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 Deux Roberts valent mieux qu'un. || Colin
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MessageSujet: Deux Roberts valent mieux qu'un. || Colin   Mer 29 Juin - 2:49
DEUX ROBERTS VALENT MIEUX QU'UN
colin roberts & jack roberts.

John Doe regardait les motos. Il avait réussit à réunir ses outils à force de fouiner : lui permettant de faire des modifications plus ou moins intéressantes sur les bolides. Que cela soit ici ou là-bas, on ne pouvait pas le tenir longtemps du cambouis, de l'odeur de l'essence. Faire ça était aussi débile que d'empêcher un papillon de se faire griller par une ampoule. Jack n'avait pas beaucoup de passions, alors cela était presque évident que John Doe partageait cela. Cela occupait ses dix doigts. Lui permettait de réfléchir sur comment aider au mieux Queenie et Némésis. Car pour l'instant, la situation était au point mort. Attendre encore toujours. C'était comme ça DG. On vivait une épopée et puis après on pliait les voiles et on attendait que le vent souffle à nouveau. Ils attendaient de savoir ce qu'il adviendrait des alliances. Il ne s'était pas encore concerté avec ses deux cheftaines. Cela ne saurait tarder. Il espérait  pour être enfin fixé. Savoir si un jour il devrait affronter son frère parce que ce dernier était un putin de CAHO. Il était sortit des enfers pour en plonger dans un autre. Le cadet ne comprenait pas comment son aîné pouvait rester assis dans cette église de malheur alors que son débile de chef et sa catin de bras droit laissait le pire arriver dans les gêoles ? Il fallait être taré ou complètement sutpide pour rester dans une équipe pareille. Bien que malgré son côté stupide : jamais Jack n'aurait accepté une telle chose. C'était pour cela qu'il s'était détourné de leur précédent chef d'ailleurs. Il n'avait pas beaucoup de qualité, mais il était une personne intègre. Il ne courberait pas l'échine pour une cause, une personne qu'il ne lui semble pas digne. Perdant finalement patience, se rendant compte qu'il n'avait rien à faire ici, il alla voir les éclaireurs, leur demanda où se trouvait la dernière porte trouvée puis alla vers cette dernière pour retourner dans la réalité. John Doe avait décidé de porter ses couilles et de confronter son frère.

Déconnexion...


Jack reprit connaissance dans son lit. Rocco sagement endormis dans son panier ronflait comme toujours. Il se redressa, appela le chiot avant de le déposer chez son père qui habitait la porte d'à côté, puis laissa un bref message vocale sur le portable de son frère disant qu'il était en chemin pour venir le voir. Jack savait qu'il logeait chez son ancienne Lieutenant. Il ne l'avait vu qu'une seule fois, mais ça lui avait suffit pour avoir envie de demander un highfive à son frère. La situation de Chicago dégénérait toujours un peu plus. Chaque jours apportait son lot de mauvaises nouvelles. Cela était épuisant à force de voir le mal partout. Cela devait s'arrêter. La population de Chicago ne pouvait pas continuer de s'affronter comme ça... Si ? Après tout DG permettait au plus faible physiquement d'avoir une occasion rêvée de se venger. Cherchant les rues, manquant de se perdre à plusieurs reprises, il trouva enfin la caserne de pompier. Devant la bâtisse, il fut surpris de voir un salon de tatouage au rez de chaussé. Il monta les marches sur le côté pour accéder à ce qui semblait être à l'étage la partie habitée. Il frappa plusieurs fois, s'attendant à tomber une la propriétaire, mais non. C'était son ainé qui ouvrit la porte. Offrant son plus beau sourire, il prit Colin dans ses bras :

« Hey Bro. » Jack s'éloigna : « T...tt...t'as bonne mine ! Elle p...pp...prends bien soin de t...tt...toi alors la d'moiselle. » Il lui fait un clin d'oeil avant de montrer le sac plastique : « J'viens p...pp...pas les mains v...vv...vides. » Il avait apporté du Whiskey, Irlandais of course.
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MessageSujet: Re: Deux Roberts valent mieux qu'un. || Colin   Ven 1 Juil - 21:02
Deux Roberts valent mieux qu'un

Tu étais mort. Pourtant, le battement que tu sentais dans ta poitrine te prouvait le contraire Colin et tu ne pouvais t'empêcher de penser que tout ceci était contre nature. Qui pouvait bien vouloir volontairement vivre neuf fois la mort, supporter la souffrance immense d'une lame plongée dans le cœur, d'une balle transperçant son crâne ou d'être enterré vivant ? Quand on avait vécu une fois cela, comment pouvait-on accepter de faire subir la même chose à un être humain ?
Il s'était passé un jour et plusieurs heures depuis ta déconnexion brutale du Darwin's Game et tu n'avais pas repris contact avec le monde extérieur. A peine adressais-tu la parole à ta colocataire lorsque tu daignais sortir de ton antre pour assouvir des besoins naturels. Pourtant, ton téléphone demeurait fixé à ta main, devenu presque une bouée de sauvetage tandis que tu tentais de remettre de l'ordre dans tes pensées et dans ton cœur. Tu n'ignorais pas que le plus simple aurait été d'en parler avec la jeune femme mais tu ne pouvais te résoudre à amener le jeu entre ses murs. Les rencontrer, elle et ton frère, pour la première fois dans le jeu avait rendu plus réel ce que tu savais pourtant déjà : ils y jouaient. Tu regrettais d'autant plus amèrement cette réunion qu'elle s'était terminée de la plus terrible des façons pour tous les trois.
Tu serras les dents et contractas tes muscles pour t'extirper de ton lit. Poussant la porte de ta chambre, tu clopinas vers la cuisine pour prendre un verre d'eau. Tu laissas le liquide froid rafraîchir ta gorge et geler un instant ton cerveau. Tu ne supportais plus de repenser à ce festin et devais combattre l'envie de te reconnecter pour partir en chasse des criminels qui avaient tué tant de joueurs. Tu les savais Gaia, Eshu ou Atom et rien que cela suffisait à te mettre dans une colère noire. Comment voulaient-ils que vous leur fassiez confiance, si dès que l'ennemi était à terre, ils cherchaient à l'achever ? Car tu ne te faisais pas d'illusion Colin, c'était très certainement les Caho qui étaient visés par ce massacre, les autres n'avaient été que de malheureuses victimes collatérales. Probablement que tu devrais t'en contrefoutre mais ces « accidents » étaient tes amis, ton frère et celle qui faisait battre ton cœur alors non, tu n'allais pas ignorer leurs actes au nom d'une trêve qu'ils avaient bafouée.

Perdu dans tes pensées, tu ne vis pas ton téléphone vibrer et t'aperçus de sa présence grâce à l'éclairage de l'écran qui doubla d'intensité. Tu fis glisser ton pouce sur les chiffres pour le débloquer et constatas que Jack t'avait laissé un message. Inquiet, tu t'empressas de l'écouter et fus soulagé qu'il ne parle que de venir te voir. Qu'il n'ait pas d'ennuis était essentiel pour toi, mais tu redoutais ce qu'il pouvait bien avoir à te dire. Allait-il t'accuser d'être responsable (ou ton équipe) des meurtres ? Est-ce qu'il comptait te reprocher ton attitude lors du repas avec la brunette ? Ou pire, t'accuserait-il de ne pas avoir repris contact avec lui et d'avoir préféré des bras plus doux aux siens ?

Tu n'eus pas longtemps pour te morfondre et penser à de multiples scénarios catastrophes car on frappa plusieurs fois à la porte. Les coups étaient puissants, presque rythmés et ils parvinrent à te tirer un mince sourire alors que tu te dépêchas de lui ouvrir.  Au moment où tu vis son visage et que tu entendis sa voix, tu eus l'impression d'être de retour à la maison Colin et un sourire – idiot cette fois-ci – dessina tes lèvres. Tu retournas l'accolade :

« Yo p'tit frère. » Tu ne le retins pas et l'invitas d'un geste à entrer. Ta peur de le voir rencontrer Astrid et surtout pour elle d'exposer son « état » à un inconnu, t'avait convaincu de rédiger rapidement un mot que tu avais glissé sous la porte de la chambre de la blonde afin de l'avertir que tu recevais de la visite et de t'en excuser. Vous ne risquiez donc pas d'être dérangés. « Tu sais bien que sans ce visage je ne suis rien, c'est avec des sourires que je fais fuir l'ennemi alors je suis ravi que tu aimes son travail frérot. » Tu jetas un regard au sac qu'il avait déposé et donnas un coup sec sur son épaule avant de l'attirer vers toi. « Y a pas à dire tu sais comment me faire plaisir mon grand. » Tu exposas la bouteille de ta main libre. « Et le meilleur qui plus est. Je suis gâté. » Tu l'invitas à s'installer. « Tu ne refuseras pas d'en boire un verre avec moi ? Tu n'es pas venu en moto au moins ? »

Élevés par un père fabriquant de bière vous aviez tous les deux appris rapidement à vous habituer aux effluves de l'alcool et au goût particulier du liquide ambré. Lors de tes rares permissions, une fois adulte, vous vous étiez même déjà lancés dans des compétitions de boissons.
Tu lui tendis son verre rempli, évoluant dans cette cuisine comme si tu en étais le maître depuis des années.

« A l'Irlande. » Tu avalas une gorgée et ris en reconnaissant les arômes familiers. « Merci Jack, c'est une bonne idée que tu as eue. Comment ça se passe à ton garage ? »



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MessageSujet: Re: Deux Roberts valent mieux qu'un. || Colin   Mer 6 Juil - 0:39
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Jack avait beaucoup de rancunes envers les GAIA. Il allait devoir en parler avec les Leaders ESHU. Savoir ce qu'ils allaient faire de leur alliance, voir si cette dernière était toujours sur le tapis ou bien si elle avait été enlevée de la mise après les explosions qui ont fait plusieurs dizaines de victimes : toutes équipes confondues. Colin avait péri. Ida aussi. Suzie. Riley. Isaïah... Des amis. Des frères d'armes. Des alliés. Le garagiste n'avait pas parlé à son grand frère depuis l'attentat et il voulait remédier à cela. Savoir comment allait le CAHO et puis... Il fallait crever un jour l'abcès. Il n'avait pas voulu faire une scène lors du festin, mais voir que Colin est un joueur DG, pire un CAHO avait été coup dur pour lui. Comment son frère avait-il pu finir dans une équipe comme elle ? Cela n'avait pas de sens pour le cadet. Les créateurs avaient dû mal programmer leurs systèmes. Ou bien alors, Jack s'était trompé lourdement sur ce héros qu'était à ses yeux son aîné... ? Le voir sourire réchauffa son cœur et chassa un temps soit peu toutes ces questions.
Jack rentre et ne peut s'empêcher de regarder partout. Voir le monde dans lequel évoluait son frère, mais surtout qui était la fameuse Astrid Jallek dont il avait parlé à plusieurs reprises. Le garagiste l'avait charié sur la chose, lui affirmant qu'une femme avait toujours une idée derrière la tête lorsqu'elle invitait un homme à rester chez elle. Il allait demander des détails. Un autre sujet qu'il ajouta à sa liste.

« Tsssss y'a p...pp...pas que les ennem..mm...mis que tu fais fu...fu...fuir ! Et...tt...tonnant qu'elle ne s...ss...soit pas encore p...pp...partit. »


Plaisante-t-il pour le taquiner évidemment. Colin semblait heureux auprès de son ancien lieutenant. Jack ne souhaitait que le meilleur pour son aîné alors il était satisfait de voir qu'il retrouvait petit à petit une certaine joie de vivre. Ayant apporté des provisions, il laissa son frère ouvrir le sac et découvrir les modestes présents.

« Erf... On p...pp...peut pas ni...ni...nier nos or...rr...rigines hein bro ? » Manquerait plus que cela, un Irlandais qui n'aimait pas boire. « Juste d...dd...deux doigts alors... » Il hausse un sourcil : « Et f...ff...fais pas de b...bb..blague ok ? » Il se mit à rire se faisant naturellement la réflexion sans le vouloir réellement. « Si. Bien s...ss...sûr que si. Jamais sans elle. » C'était une évidence, mais cela ne l'empêcherait pas de boire. Il en faudrait plus que cela. Jack le regardait : « T...tt...t'es comme chez t...tt...toi en vrai ? » Demande-t-il tout en prenant le verre.

Jack frappa son verre avec celui de son frère. « A l'Irlande. » Boire en la santé de son pays. En voilà une bonne occasion. Il prit une gorgée, savoura le goût et fit claquer plusieurs fois sa langue à son palais pour mieux savourer. « Pas mauvais. » Dit-il en Gaélique. Il soupire et s'installa dans un fauteuil, continuant de regarder les moindres détails de cette ancienne caserne. Il hausse les épaules : « La r..rr...routine. P'pa a env...vv..vie de retourner là-bas. » Parler dans sa langue maternelle le faisait toujours moins bégayer. « On a de p...pp...plus en plus de clients t'sais. À c...cc...cause de DG. » Ils pouvaient en parler maintenant non ? « Et t...tt...toi ? Tes blessures ? »
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MessageSujet: Re: Deux Roberts valent mieux qu'un. || Colin   Lun 25 Juil - 14:55
Deux Roberts valent mieux qu'un

La remarque n'était pas faite pour te blesser tu le savais. C'était le genre de choses que l'on se disait pour provoquer l'autre, pour l'asticoter afin d'avoir son attention par exemple. Il n'y avait donc rien de méchant dans ce que venait de te dire ton frère, à ceci près qu'il tapait là où ça faisait mal.
Quand tu étais plus jeune Colin, tu avais un certain succès auprès des filles, parfois aussi des garçons, et bien que tu aies aimé sincèrement chacune des personnes avec lesquelles tu aies été, tes relations n'avaient jamais duré longtemps. Les raisons étaient multiples : on ne te croyait pas sincère, on te reprochait ton manque d'intérêt pour le sexe, on te jugeait tantôt indéchiffrable, tantôt trop direct... Autant le dire franchement, tu n'avais jamais eu l'impression de convenir pour qui que ce soit. Ce n'était pourtant pas totalement ta faute si personne ne restait ! C'étaient elles qui s'imaginaient te connaître et t'aimer avant de se rendre compte que ce n'était pas parce que tu leur souriais tous les matins en te commandant un café qu'il ne t'arrivait pas de t'énerver. Cette difficulté que tu avais à établir des liens amoureux était une des raisons qui t'avait poussé à t'engager. Là-bas, ce genre de choses n'avait pas d'importance, tu pouvais être qui tu étais sans avoir de compte à rendre tant que tu faisais bien ton boulot. Tu étais heureux comme ça, persuadé de ne jamais trouver chaussure à ton pied et suffisamment comblé d'amour avec ton frère, ta mère – accessoirement ton père – et tes amis. Puis était arrivée Astrid Jallek et plus rien n'avait été comme avant.
Jack ne pouvait pas savoir bien évidemment que tu n'entretenais une relation avec la blonde que depuis quelques jours et les déboires que tu avais rencontrés avec la gent féminine. Il ne pouvait pas se douter de la nature réelle de tes sentiments pour la tatoueuse et de combien tu avais souffert lorsque tu avais cru l'avoir perdue pour toujours.

Tu ne lui offris donc qu'une sourire légèrement triste avant de te plonger sur ce que l'homme t'avait apporté. Tu penchas la tête sur le côté pour étudier ton frangin et fronças les sourcils. Tu ne voyais pas de quoi il voulait parler, mais ce qui était sûr c'est que tu n'allais pas le laisser s'enfiler plus d'un verre puisqu'il conduirait.

« Ne prenons pas de risque alors. Seulement ce verre pour toi et c'est tout. Je ne tiens pas à ce qu'il t'arrive quoique ce soit, papa me tuerait. » Tu agitas le récipient dans ta main hésitant à y ajouter quelques glaçons. La question de ton frère piqua ton attention mais tu te contentas pour le moment de lui répondre de la façon la plus neutre possible. « On peut dire que je me suis bien acclimaté. »

Il y avait peu d'endroits dans ce monde où tu n'aurais pas pu t'adapter et y créer un nid « douillet ». Tes besoins étaient minimes, tu savais être patient et accommodant et enfin ton entraînement militaire faisait que  tu savais tirer profit de ton environnement.

Tu trinquas, avalas la boisson et hochas la tête d'un air appréciateur. Jack avait raison, il avait plutôt bien choisi la bouteille ; un digne fils Roberts. Tu souris en l'entendant changer langue, outre les notes familières du gaélique, tu étais surtout content d'entendre l'assurance dans la voix du garagiste et de sentir une chaleur qui n'était pas étrangère aux souvenirs associés à cette musicalité particulière.
Tu ne pus t'empêcher de renifler. Votre père ne reviendrait pas en Irlande tant que votre mère s'y trouverait, il avait fui une fois et tu le voyais mal trouver soudain le courage d'affronter la réalité. A moins qu'il subisse des pressions de votre famille restée à Galway. Tu dissimulas néanmoins ton aigreur en sirotant ton verre et en abordant le sujet de leur entreprise. « Le Darwin's Game vous apporte des clients ? C'est-à-dire ? Tu parles des manifestations et des casseurs ? » Tu avais du mal à comprendre le lien immédiat entre les deux. Il faut dire que hormis tes visites à l'hôpital, tu passais ton temps chez Miss Jallek et ne te tenais pas informé plus que cela de la vie hors de ces murs. Une erreur visiblement car si cela affectait ton frérot tu te devais de savoir. Tu notas en même temps dans un coin de ta tête qu'il s'agissait de la première fois qu'il te parlait de ce jeu sur lequel il s'était inscrit et dans lequel tu t'étais investi en l'apprenant. Mais vous auriez le temps d'aborder cela plus tard. « Je suis en plein processus de guérison . » Tu tapotas ton plâtre. « C'est surtout cette guibolle qui pose problème, le reste a pris moins de temps. » Tu passas une main sur ta mâchoire qui avait été sérieusement endommagée à cause de coups répétés. « Je n'étais pas beau à voir mais maintenant ça va. Il y aura ensuite la rééducation, puis une évaluation psychologique et des tests physiques pour savoir si je suis apte à reprendre du service.... Mais en attendant je vais me trouver un job pour m'occuper. Tu sais à quel point je ne suis pas doué pour ne rien faire. »

Tu aurais pu ménager davantage Jack mais tu estimais que devenu maintenant adulte il était apte à recevoir la vérité. De plus, tu n'avais pas oublié ce qui s'était passé lors du festin et encore moins le peu d'informations que tu avais eu de sa part.



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MessageSujet: Re: Deux Roberts valent mieux qu'un. || Colin   Lun 1 Aoû - 23:09
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Jack avait toujours eut la bonté de dire les choses tout haut. Qu’importe que cela ne rentre pas dans les critères de la bienséance, ce n’était pas important. Il fallait appeler un chat, un chat et il était le premier à se jeter sur la première occasion de faire ça. Juste pour le fun. Juste pour être différent. Bien que la société changeante de Chicago se fasse plus franche, il continuait de suivre sa philosophie. Du côté de sa mère, ce n’était pas comme s’il avait le choix de toute façon ! Il s’en prenait plein la gueule depuis qu’il était enfant à cause de son problème de prononciation et ses difficultés à se mêler à ses cousins. Colin avait toujours été l’étoile de la famille, le plus doué, le plus intelligent et puis surtout la fierté de sa mère qui n’a pas tardé à comprendre que Jack ne serait jamais militaire. Elle ne pouvait rien faire à cela. Le cadet de ses fils était bon avec ses mains, mais pas avec sa tête. De toute façon, son aîné avait pris la casquette du soldat : évitant au jeune homme à ne pas revêtir l’uniforme. Il plaisantait toujours à dire que ça ne lui allait pas au teint, la vérité était qu’il ne voulait pas rentrer dans des cases pré-faites. Jack avait toujours pensé que son aîné aurait pu avoir d’un tour de main toute la gente du sexe opposé, un battement de sourcils et elles tombaient toutes comme des mouches. Jamais pourtant, il ne l’avait vu au bras d’une belle assez longtemps pour se souvenir du prénom. Astrid, cependant, était un prénom qui t’était revenu plusieurs fois à tes oreilles, avant même qu’il semble y avoir quelque chose entre eux. Le sourire triste de son frère l’intrigua. Il se demandait ce qui se passait sous sa coupe parfaite de militaire. Montrant la bouteille, il espérait que cela remonte le moral de son aîné. Colin méritait d’être heureux. Jack ne pouvait pas comprendre les traumatismes liés à la guerre, cependant, il était hors de questions qu’il laisse son frère traverser ces épreuves seules. Au contraire, il avait en tête de lui montrer qu’il n’était pas tout seul. Même si son Lieutenant lui avait proposé un toit : il serait toujours le bienvenue chez son géniteur. Jamais Jack Senior n’avait fermé la porte à son fils. Il ressemblait à sa mère d’un point de vu psychologique, mais il n’en restait pas moins la chaire de son sang.
« T…tt…t’auras juste à me r…rr…remplacer. » Dit Jack en haussant les épaules. Il se savait qu’il n’était pas essentiel dans le monde et cela n’était pas pour lui déplaire. Il n’avait pas de responsabilité comme ça. Il pouvait vivre son petit train-train quotidien sans avoir à penser. Le cadet regarda Colin, croisant ses bras : le laissant évoluer dans cet environnement qu’il semblait avoir fait sien. « J’suis c…cc…content pour t…tt…toi t’sais. T…tt…tu le mérites. » Il était sincère. Jack n’était pas un mauvais bougre qui souhaitait le malheur des autres. Il avait juste envie que tout le monde soit heureux. Au jour d’aujourd’hui, cela était mission impossible, mais il n’avait rien à perdre à essayer n’est-ce pas ? Au fond, on se souvenait toujours de ceux qui ont essayé, mais qui ont échoué pour x raisons. Le garagiste prit le verre, trinqua avec Colin en souriant. Parler en gaélique avait toujours été plus simple pour lui. Il n’avait jamais compris pourquoi. Certains psychologues lui avaient sorti que c’était à cause de sa mère qui lui parlait dans cette langue quand elle était enceinte de lui ; d’autres disaient que les mots lui venaient plus facilement donc il ne butait pas dessus comme un idiot. Le sujet de leur génitrice était toujours quelque chose de difficile. Ils n’avaient pas le même avis sur la question et tandis que l’un la détestait : l’autre l’appréciait. Jack ressemblait bien trop à son père pour pouvoir pardonner cette femme vénale et sans honneur. Une catin dont il était l’issu et dont il avait honte malgré ses faits d’armes reconnus par tous. Ce n’est pas comme si de toute façon, elle ne lui avait pas rendu l’appareil. Jamais bon à ses yeux, Jack a rapidement compris que jamais il ne pourrait briller aux yeux de celle qui l’avait porté pendant neuf mois. Jack hausse les épaules :

« Parce q…qq…que les gens sont m…mm…moins con…con…concentré donc plus d’accid…dd…ent, donc plus de t…tt…travail. »


C’était évident à ses yeux. Le jeu remplissait les garages de voitures détruites. De l’accident mineur à celui destructeur : ils avaient du travail à en perdre la tête. Le garage marchait bien grâce à DG. Le père Roberts n’était pas mécontent de cela et se vantait d’avoir les meilleurs prix. Contrairement à certains garages : ils ne surchargeaient pas les clients : fidélisant des clients. Naturellement, Jack tentait de se montrer le moins possible et avait ordonné à ses employés joueurs dans DG de faire de même. Il ne voulait pas apporter la guerre sur le garage de son père. Jack Senior avait bien trop sacrifié pour cet établissement. Alors il était de son devoir de protéger Roberts’N’Sons contre vents et marées.

Jack reprit une gorgée de la liqueur, laissant l’alcool brûlé sa gorge. Parler de DARWIN’S GAME était étrange. La dernière fois qu’ils s’étaient vus : ils étaient morts tous les deux. À cause de putains de GAIA ! Voilà ce que s’était de traité avec les autres équipes : on se faisait toujours plumer. Les ESHU se tenaient à carreau ces derniers temps. Cela était peut-être une erreur quand on voyait que même les bouffeurs de plantes commençaient à faire exploser tout et tout le monde : même les membres de leur propre équipe. Jack ne pouvait cependant pas détester tous les GAIA. Cela serait haïr Ida, la belle Lofn et il en était incapable. Elle avait ce quelque chose, ce sourire qui le faisait chavirer et qui rendait tout incroyablement insipide en comparaison. N’ayant nullement l’envie de discuter du jeu et de ses malheurs, il préférait au contraire demander comment se portait son grand-frère en sirotant son verre. Il l’écoutait, tentant de ne pas s’inquiéter ou bien encore de paniquer. Il ne le devait pas. Il savait de toute façon que Colin lui disait bien ce qu’il voulait : il ne pourrait jamais pleinement vérifier la véracité de ces propos.

« Ok… Cool. »
Commence-t-il en passant sa main dans sa barbe. Un automatisme, ou plutôt une reproduction des gestes de son ainé qu’il avait tant de fois vu faire cela. « T…tt…t’es en vie. C’tout c’qui compte. » Il était sincère. Jack n’avait jamais caché qu’il avait toujours été effrayé de ne pas voir son frère revenir de là-bas. D’OPEX. « T…tt…tu vas y retourner hein ? » Il serre les dents à cette idée. L’ESHU resserre également son emprise sur son verre. « Chez les d…dd…dingos ? T…tt…tu vas redev…vv…venir d’la chair à can…nn…non ? » Il baisse la tête pour regarder le Whiskey qu’il faisait maintenant tourner dans son verre : « P…pp…pouquoi ? Raccroche, v…vv…vie, j’sais pas. T…tt…trouve quelque chose d’aut…tt…re, mais n’y retourne pas. » Jack refusait à nouveau de passer des nuits blanches, à se faire un sang d’encre, attendre un appel de son aîné désespérément. « T’as DG si tu v…vv…veux jouer au parfait sold…dd...at ! J’suis certain que t..tt…tu peux te tr…tr…trouver des combats dans le jeu ! Et au moins, on pourr…rr…rra se battre ensemble et se protéger. »
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MessageSujet: Re: Deux Roberts valent mieux qu'un. || Colin   Jeu 4 Aoû - 17:17
Deux Roberts valent mieux qu'un

Tu n'aimais à la fois pas la façon dont Jack accordait peu d'importance à sa propre existence, et encore moins l'idée de travailler avec ton père. Tu ne savais pas ce qui avait conduit ton frère à penser que sa vie méritait d'être ainsi dévalorisée, ni même qui lui avait permis d'en parler de cette manière mais tu ferais chèrement payer les responsables. Car oui, il y en avait forcément deux. La première personne étant votre mère qui n'avait jamais su exprimer l'affection qu'elle avait pour son fils, avant de laisser gagner le dépit et l'amertume dans son cœur. Enfin, il y avait une seconde personne au moins, puisque n'en déplaise à Jack, Karen n'était pas l'entière responsable de ses problèmes.
Cependant, un peu comme le Darwin's Game récemment, vos avis divergents sur vos parents étaient quelque chose que vous n'abordiez pas lorsque vous pouviez l'éviter. Il t'était en tout cas possible d'exprimer ton mécontentement. « J'aurai juste à te remplacer ? Je ne sais pas si c'est une insulte envers Papa qui t'a tout appris, moi qui serai bien incapable de me mettre à ta place ou toi qui ne t'estime pas assez essentiel dans nos vies pour faire attention. » Bien que ton visage ne trahissait pas ton agacement, tu ne pouvais le dissimuler dans ta voix tant la chose te paraissait affreuse. Néanmoins tu ne t'étalas pas et préféras observer le Whisky offert par l'Eshu, avant de parler de ton adaptation à la vie civile. La réaction de ton frérot te réchauffa le cœur et tu lui tapotas l'épaule avant de trinquer avec lui et d'aborder des sujets plus agréables et  civils. A noter toutefois que si tu avais pu Colin entrer dans la tête de ton petit frère et voir les termes qu'il usitait pour évoquer votre mère, ce dernier se serait probablement pris une torgnole – question de respect.

Tu hochas la tête en écoutant les explications de l'Irlandais. Tu étais heureux pour eux si les affaires marchaient, quand même cela signifiait la progression conséquente des problèmes de Chicago. Tu n'étais que partiellement concerné par tout ça – du moins le croyais-tu – puisque tu savais que tu repartirais vers d'autres horizons dans un avenir pas si lointain. « Eh bien, du moment que tout ceci vous permet de gagner de l'argent et de vivre plus confortablement... » Tu ne voyais rien à y redire.

Tu lui souris simplement, bien que tu approuvais les paroles de Jack. C'était même une idée que tu tentais encore d'apprendre à Astrid et même à tes camarades restés sur le front. Bien que les dégâts physiques et mentaux pouvaient être considérables, la vie était une chose précieuse qu'il fallait chérir et tu t'efforçais d'enfoncer cette notion dans le crâne de tes ouailles. Mais ta bonne humeur s'effaça face à la question de ton frère. Tu voyais dans ses yeux, dans la façon dont sa mâchoire se crispait et ses phalanges blanchissaient qu'il se préparait à encaisser la nouvelle ainsi qu'à se battre. Ce fut cependant le terme « dingos » qui te sortit de ton silence. « Dingos ? C'est ainsi que tu vois toutes les personnes qui donnent leur vie pour libérer des populations et pour protéger des nations ? C'est ce que tu penses de ces soldats morts pour leur patrie ? Tu me vois comme un dingo ?! » Tu repoussas le verre que tu t'apprêtais à te resservir. « Tu peux penser avoir le droit de me demander de rester, mais tu ne peux pas m'y obliger. De la même façon que tu te sens complet lorsque tu travailles sur une voiture, quand tu dois plonger tes mains dans les entrailles d'une moto ; je suis moi-même quand je sers cette cause en laquelle je crois, quand je peux voir des enfants sourire de se savoir dans un territoire en paix et je suis moi-même lorsque j'abats un ennemi. » Tu pointas ton front de deux doigts. « Tu peux me croire lorsque je te dis que je fais ça pour que ce monde devienne un monde qui accepterait la différence. » Les gens comme toi ou moi. « Dès que je n’adhérerai plus aux idées de l'armée je la quitterai mais pas comme un lâche, pas quand des amis à moi sont encore là-bas. » Tu te levas brusquement furieux au moment où ton frérot évoqua DG. « Putain Jack, à quoi tu joues ?! DG n'est qu'un jeu stupide pour des êtres qui sont insatisfaits de leur vie, qui veulent s'octroyer le droit de supprimer des vies et se croire tout puissant. Tu vas me dire que tu t'amuses dans ce foutu jeu ? Tuer n'est pas un jeu Jack. » Tu respiras bruyamment. « Mais tu as raison sur un point, être ensemble compte. Cependant, tu crois que toi un eshu pourrait être associé à un caho ? Tu crois que l'on peut être frères là-bas ?! »

Tu étais en colère Colin, en colère et tu ne parvenais pas à calmer cet orage qui grondait.



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MessageSujet: Re: Deux Roberts valent mieux qu'un. || Colin   Ven 12 Aoû - 21:15
DEUX ROBERTS VALENT MIEUX QU'UN
colin roberts & jack roberts.

Jack n'avait jamais été le genre d'enfant fanfaron, le quidam des bacs à sable. Il était plus le genre timide et renfermé. Son bégaiement en était la raison principale cela allait de soit. Comment avoir des amis quand vous mettiez plus de deux minutes à faire une phrase. Le pire étant peut-être que plus vous paniquez, pire cela devient jusqu'à créer un mix incompréhensible. Faisant de lui le bouffon de la cour de récré. Les enfants sont méchants entre eux. On ne dirait pas comme ça, mais les chérubins pouvaient être les pires suppôts de Satan ! Il n'est guère étonnant donc que Jack ait quitté dès que possible les bancs de l'école au profit de l'école de la vie, les mains dans le cambouis et les vêtements toujours tachés. Un choix qu'il n'a jamais regretté. Tout comme celui de quitter leur catin de mère. Il détestait tellement cette femme. Karen. Rien que ce nom lui donnait la nausée cataloguant par la même occasion les femmes qui portent ce nom dans la case "pute". Autant dire donc que lorsqu'une jolie femme portant ce nom l'aborde : il ne peut pas s'empêcher de la traiter mal. Ce qui ne lui ressemble pas. C'est vrai. Mais il n'avait jamais dit qu'il était un homme parfait. Il était le pire probablement. De toute façon, ce n'était pas sa destinée. Il laissait volontiers le feu de la rampe à son frère qui avait une gueule bien plus belle que la sienne, il fallait avouer. Jack était l'enfant de l'ombre. Celui qui joue du piano en écoutant les brimades de sa mère. Et ce manque d'affection maternelle le condamne à ne jamais pouvoir garder une femme à ses côtés. C'est pour cela qu'il avait goûté et aimé la chair masculine. Cela était plus facile pour lui. Il trouve les femmes tellement compliquées. Un psychologue lui avait dit un jour que c'était la peur de se faire abandonner, de ne jamais être jugé comme suffisant par le sexe opposé que Jack avait des soucis dans ses relations amoureuses ou amicales. Un tissu de mensonges à ses yeux. Peut-être qu'il se voilait la face. Probablement même.

"Les deux."
Il hausse les épaules. "T...tt...tu sais bien q...qq...que j'ai jamais réellement t...tt...trouvé ma place dans c...ce....ce monde. Dans c...ce...cette ville..." Cela n'était un secret pour personne. Encore moins pour ceux qui le côtoient souvent.

Changeant de sujet, mieux valait en effet parlé d'autres choses. L'entreprise familiale marchait. Plutôt bien, il fallait avouer. Jack ne connaissait pas les chiffres exacts, mais son père lui aurait dit si jamais ils étaient dans le rouge. Il n'était pas Einstein, mais il avait tout de même un peu de sens commun. Et puis il faisait tous les jours en sorte d'en apprendre plus pour combler ses lacunes bien que les effets du jeu mettent des bâtons dans les roues de son apprentissage. Entre le garage et le jeux il n'avait le temps que de dormir. Même le piano commençait à prendre la poussière.

"Ouais, c...cc...c'est le nerf d...dd...de la guerre hein ?"

La guerre. Cette stupide guerre. Cela rappelait évidemment le statut de soldat de son frère. Il n'avait jamais compris cet engouement patriotique. Comme si donner sa vie rendrait le monde moins pourris. Pourquoi est-ce que la personne la plus importante dans sa vie devait toujours s'absenter pour jouer à Captain America. Bien que Colin ait longtemps été absenté Jack savait qu'il pouvait lire en lui comme dans un livre ouvert. C'était le pire probablement, il ne pouvait pas lui mentir ou lui cacher quoique ce soit. Il était toujours le cadet en admiration et souhaitant recevoir l'approbation de l'aîné. C'est par ce qu'il était aussi essentiel dans sa vie que l'idée qu'il puisse un jour repartir sur le terrain était tout bonnement insupportable. Non. Non. Il ne pouvait pas encore perdre son frère pour un pays une nation qui envoyait ses soldats à la mort en les utilisant comme chair à canon. Ils ne voyaient que des noms sur le papier, mais ces hommes et femmes avaient une famille.

"T...tt...ain j'crois en...tt...tendre l'autr...tr...tres là !"

Il grogne. Les paroles de son frère glisse sur lui colle de l'eau sur les rochers. Il écouté mais n'entends pas. Il ne peut pas comprendre, il ne le veut pas. Parce que c'est débile à ses yeux. Comment pouvait-il pensé à ne pas abandonner ses hommes, ses amis, mais qu'il laissait derrière son propre frère ?

"ET M...MM...MOI A...AA...ALORS ?! J'C...CC...COMPTE P...PP...POUR D...DD...DE LA MERD...RD...RDE PEU...PEU....PEUT-ÊTR...TR...TRE ?!" Hurle-t-il en se levant. Il s'enlise dans sa rage, dans sa colère. Son regard noir soutient celui de son aîné. "T...tt...tu p...pp...pars sans ja...ja....jamais pen...pen...penser au ma...ma...mal, au v...vv...vide qu....qu....que t...tt...tu laisses !"

Son défaut de prononciation était pire quand il était énervé.

"Le m..mm....mond...dd...de sera t....tt...toujours aussi pou...pou...pourris qu...qu..que tu sacr...cr....crifie ta v...vv...vie ou pas !"

Jack avait fait tous les efforts du monde pour comprendre, mais il en était tout simplement incapable.Le sujet de DG ne fit que mettre de l'huile sur le feu.

"Il y en a cer....rr...rtain c...cc..comme moi q...qq...qui sont d...dd...dans le jeu car...rr...r ils n'ont plu...plu...plus leur hand...dd...dicap ! Tu...tu...tuer n'est p...pp...pas un jeu ? Alors pou...pou...pourquoi tu...tu...tu as co...co...commenc...cc...cé hein ?! Pou...pou...pour m...mm....me protéger ? Ou pou...pou...pour te d...dd...donner b...bb...bonne conscience et rattr...tr...traper tous c...cc...ces instants qu...qu...qu'on a pas eut ca...ca...car tu faisais la gu...gu...guerre dans un autr...rr...re pays ?!"

Il se laisse retomber dans le fauteuil. Un Roberts ne quittait jamais une dispute. Alors il allait rester droit et fier et attendre que la tempête se calme. Elle finissait toujours par se calmer de toute façon. Il ne pouvait pas en être autrement. Jack avait cette impression qu’ils ne pouvaient jamais rester fâcher bien longtemps ce qui n’était pas un mal. Déjà que le malheureux n’aimait pas aller au conflit, alors encore moi s'engueuler avec son aîné. Jack tente de se calmer, il reprend une gorgée de son Whiskey et serre les dents. Prenant une grande inspiration, il devait garder son calme s’il voulait que son frère puisse le comprendre.

“On est a...aa...allié non maintenant ? Ça p...pp...peut justif...ff...fier non ?! Puis m...mm...merde à la fin depu...pu...puis quand t...tt...tu fais attention à ton équip...pp...pe ! Moi t...tt...tu passeras tou...tou...toujours avant eux ! On p...pp...peut être frère si on v...vv...veut !” Il regarde mauvais son frère : “Encore faut-il qu...qu...que le souhaite !”
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MessageSujet: Re: Deux Roberts valent mieux qu'un. || Colin   Mar 18 Oct - 9:31
Deux Roberts valent mieux qu'un

Tu détestais voir ou entendre ton frère se rabaisser et te renvoyer en pleine face ton échec. Évoluer dans ce monde avait toujours semblé difficile pour lui, comme si le corps qui lui avait été donné ne convenait pas aux projets de son esprit. Peut-être que vos parents n'avaient pas assez aidé, que sans ton départ vous n'en seriez pas là, ou que Jack n'avait pas fait les efforts nécessaires pour échapper au schéma qu'il répétait de façon incessante.
Très sincèrement, tu avais songé que ces pensées ne le tourmentaient plus et qu'il était enfin devenu l'homme qu'il voulait être. Quelqu'un comme votre père. C'était son choix et on pouvait bien évidemment prendre pire comme modèle, même si tu préférais encore t'arracher une dent que d'agir aussi lâchement que ce dernier.
La conversation dériva malgré ton inquiétude vers le boulot, vous permettant d'aller sur un terrain plus neutre. Cependant, ton instinct te disait que les choses ne resteraient pas aussi calmes, pas quand vous veniez une nouvelle fois d'éviter un énième sujet brûlant. L'un de vous deux craquerait, ce n'était qu'une questions de temps.

Toi. Ce fut toi. Comment pouvait-il en être autrement alors que tu luttais depuis ton retour pour avoir une vie comme les autres, pour être à nouveau parfaitement humain ? Une vraie bombe prête à exploser, à déverser sa colère d'être coincé ici, de ne pas pouvoir respirer, de ne pas entendre le ronronnement des générateurs ou la guitare de ton camarade. Tu avais su dissimuler tout ceci à Astrid, parce qu'avec elle, tu étais toujours meilleur et doux. Ce visage affreux que tu présentais à ton petit frère, tu n'en étais pas fier mais tu n'avais plus le choix. Tu n'es même pas sûr de ce que tu dis, tu as seulement la sensation de parler avec ton cœur, de ne pas laisser le moindre filtre entre lui et ta bouche et tant pis si tu dois blesser une personne précieuse pour qu'enfin on comprenne.

Tu lui en voulais de ramener ça à votre mère. Ce n'était pas elle qui continuait à cultiver cette haine entre eux, au contraire, elle préférait sans doute ne plus avoir affaire à Jack plutôt que de lui servir d’exutoire dès que quelque chose n'allait pas dans sa vie. Tu lui en voulais aussi de réagir ainsi. Ses cris percent tes oreilles et tu pries pour que ton ancien lieutenant dorme profondément ou te pardonne de son réveil brutal. Grinçant des dents, tu fermas les yeux pour ne pas avoir la tentation de fuir, mais aussi d'attaquer. On ne réglait rien sans « discussion » et cet abcès vous le traîniez depuis plusieurs années déjà. Vous y survivrez. Les Roberts étaient réputés pour retomber sur leurs pattes.

« Ne sois pas con Jack. Bien sûr que tu ne comptes pas pour rien ; que ce soit aujourd'hui, hier ou il y a trente ans, personne n'a jamais plus précieux à mes yeux. » Ta voix est serrée et basse, de l'extérieur il était possible de croire que cet aveu te coûtait, c'était en partie vrai, mais tu cherchais avant tout à ne pas trop en dire, à te contrôler. « Mais ça me fait très plaisir de voir que selon toi j'ai passé plus de quinze ans de ma vie à ne rien faire de concret, ou que je suis le seul à partir. » L'attaque est subtile, trop, puisque tu te sens obligé de t'expliquer. « Si je me souviens bien, tu es le premier à être parti, non ? Tu avais fait ton choix au moment du divorce, tu as fait ce que tu pensais le mieux pour toi ! C'est lui que tu as choisi. » Pas moi. Pas nous. Tu avais conscience qu'il t'aurait été impossible à l'époque de rester seul avec ton frangin, tu étais trop jeune et lui aussi. Pourtant, Jack ne t'avait pas demandé ton avis lorsqu'il avait choisi de suivre votre père qui avait décidé de partir pour un autre pays. Tu soupiras. « Tu sais quoi. Peu importe. Tu ne veux pas comprendre, tu préfères te focaliser sur le fait que je parte, que je risque ma vie, plutôt que sur toutes les fois où je suis revenu et sur tout ce que je fais de bien. En ce qui concerne ce jeu » Tu ricanas. « Rattraper le temps perdu ? Bon sang, mais tu t'entends ? T'es en train de me dire que j'ai foiré notre relation ? Je suis désolé de te le dire mon grand mais s'il y a bien une chose dont je suis sûr c'est de ce que j'ai fait pour toi et ma conscience est en paix avec ça ou en tout cas je ne suis pas assez torturé et stupide pour croire que DG est un moyen de réparer les gens ou les liens. » Tu croisas les bras et observas l'eshu boire une gorgée d'alcool et se détendre. « Si ça ne tenait qu'à moi, je te sortirai de cette connerie par la peau des fesses, mais qui suis-je pour te dire quoi faire !? »

Tu te levas pour aller prendre de l'eau. Hors de question de continuer à boire, étant donné vos sujets de conversations. Tu l'écoutas et fronças les sourcils avant de te pencher légèrement et de lui coller une tape à l'arrière de son crâne, puis de pointer un doigt devant son visage.

« Déjà, tu changes de ton avec moi, puis tu cesses tout de suite de faire les gros yeux. Tu passeras avant eux. Mais... » Comment lui expliquer que malgré leurs erreurs et leurs terribles actions, il y avait parmi eux des personnes formidables ? Puis, quoiqu'on en dise, tu étais fidèle à tes amis... « Si nous parlons en terme d'équipe, je ne privilégierais pas les eshu aux caho tant que ta vie n'est pas directement en jeu... Et je pense qu'étant donné ton statut chez les violets, tu devrais mesurer les conséquences que pourrait avoir le fait d'avoir un frère chez les caho... L'inverse est aussi vrai, les rouges ne sont pas leurs plus grands fans depuis leur trahison. » La prudence n'était pas toujours ton amie mais quand il s'agissait de la vie de ton petit frère.



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MessageSujet: Re: Deux Roberts valent mieux qu'un. || Colin   Sam 22 Oct - 14:25
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Jack n’avait jamais aimé… Vivre. Jamais. De tout en temps, en tout lieu il semblait porter en son cœur une rage, une colère sourde envers le monde. Alors, quand sa mère a donné le bâton pour se faire battre : il n’a pas longtemps hésité à l’attraper et à la blâmer pour son malheur. Elle lui avait donné la vie non après tout ? C’était de sa faute s’il était condamné à respirer, à évoluer dans une société qui a tendance à rejeter les personnes comme lui. Qui ne colle pas au système. Puis elle avait écarté les cuisses comme une catin pour se faire sauter. Son père lui restait à la maison et élevait ses enfants pendant qu’elle léchait le poney de ce militaire à deux balles. Jack avait prié pour qu’il se prenne une balle dans la tête. Cela lui aurait évité de cogiter pour monter un plan et exploser son crâne lui-même avec une batte de baseball. Il en avait toujours eut envie, il se considérait heureux quand il en rêvait la nuit avant de se sentir frustré de ne pas pouvoir le faire. Naturellement, si un jour il retrouvait le malheureux dans le jeu : il se ferait une joie de mettre à exécution ce plan diabolique. Si au jour d’aujourd’hui, son esprit était plus en paix : ce n’était pas pour autant qu’il oubliait. Aussi certainement que cette conversation se calmait : elle repartirait sur les chapeaux de roue en moins de temps qu’il ne faut pour finir un Whiskey médiocre.
Les mots fusent, les mots sont crachés : le venin de leurs âmes déversées. Jack n’en avait rien à faire qu’il réveille la maîtresse des lieux, il n’en avait rien à secouer ! Colin voulait parler ? Voulait vraiment attraper le problème à bras-le-corps : alors il allait lui donner la monnaie de sa pièce. S’il était encore plus difficile pour lui de d’exprimer : il allait tout de même trouver la force de faire une telle chose. Parce qu’il était hors de questions qu’il baisse la tête comme il l’avait toujours fait. Jack ayant toujours été intimidé par l’homme qu’était son aîné : n’avait jamais réellement osé se dresser contre cet être supérieur. Il était parfait, un modèle qu’il aurait aimé avoir le courage de suivre. Mais il ne le pouvait pas. Sacrifier sa vie pour des personnes qui n’en valaient pas la peine, laisser sa famille, aider des gens dans le besoin alors qu’il y avait déjà assez à faire dans son foyer : le rendait tout simplement fou. Colin lui confirme qu’il est dans le déni, il se ment à lui-même et qu’il l’aime. Qu’il est important à ses yeux. Cela ne fait que l’énerver un peu plus. Jack serre son verre en même temps que sa mâchoire se contracte sous le joue de la colère.

« Ouais c’est ça j'suis... j’suis con. C’est ce qu’on me dit tou...toujours. Pardon d..dd...de ne pas avoir t...tt...ton cerveau Einstein ! »

Le garagiste savait qu’il n’avait pas inventé l’eau chaude et en règle générale, cela ne le dérangeait jamais. Probablement qu’il exagérait, il voyait le mal partout : son frère ne voulait certainement pas dire littéralement, mais il était bien trop énervé pour entendre la voix de la raison dans son esprit. Il laissait plutôt la place à l’aigreur. La suite le fait bondir du fauteuil.

« Pard...dd...don ?! J’ai jamais dit que t’a...t'a...t'avais rien fait de con...con...concret ! » De sa main libre il plaqua ses cheveux dans un geste nerveux : tremblant de colère. « Il était hors de qu...qu...questions que je r...rr...reste avec la p...pp...pute qui nous a donné la vie ! Elle se faisait sau...sau...sauter pendant que papa s’occupait de nou....nous je te rap...pp...ppelle ! C’est inexcusab...bb...ble ! Elle n’a pas d’honneur ! C’est qu’une tr..tr...trainée point final ! J’suis pa...pa....partie parce que je ne pou...pou...pouvais pas la rega...ga...garder dans les yeux sans avoir envie de lui exp...pp...ploser le crâne ! Elle et son pu...pu...putain de mec ! J’ai choisi papa car ll ne mérit...tt...tait pas d’être seul et de payer po...po...pour elle ! T’as choisis aussi je te fer...rr...rais dire alors ne me b...bb...blâme pas ! »

La fureur de Jack ne se calme pas quand Colin le traite de stupide :

« JE T’IN....T'IN...T'INTERDIS DE DIR...RR...RE QUE JE...JE...JE SUIS STU...STU..STUPID...DD...DE ! Pas toi ! T...tt...t’as pas le dr...dr...droit ! »

Il fulmine de rage. Son visage à prit une teinte écarlate et les veines le long de ses tempes sont gonflés par la tension qui régnait dans son système. Il met quelques secondes à se calmer avant de se rasseoir et de finir cul-sec son verre. Il ouvre et ferme nerveusement son poing, tout en regardant le sol pour ne pas se jeter au cou de son aîné et briser ses dents.

« T’es rien. » Répond-t-il. « Si tu veux pas raccr...cr...crocher l’uniforme pour moi, j’vois pas pou...pou...pourquoi j’arrêter...rr...rais de jouer pour toi. Si tu me dis que d’être sur le ter...ter...terrain, là-bas c’est aussi ex...ex...exaltant que d’être dans le jeu alors je pe...pe...pense qu’on pe...pe...peut finir par se compr...pr...prendre. »

Même si cela voulait dire enfin comprendre sa mère. Cette pensée était intolérable. Mais soit… Quand Colin lui colle une tape derrière la tête, il grogne et éloigne sa tête par réflexe.

« J’suis p...pp...plus un gamin Colin. J’fais ce qu...qu...que je veux ! » Jack souffle et se resserre. Tant pis s’il était ivre. Chacun avait sa faiblesse hein ? Il reporte son verre à ses lèvres. « J’ai pas dit de privilégier t...tt...tous les ESHU, comme je n’accorderais aucune piti...ti...tié aux CAHO. Je pa...pa...parle de toi et moi mon frère. Juste toi et moi. » A part quelques têtes chez les ESHU : il se moquait en règle générale des autres. Il ne s’occupait que du bien-être de l’équipe en général. Le cas par cas ne l’intéressait pas plus que ça. « Ils vont me dire q...qq...quoi ?! Que je dois rendr...dre...dre le poste ? Si c’est pour être avec toi ça me va. » Oui. Jack était prêt à tout sacrifié pour Colin. Jack souffle longuement, il regarde la porte fermer.

« C’est une jou...jou...joueuse de DG aussi ton lieute...te...tenant ? » Demande-t-il tout simplement. Jack prends une longue inspiration, il se calme petit à petit. Se concentrant sur les objets qui l’entourent plutôt que sur le nœud dans ses entrailles. « Colin… » Souffle-t-il en relevant son regard vers son aîné. Il parlait en tant que petit frère : « Si tu dois repar..rr..rtir… C'est quand… ? » Il est inquiet, il ne peut pas le cacher dans le timbre de sa voix.
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MessageSujet: Re: Deux Roberts valent mieux qu'un. || Colin   Sam 3 Déc - 21:01
Deux Roberts valent mieux qu'un

Tu n'as jamais été du genre à élever la voix sur qui que ce soit dans ta famille, préférant tempérer les choses par une discussion franche et saine ou choisissant tout simplement la fuite commet ton père. Cependant, tu sentais que le Darwin's Game t'avait changé et que si dans le jeu tu parvenais encore à être pleinement toi-même, tu commençais désormais lorsque tu te déconnectais et revenais à Chicago, à ne plus te maîtriser. Tandis que tu étais coincé dans cette ville pour guérir, tu disposais d'un temps considérable pour jouer. Des heures que tu n'avais pas auparavant et qui t'avaient finalement permis de ne pas devenir accro comme de précédents collègues. Maintenant, il t'arrivait d'être énervé ou fatigué sans que tu ne saches s'il s'agissait d'émotions provenant du manque ou de ta situation actuelle.
Dans tous les cas, tu avais désormais tendance à ne plus mâcher tes mots et à moins contrôler tes humeurs lorsqu'elles devenaient trop importantes. Là, par exemple, tu en voulais franchement à ton frère pour te faire sortir de tes gongs et pour refuser de comprendre que si ton métier c'était te battre, tu ne désirais pas faire de ta vie un combat. Pourtant, vos récentes conversations ne s'étaient pas bien déroulées, remplies de non-dits, d'amertume et de lassitude.
Une partie de toi vivait ce moment comme la phase deux de la crise d'adolescence de Jack et tendait à pardonner le sarcasme et les piques, mais l'autre moitié, elle, était furieuse. Tu était irrité qu'il mette tes propos dans le même panier que ceux des autres et qu'il ne prenne pas au sérieux tes paroles.
Tu l'observas devenir rouge de colère et tu laissas l'espace d'un instant s'afficher sur ton visage un sourire satisfait. Bien ! Il n'y avait pas de raison que tu sois le seul à être hors de toi et tu appréciais à sa juste valeur l'état dans lequel se mettait ton frère. Oh évidemment, ses paroles continuaient de t'énerver. « Lorsque tu sous-entends que tout abandonner pour rester est facile, oui, pour moi cela signifie que tu ne reconnais pas le travail que j'ai effectué là-bas. Mais c'était sans doute une erreur de penser que mon frère serait différent de tous les autres civils qui ne voient les militaires que comme des machines de guerre et des personnes absentes. » Ta main se crispa violemment et tu dus te faire violence pour retenir ton coup. Tu n'avais jamais autant détesté ton petit frère qu'aujourd'hui. Tu ignorais si sa haine contre votre mère était due à des souvenirs d'enfance, une mémoire altérée ou un lavage de cerveau de votre père, mais quoiqu'il en soit, tu étais ulcéré et même honteux d'entendre ces mots sortir de sa bouche. « Je vois en tout cas que le langage fleuri de notre père a fini par déteindre sur toi. Tes conquêtes féminines doivent être ravie de savoir de quelle façon il t'arrive de les qualifier. » Ta voix est glaciale. Une pointe de mépris s'y était même logée. « Parce que bien évidemment, laisser des enfants entourés d'ivrognes et préférer une bouteille d'alcool à sa femme c'est tout à fait normal ? » Tu tapes du poing sur la table. « D'honneur !!!??? Je me contrefous de ce que tu penses Jack mais quand on a souffert comme maman a souffert au combat pour que des gens ingrats comme toi vivent, je peux t'assurer que l'honneur c'est tout ce qui reste ! Tromper papa était horrible, mais avoir le courage de dire la vérité, ça c'est un comportement respectable. » Tu levas les yeux au ciel. Pour un peu tu allais pleurer, qu'elle était triste l'histoire du petit garçon qui avait pour mère le diable. Tu ne parviendrais pas à faire changer d'avis ton frère et ce dernier n'accepterait jamais d'avoir eu tort. Peut-être avait-il été trop jeune pour comprendre que sans être une « pute », votre père avait été loin d'être parfait.
L'exclamation du garagiste te surprit. Tu écarquillas les yeux, muet, tu ne voyais vraiment pas à quel moment tu l'avais traité d'idio... Ah. C'était vrai que tu avais été subtil dans ton insulte, mais tu aurais dû prévoir qu'en usant de ce terme, il eût été davantage à l'écoute. Une once de culpabilité te rongea le cœur en te rappelant des enfants de votre école et des propres mots de votre mère lorsque le bégaiement de Jack n'avait pas été diagnostiqué... « Stupide » était un mot interdit depuis ce temps-là. Un mot que tu n'usais que lorsque d'autres te manquaient. Tu l'observas avaler son verre, la mine déconfite, et t'apprêtais à prononcer des mots d'excuse lorsque le coup te fut porté, scellant ainsi tes lèvres.  Tu n'étais plus amusé, plus en colère, seulement déçu et triste. Tu avais l'impression que votre lien de sang devait t'empêcher de penser certaines choses, mais pourtant, tu n'éprouvais plus aucune envie de voir ton frère et sa présence commençait même à devenir insupportable pour toi. Tu résistas à cette envie et continuas à discuter avec lui, tandis que ton cœur s'éteignait petit à petit. Ton verre te permettait de demeurer silencieux et tu comptais bien en profiter.
La voix de Jack tremble sous l'effet de l'alcool et tu as l'impression de revoir ton paternel devant toi et la vision ne t'enchante pas. Sans lui demander son avis, tu attrapas sa main et lui retiras son verre. « Ça suffit. Si tu continues tu vas te rendre malade et ton réveil demain matin sera terrible. » Tu posas ta main sur son épaule. « Cela m'irait parfaitement s'il ne s'agissait vraiment que de toi et moi... Mais nous savons tous les deux que ce n'est pas aussi simple et qu'une rancœur peut faire des dégâts considérables là-bas... Tu dois être prudent et ne pas penser qu'avec ton cœur petit frère. »  Sa question t'étonna et te mit aussitôt sur la défensive. Tu ne souhaitais pas donner des informations sensibles sur Astrid mais, il s'agissait de Jack. « Oui, elle y joue. » C'était peu, mais tu n'en savais guère plus et il était de toute façon hors de question que tu en dévoiles trop. Puis, comme si la conversation n'avait été qu'un prétexte, le sujet changea. Tu t'installas à nouveau face à lui, fatigué par votre brouille. « Je devrai repartir quand je serai guéri et jugé apte à revenir au combat. » Pas de « si » dans ta réponse, pas d'hésitation non plus. Tu n'avais pas peur de partir car tu savais que tu reviendrais. Il fallait en revanche se demander si tu continuerais d'en avoir envie. « Tu avais raison lorsque tu m'as dit que je ne pouvais pas te demander de quitter le jeu, si je n'étais pas prêt à mon tour à abandonner quelque chose pour toi. Peut-être que cela changera dans quelques jours, quelques semaines, peut-être que ce ne sera même pas ma décision au final. Dans tous les cas, j'agirai toujours pour te protéger Jack, que tu t'en rendes compte ou non. »



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MessageSujet: Re: Deux Roberts valent mieux qu'un. || Colin   Jeu 8 Déc - 23:21
DEUX ROBERTS VALENT MIEUX QU'UN
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Jack comprenait que trop tard que la situation lui échappait. Il n’était pas en mesure d’arrêter ce qu’il avait commencé. Petit à petit, il voyait la colère monter dans les yeux de son frère. Lui qui pourtant était la patience incarnée semblait être sur le point de craquer. « Arr…rr…rête tes co…co…conneries ! T’sais que j’ai tou…tou…toujours resp…pp…pecté ceux qui risquent leur v...vv…vie. » Il avait toujours dit avec une pointe de fierté que son aîné était un soldat, qui sauvait des vies et qu’il était un des hommes les plus incroyables qu’il connaissait. Colin le pensait-il assez idiot pour ne pas être reconnaissant envers ceux qui abandonnaient tout pour pouvoir protéger des gens ingrats. Alors que la conversation aurait pu se finir sur ces termes à la gloire de Colin : la patience de son aîné allait encore plus être poussée car malheureusement pour lui : le cadet n’en avait pas fini. De fil en aiguille : le ton monte jusqu’à ce que le sujet du divorce, de leur mère termine d’achever la bienséance.

« Notr…tr…tre mère n’a pas eu le te…te…temps de détein…tein…teindre sur moi, elle n’a jamais été là et ne m’a ja…ja…jamais jugé digne de tou…tou…toute façon ! » Elle : la militaire qui aimait que tout soit parfait : trainer dans ses jupons un enfant comme jack n’était réellement pas un don du ciel. Il se souvient encore qu’elle poussait encore et encore son plus jeune fils à parler correctement alors qu’il ne pouvait tout simplement pas. Il ne simulait pas comme elle le disait quelques fois à son père. Jack plisse ses yeux : « Va te…te…te faire Colin ! Elle m’a tou..tou…toujours vu co…co…comme un raté ! Me com…com…comparant sans cesse à toi : même quand je faisais d…dd…des efforts ! » Grogne-t-il. « Faire sentir son enfant comme un moins qu…que…quee rien c’est accepta…ta…table aussi tu cr…cr…crois ?! » Il lève ses yeux au ciel : « Ing…gg…grat ?! J’ai jamais été i Ing…gg…grat envers vous ! » Colin marquait un point concernant leur père, Jack croisa ses bras comme un enfant qui viendrait de se faire disputer et dont le parent avait enfin trouvé les mots pour faire entendre raison. Pourtant, il restait accroché au fait que leur père n'avait jamais rit de son handicap. Pourtant, il fallait avouer qu’elle avait eu des couilles. Peut-être qu’il devrait un jour enterrer sa fierté et avouer qu’elle lui manquait. Que la présence d’une mère dans sa vie lui avait toujours manqué même si au fond… Il se demandait si elle aurait accepté d’être aussi compatissante, aimante qu’elle l’était avec son premier-né.

Son questionnement se termina à l’instant où le mot idiot sortit des lèvres de Colin. Ce fut trop. La goutte d’eau. Comment osait-il ?! Il serre les dents de rage, vide son verre pour se retenir de lui balancer l’objet à la figure pour lui donner de nouvelles cicatrices. Non… Il ne devait pas devenir comme leur père que l’alcool rendait fou. Il ne devait pas céder aussi facilement à ces abus. Son frère se charge d’enlever son verre. Il va se rassoir donc, passant sa main sur son visage pour reprendre ses esprits et se calmer.

Changer le sujet de la conversation, voilà ce qu’ils devaient faire. Rien ne bon n’allait ressortir de ce moment fraternel sinon et Jack n’était pas prêt à perdre Colin. Il ne le serait jamais. C’est bien pour cela qu’il était inquiet à l’idée de le savoir loin. C’était son pire cauchemar, celui qui était récurrent depuis des années. « Tu sais bien qu…que…que… Que j’dors peu anyway. » Il révulse sa tête lassement et regarde le plafond de l’ancienne caserne de pompier. Oui. Il ne devrait pas penser avec son cœur : « Semblerait que j’ai p…pp…pas de cerveau, le cœur est le seul orga…ga…gane qui semble saint et fort. » Il sourit à cette idée. Un sourire qui s’agrandit quand il apprend que sa belle était une joueuse. Intéressant. Et peu surprenante. Les militaires devaient kiffer ce jeu. Le garagiste regarda Colin s’asseoir en face de lui. La tempête semblait se calmer pourtant, il ne vendait pas la peau de l’ours avant de l’avoir tué. Quelque chose lui disait qu’ils n’en avaient pas fini. « Ok… » Répond-il à son frère quand ce dernier ne dit ni oui, ni non quant à son possible retour dans les forces armées. Quand Colin dit qu’il avait raison, il se met à rire et baissa sa tête pour pouvoir le regarder. « Moi aussi, moi aussi mon frère. Je t’aime trop pour laisser quelqu’un te faire du mal. » Il se redresse, pose ses coudes sur ses genoux : « Je… Je suis dé…dé…désolé. » Il l’était. « Peut-être qu’il est tem…tem…temps que je range ma fierté et que … Que je fasse de…de…des efforts avec maman. » Il le faisait pour son frère en grande partie. Une façon de lui montrer qu’il pouvait changer. Pour être un homme meilleur. Déjà, il l’appelait maman et non catin. Il y avait du progrès, il fallait saluer l’effort du bougre.

Jack finit par sourire : « On s’est ja...ja...jamais disputé… C’est une pre...pre...première, je crois ! » Il se sentait mieux en un sens. D’avoir vidé son sac : « J'pensais pas qu...qu...que ça ferait autan...tan...tant de « bien ». » Le garagiste se lève, tend sa main vers son frère : « On fait la paix ? »
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MessageSujet: Re: Deux Roberts valent mieux qu'un. || Colin   Mar 27 Déc - 15:29
Deux Roberts valent mieux qu'un

Tu es ravi de voir qu'après vous êtes écharpés l'un et l'autre vos cœurs, vous finissiez par entamer un véritable dialogue. Peut-être que vous étiez censés en passer par là... Et, même si ces sujets sensibles ne trouvaient pas de solution immédiate, c'était néanmoins une bonne chose que vous les ayez abordés puisque vous ne pouviez en sortir que plus fort.
Dans cet effort mutuel pour apaiser les tensions, vous décidâtes, Jack et toi, de changer le « thème » de votre conversation : le bien-être de ton petit frère. Tu pinças les lèvres devant son aveu sur ses problèmes de sommeil. La question brûlait tes lèvres mais tu te refusas à la poser ; par respect ou plutôt par déni. Tu ne te doutais que trop bien des raisons pour lesquelles il dormait peu : les turbulences à Chicago, les inquiétudes quotidiennes de la vie, l'alcool et bien sûr et surtout le jeu. Un univers où Jack évoluait sans doute avec la joie d'un enfant et l'insouciance d'un adolescent. Tu ignorais depuis combien de temps il était dans le Darwin's Game, aussi peut-être que son expérience lui avait remis les idées en place et qu'il n'idéalisait pas le jeu...  « Ça a toujours été ta plus grande qualité petit frère, mais pense à te préserver s'il te plaît. » Ton sourire qui s'était fait plus triste, s'agrandit cependant malgré toi lorsqu'il te posa sa question sur la jeune femme qui vivait avec toi. Mais bien que tu étais fière d'elle, ton désir de la protéger – d'une meilleure façon que la dernière fois – surpassait ton envie irresponsable bien que très humaine de trôner orgueilleusement à ses côtés devant tout le monde. S'en suivit ensuite une discussion concernant ta reprise de tes fonctions dans l'armée avec une réponse de ta part qui, tu le savais, ne satisferait l'irlandais qu'un temps. Tu parvins néanmoins Colin, à faire rire Jack et à balayer définitivement les derniers nuages noirs. Un miracle se produisit même quand l'homme évoqua votre mère et un hypothétique pardon. Ton visage s'illumina et tu te sentis instantanément te détendre. Tu tentas cependant de refréner ton enthousiasme et d'être modéré. « Je suis content d'entendre ça. Elle devra faire de même et peut-être que cela prendra du temps, mais c'est déjà une bonne chose de vouloir que les choses s'améliorent. » Rire. « Oui, une expérience désagréable si tu veux mon avis, mais je suppose que du moment que nous en tirons quelque chose de positif... cela n'aura pas à être un mauvais souvenir. » Tu attrapas sa main tendue et souris. « Évidemment. Pour célébrer cela, que dirais-tu d'un balade en moto pour me montrer les endroits que tu aimes à Chicago ? » Sans attendre sa réponse, tu te levas en prenant appui sur tes béquilles et te dirigeas vers la porte en attrapant tes clefs. « Allez, au pire si on n'arrive à rien avec ma guibolle esquintée, on fera le trajet à pied comme on avait l'habitude de le faire plus jeune. »  
Attention Chicago, les frères Roberts sont là.



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