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S'inscrire au DARWIN'S GAME, c'est montrer de quoi nous sommes capables et prouver que nous sommes l'avenir. Une seule regle : survivre. A partir de maintenant, c'est chacun pour soi. Nous devons oublier qui sont nos freres, nos femmes, nos amis, parce qu'aujourd'hui ils sont nos ennemis. Tuer ou etre tue est notre seule motivation. Le jeu debute.



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 It was always you • Dagger
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MessageSujet: It was always you • Dagger   Sam 25 Juin - 21:45
IT WAS ALWAYS YOU
Ce n'était pas une décision hâtive que tu avais prise en te levant ce matin. Au contraire, il s'agissait d'un choix mûrement réfléchi, un choix qui s'avérait même selon toi nécessaire. Tu ne savais pas encore très bien si tu faisais cela pour toi Hippocrate, pour calmer le fiel qu coulait dans tes veines, ou pour venger toutes ces vies si chères que l'on avait ôtées à ceux que tu aimais.
Tu avais bien conscience que c'était courir vers la mort que d'opter pour une participation au Jour de l'Unité étant donné tes capacités physiques et tes récents échecs face à des adversaires. Le dernier te restait particulièrement en travers de la gorge : tu n'avais pas pu sauver des flammes un détachement de jeunes atom et étais morte de manière horrible ; on t'avait crevé les yeux, enfoncé une lame sans la moindre hésitation aussi loin que cela était possible dans ton crâne et depuis tu avais l'impression d'être plongée dans les ténèbres. Le sentiment d'impuissance ressenti à ce moment-là avait été aussi dévastateur que la peine que tu avais éprouvée le jour du décès de Jude. Le chiffre neuf inscrit sur ta peau était un douloureux rappel de ce que tu avais perdu et tu n'avais jamais été plus heureuse de l'emplacement de ton tatouage qu'à ce moment-là. Seul Scar était au courant de ce qui t'était arrivé et personne ne semblait avoir remarqué quoique ce soit dans ton comportement ou alors on avait choisi de ne pas t'en parler.
Tandis que tu n'avais rien pu faire pour apaiser la souffrance provoquée par la mort de ton neveu, tu avais ici dans le Darwin's Game la possibilité d'agir, de te libérer de la culpabilité et de prouver que tu te tiendrais debout contre « l'ennemi » si cela pouvait sauver les autres.

Tu confias temporairement les rênes de l'infirmerie à XIII, l'informant que tu allais te rendre dans le bureau de Dagger afin de lui parler. Tu espérais que rien de grave ne se produirait et conduirait ton élève à prendre des décisions impossibles, mais tu lui faisais confiance pour être au moins capables d'agir dans l'urgence et de rassurer les patients.

Une certaine effervescence s'était emparée du camp, tu avais l'impression de revivre le mois de janvier lorsque le retour du Jour de l'Unité avait été annoncé et que tout le monde s'inquiétait des nouvelles règles ou s'excitait du fait que cela annonçait une trêve entre les teams et permettrait à certains de s'y illustrer. Pour le moment, une certaine appréhension régnait surtout dans les cœurs, étant donné les derniers événements nul ne savait en quoi consisterait les combats dans l’arène ni même si des révélations allaient être faites. Il y aurait-il des excuses publiques des Gaia ? Des nouvelles discussions concernant le commerce entre les équipes ?
Impossible de savoir, mais ce qui comptait pour toi c'est que tu aurais l'occasion de faire face à tes peurs, de   combattre potentiellement le responsable de tes tourments ou au moins de lui montrer ainsi qu'à tous ceux qui se moquaient des atom que tu serais présente pour eux – ultime barrière avant la mort.

Tu n'étais pas confiante mais tu étais déterminée Hippocrate et c'est tout ce dont tu avais besoin pour aller présenter ton nom au nouveau Chef ATOM pour le Jour de l'Unité. Arrivée devant la porte, tu demandas à un des messagers de votre team qui sortait tout juste du bureau de prévenir Dagger que tu souhaitais lui parler, maintenant si cela était possible. Il hésita un moment, inquiet et te demanda s'il y avait un problème à l'infirmerie et par conséquent avec l'un des blessés. C'était ça le plus souvent les bleus, des êtres qui se souciaient les uns des autres, des humains qui plaçaient l'équipe avant eux-mêmes.
Tu souris et le rassuras en affirmant que tu étais là pour des raisons personnelles. Il s'exécuta sans poser de question et revint quelques secondes plus tard pour t'inviter à entrer.    

[…]

Tu frappas et attendis la permission de l'ancienne Bras Droit pour entrer. Vulcan était aussi présent dans la pièce et inclina la tête en ta présence. Tu étais soulagée qu'avec le changement de Chef, il n'ait pas décidé de quitter ses fonctions, Drathir avait besoin de personnes de confiance autour d'elle et ce dernier vous avait largement prouvé que vos vies pouvaient lui être confiées.

« Bonjour Vulcan, Dagger. Merci d'avoir accepté de me recevoir. » Tu offris un rictus désolé au garde du corps puis te tournas vers votre chef. « Est-ce que l'on pourrait avoir cette conversation en privé ? Mes excuses Vulcan. »

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MessageSujet: Re: It was always you • Dagger   Sam 25 Juin - 22:24
 

Hélène ∞ Drathir.

It was always you.


La situation n’avait jamais été aussi bonne pour les atom, du moins aux yeux de Dagger. Bien que la trahison de certains Gaia demeurait un problème, et ce malgré le châtiment qui avait été réservé à ces derniers -garantissant ainsi le maintien des alliances-, le fait de devoir traiter avec les eshu les mettait désormais dans une position de force appréciable. Les caho ne pouvaient rien faire, leur soif de sang dévoilait enfin son revers de la médaille et tout le monde les haïssait. Bien que ne comprenant pas pourquoi Mera persistait à traiter avec ces fumiers, leur offrant ainsi de la nourriture qu’elle aurait pu pourtant garder pour elle ou pour satisfaire les exigences eshu, Drathir préfère simplement constater qu’un semblant de calme était revenu dans le jeu. Les querelles personnelles avaient toujours lieu d’être mais aucune offensive de groupe n’avait été lancée et, désormais Faust rentré au bercail, la blonde était satisfaite de savoir que plus aucun membre sous sa responsabilité était en danger. Cependant cela ne l’empêchait pas d’avoir son lot de décisions à prendre, et celle qu’elle devait prendre dans les jours à venir concernait tout simplement le jour de l’unité qui réapparaissait de nouveau. Tout le monde semblait avoir hâte, or, aux yeux de la jeune femme, la situation était plus complexe que ça. En vérité la meneuse atom peinait à savoir : pourquoi diable devrait-elle envoyer ses hommes prendre le risque de se faire charcuter ? Maintenant que le commerce avait globalement repris, il n’y avait aucun gain, aucune utilité à un tel massacre. Or la milice imposait, cette milice qui semblait bonne dans ces intentions mais qui commençait doucement mais sûrement à l’agacer plus que de raison. La paix était leur objectif premier, à ce qui se dit, cependant elle estimait que forcer des gens à s’entretuer ne ferait qu’attiser un peu plus la haine qu’ils pouvaient déjà tous se vouer. Il était certain que voir un caho tuer un atom durant l’arène lui donnerait un peu plus envie de raser leur foutu QG de la carte. Elle sait déjà pas trop ce qui la retenait de le faire... Enfin, si, elle sait : la peur de décevoir les siens. Les atom ne cherchent pas la guerre, elle-même s’assagissait progressivement à force de perdre ses vies, et elle les comprenait bien. Cependant le désir de vengeance continuait de l’animer, réchauffant ses veines et faisant bouillir son esprit. Pour l’heure toutefois elle demeure patiente, estimant que les sanguinaires paieront un jour ou l’autre leurs méfaits.

En tous les cas, Dagger devait ainsi désigner un champion. Deux, en vérité, bien qu’elle ne se sentait pas d’expliquer la situation à son équipe pour le moment. Elle préférait déjà y réfléchir, se décider également. Comme toujours la blonde cherchait à mêler l’efficacité au volontariat, se refusant d’envoyer un atom qui ne le désire pas et cherchant malgré tout à optimiser les chances de l’équipe en envoyant les guerriers les plus compétents. Quelques idées trottaient ainsi dans sa tête bien que l’on puisse se demander ce qu’elle faisait en vérité, ainsi assise à son bureau, remuant délicatement le contenu du verre qu’elle tenait entre ses doigts et fixant le liquide sans vraiment le voir. Vulcan, ayant insisté pour être présent quoi qu’elle fasse, devait bien se marrer et surtout bien se faire chier. Quelle idée sincèrement, elle risquait pas de se faire assassiner dans son propre bureau. Consciente toutefois de la culpabilité qui pouvait étreindre le jeune homme depuis la capture de Faust, la blonde se montrait globalement docile et le laissait ainsi traîner dans ses pattes. Tant qu’il ne cherchait pas à trop parler, ça lui convenait bien. Le flot de pensées de la meneuse se vit finalement interrompu lorsqu’un atom, messager, pénétra dans la pièce pour lui signaler qu’Hippocrate désirait la voir. La demande a le don de surprendre l’ancienne bras droit, certes les deux femmes se sont toujours parfaitement entendu mais elles avaient des responsabilités bien différentes et chacune demeurait sur ses plates bandes. Il était toutefois évident qu’elle irait accueillir la médecin et le fit savoir à son interlocuteur. Il ne lui fallut attendre qu’une petite minute supplémentaire pour entendre de nouveau quelqu’un toquer, avant que la silhouette de la brune ne se dessine dans l’encadrement de la porte. Lui offrant un sourire et un signe de tête en guise de salutation, Drathir ne put s’empêcher de sourire face aux propos de la jeune femme. Merci d’avoir accepté de me recevoir. Donnait-elle à ce point l’impression d’être capable de refuser une demande de ce genre ? Ne relevant pas toutefois, l’amusement ne se lisant ainsi que sur ses traits, la blonde finit par inviter Vulcan à sortir d’un simple signe de tête, avant de préciser en le voyant hésiter : « Bon dieu je risque rien, et au pire promis je sacrifie Hippocrate pour sauver ma peau. Ironise-t-elle avant de laisser le temps au jeune homme de partir, sans se départir de son sourire. Une fois la porte close et les deux femmes seules, Dagger désigna le siège face au sien d’un geste de la main. Assied toi. » Propose-t-elle simplement.

Ne quittant pas des yeux la soigneuse des lieux, la meneuse ne put s’empêcher de se moquer légèrement. « Je crois que tu te fourvoies à mon sujet. Je suis pas le moins du monde occupée, depuis le sauvetage de Faust on peut même dire que je glande. S’amuse-t-elle, bien que la réalité ne soit pas si simple, ou si belle. Elle ne glandait pas, non, mais il fallait admettre que ses préoccupations n’étaient plus les mêmes et qu’elles s’avéraient moins angoissantes. A peine. La pression de chef demeurait la même et l’infirmière se demandait continuellement si elle prenait les bonnes décisions. Bien qu’ils n’en aient pas officiellement parlé, Roy n’avait eu de cesse de mettre en avant, plus ou moins subtilement, le fait qu’elle était seule pour gérer l’équipe. Alors qu’à l’époque, lui l’avait eu elle, pour le meilleur comme pour le pire ceci dit. Mais au moins n’avait-il pas été seul, contrairement à elle, et la meneuse avait compris que si les rênes demeuraient en sa possession, elle se devait de se trouver un bras droit. Et ça aussi, elle y avait réfléchit. Certains estimeraient peut être qu’elle choisirait Roman, comme si le policier incarnait une évidence de par le fait qu’il était son compagnon au quotidien, pourtant elle n’avait pas pensé à lui. Pas une seule seconde. Car elle ne voulait pas se disputer avec lui, elle ne voulait pas avoir à ramener les problèmes de gestion de l’équipe sur le tapis au sein même de leur foyer. Dagger prenait déjà trop de place dans leur vie de couple et elle ne souhaitait pas en rajouter, sans parler du fait qu’elle en était persuadée : les responsabilités qui allaient de pair avec le poste de bras droit ne l’attiraient pas le moins du monde. Prenant soudainement conscience de son mutisme, Drathir se racla la gorge et finit son verre d’une traite avant de sortir une bouteille, celle-ci contenant très certainement de l’alcool, et de s’en servir un nouveau, demandant en un simple coup d’œil si son interlocutrice en désirait un. Ce fut plus franchement qu’elle reprit également la parole : Tu voulais me parler de quoi ? C’est plutôt rare de te voir désirer t’entretenir avec moi, tu te débrouilles très bien toute seule d’habitude. » Avoue-t-elle dans un sourire. Hippocrate n’avait pas besoin d’aide, elle savait ce qu’elle avait à faire et le faisait très bien, les initiatives ne semblaient pas l’effrayer non plus, ce qui faisait d’elle un atout de taille. Indéniablement.
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MessageSujet: Re: It was always you • Dagger   Ven 1 Juil - 20:38
IT WAS ALWAYS YOU
C'est en voyant ses lèvres s'étirer à ton entrée que tu pris conscience Hippocrate, du temps qu'il avait fallu à la blonde pour apprendre à te faire confiance et de l'amitié sincère que vous vous portiez. Ce n'était pas négligeable dans une équipe de s'entendre avec la personne qui la dirigeait, cela facilitait bon nombre de choses comme la cohésion entre les membres et la cohérence des décisions prises. Lorsque Faust était sur le trône, tu n'avais pour ainsi dire eu aucun mal à gérer comme tu l'entendais l'infirmerie avec tes collègues et le plus souvent tu ne l'avais accueilli que comme patient. Pour Dagger, c'était différent ; bien qu'elle n'avait jamais remis en question tes décisions, tu avais senti à tes débuts que tu étais mise à l'épreuve et que ton caractère ainsi que tes compétences étaient examinés. Cette validation s'était faite plutôt rapidement, peut-être aidée par le fait que ta deuxième action dans le jeu avait été de porter assistance à la jeune femme avec succès.
Dans tous les cas, la relation que vous entreteniez était plutôt positive et c'est ce qui te permettait de ne pas craindre la réaction de la blonde lorsque tu lui confierais ton intention. Cependant, malgré cette proximité, tu estimais Hippocrate que les fonctions de la bleue impliquaient qu'on fasse preuve de respect envers elle. Aussi, si tu ne la vouvoyais pas, tu pensais toutefois que l'appeler par son titre ou veiller à suivre ses décisions et lui accorder la liberté de les imposer, relevait d'une nécessité.

Tu souris devant l'hésitation de son garde du corps et levas la main gauche en portant la droite sur ton cœur.
« Je jure de la laisser faire Vulcan. » Tu échangeas un bref regard complice avec ton amie avant de t'installer dans le siège qu'elle te désigna. L'espace d'un instant, tu fus à nouveau détendue et tu aurais presque pu croire que tu rendais là une simple visite de courtoisie à l'infirmière mais il n'en était en fait rien. Tu parvenais néanmoins à garder une certaine contenance grâce à la dérision dont elle faisait preuve. Tu doutais sérieusement que Drathir n'ait rien à faire avec les Gaia rebelles en liberté et surtout le récent accord qui venait d'avoir lieu entre les Atom et les Eshu. Tout était encore bien fragile dans le Darwin's Game et quoiqu'on en dise, c'était bel et bien les Chefs qui portaient sur leurs épaules le poids de leurs décisions et les vies de leurs camarades.
« Je ne t'ai jamais vu faire quoique ce soit qui te fasse perdre du temps ici Dagger, je suis certaine que tu dois avoir beaucoup à gérer, ne serait-ce que répondre aux nombreuses questions que doivent se poser les Atom. Tu n'as pas à t'en faire pour Faust, tant qu'il sera en convalescence je me charge de lui. » continuas-tu un sourire réjoui sur les lèvres à l'idée de pouvoir enfin obliger l'homme à se reposer et à s'occuper de lui. Tu savais qu'il serait tout aussi difficile de faire entendre raison à la jeune femme concernant sa santé, bien que les connaissances que lui offraient son métier à Chicago permettraient sans doute que tu obtiennes gain de cause au final. La blonde n'ignorait pas ce que tu pensais de son ascension et des décisions qu'elle avait prises jusqu'à présent, tu t'étais chargée de le lui dire lors de votre rencontre avec les dirigeantes des Eshu, et même si elle n'avait pas semblé bouleversée par tes paroles, tu l'avais sentie rassurée Hippocrate.
C'était parce que votre entente était idéale que tu avais peur de sa réaction et de la tienne également lorsque tu lui ferais part de ton souhait.

Tu refusas d'un signe de tête l'invitation à boire, préférant ne pas te laisser distraire par la boisson. Prenant une grande inspiration, tu forças tes muscles à se détendre avant de répondre à ta supérieure.

« Cela ne concerne pas l'infirmerie, bien que si tu tiens à le savoir je suis en train de former un nouveau arrivant pour m'aider... Il faut dire qu'il y a eu malheureusement beaucoup à faire ces derniers temps. » Tu pinças tes lèvres comme à chaque fois que tu évoquais les désastres qui vous étaient tombés sur la tête depuis la revanche des Caho. Il y avait eu l'incendie du QG Gaia, la capture d'Aestus puis de Faust et les traces indélébiles qui marqueraient leur âme plus que leur corps, et enfin l'échec du festin. Il était préférable de ne pas s'attarder sur le passé si tu voulais avancer, c'est pourquoi tu mis de côté ces sombres pensées et poursuivis. « Je suis venue te parler afin de demander à ce que tu prennes en compte ma demande : je souhaite participer au Jour de l'Unité. » Tu t'étais lancée, il serait maintenant impossible de faire marche arrière.

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MessageSujet: Re: It was always you • Dagger   Lun 4 Juil - 19:36
 

Hélène ∞ Drathir.

It was always you.


Le sourire amusé qui orne le visage de la blonde s’étire légèrement tandis que le médecin des lieux se permet de lui faire remarquer qu’elle ne faisait jamais rien au hasard. Et que perdre du temps à ne rien faire n’était pas dans ses habitudes. Ça amuse Dagger presque autant que ça l’impressionne, c’est qu’elle en oubliait que son interlocutrice commençait à bien la connaître, au point qu’il deviendrait sûrement difficile de lui cacher quoi que ce soit si l’envie lui en prenait. « C’est vrai avoue-t-elle donc simplement en se calant un peu mieux contre le dossier de sa chaise. Du bout des doigts elle redessine les contours de son verre, pensive. Avec le festin désastreux, il y avait eu beaucoup à faire. Drathir n’avait pas hésité à prendre les mesures nécessaires et n’avait, de ce fait, pas hésité à rendre visite aux dirigeantes eshu pour leur prouver que le fiasco de cette paix n’était pas du aux atoms. Personne n’avait rien su. Hippocrate était venue ce jour là, pour surveiller, pour l’épauler. Y repenser ne faisait que rassurer la blonde dans ses convictions et décisions à venir : son interlocutrice était indéniablement un atout, et une personne fiable, qui pouvait faire bien plus que de se contenter de servir à l’infirmerie, aussi gratifiant puisse être ce travail à ses yeux. Et je ne m’inquiète pas. Jamais lorsqu’il est question de ton travail. » Assure-t-elle avec sérieux, non sans un sourire, tandis qu’elle relevait les Yeux en direction de la brune. Drathir avait bien évidemment éprouvé le besoin de surveiller les atom lorsqu’elle est arrivée au poste de chef, pas tant parce qu’elle doutait de leurs capacités que parce qu’elle désirait s’assurer que tout fonctionnait correctement. Sans parler du fait qu’elle cherchait évidemment à évaluer la loyauté qu’on pouvait lui accorder, les mots de Kaboomovic ne quittant jamais son esprit même aujourd’hui. De ce fait Hippocrate avait pu voir Dagger lui tourner autour, plus pour lui prouver qu’elle était une meneuse digne d’être suivie que pour évaluer son travail à l’infirmerie. Car de cela, la blonde n’en doutait pas : le médecin de l’équipe était talentueux. Elle avait eu l’occasion de le vérifier par elle-même et rapidement elle avait décidé de ne plus jamais empiéter sur les plates bandes de la jeune femme, sachant qu’elle pouvait lui faire entièrement confiance à ce sujet. Cependant, tandis que la meneuse se servait un nouveau verre et essuyait le refus poli d’Hippocrate, elle comprit alors que la raison de sa venue dans ce bureau ne concernait nullement Faust, ou qui que ce soit d’autre d’ailleurs.

Il n’empêche que Dagger apprend ainsi qu’un nouveau médecin était en train d’être formé, ce qui ne pouvait que la réjouir. Bien évidemment tous les joueurs ne pouvaient être médecin ou chirurgien dans la vraie vie, et elle ne comprenait que trop bien que même ces derniers ne souhaitaient pas forcément occuper ce poste de soigneur au sein du jeu également, aussi il fallait parfois compter sur des personnes aux connaissances moins poussées. C’est le jeu qui voulait ça. Mais si Hippocrate pouvait trouver le temps de transmettre ses connaissances, sans parler du fait qu’elle était déjà bien aimable d’en éprouver l’envie, cela n’était que du bonus. Au vu des ravages causés par la guerre, des blessures qui résulteraient du jour de l’unité à venir, et des plaies qui arriveront sûrement suite à de nouveaux combats impossible à empêcher, la présence de guérisseurs quelconque était essentielle. Et tandis que la brune pinçait les lèvres en évoquant les souvenirs désastreux de ces derniers temps, Drathir peine à retenir l’esquisse d’un sourire. Parce que de son côté, la seule chose à laquelle elle pense, c’est au fait qu’un médecin sera en mesure de remplacer Hippocrate. Laissant cette dernière libre d’occuper un autre poste auquel Dagger la destinait depuis plusieurs semaines maintenant. Cependant, si cette nouvelle la réjouit et la conforte dans ses plans, la suite du discours du médecin la prend clairement au dépourvu et c’est un regard rempli d’incompréhension que la blonde vrille dans celui de son interlocutrice. Elle comprend pas, pourquoi celle là même qui avait en horreur les combats et la vue du sang dès lors que cela impliquait des blessures sur ses proche, voudrait-elle se battre dans l’arène ? Pourquoi la pacifiste voudrait-elle subir le stress et la pression de l’arène, prenant ainsi le risque de dire adieu à ses convictions, prenant le risque de se perdre irrévocablement au milieu du sable et du sang. La meneuse atom ne comprend pas et, instinctivement, elle s’offusque d’une telle demande, éprouvant d’office le besoin de préserver son interlocutrice, aussi grande et indépendante soit-elle. Elle veut pas envoyer Hippocrate se battre, elle veut pas la voir mourir, elle veut pas non plus avoir à s’occuper de ses blessures si jamais le médecin qu’elle forme n’est pas encore en mesure de les gérer. Bien évidemment la blonde avait surtout déjà envisagé d’autres possibilités, ayant presque choisi ses combattants ou tout du moins imaginant aisément quelles étaient les meilleures options à sa portée. Et il fallait l’admettre, elle n’aurait jamais pensé à la brune.

Mais qui était-elle pour refuser ? Pour décider de qui était digne ou non de se battre pour faire la fierté de l’équipe. Elle-même n’avait pas eu la confiance de Faust, or lorsqu’il avait fallu désigner le combattant qui le représenterait, il n’avait pas hésité à l’envoyer elle dès lors qu’elle eut exprimé le souhait d’y aller. Et si elle en est où elle est aujourd’hui, c’est grâce à ça, à cette confiance, à cette possibilité qu’il lui a offert de faire ses preuves. Devait-elle donc refuser au médecin ce qu’on lui avait accordé à elle ? Elle hésite. Elle sait pas trop. Tiraillée entre son pragmatisme qui la poussait à envoyer quelqu’un de sûrement plus compétent en matière de combat, et sa politique de vie qui la poussait à laisser les gens mener leurs propres expériences. Elle se refusait tout simplement à être un obstacle entre les gens et leurs désirs, tant que lesdits désirs n’avaient pas d’impact sur l’ensemble de l’équipe. Tout le monde devait essayer, faire ce qu’il croyait juste, se casser la gueule, regretter. Et elle ne voulait pas être celle qui bridait qui que ce soit de ce côté-là. Elle ne voulait pas non plus mentir à son interlocutrice, lui témoignant bien trop de respect et d’affection pour se permettre de la traiter comme une gamine incapable d’entendre la vérité. « Je vais être franche avec toi, c’était pas dans mes plans de t’y envoyer. Et je suis surprise que tu m’en fasses la demande. Ce qui devait sûrement se voir, se sentir. Mais, plus que de la surprise, c’est une forme d’inquiétude qui teinte l’émeraude de ses yeux tandis qu’elle s’efforce de demeurer calme dans ses propos, sa voix conservant ce sérieux qui lui était propre. On parle pas d’affronter la vue du sang là, si je doute pas de ta capacité à voir des blessures dégueulasses au quotidien, là on parle de ta capacité à tuer. As-tu seulement égorgé quelqu’un dans le jeu ? J’en doute parfois. » Aux yeux de la blonde, Hippocrate n’avait jamais tué. Pas que ce soit un mal en soi et cela se voyait, Dagger n’étant pas le moins du monde méprisante et se contentant de constater les faits. Lâchant un soupir, Drathir se permit de prendre une gorgée de cet alcool qui la calmait tant, avant de poursuivre, se penchant en avant sur le bureau et accrochant ainsi le regard de son interlocutrice.

« Quand tu descends dans l’arène, tu as la pression de toute ton équipe sur le dos. T’as beau savoir que personne t’en voudrait d’échouer, tu veux pas décevoir qui que ce soit. Puis t’y réfléchis, et tu comprends que pour satisfaire les tiens tu vas devoir saigner des mecs, si t’as pas de chance ces mecs seront peut être des proches. Tu te dis que tu feras ça proprement, avec respect, puis tu vois les armes braquées sur toi, tu comprends qu’on essaye de te tuer, et là t’as l’instinct de survie qui fait le reste. Tu deviens violent, sauvage, tu penses plus qu’à sauver ta peau quitte à achever un mec à coup de pierres dans la gueule pour ça. Elle le sait bien, en garde les marques invisibles dans son esprit. Drathir n’a jamais été la plus douce ou pacifique, pourtant elle s’était surpris à avoir la rage durant son combat. La vraie. Celle qui te pousse aux pires atrocités, tant pour sauver ta peau que pour faire payer à celui qui avait osé attenter à ta vie. T’as beau savoir que c’est le jeu qui veut ça, ça change rien. Elle était morte ce jour là, mais elle avait cogné à s’en péter les phalanges, en boucle, sans s’arrêter si ce n’est lorsqu’on la blessait en retour. L’arène ça te salit. On a beau en amoindrir l’importance, on a beau dire que ça a toujours été comme ça et que c’est pas pire que de s’entretuer dans la forêt, c’est pas pareil. L’arène ça te change. Et… Je veux pas que tu changes. Conclut-elle simplement, son regard ancré dans celui du médecin.  L’équipe a besoin de toi comme tu es aujourd’hui. J’ai besoin de toi comme tu es aujourd’hui. Alors si tu veux vraiment y aller, si tu veux vraiment participer à cette boucherie, j’te conseille d’avoir des arguments de choc. » Parce que si la blonde daignait lui donner l’occasion de s’expliquer, réclamant en silence des précisions de toute manière, elle avouait tout autant que la convaincre ne serait pas chose aisée. Dagger était têtue de base, or quand sa nature pragmatique lui soufflait également que même d’un point de vue compétence Hippocrate n’était pas le meilleur choix, il faudrait vraiment une nouvelle de folie pour la convaincre de la laisser descendre dans l’arène. Car elle ne plaisantait pas en affirmant avoir besoin d’Hippocrate telle qu’elle était. Elle avait besoin de quelqu’un de compatissant, de raisonnable, capable de retenue. Tout ce qu’elle n’était pas. Tout ce qu’elle avait besoin de retrouver chez un bras droit en devenir.
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MessageSujet: Re: It was always you • Dagger   Mer 27 Juil - 17:03
IT WAS ALWAYS YOU
Tu étais entrée dans le bureau de la nouvelle Chef Atom avec beaucoup d'appréhension et une certaine anxiété que tu n'avais encore jamais éprouvée face à Dagger. Tes souvenirs associés à la jeune femme étaient à la fois doux et amers, elle avait été la première personne que tu avais rencontrée dans le jeu, la première sur laquelle tu avais exercé tes compétences en médecine et celle qui t'avait tout simplement « donné » une nouvelle famille. Rien que pour cela, tu lui en étais infiniment reconnaissante. Tu n'ignorais pas non plus que c'était grâce à des joueurs comme Batman, Treesh, Scar et Faust que tu avais rapidement pris tes marques dans cet univers et pu devenir une personne sur laquelle tes camarades pouvaient compter. Tu n'avais donc pas à craindre cette rencontre Hippocrate car tu te savais prise au sérieux par les autres Atom et surtout par l'infirmière. Ce ne fut cependant qu'en la voyant sourire que ton angoisse se dissipa légèrement aidée par le travail intense d'aménagement effectué par Dagger dans l'ancien bureau de votre chef devenu pêcheur. Si ta mémoire ne te faisait pas défaut, il n'y avait pas eu de grands changements, peut-être un ou deux meubles en plus, quelques objets déplacés et d'autres qui n'étaient plus là. Tu t'y serais sentie extrêmement à l'aise dans tous les cas, si tu n'avais pas cette demande à faire.

Tu parvins néanmoins à te détendre un instant devant la confiance que t'accordait visiblement la jeune femme. C'était quelque chose dont tu avais conscience bien sûr, vous n'auriez pas pu travailler ensemble pendant tout ce temps si cela n'avait pas été le cas, mais comme un « je t'aime », l'assurance d'être prise au sérieux et cru faisait chaud au cœur. Pourtant, tu allais aujourd'hui tester la solidité de votre relation d'une façon à laquelle tu n'aurais jamais pensé lorsque tu avais débarqué dans la forêt et étais tombée sur la blonde blessée.
Briser la sérénité de l'atmosphère et ajouter ton propre problème au fardeau qui reposait sur les épaules de Dagger n'était pas ce que tu avais souhaité, et aborder le sujet qui te tiraillait ne serait pas simple. Tu n'avais pas le moindre doute sur le fait que ta volonté prendrait la Chef Atom au dépourvu et que tu te verrais contrainte de mettre ton âme à nu si tu espérais que ton désir soit exaucé.

L'air surpris de ton amie avait quelque chose de comique et d'irréaliste. Un peu comme cette situation Hippocrate. Tu pouvais parfaitement imaginer le cheminement de sa pensée, celui-là même que tu avais emprunté avant que le picotement lancinant dans tes yeux ne te rappelle douloureusement pourquoi tu reniais temporairement tes convictions. Tu n'osais pas parler pourtant, autour de toi la pièce semblait s'effacer tandis que tu ne voyais plus que ton interlocutrice, tu étais même incapable de bouger. Paralysée par le poids de tes mots et de leurs conséquences. Pour éviter de penser, tu te réduisis à lire le visage en face de toi et le conflit qui sembla s'y dérouler parut étrangement similaire au tien. Tu avais l'impression qu'en cet instant vous étiez toutes deux plus identiques que jamais. Animées par la même volonté de bien faire, de faire ce qu'il y avait de mieux, tout en ne faisant pas la sourde oreille aux consciences individuelles.

Tu clignas des yeux et affichas un pâle sourire en l'écoutant. Tu pensas un moment t'excuser avant d'en décider autrement. De quoi t'excuserais-tu ? De l'avoir surprise ? D'être venue avec cette idée à des années lumières de ce qui correspondait à l'image que tu véhiculais ? Ce n'était pas ainsi que tu parviendrais à la convaincre. Tu ne l’interromps pas, profitant de ces quelques secondes pour organiser ton argumentaire, mais cette préoccupation semble futile lorsque tu entends ses doutes. Tu ne pouvais pas lui en vouloir, le nombre de fois où tu avais quitté l'enceinte du QG pouvait se compter sur les doigts des mains et le plus souvent tu en étais revenu indemne. Ta mâchoire se crispa et tu serras tes poings, les dissimulant sous le bureau. Tu préférais ne jamais avoir tué quelqu'un. « Il y a d'autres moyens que l'égorgement pour tuer un joueur. Tout comme il ne suffit pas parfois d'être celle qui tient l'arme ou le couteau pour être tenue responsable d'un bain de sang. » Ta bouche devint pâteuse et tu dus ta capacité à garder ton self contrôle à ces années de chirurgienne puis de médecin légiste qui t'obligeaient à compartimenter tes émotions. Tu en avais déjà trop dit.

Vos regards se fixèrent l'un dans l'autre et la discussion reprit. Tu te rendais bien compte qu'il s'agissait là d'une expérience vécue par l'ancien Bras-droit, qu'il s'agissait à la fois d'une mise en garde et de conseils. Ce n'était pas un joli mensonge de propagande destiné à te rassurer et à faire naître en toi la flamme du combat. Non, c'était la froide et monstrueuse vérité, celle que tu venais récemment de découvrir, celle que tu voyais dans chaque blessure de tes amis, dans leurs yeux ou dans leurs silences.
Impossible de nier que le regard des autres était important pour toi et qu'il le serait d'autant plus lors du Jour de l'Unité, mais on ne devenait pas une chirurgienne de ton niveau si on ne savait pas gérer des parents hystériques, des familles qui voyaient en toi leur dernière chance. Un médecin se devait d'être exemplaire et le droit à l'erreur n'existait pas.
Tu t'adoucis considérablement face aux inquiétudes de Dagger. Tu n'ignorais pas que tu étais fragile, plus autant qu'avant, mais tu savais qu'il te restait encore du chemin pour te dire prête à affronter tes démons, à ne plus tendre la main au lieu de frapper l'adversaire.

« Je ne suis pas sûre d'être actuellement ce dont a besoin cette équipe. » Tu pris une grande inspiration, forçant tes poumons à se gonfler d'air bien qu'ils paraissaient comme défectueux depuis que tu avais lâché la bombe. « Je réceptionne des âmes blessées sur lesquelles les mots ne servent à rien, je panse des plaies qui se refermeront un jour ici mais pas à Chicago. Je suis là quand tout est fini et je n'ai aucun droit de leur dire de cesser leur combat quand, et tu as raison sur ce point, je ne connais rien au combat désespéré. » Demi-mensonge, tu avais par deux fois joué ta vie et d'une certaine façon tu étais morte à chaque fois. « Je veux pouvoir empêcher qu'ils se fassent du mal, je déteste l'idée qu'il s'agisse d'un jeu où l'objectif est de se combattre à mort. » Ton corps entier tremblait sans que tu ne t'en rendes compte. « Comment pourrais-je continuer à être leur médecin lorsque j'ai été incapable de sauver une bande d'enfants de la mort ?! Certains n'en sont pas revenus et tout ce que j'ai été capable de faire c'est de mourir en les regardant. Il est nécessaire que je devienne plus forte, que je me prouve que je ne vous laisserai pas tomber encore une fois, que je lui montre que la prochaine fois il n'aura pas cette chance de me voir à genoux. » Les autres avaient été extrêmement compréhensifs en ne te reprochant pas ta naïveté et ton erreur. Tu n'avais pas pu garder sous silence ta défaite, aussi bien que tu l'avais fait lorsque tu avais achevé ta première adversaire et que tu avais traîné ta carcasse jusqu'à l'infirmerie pour te soigner.

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MessageSujet: Re: It was always you • Dagger   Mar 2 Aoû - 21:25
 

Hélène ∞ Drathir.

It was always you.


Elle sait pas ce qui peut ainsi pousser son interlocutrice à se jeter dans l’arène. Hippocrate, la douce mais néanmoins ferme Hippocrate, celle là même qui savait se faire respect des siens sans jamais avoir à verser une seule goutte de sang. Elle était le médecin, mais en vérité elle était bien plus que cela, elle l’a toujours été. Elle est cette femme capable de faire entendre raison, celle là même qui, en jouant les médiatrices, parvient à faire comprendre qu’il y a peut être d’autres solutions, d’autres possibilités. Et pourtant, la brune voulait désormais emprunter le chemin de la violence, ce même chemin que la blonde foulait sans scrupules ce qui lui était souvent reproché. Et c’est si soudain, totalement inattendu, que la meneuse ne sait quoi faire de cette demande. Qui était-elle pour refuser ? Qui était-elle pour empêcher quelqu’un de se battre car quelque chose au fond de ses tripes lui intimait de le faire ? Et bien elle était chef. Et comme toujours cela impliquait de prendre des décisions, bien souvent pour les autres. Et en cet instant précis Dagger ne se voit pas répondre positivement à la demande du médecin, elle ne se voit pas lui accorder le droit de descendre l’arène pour représenter l’équipe. Parce que ça ne profiterait à personne, parce que ça détruirait la joueuse et ne servirait probablement pas l’équipe. Drathir était d’un pragmatisme à toute épreuve, et envoyer Hippocrate n’était décidément pas la chose la plus intelligente à faire au vu des circonstances. S’était-elle seulement déjà battue en dehors des entraînements procurés par Batman ? Avait-elle déjà tué ? La blonde en doutait pourtant les propos de sa compagne la ramènent rapidement à la réalité et lui rappellent que la vérité est souvent bien plus complexe qu’on ne le croit. Dagger lui a offert un discours sincère basé sur sa propre expérience, il lui faudrait donc être aveugle pour ne pas comprendre que les mots soufflés par la jeune femme sont empreints de cette même expérience, cette même vérité. Il y a la culpabilité, nichée au fond de sa voix, cette même culpabilité qui commence doucement mais sûrement à faire trembler le médecin. Elle n’y est pas insensible la blonde, elle compatit, imagine aisément les insomnies que ce sentiment peut provoquer. Mais jamais, ô grand jamais, ça ne doit être une raison pour prendre des décisions insensées.  Après tout, c’est ce qui avait été reproché à Roy pas vrai ? Rongé par la culpabilité et par le poids des promesses, il avait fini par se rendre pour sauver Aria. Cela avait compliqué bien des choses. Laisser Hippcorate se battre au nom de cette culpabilité rendraient les choses toutes aussi complexes et délicates à gérer.

Pour l’heure cependant la meneuse garde son avis pour elle, peu envieuse d’en rajouter et préférant laisser son interlocutrice parler encore et encore. Elle voulait ses arguments, elle voulait sonder son âme pas tant poussée par une curiosité maladive que par le besoin de trouver des failles. Des failles dans ses arguments, dans son discours. Des erreurs à lui remettre sous le nez, là encore pas pour la blesser, mais au contraire pour la sauver. La préserver. Surtout la préserver. Et les peurs de la brune lui sautent à la figure lorsque celle-ci reprend la parole. Je ne suis pas sûre d’être actuellement ce dont a besoin cette équipe. Elle se trompait. Pour la blonde elle se trompait terriblement et un frisson parcourt son échine tandis qu’elle s’en fait la réflexion. Mais elle ne l’interrompt pas, la laissant s’épancher sur ce qui la faisait réagir ainsi et rapidement l’esquisse d’un sourire un peu triste finit par orner le visage de la meneuse. Nulle pitié pourtant, du moins pas celle à laquelle l’on pourrait s’attendre, tant l’atom estime que son interlocutrice fait fausse route. Tristesse également en la voyant trembler, en la voyant dans ce sale état qu’on ne lui connaissait pourtant pas. Hippocrate a toujours été forte, médecin habitué à la mort, médecin aguerrie qui ne flanche pas devant le sang et les larmes. Mais comme n’importe qui, elle finissait par craquer. Dagger aurait cependant préféré ne jamais voir ce jour venir. Mais alors que la brune conclut en affirmant vouloir être plus forte, la meneuse veut revenir sur un autre point et c’est calmement mais non sans fermeté qu’elle demanda, le regard brillant de détermination : « Pense tu que je suis un chef méprisable qui ferait mieux de donner sa place à quelqu’un d’autre ? La question sort de nulle part, incroyablement franche et pourtant diablement rhétorique. La blonde ne doutait pas de la loyauté infinie de son interlocutrice, celle là même qui malgré son franc parler appréciable n’irait pas la trahir, celle là même qui estimait sûrement que Drathir était parfaitement à sa place. Et c’est parce qu’elle ne doute plus de cette confiance placée en elle qu’elle reprend la parole aussitôt, distillant son argumentation progressivement. Après tout, comment pourrais-je continuer à être le chef des atom quand tant d’entre eux sont morts sous mon commandement ? Elle est là la faille dans le discours du médecin, cette faille dont se sert désormais Dagger. Tu crois que j’ai pas culpabilisé ? Lorsque, malgré un plan visant à limiter les morts, j’ai dû constater le nombre de pertes qu’a impliqué le sauvetage de Faust. Ne crois tu pas que je me suis maudite à n’en plus finir lorsque tant des nôtres sont morts durant un festin auquel j’ai pris la décision de participer ? Tellement de gens ont payé le prix de mes décisions, et je me fais pas d’illusions, beaucoup d’autres encore souffriront de mes choix. Est-ce que pour autant, ça fait de moi une personne indigne qui ne mérite pas son titre ? Nous occupons toutes les deux un poste qui n’a rien de simple, un rôle qui nous bouffe et nous bouffera continuellement, et le sentiment d’impuissance qu’on peut éprouver ne retire en rien notre mérite. » Elle méritait sa place de médecin, elle méritait la confiance des autres, et jamais elle ne doit remettre cela en doute.

Pourtant elle comprenait Dagger, elle comprenait que trop bien les désirs de vengeance, cette colère qui vous bouffait les tripes et vous poussait aux actes les plus ignobles. Elle comprenait la fureur qui pouvait étreindre son interlocutrice et le besoin qu’avait celle-ci de faire ses preuves, tant aux autres qu’à elle-même. « Ce n’est pas l’arène qui t’apportera ce que tu désires Hippocrate. On sort pas plus fort de l’arène, on en sort salit et victorieux ou brisé et perdant. Si tu gagnes dans l’arène, tu ne voudras même plus te regarder dans une glace. Et si tu perds, ta prétendue faiblesse te dégoûtera jusqu’à ce que quelqu’un daigne te rappeler que tu es plus forte qu’il n’y paraît. La nostalgie fait vibrer la voix de la blonde tandis qu’elle pense à Roy. Leurs rapports ont beau être houleux au possible, complexes au point qu’elle-même se perdait dans leur relation, elle n’oubliait pas. Elle n’oubliait pas que si cet homme, à juste titre, ne lui avait pas fait confiance, il avait su apprécier le pas qu’elle avait fait vers lui en descendant dans l’arène. Elle n’oubliait pas que, malgré sa défaite, il l’avait nommé bras droit et lui avait donné sa chance. Sans Roy, sans ses doux idéaux et sans la confiance qu’il a placé en elle, elle ne serait pas à cette place, assise à ce bureau. Poursuis tes entraînements et si c’est ce que tu désires, affronte ceux qui croiseront ton chemin, je ne m’y opposerai bien évidemment pas. Mais tu sembles convaincue que c’est en te battant que tu nous offriras la preuve que tu ne nous laisseras plus tomber… Là encore laisse moi affirmer que tu te trompes. Ce n’est pas en faisant couler le sang que tu protégeras cette équipe… Mais en m’empêchant d’en faire couler. Les doigts s’entrecroisent sur le bureau tandis que la blonde se penche un peu plus en avant, son regard d’émeraude ne lâchant pas celui de la brune, des prunelles teintées de sérieux et d’une détermination farouche. Elle ne doutait pas Dagger. Elle ne doutait pas d’Hippocrate et ne doutait pas que la proposition qu’elle s’apprêtait à lui faire.  Deviens mon bras droit. » Et empêche moi de tuer tous ceux qui ont osé s’en prendre à nous.
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MessageSujet: Re: It was always you • Dagger   Lun 8 Aoû - 11:50
IT WAS ALWAYS YOU
Tu avais conscience d'offrir un spectacle pitoyable, indigne des fonctions que tu occupais chez les Atom, et tu devais de ne pas être rongée par la honte au fait que seuls les yeux de Dagger étaient témoins de cela et que surtout être faible parmi les bleus ne signifiait pas l'exclusion ou la mort comme dans d'autres teams. La gorge serrée, les yeux humides et le corps secoué de tremblements, tu avais l'impression de revivre ces nuits passées à pleurer ton enfant, sauf que cette fois-ci tu faisais le deuil de l'ancienne Hippocrate ou tout du moins de cette parcelle d'innocence qui t'avait fait croire que tu n'avais pas changé, que tu ne changerais jamais. Or, lorsque tu t'étais inscrite au Darwin's Game pour tenter de comprendre les responsables de la mort de Jude, tu ne t'étais pas attendue à t'y impliquer autant, à aimer les joueurs que tu avais rencontrés, mais aussi à vouloir te battre pour eux et plus seulement pour ton neveu.
Tu sentais bien que malgré de sincères arguments, tu venais de perdre tes chances de convaincre la jeune femme d'accepter ton souhait de participer au Jour de l'Unité en tant que champion de votre équipe. Tu lui étais néanmoins reconnaissante de te laisser la possibilité d'aller au bout de ta démarche et de ne pas t'écouter uniquement par mansuétude.
Quand tu eus fini de t'adresser à elle, une immense sensation de vide s'empara de toi ainsi qu'une dérangeante envie de te cacher.

Un silence. Puis la question de la chef Atom sort et te fait l'effet d'un électrochoc. Non ! Bien sûr que non ! Elle n'aurait pas occupé la fonction de bras droit que tu aurais quand même trouvé que Dagger était un excellent choix pour diriger les bleus ou plutôt pour les mener vers une paix à laquelle vous aspiriez pour la grande majorité. Si l'on pouvait discuter certaines des décisions prises, personne ne pouvait nier les intentions justes qui avaient dicté sa conduite. Quand bien même la blonde était souvent définie comme brutale, sans tact et impulsive, tu savais Hippocrate que cela n'était pas toujours le cas et qu'on oubliait surtout que l'ancien bras droit n'avait jamais fait de choix qui auraient privilégié ses intentions personnelles au détriment du bien être commun.
« Méprisable » n'était pas un terme que tu comptais utiliser pour qualifier celle que tu considérais être une amie précieuse et fidèle. Penchée en avant, prête à défendre ton opinion, tu ne pus toutefois placée aucun mot car déjà la jeune femme enchaînait. Tu grimaças, commençant à comprendre là où allait en venir ton chef. Il était vrai que si l'on suivait ton raisonnement, alors tout le monde ou presque était responsable à différentes échelles de vos échecs et de vos morts. Et elle avait la raison. Tu n'étais pas la seule à te sentir coupable et à être rongée par le remord, pourtant tu ne voyais pas tous tes amis s'écrouler.

Tu ne pensais pas pourtant que participer au JDU serait une fuite. Tu y voyais là un moyen honnête de prouver ta valeur et d'effacer le tort que tu avais causé. Mais le goût amer de ces premiers combats auxquels tu avais assisté à ton arrivée te revint en force en entendant la description qu'en faisait Dagger, et tu te refusas à fermer les yeux pour éviter au souvenir de refaire entièrement surface. Cela ne t'empêcha pas de sentir la douleur et la mélancolie dans sa voix ; sans réfléchir tu approchas ta main et la posas doucement sur la sienne quelques instants, la serras, avant de la récupérer. En l'absence de mots pour soulager la blonde, tu en étais venue à lui procurer du réconfort par un geste et tu espérais également montrer que ton esprit s'était par la même occasion apaisé grâce à elle.

« Ce n’est pas en faisant couler le sang que tu protégeras cette équipe… Mais en m’empêchant d’en faire couler. »

Tu eus un mince sourire, voyant là une référence à tes fonctions de médecin ou plutôt de mère poule envers les plus jeunes auxquels tu tentais de mettre du plomb dans la cervelle. Son regard chercha, puis croisa le tien et tu ne pus t'empêcher de froncer tes sourcils face à la solennité que tu y voyais. Il n'y avait nul besoin de mettre autant de forme dans un refus de te nomme championne des Atoms, tu accepterais la réponse de la jeune femme comme tu avais accepté toutes ses décisions jusqu'à présent. Les secondes passèrent mais les paroles de Dagger restèrent, imprégnant la pièce et s'ancrant dans ton cœur.
Étrangement ce n'était pas la première fois que l'on te suggérait cette idée, ta discussion avec Faust demeurait encore dans ton esprit. Cependant, si ce dernier n'avait su que te convaincre qu'il était bon pour lui de passer à autre chose et pour la blonde d'avoir quelqu'un à ses côtés, c'était Drathir qui te faisait hésiter Hélène. Sa proposition sonnait comme une déclaration d'amour, comme un serment auquel tes oreilles et ton être entier croyaient. Tu persistais à ne pas comprendre. « Tu voudrais pour bras droit une personne qui ne s'est jamais battue avec l'équipe, qui a toujours été à l'arrière ? » Tu croisas tes mains sur ton ventre et la regardas d'un air songeur. « Tu sais... bien que je sois surprise, j'aurais pu l'être davantage si je n'avais pas eu une discussion de ce genre quelques jours plus tôt avec Faust... Il paraissait convaincu que... » Tu t'arrêtas et pinças les lèvres. « Une seconde. J'ai besoin d'en être sûre mais... ce n'est quand même pas une demande faite dans le seul but de me dissuader de mettre ma vie en jeu lors du Jour de l'Unité ? J'ai bien compris que je n'étais apte à y aller, que mes raisons n'étaient pas suffisantes voire bonnes, mais ce n'est pas pour la notoriété que je voulais gagner. » Tu préférais largement passer inaperçue et être efficace, faisant d'une fierté le fait que tu contribuais de manière infime au bon fonctionnement des Atom en ne les laissant pas mourir et/ou souffrir. « Je... » Tu soupiras. « Loin de moi l'idée de remettre en cause ton jugement... et celui de notre très estimé ancien chef mais... pourquoi ? Je ne suis pas vraiment une figure d'autorité au sein du QG. » Tu fis un vague geste de la main. « Enfin à l'exception de l'infirmerie. Cependant, je ne fédère pas les joueurs comme Faust et toi savez le faire... »  Tu n'avais pas une âme aussi forte que Dagger, et encore moins sa capacité de faire plier les hommes, les femmes et aussi le destin selon sa volonté. Tu considérais ton amie comme un roc solide sur lequel vous pouviez vous appuyer, un volcan immuable dont la colère pouvait s'abattre violemment sur ses ennemis.

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MessageSujet: Re: It was always you • Dagger   Ven 12 Aoû - 2:08
 

Hélène ∞ Drathir.

It was always you.


La blonde ne peut retenir l’esquisse d’un sourire malgré le sérieux de ses propos et malgré le fait qu’elle essayait clairement de dissuader sa compagne de se lancer dans une entreprise comme l’arène. Certes, même sans l’approbation de son interlocutrice, Dagger aurait usé de son autorité pour la confiner au chantier naval, mais elle préférerait largement que la médecin comprenne son point de vue et finisse par y adhérer. Mais pour l’heure, ce qui fait sourire ainsi la meneuse, c’est cette main glissée contre la sienne. C’est ce geste, amical, qui témoigne de tout le soutien que la brune lui a toujours offert, peu importe l’époque. Soutien lorsqu’il a fallu emmener la blonde hors de la forêt et malgré ses plaies béantes, soutien lorsqu’elle était descendue dans l’arène, soutien lorsqu’elle a dû gérer l’équipe en l’absence de Roy et soutien lorsque cette équipe est devenue la sienne. Hippocrate ne lui a jamais tourné le dos, et si l’on avait pu remettre en question la place de Dagger chez les atom à une époque, celle du médecin était tout simplement inattaquable. Sa loyauté et sa douceur faisait d’elle la parfaite atom, du genre que l’on désire suivre et protéger à la fois. Et c’est parce que la blonde ne doutait pas des qualités essentielles de sa camarade qu’elle s’autorisa finalement à lui faire cette proposition qui lui torturait les méninges depuis plusieurs jours désormais. Deviens mon bras droit. Quelques mots, lancés sur le ton de l’évidence. Pourtant ce n’était pas anodin, surtout pas quand on connaissait la meneuse et sa manie de se la jouer loup solitaire, après tout, des mois durant elle s’était débrouillée seule, sans jamais compter sur un quelconque soutien officiel. Mais aujourd’hui était différent, aujourd’hui, en ces temps de paix et aussi fragiles soient-ils, elle avait besoin qu’on la bride. Elle avait besoin qu’on lui affirme, en boucle, qu’il fallait profiter de cette paix et qu’il fallait la préserver. Car il y avait trop de haine en elle, trop de rancœur, un désir ardent de faire couler le sang pour faire payer les audaces passées et à venir. Elle songe aux caho, aux gaïa, aux eshu. Au final elle songe à toutes ces équipes qui ne sont pas la sienne et qui, de ce fait, n’ont véritablement aucune valeur à ses yeux. Et elle voudrait leur faire payer, à tous, certains plus qu’à d’autres. Mais ce n’est pas ce que désire la majorité, ce n’est pas non plus la meilleure chose à faire. Et il faut qu’on le lui rappelle, qu’on apaise -même grâce à une simple caresse comme celle offerte par la médecin- son esprit avide de sang.

De prime, Hippocrate met en évidence le fait qu’elle ne s’est jamais battue avec l’équipe, qu’elle est continuellement restée à l’arrière. Dans la tête du médecin, cette façon de jouer était incompatible avec le rôle de bras droit, mais la blonde pensait différemment bien qu’elle se garda de le lui expliquer sur le moment. Ce fut cependant au tour de la meneuse d’être surprise en entendant son interlocutrice évoquer Faust, et le fait que ce dernier avait lui-même évoqué cette possibilité de voir la médecin monter en grade. La surprise passée, c’est finalement un énième sourire amusé qui orne le visage de Dagger, celle-ci se faisant intérieurement la remarque que Roy la connaissait décidément un peu trop bien. Au point de pouvoir prévoir ses besoins, et ses envies. Hippocrate se met cependant désormais en tête que la proposition de sa supérieure n’était là que pour contrebalancer le refus de celle-ci de l’envoyer dans l’arène et ce fut au tour de Drathir de froncer les sourcils. « Bien sûr que non. Qu’elle s’offusque presque. Je prends pas des décisions juste pour éviter de blesser un égo, alors je te proposerai encore moins un poste aussi important dans ce but. Tu le mérites d’après moi, et ce poste te siéra à la perfection. J’en suis convaincue. » Mais bien entendu elle ne détenait pas la science infuse, aussi pouvait-elle très bien se tromper à ce sujet, regretter sa décision plus tard et bien d’autres choses encore. Mais jamais, ô grand jamais, elle n’irait faire une telle proposition à son interlocutrice juste pour la préserver. Elle n’aurait jamais hésité à juste lui refuser le privilège d’aller dans l’arène, sans plus d’explications que cela et tout en coupant court au débat. Mais alors même que la blonde venait de rassurer son interlocutrice, tout du moins l’espérait-elle, cette dernière en vint à lui demander plus franchement les raisons d’une telle décision, mettant en avant le fait qu’elle était incapable de fédérer des joueurs comme les deux chefs atom ont pu le faire. Ça amuse vaguement Dagger, se remémorant ses propres doutes à ce sujet lorsqu’elle a pris ses fonctions de chef au tout début. Elle aussi avait douté, elle aussi avait craint que la loyauté de ses pairs ne lui soit pas acquise. Et finalement… Elle n’avait plus peur désormais.

« Tu parles comme si je te demandais d’être chef. S’amuse la meneuse. Certes si je devais… M’absenter, ce serait à toi de gérer l’équipe en mon absence. Mais si je venais à perdre mon titre, rien ne t’obligerait à me succéder. On s’attend à voir le bras droit prendre la relève, mais on n’oblige en rien, moi-même si j’ai pris la suite de Faust c’est parce que je le voulais. Et pas qu’un peu. Et ne parlons pas d’aujourd’hui, où la blonde admet intérieurement ne pas vouloir perdre sa place. Jamais. Ça lui semble inconcevable que de laisser son trône à qui que ce soit. Tout ça pour dire que fédérer les joueurs n’est pas forcément ce qu’on te demande, même si encore une fois je pense que tu t’en sortirais bien, pour la simple et bonne raison que tu es appréciée et respectée de beaucoup de monde. Et s’il y a bien une équipe capable de suivre un chef par amour, c’est celle-ci. Mais finalement, le sujet n’était pas là. Le sujet, c’est Hippocrate voulant son avis à elle, voulant savoir pourquoi diable on la choisissait. Pour quelle foutue raison elle devrait devenir bras droit ? Drathir comprend que c’est à son tour de convaincre sa partenaire, et elle compte bien réussir. J’ai besoin de confier mes doutes et mes opinions à quelqu’un. J’ai besoin de discuter des événements passés et à venir, d’échanger, d’estimer ce qui est le mieux pour nous. Kraken… Kraken a rempli ce rôle au début, pour me soutenir lors du départ de Faust. Mais il ne remplira pas la fonction de bras droit pour autant, alors il me faut quelqu’un d’autre. Quelqu’un capable de me tenir tête, de me faire comprendre que je fais fausse route, de me retenir. Quelqu’un en qui j’ai confiance aussi, et que je respecte suffisamment. Très peu d’atom remplissent toutes ces conditions, et personne ne les remplit aussi bien que toi. C’était aussi simple que ça. Se penchant en arrière afin de se caler sur son siège, donnant l’impression de ne plus douter de la réponse que lui offrirait son amie, ce fut le regard brillant qu’elle achève son discours : Tu peux même pas m’accuser de faire du favoritisme. C’est bête hein ? » Qu’elle s’amuse. Hippocrate devait bien sûr être au courant de la relation qu’entretenait la blonde avec Kraken, ils avaient beau ne pas s’afficher cela finissait forcément par se savoir et la médecin était une membre ancienne de l’équipe. Or, si Dagger ne choisissait pas son compagnon, l’on ne pouvait guère l’accuser de faire un choix déraisonnable.
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MessageSujet: Re: It was always you • Dagger   Mar 27 Sep - 9:14
IT WAS ALWAYS YOU
Tu avais l'impression, voire même la certitude, que votre conversation amusait beaucoup Dagger. Tu ne savais pas si son attitude était due à tes inquiétudes, à tes interrogations ou bien à la situation elle-même, tout ce dont tu étais sûre c'était que tu n'étais pas moquée. Par ailleurs, tu préférais personnellement voir la jeune femme dans cet état d'esprit (même à tes dépends), plutôt que d'humeur maussade, et tendue comme elle l'avait été ces derniers temps. Vous étiez quelques uns parmi les Atom à veiller sur la jeune femme, de façon plus ou moins dissimulée, œuvrant dans son intérêt et par la même occasion pour celui de votre équipe, car tout le monde savait qu'une Dagger heureuse, c'était une équipe bleue sereine. Tu avais malgré tout pu constater que la blonde paraissait être enfin à l'aise avec ses nouvelles fonctions et tu espérais qu'elle n'aurait plus jamais à douter du respect et de l'amitié que lui portaient ses ouailles.  
Tu serais là de toute façon pour t'assurer que ce soit le cas puisque chaque joueur était amené un jour ou l'autre à trouver le chemin de ton infirmerie et donc à exposer son âme.

C'était justement parce que tu faisais confiance à la blonde, que ses mots avaient su te toucher et trouver un écho dans ton esprit. Le cœur au repos, tu avais repris le dessus sur tes émotions, aidée notamment par la proposition surprenante de ton amie. Tes doutes ne portaient bien évidemment pas sur l'idée d'une collaboration plus étroite avec Dagger – bien que tu n'ignorais pas son amour pour l'autonomie, et Vulcan aussi -, non ce dont tu n'étais pas sûre c'était de tes capacités pour être la bonne personne aux côtés de la jeune femme mais aussi pour les Atom. En premier, tu t'efforças Hippocrate de t'assurer des intentions de la Chef quitte à risquer de la froisser, puis tu évoquas le plus sincèrement du monde les compétences qui te manquaient selon toi pour officier en tant que Bras-droit.

Cela ne t'étonne pas de la voir scandalisée par ta question et c'est à ton tour de trouver la situation quelque peu amusante. Sur ton visage, on ne pouvait cependant lire que l'inquiétude d'avoir potentiellement réellement vexé l'infirmière et ta volonté de la croire sur parole, comme lorsqu'il s'agissait de missions ou du bien-être de l'équipe, lorsqu'elle affirmait ne pas avoir d'autre motif que sa conviction que tu ferais un bon boulot. Tu t'estimas satisfaite lorsque la conversation reprit naturellement.
Écoutant attentivement la jeune femme, tu te surpris à t'imaginer petit à petit prendre ce rôle que l'on t'offrait, à être cette personne que voyait Dagger en toi. Si Faust avait su instiller en toi l'idée de devenir bras-droit, c'était la meneuse qui réussissait à rendre à tes yeux la fonction attrayante. Un sourire flotta sur tes lèvres lorsqu'elle décrivit votre team et l'incroyable force qu'elle possédait et que beaucoup prenaient pour une faiblesse. C'était parce qu'il y avait cette étincelle chez Drathir, cette énergie dans ses paroles que tu n'avais pas peur de ce que deviendrait les bleus sous son commandement. Différent du règne de Faust, mais non moins efficace. Quelque chose d'extraordinairement imparfait, mais beau.

On en venait maintenant aux raisons qui poussaient la jeune femme à te choisir toi plutôt qu'un autre. Tout comme tu l'avais proposé à votre ancien chef lors de votre échange, le nom de Kraken ressurgit et tu compris  à travers tout ce que ne disait pas Dagger, pourquoi l'homme ne pouvait être à ses côtés, au moins dans le jeu. Tu ignorais si elle savait que tu connaissais très bien Roman à Chicago, mais il était plus que probable qu'elle n'en sache rien car il pouvait difficilement t'introduire dans des conversations étant donné ce qui vous liait : la mort.
Ce qui t'émut en revanche, ce fut la confiance qu'elle plaçait en toi et semblait même prête à officialiser. Tu ne pensais pas mériter autant de considération pour des gestes et actions qui se faisaient entre amies. Les yeux pétillants, tu te rapprochas d'elle.

« Il était celui que j'avais suggéré à Faust, mais il vaut en effet mieux ne pas faire douter de ton impartialité, pas à ce sujet du moins. » Tu raclas ta gorge et cherchas tes mots en fuyant le regard perçant posé sur toi. « Tu sembles avoir longuement réfléchi à la personne que tu voulais à tes côtés... » Cela te rassurait de savoir que durant ces quatre mois à la tête des Atom, l'infirmière n'avait pas chômé et montrait clairement son désir d'agir pour le bien de l'équipe. « Si tu penses sincèrement que je pourrais t'être utile, alors bien évidemment que je vais t'aider. Et si tes arguments n'avaient pas été aussi convaincants, je te dois de toute façon beaucoup. » Tu devais à la jeune femme d'avoir échappé à la mort dès ton arrivée et d'avoir pu être accueillie rapidement par ceux qui étaient devenus ta nouvelle famille. « Dans tous les cas, ne laisse personne dire que tu n'as aucun talent en négociation ou que tu n'es pas diplomate Dagger... » Ton sourire, bien que sincère, était tâché de regrets puisque tu renonçais à ce que le jeu te change en ne rentrant pas dans l'arène pour te venger, pour expier tes fautes. Certainement, que d'autres se présenteraient pour les mêmes raisons que toi. « Ôte-moi d'un doute, je pourrais malgré tout continuer à  travailler à l'infirmerie ? » Tu n'étais pas prête à abandonner l'infirmerie et cette sensation d'accomplir quelque chose, XIII était par ailleurs encore en formation... Mais peut-être que la meneuse avait d'autres projets à ce sujet, même si pour le moment choisir vos champions devaient être sa priorité.

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MessageSujet: Re: It was always you • Dagger   Mar 18 Oct - 17:38
 

Hélène ∞ Drathir.

It was always you.


La blonde garde le silence, se contentant d’un léger sourire à la mention de Kraken. Evidemment, tous ceux qui se doutaient de leur relation, ou en avaient parfaitement conscience, devaient penser qu’il était le choix premier de la jeune femme. Elle, chef atom, et son compagnon en guise de bras droit, ça sonnait idyllique et peut-être qu’on imaginait leur relation sans accroche. La vérité était autrement plus complexe, et c’est parce que Dagger avait parfaitement conscience de ce qui pouvait peser sur les épaules tant de Drathir que de Roman, qu’elle ne désirait pas en rajouter au sein du jeu. A chacun son territoire, son domaine, et non seulement elle connaissait assez son partenaire pour savoir qu’il ne désirait pas toucher à une quelconque forme d’autorité ou de pouvoir, mais en plus elle savait parfaitement que cela ne ferait que provoquer des disputes et des désaccords dont ils se passeraient volontiers. La meneuse ne tient cependant pas à rentrer dans les détails avec Hippcorate, pas par manque de confiance que parce qu’elle estimait que ces histoires de couple ne regardaient qu’elle. De toute manière, nul besoin d’en rajouter que déjà le médecin de l’équipe passait à autre chose, semblant rassurée par l’assurance de sa supérieure qui ne doutait définitivement pas de son choix. La blonde savait pertinemment ce qui serait bon pour l’équipe, quels aspects de sa personnalité à elle il valait mieux juguler pour éviter des massacres et comment il fallait la retenir. La brune était parfaite dans ce rôle, il suffisait désormais de la convaincre du bien fondé de cette décision, et là aussi les arguments de Drathir semblent faire mouche, faisant progressivement abdiquer son interlocutrice. Elle était par ailleurs incapable de masquer son amusement ou sa satisfaction, l’émeraude de ses yeux scintillant et son sourire s’étirant légèrement. Elle était d’autant plus fière d’elle-même, qu’elle était celle qui parvenait à convaincre Hippocrate. Roy avait beau avoir formulé l’idée en premier, ce qui n’avait sûrement rien d’étonnant vu comment il la connaissait dans le fond pour avoir bien longtemps fait équipe avec elle pour le bien de l’équipe, elle était celle qui apportait une conclusion à cette histoire. Une conclusion fort réjouissante.

Cela était d’autant plus amusant que le médecin évoque désormais avec légèreté leur première rencontre et le fait que Dagger l’avait aidé à trouver le chantier naval et à prendre ses marques au sein de l’équipe. Le sourire de la meneuse se fait plus doux à l’évocation de ce souvenir, demeurant toutefois amusée en songeant au fait qu’elle avait été particulièrement exécrable ce jour là. Blessée à cause d’un combat, elle n’avait du sa survie ce jour là qu’à la présence d’Hippocrate, cette dernière ayant décidé de la soigner sans se poser la moindre question quant à son appartenance à telle ou telle équipe. C’était naturel, pour cette soigneuse et la blonde n’avait pu que l’en remercier en l’aidant dans la mesure du possible en retour. Ce fut par ailleurs un léger rire qui finit par échapper à la concernée lorsque son interlocutrice lui affirme qu’elle avait, dans le fond, des talents de diplomate et de négociatrice que pourtant peu de gens lui accordaient volontiers. Elle-même ne se sentait pas l’âme d’un diplomate de renom, mais pour la brune, elle était prête à faire des efforts. Et, indéniablement, par égoïsme et par nécessité, elle était capable de bien choisir ses mots dès lors qu’elle n’était pas trop impliquée émotionnellement.

La nouvelle bras droit atom, car cela serait désormais on ne peut plus officiel, en vint finalement à se soucier de son infirmerie. Naturellement elle cherchait à savoir si elle pourrait toujours assumer ses fonctions de médecin et bien que la blonde soit incapable de comprendre l’attrait qu’on pouvait trouver à telle fonction, son rôle d’infirmière dans la vraie vie lui restant continuellement en travers de la gorge, elle imaginait mal son interlocutrice y renoncer aussi facilement. Le sourire de la meneuse disparaît quelque peu tandis qu’elle explique dans un hochement de tête négatif. « Pas entièrement malheureusement. Si je dois quitter le chantier naval, c’est vers toi que les membres se tourneront et ce sera à toi de faire tourner la boutique. Il y aura également toutes ces fois où nous auront à discuter de l’avenir de l’équipe, même si les temps de paix actuels rendent ce genre de réunion moins nécessaire mais on ne sait jamais… Dagger garde le silence un instant, songeant au fait que cela faisait un moment que la guerre avait pris fin désormais et ce malgré le caractère sanglant du festin qui avait permis cela. Pourtant elle n’y croyait pas, ou très peu, naturellement méfiante. L’alliance avec les Gaia était fragilisée et la blonde craignait que des règlements de compte personnels ne finissent par se produire, malgré les consignes des deux chefs. Ne parlons pas des caho dont les désirs de vengeance et de sang devaient demeurer intact, et bien que les eshu semblaient se tenir à carreaux jusque là, il ne fallait pas les sous estimer pour autant. Lâchant un soupir visant à chasser ses pensées nocives, Drathir reprit alors en ancrant son regard dans celui de sa partenaire : Par conséquent tu auras parfois autre chose à faire, mais si tu veux profiter de ton temps libre pour vaquer à tes occupations à l’infirmerie, je ne vois pas de raisons de m’y opposer, bien au contraire. Elle faisait entièrement confiance à sa compagne pour gérer l’infirmerie en un sens, et la formation des autres médecins devaient lui revenir. Mais voilà, elle ne pourrait plus s’en occuper aussi longuement qu’elle le désirerait. Se raclant la gorge, Drathir finit par se caler de nouveau dans son siège et reprit alors la parole : Bien, y aura plus qu’à officialiser tout ça auprès de l’équipe. Mais maintenant ma chère, parlons de l’arène dans ce cas, savoir qui y envoyer. Sache que… J’ai appris qu’il y aurait du changement, et ce n’est donc pas un mais deux champions qu’il faudra désormais envoyer. »
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MessageSujet: Re: It was always you • Dagger   Mer 16 Nov - 22:33
IT WAS ALWAYS YOU
Tu comprenais, bien sûr que tu comprenais Hippocrate. Tu savais bien que ton souhait serait compliqué à réaliser et tu n'avais aucun doute sur le fait que Dagger n'ignorait pas la difficulté que cela représenterait pour toi d'abandonner ou de laisser de côté cette fonction que tu avais occupée. Il fallait te dire qu'être bras-droit serait un nouveau moyen de veiller sur tes amis et qu'avec un peu de chance les médecins atom continueraient à respecter ton opinion et à te parler de leurs cas... Tu serras les dents, cela ne te plaisait pas mais tu sentais ben que tu n'avais pas vraiment le choix si tu désirais occuper avec efficacité ton nouveau poste. « Je comprends. Tu as sûrement raison, après tout tu es passée par là. Je vais avoir besoin de tout le temps possible pour m'habituer à ce rôle et surtout t'aider du mieux que je peux. » Il était vrai qu'en ce moment les choses s'étaient calmées et qu'une véritable accalmie s'était emparée de toutes les teams. Bien sur, ce n'était certainement que temporaire mais tu avais bon espoir que le Jour de l'Unité puisse apaiser un tant soit peu les ardeurs des plus excités. Ta seule assurance était cette alliance fraîchement consolidée avec les eshu – qui t'avait apporté son lot de surprises puisque tu avais constaté qu'une de tes élèves étaient une des chefs eshu – car pour le reste les gaia avait perdu la confiance d'un grand nombre de bleus et les caho... n'étaient toujours pas bien vus.
Tu ne pus cependant pas t'appesantir là-dessus car la jeune femme reprit la conversation en parlant de rendre publique sa décision mais surtout de la surprise que vous avaient réservée les miliciens. Non content, d'exiger en temps normal un représentant de chaque équipe pour s'entre-tuer sous les acclamations et les huées des autres joueurs, vous deviez maintenant choisir deux ''champions''... autrement dit, deux sacrifiés. Tu fronças les sourcils. Tu ne comprenais pas vraiment l'intérêt de sélectionner davantage d'individus prêts à faire, certes honneur à leur équipe, mais aussi prêts à se faire tuer. Peut-être était-ce un moyen de faire durer plus longtemps le cessez-le-feu obligatoire durant le spectacle ? Quoiqu'il en soit cela pouvait permettre d'intéressants et de fructueux duos. « Deux ? C'est une demande plutôt étonnante... Tu comptes t'y conformer ? Cela peut être... intéressant... mais encore faut-il qu'il y ait assez de volontaires.... Tu as déjà des noms en tête ? »
Tu faisais confiance à la blonde pour faire les choix qui s'imposaient pour le bien de l'équipe mais tu avouais être curieuse et désirer connaître les noms de ceux qui « prenaient ta place ».  

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MessageSujet: Re: It was always you • Dagger   Lun 21 Nov - 15:26
 

Hélène ∞ Drathir.

It was always you.


Cela ne plaisait guère à la blonde que de devoir interdire quoi que ce soit à sa camarade, et bien que ses mots aient été choisis avec soin, elle-même n’appréciait pas particulièrement de devoir confier l’infirmerie atom à quelqu’un d’autre. Drathir comme Dagger tenait à ses habitudes, tenait aux gens de confiance qui l’entourait et dont elle ne doutait pas de l’efficacité ou de la loyauté. C’était le cas avec Hippocrate, au point que déléguer l’infirmerie à un autre ne lui convenait guère, toutefois la jeune femme ne pouvait être que ravie de constater que son interlocutrice était d’accord quant au fait de devenir son bras droit. Elles feraient du bon travail ensemble, de grandes choses pour l’équipe tout du moins l’espérait-elle. La meneuse atom ne put retenir un sourire en entendant la brune expliquer qu’elle savait de quoi elle parlait : Après tout, tu es passée par là. C’est vrai, et il était amusant de constater que les réactions des deux femmes face à la proposition de leur meneur n’étaient pas les mêmes. Hippocrate doutait du fait qu’elle remplirait bien sa nouvelle fonction, doutait de sa capacité à s’en sortir. Drathir quant à elle, n’avait pas douté, pas sur le moment tout du moins. Elle n’avait attendu que ça, dès lors qu’elle avait compris que Roy s’apprêtait à lui offrir le poste, elle n’avait eu de cesse de le fixer, dans l’attente d’une confirmation verbale. Et la blonde avait toujours estimé être faite pour ce rôle, tout comme elle s’estimait être faite pour diriger l’équipe désormais. Certains diraient qu’elle était tout simplement avide de pouvoir, sa conscience lui soufflait plutôt qu’elle était avide de reconnaissance, pour combler toutes ces angoisses d’abandon qui la saisissaient dès lors que le soleil déclinait à l’horizon. Muette, plongée dans ses pensées, la chef atom se contenta d’hocher doucement la tête lorsque le médecin précise qu’elle aura besoin de temps pour se faire à la situation, ce qu’elle comprenait parfaitement bien qu’elle ne doutait pas, une fois de plus, du fait que la transition se ferait naturellement. Comme cela l’avait fait pour elle. Estimant finalement le sujet clos, la guerrière préféra évoquer un tout nouveau sujet avec son nouveau bras droit : le jour de l’unité. Elles devaient discuter des atom à envoyer dans l’arène, deux atom cette fois ci et tandis qu’elle expliquait cette particularité à son interlocutrice, celle-ci reprit rapidement la parole pour faire part de sa surprise, et les premiers mots qu’elle employa firent tiquer la blonde. Gardant le silence un instant, jetant un coup d’œil plus loin comme par gêne, elle hésita un instant avant de siffler : « Je vais pas te mentir, ça m’ennuie profondément de devoir rendre des comptes à quiconque. Je vois pas pourquoi, sous prétexte que quelques connards l’exigent, je devrais envoyer deux des miens se faire charcuter. Mais… Oui, je vais m’y conformer, pas parce que j’en ai envie, ni parce que je trouve ça utile car ce n’est pas le cas, mais parce que je pense que certains atom ont besoin de cette arène, comme toi, pour prouver quelque chose. Elle-même avait tenu à descendre, lors de son jour de l’unité, pour prouver qu’elle méritait sa place chez les atom, qu’elle faisait partie des loyaux, qu’elle était de ceux qui donnerait sa vie pour les siens. Cela avait été le début d’une longue lignée de sacrifices, mais de ce fait elle comprenait que l’on puisse désirer descendre dans la fosse aux lions. Faust. Lâche-t-elle alors comme un évidence, son regard de nouveau ancré dans celui de sa partenaire. Je pense qu’il en a besoin, et il est hors de question que je lui refuse ça alors même qu’il m’a donné ma chance à l’époque. C’était une certitude, et elle savait que le concerné était mal perçu par la majorité des siens depuis son retour, à cause de ses choix. Elle voulait lui donner la chance de s’en sortir. Quant au second… Je pensais attendre, voir les réactions de l’équipe en apprenant que Faust ira dans l’arène, certains voudront peut être le suivre. On avisera quel sera le meilleur choix en fonction des propositions qu’on aura à ce moment là. A moins que tu ais déjà des idées et que tu sais des choses ? » Qui sait, le médecin attitré de l’équipe entendait sûrement plus de choses qu’elle parfois.
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