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S'inscrire au DARWIN'S GAME, c'est montrer de quoi nous sommes capables et prouver que nous sommes l'avenir. Une seule regle : survivre. A partir de maintenant, c'est chacun pour soi. Nous devons oublier qui sont nos freres, nos femmes, nos amis, parce qu'aujourd'hui ils sont nos ennemis. Tuer ou etre tue est notre seule motivation. Le jeu debute.



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 SHIP TO WRECK / ARTHUR
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MessageSujet: SHIP TO WRECK / ARTHUR   Lun 16 Mai - 1:57
Hippocrate ne lui avait pas donné son accord mais quoiqu'elle dise, il serait quand même sortit. A vrai dire, il doutait qu'elle s'oppose à quoique ce soit. Il était encore faible mais suffisamment en état pour vagabonder dans le chantier. Elle n'avait plus à veiller sur lui comme elle le faisait les premiers jours. Un autre s'en chargerait pour elle, forcément. Béquille sous le bras, il s'assure qu'aujourd'hui sa jambe ne lui fera pas faux bond en piétinant dans l'infirmerie. Elle était vide et c'était bien la seule pièce qu'on voulait vide. Devant un miroir crasseux, il s'observe, lui et son corps défaillant. Sa dernière déconnexion lui a permis de pas mal récupérer mais il en faudrait néanmoins plusieurs avant qu'il retrouve de sa solidité. En attendant, il devait se familiarisé avec un genoux pas très viable,  un œil bandé et divers brûlure trop tenaces pour disparaîtront d'aussitôt. Il soupir, une dernière fois, puis se décide à affronter le monde extérieur.

Roy veut se faire oublier. Et il connait que trop bien son QG pour savoir où traîner sans se faire interpeller une seule fois. Il part profiter de l'air marin du côté des quais les moins fréquenter, là où les immenses entrepots étaient essentiellement fréquenter par les ingénieurs. Ils évitaient ainsi de déranger tout le monde par le boucan que pouvait faire certaine machine. Pourtant aujourd'hui, aucun bruit. Le brun s'arrête devant l'immense ouverture qui laisse apercevoir tout et à rien à la fois à l'intérieur. Un bateau en réparation envahissait déjà pas mal l'espace mais l'accumulation de feraille autour n'arrangeait rien. Faust se prend quelques longues secondes pour observer le travail en court puis reprend sa marche.

« Il y a quelqu'un ? » Il s'arrête à nouveau alors qu'un bruit métallique vient de retentir jusqu'à lui, signe de présence humaine. Le brun engage le pas cette fois à l'intérieur, essayant de faire attention là où il mettait les pieds. C'est donc à tâtons qu'il tente de repérer l'origine du bruit, cherchant plus à savoir qui l'avait provoqué plutôt que quoi. « Roman ? » Qu'il lance à tout hasard, plus que certain que son ami répondrait aussitôt présence si c'était lui. Mais ce n'était pas lui. Alors la deuxième évidence qui lui vient à l'esprit est le jeune ingénieur à qui il devait cette béquille sur laquelle il reposait. « Kab ? » Et il a l'étrange certitude de son identité quand il voit la silhouette remuer encore derrière la ferraille. Il fronce les sourcils, s'y reprenant à plusieurs reprises pour essayer de l'intercepter dans tout ce foutoir, l'appelant à plusieurs reprises. « Hey tu m'évites ou quoi ? » Ca y est, il l'a en face de lui, l'ayant pris à revers à défaut d'être agile. Il esquisse un sourire, s'attendant à la bonne humeur habituel de l'ingénieur. Mais quelque chose semble clocher. « Tout vas bien buddy ? J'ai l'impression que ça fait une éternité que je t'ai pas vu. J'ai même pas pu te remercier pour ça. » Et il soulève ce qui lui sert d'appui, confectionné par ses soins mais apportés par les mains d'un autre.

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MessageSujet: Re: SHIP TO WRECK / ARTHUR   Dim 29 Mai - 19:11



Ship to wreck

FAUST & KABOOMOVIC

Ce « Il y a quelqu'un ? » qui résonna dans la tranquillité de l’atelier, vêtu du timbre grave de la voix autrefois rassurante de Faust, Kaboomovic aurait préféré ne plus jamais l’entendre. Surtout maintenant. Maintenant que cette illusion rêvée collectivement du parfait leader venait de divorcer avec la décevante réalité. Maintenant que ce totem spirituel atomique, construit de toute pièce par les espoirs exacerbés de ses subordonnés, venait de s’effondrer sous le poids d’un seul et unique acte absurde. Maintenant que la première particule ayant façonné l’essence-même de l’équipe bleue s’était détachée du reste de cette matière immuable de réputation, passant de chef des atom à simple pêcheur. Maintenant qu’il ne restait pas un ingénieur autre qu’Arthur pour accueillir Faust le déchu à sa place. La surprise contracta le corps mou du Juif tandis qu’il s’immobilisa dans le maigre espoir de ne pas se faire remarquer. Ses paupières battirent l’exaspération qui prit possession de l’expression de son visage lorsque son crayon sauta du plan sur lequel il était penché pour appeler l’attention de l’ancien meneur en s’écrasant sur le sol. Faust répondit au bruit avec un simple « Roman ?» qui confirma les craintes du petit brun. Le voilà repéré. Il jeta un coup d’œil à la porte à quelques pas derrière lui au dessus de laquelle son imagination dessina le symbole clignotant d’une sortie de secours. Dans un mouvement d’affolement, il s’empressa d’enrouler les esquisses du futur système de défense mais le « Kab ? » qui s’était rapproché le stoppa net dans sa course. Ses épaules retombèrent alors qu’un soupire résigné accompagna le mouvement. De toute façon, cette partie de cache-cache ne pouvait pas durer éternellement. Malheureusement.

Faust se pointa enfin sur son champ de vision. Kaboomovic ne put empêcher le tressaillement de ses sourcils qui pointèrent vers le bas face à ce triste spectacle. Il ne l’avait pas vu depuis son retour au quartier général. Il n’avait pas pu. Et maintenant qu’il la voit, cette silhouette anciennement respectée aux contours déformés par sa dernière erreur de chef, l’ingénieur regretta de ne pas s’être résolu à fuir une nouvelle fois ce moment. Il regarda l'oeil bandé. Il détailla les brûlures. Il s'arrêta sur le genou encore gonflé. Et face à tout ça, il n'avait plus rien à dire. « Hey tu m'évites ou quoi ? » interrogea l’autre. « Non. » répondit le Juif. « Non pas du tout, je… Vous… » Il ravala la suite en se rendant compte qu’il n’avait pas perdu ses mauvaises habitudes. Il venait encore une fois de vouvoyer mécaniquement le brun. Faust avait toujours détesté ça. Son nouveau statut dans la hiérarchie et le cœur des atom étaient une nouvelle bonne raison pour remédier à ce lapsus dérangeant dans un premier temps pour le meneur, gênant à présent pour tous. « Enfin, tu. » reprit-il « Tu sais bien que je n’aime pas me contenter du minimum. J’étais concentré sur les dernières vérifications d’un plan et je ne t’ai pas entendu arriver. C’est tout. » En face, Faust lui adresse un sourire qu’Arthur a énormément de mal à lui rendre avec la sincérité qui le caractérisait pourtant. Voir ce corps courbé par la torture et la faute impardonnable du héros de ses débuts sur le Darwin’s Game était un supplice.  « Kraken n’est pas là alors j’ai beaucoup de travail qui m’attend. » Le pêcheur devait s’être rendu compte de quelque chose puisqu’il demanda : « Tout vas bien buddy ? » « Oui. Oui tout va bien. » Kaboomovic ne rajoute pas un mot. Faust n’avait peut être pas les qualités qu’il espérait mais l’étudiant n’oserait pas lui enlever la perspicacité et l'intelligence qui l’avaient gardé en vie jusque là. C'est pour cette raison qu'il ne lui fit pas l’affront de s’enfoncer dans des explications mielleuses au doux parfum de mensonge. L’ancien chef soulève sa béquille faite-maison pour le remercier de son travail, ce à quoi Arthur répondit par un haussement des épaules « Ce n’est pas grand chose. Avec plus de temps, j’aurai pu améliorer les finissions. Personne ne voulait s’en charger alors je me suis proposé. » En quelques mots, il avait mis Faust face à la réalité qui allait devenir la sienne pour les prochains mois à venir. Il avait tourné le dos à son équipe et la majorité n’avait pas attendu son retour pour faire demi-tour également et continuer leur marche militaire. « Mais malgré ce qu’il s’est passé … » Ses lèvres pincèrent ces quelques mots qui eurent du mal à sortir, donnant une indication sur le triste fait qu’il faisait parti de ceux qui avaient continué leur route sans lui. « Aider les membres en difficulté de mon équipe, quel qu’ils soient, reste en temps qu’atom mon devoir et donc ma priorité. »

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MessageSujet: Re: SHIP TO WRECK / ARTHUR   Dim 29 Mai - 20:37
A ce vous hésitant, Faust soupir comme le ferait un parent exaspéré par la bêtise répété de sa progéniture. Puis il étire doucement ses lèvres, finalement rassurée qu'il soit toujours le même. Il craignait que ces derniers jours d'absence ne soient pas si anodins. Pourtant le voilà, toujours planqué ici, à trimer comme si tout un monde comptait sur lui. Pas que l'équipe se passerait de son travail, loin de là, mais rare étaient ceux qui s'investissait autant dedans. Roy est prêt à le croire sur parole quand l'ingénieur fait remarquer le travail qui l'attend. Il fronce les sourcils, ou du moins ce qu'on peut en deviner sous son bandage et le toise du regard. Dérangeait-il ? Avait-il besoin d'être seul ? Il était habitué à plus accueillant, même déborder, même la tête dans la machinerie et les mains prise par dix outils. C'est perplexe qu'il ose néanmoins demander si tout vas bien. La réponse est immédiate et la naïveté de Roy s'achève aussitôt.

« Je, ouais, ok. Je vois. » L'atom sourit, soupire, grince des dents, essaye de sourire à nouveau. Son regard fuit de tout part alors qu'il prend conscience du vrai regard que Kaboom lui porte à l'instant. Roy savait encaisser, tant qu'il se préparait à l'avance. Pris de court, il est fautif de ce soudain silence qui plane dans l'entrepôt. Un entrepôt qui semblait soudainement faire des kilomètres de longs, dans lequel ils trouvaient chacun à une extrémité. Si des paroles aussi simples faisaient aussi mal c'est parce qu'elles étaient sincères, pensées et nullement dissimulés. Il était tellement plus aisé de faire face à un regard méprisant. Mais de se tenir devant la déception d'un être cher ? C'était bien différent. « T'étais pas obligé. » Qu'il lance à tout hasard alors qu'il cherche encore à faire face aux vérités de Kab. Si personne voulait s'en préoccuper, c'est que tous avait une raison. Pendant un instant, Roy se demande même s'il n'aurait pas préféré qu'il ne fasse rien plutôt qu'il se sente obligé, par pitié. Parce que c'est tout ce que lui inspirait son acte.

Le brun tire sur sa barbe dans un geste mécanique, et, en repensant à sa logique, il finit par se reprendre. « C'est exactement ce que j'ai fais. Et pourtant... Et pourtant. » Voilà à quoi il en était réduit, à des explications permanentes sur ses actes. « J'ai aidé un membre en difficulté, parce que c'est mon devoir et ma priorité. » Il avait tiré Aestus de cet enfer, il avait mis fin à ses souffrances. Aussi désespéré que fut sa décision, il avait agi quand d'autre aurait encore tourné en rond. « J'aurais fait la même chose pour toi Kab. Il tente un rire incertain. Je l'aurais même fais pour Dagger, pour te dire. Mais j’pouvais pas la laisser là-bas. » Parce que le simple fait de ne pas avoir réussi à la garder en sécurité ressemblait à une défaite.

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MessageSujet: Re: SHIP TO WRECK / ARTHUR   Mer 29 Juin - 23:17



Ship to wreck

FAUST & KABOOMOVIC

La bouche de Faust, tiraillée des deux côtés par les griffes d’un malaise harponnées aux deux commissures de ses lèvres, eut du mal à prendre la forme d’un sourire. Sourire auquel Kaboomovic se contenta de répondre par une brève déformation de la mâchoire. Faible rictus. Plus sous l’effet d’un résidu de respect à l’égard du brun et de l’expression de son soudain embarras que par sincérité. Le vétéran était tout juste sorti de son long séjour à l’infirmerie. L’étudiant devait être le premier visage à le lui signaler. A quel point il avait merdé. « T'étais pas obligé. » bredouilla la voix de l’ancien chef dans sa barbe. L’ingénieur eut du mal à masquer la consternation suscitée par une telle réponse puisqu’il y eut un petit instant de silence durant lequel on ne peut que battre des cils. « Non… Non, c’est vrai je ne l’étais pas. » dit-il en détournant son regard de son plan de travail pour aller se confronter aux pupilles de Faust. « Mais à défaut d’être notre chef, tu restes un ATOM, non ? » C’était le ton de l’évidence. Parce que malgré son irritation, il se voulait tout de même rassurant. Et dans le fond des prunelles marrons on pouvait l’observer. Le combat entre la déception présente et l’estime passée. Une bataille dont la détonation des arguments lui faisaient cracher du chaud et du froid.

Dans l’élan des explications sommaires d’un homme fatigué de justifier son erreur encore et encore, comme une mauvaise chanson qu'on penne à sortir de notre tête, Faust s’appliqua à suivre la logique trop solidement ficelée pour être défaite de Kaboom : en prenant la place d’Aestus, il n’avait fait que respecter son devoir et ses priorités d’ATOM. L’étudiant attrapa les coins de la table dans la crispation qui électrifia ses doigts. Là, il était sur le point de vomir de la glace. « Tu… Tu ne devrais pas présenter ta décision comme … Comme s’il avait été simplement question de sauver un membre des griffes d’un MOB, des balles perdues d’une embuscade ou des raideurs de son genou fracturé. » D’un coup sec de la tête, il pointa du menton la béquille fabriquée de ses mains. « Tu étais notre chef, Faust. Que tu l’admettes ou non, ça n’a pas d’importance. Ce qui importe c’est … C’est qu’il fallait que quelqu’un occupe ce rôle et que c’était toi qui t’en chargeais. Et c’est parce que tu t’en chargeais bien qu’on t’a suivi jusqu’ici. » L’angoisse de s’opposer à son ancienne idole le faisait chercher ses mots mais il était sur de ce qu’il voulait dire. Tout comme il était sur de ce qu’il ne voulait pas entendre. Il n’avait pas besoin qu’il lui explique à quel point la couronne atomique pesait sur sa tête. A quel point le statut de leader était un trône inconfortable. Savoir tout ça ne requérait qu’une portion minimum de jugeote. Il suffisait de compter le nombre de têtes de rois qui jonchaient le sol. Les chefs ne sont pas choisis pour détailler la lourdeur du fardeau qu’ils ont volontairement plaqué sur leur dos, ils sont élus pour le porter. C’est ce qui donne de la conviction dans le ton de Kaboomovic tandis qu’il se redresse. « Alors ne … N’essaye pas de me faire croire qu’il n’y avait pas d’autres alternatives possibles. Ce serait une insulte à mon intelligence. Tu avais le choix entre deux sacrifices : celui de ta bonne conscience et celui de notre confiance. Et tu t’es donné aux CAHO. Notre chef s’est donné aux CAHO dans notre dos pour… » Ses bras écartés retombèrent contre son flanc et son expression se fendit dans un air d’incompréhension douloureuse. « Pour mieux dormir la nuit. » Il ne posa pas la question mais ses yeux la criaient pour lui : pourquoi ? « Je suppose que je suis le premier à te le dire mais… » C’était une certitude formulée comme une présomption. Car dans le cas contraire, l’ancien chef n’aurait jamais osé comparer son action au bout de ferraille que l’ATOM avait bricolé en moins d’une heure. « Ton départ avait rempli le QG de rumeurs. Certaines disaient que tu étais parti parce qu’il n’y avait plus d’espoir de victoire. Ou plutôt qu’il n’y avait plus d’espoir tout court. D’autres que tu avais capitulé pour nous protéger. D’autres encore que l’équipe des ATOM allait être dissoute par l’alliance des CAHO et des ESHU. Et le pire dans cette histoire c’est que moi aussi, à un moment donné, j’ai douté. Moi aussi j’ai quelque part participé à ce mouvement de panique qui a bien faillit nous mettre à genoux. Parce que, pendant un instant, des minutes humiliantes pour moi, j’ai pensé que c’était terminé pour nous. Parce que la vérité, je refusais d’y croire. Comme la majorité des ATOM, je refusait de croire que Faust puisse nous abandonner comme ça. » Il le fixe, glacial. Il n’allait pas s’énerver. Il était trop fier pour ça. « Je n’ai pas envi d’outrager d’avantage ton sens du leadership. J’imagine que tu as du penser plusieurs fois à toutes ces conséquences avant de jeter ton arme sur le sol et de lever les bras devant la porte de Camden Chruch. »

WILDBIRD


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