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S'inscrire au DARWIN'S GAME, c'est montrer de quoi nous sommes capables et prouver que nous sommes l'avenir. Une seule regle : survivre. A partir de maintenant, c'est chacun pour soi. Nous devons oublier qui sont nos freres, nos femmes, nos amis, parce qu'aujourd'hui ils sont nos ennemis. Tuer ou etre tue est notre seule motivation. Le jeu debute.



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 hell's door. (bloom)
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MessageSujet: hell's door. (bloom)   Sam 9 Juil - 20:53
HELL'S DOOR
Bloom & Kasja

Kajsa, elle n’a pas été capable de fermer l’œil de la nuit. Tourmentée, elle l’a été pendant toute la nuit. Elle avait peur, elle était nerveuse, énervée, en colère. Elle est perturbée, à cause de ce jeu. Toujours plus, elle ne sait pas où elle en est, elle doit se méfier de tout ce qui l’entoure, elle frôle la paranoïa à présent. Alors elle dort mal, et sûrement que c’est pour ça qu’elle s’est retrouvée debout aux aurores, à ne pas savoir quoi faire de sa journée. Que pourrait-on bien faire, après tout, si elle se retrouve seule de la sorte, si elle ne sait pas quoi faire ni comment le faire ? Elle a envie de jouer, encore et encore, elle va jusqu’à trembler, elle va jusqu’à se démanger, comme une accro, comme si c’était une drogue. Stupide jeu. Alors elle s’est levée, elle s’est perdue, elle ne sait pas quoi faire. Elle regarde ce post-it, souvenir de quelque chose qui lui paraît bien moins important que ce jeu. Nourrir un chat. Une créature innocente, qui n’a rien demandé. Pas franchement réveillée, la rousse, elle va se doucher, sans trop savoir ce qu’elle va faire, une fois qu’elle aura rempli son unique mission de la journée en ce jour de repos, ce jour où elle a la possibilité de ne pas travailler. Elle se dirige en voiture dans le quartier est, luttant pour rester concentrer sur la route et ne pas laisser ses pensées divaguer, parce qu’elle n’a pas envie de mourir à cause d’un accident qu’elle a attrapé par son inattention. Elle arrête sa voiture, te gares, la verrouille et tu montes distraitement. Troisième étage. Et la voilà à attraper cette clé que son collègue lui a donnée, à essayer d’entrer. Elle fronce les sourcils, elle ne comprend pas. Pourtant, elle est sûre d’être au bon endroit, le numéro est le bon, alors pourquoi elle n’arrive pas à ouvrir cette foutue porte ? « Putain de chat de merde ! » Elle râle à voix haute, donnant un coup dans la porte, agacée. Ses émotions sont exacerbées, elle ne sait pas comment les gérer, c’est de pire en pire depuis qu’elle a commencé à jouer au jeu, Kajsa. Alors elle s’énerve contre cette porte, ne sachant pas comment régler son problème.

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MessageSujet: Re: hell's door. (bloom)   Jeu 14 Juil - 15:56

Hell's door







Rien n'est éternel. (The Grandmaster)


Tout est allé très vite. Trop.
Ta sœur, la fuite, le doute, la douleur, la peur la haine, la paralysie, la maladie. L'asphyxie. Le temps béotien joue contre toi, le temps te défie altier, infatué. Il se joue de toi. Il se paye ta tête ce con. Il aurait pu s'arrêter à cette période, cette douce période de jeunesse béate et stupide, de naïveté ravageuse et futile. La vie était rose. La vie était allègre. Pas de mort. Pas de maladie. Pas de fuite, de doute, de douleur, de peur, de haine, ou de paralysie. Et moins encore de maladie. Mais ton existence a viré rouge vermeil, rouge sang. Le temps s'est payé ta tête. Le temps se fend la poire.
Tu les entends encore, ils martèlent tes tympans. Là, dans ton crâne, dans ton cœur, au plus profond de toi-même. Ils courent tout autour de toi, ils tournent. Encore. Encore. Encore. Ils ne savent cesser, il ne savent vaincre, et ils rugissent, ils imprègnent ton âme entière, ton âme entière calcinée par des flammes enfiévrées.
Tous ces médecins, toutes ces infirmières ont fini par te rendre barge. À les voir cavalcader tous les jours autour de ta dépouille inerte déposée sur le lit d'hôpital, éprise des fièvres les plus algides. Et ils te mentent, ils te disent que tout va pour le mieux, que tout va s'arranger. Mais leur mensonges, tu leur vomis dessus toi, ouais ces mensonges qui ont su asphyxier chez toi cette hargne, qui ont su éteindre les lueurs irisées dans tes pupilles céruléennes. Mais désormais, t'es plus qu'une tâche dans leurs jeux. Leurs jeux de courtisans, de louangeurs, d'oppresseurs. Ils sont là pour te soigner ? Putain non. Ils font tout le contraire. Ils ne font qu'accomplir leur pathétique valse près de toi. Branchant un tuyau de temps à autre. Rien. Rien d'autre qu'une foutue bande de fous dans un monde de fous.
L'hôpital ça te tue.
Tu l'as dit à ta mère, mais penses-tu ! Jamais elle t'aurait laissé partir. Alors t'as quêté le miracle auprès de ton frangin. Ouais ton frangin qui t'aime plus qu'il n'aime personne d'autre, ton frangin qui jamais t'a refusé quelque chose.
Et t'es là. Dans ton lit, dans ta chambre, chez toi. T'as pas bougé depuis deux jours, mais bon Dieu c'est plus jouissif que le berceau maudit de l'hôpital, même si ça te file des crampes et des douleurs de dingue. De toute façon t'avais déjà un plan préparé d'avance. Et c'était simple. Rester cloisonnée dans ta propre cage. Et attendre les jours meilleurs de la leucémie, pour que l'on te sorte, que l'on t'habille, te maquille, te coiffe, te parfume si c'était nécessaire. On t'aurait enfin sortie de la cage dorée. On t'aurait promenée en ville comme un gentil toutou, une bête de foire, on aurait fait venir un prof particulier pour rattraper tes cours, parce que l'année prochaine c'est l'université qui t'attend. Et le pire, c'est que ça te convenait.
Voila la vie de la Bloom O'Twomey que tu perçois. Un sacrée belle réussite.
Et puis ton frère a appelé, il a dit qu'il était là, que tant qu'il était là tout irait bien, que tout irait mieux. Qu'il allait revenir à la maison pour que t'ailles mieux. Alors, tu l'as écouté. Tu l'as écouté te faire l'éloge d'une jeune enfant. D'une jeune Bloom. Aventurière, bagarreuse à ses heures perdues. Et il parle, il serine, il glousse. Et tu l'écoutes, perpétuelle. Et tu pleures, perpétuelle, tu jappes, tu frémis, car t'es plus cette petite Bloom guerroyante, cavalcadant sur la neige pure du manoir irlandais en hiver avec Avalon, chevauchant le coquet poney que tes parents t'ont offert. T'es plus qu'un fantôme fatigué, une pauvre sotte à t'écorcher les genoux au bord des trottoirs, et enclin à la drogue. Alors t'as raccroché juste quand il entamait un nouveau périple homérique que t'aurais vécu, et t'as attendu là qu'il rappelle parce que c'est ce qu'il fait toujours. Il te dit qu'il t'aime, et tu raccroches à nouveau pour retourner te coucher. Ouais le temps s'est bien foutu de toi.
T'es seule, égarée dans cette maison géante. T'adores ta chambre, tu la  chéries, tu la choies. T'y mourrais bien volontiers. Depuis que t'as quitté l'hôpital, t'y passes tout ton temps. Tu t'allonges sur le lit, tu te replis en boule, et tu dors. Tu te poses des questions existentielles. Tu dors. Tu philosophes. Tu prends tes médicaments. Tu regardes la télé. Et tu dors.

— Bonjour à tous, il est neuf heures. glousse le type à la télé. Toi t'es encore en plein délire avec Morphée. Tu grattes du bout des ongles ta crinière fauve. Tu bailles. T'as mal au dos. Depuis deux jours, tu fais quasiment que dormir, et tu vois personne. Personne. Ta mère est en cavale. Ton père déjà au boulot avec sa finance et ses magouilles. Ton frère doit être en train de traquer des dealers ou des violeurs.
Le sommeil efface l'utopie que tu t'étais créée, et la réalité te gifle. Tu dois te bouger bordel. Tu te redresses sur le lit, t'es veule, éprise d'une torpeur pas tout à fait éteinte. Tes paupières sont lourdes, elle papillonnent un instant. T'effleures les ecchymoses sur tes bras avant d'éteindre la télé. Tu te loves dans ta couverture que tu drapes au-dessus de ton vieux pyjama, qui t'accompagnes toujours dans tes longues journées de divagations psychotiques sur ton stupide lit. Tu secoues tes cheveux hirsutes. Et tu te cambres un peu plus, dans un mutisme complet.
Quand t'entends un clic.
Un clic qui n'a pas lieu d'être.
Un clic qui provient de la porte d'entrée.
Dans le jeu ça t'aurait même pas fait frissonner. Dans le jeu tu peux crever dix fois. Dans le jeu t'as pas chétive à foison, prisonnière de ton corps handicapant. Ici, tout est différent, tu peux même pas faire quinze pas sans haleter comme un bœuf. Tu risques tes pieds au sol, et tu te redresses d'un coup vif, sur tes deux béquilles. Quand le clic de la porte faiblit pas. C'est pas tes parents, ni ton frère, car ils passent toujours par le garage pour entrer. Un coup violent sur la porte.
Des voleurs putain.
Et t'as peur, ouais t'as la frousse. Alors t'essayes de progresser rapidement jusque la porte d'entrée. Là tu passes devant l'immense cuisine où un couteau apparent te happe. Tes doigts l'agrippent sans ménagement.

— C'est comme dans le jeu Bloomy. Comme dans le jeu. tu te chuchotes. Tu reposes une de tes béquilles près de la porte d'entrée. Et tu dresses ta lame qui vient trancher l'air. Je suis armée. Je vais appeler la police ! Alors dégagez ! tu jappes à présent assez fort pour que le connard derrière cette foutue porte t'entende. Mais t'es quand même terrorisée, parce que tu sais que les gens sont cinglés. Tu sais que les gens confondent le Darwin Harbor et la vie réelle.

HRP. vie 10/10


© Great Thief


i confess. i am a murderer.
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