôt que de me demander la VÉRITÉ. » Helena explosa et le cœur d'Ida fit de même. Elle était une mauvaise sœur, c'était une certitude et, pourtant, elle essayait. Elle essayait d'être comme Fredian. Il l'aimait tous, lui, parce qu'il était merveilleux. Elle voulait lui ressembler. Devenir aussi merveilleuse que lui. Au lieu de cela, l'espionne était pire qu'avant. La pire des sœurs. Sa cadette avait raison : elle aurait dû se renseigner mais elle fonçait toujours tête baissée dans les emmerdes sans réfléchir avant. Ses dents attrapèrent sa lèvre inférieure pour la mordre un peu plus intensément - jusqu'au sang. Elle voulait se faire du mal. C'était cela ou elle allait faire du mal à tout le monde autour d'elle et ce n'était pas son intention, au contraire. Des larmes lui montèrent aux yeux alors elle ferma les yeux en inspirant profondément. Lorsqu'elle les ouvrit, il n'y avait plus aucun signe des gouttes d'eau salée. « Evidemment que je ne suis pas parfaite, Helena. Je ne l'ai jamais été et je ne le serais jamais. Elle parlait calmement. Trop peut-être. Ça allait énerver l'ESHU, elle le savait. Et je ne m'en moque pas, au contraire. Je suis heureuse pour toi mais je ne pouvais pas savoir. Tu sais pourquoi? Elle plongea une nouvelle fois son regard dans le sien. Parce que tu ne me dis jamais rien. Je voudrais être ta sœur, Helena, et pas seulement par titre. Je voudrais être aussi proche de toi que je le suis d'Eli mais tu ne le veux pas, pas vrai? Tu ne le voudras jamais et je comprend. Je suis une mauvaise sœur mais tu as aussi une part de responsabilité. Ne me mets pas tout sur le dos. »

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MessageSujet: Re: Far far away from each other [Ida]   Sam 4 Juin - 20:01


❝Far far away from each other❞

Ida ferma ses yeux pendants quelques instants, et tu te demandas ce qu’elle était en train de faire. Mais après quelques secondes, elle les ouvrit et commença à te parler d’un ton calme. TROP calme. « Évidemment que je ne suis pas parfaite, Helena. Je ne l’ai jamais été et je ne le serai jamais. » Pourtant, elle agissait comme si elle l’était. « Et je ne m’en moque pas, au contraire. Je suis heureuse pour toi, mais je ne pouvais pas savoir. Tu sais pourquoi ? » Non, mais tu sentais bien qu’elle allait te le dire franchement. Tu croisas tes bras sur ton torse, impatiente, attendant qu’elle reprenne là où elle s’était arrêtée. « Parce que tu ne me dis jamais rien. » Ces mots, c’est comme une claque en pleine figure. Sèche, rapide, que tu ne vois en aucun cas venir. « Je voudrais être ta sœur Helena, et pas seulement par titre. Je voudrais être aussi proche de toi que je le suis d’Eli’, mais tu ne le veux pas, pas vrai ? » Tu le voudrais. Oui … tu le voudrais tellement ! Mais la colère que tu ressens à son égard est si forte, qu’elle t’aveugle complètement, qu’elle t’engloutie, ne laissant plus que ce sentiment envahissant, brûlant dans ta poitrine. Alors que sous la surface, tu voudrais aller dans ses bras pour y pleurer doucement, tu voudrais lui dire tout ce que tu as sur le cœur, tu voudrais entrer dans sa chambre à tout va, et savoir qu’elle sera toujours là pour toi, même si c’est juste pour t’allonger sur son lit, sans dire le moindre mot. Merde ! Tu voudrais même tout simplement lui piquer ses fringues, sans lui demander la permission ! Mais comme d’habitude, c’est plus fort que toi, tes poings se serrent et tu n’as qu’une envie : exploser. « Tu ne le voudras jamais et je comprend. Je suis une mauvaise sœur, mais tu as aussi une part de responsabilité. Ne me mets pas tout sur le dos. » Tu n’en peux plus. Ce ton calme, monotone, dénuée de toute émotion. Peut-être que tu aurais été plus touchée par son discours si tu avais pu y détecter de la tristesse, de la colère, de l’incompréhension … n’importe quoi putain ! Mais tu avais devant toi un bloc de glace, un robot, pur et simple. « Bon sang Ida, tu t’entends parler ?! Met-toi en colère un peu ! Pleure, cri, hurle jusqu’à en réveiller toute la maisonnée ! Fait quelque chose ! RESSENT quelque chose ! » Tu hurlais à plein poumon et à ce moment-là, ça ne t’aurais pas du tout étonnée de voir surgir tes frères et sœurs dans le cadre de la porte, se demandant ce qu’il se passait. Pourtant, ce ne fut pas le cas, préférant sans doute ne pas s’en mêler, au risque d’envenimer les choses. « C’est en grande partie pour ça qu’on se s’entend pas toi et moi. Ce n’est pas une sœur que j’ai devant moi, c’est un bloc de glace : froid, distant, qui ne ressent absolument rien ! Comment voudrais-tu que je te traite comme Fredian, Eli’, Jo’ ? » Ta voix se brisait, ta gorge te brûlait. Tu usais tes cordes vocales, ton instrument de travail, mais tu t’en fichais complètement, tu étais trop en colère. Tu ralentis tout de même la cadence, choisissant qu’il valait mieux freiner tes ardeurs, en garder pour mieux exploser plus tard. « Parfois, je souhaites n'avoir jamais posé les pieds à Chicago ! J’aurais dû rester avec papa. LUI au moins, il savait ce qu’il faisait. » Tu observas sa réaction attentivement suite à ces paroles. Tu savais qu’en temps normal, elle devrait réagir à ce mot maudit de quatre lettres. Tu l’avais suffisamment observée pour te rendre compte que les seules fois où tu voyais une quelconque réaction de sa part, c’était lorsqu’il franchissait tes lèvres. Allez Ida, fais quelque chose. N’importe quoi.


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MessageSujet: Re: Far far away from each other [Ida]   Mer 15 Juin - 21:32
Les reproches de sa sœur la blessait profondément mais elle essayait de ne pas le montrer. Comme à son habitude, Ida adopta un ton calme et une posture posée qui allaient certainement énerver Helena davantage - ce qui n'était pas son intention. Elle voulait tout faire sauf l'énerver. Absolument tout. Elle avait envie de la prendre dans ses bras et de lui dire que tout irait bien mais ce n'était pas le cas. Leur mère était morte et, la GAIA, ne pourrait jamais remplir ce vide dans la poitrine de l'ESHU même après tous les efforts qu'elle faisait. Les mots sortaient de ses lèvres comme des SOS. Elle appelait à l'aide derrière ses paroles calmes. Derrière ses syllabes qui étaient correctement prononcées. Elle annonça à sa sœur que, non, elle n'était pas parfaite. Pas le moins du monde. Elle dit qu'elle était heureuse pour elle puis il y eut la chute. Elle avait mal, Ida. Mal que sa sœur ne la considère pas comme telle. Mal d'être si mauvaise pour sa famille. Mal qu'Helena la haïsse pour quelque chose qui la faisait encore plus souffrir parce que, l'espionne, elle voyait la colère dans les yeux de la brune. Elle voyait cette haine qui brûlait ses entrailles. Cette haine qu'Ida ressentait pour elle-même et c'était ça le plus douloureux : savoir que sa sœur la détestait autant qu'elle pouvait se détester. Ses iris étaient plongés dans ceux de l'ESHU. Elle y lisait presque comme dans un livre ouvert alors, naturellement, elle comprit que cette dernière allait exploser. Qu'elle allait tout foutre en l'air. Qu'elle allait la briser davantage. Après tout, Ida le méritait. Elle avait brisé leur famille. Tué leur mère - indirectement ou non, ça ne changerait rien à la situation. Elle avait détruit Helena et, ça, elle savait qu'elle ne pourrait jamais se le pardonner. « Bon sang Ida, tu t’entends parler ?! Met-toi en colère un peu ! Pleure, cri, hurle jusqu’à en réveiller toute la maisonnée ! Fait quelque chose ! RESSENT quelque chose ! Cette dernière lui hurla dessus comme elle ne l'avait jamais fait auparavant et elle sentit les larmes lui monter. Elle touchait les points les plus sensibles. Les points noirs de l'existence d'Ida. C’est en grande partie pour ça qu’on se s’entend pas toi et moi. Ce n’est pas une sœur que j’ai devant moi, c’est un bloc de glace : froid, distant, qui ne ressent absolument rien ! Comment voudrais-tu que je te traite comme Fredian, Eli’, Jo’ ? Elle ne savait pas. Elle ne savait plus. Un bloc de glace. Voilà comment sa sœur la caractérisait. Si, un jour, Ida avait pu douter qu'elle avait un cœur : aujourd'hui, elle savait qu'elle en avait un parce qu'il la rappelait à l'ordre en la faisait souffrir comme jamais encore. Tous ces mots se percutèrent dans sa tête. Dans son esprit écorché. Les larmes coulèrent silencieusement sur ses joues de porcelaine alors qu'elle comprenait. Qu'elle assimilait. C'était dur. Trop dur, même, à supporter. Parfois, je souhaites n'avoir jamais posé les pieds à Chicago ! J’aurais dû rester avec papa. LUI au moins, il savait ce qu’il faisait. » Lorsque le mot papa sortit de la bouche d'Helena, Ida ne put s'empêcher de frissonner. Elle avait peur. Peur de lui et de ce qu'il pourrait lui faire. Leur faire à elle et Fredian. Et les paroles de sa sœur, elle lui donnait envie de partir loin d'ici ou de s'arracher le cœur sur le champ - si son interlocutrice ne l'avait pas encore fait en l'écrabouillant en même temps. « Je... Qu'elle commença. Elle s'éclaircit la voix et inspira alors que les larmes n'arrêtaient pas de couler sur son visage. Je suis désolée, Helena. Sa voix était toujours aussi calme puis elle pensa à cette haine. Cette haine qui enflammait le cœur de sa sœur Alors, elle se leva, la mâchoire contractée. Tu veux que je m'énerve? Que je me mette à te gueuler dessus à en faire trembler les murs? Que je mette à pleurer sans pouvoir jamais m'arrêter? Tu veux que je te dise ce que je ressens? C'était, évidemment, une question rhétorique et elle enchaîna sans laisser le temps à Helena de dire quoique ce soit. J'ai mal. J'ai mal que tu me haïsses à ce point. J'ai mal parce que, moi aussi, je me hais. Parce que, moi aussi, je me blâme pour la destruction de notre famille et... Pour la mort de notre mère, qu'elle dit avant de s'arrêter pour souffler un coup afin qu'elle ne fonde pas en larmes. Tu veux que je fasse quoi, Helena? Que je me mette à genoux pour que tu me pardonnes? Pour que tu m'acceptes? Tu veux que je fasse quoi, bordel? Une main rageuse passa sur ses joues pour effacer les traces des gouttes salées. Je ne peux pas retourner en arrière. Je ne peux pas reformer notre famille ni ramener notre mère. Pourtant je le voudrais tellement, Helena. Je voudrais qu'on redevienne cette famille que l'on était. Cette famille soudée et qui s'aimait. Et je voudrais que tu m'aimes. Un ricanement de tristesse s'échappa de ses lippes. Je voudrais être cette sœur que je ne suis pas. Son ton était redevenu calme malgré les larmes incontrôlables qui coulaient sur ses joues. Et j'aurai voulu être celle qui, bien plus tôt, t'aurait dit à quel point notre père est un homme ignoble qui ne pense qu'à sa gueule. Qu'à son empire. Qu'à son fric. » Les mots s'étaient échappés tous seuls de ses lippes et elle s'en voulu immédiatement. Helena aimait leur père et l'admirait. Ida n'avait pas le droit de lui enlever ça. Pas tout de suite, en tout cas. Seulement, c'était trop tard pour ravaler ses paroles.

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MessageSujet: Re: Far far away from each other [Ida]   Dim 19 Juin - 20:08


❝Far far away from each other❞

Au fur et à mesure que les paroles sortaient de ta bouche, les yeux d'Ida s'embuaient, se noyaient sous les larmes qui refusaient de couler, comme si elles étaient bloquées par une barrière invisible. Puis lorsqu'elles se mirent finalement à déborder, à laisser leurs traces sur les joues de porcelaine de la brune qui te faisait face, tu ne ressentis pas la satisfaction escomptée. Celle que tu aurais cru avoir lorsque tu la verrais enfin réagir de manière humaine. Au lieu de quoi, tu sentis ton cœur se briser en mille morceaux. Qu'avais-tu fais ? Tu avais tellement été égoïste, tellement obnubilée à vouloir prouver quelque chose, que tu n'avais pas peser tes paroles, ne t'étais pas souciée d'elle une seule seconde. Tu reculas de plusieurs pas, complètement secouée, surprise de voir ce qu'il était en train de se produire, comme si tu essayais de t'échapper, alors qu'en fait, tu t'éloignais progressivement de la porte. Je ... Qu'elle commença, avant de s'éclaircir la voix et de prendre une grande inspiration. Tu veux que je m'énerve ? Que je me mette à te gueuler dessus à en faire trembler les murs ? Que je me mette à pleurer sans pouvoir jamais m'arrêter ? Tu veux que je te dise ce que je ressens ? Oui ! Oui ! OUI ! Tu voulais qu'elle te le dise. Qu'elle ne s'emmure pas dans le calme le plus complet ! J'ai mal. J'ai mal que tu me haïsses à ce point. J'ai mal, parce que, moi aussi, je me hais. Parce que, moi aussi, je me blâme pour la destruction de notre famille ... et pour la mort de notre mère. Non ... Non ... elle n'avait pas le droit de dire ça. Car toi aussi, tu redoutais un mot de quatre lettres. Ce dernier mot qui résonna dans tes tympans, tel un écho infini. Cette perte, qui était toujours trop vive. Celle qui t'avais confirmée que tu étais maudite. Maudite d'être à jamais abandonnée par ceux que tu aimais. Tu veux que je fasse quoi, Helena ? Que je me mette à genoux pour que tu me pardonnes ? Pour que tu m'acceptes ? Tu veux que je fasse quoi, bordel ? Je ne peux pas retourner en arrière. Je ne peux pas reformer notre famille, ni ramener notre mère. Encore ce mot ... Ton cœur se serra et tu eus immédiatement de la difficulté à respirer. Ça avait d'abord été Fredian et Ida, puis, celle qui t'avais mise au monde avait suivi, quelques années plus tard. Tu commenças à tirer sans ménagement sur le col de ton t-shirt, comme si c'était lui le fautif de ce revirement de situation, comme si c'était lui qui t'empêchait de reprendre un rythme cardiaque normal. Cette nuit se transformait en véritable cauchemar et tu ne pouvais rien faire pour l'arrêter.

Pourtant, je le voudrais tellement, Helena. Je voudrais qu'on redevienne cette famille que l'on était. Cette famille soudée qui s'aimait. Et je voudrais que tu m'aimes. Je voudrais être cette sœur que je ne suis pas. À ces mots, ta respiration commença à se calmer, parfaitement en harmonie avec ce qu'elle venait de dire. Toi aussi c'était ce que tu voulais. Tu VOULAIT arranger les choses entre vous deux. Tu voulais avoir la même relation avec elle que celle que tu pouvais avoir avec Eli' et Jo'. Mais comme d'habitude, la suite vint tout gâcher. Et j'aurais voulu être celle qui, bien plus tôt, t'aurait dit à quel point notre père est un homme ignoble qui ne pense qu'à sa gueule. Qu'à son empire. Qu'à son fric. Ça, et un coup de poing en plein ventre, c'était exactement la même chose. Même si, personnellement, tu aurais préféré la seconde option. Ida était allée bien bas avec ces paroles, ce mensonge. Tu ne devrais pas y accorder autant d'importance, mais c'était plus fort que toi, ça te mettait hors de tes gonds de la voir parler de lui de cette manière. Notre père est un homme ignoble ?! Lui, au moins, il ne m'a jamais abandonnée ! Qui m'aidait dans mes devoirs lorsque je n'y comprenais rien du tout ? Qui était dans la cuisine, au beau milieu de la nuit, à me préparer des cookies faits maison quand j'avais le cœur brisé par une rupture ... ou par vous ? Qui était, encore une fois, là pour moi quand j'ai découvert qu'en plus des garçons, j'aimais aussi les filles ? Il ne pense qu'à sa gueule pour toi ? Qu'à son empire ? OÙ EST-CE QUE TU ÉTAIS TOI ?! Hein ?! Il a travaillé toute sa vie pour pouvoir nous donner un bon mode de vie, pour pouvoir nous faire plaisir sans se soucier de devoir garder de l'argent de côté pour payer les factures ! Il faudrait clairement que tu revois ta définition pour ce genre d'homme Ida, parce qu'elle est clairement fausse. Puis finalement, tu crachas ces derniers mots, tel un venin. Tu me fais honte.

© Pando

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MessageSujet: Re: Far far away from each other [Ida]   Sam 2 Juil - 17:33
Les mots sortaient sans qu'Ida ne puissent les contrôler. La machine était lancée et l'impression était que rien ne pouvait l'arrêter. La GAIA n'avait pas l'habitude de s'emporter à ce point. De vomir des paroles aussi destructrices et, par le même biais, ses sentiments. Elle ne s'exprimait jamais sur ce qu'elle ressentait, préférant écouter les autres. Seulement, cette nuit-là, Helena avait eu raison de sa contenance. Elle ne pouvait plus s'arrêter alors que les larmes coulaient encore un peu plus sur son visage de porcelaine. Alors qu'elle continuait de parler, l'état de sa sœur se détériora. Elles étaient toutes les deux touchées au plus profond par ces mots qui n'avaient jamais été dit. Pour une fois, Ida n'écouta pas sa raison qui lui disait d'arrêter. Pour une fois, elle préféra baisser les armes, quitter sa carapace pour s'ouvrir à celle qui la haïssait le plus. Peut-être que, de cette manière, quelque chose changerait. Peut-être qu'elles retrouveraient cette relation qui les avait unies avant qu'elle ne parte avec Fredian. Encore des peut-être. Toujours des peut-être. Sauf que les peut-être, ils disparurent au même moment où Ida parla de leur père. Cet être qui avait détruit sa vie. Ce monstre qui avait voulu tuer ses propres enfants et qui, quelques années plus tard, avait lâchement assassiné leur mère. Sauf qu'Helena, elle ne savait rien. Sauf qu'Helena, elle croyait en leur paternel. D'un côté, la GAIA l'avait toujours enviée parce qu'elle avait la chance de garder espoir en quelque chose - même si cette chose était un homme aussi détestable que lui. A ses paroles, elle se stoppa net, comprenant qu'elle n'aurait pas dû abordé ce sujet. « Notre père est un homme ignoble ?! Lui, au moins, il ne m'a jamais abandonnée ! Qui m'aidait dans mes devoirs lorsque je n'y comprenais rien du tout ? Qui était dans la cuisine, au beau milieu de la nuit, à me préparer des cookies faits maison quand j'avais le cœur brisé par une rupture ... ou par vous ? Qui était, encore une fois, là pour moi quand j'ai découvert qu'en plus des garçons, j'aimais aussi les filles ? Il ne pense qu'à sa gueule pour toi ? Qu'à son empire ? OÙ EST-CE QUE TU ÉTAIS TOI ?! Hein ?! Il a travaillé toute sa vie pour pouvoir nous donner un bon mode de vie, pour pouvoir nous faire plaisir sans se soucier de devoir garder de l'argent de côté pour payer les factures ! Il faudrait clairement que tu revois ta définition pour ce genre d'homme Ida, parce qu'elle est clairement fausse. Tu me fais honte. » Crac. C'était comme si sa sœur avait arraché son cœur pour le piétiner devant elle. Elle lui rappelait qu'elle, elle n'avait pas eu la chance d'avoir un père aussi aimant. Un père qui était là pour elle. Elle lui rappelait qu'elle, elle n'avait pas réellement de père - si ce n'était un homme qui voulait la tuer. Et il y avait cette question qui tournait en boucle. Où est-ce que tu étais toi ? C'était vrai, au fond. Elle n'avait jamais été là pour Helena, pour Elizabeth, pour Joseph ou pour leur mère. Ida était lâchement partie et avait privé sa famille d'un fils ainsi que d'un frère. Elle avait aussi privé Fredian d'une famille comme elle avait pu lui priver de ses jambes. Tout était de sa faute. Tu me fais honte. Ça aussi, ça faisait bien trop mal. Alors, l'espionne resta quelques instants silencieuse, évitant le regard de l'ESHU et jouant avec ses doigts, avant de fondre en larmes. Littéralement. Elle pleurait tellement que sa respiration se faisait difficile et que sa vue était totalement brouillée. « J... Je suis déso... Désolée, He... Helena. Tellement, tellement désolée. Inspirant un grand coup, elle réussit à retrouver un peu de sa contenance malgré les larmes qui coulaient toujours. T'as raison, tu sais. T'as eu la chance de voir un côté de lui dont je ne me souviens plus. C'est juste... C'est juste qu'on a vécu des choses lui et moi. De mauvaises choses. Il m'a brisé le cœur, Helena. Elle ne pouvait pas en dire plus. Pas maintenant. Helena ne pouvait pas tout apprendre, cela la détruirait et Ida le savait. Si tu veux parler de lui, parles en avec Fredian. Il t'expliquera des choses que moi, je ne peux pas. »

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MessageSujet: Re: Far far away from each other [Ida]   Sam 2 Juil - 19:34


❝Far far away from each other❞
Lorsque ta soeur éclata en sanglot, tu l’imitas, tes jambes croulant sous ton poids, te laissant ainsi glisser sur le sol. Tu n’en pouvais plus. Tu n’en pouvais plus de tout ce qui se passait en toi, de toutes ces émotions qui se battaient pour être en première ligne. Tantôt tu aimais ta sœur, tu voulais apprendre à mieux la connaître, à la comprendre, tandis que la seconde suivante, tu la détestais et tu la jugeais coupable pour tous tes maux. Déchirée entre ces deux sentiments, tu ne savais pas comment agir, quoi penser de toute cette situation. Tu voulais la gifler pour tous ces mensonges bâtis de toute pièce auxquels elle semblait croire dur comme fer. Mais tu voulais aussi la prendre dans tes bras et lui dire que tu étais désolée pour les durs mots qui étaient sortis de ta bouche. Déchirée, voilà ce que tu étais. Tu espérais presque que Fredian, Elizabeth ou Joseph vienne vous interrompre, vienne mettre fin à tout ceci pour ce soir. Tu étais fatiguée de te battre. Fatiguée d’être pratiquement la seule à soutenir votre père, à le défendre contre les mauvaises langues. Pourquoi ne voyaient-ils pas ce que tu voyais ? Un homme aimant qui désirait seulement le meilleur pour ses enfants, qui ferait absolument tout pour eux. Je suis déso… Désolée, He… Helena. Tellement, tellement désolée. Ta sœur avait de la difficulté à enchaîner les mots, secouée par de grands sanglots coupant sa respiration. Finalement, elle prit une pause et inspira profondément pour se calmer, avant de reprendre. T’as raison, tu sais. T’as eu la chance de voir un côté de lui dont je ne me souviens plus. C’est juste … C’est juste qu’on a vécu des choses lui et moi. De mauvaises choses. Il m’a brisé le cœur, Helena. Si tu veux parler de lui, parles en avec Fredian. Il t’expliquera des choses que moi, je ne peux pas.

Tu pris à ton tour de grandes inspirations, souhaitant, cette fois-ci, rester calme. Ta gorge te brûlait tellement tu avais crié, tellement tu avais pleuré, et tu en avais marre. Il t’a brisé le cœur ? Tu as brisé le sien aussi, mais ça, tu ne pourrais pas le savoir puisque tu n’y étais pas … On a tous eu de la difficulté à se remettre de votre départ. Ma … maman la première. Tu te raclas la gorge, refusant de céder à nouveau aux sanglots qui menaçaient de te secouer. Nous ne sommes pas retournés à nos vies comme si rien ne s’était produit. Ça nous a tous détruit, d’une manière ou d’une autre. Les soupers de famille sont devenus insupportables. On fixait vos chaises vides, vos assiettes vides - parce que maman ne pouvait pas s’empêcher de continuer à mettre vos deux couverts  - comme si vous alliez apparaître comme par magie et nous gratifier d’un de vos sourires. Après ça, maman n’a plus jamais été la même et ça a pris du temps à Papa pour recommencer à agir normalement, à nous accorder la moindre attention … Comment voulais-tu qu’on le prenne ? Vous êtes partis sans jamais vous retourner, sans jamais prendre la moindre nouvelle. Vous aviez si peu d’amour pour nous ? Vous vous en foutiez totalement de nous laisser croire que c’était nous le problème ? Que nous avions fait quelque chose de mal ? Que j’avais été une mauvaise petite sœur qui méritait entièrement cet abandon ?

Les larmes commencèrent à rouler sur tes joues et tu les essuyas furieusement d’un revers de main. Tu sais quoi, je ne prendrai même plus la peine d’en parler. On ne sera jamais d’accord et ça va seulement nous faire encore plus de mal. Je suis fatiguée de t’entendre dire des mensonges sur papa et je n’entrainerai certainement pas notre frère dans toute cette histoire. De toute manière, il va te soutenir dans tes illusions, comme il l’a toujours fait. Tu soupires, passant une main sur ton visage, prenant ainsi une pause de quelques secondes. Il va falloir se rendre à l'évidence : à quoi bon s'évertuer à recoller des morceaux qui ont été brisés une centaine de fois ? Il n'en reste plus que de la poussière Ida, ça ne sert plus à rien.


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MessageSujet: Re: Far far away from each other [Ida]   Mar 5 Juil - 21:15
La carapace qu'Ida s'était forgée toutes ces années était entrain de se détruire sous les yeux d'Helena. Elle ne pouvait arrêter de pleurer alors que tout lui revenait en pleine face. Elle s'en voulait de ses années d'absence, de son départ avec Fredian, de tout ce qu'elle n'avait pas pu empêcher et de tout ce qu'elle avait empiré. La clé de la défaillance des Rothschild, c'était elle. L'espionne était la seule raison qui expliquait pourquoi leur famille s'était brisée en mille morceaux. Tout ça pour un mariage arrangé, qu'elle se disait. Elle aurait dû l'accepter et faire comme si la décision de son père lui allait. Oh oui qu'elle aurait dû. Au moins, sa mère aurait été vivante et c'était certainement ce qui importait le plus. La vie de tout le monde aurait été bien différente - en mieux, certainement. Explosée devant sa sœur était la dernière chose qu'elle voulait mais elle ne tenait plus. Ses reproches avaient l'effet d'une bombe nucléaire qui venait tout emporter sur son passage. Elle aussi, elle espérait que ses frères et sœurs allaient venir pour les arrêter. Pour leur dire que tout allait bien. Cependant, Ida doutait que l'un d'eux ne vienne le faire parce qu'ils attendaient tous - à l'exception de Joseph - que les deux femmes se parlent et s'ouvrent à l'autre dans l'espoir de redevenir une famille à peu près aimante puis il fallait dire que leur altercation était assez effrayante - c'était la première fois qu'elle allait aussi loin. Même Fredian n'aurait pas osé s'en mêler. Les excuses sortirent de ses lèvres comme des supplications. Pardonne-moi, Helena. Pardonne-moi, je t'en prie. Reprenant une grande inspiration, sa voix se calma pour terminer sa tirade. Lorsque ses yeux rougis rencontrèrent ceux de sa sœur, elle avait honte. Honte d'elle-même pour réagir comme ça mais aussi pour tout ce qu'elle avait pu faire dans sa vie. Toutes ces mauvaises choses qu'elle avait essayé d'oublier comme l'égoïste qu'elle était. « Il t’a brisé le cœur ? Tu as brisé le sien aussi, mais ça, tu ne pourrais pas le savoir puisque tu n’y étais pas… On a tous eu de la difficulté à se remettre de votre départ. Ma… maman la première. Le mal être de son père lui importait peu mais celui de sa famille entière était douloureux. Savoir qu'ils avaient autant souffert de leur disparition lui donnait envie de vomir ses tripes, de pleurer toutes les larmes de son corps - si ce n'était pas déjà fait. Nous ne sommes pas retournés à nos vies comme si rien ne s’était produit. Ça nous a tous détruit, d’une manière ou d’une autre. Les soupers de famille sont devenus insupportables. On fixait vos chaises vides, vos assiettes vides - parce que maman ne pouvait pas s’empêcher de continuer à mettre vos deux couverts  - comme si vous alliez apparaître comme par magie et nous gratifier d’un de vos sourires. Après ça, maman n’a plus jamais été la même et ça a pris du temps à Papa pour recommencer à agir normalement, à nous accorder la moindre attention … Comment voulais-tu qu’on le prenne ? Vous êtes partis sans jamais vous retourner, sans jamais prendre la moindre nouvelle. Vous aviez si peu d’amour pour nous ? Vous vous en foutiez totalement de nous laisser croire que c’était nous le problème ? Que nous avions fait quelque chose de mal ? Que j’avais été une mauvaise petite sœur qui méritait entièrement cet abandon ? Désemparée, Ida regardait sa sœur vider son sac. Dire des choses qui étaient complètement fausses mais qu'elle ne pouvait malheureusement pas lui en vouloir de penser. Ils étaient partis sans un mot, sans une explication pour cette famille avait qui ils avaient vécu pendant si longtemps. Cette famille qu'ils aimaient bien plus que leur propre vie. Ida - au même titre que Fredian - aurait voulu leur donner des nouvelles. Leur dire nous sommes vivants et revenir à la maison quand les choses se seraient tassées avec leur père. Cependant, la folie et la haine de ce dernier les avaient empêchés de faire quoique ce soit. Plus loin ils étaient de lui, plus les chances de vivre étaient assurées mais, ça, l'espionne ne pouvait pas le dire à Helena. C'était trop douloureux pour elle et elle ne voulait pas détruire un petit plus cette sœur qu'elle avait déjà tant amochée. Ouvrant la bouche, elle s'apprêta à répondre à ses brisantes accusations mais elle se rétracta alors qu'elle voyait bien, derrière les larmes qui coulaient sur le visage de la brunette, que ce dernière n'avait pas terminé de parler, de se libérer d'un poids qui l'écrasait. Tu sais quoi, je ne prendrai même plus la peine d’en parler. On ne sera jamais d’accord et ça va seulement nous faire encore plus de mal. Je suis fatiguée de t’entendre dire des mensonges sur papa et je entrainement certainement pas notre frère dans toute cette histoire. De toute manière, il va te soutenir dans tes illusions, comme il l’a toujours fait. Il va falloir se rendre à l'évidence : à quoi bon s'évertuer à recoller des morceaux qui ont été brisés une centaine de fois ? Il n'en reste plus que de la poussière Ida, ça ne sert plus à rien. » Si ses précédentes paroles avaient réussi à la blesser, celles là étaient encore pires. Helena capitulait, exprimant à Ida que c'était trop tard. Que, de toute manière, elles étaient trop différentes pour réussir à se compléter comme elles avaient pu le faire lorsqu'elles étaient encore des sœurs, des vraies. « Tu le penses vraiment ? Qu'elle demanda d'une voix à peine audible, montrant à quel point ses mots étaient douloureux. Tu penses vraiment qu'on ne peut plus ? Que, toi, tu ne peux plus ? J'ai fais des erreurs, Helena. De grosses erreurs qui m'écrasent, me rendent malade, mais je peux essayer de les réparer. Je sais qu'il y a plein de choses que je ne pourrai jamais changer mais je peux essayer d'arranger les choses autour de nous. Elle termina par se lever après avoir passé une main sur son visage fatigué et ses yeux enflées par les pleurs incessants. Je... Je ne vais pas rester dans ta chambre alors que tu ne veux pas de moi, Helena. On n'a pas besoin de se parler, si tu n'en as pas envie. »

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MessageSujet: Re: Far far away from each other [Ida]   Sam 23 Juil - 16:27


❝Far far away from each other❞
Tu le penses vraiment ? Tu ne le savais pas vraiment, mais ce que tu savais avec certitude, c’était que tu étais fatiguée de te battre. Fatiguée de toujours devoir maintenir tes positions – ne voyant aucune autre option possible. Fatiguée d’être constamment en colère. Fatiguée d’être aussi rancunière. Fatiguée … de tout. Tu penses vraiment qu’on ne peut plus ? Que toi, tu ne peux plus ? Tu tiquas à la manière qu’elle prononça « toi ». De manière accusatrice, comme si c’était lâche de ta part, comme si tu étais une sans cœur qui ne pensait qu’à elle, qu’à son petit bonheur. Alors que tu n’étais pas la seule à être brisée par tout ça. Si vous continuez comme ça, il ne restera sans doute plus rien de vous.  J’ai fais des erreurs Helena. Des grosses erreurs qui m’écrasent, me rendent malade, mais je peux essayer de les réparer. Je sais qu’il y a plein de choses que je ne pourrai jamais changer, mais je peux essayer d’arranger les choses autour de nous. Sur ces mots, elle passa une main sur son visage et se leva, en direction de la porte. Je … je ne vais pas rester dans ta chambre alors que tu ne veux pas de moi, Helena. On n’a pas besoin de parler si tu n’en a pas envie. Tu aurais dû être heureuse qu’elle prenne cette décision. Tu aurais dû être soulagée de la voir passer le pas de la porte - chose que tu souhaitais qu'elle fasse depuis qu'elle y avait toqué. Au lieu de quoi tu te sentais coupable de laisser les choses en plan comme ça. Tu étais même totalement chamboulée, triste, les larmes se formant aux coins de tes yeux, comme si une fois qu’elle serait hors de ton champ de vision, elle disparaîtrait à tout jamais. Tu sentais ton cœur se briser. C'était presque risible comme situation. C'était comme un retour en arrière. Tu te retrouvais dans les chaussures de la fillette que tu avais été lorsqu'elle était partie sans laisser la moindre trace, sauf que cette fois, tu pouvais faire quelque chose. Tu pouvais la retenir, lui dire quelque chose, même si en fait, elle ne serait qu'au rez-de-chaussée. Alors, sans même y réfléchir, tu te levas précipitamment de ton lit et la rattrapas en quelques enjambées, avant de te mettre derrière elle et de l’enlacer, ta tête déposée sur son épaule et tes mains se rejoignant sur son ventre. Tu sais quoi Ida ? Je ne veux pas abandonner. Je ne veux pas NOUS abandonner. Il faudra seulement trouver un moyen de ne plus autant nous détruire mutuellement, parce que des choses comme ce soir … j’en peux plus. Je veux qu’on soit des sœurs, des vraies, qui se chamaillent pour des broutilles, qui partagent des moments ensemble … qui s’aiment inconditionnellement. Mais pardonne moi si ça me prend du temps, les blessures sont encore trop vives pour moi. Et sur ces mots, tu éclatas en sanglot.


© Pando

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MessageSujet: Re: Far far away from each other [Ida]   Mar 16 Aoû - 15:04
Les deux soeurs étaient fatiguées, éreintées, à deux doigts de s'effondrer. C'était la dispute de trop, la goutte d'eau qui avait fait déborder le vase. Elles n'en pouvaient plus de cette guerre. Guerre qui les séparaient toujours un peu plus alors qu'elles ne voulaient que se retrouver, oublier tout le reste dans les bras de l'autre, se reconstruire ensembles. Ida ne pouvait plus rien faire, rien dire. Il n'y avait plus rien à dire, au fond. Le ça ne sert plus à rien d'Helena le prouvait. Elle avait déjà fait beaucoup trop d'erreurs et en payait le prix fort. Un prix qui la tuait intérieurement, la faisant souhaiter être déjà morte. Quelques mots sortirent de ses lèvres puis elle se leva finalement pour partir, affirmant qu'elle n'allait pas rester dans la chambre de sa sœur si cette dernière ne voulait pas d'elle. Elle attendit, néanmoins, son approbation et décida de faire quelques pas de plus alors qu'aucun son ne sortait de la bouche de l'ESHU. Sans qu'elle n'eut le temps de faire quoique ce soit, elle la sentit la prendre dans ses bras, d'une force qui exprimait à quel point elle avait de la perdre, qu'elle la laisse tomber comme elle avait pu le faire plusieurs années auparavant. Elle pencha la tête sur la sienne qui se trouvait sur son épaule, comme pour lui dire qu'elle n'allait plus jamais le faire et qu'elle était là pour un bon bout de temps encore. « Tu sais quoi Ida ? Je ne veux pas abandonner. Je ne veux pas NOUS abandonner. Il faudra seulement trouver un moyen de ne plus autant nous détruire mutuellement, parce que des choses comme ce soir … j’en peux plus. Je veux qu’on soit des sœurs, des vraies, qui se chamaillent pour des broutilles, qui partagent des moments ensemble … qui s’aiment inconditionnellement. Mais pardonne moi si ça me prend du temps, les blessures sont encore trop vives pour moi. » Les sanglots d'Helena retournèrent l'esprit d'Ida. Elle perdit toute la contenance qu'elle avait réussi à reprendre et se mit à pleurer de la manière. Se retournant, elle prit sa petite sœur dans ses bras, une main autour de son dos et une autre posée sur sa tête pour lui caresser les cheveux. Cela faisait longtemps, trop longtemps, qu'elles ne s'étaient pas enlacées et la GAIA ne voulait pas que cette étreinte se termine. Elle était trop belle, trop bonne pour les deux sœurs. « On y arrivera, Helena. Je te promet qu'on y arrivera. Elle savait que cela prendrait du temps mais elles pourraient y arriver. Les Rothschild n'abandonnaient pas, ils se battaient jusqu'au bout. Tu m'as manqué. » Elle profitait de ce moment pour le lui dire puis lui embrassa les cheveux comme elle avait eu l'habitude de le faire fut un temps.

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