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 « ... Vous êtes pas eunuque ? [Pv Barbara/Flashback]
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MessageSujet: « ... Vous êtes pas eunuque ? [Pv Barbara/Flashback]   Mer 1 Juin - 20:50
 

Drathir ∞ Barbara

Vous êtes pas eunuque ?

RP Flashback. Drathir est chef des éclaireurs, Barbara espion.
Atom et Eshu sont en froids, rien de plus.


Elle travaille en solo. Ça a toujours fonctionné ainsi et l’avantage d’être chef des éclaireurs, c’est qu’elle s’organisait bien comme elle voulait, ça ne regardait personne. Pour Roy y avait bien que les résultats qui comptaient, et le fait qu’elle évitait de risquer inutilement la vie des éclaireurs sous ses ordres, il ne se souciait donc que très peu de ce qui pouvait lui arriver à elle. Ça lui convient à la blonde, la louve solitaire n’ayant jamais aimé s’encombrer d’un partenaire qui ne trouvera de toute manière jamais grâce à ses yeux. Les pacifistes qui oseraient jamais lever la main sur qui que ce soit, les boulets qui risquaient de la tuer bien plus efficacement que si elle s’était retrouvée encerclée par une dizaine d’ennemis, les membres doués qui trouveraient tout de même moyen de contester les directives qu’elle donnerait naturellement, une insubordination peut être justifiée mais qui les foutrait sûrement dans la merde. Non, décidément y avait pas à réfléchir : elle se débrouillait mieux seule. Il était plus aisé pour la jeune femme de ne compter que sur elle-même, car malgré l’affection qu’elle portait doucement mais sûrement à son équipe, elle ne désirait pas dépendre d’eux lorsqu’il était question de sa survie. Toutefois, si d’ordinaire rien ne lui est imposé, aujourd’hui est une journée bien différente. Dagger aura eu vent de rumeurs concernant une porte de sortie en dehors de la ville, aux alentours des territoires caho. La majorité des éclaireurs ayant déjà reçu des instructions, l’infirmière avait décidé de s’y rendre seule et, rapidement, avait avoué ses intentions à son supérieur, ne se doutant pas qu’il trouverait à y redire. Mais le commentaire est là : un espion se devait d’effectuer une mission non loin de sa zone de recherche à elle et bien évidemment Faust, bon samaritain soucieux de son équipe qu’il était, préférait les voir s’occuper de leurs objectifs respectifs à deux plutôt que de prendre le risque de les voir partir chacun de leur côté. Pestant face à ce qui n’était ni plus ni moins qu’un ordre, la blonde jeta un coup d’œil courroucé au meneur atom avant de s’éloigner, décidée à se préparer et à attendre ce qui lui servirait de partenaire à l’entrée du chantier naval. S’équipant comme d’ordinaire : à savoir que la blonde finissait armée jusqu’aux dents, Dagger fixe son flingue sur sa cuisse et s’assure de la présence de ses dagues à sa ceinture. Enfin un dernier doigt se voit glissé là où sont planqués ses couteaux de lancer, à savoir sous ses brassards de cuir et à l’intérieur de ses bottes. Car s’il y a bien une chose qu’elle avait appris ici, c’est qu’on était jamais trop prudent.

Ce fut donc avec le peu de patience qu’elle possédait qu’elle attendit son compagnon du jour, dont elle ignorait jusqu’au pseudonyme. Et c’est bien parce qu’elle ne pouvait pas mettre de nom ou de visage sur son partenaire que la chef des éclaireurs se montre si bougon, du moins plus que d’ordinaire. Car là encore elle ignore à quoi s’attendre, elle ne sait pas si l’homme censé l’accompagner fait partie des pacifistes, des boulets, ou des connards qui iront l’emmerder. Le pire serait un cumul des trois, et dans ce cas elle ne garantissait pas le retour sain et sauf de son comparse. Elle le tuerait sûrement en cours de route. Ressassant par conséquent le nom des espions qu’elle connaissait déjà, l’émeraude de ses yeux se planta finalement sur une silhouette masculine s’avançant vers elle. Elle ignorait toujours comment s’appelait l’énergumène mais au moins sa tête lui disait quelque chose, leurs interactions furent rares d’autant plus que le nouvel arrivant semblait passer la majeure partie de son temps avec ses compagnons masculins. Conclusion : avant de se taper un boulet quelconque, elle se tapait un PD. Bon à savoir. Conservant le silence, la blonde attendit qu’il arrive à sa hauteur pour prendre la parole : « Dagger. Et toi ? Qu’elle se renseigne dans un froncement de sourcils, demeurant concise au possible et admettant volontiers ne pas être encore capable de retenir les pseudonymes de tout le monde tant elle s’en foutait. Faut dire aussi qu’il avait tout intérêt à lui répondre, bien qu’il n’y ait pas de raison pour qu’ils s’en abstienne, sans quoi elle finissait par l’appeler tantouze tout du long du trajet. D’autant plus qu’un détail lui revient en mémoire : cet espion là appréciait tout particulièrement les poisons, faut dire qu’elle avait l’habitude de le voir tourner autour du maître chimiste et de ses provisions, et c’est sûrement pas pour parler du beau temps. Or, les poisons, c’est une technique de gonzesse ça, non ? En tous les cas si Drathir se montre froide au premier abord, son agacement se fait soudainement plus net tandis qu’elle réajuste ses brassards de cuir et qu’elle se permet d’ouvrir de nouveau sa grande gueule : C’est quoi ta mission du jour ? Autant qu’on évite de se tirer dans les pattes, sinon j’en connais un qui va nous donner la fessée » Ironise-t-elle dans un ricanement narquois. Ouais, Faust apprécierait pas trop d’apprendre que ses directives n’ont pas été respectées et que les deux individus ont fait cavalier seul. Même si, il fallait l’admettre, la blonde se contrefoutait pas mal des menaces de l’handicapé et ne semblait pas avoir beaucoup de respect pour les punitions qu’il pouvait infliger. C’était jamais bien méchant avec lui, de toute façon.

S’assurant d’un simple coup d’œil que son interlocuteur du moment était fin prêt, la chef éclaireur se voit bien vite rassurée par la présence d’armes malgré tout. Comme quoi il avait beau être espion, il n’était pas con au point de sortir dépourvu de la moindre protection. Peut-être qu’il ne la ferait pas tuer tiens. Par ailleurs, la façon qu’à la blonde d’observer l’homme à ses côtés n’a rien de particulièrement discret, l’émeraude de ses yeux glissant de haut en bas et de bas en haut sans gêne quelconque. Elle suinte l’arrogance, celle-ci se voyant renforcée par l’autorité qu’elle possédait de par le rang qu’elle occupait au sein de l’équipe. Elle a beau savoir qu’elle ne détenait, en soi, aucune emprise sur les espions, ça ne l’empêchait clairement pas de se croire tout permis. Faut dire que quand on se permet tout avec le chef d’équipe, c’est pas des sous-fifres qui allaient la déranger. Relevant les yeux pour les vriller dans ceux de l’homme, Drathir reprend alors dans un haussement d’épaules désinvolte : « J’ai juste une zone à fouiller pour chercher une porte de sortie, mais comme c’est pas précis et que de toute manière j’ai pas besoin d’aide pour la trouver, on s’occupera de ta tâche d’abord. » Elle espérait que le brun, une fois sa mission accomplie, éprouverait le désir de rentrer aussi sec au chantier et qu’il ne chercherait donc pas à la coller plus que nécessaire. Car encore une fois elle estimait ne pas avoir besoin de lui et, non sans satisfaction, la blonde le voyait déjà ne pas réussir à la supporter plus de cinq minutes. Ce qu’elle ignorait en revanche, c’est qu’elle aurait tout autant de mal à se faire à la compagnie de son partenaire du jour. Pour l’heure cependant elle se contente de s’éloigner dès lors qu’elle obtient réponses à ses questions, envieuse d’en finir rapidement.
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MessageSujet: Re: « ... Vous êtes pas eunuque ? [Pv Barbara/Flashback]   Lun 6 Juin - 13:58
until we feel alright
dagger ∞ barbie

Double bubble disco queen headed to the guillotine, let me be your killer king. My touch is black and poisonous and nothing like my punch-drunk kiss. I know you need it, do you feel it. Drink the water, drink the wine until we feel alright. ✻✻✻ Fixant le toit de tôle de la bâtisse navale, l'homme se balance dans son hamac, la tête emplie de pensées néfastes. La vengeance au cœur, il refusait de croire que la peste allait réussir à s'en tirer de la sorte. Putain d'escroquerie. Lui qui se voulait fourbe, agissant dans l'ombre sans compter sur personne, s'était vu trahi par la seule à qui il faisait un tant soi peu confiance. Maudite soit la garce, elle le lui paierait de sa vie. Chassant son visage de ses pensées, ce corps qu'il se plaisait à imaginer torturé, agonisant de milles maux, il se leva, posant pied à terre. Il avait trouvé un camp désormais, un groupe pour le protéger et le faire progresser. Un groupe pour qui il le savait, il devait bien sûr aider. C'était donnant donnant, et si le brun se montrait quelque peu méfiant envers ces nouveaux compagnons de fortune, la dernière trahison entraînant sa mort lui restant en travers de la gorge, il obéissait aux ordres. Qui sait, peut-être que le type qu'il doit espionner va le mener vers une salle remplie de parchemins de potions en tout genre. Une mince probabilité, en soi. Mais il fallait bien qu'il trouve une pensée motivante pour faire la route. Lançant un signe de tête à l'un des hommes, avec qui il avait commencé à parier et boire, le soir, il reçut un 'Bon courage' des lèvre de certains autres. Des camarades d'alcool, des gens sur qui il pourrait peut-être compter dans le futur ; ou qu'ils trahirait avant qu'ils ne le fassent. Barbara ne savait rien de ces nouvelles alliances tout justes crées, ni si chacun y était favorable, ni si elles étaient réelles et pas un simple complot pour décimer plus de joueurs. Mieux valait rester sur ses gardes, quoi qu'il advienne. Il ne faisait confiance à personne.

Sortant du bâtiment, il avise une silhouette qui semble s'impatienter. Il reconnaît vaguement la chef des éclaireurs, sans arriver à poser un nom dessus. Ce n'est pas qu'il ne voulait pas le retenir, seulement qu'il ne l'avait jamais entendu. Et toute information était bonne à prendre lorsqu'on ne savait où se situait l'ennemi. Pourtant l'homme ne s'arrêterait pas taper la causette. Plus loin il serait, seul, et mieux il se portera. Mais la guerrière semblait d'un tout autre avis. Le voyant approcher, elle braque son regard sur l'homme, faisant un pas dans sa direction. Fais chier. Et il sait, au fond de lui, pourquoi elle est là. Il avait entendu leur chef mentionner le fait de ne jamais s'aventurer seul autant que faire se peut. Lui? Il pensait bêtement pouvoir échapper à la règle. « Dagger. Et toi ? » se présente-t-elle alors qu'il arrive à sa hauteur. Il la regarde un instant, le visage de marbre, le regard ennuyé. La jeune femme était armée jusqu'aux dents, prête à signaler leur position à tout moment. Non sérieusement, c'était ça qu'on lui assignait comme compagnon de voyage? Autant hisser le drapeau blanc immédiatement et se laisser cribler de flèches par l'ennemi. Une petite moue de mépris sur le visage, il siffle pour toute réponse: « Barbie, bien que t'en ai sûrement à foutre. » Sans déconner, ils avaient tous des pseudos plus barbares que les autres? Lui, a contrario de tous, préférait autant que faire se peut taire son pseudonyme. Pas qu'il en ai honte, bien que celui-ci lui fasse bien souvent perdre un peu de sa crédibilité, mais bien parce qu'il a besoin de sa couverture pour être un bon espion. Cependant, il sait qu'il doit faire, ou du moins feindre, la confiance envers son propre camp. Du moins jusqu'à être certain que celui-ci ne tentera pas de le crever dès qu'il baisse sa garde. Barbie est bon nom. Surnom de son enfance, surnom qui lui a longtemps fait mal. Il s'en est fait une force, et si ce surnom le caractérise en bien des choses, il éveille également presque toujours un sentiment de curiosité, mais surtout d'irrespect chez les gens l'entendant. Se laisser sous-estimer est une bien bonne chose, laissant l'adversaire s'aveugler seul dans son propre égocentrisme. Et lui, plus que cette recherche sanglante de combat, ce plaisir farouche à rouler des muscles contre l'adversaire dans un fracas d'armes, se laissait doucement entraîner par cette même baisse de garde de la part de l'ennemi ; le laissait doucement s'étouffer avec ses rires alors qu'il agonise. Barbie. Un nom risible qu'il rendra craint, un jour. Un pseudo qui évoquera la souffrance dans toute sa splendeur, la haine dans les yeux ; la peur dans le cœur.

La femme rompt de nouveau le silence, et l'homme se retient de soupirer. Les femmes sont toutes les femmes. Fourbes, bavardes ; lentes. « C’est quoi ta mission du jour? Autant qu’on évite de se tirer dans les pattes, sinon j’en connais un qui va nous donner la fessée » ironise-t-elle, un rire sarcastique s'échappant de ses lippes. Dépliant finement entre ses gants de cuir un tissu, il répond sans un regard: « Tu parles toujours autant? » Humidifiant la lame de sa dague, l'imprégnant de poison, il la range alors dans son fourreau attaché fermement à sa cheville, cachée dans sa botte. Rangeant dans une boite de fer blanc le tissu, il le fourre dans le petit sac de toile accroché à son dos et braque de nouveau ses charbons sur la blonde. Hautaine, elle le regarde, laissant couler son regard de haut en bas. Pas la peine d'y penser, sorcière, il a assez donné dans les courbes viles et la perfidie pour savoir s'en tenir à distance. Haussant finalement les épaules, elle s'explique: « J’ai juste une zone à fouiller pour chercher une porte de sortie, mais comme c’est pas précis et que de toute manière j’ai pas besoin d’aide pour la trouver, on s’occupera de ta tâche d’abord. » Et un sourire étire les lèvres de l'homme un instant, laissant échapper un petit rire moqueur du fond de sa gorge. Lui qui pensait pouvoir rapidement s'en débarrasser, voilà qu'elle souhaitait l'accompagner jusqu'au bout. Sérieusement, si son but était de griller sa couverture, elle faisait exactement ce qu'il fallait. « Nul besoin d'un garde-chiourme, merci. De plus, tu te ferais repérer en un rien de temps avec ton armurerie. » lui dit-il, désignant son attirail d'un geste du menton. Sans déconner, elle pensait vraiment qu'il la suivrait en gentil chiot égaré? C'est pas des armes qu'il lui faut, mais bien des lunettes. Voyant que la blonde semblait ne pas le porter dans son cœur, il lui retourna son regard empli d'animosité. D'une courte révérence, moqueur, il l'invita d'un signe de la main à prendre les devants de leur petite expédition qui les contraignait tous deux à se supporter. Du moins le temps que Faust ne les aperçoive plus à l'horizon. « Milady. » souffla-t-il, accompagnant son geste d'un ton empoisonné. Le mépris était là, la moquerie également. Et si elle pensait de par son grade plus élevé avoir tout contrôle sur lui, elle se leurrait. Il tenait à le lui faire bien comprendre. Qu'elle enrage si elle le désire, lui se rit de la voir le haïr. Et de toute façon, s'il l'énervait assez il risquait fort d'obtenir ce qu'il désirait: une séparation de leurs deux missions franche et nette. Un secret n'était pas si difficile à garder. Mais il restait le doute, planant au-dessus d'eux. Après tout, il ne fallait pas surestimer une femme.

✻✻✻
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MessageSujet: Re: « ... Vous êtes pas eunuque ? [Pv Barbara/Flashback]   Dim 19 Juin - 17:36
 

Drathir ∞ Barbara

Vous êtes pas eunuque ?

RP Flashback. Drathir est chef des éclaireurs, Barbara espion.
Atom et Eshu sont en froids, rien de plus.


Il y avait cet espoir au fond d’elle, faible mais sacré, cet espoir que l’homme qui s’avançait vers elle ne soit pas un de ces crétins arrogant qu’elle aurait à remettre en place, ni un de ces boulets inutiles qu’elle aurait à supporter et protéger. Cet espoir que son interlocuteur se révèle être un homme de poigne, efficace et pragmatique, de ceux qui savent se salir les mains et proposer des solutions intéressantes, de ceux qu’elle peut considérer comme des égaux. Cependant cet espoir vole en éclat dès les premières minutes, lorsque la chef des éclaireurs se présente et réclame en retour le pseudonyme de son interlocuteur. Les noms étaient importants pour elle, quels qu’ils soient, pour pouvoir vanter les mérites du concerné ou traîner ce même nom dans la boue si elle l’estimait indigne de tout autre traitement. Les réputations se font et se défont si facilement, jusque pour quelques lettres choisies avec soin. Ou non. Barbie. Impossible de retenir un sourire moqueur en entendant ce choix de surnom, difficile de se retenir de le juger sur ce simple mot, et c’est encore plus compliqué de se retenir de lui jeter un regard glacial lorsqu’il se permet de poursuivre les présentations sur une remarque amer. Elle en avait rien à foutre d’après lui ? Grave erreur, mais ça encore elle s’en contrefoutait pas mal, ce qui la dérangeait en cet instant précis c’est les grands airs qu’il se donnait pour contrebalancer les siens, c’est cette arrogance et ce mépris qui suintent de son allure et de ses mots. Non. Elle n’aime décidément pas la façon dont il se comporte avec elle. S’il n’avait pas encore eu vent de son caractère merdique, cela viendrait bien plus vite que prévu. Le sourire de Dagger s’étire alors, plus provoquant, plus narquois. L’amusement laisse place à la rancœur, la méfiance, et l’envie impérieuse de lui faire ravaler ses propos malavisés. « Jamais entendu parler de toi, poupée. » Qu’elle ironise simplement. Pour un espion c’est peut être préférable, mais au fond tout ce qu’on attendait de lui c’est qu’il ne se fasse pas repérer par leurs ennemis. Ici, au camp, il n’avait rien à cacher, et la blonde avait toujours su se montrer proche du chef des espions de par la nécessité qu’ils avaient de cohabiter et de travailler ensemble parfois. Or, elle n’avait jamais entendu parler de lui. Il avait ptet une belle gueule, un peu trop grande au passage, mais cela semblait bien être la seule chose dont il était pourvue.

Peu envieuse cependant de s’énerver de trop, consciente du fait qu’elle aurait à coopérer avec l’individu face à elle, Dagger se contente de poursuivre, se renseignant sur la mission du brun afin de savoir dans quoi elle s’engageait également. Là encore le jeune homme ne peut s’empêcher de commenter salement ce qu’elle dit, évoquant sa grande gueule comme elle pouvait mépriser la sienne à lui et s’octroyant d’office une œillade blasée. Etais ce là tout ce qu’il pouvait offrir ? Un dédain et un manque de coopération total qui leur couterait sûrement la vie à tous les deux ? Pourtant Drathir se voit intriguée par tout autre chose, l’émeraude de ses yeux glissant jusqu’à la lame qu’il transportait avec lui et sur laquelle il passa un tissu. Elle hésite la blonde, se demandant s’il s’agissait d’un poison soigneusement appliqué grâce à la protection que lui offraient ces gants et dont elle se promit de ne pas toucher ou s’il s’agissait juste d’un véritable crétin qui pensait qu’astiquer sa lame avec un chiffon la rendrait plus efficace. Dans le doute, elle opte pour la première réponse bien que les insultes continuent de fuser dans son esprit concernant son interlocuteur du moment, ces dernières suintant sûrement du fond de ses prunelles lorsqu’elle capta de nouveau le regard du concerné. Mais elle n’en démord pas, ignorant le commentaire désobligeant quant à son débit de parole, pour expliquer qu’ils s’occuperaient de sa mission à lui, avant qu’ils ne se séparent. De son côté elle n’avait besoin de personne et surtout pas de la compagnie d’un emmerdeur pareil. D’autant plus que l’emmerdeur en question se permet désormais de ricaner, encore une fois sans raison véritable ce qui a le don de l’agacer. Ne pouvait-il donc pas l’ouvrir que lorsqu’il avait quelque chose d’intelligent à dire ? Ravalant un sifflement rageur, Dagger se contenta de soutenir le regard du brun, se retenant de prêter attention à son équipement à elle. Certes elle était largement armée, mais ses armes fermement visées le long de son corps ne risquaient pas d’être si bruyantes que ça, et le flingue n’était là qu’en dernier recours, elle comptait pas rameuter tout le pays en tirant comme un bœuf. Toutefois elle savait qu’il était inutile de débattre à ce sujet, il devait sûrement se croire plus discret avec son baluchon et la ferraille que ce dernier contenait, elle osait pas imaginer le chuintement du métal durant sa marche. Le sourire s’étire finalement, toujours aussi ironique, teinté de la certitude que lui auront offertes les années : celle de sa supériorité. « T’es mignonne à croire que t’as ton mot à dire. Parce qu’elle ne l’avait pas, la poupée. Pas plus qu’elle n’avait décidé de se retrouver dans cette situation. Le sourire disparaît, son air sérieux témoignant de la gerbe que lui donnait cette situation. T’inquiètes pas va, ça ira vite. » D’une façon ou d’une autre.

Il le sait sûrement dans un sens, qu’il ne peut se dérober à cet ordre de leur supérieur. Elle est coincée, ligotée, enchaînée à lui sans même le désirer et il ne semblait pas plus enchanté qu’elle. Au point qu’il fait la révérence, la politesse suintant de mépris et le ton empoisonné du jeune homme lui arrachant un regard glacial. Elle le toise, le jauge, partagée entre l’envie de rire de cette arrogance qu’il possède et qui pourrait autrement être divertissante et l’envie de le frapper pour cela. Et elle attend la blonde, quelques secondes, suffisamment pour savourer cette marque de déférence -aussi fausse soit-elle- qu’il se doit de maintenir pour ne pas être risible, avant de lui tourner le dos et de quitter le chantier naval d’un pas pressé. Et ça l’agace, que d’avoir l’impression d’être empotée. Ayant toujours été relativement discrète, car son poste nécessitait également de ne pas se faire remarquer sauf si on voulait se faire saigner par les éclaireurs ennemis qu’on finissait inévitablement par croiser, elle ne peut s’empêcher de se focaliser sur les bruits qu’elle émet malgré ses précautions. Elle n’était pas infaillible, pas plus que lui dans le fond, mais leur conversation précédente l’oblige à se focaliser sur ces tares, lui arrachant une grimace agacée qu’il ne saurait voir, ainsi dans son dos. Ils s’éloignent ainsi du campement, suffisamment, jusqu’à être hors de vue. C’est à ce moment précis que la blonde s’arrête, faisant volte face pour observer son interlocuteur. Elle ne tenait pas à se le coltiner plus longtemps, pas dans ces circonstances, pas alors qu’il demeure convaincu de son inutilité à elle. Mais elle ne tenait pas non plus à ce qu’il crève loin d’elle, ce qui lui serait forcément reproché. L’alternative lui saute alors aux yeux comme une évidence et c’est calmement qu’elle reprit la parole. « T’as raison, pas besoin de se supporter. On se sépare ici, on se retrouve au même endroit plus tard pour rentrer ensemble et l’affaire est close. L’esquisse d’un sourire narquois naquit de nouveau sur son visage alors qu’elle conclut. Evite de crever, ce serait tellement dommage. » Qu’elle s’amuse avant de se détourner, partant déjà dans une direction qui lui était propre. Elle s’assure qu’il ne la suit pas, ce dont elle doute de toute façon, et après avoir passé quelques temps, la blonde finit par rebrousser chemin. Si elle n’était pas la plus discrète des deux, ce qu’elle reconnaissait volontiers en son for intérieur mais sûrement pas devant lui, elle savait au moins traquer efficacement les gens. Ce fut donc avec plus ou moins de facilité qu’elle se mit à suivre la piste du jeune homme. S’il réussissait sa mission seul, tant mieux pour lui. S’il n’y arrivait pas pour une raison ou une autre, alors elle n’aurait qu’à intervenir, lui évitant ainsi une mort dégueulasse et s’évitant à elle-même le savon que lui passerait Roy pour avoir outrepassé ses ordres. Or, entendre Faust l’engueuler, c’était vraiment la pire chose qui pouvait lui arriver.
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MessageSujet: Re: « ... Vous êtes pas eunuque ? [Pv Barbara/Flashback]   Ven 24 Juin - 22:32
until we feel alright
dagger ∞ barbie

Double bubble disco queen headed to the guillotine, let me be your killer king. My touch is black and poisonous and nothing like my punch-drunk kiss. I know you need it, do you feel it. Drink the water, drink the wine until we feel alright. ✻✻✻ Elle veut le tuer, il le lit dans ses yeux, ce regard de feu qu'elle braque sur lui. Il sourit, ricane au fond de lui. Serpent qui ondule à ses pieds, s'enroule autour de ses chevilles, remonte jusqu'à son cou qu'il enserre. La blonde semble offusquée, ulcérée qu'on lui parle sur ce ton. Pensait-elle qu'il allait s'écraser et suivre ses ordres comme un vulgaire clébard? Elle n'était pas celle qui le commandait, s'il y avait quelqu'un de cette trempe qui existait. Il faisait ce qu'on lui disait de faire tant que cela restait dans ses intérêts, tant qu'il souhaitait le faire. Il n'avait pas confiance en cette team, en ces femmes, en cette promesse de protection et d'entraide. Le jeu n'était pas comme ça, pourquoi changerait-il du jour au lendemain? Barbie restait sceptique quand à la mise en place de ces différentes teams, se demandant même s'il avait choisi la bonne. D'un autre côté, comment s'éloigner de la mer? Elle était sa seconde famille. Ce qu'il ignorait, c'est à quel point ces nouvelles alliances, ces groupes allaient non seulement perdurer dans le temps, mais également le convaincre d'accorder sa confiance à ses coéquipiers. Eux qu'il considérait pour l'instant encore, comme des personnes de passage, alliés temporaires - quoique le mot allié lui semble bien vaporeux, fade en bouche, là encore. Lui tenant tête, n'ayant aucun mal à le faire vu le tempérament visiblement explosif de la blonde et ses airs supérieurs, il l'agace au possible. « T’es mignonne à croire que t’as ton mot à dire. » siffle-t-elle. L'insulte lui passe au-dessus de la tête. Pire encore, elle le fait sourire de plus belle. L'a-t-il vexée? Tant mieux. Elle apprendra peut-être ainsi les bonnes manières. Du quartier d'où il vient, on lui aurait tiré dessus pour moins que ça. Une chance qu'il soit un peu plus civilisé. « Comme si t'avais le tien... » susurre-t-il, réponse à ses dires. Elle pouvait bien assurer ce qu'elle voulait, ni elle ni lui n'avaient quoi que ce soit à redire à l'ordre donné par leur chef, alors qu'elle gueule autant qu'elle veut, elle sera plus vite fatiguée. Il retint le nom donné, néanmoins, se promettant de ne pas l'oublier. Ce n'est pas tous les jours qu'on croise une pimbêche. Quoique...il avait eu sa dose. Masochiste? Peut-être un peu. La mauvaise humeur et la mauvaise foi étaient de la partie des deux côtés, rendant les échanges plus houleux qu'elle n'avait sûrement prévu. Dommage pour toi blondinette, pensa-t-il, mais il n'était pas homme à se laisser faire, loin de là. Après tout, à défaut des poings, il fallait bien savoir user de sa tête ; et de sa langue, aussi mortelle que le poison sur sa dague. Serpent.

Se mettant en route, les deux lascars ne disent mot durant une petite dizaine de minutes. Les mains dans les poches, épiant les alentour, le brun ne fait aucun commentaire sur la rapidité ou la discrétion de sa camarade. Déjà parce qu'il sait qu'elle le hacherait menu s'il ouvrait les lèvres. Ensuite parce qu'il la soupçonnait de faire des efforts. Certes un peu maladroits, mais ses piques avaient visiblement fait mouche. S'en voulait-il? Pas le moins du monde, assurément. Mais il n'était pas abject au point de ne pas reconnaître les efforts entrepris, même minimes. De toute façon, ils allaient sûrement devoir se supporter encore un bout de temps, non? A moins qu'il ne la convainque que se séparer est une meilleure option. Il réfléchit, tentant de trouver les mots, mais il n'en a pas besoin. S'arrêtant, la guerrière l'apostrophe. « T’as raison, pas besoin de se supporter. On se sépare ici, on se retrouve au même endroit plus tard pour rentrer ensemble et l’affaire est close. Évite de crever, ce serait tellement dommage. » lui lance-t-elle. Un sourire étire ses lèvres, réponse à sa provocation. Hochant vaguement la tête, signe de son accord, ils se détournent tous deux l'un de l'autre. Et le brun accélère, enfin libre de tout poids mort. Il exagère quelque peu, la blonde n'étant pas si bruyante que ça. Seulement chez lui, tout est si bien calculé au millimètre près, le contenu de son sac presque entièrement rempli de mousse, de tissus pour éviter tout bruit, sa dague cachée et empoisonnée, son esprit constamment focalisé sur son environnement ; il étai habitué à courir, fuir et échapper aux balles. En quoi les flèches et les hommes étaient-ils différents? Il reconnaissait cependant que son agilité pouvait se faire battre à plate couture par la guerrière et ce en un battement de cil. Il suffisait qu'elle arrive à s'approcher assez près, que n'importe quel ennemi le fasse pour qu'il soit en danger. Barbie n'était pas bon au corps à corps, ne savait pas vraiment se battre. Enfant, il subissait les coups et en recevait bien plus qu'il n'arrivait à en donner. Cela n'a pas changé. Il déambule à travers les arbres, filant droit vers sa destination, restant sur ses gardes. On est jamais trop prudent. Un léger craquement de branche derrière lui finit d'ailleurs par atteindre ses oreilles. Un animal? Une bestiole avide de chair fraîche? Un ennemi? L'homme ne sait pas et pour en être certain, il bifurque à droite, prenant bien soin de ne pas se retourner. Ses muscles sont tendus à craquer, prêt à faire volte-face, pourtant il continue sa route. Il fait un léger détour, s'enfonçant légèrement plus dans cette forêt, prenant bien soin de prendre le chemin constitué de plus de branchages et de feuillages possibles. Et il l'entend à nouveau. Putain. Le doute n'est plus permis: il est suivi.

Un instant, ses pensées vont à la guerrière. Cela fait peu de temps qu'ils se sont quittés. Et l'homme réalise doucement que Roy avait peut-être raison: ils auraient dû faire chemin à deux. Alors il se demande si par sa faute la blonde a été tuée, est en train de se battre en ce moment-même...ou si elle ignore qu'elle est suivie. Cela ne l'étonnerait pas, avec tout ce qu'elle se trimballe. Sait-elle seulement écouter? Bien des pensées qui l'assaillent, son égo présent dans chacune d'elles. Avec un peu de chance, celui qui le traquait n'était pas issu d'un quelconque groupe ou machination. Peut-être Dagger était-elle hors de danger. Lui en revanche... Il s'enfonça plus encore dans la forêt, perdant lui-même en discrétion. Qu'importe. Était-ce un archer? Si c'était le cas, il serait déjà mort, l'autre ne se risquant pas à signaler sa présence pour le viser. Si ça avait été un tueur à distance, il l'aurait déjà eu d'un couteau ou d'une flèche entre les omoplates ; dans le cou, s'il aimait faire durer l'agonie. Il avait à faire à un guerrier, obligatoirement. Ou à un monstre humanoïde bien trop intelligent à son goût. Plus de doute à avoir: l'autre allait finir par le rattraper ou comprendre qu'il bifurquait exprès. Et il allait comprendre vite. Aussi Barbie se mit-il à courir, d'un seul coup. Filant à toute vitesse droit devant, écartant les branches d'un revers de main, se faisant griffer par les ronces à ses pieds, il entend l'autre faire de même. La visibilité est mauvaise du fait des feuillages rapprochés, obstruant le passage et alors qu'il en passe un énième, il bifurque d'un seul coup sur la droite, immobile derrière un tronc d'arbre. Lâche? Fuyard? Loin de lui cette idée. S'il devait mourir aujourd'hui, il voulait le faire de face. Et alors qu'il entend son poursuiveur approcher, ses mains se jetant d'un seul coup sur la silhouette émergeant du feuillage. L'agrippant fermement, il plaque l'homme avec violence contre le tronc de l'arbre, son bras appuyant fermement sur la gorge de l'individu. Individu qui s'avère être une femme, en fin de compte. Une femme dont le visage ne lui est pas inconnu. Surpris, les yeux grands ouverts, il souffle: « Dagger?! » Se rendant compte qu'il appuyait toujours avec ardeur sur sa gorge, il relâche son étreinte, la laissant respirer. Reculant d'un pas, il fronce les sourcils, le regard animé de colère, chargé d'incompréhension. « C'est quoi ton foutu problème!! » gronde-t-il, furieux. Il aurait pu la tuer. S'il avait attrapé sa dague, s'il avait été un peu plus loin, en terre ennemie, il aurait pu la tuer. Qu'aurait-il dit à Roy alors? 'Désolé mec, mais elle me suivait alors dans le doute je l'ai crevée'...pas certain que l'homme valide son argumentaire. Il croise les bras, la fusillant de ses yeux charbon. Elle avait intérêt d'avoir une très bonne explication.

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MessageSujet: Re: « ... Vous êtes pas eunuque ? [Pv Barbara/Flashback]   Mer 29 Juin - 21:40
 

Drathir ∞ Barbara

Vous êtes pas eunuque ?

RP Flashback. Drathir est chef des éclaireurs, Barbara espion.
Atom et Eshu sont en froids, rien de plus.


Non, elle n’avait pas son mot à dire. Ceci dit contrairement à son interlocuteur elle n’a jamais cherché à faire croire le contraire, consciente du fait qu’elle se pliait non sans agacement à un ordre direct du meneur atom. Ça ne l’enchantait pas, pas plus que cela plaisait à la Barbie face à elle, mais avaient-ils vraiment le choix ? Non. C’est ce qu’elle se dit, la chef éclaireur, tandis qu’elle ajustait définitivement son attirail avant de prendre la tête du duo, délaissant le chantier naval et prenant une direction qui leur était commune. Mais au vu de la discussion qu’ils venaient juste de lancer, la blonde comprend que faire équipe avec un connard arrogant dans son genre ne serait pas une partie de plaisir, vraiment pas. Ils ont beau se taire tous les deux, elle sait parfaitement que ça ne durerait pas, que l’un des deux finirait par craquer, par reprendre les hostilités. C’est dans leur sang, sans aucun doute, bien que quelque chose devait les retenir tous deux de se jeter à la gorge : sûrement le fait qu’ils n’avaient pas envie d’entendre l’autre répliquer avec cette hargne qui lui semblait coutumière. En tous les cas, ce fut face à cette impression d’impossibilité totale à cohabiter, que la jeune femme daigna s’arrêter, pivotant en direction du brun et prenant naturellement l’initiative de mettre fin à leur duo. De toute manière, son ego lui susurrait déjà qu’elle était meilleure seule, plus douée sans qui que ce soit pour l’encombrer dans ses actes ou pour juger ses décisions. Seule, elle ne devait rendre de comptes à personne, au fond c’était sûrement ce côté un peu lâche qui la rendait à ce point dépendante des missions en solo. Au moins n’y aurait-il personne à blâmer à part elle, et aucune culpabilité ne viendrait l’étouffer. Du moins c’est ce qu’elle croit, tandis qu’elle le quitte sur ce simple hochement de tête qui signait l’accord de l’espion. Elle fait quelques pas, s’assure qu’il est hors de vue, et déjà elle regrette. Un jour viendra où cette culpabilité qu’elle éprouve trouvera son explication dans le fait qu’elle ne supporterait pas de savoir un atom mort à cause de sa négligence à elle, pour l’heure cependant elle est encore trop égoïste et pense surtout aux répercussions qu’auraient la mort de Barbie, des répercussions qui la concernent. Parce que se faire engueuler par Roy est une chose, prendre le risque de la voir la priver de son poste même momentanément car elle a risqué la vie d’un atom, c’en était une autre.

Dagger fait ainsi demi-tour dans un grondement rageur, soucieuse de garder en vie cet homme bien trop arrogant en apparence. De toute manière, et elle s’était tuée à le lui dire au début de leur conversation, la porte de sortie qu’elle cherchait demeurait dans la même zone que celle qu’il devait parcourir. Donc même s’il n’était pas content, comment dire… Elle l’emmerdait cordialement. Prenant en compte le fait qu’il l’avait estimé trop bruyante, Drathir tenta de faire de son mieux, de prime la traque s’avéra facile, elle remonta aisément la piste de l’espion, mais dès lors qu’elle s’avéra plus proche, elle s’assura d’être la moins bruyante possible. Ça ne semble pas suffire cependant, même si naïvement la blonde ne comprend pas de suite pourquoi son compagnon emprunte tel ou tel chemin, estimant que ça rallongeait clairement son périple. Avait-il deviné qu’elle était là ? Cherchait-il à la faire chier ? A moins qu’il ne s’agisse d’une précaution de base qu’il prenait systématiquement. Non. Vu comment le concerné se mit à courir comme un dégénéré, la blonde comprit qu’il avait senti sa présence, et ça c’était mauvais signe. Ravalant un grondement rageur, elle accélère l’allure, fusant comme une flèche dans l’optique de le rattraper, prête à se révéler pour le rassurer. Quitte à être grillée autant lui faire comprendre qu’elle n’était pas un ennemi, ni une réelle menace. Adieu la discrétion, place à l’action. Alors elle court comme une dégénérée, pestant dans sa barbe inexistante, avant de s’interrompre soudainement dès lors que la silhouette du brun, pourtant proche de ce qu’elle avait pu en voir quelques secondes plus tôt, disparaît brutalement. Sourcils froncés, la chef éclaireur en vint rapidement à se dire qu’il cherchait sûrement à lui tendre un piège, à moins qu’il n’ait réussi à la semer ce qui lui paraissait inconcevable tant elle avait réussi à tenir la distance jusque là. Elle s’apprête par ailleurs à prendre la parole, quitte à rameuter de potentiels ennemis, sauf qu’elle n’en eut pas le temps. Déjà elle sent qu’on la saisit par le col de ses vêtements avec une telle brutalité que cela lui soutire le réflexe de dégainer. Contrairement à la Barbie, ses lames si bruyantes dont il se plaignait demeuraient à hauteur de sa ceinture, il est donc aisé pour la blonde de s’emparer d’une des dagues, menaçant d’office le ventre -et par extension les tripes et les boyaux- de son assaillant. La seule raison qui la pousse à ne pas trancher la chair d’office, c’est qu’elle se doute qu’il s’agit de son compagnon, celui là même qu’elle avait perdu de vue et qu’elle soupçonnait de vouloir s’en prendre à elle par mégarde.

C’est pour ça qu’elle demeure là, la pointe acérée de la lame menaçant ce qui se trouvait à sa portée, tandis que l’autre main de Dagger se porte instinctivement à hauteur de ce bras qui malmène sa gorge, cherchant à le dégager de là, le tout accompagné d’un grondement aussi agacé que plaintif, tant le souffle commençait déjà à lui manquer, en partie à cause de la surprise et en partie à cause du fait qu’il n’y allait pas de main morte pour la maîtriser. Jetant un coup d’œil assassin au brun, comme si cela lui permettrait plus facilement de comprendre qu’elle n’était pas un danger s’il se heurtait de nouveau à ce regard méprisant qu’elle pouvait lui porter, elle l’entend exprimer son pseudonyme avec autant de surprise que de désapprobation. Au moins a-t-il le réflexe de la lâcher sitôt eut-il pris connaissance de son identité. Se massant la gorge de sa main libre, toussant légèrement sur le moment, elle répliqua sur ce ton moqueur qui la caractérisait tant : « Barbie. ça sonne tellement comme de bonnes retrouvailles. Sauf que s’en est pas vraiment, elle le comprend à ce ton qu’il emploie et ce regard furibond qu’il lui lance. Loin de l’intimider, ça suffit cependant à donner le ton de la conversation et Drathir n’attendit pas longtemps pour rétorquer, se redressant pour cela. Si t’étais pas aussi borné et peu attentif, t’aurais peut être compris que je suis censée aller dans la même direction que toi, donc fais pas ton étonné si malgré tout on se traîne mutuellement dans les pattes. Certes sur le moment elle essaye un peu de lui faire gober que tout ça n’est dû qu’au hasard, mais elle se rattrape, ne tenant étrangement pas à lui manquer de respect au point de croire qu’il pourrait gober un mensonge pareil. Au passage je tiens à rappeler qu’aux dernières nouvelles je fais encore ce que je veux. Et que par conséquent s’il lui prenait l’envie stupide de le suivre, elle était encore bien en droit de le faire ou à défaut elle se demandait bien ce qu’il pourrait faire contre ça. Et enfin avant que tu n’évoques mon manque total de discrétion et le fait que j’ai été grillée, laisse moi te dire que t’as beau m’avoir capturé, la lame qui se trouvait entre nous était la mienne et elle pointait méchamment dans ta direction. » Et elle insiste sur ce point, la moquerie et l’ironie teintant habituellement sa voix laissant cependant place à un sérieux implacable. S’il voulait la véritable raison de sa présence ici, c’est maintenant qu’il fallait écouter, véritablement.

Jouant instinctivement avec la dague en question, ne la lâchant pas et ne daignant pas la ranger non plus, la jeune femme soupira et expliqua alors, l’air grave. « T’es peut être doué dans ce que tu fais, qu’elle entame, commençant avec un compliment qu’il ne méritait sûrement pas mais qu’elle tient à offrir, parce qu’il l’avait remarqué et qu’indéniablement il savait ce qu’il faisait. Mais si ça avait été n’importe qui d’autre, tu serais quand même mort. Et c’est pas parce qu’on est encore sur notre putain de territoire que t’es à l’abri de tout. Or si tu meurs, chuis dans la merde. Qu’elle conclut en grinçant des dents. Oh que oui, d’autant plus qu’elle ne lui faisait pas confiance le moins du monde, de ce fait si la possibilité de mentir et de dire qu’elle a tout fait pour lui sauver la vie était tentante, elle redoutait de l’entendre rétablir la vérité juste pour l’emmerder, alors même qu’elle ne le méritait pas. Sur un nouveau coup d'oeil agacé, tant elle n'aimait pas avoir à se justifier, elle rangea sa lame dans son fourreau avant de reprendre. J’voulais te surveiller. Pour pas que tu crèves. Ça t’enchante pas d’être avec moi, très bien, ça me fait une belle jambe. T’estimes que j’ai pas l’étoffe d’une espionne ? T’as raison c’est pas mon rôle. Mais moi j’ai besoin que tu rentres en vie, et pour rentrer en vie je pense sincèrement que tu devrais me dire ce que tu comptes faire, pour que le moment venu je puisse veiller sur tes arrières sans empiéter pour autant sur tes plates bandes. Elle pourrait pas le suivre de trop, elle pourrait peut être pas se mettre au devant de la scène car elle ne saurait sûrement pas quoi faire pour l’aider à mener à bien sa mission. Mais si ça devait tourner mal, elle voulait être là, et pouvoir agir. Indéniablement il n’était pas un guerrier, il n’en avait pas les réflexes et sa dague, aussi empoisonnée puisse-t-elle être, était hors de portée. Ne le lâchant pas des yeux, elle conclut alors. Parce que tu vois, que tu le veuilles ou non, je serais dans le coin. » Alors autant éviter de se comporter comme un con, nan ?
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