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S'inscrire au DARWIN'S GAME, c'est montrer de quoi nous sommes capables et prouver que nous sommes l'avenir. Une seule regle : survivre. A partir de maintenant, c'est chacun pour soi. Nous devons oublier qui sont nos freres, nos femmes, nos amis, parce qu'aujourd'hui ils sont nos ennemis. Tuer ou etre tue est notre seule motivation. Le jeu debute.



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 l'enfer appelle les anges | AISLING
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MessageSujet: l'enfer appelle les anges | AISLING   Dim 19 Juin - 18:35

l'enfer appelle les anges







Had I not seen the Sun I could have borne the shade. (E.D.)


Tu sais pas vraiment pourquoi t'as voulu te connecter aujourd'hui. Mais c'est bien connu. Ce jeu, c'est comme une drogue. Comme l'exta que tu vends dans les bas-fonds de Chicago, la nuit. Et toi, tu déroges pas à la règle. Tu le sais mieux que quiconque. Toi, t'as besoin de ça pour survivre. Pour tenir le coup. Encore un peu.
Tu sens un souffle effleurer le creux de ton oreille. La lobe frémit. Et la fraîcheur du vent s'empare de ton corps grêle, l'enveloppe de son charme, t'enivre de son odeur sauvage. Son odeur bestiale, une odeur humaine.
Tu cavales depuis déjà tant de temps. Et tes jambes suffoquent, te hurlent d'arrêter tes conneries. Elles te rappellent à chaque pas que tu n'as pas la force d'aller plus loin. Mais toi, tu tournes en rond, tu recommences. Encore et encore. Comme une valse qui n'en finit jamais. Car tu n'abandonneras pas, jamais. T'es venue ici pour vaincre. Pas pour être vaincue par une torpeur illusionniste. Et tu poursuis ta lutte sans but. Tu longes inconditionnellement le chemin sans fin. Tu ne comptes plus les heures, tant ont défilé depuis que t'as mis les pieds ici. Dans cette foutue ville en ruines, vestiges d'un temps qui n'a jamais existé. Aller voir ta team, non t'as pas vraiment voulu. Pour quoi faire ? Pour que les CAHO te refilent une fois de plus une de leurs missions. Ça, tu lorgnes pas dessus. Ta team. Ses conditions. Son boulot. Ouais, ça reste ta team, mais tu t'en balances. Toi, t'es là pour te défouler. Pas pour aider les autres dont tu te fous éperdument. T'es seule dans la vraie vie, et tu viens pas ici pour copiner.
Des grains de poussière aux milles et un reflets frôlent délicieusement ta peau blafarde de carrare. Ils te frôlent de leur beauté enivrante telles les sirènes enchanteresses d'Ulysse et de ses hommes. Ce que tu comprends pas encore, c'est que cette poussière vient du mur qui te surplombe. Qui couvre ta silhouette d'une ombre, une ombre qui empêche le soleil de mordre ta peau de sa chaleur calcinante. Cette poussière vient d'un mur immense, en équilibre, là-bas plus haut. Ce mur que t'aperçois pas encore, qui ne quémande qu'à t'ensevelir sous ses décombres futures dès que tu passeras dessous.
Une racine vient s'éprendre de ton pied. Chatouille ton mollet nu qui dépasse de ton pantalon noir, trop court pour toi. Trop large aussi, pour tes jambes trop fines. Plutôt que de l'ôter de ton pied, tu continues. Tu marches toujours, impertinente, imperturbable. Et le piège se resserre autour de ton épiderme trop fragile, autour d'une cicatrice trop fraîche, autour de tes os trop épuisés, de tes muscles inexistants. Tu perds d'abord l'équilibre, car ton pied refuse de faire un pas de plus. Et tu poses un genoux à terre, en signe de ploiement, de perdition face à cette nature virtuelle plus puissante que toi, plus aguerrie et plus hargneuse. Tu peux pas lutter. Alors tu t'effondres sur le côté. Et tes hanches qui battent farouchement une pierre te crient à l'aide à leur tour. Elles te hurlent de les laisser reposer en paix, encore un peu. Encore quelques secondes. Alors tu t'allonges totalement, tu t'étends de tout ton long sur le dos. Et tu aimerais tant te laisser éblouir docilement par les rayons du soleil. Mais il n'y a pas de soleil, il n'y a plus de soleil. Ici, il n'y a plus qu'un voile ténébreux causé par ce mur coléreux. Ici, il n'y a qu'une foule qui rêverait de saisir l'opportunité pour te trancher la gorge. Ici, il n'y a rien d'autre que le chaos. Et toi, t'es là, t'es coincée, le pied sous cette foutue racine. T'es au sol, soumise, inoffensive. T'es comme un doux agneau. T'es à la merci de tout et n'importe quoi. Alors, tu te presses. Tu t'empresses de porter tes cartilages tremblants à ton mollet, pour te dégager. Parce que tu sais que t'as pas une seconde à perdre ici, que tu dois pas traîner.
Mais ta peur vient mastiquer tes entrailles. Ton imprudence vient te blâmer à coups de fouets sur ton âme. Ton incompétence se heurte à ta faiblesse. Tes hanches se livrent à la dureté de la pierre glacée qui les malmène. Vite, vite, vite. Tes doigts tremblotent.
Tu te replis sur toi-même, comme un fœtus, et tes phalanges osseuses s'enlisent à leur tour autour de ta cheville. Et la racine qui mord ta peau rompt sous leur pression. Tu te relèves à l'aide de tes mains, et tes jambes, ton corps entier te demandent d'attendre. Une seconde, le temps de reprendre tes esprits. Tu te dégourdis peu à peu.
Les bruits de la ville parviennent à tes oreilles. Là, dans le coin où tu es, il n'y a pas âme qui vive. Mais ça va pas durer. T'entends les sifflements d'oiseaux, le vent qui souffle dans la rue. Et puis rien, rien de plus.
Sinon ce que t'avais pas prévu. À dire, ce mur tout en haut, qui se détache de son corps dans un son singulier. Tu lèves les yeux au ciel quand le soleil te nimbe à nouveau. Mais c'est déjà trop tard.
Il t'écrase. Les côtes. Le thorax. Les jambes. Tu sens plus ton corps. Tu tousses. Tu parviens même plus à respirer. Tu hurles de douleur. T'essayes de t'échapper de là, de t'évader, mais quand tu baisses le regard, tu vois tes jambes en bouillie sous un amas de gravats.
Et puis t'arrêtes de tousser. Derrière, t'entends des pas. Ouais, des pas feutrés, des pas de félins. Mais tu les entends quand même. T'as deux solutions : sois tu fais la morte, sois tu te bats avec le possible, autrement dit tes deux bras. Tu plonges ta main la plus libre sous le tas, et tu trouves ton poignard, celui que tu quittes jamais. Tu le sors.
Quitte à crever, tu vas te battre.

HRP.

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MessageSujet: Re: l'enfer appelle les anges | AISLING   Lun 20 Juin - 18:15

❝ L'enfer appelle les anges ❞
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Elle se connecte, une fois de plus. Peut-être la fois de trop. Elle devrait être à son job, à se faire chier derrière une pile de paperasse faisant probablement deux fois sa taille, mais la motivation la fuis. L'envie manque à l'appel depuis plusieurs mois déjà, mais c'est dernières semaines, ça en devient presque maladif. Tant pis, elle prétextera une maladie quelconque, encore une fois. Et dans le pire des cas, elle finirait licencié. A moins qu'elle ne démissionne avant. La vérité, c'était que malgré ses efforts, la rousse ne pouvait s'empêcher de jouer à ce foutu jeu, à cette foutu drogue, que tous se plaisaient à appeler un jeu vidéo. Que chacun connaissait, de près ou de loin, sous le nom de Darwin's Game.

Des bâtiments effondrés, abandonnées, désertés, des ruines. Triste paysage devenu quotidien aux yeux de l’irlandaise, qui ce complaît étrangement dans ce milieu délabré. Ici, rien n'est enjolivé, rien n'est superflus, aucun bâtiment n'avait été spécialement conçu pour les joueurs. Harbor avait été aménagé, remanié par les joueurs, pour simplement assuré leur survie. Ici, la vérité était cru, la décalage avec la réalité, béant. Et même si cela faisait toujours une choque, même si il fallait toujours un temps d'adaptation plus ou moins long, la vérité était loin : Un sors identique attendait Chicago, inévitablement. Peut-être étais-ce pour cette raison que ce jeu avait autant de succès ? Peut-être étais-ce tout simplement car ici, chacun était confronté à la cruelle vérité, et qu'ici, tous pourraient appréhender, s'adapter à la future décadence de Chicago.

Aujourd'hui, aucune mission ne l'attendait, aucune quête n'avait été pointé sur la tableau d'affichage, aucune porte de sortie n'était à cherché. Aujourd'hui, Sionnach avait champ libre. Et en bonne éclaireuse -et curieuse- qu'elle était, ce temps libre serait consacré à l'exploration plus ample de la map. Après tout, on ne connaissait jamais trop bien cette ville irréel. Il était impossible aux joueurs de retenir chacun de ses pièges. Pourtant, c'était ce qu'elle tentait de faire. Elle tentait de restituer chaque parcelle de cette map, chaque roche susceptible de s’effondrer, chaque sol pouvant rompre sous le poids d'un assaut, chaque piège pouvant ce déclencher sous l'ignorance de celui qui aurait le malheur de passer par là. Alors la rousse ce faisait une mission de relever chacun de ses détails, relevé et noté sur son précieux carnet. Ne serais-ce que pour le bien de sa team.

Même si elle pouvait la dénigrer, ce maudire d'être tomber chez les CAHO, au fond, tout au fond de sa personne, elle savait qu'elle aimait sa team. Être estimé, c'était toujours quelque chose d'agréable. Alors être estimer suffisamment dangereuse et forte pour atterrir chez ceux réputé pour être les monstres de ce jeux. L'éclaireuse prenait ça comme quelque chose de franchement positif, un semblant de compliment, après avoir grandit dans l'ombre de ces aînés, elle ne pouvait réagir d'une façon autre. Alors elle s’arrangeait, elle s’arrangeait pour éviter que les rouges ne cour à un suicide collectif, parce-qu'une information faussé aurait été donner à propos des débris qui les environnaient.

Foulant le sol poussiéreux de cette terre irréaliste, elle observe, admire chaque parcelle de cette zone qui lui semble pourtant désertique. Il fallait avouer qu'une roche à l'allure plus qu'instable surplombait le détroit, ce qui devrait pousser n'importe qu'elle joueur censé à ne pas s'aventurer dans un tel endroit. Ou comme Sionnach, à s'en tenir à bonne distance. Et visiblement, l'amas de pierre était bien plus instable qu'elle ne l'aurait penser. Il était entrain de s'effondrer, lamentablement, de s'écrouler de tout son poids sur le sol. Il rendait l'âme, ployait sous le climat ravagé du jeu. Cette effondrement aurait du pousser la rousse à détaller, à reculer, à fuir cette endroit qu'elle aurait put qualifier de maudit, afin de ne pas se faire piéger à son tour. Pourtant, quelque chose l'interpelle. Un cri, une plainte, une supplication.

Elle s'approche, méfiante. Serais-ce un piège ? Probablement pas. Personne ne prendrait la peine de mettre une tel mise en scène en place, pour cueillir une des vies de la misérable qu'elle pouvait être aux yeux d'une quelconque team adverse. A moins que l'auteur de cette mascarade faussé ait eu l'espoir qu'elle ne soit pas seule, et ainsi, réalisé un véritable carnage. Sa crinière rouge se soulève soudainement dans tout les sens, porté par le souffle crée par l'éboulement. Cette idée était franchement ridicule.

Une fois face à l'amas de pierre, elle scrute chacune d'entre elle, chacune des failles où la lumière semble avoir fuit. Quelques secondes d'observations lui suffise à distinguer une chevelure aussi rousse que la sienne. Tiens, les rocher de Darwin's n'était pourtant pas réputé pour leur pilosité. Elle casse la maigre distance la séparant du malheureux piégé par cette éboulement. Ou qui s'avéra plutôt être une malheureuse. La grande majorité de son corps et ensevelis sous cette pluie de roche. Cela relève probablement du miracle qu'elle ne soit pas encore morte. Alors quand un poignard s'offre à sa vu, Sionnach ne peut s'empêcher d'afficher un sourire amusé. Si elle pensait pouvoir l'effrayer avec si peux, ou même pouvoir se battre dans un tel état, c'est que son monde était encore cruellement bercé par de drôle d'illusions.

_Tu crois vraiment être en mesure de te battre, en ayant la bonne moitié du corps ensevelis sous deux tonnes de roche ?

Finalement, elle s'agenouille près de la seconde rouquine. Elle pouvait bien lui montrer qui elle était. Et quand bien même celle-ci serait prise de l'envie déraisonnable de vouloir tenté quoique ce soit avec son maigre poignard, Sionnach espérait bien être en mesure de pouvoir contrer son éventuel attaque.

_C'est que ça risque d'être un joyeux bordel pour te sortir de là..

Visiblement pensive, la rousse devait déjà probablement réfléchir à un moyen de pouvoir la sortir de là. Aucune demande sur l'appartenance à l'une des quatre team dominant ce jeu, elle ne voulait pas le savoir. Quoique, quand bien même s'agirait-il d'une membre d'une team s'opposant aux CAHO, l'éclaireuse tenterait tout de même de la sortir de ces décombres. Pur question de principe. Aucune de ses vies n'était présentement en danger, alors laisser cette gamine mourir de faim ou de soif, si elle ne finissait pas dévorer par les charognards d'Harbor avant, aurait relever de l’assassinat simple et pur, aux yeux de la rouquine. Chose qu'elle ce refusait parfaitement tant qu'elle n'était pas pleinement menacé. Et autant vous dires qu'il lui faudrait plus qu'un petit poignard pour qu'elle ce sente grandement menacé.   


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MessageSujet: Re: l'enfer appelle les anges | AISLING   Mar 21 Juin - 18:56

l'enfer appelle les anges







Je ne connaîtrai pas la peur, car la peur me tue l'esprit. (Franck Herbert)


T'entends des pas, des pas qui martèlent le sol jonché de gravats fumant encore. T'ouvres grand tes yeux translucides, alerte au moindre bruit. Pas de doute, les pas s'approchent d'ici. Tu respires un grand coup, et tu ressers l'étreinte de ton poignet autour du manche de l'arme blanche, la lame moirée aux aguets. En fait, t'es même pas sure qu'il s'agisse d'un humain. C'est vrai, l'endroit regorge de bestiaux primitifs et meurtriers, prêts à vendre père et mère pour t'égorger vive, te faire souffrir le martyre, simplement parce qu'ils sont nés pour ça. Ils sont là pour ça. Et toi t'es plantée là, en môme incapable, pleurnicharde. Sérieusement, t'es qui ? T'es quoi ? T'es rien, ni personne. Si tu crevais en vrai, et pas dans ce jeu, pas pour de faux, à qui tu manquerais vraiment ? Aux marginaux du coin, qui seraient contraints à se sevrer des exctas ou de la coke que tu leur vends ? Ta famille, ton père ou ta mère, qui ne connaissent quasi rien de toi ? Si, ton frère. Il serait abattu, tu doutes pas une seconde que son âme s'éteindrait en harmonie avec la tienne. Mon dieu, s'il apprenait que je suis ici, que tu joues à ce jeu à l'issue accessoirement mortelle, il en ferait un arrêt cardiaque.
Un pan de mur vétuste s'effondre. Et t'entends les pas qui reprennent leur course de félin, pour s'arrêter juste à un mètre de ton crâne.

— Tu crois vraiment être en mesure de te battre ? te siffle une voix féminine. Tu relèves les yeux, et tu la vois, un sourire dessiné au coin des lèvres. Elle est plus âgée que toi, c'est une poupée, une rouquine comme toi. Et tu peux pas empêcher ton incisive de mordre ta lèvre inférieure, pour ravaler un sanglot. Bordel, c'est quoi ce jeu qui ne sait que t'offrir des clones roux de ta jumelle disparue. C'est quoi son foutu problème avec les crinières couleur fauve ? Après avoir croisé Vulpina, voilà le spectacle d'une autre espèce de ton genre qui commence.

Ce qu'elle te dit t'extirpe de tout ça, t'embarque loin, loin dans la réalité de cet amas de pierres qui te brise les os à chaque mouvement. Qui t'arrache un cri strident de douleur à chacune de tes tentatives pour extirper ton corps épuisé de là. Tu souffres. À dire vrai, tu sens plus grand chose de ton corps, sinon ton crâne, ton buste, tes deux bras et ton ventre. Ta poitrine, tu la perçois faible, opprimée, trop opprimée pour respirer convenablement. T'halète, ton souffle est saccadé, ton cœur est forcé de repousser une tonne de roches pour pouvoir se gonfler, inspirer, expirer. Et t'en peux plus, vraiment, t'aurais préféré périr sur le coup. Mais rien ne joue en ta faveur, jamais. Tu l'as assez bien appris avec la vie que les dieux et les démons t'ont offerte.
Tu stoppes là tes tentatives vaines. Les gravats ne tremblent même pas sous la pression de tes paumes. Et tu veux pas paraître plus stupide et plus pitoyable devant cette fille. Alors tu essuies la sueur grasse qui suinte ton front, à force d'efforts excessifs. Et tu replonges tes prunelles céruléennes dans les siennes, verdâtres. T'es défiante, enragée. Mais tu peux faire quoi, clairement ? T'ignores si la mignonnette veut s'amuser un peu avec toi avant de t'étriper sadiquement. Ou si elle est vraiment naïve au point de vouloir te secourir. Statistiquement dans ce milieu anarchique, t'opterais plutôt pour la première idée. Bof, t'en pis. De toute façon, même si elle t'extrait de là, tu dois avoir les deux jambes bousillées. Quitte à trépasser, t'en pis, il te restera neuf vies. Neuf. Finalement, elle s'agenouille près de toi. Tu présentes ton poignard sous ton menton, histoire de montrer que t'es pas là te faire des petits copains. Ou encore moins des alliés. Si elle te tue là, sur le champ, adios. Si elle te dépêtre de toutes ces roches, t'en mieux et bon vent. T'as pas de dignité ni de reconnaissance.

— C'est que ça risque d'être un joyeux bordel pour te sortir de là. elle te dit, arrachée à ses pensées. Alors, elle veut t'aider. Et toi, tu vas pas cracher sur son aide. À y réfléchir trente secondes, tu préfères quand même être déliée de ce tas trop encombrant plutôt que rester là, pour quoi au final ? Pour tomber sur un parfait sadique ? Sinon attendre la nuit pour voir sortir des méandres de cette ville en ruine des bêtes hideuses prêtes à t'engloutir au moindre de tes mouvements. Non, tu peux pas te résoudre à ça. T'as déjà une sacrée veine de l'avoir rencontrée, elle. Alors, sans lâcher ton poignard, tu te résous à accepter son aide.

— Ok. À deux on peut déplacer les décombres je pense. t'es froide, parce que t'as jamais été douée pour t'adonner à des conversations avec des étrangers. Mais t'es surtout froide pour voiler le tressaillement de ta voix, qui te trahit, qui trahit ton impuissance, qui trahit aussi ton effroi de l'inconnu. Mais je pense ne plus pouvoir marcher, j'ai les jambes hors d'usage. ça, tu l'évoques plutôt pour toi. C'est un constat personnel. Et puis, tu peux pas t'empêcher de faire le lien avec la vie réelle. La leucémie qui t'attend au chaud, à la maison, les bras ouverts. Avide de posséder ton âme à nouveau. Et pour l'éternel. Tu peux pas t'empêcher de te ressasser les dires de ton médecin. En fauteuil roulant, moi, un jour ? Et aujourd'hui, sous cette pile de ruines brumeuses, moi, incapable de faire une pas de plus une fois libérée. Tu observes l'amas. Si t'arrives à tirer cette roche massive qui te claquemure la poitrine, tu pourras te relever en position assise. De là, elle pourra peut-être te tirer à elle, vu comment t'es frêle, elle devrait pas avoir trop de difficultés. En y pensant, une jubilatoire satisfaction de gosse s'éprend de ton essence. Tu baisses les yeux vers le débris en question. Et t'aperçois une faille, là, pas loin du centre du morceau. T'y glisses ton poignard, et tu donnes un coup sec pour l'agrandir. Peut-être que ça cassera la roche en deux. Mais dans ta position actuelle t'as pas suffisamment d'élan, pas de force herculéenne dans tes bras émincés. Et t'obtiens en aucun cas le résultat espéré. Alors ton regard se pose encore sur l'inconnue poupée. Elle a peut-être un poignard elle aussi. Elle pourrait la briser, cette pierre trop robuste, trop solide. Mais t'en sais rien, tu te doutes bien qu'elle a des armes sur elle, mais t'es pas prête pour autant à lui céder ta lame, le dernier rempart qui te sépare d'elle et de son hostilité probable. La dernière cuirasse qui te protège encore, en dépit de son incompétence remarquable. Ouais, en fait c'est assez pitoyable de vouloir encore lutter contre quelqu'un qui t'offre son aide, dans une situation pareille. Dans un lieu pareil. Alors, tes cartilages se déploient un à un. Petit à petit. Tu la lâches pas du regard. Mais elle a pas l'air de bluffer. Alors, tes doigts quittent entièrement l'unique arme en ta possession, pour lui laisser. La lame reste enfoncée dans la minuscule cavité du débris.

— On peut briser ce morceau-là en deux je crois, moi j'arriverai pas à le faire. Essaye, toi. et je me laisse là, à son entière merci.

HRP.

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MessageSujet: Re: l'enfer appelle les anges | AISLING   Mar 28 Juin - 17:17

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La quiétude la quitte. L'empressement s'empare de ses pas. Et elle ce dirige, semi-consciente d'un éventuel danger, de ce géant de roche qui venait de s'écrouler. Non sans faire ne serais-ce qu'une victime, visiblement. Alors qu'elle se rapprochait dangereusement de l'imposante structure déchu, le doute l'envahi. Une simple question, minime, qui suffit à vous faire douter de vos actions prochaines. Pourquoi prenait-elle le risque de se faire piéger à son tour, par cette roche dont une chute récidiviste était plus que plausible ? Pourquoi prenait-elle le risque de se faire lamentablement égorgé, dès que la malheureuse pourrait bondir sur ses deux pieds ? Pourquoi prenait-elle le risque de sacrifier l'une de ses précieuses vies, pour une foutu inconnue piéger par le jeu ? Probablement parce-qu'au fond, son problème était toujours le même. Elle était trop empathique la gamine. Elle avait beau avoir 28 ans, s'approcher à grand pas de la trentaine, elle demeurait et demeurerait une gamine. Une gamine un peu trop grande, certes. Sa simple addiction pour ce jeu le démontrait. Sa simple quête constante d'adrénaline jouait contre elle. Sa simple manie de perdre ses vies un peu trop facilement, un peu trop rapidement, démontrait son irresponsabilité flagrante.

Balayent ses quelques doutes encombrant ses pensées, la rouquine avait finalement céder à l'envie d'aider cette gamine. Agenouiller à ses côtés, la lame qu'elle lui avait offerte en guise de bienvenue n'avait pas manquer de faire naître une sourire aux creux de ses lèvres. Il fallait avouer, que les sauveurs au sein d'Harbor était digne d'un mythe. Ici, aucun geste, aucune action n'était offerte. Tout, ou presque, était à redevance. Alors, lorsqu'un joueur ce pointait en affirmant vouloir vous aider, sans aucun dut en retour. Il y avait de quoi se laisser envahir par la paranoïa. Si, bien sûr, elle ne vous habitait pas déjà.

Un millier de question affabulait son esprit, tandis que le silence s'installait entre les deux rouquines. Pourquoi cette gamine c'était-elle trouvé ici ? N'avait-elle donc pas prêter attention à l'arc rocheux qui menaçait de s'écrouler ? Peut-être bien. Quelle était son pseudo ? Quoiqu'encore, cette question ne figurait pas en tête de liste. Pourquoi n'était-elle pas accompagner un de ses coéquipiers, pour justement éviter ce genre de situation ? D'autant plus que cela était un choix plus sage, au vu des temps qui courraient. Peut-être était-elle simplement tête brûlé sur les bords, un peu comme Sionnach.

" Ok. À deux on peut déplacer les décombres je pense."

Elle était froide la gamine. Probablement quelle devait ce méfier. Ce que l'irlandaise pouvait imaginer. Probablement aurait-elle eu une réaction similaire, si cela avait sa personne qui c'était retrouvé piéger sous cet amas de roche. En l'espace de quelques secondes, elle avait déjà put leurs trouver ne serais-ce qu'un ou deux points communs. Ce qui avait toujours le don de l'amuser. Le premier étant inévitablement  leurs crinières fauve. Quoique, si elle avait eu connaissance du nombre de rousse regroupé chez les CAHO, en comparaison de celle pouvant ce trouver dans d'autre team, probablement aurait-elle trouver cette coïncidence bien moins comique, et qu'elle aurait accusée le jeu de les promettre d'office à l'équipe réputé, comme celle étant des montres. Où la teinte de leurs chevelures n'avaient d'égal que l’hémoglobine qu'elles faisaient couler dans leurs sillages.

" Mais je pense ne plus pouvoir marcher, j'ai les jambes hors d'usage."

Elle hausse un sourcil, et porte ses deux billes émeraudes sur les roches ayant ensevelis la majorité du corps de la gamine. Étrangement, elle aurait dut la sentir venir celle-la. Quelle sorte indemne d'un tel incident aurait relever du miracle. Cela aurait bien trop idéaliste. Bien trop en opposition avec la réalité du Darwin's Game. Mais c'était le genre de détails qui n'échappaient que bien trop souvent à l'irlandaise. Qui avait tendance à résumer le jeu à deux uniques possibilités : Mourir, ou survivre. Survivre en étant blessé, c'est quelque chose qui lui revenait uniquement lorsqu'on le lui rappelait. Comme sur l'instant présent, par exemple.

_Ça, faudra que tu vois avec un médecin de ton équipe.

Qu'elle déclare. Parce-qu'il ne fallait pas compter sur elle pour s'improviser médecin, ou quoique ce soit dans le genre. Tout simplement parce-qu'elle n'avait aucune connaissance sur le sujet, et qu'à moins de vouloir finir avec des jambes semblables à celles de Big-Mama suite à un essaie douteux. C'était franchement pas une bonne idée. Qui plus est, elle n'avait pas l'intention de la laisser crever ici après avoir réussis à la dégager de ce merdier. Parce-que de toute façon, maintenant, elle ne se déconnecterait pas avant d'avoir réussit à extraire la gamine de ces blocs de roche. Alors faudrait bien qu'elle l'amène jusqu'au QG de sa team. Quoique, si elle était une ATOM, il ne faudrait pas tellement compter sur Sionnach. Elle voulait bien être gentille, mais de là à prendre la risque de s'essayer au décès par noyade, fallait pas trop y compter.

Alors qu'elle était entrain de s'interroger sur quoi faire, une fois que la rousse serait extirper de cette position, probablement très inconfortable, le bruit du métal s'entrechoquant avec la roche la ramène au moment présent. C'est quelle était déterminé la gamine. Déterminé à vouloir se sortir de là. A ne pas vouloir s'afficher comme une gamine incapable parce-que la moitié de son corps était écraser au sol. A ne pas vouloir laisser l'autre faire entièrement le job. Probablement parce-quelle se méfie encore un peu. Alors elle s'essaye. Et épuise probablement les quelques forces qui lui reste dans un mouvement qui semble vain. Et au fond, ça la fais sourire, l'irlandaise. Ça la fait sourire de voir quelle est aussi déterminé. Que la gamine, elle n'est pas décider à subir la situation malgré tout.

_Si j'avais voulu te saigner, je l'aurais déjà fait.

Elle avait bien remarquer quelle semblait rebuter à l'idée de lâcher son poignard. Très certainement la seule arme qu'elle avait sur le moment, et dernière relique qui pouvait lui apporter un sentiment de sécurité. L'espoir de pouvoir riposté, au cas où Sionnach ce serait montré plus fourbe que ce qu'elle avait prétendu être. Alors même si à Chicago ses paroles auraient put en effrayer plus d'un, ici, elle avait appris que ces quelques mots étaient un gage de sûreté pour la personne qui ce trouvait dans une position délicate. Au moins jusqu'à leur prochaine rencontre.

Toujours agenouiller près de la rouquine, son regard alterne entre son visage, et la poigne quelle semble peiner à lâcher sur son poignard. A croire que daigner lâcher son arme relevait du sacrifice ultime. Comme si, dès quelle ne l'aurait plus en main, elle craignait de se faire sauvagement égorgé par l'irlandaise. Elle se méfiait. C'était compréhensible au vu de la nature du jeu. Alors elle attendrait que la gamine daigne se défaire de l'étreinte de son arme.

" On peut briser ce morceau-là en deux je crois, moi j'arriverai pas à le faire. Essaye, toi."


_D'accord.

Elle hoche la tête, et pour une fois dans sa vie, elle s’exécute sans protester. Sans lâcher le moindre râle. Probablement que le champagne aurait put être sortit si cela avait eu lieu dans un tout autre contexte. La rouquine ce relève, enfin, et se dirige rapidement vers le caillou désigné par la gamine calfeutré sous la roche. Le manche du poignard se retrouve entre ses mains, à son tour. Et elle s'essaye à son tour, à l'explosion du débris. C'est pas très efficace. Pas assez rapide à son goût. Alors elle s'impatiente la secrétaire, et décide de sortir son âme à son tour. Ses phalanges cerclés par le fer. Elle vint glisser sa lame dans la faille.

_Au faite, moi c'est Sionnach.

Elle balance son pseudo, pendant que ses mains s'étriquent au milieu de l'amas de roche. Et elle espère que la rousse en fera autant. Après tout, c'est toujours agréable de pouvoir posé un nom, même faussé, sur un visage.    


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MessageSujet: Re: l'enfer appelle les anges | AISLING   Jeu 30 Juin - 17:14

l'enfer appelle les anges







Je ne connaîtrai pas la peur, car la peur me tue l'esprit. (Franck Herbert)


— D'accord. La fille harponne ton poignard, sans l'ombre d'un doute, sans tergiverser. T'essayes de te convaincre que tu viens pas de réaliser la plus grosse connerie de toute ta vie. Elle n'a plus qu'à lever l'arme blanche au ciel, et te la planter bien au centre du front. Sinon elle peut te trancher la gorge, à défaut du reste, enseveli sous les gravats. Alors, tu t'attends au coup. Mais tu restes fière malgré tout, histoire de pas foutre en ruine tous les supplices que t'as subi avec constance depuis que ce foutu roc a décidé de finir sa course sur ton corps grêle, inoffensif et primitif à la fois. Tu voudrais juste fermer les yeux, au moment venu, au coup fatal donné. Comme si cette inconnue allait abréger tes souffrances comme on le ferait avec du bétail.

Au lieu de ça, rien. Elle empoigne la lame avec presque autant de rage que toi tu l'as fait. Mais certainement avec plus de puissance. Elle s'impatiente, tu le vois bien sur son visage fermé. Alors, elle sort un autre poignard, le sien. Super. La situation devient de plus en plus cocasse. Cette pauvre folle va pouvoir te décapiter en moins de deux avec cet attirail-là. Au moindre mouvement, à la moindre parole mal interprétés, t'es morte, et tu le sais parfaitement. T'as beau être une gamine du haut de tes dix-huit ans, t'es pas dupe pour autant. T'es pas comme ces idiots écervelés du lycée privé. Déjà, t'as pas eu une enfance comme les autres. Et puis, ouais tu viens d'une famille fortunée, pire qu'embourgeoisée, mais t'as franchi les limites de ta maison, de ta famille, du quartier huppé de Chicago. Parce que tout ça, c'était pas toi. Toi, tu rêvais liberté. Tu rêvais sauvagerie. En fait, tu rêvais déjà du Darwin's Game, même avant que tu connaisses cet endroit. T'aurais pu naître marginale, et puis après ? Au lieu, tu te lèves tous les matins pour la même routine ; t'enfiles ton uniforme, et tu prends le chemin de l'école. Tu parles, d'une vie. Et ça, c'est quand t'as pas besoin d'être hospitalisée pendant des semaines pour ta foutue leucémie, cette maladie maudite qui te ronge les os, qui t'empêche de vivre librement, sans liens, sans chaînes pour t'asphyxier. Au moins une chose est sûre, si tu crèves pas de sitôt, tu seras jamais un grand cerveau de la société, avec tous les cours que tu manques. C'est là que t'as un sourire en coin. Que tu te dis que finalement c'est plutôt dans ton intérêt d'être friquée jusqu'au sang. Comme si le destin avait déjà arrangé les choses, peaufiné l'histoire. Comme s'il savait d'avance que tu sois là ou pas, ça changerait rien au monde entier qui t'imprègne de ses sauvageries. C'est comme si les dés étaient lancés depuis ton apparition sur cette maudite planète.

— Au fait, moi c'est Sionnach. elle te dit, pendant qu'elle traficote la crevasse dans la roche. Mais comme tu te le serines si souvent, toi t'es pas là pour copiner. Et peut-être que tu raffoles plus d'ennemis que d'amis, parce qu'au fond c'est ce que tu fais tous les jours. C'est ce que tu fais de mieux. Tu trouves une bouffée d'oxygène en toi, qui te permet de ricaner. Sérieusement, elle vient là, elle t'aide sans que tu lui demandes rien, pas même un coup de main. Elle croit sincèrement que tu vas faire quoi que ce soit en retour, ou pire lui donner ton nom. Tu sais même pas de quelle team elle peut être. Mais une chose est certaine : elle peut pas être une CAHO, elle t'aurait déjà égorgée vive. Au moins elle apprendra une chose aujourd'hui ; ne jamais aider Bloom O'Twomey. Parce qu'elle aura que la haine et le trépas en échange. Rien de plus, rien de moins.

— Cool. tu lui réponds enfin. Au zénith de l'indifférence. Sérieux, tu lui as pas demandé de te raconter sa vie, simplement de te sortir de ce trou à rat. Quand t'entends un crac, t'as compris. T'as compris que la roche vient de se fracturer en deux. T'as compris que ta poitrine est enfin libre, parce que désormais tu peux respirer sans soucis, sans peine, sans brûlure. Tu baisses tes prunelles électriques vers ton corps, et t'aperçois que ton pull-over rouge dépasse du mont de saletés. Tu tousses. Tu renifles bruyamment. Et tu plaques tes coudes contre le sol pour relever ton buste. Tu souffles un grand coup quand tu sens que ton corps se décolle enfin du sol. Tes ongles s'accrochent au mur vétuste, là juste derrière toi. Et tu te tires de là, tu t'extrais. T'es à bout de souffle, à bout de nerf. Tu te reposes, en position assise. Contre ce mur glacial et morbide, qui menace de s'écrouler à son tour. Et puis après ? À quoi bon courir ? À quoi bon fuir ? T'as plus de jambes. T'es prisonnière entre une cloison capricieuse qui menace de t'achever, et un ange tombé du ciel, peut-être plus diabolique qu'il n'y paraît.

Tes jambes en bouillie te crie à l'aide. T'as mal. T'as encore plus mal depuis que tu t'es évadé des roches. C'est qui si on t'écartelais. Alors tu comprends que tes pieds doivent être coincés quelque part, là sous ce tas encombrant. Tu transpires à grosses gouttes. T'as les cheveux gras de suée excessive. Ton front luit. T'as trop chaud, t'as la sensation qu'on t'a enfournée sous les débris d'un Boeing. L'épiderme dévoré par des flammes affamées, avides. Des flammes qui cherchent encore et encore à faire perdurer le supplice. Mais ce supplice a suffisamment duré. La comédie à suffisamment duré. Tu cherches ton poignard dans ta poche. Et tu te souviens que c'est elle qui l'a. Tu te redresses encore un peu et ta main vient se refermer sur une pierre aux bords tranchants. Un silex, un truc dans le genre. Et tu le braques devant toi. T'es hargneuse. T'es prête à te défendre coûte que coûte.

— Bon, t'es qui toi ? Et pourquoi tu m'aides, tu veux quoi ? parce que tu sais qu'ici c'est pas une terre d'offrande. Ni une terre promise. Et tu sais qu'ici les anges gardiens fleurissent pas aussi bien que les pissenlits dans ton jardin.

Désolée c'est pas terrible je me rattraperai :uuh:

©️ Great Thief


i confess. i am a murderer.

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