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 I’ll never let them put my wings inside a cage - ft Svenja
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MessageSujet: I’ll never let them put my wings inside a cage - ft Svenja   Mar 14 Juin - 1:49
Le soleil pixelisé de Darwin diffusait sur ma peau une chaleur diffuse, presque agréable alors que je marchais dans la forêt, en solitaire, ce qui n'était probablement pas la chose la plus intelligente à faire au vu des derniers événements mais j'en avais besoin, de ces instants seuls et hors du monde, de ces moments où ma liberté était totale, parce que c'était de ça dont il s'agissait au fond, de liberté.
Le jeu était à présent le seul endroit au monde où j'étais libre, libre d'être la personne que j'avais toujours rêvé d'être certes, cet homme souriant, confiant mais terriblement doux, cette figure amicale presque paternelle malgré mon jeune âge relatif, rassurante, bien loin de l'image que je renvoyais de l'autre côté du miroir, bien loin du raté qu'on avait bien trop tôt enchaîné, rendu esclave d'une vie non désirée...Mais libre aussi de mes mouvements, ce que je n'étais plus non plus là bas, condamné à rester enfermé dans quelques mètres carrés, appartement presque insalubre, lugubre aux murs défoncés avec comme seul compagnie une vieille télé qui crachotait sans s'arrêter les mêmes stupidités, des télé-réalités lobotomisantes à souhait seulement entrecoupées de flash d'informations que je ne daignais même plus regarder, que je ne daignais même plus écouter.
Pour quoi faire ? Entendre une énième fois encore à quel point j'étais un monstre aux yeux des autres, l'ennemi public numéro un que tout le monde recherchait, condamnait ? Pour me rendre compte une nouvelle fois à quel point j'avais été stupide de ne pas cacher convenablement ce tatouage qui faisait mon identité ? Pour les entendre encore une fois déformer la réalité ?
Terroriste, j'en riais même parfois, à ce moment là je n'avais pas encore pris conscience de ce que j'étais et le mot me semblait risible, inadapté, je n'avais pas encore compris que je n'avais eu aucun droit de prendre ces vies, je n'avais pas encore ouvert les yeux sur l'horreur, la mort et la douleur que j'avais semés dans mon sillage. Pour le moment j'étais très bien ainsi, profondément enfoncé dans le déni, mes convictions tant implantées dans mon esprit, que ni honte, ni culpabilité, ni même peur ne réussissaient à m'atteindre, j'étais juste frustré d'être enfermé, rêvant de pouvoir sortir boire un café, rêvant de ne plus ouvrir les yeux inlassablement sur les quatre mêmes murs autour de moi, ce décors fade d'un quotidien que je ne désirais pas.

En comparaison la forêt de Darwin, elle, m’offrait tout ce dont j'avais besoin, lumière, espace, anonymat paysages presque idylliques pour un homme enfermé, et au final chaque connexion me confortait un peu plus dans mon idée, justifiait un peu plus le sang qui avait coulé, personne n'avait le droit de me reprendre ce qui me rendait heureux et ce qui me faisait vivre, parce que sans ce jeu j'étais perdu, sans ce jeu je n'étais plus rien, sans ça je devrais me regarder en face et affronter mon véritable visage, pas celui du héro, pas celui de quelqu'un de bien, celui de l'assassin.

Captant un mouvement dans mon champ de vision, je décidais de m'arracher à ma longue introspection pour aller voir ce qu'il se passait, par pure curiosité, et, apercevant une silhouette féminine, dos à moi, penchée au dessus de plantes qui ne m'évoquaient rien, je ne pus retenir un sourire en la reconnaissant, qui d'autre aurait-ce pu être de toute façon ? Il n'y avait bien qu'elle pour faire ça, Viviane, Svenja.
Sans un bruit je la rejoins, ramassant quelques plantes à mon tour avant de les lui tendre, laissant la manche de ma veste remonter, dévoilant mon tatouage, avec elle, je ne m'en formalisais pas, elle me connaissait d'avant, elle me connaissait même très bien, vraiment bien, suffisamment pour qu'elle ait déjà compris ce qu'il se passait en voyant le tatouage aux informations et en constatant ma disparation soudaine, avec elle je n'avais pas besoin de me cacher, pas besoin de lui mentir pour me préserver, elle savait.

« Tiens. T'as besoin d'un peu d'aide peut-être ? »

J'avais dit ces mots avec toute la douceur qui me caractérisait et qui m'avait toujours caractérisée, contrastant tellement avec la brutalité des actes dont j'étais accusé, des actes que j'avais commis même...
Relevant les yeux vers elle, je me perdis dans le contemplation de son visage et malgré moi je ne pus me demander si elle me portait toujours la même affection à présent qu'elle savait, sans avoir honte, sans regretter, je ne pouvais nier que j'aurais aimé qu'elle m'apprécie toujours de la même façon, j'aurais aimé pouvoir lui expliquer, je voulais désespéramment qu'elle reste, qu'elle ne s'enfuit pas, qu'elle ne me renie pas.
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MessageSujet: Re: I’ll never let them put my wings inside a cage - ft Svenja   Mer 15 Juin - 2:13

     
I’ll never let them put my wings inside a cage
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   De retour à Darwin, l'obsédante addiction aura pris le dessus sur ma volonté. Je ne peux m'empêcher de me mépriser tout en réalisant que je n'avais pas vraiment le choix. J'aurai tenu quoi ... une journée ? Adam est couché, il rêve à de mondes meilleurs. Et moi ... moi. Je ressasse le passé ; mes décisions ; les récents évènements. La traîtrise ; les condamnations. Le fait que je n'ai rien fait ; absolument rien. Figée. Et mon secret vis-à-vis d'Heath' ; que je viens de briser, récemment. Une erreur ; mon erreur. Comment j'ai fait pour me regarder dans la glace toutes ces années ? La question refait surface ; me frappe de plein fouet. Et j'ai encore une fois préféré ne pas y répondre ; plonger dans les méandres du jeu. Me réfugier dans le silence réconfortant de la forêt ; m'acharner à tout chercher ; tout comprendre. Pour ne pas avoir à affronter la réalité. En oubliant presque la raison première pour laquelle je me suis inscrite à ce jeu maudit ; Lily. Morte à seize ans. Je prends ma tête entre mes mains, ressentant le besoin de lâcher un cri qui pourtant ne franchit pas mes lèvres. Je préfère rester silencieuse ; tâcher de rester en vie un peu plus longtemps. Refusant de m'avouer vaincue.

Je marche, longuement, sans but précis. Rien d'autre que la contemplation de la flore environnante ; qui me fascine toujours autant. Puis je finis par décider de ramener ce qui pourrait être utile ; ou simplement ce que je trouve beau. Un herbier version Darwin. Je sursaute en voyant qu'une main tendant de la verdure s'est rapprochée ; je ne l'avais pas entendu. En un simple coup d'oeil, sans même voir son visage, je le reconnais. Parce que l'image de son tatouage, elle est comme ancrée dans mes pupilles. Elle l'était même avant qu'il ne fasse la une des journaux. Avant qu'il ne devienne l'ennemi public numéro un, ou presque. Noah. « Tiens. T'as besoin d'un peu d'aide peut-être ? » J'ai un frisson en entendant sa voix, et je reste silencieuse quelques instants, incertaine quant aux émotions qui m'assaillent d'un coup, toutes ensemble. Tristesse ? Colère ? ... Regrets ? Dur à dire. Je décide de ne pas y penser ; pas maintenant. Au lieu de cela, je le regarde, droit dans les yeux. Comme si j'évaluais sa sincérité sans pourtant émettre une once de jugement. Des erreurs, tout le monde peut en commettre. Même si ce n'est pas le discours que je tenais vis-à-vis des traîtres, j'aime à penser qu'ici c'est différent. C'est Noah, après tout. C'est peut-être pour cela que je devrais m'en méfier, justement. Mais ... j'en suis bien incapable. « Un peu d'aide ? ... je ne dis pas non. » J'acquiesce et lui offre un sourire, doux. Car ... je ne suis que moi. Hélas, pour certains. Trop calme ? Je n'en sais rien. Je préfère voir les choses les unes après les autres. Comme le fait par exemple que cela fasse bien un mois, sinon plus, qu'il ne m'a plus adressé la parole. Que je ne l'ai plus revu. Pas depuis le fameux attentat...pas depuis qu'il est recherché pour meurtre. Des questions, je m'en suis posées. Sa fuite, elle est le fruit de ses actions illégales. Barbares, selon certains. Barbares, selon moi. ...si ce n'était pas lui. Si c'était n'importe qui d'autre ; quelqu'un que je ne connaissais pas. Quelqu'un pour qui je ne ressentirais rien d'autre que du mépris ; du jugement. Mais ... c'est lui. Alors c'est surtout l'incompréhension qui me gagne. Parce que je le connais ; et que quand on connaît la personne responsable de tels actes, tout est différent. Il n'y a qu'à voir avec Heathcliff, par exemple. D'un air connaisseur, je me mets à trier les différentes plantes, tout en tâchant de faire le tri dans ce que je ressens ; tout en en étant bien incapable. Je m'interromps un instant, analyse ses traits et sa silhouette. « ...je ne t'ai pas revu. » Simple constatation, dénuée de tout reproche. Parce que ce n'en est pas un ; ce n'est qu'une affirmation. Triste. Parce que quelque part ... il s'était intégré à ma vie. Un peu. Suffisamment pour que cela fasse mal une fois le vide installé. « Tu as disparu. »
     
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MessageSujet: Re: I’ll never let them put my wings inside a cage - ft Svenja   Ven 17 Juin - 3:32
En la voyant au loin je n'avais pas pu résister à la rejoindre et prendre place à ses côtés, je n'avais jamais eu sa passion pour la flore de Darwin, à vrai dire je n'y accordais pas le moindre intérêt et j'aurais bien été incapable de distinguer une fleur inestimable d'une mauvaise herbe, mais pour être honnête j'avais simplement voulu trouver un prétexte pour pouvoir lui parler, tout en sachant que j'aurais pourtant dû faire ça depuis bien longtemps.
Sept mois, ça faisait sept mois depuis la fusillade de la supérette, sept mois que j'étais recherché, sept mois que j'avais fuis sans me retourner et si je n'étais pas encore capable de regretter mes actes, si à ce moment là ils me paraissaient encore justifiés, je regrettais en revanche d'être parti si brusquement, précipitamment sans un regard derrière moi, sans un mot pour elle, j'aurais dû au moins lui envoyer un message, j'aurais dû lui fournir un semblant d'explications, mais sur le moment, alors que j'entendais la description de mon tatouage aux informations, alors que les autres me pressaient, j'avais juste eu le temps d'attraper quelques affaires personnelles avant de les suivre pour me barricader, je n'avais même pas réellement eu le temps de paniquer... Recherché, Terroriste, j'avais même encore parfois l'impression que j'allais encore me réveiller tant tout cela sonnait faux, ridiculement faux.

Ramassant quelques plantes, je les tendis à Viviane, lui proposant mon aide et, lorsqu'elle tourna enfin la tête vers moi, lorsque ses yeux rencontrèrent les miens, je me figeai soudain.
Je ne savais même pas qu'il était possible de lire autant d'émotions dans un seul regard, c'était comme si  ma présence, mon retour avait déclenché une tempête en elle, comme si des vents contraires se déchaînaient dans son esprit, tristesse, colère se faisaient concurrence et pourtant comme toujours dominait son incroyable douceur, sa compassion, sa compréhension, tout ce qui faisait d'elle la femme extraordinaire qu'elle était.
Et, après ces quelques longues secondes de silence, elle finit par accepter mon aie et je m'exécutais calmement, ramassant silencieusement les fleurs que je lui tendais et qu'elle triait ensuite, minutieusement, consciencieusement, jusqu'à ce qu'elle s'arrête soudain me détaillant du regard avant d'enfin prononcer les mots que je ne voulais pas entendre, d'aborder ce sujet qui m'effrayait tant.
Je ne t'ai pas revu. Aucun reproche dans ces mots , simplement un triste constat, triste comme le son de sa voix. Tu as disparu. Une tristesse qui me serrait le cœur, c'était insoutenable pour moi de l'entendre me confronter ainsi, insoutenable parce que je sentais qu'elle était mon point faible, qu'elle était capable de me faire regretter, de tout me faire regretter.

« Je suis désolé, on m'a pas laissé le choix »


Ça sonnait tellement pauvre, insuffisant comme excuses, tellement faux, bien sûr que si j'avais eu le choix, on avait toujours le choix, mais j'avais simplement était égoïste, lâche, j'avais préféré me convaincre que me cacher était la solution, j'avais préféré les écouter parce que j'étais un abruti incapable de penser par lui-même, incapable d'agir sans qu'on lui dicte ses moindres gestes, toujours dans l'attente de l'approbation des autres, trop faible.

« Tu me manques Svenja »

Et c'était peut être la chose la plus honnête qui sortait de ma bouche depuis des semaines, elle me manquait, indéniablement, je savais bien qu'entre nous il n'y avait rien de sérieux, de trop sérieux en tout cas, et pourtant je m'étais attaché à elle, à sa présence, et c'était probablement elle qui me manquait le plus, bien plus même que le confort, ou la sécurité.
Parfois le soir quand je cherchais le sommeil, quand je me racontais mes stupides contes de fée,  mes histoires pour môme naïvement optimiste, quand j'essayais de me convaincre qu'il y allait avoir une fin heureuse à tout ça, que je n'allais pas finir mort ou enfermé, mais libre et heureux, je pensais à elle, à ce que je lui dirais quand je la reverrais enfin,  à comment je l'embrasserai même...De longs discours alambiqués qui une fois confronté à la réalité refusait de sortir de ma bouche, tout comme j'osais à peine la toucher, de peur de la voir disparaître, qu'elle ne soit qu'un mirage ou pire, qu'elle me repousse, ne posant que timidement ma main sur la sienne alors que je l'implorais du regard. S'il te plait, pardonne moi.
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MessageSujet: Re: I’ll never let them put my wings inside a cage - ft Svenja   Ven 17 Juin - 16:47

     
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   « Tu as disparu. » Je le regarde, lueur de tristesse dans les yeux. Je ne fais rien pour le cacher, bien que mon intention ne soit pas du tout de le faire culpabiliser ; simplement de partager mon ressenti. Ce autour d'une cueillette qui ne devient qu'un simple prétexte pour que nous puissions discuter. « Je suis désolé, on m'a pas laissé le choix » Je me fige, serrant la petite faucille avec force pour ne pas exploser de colère. Pas le choix ? Pas le choix ?? Je serre les dents, tout à fait insatisfaite par sa réponse. Pour le coup, je ferme les yeux un instant et souffle, tentant de retrouver un calme tout à fait relatif. Mais c'en est trop. Peut-être parce que cela me renvoie à mes propres erreurs, mes propres choix. « On a toujours le choix. » La sentence tombe, froide. Et je ne le regarde pas, par peur de me briser en un million de particules si je le faisais. Je fixe un point devant moi ; quelque chose entre les pétales de la fleur colorée et la rosée sur la feuille d'à côté. « Y'a pas de on qui tienne. Tu as eu le choix. » Et le choix, ça a été de disparaître. Ça va Svenja ; tu connais la rengaine maintenant. Je ferme les yeux. Sans trop savoir si ces reproches, je les adresse à lui ou à moi-même. Moi aussi, j'ai eu le choix. Moi aussi, j'ai décidé de me cacher ; de disparaître ... de ne pas dire à Heath' qu'il avait un fils. Seulement moi j'ai jamais prétendu ne pas avoir eu le choix. Je crois que c'est ça qui me met hors de moi. Qu'il me prenne pour une imbécile. Qu'il n'assume pas. J'peux tolérer tout et n'importe quoi...pour autant qu'on assume ses erreurs. Et ce n'est pas ce qu'il fait, là. Bien au contraire.

« Tu me manques Svenja » Coup fatal. Mon cœur manque un battement et je lâche l'instrument recourbé pour me cacher le visage avec la main gauche. Je me tais, pendant quelques instants. Sentant mes émotions vaciller ; me perdre ; passant d'un pôle à un autre, contradictoire. Tâchant de ne pas me perdre dans ma douleur ; tentant de retrouver vainement un sens à ce que je ressens au plus profond de moi. Désireuse de ne pas perdre pied. « Toi aussi. » Je souffle ; murmure sans force. Sept mois. Sept mois sans savoir. Sans connaître les raisons derrière sa disparition soudaine, sinon qu'il a probablement assassiné plusieurs personnes. Qu'est-ce que cela fait-il de moi, si je ressens ainsi de la compassion pour un meurtrier ? C'est peut-être là que réside tout le problème : je ne le vois pas comme tel. Je souffle un peu et il pose sa main sur la mienne, avec une douceur qui lui est caractéristique. Je lève enfin les yeux dans sa direction, tiraillée entre divers sentiments antagonistes. Je le regarde ; le sonde du regard. Comme si je voulais lire dans ses pensées. Ce que j'y vois ? Une supplique. Comme s'il voulait que je le pardonne. Le pardonner de quoi ? D'avoir disparu ? ... D'autre chose ? « ...t'attendais quoi ? » Je l'interroge franchement. J'ai commencé à jouer en janvier. Deux mois après sa disparition. Nous sommes en juin. « ... T'as eu peur que je te trahisse ? Je sais même pas ce que tu as fait. ... Je sais même pas si tu as fait quoi que ce soit ! » C'est peut-être ça, le pire. Savoir qu'il a disparu ; probablement coupable de ce que disent les journalistes et la police, mais sans avoir une seule réponse à mes questions. Sans savoir s'il n'a pas justement utilisé ces évènements comme prétexte pour ne pas me revoir, parce que c'était plus simple comme ça.

Je prends une grande inspiration et le regarde, désireuse plus que toute chose de le comprendre. « Pourquoi ne m'as-tu pas contactée ? ... pourquoi t'as préféré me laisser dans cette incertitude ? » Bordel, j'ai même pas eu moyen de savoir s'il était en vie ou non ! Même si lui et moi, ce n'était qu'un petit début ; qu'un petit quelque chose ; rien de très sérieux... je méritais de savoir. D'avoir des nouvelles. « Tu sais que si tu voulais pas qu'on se revoie, il suffisait de le dire ? ... J'suis paumée. » J'ai toujours mes pupilles ancrées dans les siennes ; tentant de comprendre ; de lire dans son regard. De faire sens à ce que je vis.


     
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MessageSujet: Re: I’ll never let them put my wings inside a cage - ft Svenja   Lun 20 Juin - 4:01
Je l'implorais du regard, ma main posée avec douceur sur la sienne, suppliant, implorant pour un pardon que je ne méritais pas quand enfin elle brisa le silence, ses mots me frappant avec une violence insoutenable,   « Y'a pas de on qui tienne. Tu as eu le choix. »,la violence de ceux qui disent la vérité dans toute sa brutalité.
J'avais eu le choix avant de partir, on me l'avait laissé, j'aurais pu l'appeler pour lui expliquer, j'aurais pu lui envoyer un vague sms d'adieu, n'importe quoi, mais j'avais préféré m'en aller sans un mot, sans un regard en arrière, trop effrayé à l'idée d'entendre le dégoût ou pire la peur dans la voix de la femme avec qui je commençais à petit à petit me reconstruire, à progressivement me réapprendre...Parce que si j'étais alors convaincu du bien fondé de mes actions, je savais aussi à quoi elles ressemblaient aux yeux des autres et j'avais préféré fuir plutôt que d'affronter cette image que j'allais refléter, tel le lâche que j'étais.

Je me mordis les lèvres avec force, luttant contre les larmes qui menaçaient de couler à tout instant, luttant contre l'avalanche d'émotions trop longtemps contenues qui menaçait de m'ensevelir et combattant aussi l'envie de repartir alors que ses reproches comme ses questions s'abattaient sur moi sans discontinuer et derrière tout ça, cette unique interrogation: Pourquoi ? La recherche d'explications, ses pistes, ses théories, je ne réagissais pas, jusqu'à la dernière qui me fit frémir d'horreur, retirer brusquement presque brutalement ma main de la sienne, le choc s'imprimant dans mes pupilles, comment pouvait-elle ne serait-ce qu'un instant imaginer que j'étais parti pour rompre avec elle ?

« Non !»

Ce qui s'était voulu être un cri, indigné, choqué, blessé, ne sonna finalement que comme un murmure abasourdi, j'avais bien des défauts, fait bien des erreurs, bien des actes condamnables, mais jamais je n'avais voulu la quitter elle, j'avais fuis les journalistes, j'avais fuis la police, j'avais même fuis ma propre imagine, mon propre reflet mais je ne l'avais pas fuis elle, peu importe ce qu'il y avait entre nous, ce petit début, ce petit quelque chose, je m'y étais attaché, j'avais commencé à vivre à nouveau avec elle, à travers elle.

« Non, surtout pense pas ça, ce qu'il y avait entre nous, j'y tenais...J'y tiens... »

Plus que tout, si seulement elle savait que c'était le fait de tourner mes pensées vers elle qui me permettait de pas devenir fou enfermé dans ma prison délabrée, si seulement elle savait le nombre de fois où je l'imaginais, où je redessinais les courbes folles de son corps, l'arc de ses lèvres, où je me remémorais nos nuits et nos baisers enflammés, si seulement elle pouvait imaginer ce que j'aurais donné pour un instant à ses côtés, ne serait-ce que dix secondes volées pour l'entendre me murmurer que tout allait s'arranger.
Je baissais les yeux, reposant finalement ma main sur la sienne, la lui caressant du bout des doigts alors que je cherchais silencieusement mes mots et je sentais mon cœur se serrer lorsque je réalisais qu'il n'y avait pas de mensonges possibles, pas de manipulation, juste la pure vérité qui lui conviendrait dans toute son horreur et avec toutes les conséquences qui s'en accompagnerait

« J'avais juste peur, j'ai toujours peur d'ailleurs... Parce que c'est vrai, ce qu'ils disent à la télé, j'étais dans la supérette ce jour là, et j'ai tiré...Je les ai tué »

Sans la moindre compassion, sans écouter leurs supplications... Comme un monstre, comme un barbare sans cœur, déconnecté ou peut-être ou contraire bien trop connecté.
Le dire rendait les choses plus vraies, plus réelles, les aveux me déchiraient la gorge et j’avais l'impression de suffoquer, luttant contre mes larmes, luttant contre une culpabilité et des regrets qui n'arrivaient pas encore à s'exprimer
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MessageSujet: Re: I’ll never let them put my wings inside a cage - ft Svenja   Jeu 30 Juin - 13:28

     
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   Toute ma vie, j'ai été habituée aux allées et venues ; aux départs précipités...j'ai fait avec. Ma mère, c'était tant pis pour elle. Il y a eu Heath, par périodes mais toujours une constante dans ma vie ; toujours là même quand il ne l'était pas. Puis Astrid, qui est partie pour une guerre que je n'ai jamais comprise. Celui qui m'a élevée n'a jamais accepté que je garde un fils non-reconnu (sans doute parce qu'il n'a jamais apprécié Heathcliff et qu'il est persuadé - à juste titre - qu'Adam a son sang dans les veines) et nous avons rompu contact depuis que je suis tombée enceinte. Je scrute le visage de Noah, revoyant ces départs et ces allées et venues dans ma vie et ne peux m'empêcher cette question fatidique : pourquoi ? Pourquoi ne pas m'avoir au moins avertie ? Pourquoi m'avoir laissée dans l'incertitude la plus totale ? Car si je comprend qu'il ait dû disparaître pour ne pas se faire arrêter, ce que je ne saisis pas c'est pourquoi il ne m'a rien dit. Il aurait suffi d'un mot. A-t-il seulement reçu mes messages ? Ces messages qui ont fini par ne plus être écrits, à force que je me convainque que ce n'était qu'une façon de sortir de ma vie sans faire de remous ... j'ai fini par respecter ce choix. Sans le comprendre ; le regrettant. Il aurait pu me dire, au moins, qu'il voulait plus me voir. J'aurais pu comprendre ça, aussi. Ces choses, je ne fais aucun effort pour les cacher quand je le regarde dans les yeux, sans pour autant faire preuve de la moindre animosité à son encontre ... juste de l'incompréhension pure et simplement.

« Non ! » C'est brutalement qu'il retire sa main de la mienne et mes yeux s'agrandissent de surprise. Pourtant je ne dis rien ; je ne bouge pas d'un millimètre. Je suis en attitude d'attente ; d'écoute. Lui, paraît simplement choqué. Enfin bon ... quand on connaît l'historique de ma vie ce n'est pas un raisonnement absurde que j'ai eu ces derniers mois. Au contraire. « Non, surtout pense pas ça, ce qu'il y avait entre nous, j'y tenais...J'y tiens... » Mon coeur manque un battement et je le fixe droit dans les yeux, comme tentant de déceler un mensonge ; une manipulation dans ses dires. Mais l'instinct est plus fort. « Moi aussi. » Je l'ai soufflé, tellement doucement que je ne suis pas sûre qu'il soit capable de l'entendre. Oui, moi aussi j'y tiens. C'est pas pour rien que je suis dans cet état. S'il m'était indifférent il y a longtemps que je l'aurais envoyé balader ; affirmant que je n'avais plus rien à lui dire. Ce n'est pourtant pas le cas ; loin de là. Alors qu'il se met à me caresser la main avec délicatesse, je ferme les yeux, sentant une larme couler le long de ma joue et sans rien faire pour m'en empêcher. En cet instant, nous ne sommes plus sur cette plateforme virtuelle ; et l'actualité m'importe peu. En ce moment, il n'y a plus que nous ; ce n'est que cette pensée qui m'anime. Ce nous, si ténu et pourtant bien présent.

« J'avais juste peur, j'ai toujours peur d'ailleurs... Parce que c'est vrai, ce qu'ils disent à la télé, j'étais dans la supérette ce jour là, et j'ai tiré...Je les ai tué » J'ai rouvert les yeux, pour l'écouter. Tenter de comprendre ; de savoir. Il confirme ce que je savais déjà, mais sûrement que de l'entendre de sa bouche était un besoin pour moi ; comme pour rendre le tout réel. Je veux faire sens aux évènements de cette supérette et pourtant, malgré mes valeurs et ma philosophie de vie je réalise que je n'en ai strictement rien à foutre qu'il ait tué ces gens. Il aurait pu poser une bombe à la maison blanche que cela n'aurait rien changé pour moi. C'est la même personne ; ce même gars à qui je devais épeler mon prénom pour ne pas avoir droit à un 'Svanya' sur l'habituel frappuccino java chip coffee que j'allais chercher avant mes cours du matin ; à tel point que c'en était presque devenu un jeu entre nous. Même après, quand nous nous sommes revus, ailleurs, dans d'autres circonstances. C'est le même homme doux ; à l'écoute. Et ses actes ne changent en rien l'image que j'ai de lui. Dans un élan incompréhensible pour tout un chacun, je retire ma main et réduit la distance entre nos deux corps, le prenant avec force dans mes bras. La force du désespoir ; la force de la nostalgie. « Ça va s'arranger. » Je murmure à son oreille, sûre de moi. Et je lui caresse l'arrière de la tête avec douceur. Tout ira bien. Au fond, on pourrait dire que j'en sais rien ; comment est-ce qu'une prof de sciences pourrait y savoir quoi que ce soit ? Mais j'en suis convaincue. Comment pourrait-il en être autrement ? Je suis persuadée qu'il y a toujours solution à tout. Je recule un peu mon visage, me laissant quelques minutes pour observer son visage, comme si je voulais m'en imprégner au cas où je ne le reverrais pas pendant encore trop longtemps ; au cas où il décidait de disparaître de nouveau, comme tous les autres. « Je te le promets. »

     
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MessageSujet: Re: I’ll never let them put my wings inside a cage - ft Svenja   Ven 1 Juil - 18:22
Me tenir face à Svenja, lui parler, répondre à toutes les questions qui avaient dû la torturer après sept longs mois de silence était bien plus difficile que ce que j'avais pu imaginer, bien loin des scénarios que je m'étais créé, des discours parfaits que j'avais rêvé, je n'arrivais qu'à prononcer de vagues excuses qui même à mes oreilles sonnaient faux.
Ce choix je l'avais eu, le choix de lui annoncer mon départ mais je ne l'avais pas fait, je n'avais rien dit parce que c'était comme ça que je fonctionnais, je rencontrais des gens, je m'attachais à eux, prenais une place dans leur vie, dans leur cœur, puis je paniquais, et je disparaissais sans un mot, Jack en avait fait les frais le premier, puis d'autres encore après lui, chaque fois la même rengaine, le même cycle infernal, ce n'était qu'une question de temps pour qu'elle aussi en soit victime alors un peu plus tôt ou un peu plus tard, c'était ce que je me disais, ce que je me répétais pour ne pas regretter.
Pourtant lorsqu'elle me dit ce qu'elle pensait de moi, ce qu'elle avait fini par s'imaginer face à mon mutisme, face à cette disparition brutale, je ne pus m'empêcher de me révolter, retirant brusquement ma main de la sienne, criant presque ce « Non ! » qui venait du plus profond de mon être.
Non, je ne pouvais pas accepter qu'elle imagine que je voulais simplement rompre avec elle, j'avais juste eu peur, peur de son regard, peur de son amour, peur de mes sentiments...Cette même peur qui me paralysait chaque jour, cette même peur qui m'avait même forcée à commettre l'irréparable, parce qu'au fond, je n'étais pas un meurtrier, ni même un psychopathe avide de voir couler le sang, j'étais juste un mec paumé qui n'avait jamais réussi à se construire correctement, préférant abandonner les gens avant qu'eux-même décident de le faire en premier, capable de tuer pour conserver la seule chose qui me donnait un vague sentiment de sécurité.
J'étais extrême, instable,  incapable de faire les choses avec parcimonie, ambigu dans tout mes sentiments, indécis dans chacune de mes actions et je le savais, tout comme elle, je ne voulais jamais faire de mal à personne, encore moins la blesser, j'étais juste incapable de faire ce qu'on attendait de moi, au moment où on le désirait.

Doucement, elle finit pourtant par réduire la distance entre nous, par me serrer contre elle, glissant une main dans mes cheveux devenus trop longs après ces mois d'enfermement forcé, j'avais l'impression d'être de nouveau un enfant, d'avoir soudainement besoin d'être rassuré par quelqu'un, lassé d'être toujours celui qui se prétendait fort et c'est qu'elle fit, me promettant que ça irait, que tout allait finir par s'arranger.
J'avais beau savoir que ce n'était pas le cas, que rien n'irait mieux, qu'il n'y avait pas le moindre espoir pour les mecs comme moi, rien d'autre comme solutions que la cavale ou la prison, j'avais envie d'y croire, de la croire, de me dire qu'un jour je pourrais vraiment être heureux, normal, n'avoir comme seul préoccupation que ce que je me ferais à manger le soir.
J'avais encore envie de vivre moi, et cette impression que je ressentais depuis l'attentat, celle d'avoir condamné ma vie me révoltait un peu plus à chaque instant, dans les moments où la rage dominait, je cognais dans les murs à m'en faire saigner les mains, priant pour juste une chance de tout recommencer, trouver un autre boulot, pouvoir me marier, avoir des enfants, je refusais de me résigner, je n'acceptais pas que tout soit terminé.
Retenant un soupir, je la serrais simplement contre moi en retour, glissant mon visage dans son cou, m'imprégnant de son parfum avant de m'écarter en même temps qu'elle, me forçant à retenir les moindres petits détails de son visage, jusqu'à chaque nuance du bleu teinté de gris de ses yeux, parce que malgré tout, malgré ses promesses auquel je voulais tant croire, je ne savais pas quand je pourrais la revoir, ni même, si, je pourrais un jour la revoir.
Ne pouvant retenir un frisson d'horreur à cette pensée, je détournais rapidement mon esprit de ces funestes pensées, lui posant une unique question d'une voix que j'espérais assurée

« Comment ? »


Comment est-ce que tout était censé s'arranger alors que j'étais recherché, que mon nom était synonyme d'abomination, d'ennemi public numéro un ? Comment était-ce censé s'arranger alors que j'avais abattu des humains là où ils n'avaient qu'une seule vie et où le crime était encore puni ? Comment était-ce censé aller mieux après sept mois sans voir la lumière du jour, sans pouvoir parler ?
Je la suppliais silencieusement de me donner une réponse, de m'offrir une solution, prêt à ramper à ses pieds, à me foutre à genoux pour ne serait-ce que frôler un peu l''espoir d'aller mieux.
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MessageSujet: Re: I’ll never let them put my wings inside a cage - ft Svenja   Mar 5 Juil - 23:01

     
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   C'est long, sept mois. Ça laisse le temps de se faire mille idées ; mille scénarios. Alors forcément, maintenant que je l'ai face à moi, je ne peux m'empêcher de verbaliser mes criantes ; mes hypothèses. Pourtant, à le voir ainsi, je ne peux m'empêcher de le prendre contre moi avec force, désireuse avant tout d'effacer toutes ses craintes. Je comprends, un peu mieux tout du moins. La peur, elle peut vous paralyser. Je suis bien la première à pouvoir le comprendre. N'ai-je pas moi-même caché l'existence d'Adam à son père pendant presque cinq années parce que je craignais ne pas être capable de l'affronter ? Parce que je craignais qu'il ne s'enfuie ou bien qu'il ne s'enlise avec de faux prétextes. Qui suis-je donc pour condamner Noah pour ces mêmes tords dont j'ai moi-même été coupable ? Je ferme les yeux et le garde quelques instants contre moi, rassurante. Frissonnant avec cette proximité ; lui promettant que tout ira bien. Qu'est-ce que j'en sais, au fond ? Moi pauvre mère célibataire paumée dans un monde fait de pixels que je ne comprends absolument pas. Reculant mon visage, tâchant de mémoriser chaque détail ; chaque trait. Il semble faire pareil, mais une lueur de panique effleure ses pupilles et je ne peux tolérer cela. Je pose ma main sur sa joue, d'un air posé et assuré. Comme pour lui insuffler tout mon courage, alors que réellement, objectivement, la situation peut être considérée comme désespérée. Tout ira bien. « Comment ? » Je le regarde droit dans les yeux. Comment ? Je n'y ai pas réfléchi. Simplement parce que l'espoir est une certitude, en moi. Je crois en la bonté humaine ; sincèrement. « J'ai pas de connaissances en la matière. Mais je sais simplement que tout ira bien. ... Parce que tu n'es pas un monstre. » Certes, il a fait des choses monstrueuses. Mais ces choses ne le définissent pas. C'est tout du moins ce dont je me persuade. Je le regarde d'un air confiant, petit sourire aux lèvres. « ... personne n'a vu ton visage. » Celui qui un jour m'aurait dit que je me retrouverais à trouver une technique pour sauver quelqu'un que tout Chicago considère comme un terroriste, je l'aurais traité de fou furieux. Assassiner des gens est tellement à l'opposé de mes valeurs ... mais le monde sombre ; et nous tuons tous, à Darwin. Je le regarde, sentant un millier d'idées qui traversent mon esprit à vitesse grand V. Parce que si je lui assure aussi fortement que tout ira bien, c'est aussi parce que moi-même je veux y croire. Je ne suis plus à Chicago ; je suis perdue dans mes pensées, mes idées, mes souvenirs. N'importe quoi qui pourrait l'aider.

C'est sans doute ridicule, mais je repense à cette série qui avait fait fureur il y a une dizaine d'années, avec ces deux frères tentant de fuir la prison. « La seule chose qui peut t'incriminer se trouve sur ta peau ... il faudrait juste réussir à enlever ce point de repère. Sans ce signe distinctif, personne ne sait que c'est toi. » Je tente de calmer mon coeur qui se met à battre avec plus de rapidité maintenant que l'espoir est là, encore plus réel que ma certitude que tout s'arrangera. Parce que, ma foi, ce serait plausible. Même si avec le contexte actuel ce serait compliqué ... ce ne serait pas impossible. « Sans ce dessin spécifique ... t'aurais pas à vivre enfermé. Tu pourrais reprendre ... reprendre une vie normale. » Même si la normalité, en ce moment, c'est de vivre dans un état d'urgence, avec un couvre-feu, avec le chaos et l'anarchie ; la violence ; l'insécurité. Au moins il serait pas caché, isolé de tout, à probablement entendre des complices qui lui répéteraient que leurs actes étaient justifiés ou je ne sais quelles stupidités du genre. Au moins ... il y aurait de l'espoir.

     
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MessageSujet: Re: I’ll never let them put my wings inside a cage - ft Svenja   Jeu 7 Juil - 6:51
Tout ira bien. la voix de Svenja était calme, posée, aussi assurée qu'à son habitude alors que sa main restait posée sur ma joue dans un geste tendre, rassurant, presque maternel, et à cet instant j'aurais aimé réussir à la croire sans poser de questions, lui faire une confiance aveugle, juste fermer les yeux et me persuader que tout irait bien, parce qu'il n'existe que des fins heureuses c'est bien connu, pourtant, une voix dans mon esprit ne cessait de me rappeler que les fins heureuses étaient pour les gentils, pour ceux qui avaient mérité ce bonheur, les méchants eux, finissaient par répondre de leur crime, par payer et mourir...Bien loin de continuer à croire aux contes de fée à mon âge, je ne pouvais pourtant pas m'empêcher d'apercevoir ce funeste destin comme étant le mien, peu importe au nom de quoi, au nom de qui, j'avais ce jour là pris les armes et arraché des vies, je ne jouais plus dans le camp des gentils, des avis de recherches tapissaient la ville, ma tête était mise à prix, c'était cette réalité, cette fatalité qui m'empêchait de croire ses promesses et qui me poussa à lui demander comment, comment est-ce que tout pourrait bien aller alors que je m'étais, de ma propre main, condamné.J'étais prêt à entendre n'importe quelle réponse, n'importe quoi qui m'offre un peu d'espoir.

Et si elle sembla durant quelques secondes désarçonnée par ma question, commençant par ne pas donner de réelle réponse, bien vite son expression changea du tout au tout, soudainement elle n'était plus réellement avec moi mais plongée dans des pensées qui semblaient aller bien trop vite pour que je sois capable de les suivre, pour que je sois capable de deviner ne serait-ce que la moitié de son raisonnement pourtant pertinent car lorsqu'elle revint enfin à la réalité, ce fut pour me donner une solution, claire, concise, sans appel.

Ce jour là dans la supérette nous avions attaqué à visage masqué mais par une erreur de débutant, parce que je n'étais pas habitué à être un meurtrier, j'avais laissé mon tatouage se dévoiler suffisamment longtemps pour qu'un survivant le voit, suffisamment longtemps pour qu'il devienne bientôt le seul indice qu'ils avaient contre moi.
Mon nom et mon visage étaient inconnus, la seule preuve était ce dessin sur mon bras, sans ça, si je le faisais retirer, recouvrir, alors je pourrais vivre à nouveau une vie normale, pourtant j'hésitais étrangement, parce qu'au delà de la signification que les média lui avait donné, de ce qui avait pu être supposé, ce loup en avait une toute autre pour moi, forte, personnelle et plus intime aussi. Je me l'étais fait tatouer peu de temps après avoir quitté Jack, parce que n'arrivant pas à oublier j'avais simplement décidé que le garder près de moi, l'avoir toujours avec moi était peut être la meilleure chose à faire, ne pas l'oublier, continuer de lui laisser une place immense dans mon cœur, pour les media ce loup solitaire c'était moi, en réalité ce loup solitaire c'était lui, c'était l'image, le reflet du premier homme que j'avais aimé, et même au prix de ma liberté je ne savais pas si j'étais capable de le laisser s'en aller.
Remontant la manche de ma veste, caressant du bout des doigts l'encre légèrement vieillie par endroit avec tendresse, je ne pus retenir une larme de rouler le long de ma joue avant de s'y écraser, reflétant les rayons du soleil darwinien qui continuait de briller, imperturbable.
Était-ce réellement le prix à payer ?

Je relevais la tête vers Svenja, conscient qu'elle ne devait pas réellement comprendre la raison de mon trouble, des quelques larmes qui marquaient mes joues trop pâles , ne pouvant que supposer ce qu'il se passait.
Glissant une main distraite dans mes cheveux je me décidai à lui demander des précisions

«C'est quoi ton plan, exactement ? »

Le faire retirer semblait plutôt difficile, le laser était hors de question et les autres méthodes plutôt barbares, et dangereuses sans soins médicaux quant à le faire recouvrir...Fallait-il encore trouver un tatoueur acceptant d'être complice d'un crime..Ou alors un tatoueur qui ne me connaissait pas, qui n'avait jamais entendu parler ni de l'affaire, ni de moi...Un étranger ? C'était ça son idée, me faire passer les frontières ? Je l'interrogeai du regard, la curiosité ayant bien vite remplacé la douleur au fond de mes prunelles bleutées.

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MessageSujet: Re: I’ll never let them put my wings inside a cage - ft Svenja   Lun 1 Aoû - 16:11

     
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   C'est simple, dans ma tête. Si la seule preuve qui peut l'incriminer est ce dessin ancré dans la peau, eh bien cette oeuvre d'art doit disparaître. Je réfléchis, sans trop savoir pourtant comment le faire. Nul doute que les aéroports sont surveillés, maintenant. Et cacher son bras serait trop compliqué ; trop risqué. Je l'observe interdite en le voyant caresser le loup du bout des doigts ; remarquant sans peine la larme qui coule, en silence, puis finit par terminer sa course plus bas. Je ne dis rien de plus, parvenant simplement à glisser ma main dans la sienne ; soutenante. Ce regard perdu, je le connais. J'avais le même, parfois. Et ce tatouage doit représenter bien plus qu'il ne le laisse transparaître. «C'est quoi ton plan, exactement ? » Mon plan. Excellente question. Je suis encore novice, dans la dissimulation d'actes terroristes ; vous m'excuserez. Mais je suis pleine de ressources, alors je réfléchis. L'enlever en brûlant la peau est hors de question ; ce serait trop dangereux et je refuserais de lui faire subir un acte aussi abominable. Mon regard se perd dans le vague, quelques instants, tandis que mes neurones cherchent rapidement une solution plausible. Lui faire quitter le pays est impensable ; trop dangereux par les temps qui courent. Puis soudain, l'idée surgit devant moi, comme si elle avait été là depuis le début ; qu'elle n'attendait qu'une chose : que j'y pense. J'ai un sourire assuré ; soudainement pleine d'espoir ; encore plus qu'avant. Astrid. Astrid est tatoueuse. Et je suis absolument certaine qu'elle accepterait de m'aider sans poser de questions. Sans risquer de nous trahir. Pas une seule seconde je n'envisage que ce que je suis en train de prévoir pourrait me faire accuser d'être complice de meurtre ; non, ce genre de pensées, il est bien loin de moi en ce moment. À la place, c'est l'euphorie qui m'a gagnée. Et sans réfléchir ; insouciante, comme aux premiers temps ; j'attrape son visage à deux mains pour l'embrasser. Comme si sept mois ne s'étaient pas écoulés entre nous. Comme si tout allait bien.

« Recouvrir ce trait caractéristique avec un autre tatouage. » On pourrait presque croire que j'ai fait cela toute ma vie. Je le regarde enfin et souris avec douceur. « Ma cousine. Elle est tatoueuse. ... je lui voue une entière confiance. » Ma voix sonne plus déterminée que jamais. Parce que maintenant, nous avons un plan. Parce que maintenant, tout ne semble pas vouer à dépérir en enfer. « Je peux le lui demander ; je la connais, elle ne refusera pas. » Non, pour moi, elle accepterait. Même si je préférerait ne pas avoir à lui raconter le pourquoi du comment ; sait-on jamais. Des fois qu'elle soit interrogée ; je préfère qu'elle ne soit pas mise en danger. Mon esprit vogue, maintenant que cette lueur d'espoir est bel et bien là. « Si c'est ce que tu veux, bien sûr. » Je mords ma lèvre et le fixe dans les yeux, dans l'attente d'une réponse. « ... est-ce que c'est ce que tu veux ? »

     
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MessageSujet: Re: I’ll never let them put my wings inside a cage - ft Svenja   Ven 5 Aoû - 7:11
Témoin de mon trouble, sans pour autant poser de questions indiscrètes, Svenja glissa sa main dans la mienne, réconfortante alors que je tentais de lutter contre les larmes qui menaçaient de s'échapper, je les retenais depuis trop longtemps, tant d'années à encaisser sans rien dire, à me haïr sans le montrer, des années qui avaient conduit à ce que j'étais aujourd'hui, un criminel recherché, jamais qu'un raté de plus qui se retrouvait à pleurer sur un amour passé, un amour qu'il avait lui-même lâchement abandonné.

Relevant les yeux vers la GAIA sans vraiment la regarder toutefois, par peur de lire sur son visage de la compassion, ou pire, de la pitié, je me hâtais de changer de sujet, lui demandant quel était son plan exactement.
Bien entendu, je n'étais pas complètement idiot non plus, je me doutais bien qu'il impliquait de renoncer à ce tatouage qui marquait mon avant-bras et qui était à l'heure actuelle,la seule preuve qu'ils avaient contre moi. Je voulais juste savoir comment elle allait s'y prendre, toute la ville et probablement tout l’État, à moins que mon cas ne se soit ébruité au pays tout entier, était à ma recherche, aucun tatoueur n'accepterait de le recouvrir, pas plus qu'un spécialiste ne pourrait accepter de me le retirer sans me dénoncer, sortir du pays était mission impossible, quant aux autres méthodes, je les connaissais, elles s'utilisaient à une autre époque, un autre temps, par le feu ou par le sang, se brûler la peau ou se la retirer, deux actes barbares que je n'arrivais pas à envisager. Pendant de longues secondes le silence s'installa, et je compris que tout comme moi elle énumérait les différentes possibilités mentalement, il ne lui faudrait pas longtemps pour comprendre à son tour, réaliser que finalement il n'y avait pas de solution pour moi, que j'étais condamné, que cette brève lueur d'espoir qui nous avait animée n'avait jamais été qu'illusion et poudre aux yeux, pourtant soudain son regard s'illumina et elle se tourna vers moi attrapant mon visage entre ses mains avant de m'embrasser avec passion, comme si soudain toute la rancœur qu'elle éprouvait à mon égard, pour mon silence, pour mon absence, s'était évanouie, remplacée par l'euphorie.
Je ne savais pas encore ce qu'elle avait découvert mais je ne me fis pas prier pour lui rendre ce baiser, passant mes bras autour de son corps, fermant les yeux pour que l'espace d'un instant j'oublie où je me trouvais, plus de jeu, plus d'attentats, plus de temps, plus de lieux, juste nous deux, et lorsque ce baiser fut rompu j'avais l'impression de me sentir moins mal, comme si le vide qui m'habitait s'était rempli, comme si j'étais à nouveau entier.

Clignant des yeux à plusieurs reprises, l'esquisse de sourire qui se dessinait sur mes lèvres ne put que s'agrandir lorsque je l'entendis m'annoncer qu'elle avait une idée, un plan pour me sauver, une cousine tatoueuse, un miracle inespéré, bien sûr tout pouvait encore bien mal tourner, la cousine pouvait toujours refuser mais c'était une piste, la première piste sérieuse en sept mois pour me sortir de là alors je m'y accrochais immédiatement, avec les dernières forces d'un homme désespéré, si elle me recouvrait vraiment ce tatouage alors je serais libre, je pourrais tout recommencer depuis le début, trouver un autre travail, un nouvel appartement, peut être faire enfin des études qui sait ?
Si elle recouvrait ce tatouage c'était une nouvelle vie qui s'offrait à moi, une seconde chance que je ne refuserais pas.
J'étais tellement sous le choc que tout ce que j'arrivais à articuler furent seulement trois mots soufflés, à peine audibles « Oh mon dieu... » alors que Svenja me demandait de confirmer, de lui dire que c'était bien ce que je voulais, et, parce que les mots n'étaient plus assez forts pour exprimer ce que je ressentais, la joie, l'espoir, la gratitude, une vague d'émotions positives comme je n'en avais jamais connu jusqu'alors, je m'apprêtais à l'embrasser pour le lui montrer, glissant une main sur sa joue, rapprochant mon visage du sien, lorsque soudain, un bruit derrière nous me fit sursauter. Je fis volte face par réflexe, ma main allant chercher l'arme que je portais toujours à ma ceinture.
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MessageSujet: Re: I’ll never let them put my wings inside a cage - ft Svenja   Ven 5 Aoû - 7:11
Le membre 'Noah Summers' a effectué l'action suivante : Lancer de dés


'PNJ : BÊTA-TESTEURS' : 3
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MessageSujet: Re: I’ll never let them put my wings inside a cage - ft Svenja   Jeu 11 Aoû - 23:06
BETA TESTEUR
3 : aucun effet

///
L'homme sort des fourrés armé jusqu'aux dents, emmitouflé sous une tone de protections. Il ne prête même pas attention à Svenja et Noah - si ce n'est pour s'assurer qu'ils ne réagissent pas bêtement à son arrivée - et continue sa route sans un regard ni un mot.
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MessageSujet: Re: I’ll never let them put my wings inside a cage - ft Svenja   Sam 13 Aoû - 1:52

     
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   Je le sens vulnérable et pourtant bien trop fier pour oser l'assumer. C'est comme s'il tentait le tout pour le tout et tâchait de cacher son émotion. Comme si c'était une tare. Il baisse les yeux mais moi je ne le lâche pas du regard ; pas maintenant. Je suis là, que j'ai envie de lui dire. Au lieu de cela, je me tais, dans une position d'attente ; d'écoute. Mais il décide de changer de sujet, et je le respecte. Il veut savoir quoi faire ; comment sortir de ce pétrin. Alors, forcément, je l'aide ; je cherche aussi. Et quand la réponse se présente à mes yeux, évidente, je ne peux me retenir et je l'embrasse. Avec force, bonheur, passion. Comme aux premiers temps ; comme si c'était Chicago et qu'aucun danger ne rôdait autour de nous. J'ai un léger sourire contre lui quand je sens ses bras qui m'encerclent comme si lui aussi avait oublié que nous sommes toujours dans le jeu. Ce jeu qui aura rendu ces retrouvailles possibles.

   Rapide, j'expose mon idée. Comme si c'était cette idée, justement, qui allait me maintenir en vie pour le futur encore flou qui nous attendait. Lui, moi, et tous les autres joueurs. « Oh mon dieu... » Je souris avec douceur et lui demande si c'est vraiment ce qu'il veut ; s'il est prêt à cacher cet encre qui semble si importante pour lui. Je sens son regard qui s'illumine et je retrouve là l'homme taquin que j'ai rencontré il y a de cela plusieurs mois. J'ai un sourire, à mon tour, lorsqu'il pose sa main sur ma joue et se rapproche, lentement, si près. Mais l'instant se brise avec un bruit en arrière plan. Je sursaute et Noah porte la main à sa ceinture sans que je ne puisse m'empêcher de faire pareil. L'instinct de survie, qui grandit en moi. Et la peur de me retrouver face à quelqu'un de connu, un proche qui aurait oublié son humanité en se connectant à la plateforme. C'est ça, qui rend ce jeu addictif et pourtant terrible : tout peut arriver.

Une silhouette, armée jusqu'aux dents, fait son apparition et je ne peux m'empêcher de poser une main sur l'épaule de Noah. Attends. Peut-être ... peut-être qu'il ne fera rien. C'est mon espoir ; car je crois toujours que même le plus ignoble des êtres humains a une chance de rédemption. C'est pour moi le propre de l'être humain ; l'amour. Alors j'espère. Non ; je supplie. Que la silhouette menaçante passe son chemin. Car je sais que si elle ne le fait pas, nous allons devoir nous battre. Mais l'inconnu part comme il était arrivé, et je sens la tension qui se relâche, tout d'un coup. Puis, comme exténuée, j'éclate de rire. Un rire nerveux, que je ne peux malheureusement contrôler. Tout juste contenir en fondant contre l'épaule de Noah et espérant que le bruit soit masqué par le tissu de sa manche. Après quelques minutes, je recule un peu mon visage et le regarde, essuyant quelques larmes de rire. « Pardon c'est ... c'était nerveux. » J'ai une moue désolée et le regarde d'un air amusant. Parce que j'ai le coeur léger : il y a moyen de l'aider et en plus nous ne nous sommes pas faits attaquer. on est vivants ! Je mords ma lèvre inférieure comme une enfant qui tâcherait de se faire pardonner une bêtise sans importance.

Puis, passées quelques secondes, ayant retrouvé un semblant de sang-froid, je regarde une nouvelle fois son avant-bras, alternant avec son visage que je tente de déchiffrer. « Tu sais... » Je me rapproche, lui faisant de nouveau face. Et fixant toujours ses pupilles, parce qu'il n'y a que lui qui m'importe, sur le moment. « Qui que ce soit ; quoi que ce soit, ça restera toujours là. » Je pose mes doigts sur son coeur et finis par y reposer toute la paume. Recouvrir l'encre ne reviendrait pas à trahir ce secret. Mon regard est on ne peut plus compréhensif car même sans détenir la clé de son mystère, je le comprends. Moi aussi, je suis habitée par quelqu'un. Et je crois que c'est son cas à lui aussi. Ce qui ne m'empêche pourtant pas d'avoir des sentiments pour d'autres. C'est ... complexe et tellement simple, à mes yeux. C'est juste ... le propre de l'être humain. Aimer. L'instant d'après, mes yeux se détournent des siens pour errer sur son visage, atteignant ses lèvres comme en une caresse invisible ; celle que le joueur armé a perturbée tout à l'heure. Puis, ils remontent lentement sur ses pupilles et je le regarde, posant une question non-formulée. Es-tu comme moi ?

     
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MessageSujet: Re: I’ll never let them put my wings inside a cage - ft Svenja   Dim 18 Sep - 21:34
Alors que je m'apprêtais à l'embrasser, un bruit derrière nous me fit sursauter, et sans que je ne puisse réellement le contrôler, par instinct, je me retournais, portant la main à ma ceinture et sortant mon arme, prêt à abattre la chose, humaine ou non, au moindre geste trop brusque de sa part.
J'aurais probablement même tiré sans réfléchir, à la vue d'un homme armé jusqu'aux dents, emmitouflé sous une tonne de protection, jugeant qu'il était une menace suffisamment importante, si Svenja n'avait pas posé une main sur mon épaule, comme pour me dire d'attendre, d'attendre pour voir, peut-être qu'il ne ferait rien, peut être qu'il allait nous ignorer, qui sait ? Sans savoir pourquoi j'avais obéis à l'ordre silencieux, j'avais attendu, sans lâcher l'homme des yeux, trop méfiant, mais finalement elle avait eu raison, il passa son chemin sans même un regard dans notre direction, me laissant perplexe, seul avec mes interrogations muettes, qu'était-il exactement ?
Toutefois, je ne pus réellement chercher de réponse à cette question, car déjà le rire de Svenja brisait le silence, faisant voler en éclat la tension qui s'était installée, chassant le poids sur ma poitrine et tout mes réflexes de guerrier, je rangeais rapidement mon arme avant de joindre mon rire au sien, entourant sa taille d'un de mes bras alors qu'elle tentait de se calmer contre mon épaule. C'était bon de rire enfin, de se libérer, c'était bon de réaliser que non seulement elle allait pouvoir m'aider mais qu'en plus un homme armé ne nous avait pas attaqué, enfin, le destin était de notre côté. C'était libérateur, salvateur, quelques minutes où tout devint léger, où on se retrouvait, comme avant, avant le jeu, avant les attentats, quelques minutes où on pouvait y croire, tout allait s'arranger.

Enfin, elle finit par se calmer, son regard se dirigeant à nouveau vers mon avant-bras, ce tatouage qui éveillait en moi un flot d'émotions toutes plus contradictoires les unes que les autres et dont elle semblait interroger le sens, alternant entre l'encre et mon visage, à la recherche de mes secrets.
Elle finit par briser le silence, d'une voix douce et calme, me disant, sans cesser de me regarder dans les yeux que peu importe ce que représentait ce tatouage, ce que c'était, qui c'était, il resterait toujours dans mon cœur. Doucement, je posais ma main sur la sienne, c'était un de ces instants un peu magiques où le monde extérieur s'efface lentement, où il n'existe plus que nous, elle et moi, je me sentais mal de ne jamais rien lui dire sur moi, de toujours imposer une certaine distance entre nous, j'étais las, elle était la personne la plus patiente, la plus compréhensive de mon entourage, s'il y avait bien une personne qui méritait de savoir la vérité, de comprendre pourquoi je pleurais chaque fois que je me rappelais que j'allais devoir renoncer à ce loup gravé dans ma peau depuis des années, c'était bien elle, alors je laissais tomber mes barrières, et commençais à parler à voix basse, comme on murmure un secret.

« Il s'appelle Jack et c'était l'homme de ma vie. On avait une relation parfaite mais quand les choses sont devenues sérieuses entre nous j'ai paniqué, j'ai commencé à m'éloigner puis j'ai fini par l'abandonner. Il méritait pas ça mais j'étais persuadé que si je le faisais pas maintenant ce serait lui qui le ferait plus tard, dans un mois ou dix ans peu importe, j'étais sûr qu'il finirait par me détester autant que je me déteste. J'ai tout fait foirer. A croire que j'ai un don inné pour tout détruire »

Détruire mes relations d'abord, jusqu'à détruire ma vie complètement dernièrement, j'étais incapable de garder intact ce que je construisais, à croire que j'étais maudit, ou tout simplement destiné à faire les mauvais choix.

« Je sais que j'ai pas vraiment le choix, que c'est probablement stupide parce que je n'ai pas besoin d'un tatouage pour me souvenir de lui, mais en le faisant recouvrir j'ai l'impression que je l'abandonne encore une fois »

Je sentis à nouveau les larmes qui me brûlaient les yeux avant de couler sur mes joues malgré moi, c'était ainsi à chaque fois que je parlais de lui, il me hantait, il m'habitait, je pouvais avoir d'autres relations, mais j'étais incapable de l'oublier, incapable d'aimer autant que je l'avais aimé lui.
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MessageSujet: Re: I’ll never let them put my wings inside a cage - ft Svenja   Mar 4 Oct - 0:28


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Ma joie soudaine s'agrandit alors que je remarque que Noah m'a rejointe dans ce rire aussi sincère qu'inattendu dans un endroit pareil. Et je ferme les yeux, me sentant presque libre, ainsi collée contre lui après sept mois de disparition totale. Ce n'est qu'un instant d'insouciance, mais je décide de le garder à jamais ancré dans mon esprit. Parce que je sais qu'avec ce que je vais aborder, cet instant risque de disparaître à nouveau. Voire à jamais ? ... ce ne serait pas mon choix. Mais il n'empêche qu'il faut bien discuter de cela... Je le fixe pendant un long moment, lui et son avant-bras, mélangeant hypothèses non-formulées aux observations que m'offrent mes yeux. Cet encre, il représente sûrement quelque chose ou quelqu'un dont il préférerait ne jamais avoir à se séparer. Je connais ce sentiment, trop bien même. Alors je formule une garantie, la seule dont je sois vraiment certaine. Ça restera toujours gravé dans son coeur. À tout jamais. Comme Heathcliff aura toujours cette même place dans le mien, quoi qu'il arrive. Il pose doucement sa main sur la mienne et je lui offre un sourire, l'encourageant à parler s'il le désire. Parce que je le vois bien, qu'il a l'air paumé.

J'écoute sa tirade et réfléchis un instant, ce qu'il raconte me ramenant étrangement à ma propre histoire ; à mes propres peurs et erreurs. « Je ne pense pas que tu aies un don pour tout détruire ... je ne pense pas que quiconque ait ce don là. » Je mords ma lèvre, perdue dans mes pensées. J'ai moi-même caché la vérité à mon fils et à son père pendant des années, préférant me terrer dans des faux semblants parce que j'avais peur de sa réaction à lui voire de la mienne lorsqu'il apprendrait la vérité ; peur d'être abandonnée encore une fois mais avec un enfant dans les bras ce coup-ci, ça aurait peut-être été la fois de trop, celle qui m'aurait fait perdre pied avec mes beaux principes ; celle qui sans me faire cesser de l'aimer, m'aurait fait le haïr pour de bon. « Je pense que la peur fait parfois prendre des décisions que l'on regrette après coup et ... c'est humain. » Un sourire triste effleure mes lèvres et je lui caresse le dos de la main avec douceur.

« Je sais que j'ai pas vraiment le choix, que c'est probablement stupide parce que je n'ai pas besoin d'un tatouage pour me souvenir de lui, mais en le faisant recouvrir j'ai l'impression que je l'abandonne encore une fois » Je secoue la tête, fermement. « C'est pas stupide. Si c'est ça que tu ressens ; c'est pas stupide. » Avoir sous les yeux son air abattu et ses larmes qui se mettent à couler est insoutenable simplement parce que je ne supporte pas de voir ceux que j'aime souffrir. Alors je le prends rapidement contre moi de façon réconfortante ; sincère. Tentant vaguement de soulager ses maux, même si je suis parfaitement consciente que la portée de mon geste sera tout à fait minime. Je reste ainsi un moment, puis recule légèrement le visage. « Tu devrais ... chercher à lui parler. Ou mettre les choses à plat, je sais pas. Le problème c'est que si tu veux pouvoir avoir une chance de sortir de ta prison ... tu vas devoir le recouvrir ce tatouage. C'est malheureux, mais c'est un fait.» Je me mets à jouer avec une mèche de mes cheveux, nerveusement. Ce même tic que j'ai gardé de mes années adolescente, quand j'hésitais ou que je stressais trop. Je me concentre pour que ma voix ne me fasse aucun faux pas ; pour tenter de garder la tête haute et l'air fort. « Ça te permettrait de vivre et de ... ne plus avoir à disparaître. Quitte à aller le retrouver. » J'inspire doucement, contenant les émotions contradictoires qui m'assaillent pour finalement le fixer droit dans les yeux, d'un air suppliant. ...ne disparais plus. Parce que je ne le supporterais pas.





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MessageSujet: Re: I’ll never let them put my wings inside a cage - ft Svenja   Ven 11 Nov - 23:58
Entre regrets, reproches non formulés et souvenirs, les images de ma vie et des moments avec Jack défilaient sous mes yeux, je le revoyais me défendant contre les autres élèves qui me rackettaient à l'école il y a de cela bien longtemps, je le revoyais m'accueillir sous son toit le jour où mes parents m'avaient mis à la porte sans un regard, quand ses bras étaient encore mon seul refuge...Je me rappelais toutes les fois où nos lèvres s'étaient jointes, je revoyais toute notre relation, toutes ces années juste sous mes yeux, des milliers de souvenirs qui se craquelaient comme un miroir en un millier de morceaux finissant leur course le long de mes joues avant de s'écraser, goutte par goutte sur le sol.
J'étais si loin dans mes pensées, emporté à une autre époque, dans un monde bien différent, que j'entendais à peine Svenja essayer de me rassurer, de me convaincre que je n'avais pas le don de tout détruire, que personne ne l'avait alors que je savais pourtant très bien qu'elle se trompait...Cette malédiction était la mienne depuis le jour de ma naissance, je n'avais jamais rien réussi dans ma vie et le peu de choses qui avaient pu me rendre heureux même un instant, je les avais fuis comme Jack, ou stupidement mises en péril comme le Darwin's Game, que je perdrais sûrement aussi, soit des mains de ce gouvernement que je méprisais, soit en dévoilant par erreur mon identité à mon équipe, transformant ainsi mon rêve en cauchemar éveillé.
J'avais un talent inné pour tout détruire, prendre les pires décisions et regretter sans rien dire, sans agir, et là où Svenja avait vu juste c'était sur la raison, la coupable qui guidait ma main, c'était bien la peur l'ennemi à combattre, la responsable de mes actions, une peur qui m'habitait, me hantait, me rongeait depuis mon enfance jusqu'à devenir la seule émotion que je ressentais, j'avais peur de tout, peur de rien, de ce que je voyais comme de ce que je ne voyais pas, de ce que je savais comme de ce que je ne savais pas, de ce qui aurait dû, devrait, pourrait arriver et non, je n'étais pas certain que cette peur lancinante, ce démon dans ma poitrine qui m'étouffait jour après jour me rendait vraiment humain, faible tout au plus à mes yeux...J'étais un monstre, un terroriste, un lâche, un meurtrier et tout un tas d'autres mots et adjectifs qu'on utilisait régulièrement pour me désigner mais humain ? Jamais ? Et après tout, c'était quoi être humain finalement ?

Je finis par me tirer de ces sombres pensées, de ces questionnements sinistres auxquels je ne trouverai pas plus de réponses aujourd'hui que je n'en trouvais hier pour reprendre la parole et expliquer pourquoi recouvrir ce tatouage, car c'était là tout le propos, était difficile pour moi. Je mis les mots sur le sentiment de trahison, l'impression de l'abandonner encore une fois et plus je parlais plus je prenais conscience de ma propre stupidité, c'était idiot, déraisonnable de penser ainsi et quoiqu'en dise Svenja j'avais envie de me frapper, de m'insulter, encore plus lorsque les larmes qui coulaient déjà sur mes jours redoublèrent d'intensité et que je m'accrochais à elle comme si j'étais sur le point de me noyer, glissant ma tête contre son cou et inspirant son odeur comme si c'était la dernière fois que je la voyais.
Pathétique Noah, pathétique c'est ce que tu es.

Je ne sais pas combien de temps je restais ainsi dans ses bras, combien de temps je pleurais en silence mais ça me sembla être une éternité. Je pleurais pour Jack, je pleurais pour l'attentat, pour ma fuite, pour mes mois d'absence, je pleurais pour tout ce qui n'allait pas, tout ce qui s'effondrait, tout ce que je ne contrôlais pas, que je ne contrôlais plus, jusqu'au moment où Svenja s'écarta un peu de moi et plongea ses yeux dans les miens, alors j'essuyai mes joues d'un revers de main et je l'écoutai à nouveau, m'accrochant à ses paroles comme à une bouée de sauvetage, comme si elle détenait la réponse, la clé, une forme de sagesse universelle.
Pourtant, en l'entendant me suggérer de chercher à parler à Jack, pour mettre les choses à plat, je ne pus que répondre par un vague haussement d'épaule et une moue peu convaincue.

« Peut être... »

Il ne fallait pas être un génie pour comprendre que jamais je ne le ferai, pas de moi-même en tout cas, je n'avais aucune envie de revenir dans sa vie du jour au lendemain, pour dire quoi ? Je ne savais plus rien de lui, ni les dégâts que mon départ avait pu provoquer, ni même s'il avait réussi à avancer sans moi, s'il avait réussi à m'oublier ou si comme moi, mon visage le hantait encore parfois..En revanche, je me doutais que sa franchise désarmante ne l'avait pas quittée elle et je n'étais pas prêt à m'y  soumettre, ce que je pouvais penser de moi quand je croisais mon reflet dans le miroir, les accusations, la haine que je nourrissais à mon égard étaient amplement suffisant sans en plus en rajouter, je n'avais pas besoin de quelqu'un pour me frapper alors que j'étais déjà au sol, agonisant, rampant dans mes regrets.

« Je vais me sortir de là mais toi, promet moi que tu me laisseras pas »

Promet moi que si je dois affronter les regards, si je dois essayer de retrouver une place dans le monde que j'ai laissé il y a des mois, tu seras là

« J'ai peur »

Encore et toujours, j'ai peur Svenja, sauve moi.
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MessageSujet: Re: I’ll never let them put my wings inside a cage - ft Svenja   Sam 21 Jan - 22:26


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Je tente de le rassurer, d'être présente pour lui ... de le ramener à la réalité et aux émotions humaines, j'ai presque l'impression de l'avoir parfois perdu aux profits de peurs innommables ; d'idéologies erronées et malsaines. Cette rencontre a presque des airs de dernière fois ; d'adieux, et ce n'est pas une sensation que je sache vraiment apprécier. Non, au contraire. Trop habituée par les départs je ne peux m'empêcher de vouloir me révolter contre cela ; donner ce que je peux ; tenter de faire en sorte qu'il reste comme l'on tenterait d'attraper de l'eau du bout des doigts. Le silence nous enveloppe alors que je sens ses larmes redoubler de force, et je le tiens ; je le soutiens là, contre moi. Tout en respectant ses sentiments, même si je sens bien les miens qui tentent de me noyer ; même si j'ai cette odieuse impression de déjà-vu. Ma mère ; Heath ... Noah. Quoiqu'Heath soit différent, il n'en reste pas moins de ces personnes de passage et pourtant toujours là. Sans vraiment l'être. Qu'as-tu fait Svenja pour réussir à t'entourer ainsi d'ombres ? C'est sans doute parce que le destin qui s'acharne sait que tu as les épaules assez larges pour supporter ça, et plus encore. Une certaine forme de force, tout comme Atlas qui portait le monde sur ses épaules. Mordant ma lèvre sous cette réalisation, je romp le silence, l'encourageant à en discuter avec la personne qui le hante tant ... confronter ou oublier ; pas d'autre solution. « Peut être... » Je hausse un sourcil et le fixe droit dans les yeux sans un mot, me doutant bien que ce peut-être ne signifiait rien d'autre qu'un jamais. Jamais de la vie. Trop de non-dits, sûrement. Ou alors cette peur, toujours. Si je pouvais, si j'en avais le pouvoir, j'irai lui arracher cette peur de la tête. Parce que c'est une émotion qui, bien que vitale dans certaines situations, ne présage jamais rien de bon. Qui empêche de prendre les bonnes décisions. « Je vais me sortir de là mais toi, promet moi que tu me laisseras pas » J'ouvre de grands yeux, surprise ; presqu'offusquée. « Ce n'est pas dans mes habitudes d'abandonner les gens. » Jamais. C'est moi qu'on laisse sur le quai de la gare alors que le train est parti ; pas l'inverse. Mon regard se durcit en une fraction de seconde, jusqu'à ce qu'il avoue enfin à haute voix sa peur, cette angoisse silencieuse qui le muselle ; qui le contrôle. Et je me radoucis, instantanément. Parce qu'il est clairement perdu et que si je suis forte, je n'ai pas la force de fermer la porte à ceux qui comptent à mes yeux. « Je suis là, Noah. » Je le serre contre moi comme si c'était la seule chose qui importait sur Terre. Comme si c'est ça qui allait tous nous sauver. « Je te lâcherai pas. Tout ira pour le mieux, okay ? ...tout va s'arranger. » À Darwin ; à Chicago ... les choses ne peuvent pas empirer, arrivés à un certain point.





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