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 mamie gâteau ▬ bloom & nick
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MessageSujet: mamie gâteau ▬ bloom & nick   Mer 13 Juil - 13:01
MAMIE GATEAU
bloom & nick

13 appels manqués. Tu viens de quitter le Darwin’s Game et pourtant, ton adrénaline ne descend pas en voyant ça. Tu jures, voyant le nom de ton boss affichés en gros sur l'écran de ton portable. Merde, merde, merde. Voilà tout ce que tu trouves à dire tandis que tu t’évertues à rappeler Vadim. Faîtes qu’il soit encore vie. Et pas trop en colère.

- NICKY QU’EST-CE QUE TU FOUTAIS PUTAIN ?

Il est bien en vie, tout va bien. Il est même plutôt en rogne le slave. Il te sert une ribambelle d’insultes russes que tu as fini par connaître au fil des années. Il n’y va pas de main morte. Toi, de l’autre côté du fil, tu attends que l’orage passe. Il va bien finir par t’expliquer la situation qui t’a valu 13 appels manqués et cette gueulante. Ah, ça y est, après encore quelques injures bien senties dans un Russe que tu devines peu poétique, il t’explique l’affaire.

- On a eu un souci au stock. Oh… la grande nouvelle… Le truc c’est que tu t’en fous un peu : ce ne sont pas tes affaires, le stock. Toi, tu livres et puis c’est tout.  Tu ferais bien part de tes impressions à Vadim mais… il n’a pas l’air d’humeur. Il faut que tu ailles vérifier une commande. LE PLUS VITE POSSIBLE NICKY. Tu écartes soudain le téléphone de ton oreille.
- Mais m’explose pas le tympan Vadim, j’y peux rien à vos conneries du stock, putain. Non mais oh, y a des limites. Parfois j’ai l’impression d’être le seul mec doué de toute l’entreprise, merde quoi. Qu’est-ce qu’ils ont foutu ? Vadim laisse un blanc. Est-ce qu’il est en train de se dire qu’il serait temps de changer d’employés ? Tu entends qu’il soupire longuement.
- Il est probable qu’on ait inversé deux commandes. La vieille Nicholes a… peut-être… reçu la commande de O’Twoney.
- Oh putain sa mère la pute… Et tu restes poli pour une situation pareille. O’Twoney est dealeuse, tu es presque sûr qu’elle n’a pas commandé du vernis à ongle. Quoique, c’est tout à fait probable. Enfin… non, non, tu dis de la merde, c’est tout. Okay, okay, je m’en charge.
-  Merci Nicky.
- Tu me remercieras en me laissant péter la gueule de ces bras cassés.

Parce que mine de rien, grâce à l’incapacité des gars du stock, l’avenir d’Xpress est sur la sellette. Si une vielle bienpensante tombe sur votre petit paquet et qu’elle prévient les autorités… C’en est fini pour vous tous. Combien on prend pour trafic de drogues aux Etats-Unis ? Ce serait pas un truc comme… vingt ans ? Ce serait genre, la moitié de ta vie en taule là. Tu veux pas être privé de liberté et sortir à soixante piges de là. Tu crèveras sans doute sous un pont – si tu arrives à survivre tout ce temps en taule. Bref, de quoi te motiver pour sauver la mise à Xpress.  Cependant, il ne faudrait tout de même pas alerté la clientèle. C’est pour cette raison que tu décides de te rendre, dans un premier temps, chez la partie illégale du problème. O’Twoney ne serait pas étonnée de te voir te ramener, juste demander si « le paquet est bien là » et repartir tranquillement. Si tu te pointes chez la croulante en la questionnant sur le contenu de sa dernière livraison, il y a des chances pour qu’elle se doute de quelque chose. Les vieux sont des pros de la paranoïa. Tu ne leurs fais pas confiance.

Tu as attendu le lendemain matin pour te rendre chez la cliente – mais oui, se ramener à 3 heures du matin, ça ne lui aurait sûrement pas beaucoup plu. Une clope au bec, tu roules tranquillement au volant de ta camionnette estampillée Xpress. Il ne faut pas avoir l’air paniqué. Ca éveillerait les soupçons. Et puis Eastside est plutôt un beau coin, autant profiter du paysage. Cela te change beaucoup de ton quartier malfamé. Tout est coloré et les gens n’ont pas l’air de vouloir t’étriper à tous les coins de rue. Ce qui est plutôt agréable, mine de rien. Arrivé devant la porte de Bloom tu sonnes avant d’attendre son arrivée. Elle te connaît de vue : c’est toujours toi qui viens lui apporter ses livraisons. Une fois la demoiselle devant toi, tu prends à cœur ton rôle de livreur – maintenir les illusions, c’est important.

- Bonjouuuur, contrôle de qualité. Il est probable que Xpress ait échangé votre colis avec celui d’une autre personne. Pouvez-vous nous confirmer bonne réception de votre colis ? Mais c’est que tu fais ça bien, dis donc. Des années d’expérience. Tu souris de toutes tes belles dents (et de tes implants en or). Faîtes qu’elle dise que tout va bien, faîtes qu’elle dise que tout a iben. Putain. Faîtes que tout aille bien.
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MessageSujet: Re: mamie gâteau ▬ bloom & nick   Sam 16 Juil - 17:10
Mamie gâteau
Nick & Bloom
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T'es restée inerte, poupée de cire à fondre sur le feu de ta vie qui fait sonner l'écho du trépas de l'horizon fiévreux. Ouais t'es restée plantée là à répandre ta cire visqueuse dans les méandres des quartiers malfamés du voile dépravé d'un Chicago vétuste et affecté, affligé par la pauvreté mendiante des pourris de cette ville, infecté par la souillure inamissible des lions affranchis qui s'échangent des colis illicites sous la lueur évanescente d'un lampadaire.
Ouais t'es restée là, ankylosée comme une pauvre conne à t'écorcher les genoux. Triste môme, va. T'es à chialer toutes les larmes de ton corps jusqu'à n'en devenir plus qu'une burlesque momie vidée de la moindre gouttelette d'eau cristalline, sèche à n'en même pas pouvoir humecter le bout d'un cil d'une pauvre larme égarée. Cette larme que tu peux pas abandonner.

— On avait un deal putain O'Twomey ! qu'ils t'ont craché à la gueule presque comme une plaie à feu et à sang. Une plaie bien profonde, là dans le thorax, sinon au sommet de ton crâne désœuvré. T'es au courant qu'ici plus d'un voudrait bien te briser ton petit minois d'ange friquée ? Tu sais ce qu'il se chuchote tout bas O'Twomey ? Que t'as rien à faire là, que t'es qu'une salope de gosse de riche qui pique le boulot des mômes du coin qui se pavanent en haillons et qui font la manche tous les jours pour finir par crever avec les rats des égouts ! Je veux bien faire affaire avec toi mais crois-moi je te protégerai pas de tes conneries de merde ! il t'a tonné à la figure projetant crachats d'un nectar de bière défraîchie et de chips au bacon sur ton visage de muse déchue nimbé d'une crinière fauve hirsute, coiffé d'un bonnet en laine rose troué. Son index s'offre à un ballet de coups flanqués sur ta poitrine remuante, calme. Presque trop. Peut-être trop. T'es restée imprenable, impénétrable, armure ou forteresse médiévale. Tu te la joues esseulée, abusée, démembrée sur tes deux vilaines béquilles qui te maintiennent debout, droite, fière, altière. Ouais, ok, t'es peut-être une salope, t'en es surement bien une. Mais il sait que tu fais pas ça pour le fric. Le fric tu t'en balances, t'en as à revendre, ton corps émincé est embaumé de fric, des foutus billets de banque qui s'effondrent du ciel comme une pluie battante. De billets de partout. Toi tu fais ça juste pour t'évader, dans ton monde des merveilles à toi. Un monde des merveilles bien singulier, sans lapin blanc ni thé ni cartes ni chapelier fou. Juste toi, allongée comme une carcasse brûlant sous un soleil âpre maghrébin sur un parterre de roses fanées, des roses rouges vermeil, rouge sang, qui enivrent tes sens les plus enfouis de leur effluves exagérées et grotesques, à en gerber. Vraiment. Ton univers à toi ne comporte que peu de personnages. Que deux en fait. Certes il y a toi, toi folle dans ce monde de fous, et puis l'autre en face, sans visage, qui te met en joue, imperturbable dans sa tâche, de son fusil blindé de solides balles d'argent. Parce que t'es pas une créature ordinaire, il t'en faut plus pour t'abattre, beaucoup plus. Il te faut ce truc qui fait la différence, qui fonde le mystère d'un tout.
Le gars aux dreadlocks a arraché le couvercle à sa boîte comme un gosse sevré de sa mère, et puis il a répandu le contenu au sol dans une volée dédaigneuse et léthargique, presque automate. Il s'est empressé d'y offrir ses coups de pieds experts en offrande. Et ça, c'est quoi ça ? Tout ce foutoire-là ? Je vends pas de ça moi, tu t'es cru dans un salon de beauté ou quoi, O'Twomey ? il s'acharne, il cogne du bout de ses pompes usées jusque sous la semelle, il piétine, il détruit. Toi t'observes juste ses dreadlocks grignoter l'air frais du crépuscule, ses dreads qui gigotent de gauche à droite, de droite à gauche. Tu glousses, t'attends, parce que tu veux faire quoi ? Tu te la joue gosse mestro mais t'as aucune arme pour lutter, aucun foutu pouvoir pour faire taire la bête qui s'engage en face de toi, pour repêcher la situation qui s'émiette. Alors tu préfères en rire qu'en chialer, parce que t'as plus une seule larme à offrir au ciel et au divin, parce que des larmes t'en as déjà trop laisser filer entre tes doigts crispés qui couvraient ton visage terni par les épreuves d'adultes qu'on a infligé à un enfant depuis son plus jeune âge. Des larmes t'en as assez partagées. Partout. Pour tout. Pour tous. Et basta !
— Ouais, ben ça c'est du maquillage, des trucs de gonzesse, ça peut s'écouler facilement tu sais. que tu lui as miaulé, mielleuse, mélodieuse, insolente insultante, môme inéducable, môme insupportable.
— Tu te crois où putain sale gamine ? qu'il a alors hurlé. Mais tu te martèles le crâne. Tu serines. Tu rabâches. Tu radotes. Tu tentes en vain de convaincre un esprit qui surpasse tes folles envies. Le tien. Alors tu t'évades dans la nuit. Tu te livres à une cocasse cavalcade sur tes deux béquilles. Et quoi ? T'y peux rien toi. Si on te racole pas à la bonne marchandise.
Ouais.
C'est à tout ça que tu penses quand t'ouvres ta porte.
Ce matin.
L'homme te sourit de ses dents, dents pas si laiteuses à compter que la motte est en or. L'homme c'est pas un foutu allochtone, l'homme tu le connais bien. Allure mafieuse, chaîne en or mordant son cou. Nicky.
— Bonjouuuur, contrôle de qualité. Il est probable que Xpress ait échange votre colis avec celui d'une autre personne. Pouvez-vous nous confirmer bonne réception de votre colis ? toi tu traines en jean noir, béquilles armées pour l'éternel, tee-shirt trop grand de ton frère. Ton blouson noir écussonné fidèle à l'Avalon du Darwin's Game. Tu traines ouais, comme une larve égarée. T'as l'allure masculine, l'allure qui annonce déjà la couleur.
— Monsieur Xpress, si je m'attendais à une telle visite ! tu glousses comme un fauve devant une meute de zèbres. Un fauve qui a une portée à nourrir, une soif à rassasier, une faim à étouffer. Une erreur de colis ? Non ! que tu rétorques naïvement comme un monstre déchu répudié des enfers, recueilli par les dieux bons. Tu fais tintinnabuler tes deux béquilles tout contre la porte, t'entames le premier acte d'une comédie de mauvais goût, de mauvais genre. À vrai dire t'es peu fréquentable. Et ton fidèle destrier euphorique dans sa colère te rejoint prêt à être chevauché comme une exotique et impudique catin. Oh attends ça a peut-être rapport avec le fait que j'ai failli me faire exploser le crâne cette nuit parce que j'avais pas le bon colis ? les gens sont fous. Les gens sont cinglés. Les gens sont téméraires. Le jeu les éprend d'une capsule d'adrénaline fermée de l'intérieur, qui ne s'évaderait de leurs âmes embourbées pour rien au monde, qui ne s'échapperaient pas même pour un non. T'es là, t'écartes ta porte pour le laisser entrer, comme pour l'inviter à partager une petite tisane, comme si vous vous apprêtiez à déguster un gourmand goûter entre copines.
Mais non.
Il va prendre cher. Il va sentir s'abattre sur la pointe de ses ongles le pensum scolaire que tu vas lui infliger. Il va sentir sur son épiderme tatouée s'abattre la fureur orageuse qui sommeille en toi comme un vieil hydre endormi. Ouais, putain. Il te faut un coupable. Un coupable qui t'a valu de te faire remonter trop sévère les bretelles. C'est qu'une simple hypothèse. que tu murmures en le laissant passer.
Parce que sa réelle commande à lui t'attend sur la table basse de verre soufflé onéreux. T'as passé ta nuit à ramasser les bout effilochés de tubes de peinture faciale, les cendres de la furie du dealer dreadlocks. T'as tout remis en ordre dans la boîte massacrée que t'as ressoudé par ta propre sueur, alors que t'agonisais sur le bord de la table. Égarée dans le glas de l'acmé trop brusque à arriver ; trop silencieux comme la faucheuse qui ferait simplement crisser les roues de sa calèche.
Ouais t'as tout rangé.
Et sa boîte de merde tu vas lui faire bouffer.


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Dernière édition par Bloom O'Twomey le Ven 31 Mar - 13:26, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: mamie gâteau ▬ bloom & nick   Mer 27 Juil - 11:53
MAMIE GATEAU
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Eh merde. Vu la gueule que la gamine tire, y a un truc qui s’est forcément mal passé. Tu souris un peu, le genre de sourire complètement faux qui annonce « Oh putain bordel de merde ». Tu l’écoutes dans son grand rôle dramatique. Tu renifles peu gracieusement. Si ça ne tenait qu’à toi, tu l’enverrais bouler. Est-ce qu’on devient dealer quand on est friquée, qu’on est une gamine et qu’on tient sur quatre jambes ? Niet. Vadim ne comprend pas non plus, mais la question n’est pas là pour lui. Le plus important dans l’histoire c’est qu’elle paye. C’est tout ce qui importe au gérant de chez Xpress. Et surtout, mais surtout le contrôle qualité. Parce que jamais, ô grand jamais un client ne doit être mécontent de vos services. Est-ce parce que le client doit être roi ? Est-ce parce que Vadim a une passion pour les relations humaines ? Ou bien est-ce parce que Xpress a fait le serment d’être la société de livraison la plus fiable de la région, de l’Etat, du pays, du monde voire de la galaxie ? Tout faux. Parce qu’un client pas content c’est une possible balance. Et personne ne veut de balance. Il est déjà arrivé que vous ayez quelques problèmes de contrôle qualité et parfois, ça c’est salement terminé… T’as pas envie qu’on retrouve la gosse dans une voiture carbonisée dans le fond d’un lac. Tu devrais sans doute de te charger de trouver une bagnole volée et tu ne supportes pas l’espèce de rastaman loufoque qui vous en trouve toujours à bas prix. Il sent toujours la citronnelle. Mais tu t’égares.

T’as lâché ton foutu sourire au fil de ses mots. Vous êtes dedans mais genre, jusqu’au cou. Est-ce que tu dois déjà appeler Vadim ? Qu’est-ce qu’il ferait ? T’engueuler comme un sac à puces, en te disant que tu devrais déjà être chez Nicholes. Il faut passer à la vitesse supérieure. Rien à foutre des jérémiades de la gosse de riche. On a failli lui casser la tête ? Eh bien, elle a l’air plutôt en forme pour quelqu’un qui a frôlé la mort. Les mecs avec qui elle travaille ont pas du trop l’amocher parce qu’ils savent qu’ils se feront pincer. Une gamine comme elle, on la chercherait, longtemps, avec ardeur. Une blanche, riche, malade. Le parfait scoop pour la presse. Un remue-ménage sans nom. Toi, si tu crevais, tes parents hausseraient les épaules, hésiteraient à aller à ton enterrement et Vadim te pleurerait uniquement parce qu’il sait qu’il ne trouvera jamais un employé comme toi. T’es un employé modèle, mais qui l’aurais cru ? Tu le prouves une nouvelle fois par ta présence ici. Quand elle t’invite à entrer d’un geste, tu obéis en traînant un peu des pieds. Tu reluques la maison de fond en comble. T’es à peu près sûr qu’un seul meuble ici a la valeur de ton appart. Voire… de ton immeuble. Tout pourri et plein de junkies. « C’est sympa chez toi » que tu lâches, l’air de rien. Tu rentres rarement chez les gens que tu livres. Généralement, ils sont méfiants. Surtout les chiens. Les tout petits, les roquets, ceux qu’on a envie d’expédier d’un seul coup de pied bien placé. Mais tu te contentes toujours de sourire de tes belles dents rafistolées à la feuille d’or. Parce que t’es le meilleur livreur de la meilleure boîte de livraison de toute la Terre entière. Et Bloom est pas forcément la meilleure cliente, franchement, t'as connu mieux. Qu’est-ce qu’elle a fichu avec cette boîte ? « Eh ma petite, faut changer tes fréquentations hein. Ils étaient quoi ? Allergiques au maquillage ? » Que tu déblatères en ouvrant le colis plus ou moins rafistolé. Ca, ça veut dire qu'il va falloir rembourser à la vieille. Parce que le colis a été endommagé durant le transport, voyez. Ou perdu. Ou une connerie comme ça qu'il faudra lui faire avaler. Et en plus de tout ça, comme si c'était déjà pas assez emmerdant, il va falloir faire un geste commercial pour O'Twoney. Tu soupires longuement. « Tu seras dédommagée pour ça, t’inquiète pas. Vadim vendrait père et mère pour que ses clients soient contents. » Tu lui souris, plus sincèrement cette fois. « Mais on a plus urgent sur le feu que tes disputes de copines. » Du genre : vous êtes en train de cramer. « Si t’as pas ton colis, ça veut dire que la vieille Nicholes a ton colis… Tu sais ce que ça signifie ? » Tu hoches de la tête, les yeux écarquillés. « Ca signifie qu’on est dans la merde fois mille, ma petite. Tes parents savent que tu es une vendeuse de maquillage ? » Un nouveau rictus, celui-ci du genre, « J’me fous un peu de ta gueule mais pas trop ». « Parce que si on se dépêche pas à aller voir la croulante, ils vont être au courant. » Avant qu'elle ne puisse déverser un orage de haine sur toi, tu rajoutes. « Me fous pas ça sur le dos, putain. C'est les connards du stock qui ont merdé, pas moi. Moi, j'suis le pauvre con qui doit passer après eux pour torcher leur merde. Alors m'emmerde pas, va. »

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MessageSujet: Re: mamie gâteau ▬ bloom & nick   Mer 3 Aoû - 10:43
Mamie gâteau
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Nicky passe la porte.

— C'est sympa chez toi. et tu restes muette, bringballant affalée à la porte d'entrée. Cette foutue porte que tu refermes avant de t'enticher de tes béquilles à nouveau. T'es trop éreintée trop esquintée trop abîmée. Souillée par le diable et par sa bande mafieuse de démons fils qu'il t'envoie. Ouais il te les envoie en offrande, en bagage trop lourd ; en cadeau béni du ciel. Là-haut où même le tout-puissant est déchu. Il a lâché prise, il est stipendié ; il est abhorré des fidèles, des anges et des messagers aux ailes d'argent. Le père céleste est là. Il règne sur vos têtes comme une nuée d'épées de Damocles. Un autre genre de diable qui s'est bien cuité sur le dos des humains. Un diable farfelu au visage plus blanc, plus vierge de souillure. Un autre diable qui complote plus amèrement, qui rôde, qui s'accapare son territoire sur les grands boulevards où les gangsters du dimanche se gaussent bien des rebelles en cavale. Où le peuple déluré s'adonne à une coquette partie de jambes en l'air. L'ambiance est moins rude, l'ambiance est moins prude. L'air est vif et écorche les âmes les plus féroces. T'as plus le temps, plus l'espace, plus de corps ni d'angoisses. T'es toi. Une môme. Une folle. Une malade de surcroît. Mais Bloom O'Twomey et sa clique de gorilles gaillards dreadlocks n'ont pas connu les jours heureux. Sa clique de bras cassés, sa clique d'esprits possédés. Foutus jusque la moelle qu'ils sont, infestés par leur propre drogue qui fait qu'on oublie d'exister. Foutus que vous êtes ouais, à compter d'abord que vous êtes humains. Vous êtes mortels, vous êtes espiègles. Vous jouez avec les règles mais vous êtes bagatelles.
Ouais les dieux se marrent bien. Ils vous font rêver comme des putains, ils vous font miroiter, ils vous font fantasmer. Ils vous épuisent, vous enlacent, vous esquivent. Vous humains. Vous objets. Vous futiles. On vous surestime, broyés des méandres de l'univers, rayés de la carte, baignés de cauchemars extasiants, émiettés dans un monde déjà bien trop rose. T'en as la gerbe. Il fallait quelque chose qui fasse tâche, qui jaspe ce paradis inhumain, qui lancine cette agonie mondaine, qui étrangle muette, priant dans l'abbaye des souvenirs déterrés, sinon des souvenirs jamais enterrés. Et on s'aime. Avec nos vices. Avec nos péchés. On s'aime dans notre démence, on s'aime dans notre exubérance, on s'aime dans notre décadence parce qu'on est les même. Des siamois, des vieux frères, des routards des bas-fonds de la cité et ses ghettos goguenards. Des bandits qui empruntent le même sentier épineux, qui partagent le même fardeau scandaleux. Une histoire d'amour à l'eau d'aubépines impitoyables, aux larmes d'orties indomptables. Des chairs. Des êtres. Un seul esprit rongé par le sort d'une vie trop hostile, une seule autopsie pour extrader les effluves de la maladie.

— Tu veux une tisane peut-être ? Un chocolat ? Un petit gâteau ? que tu lances. T'essayes en vain d'égarer de ton crâne son sourire de dédain. Il se fout ouvertement de ta connerie. Il se fout de la merde dans laquelle il t'as plongée. Tête la première. Un saut de l'ange. Il reste une seconde à épier les tréfonds de ta baraque de friqué. Les O'Twomey. Une fierté crapuleuse. Un empire romain bâti en un jour. Fait d'or et de marbre et du fric des quelques victimes de la famille. La vision est double. Marchez donc ! Vivez donc ! Empoignez-les ces fous aux masques onéreux ! Ils sont faux. Ils sont vous. Ils sont à dépouiller que disait ton père l'autre jour. Ton regard s'émiette et se perd dans la vision de ses dents d'or bas de gamme. Son regard à lui bloque sur la boîte rafistolée au coin de la table, qu'il s'empresse de déballer. Tu sens sa rage. Tu sens le problème.

— Eh ma petite, faut changer tes fréquentations hein. Ils étaient quoi ? Allergiques au maquillage ? tu t'essouffles même pas à railler l'ironie de mauvais genre qu'il provoque. Putain si lui est dans la merde jusqu'au cou, toi t'es déjà décapitée, prise dans un accul, claustrée entre tes parents, Nicky, et ton dealeur préféré aux dreads désarticulées. Tu seras dédommagée pour ça, t'inquiète pas. Vadim vendrait père et mère pour que ses clients soient contents. Mais on a plus urgent sur le feu que tes disputes de copines. Si t'as pas ton colis, ça veut dire que la vieille Nicholes a ton colis... Tu sais ce que ça signifie ? Ça signifie qu'on est dans la merde fois mille, ma petite ! Tes parents savent que tu es une vendeuse de maquillage ? tu l'écouter comme une môme désemparée qui s'avoue vaincue. Une môme qui veut jouer dans la cour des grands avec un corps défaillant et un âge de déraison. Tu peux t'empêcher de secouer la tête et de le foudroyer de ton regard de chien battu. Le menton se baisse, t'es out. Parce que si on se dépêche pas à aller voir la croulante, ils vont être au courant. Me fous pas ça sur le dos, putain. C'est les connards du stock qui ont merdé, pas moi. Moi, j'suis le pauvre con qui doit passer après eux pour torcher leur merde. Alors m'emmerde pas, va. il se prend pour ton père et ça t'agace. Ça te tue. Ça t'éventre. Parce qu'il a raison sur toute la ligne le livreur. Tu bloques tes deux béquilles au coin d'un meuble et t'écartes les bras, sourire carnassier au coin des lèvres. Non il te fera pas chialer ce gars-là. T'es pas le genre de fauve domptable qui fait des tours de manège dans un cirque. T'es née d'un empire. T'es comme un empereur. T'es le César des temps moderne, et tu finiras sûrement aussi tragiquement que lui.

— C'est la caverne d'Ali Baba ici ! Tu crois vraiment que j'ai besoin d'un dédommagement ? C'est peut-être pas ta merde mais c'est celle de ta boîte. Et si t'es là c'est parce que tu dois la résoudre. tu ricanes. T'es chez toi. Chez toi. Ici. Ton fief, ton trésor, ton royaume de feu et de glace. Un royaume de tromperies de farces de duperies. Là où la nature du créateur est fantaisie. Là où on vit. Là où on oublie. Ces baraques chères d'où on voit le lac Michigan de la terrasse appartiennent aux barons des grandes familles. Aux friqués toujours plus friqués. Aux bêtes toujours plus bêtes. Faut surtout pas que mes parents sachent quoi que ce soit de la fine affaire ! ton ton s'est endurci comme un soldat qui revient de la guerre, un soldat qui a vu trop d'horreurs de cadavres et de misère. Pas que tes parents te répudieraient ni te rayeraient de l'héritage, mais sait-on jamais. Le malheur s'abat comme une foudre sur un arbre. Et faudra que t'ailles témoigner auprès de mes employeurs ! parce que ouais t'as perdu toute leur confiance avec ces conneries de maquillage. Tu fais les cents pas douloureusement dans ton huit clos de diamants. Elle habite où ta grognasse ? que tu dégaines enfin postée devant lui tête levée. Et tu comptes récupérer le colis comment ? À moins que la vieille ait déjà tout snifé ? parce que tu te doutes que la mamie croulante a bien compris ce qu'il y avait dans cette boîte. Tu te doutes qu'elle n'a pas cru avoir affaire à de banals sacs de farine. Et tu sais qu'elle fera vite le rapprochement avec les millionnaires O'Twomey et ton jolis minois de rouquine excédée.


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MessageSujet: Re: mamie gâteau ▬ bloom & nick   Sam 20 Aoû - 8:52
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bloom & nick

« Eh, c'était pour être sympa, fais pas ta pute. » que tu rétorques quand elle prend ses grands airs de princesse d'Ali Baba. C'est vrai quoi, elle pourrait se montrer un peu plus sympa la O'Twoney. T'es quand même le héros de l'histoire, le preux chevalier qui vient sauver la demoiselle en détresse. Comment ça, c'est de la faute de ta boîte si elle est en mauvaise position ? Tu soupires longuement, soufflant tout l'air que tu viens d’emmagasiner dans tes joues gonflées. Elle pose trop de questions, pose trop de conditions. Tu fais craquer ta nuque avant de lui répondre. « Tes vieux sauront rien si tu fais ce que je te dis.» Avouons-le : c'est juste pour le kiffe de pouvoir lâcher une phrase pareille que tu viens de dire ça. Tu lèves la main droite, soudainement très solennel « Et pas de soucis pour le témoignage, ce sera ton dédommagement princesse. » Et tu lui accordes même un clin d’œil un peu lourd. « T'inquiète pas, je gère. » Même si l'intention est bonne, ce genre de réplique risque très certainement de faire flipper davantage la rousse. Mais là repose toute la cruauté du destin de la belle : à part toi, dans cette situation plutôt merdique, elle n'a personne d'autres. Tu es le seul rempart encore debout entre ses parents, ses collègues et son funeste destin. Alors, ça doit sûrement lui faire un peu mal de l'admettre, mais ; aujourd'hui, Nicky, tu es son superman.

Pour lui prouver une telle chose - le fait qu'elle puisse compter sur Xpress et un livreur dégénéré aux dents dorées -, tu décides de l'emmener avec. Comme ça, Bloom aura tout le loisir d'observer ton professionnalisme. « Félicitations, tu viens d'être engagée pour un stage auprès du livreur le plus expérimenté d'Xpress.» Prenant la boîte sous le bras, tu repasses devant la demoiselle, te dirigeant vers la porte de sortie. « T'as qu'à dire que tu fais du bénévolat.» Bah oui, elle a pas besoin d'argent qu'elle dit. A se demander pourquoi elle deale. Les parents sont radins niveau argent de poche peut-être ? Laissant la porte ouverte derrière toi, tu lui lâches « Alors quoi, tu viens ?» T'as presque oublié les béquilles, forcément ça ralentit. Tu jettes un coup d’œil au-dessus de l'épaule pour t'assurer que c'est pas juste parce qu'elle a décidé de pas te suivre. Sérieusement, ça sent le coup foireux. Et si, en fait, tu étais un tueur ? Elle ne sait rien de toi, tu en sais rien d'elle. Ou pas beaucoup de choses. Sur ce coup-là, vous êtes sur le même pied d'égalité. Tu ouvres la portière du côté passager - c'est que tu es galant, en plus de cela, l'homme parfait à n'en pas douter - avant d'aller t’asseoir à la place du chauffeur. Sortant un paquet de clopes tu as le temps d'en allumer une. D'un air distrait, tu allumes ton auto-radio. A tes oreilles, 2Pac a l'art de détendre un peu l'atmosphère. Une fois que ta stagiaire - ou plutôt ta complice - du jour t'a rejoint, tu fais vombrir le moteur de la camionnette Xpress. Avant de démarrer, tu tends ton paquet de cigarette à la demoiselle. Si elle fume ? Tu n'en as strictement aucune idée. Mais à tes yeux, il est primordial de partager quand on fume. Question de principe. Vu le peu que tu en as, c'est bien de les respecter.

Et vous voilà en route pour sauver vos miches. Nicholes n'habite pas très loin. Tu connais les rues de Chicago par cœur, depuis le temps que tu bosses pour Xpress. Même pas besoin de GPS, t'es un vrai pro, à l'ancienne. Tu n'as pas toujours confiance en la technologie. Et puis, mine de rien, avec un GPS, tu seras tellement plus traçable... un peu parano ? Qui ne le serait pas à ta place ? « La vieille Nicholes est une cliente de longue date.» Tu profites du chemin pour faire le point sur la situation. « Mais je l'ai toujours connue sénile.» Ca te fait presque de la peine. Tirant une taffe sur ta clope, tu expulses la fumée par la fenêtre grande ouverte. Tu jettes un œil à Bloom, observant ses réactions. « Elle a mis plus de six mois pour accepter de m'ouvrir la porte. C'te vieille folle signait les recommandés par la boîte aux lettres. Elle a même déjà lâché sa saloperie de rat sur moi.»  Le rat dont tu parles s'appelle Cookie et est un vieux Yorkshire dont les dents en moins laisse sa langue rose pendre lamentablement. « Enfin bref, avec un peu de chance, elle a oublié qu'elle a été livrée et a laissé la marchandise tranquille. » Avec énormément beaucoup de chance aurais-tu dû dire. Tu es loin d'imaginer le scénario apocalyptique qui est en train de se dérouler dans la rue de la vieille Nicholes. A côté de cela, les émeutes du Darwin's Game, c'est du gâteau. Mais, innocent que tu es, tu restes plein d'espoir. Tu adresses même un magnifique sourire à Bloom, tout doré et plein de sincérité.

Le premier signe que quelque chose se trame ici, se manifeste dès votre arrivée devant la résidence de la vieille. Tu aperçois, dans son jardin, un trio de gamins en train de se rouler à terre. Aux premiers abords, cela ne t'inquiète pas plus que cela. Ce sont des gamins, ils jouent comme des gamins. Sortant de la camionnette, tu prends même la peine d'aller ouvrir à O'Towney - un vrai gentleman vous dis-je. « Alors, t'as apprécié la balade ? » On ne peut pas dire que tu es mauvais conducteur, mais, tu n'es pas très délicat au volant, c'est un fait. « Tu restes plantée là ou tu viens admirer le maître en pleine action ? » Avec un air très sérieux, tu agites les mains devant toi, dans un style tout à fait gangsta qui te colle à la peau.

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MessageSujet: Re: mamie gâteau ▬ bloom & nick   Jeu 1 Sep - 3:50
Mamie gâteau
Nick & Bloom
Les cimetières prennent ce qu'on leur donne ▬ HUGO + theme song

Tu te prends son soupir snob en plein visage, comme une arme dégaînée parée à l'usage. Et puis, soudain, la situation te paraît pire que pire. Putain Bloom. Tu sens la tension grimper ; les veines palpiter. Tu sens ouais que t'es en train de foutre la merde de bousiller tout son emploi du temps ; sans rancœur sans dignité sans sentiments. Une bohémienne qui file le long des larmes de sang ; une indigène sans reconnaissance. Mais ça te déplaît pas, histoire de lui faire payer encore une fois le lourd poids des soucis que ton livreur préféré t'a causé.
Tu sais que ton père mettra jamais les pieds ici avant le couché de la nuit prochaine ; le truand s'aime trop et aime trop dérober aux autres créatures infidèles pour se permettre de filer à la maison pour s'enticher de sa famille, de ses chaînes. Tu penses à lui un instant, à sa colère divine s'il te tombait au coin de la gueule. T'imagines l'ange déchu échoué au creux palpitant d'un ravin affligeant ; la petite peste aux cheveux fauve qui se permet de jauger les autres de son regard des flammes de feu astral du haut de ses dix-huit piges encombrants. T'imagines la pauvre môme répudiée par son père qui lui cracherait à la figure une de ses phrases symboliques inépuisable voire immorale. Que tu lui ferait honte au papa voyou ; qu'il serait déçue de sa protégée sa préférée sa bien-aimée quand ton frère se faisait battre le bout des cartilages aux bâtons parce que lui, lui enfin dans la famille a épousé la bonne voie. Rien ne tourne rond chez les O'Twomey ; t'es la fierté de la lignée et être bien élevé c'est être pourri par l'argent sale jusqu'à la moelle : les poches blindées d'un fric volé en cavale. Cash machine. Le sang sur les mains, l'essence pourrie, le cœur acheté ; un bon irlandais. Et pour ton père, ton frère c'est un raté.
Non tu peux pas te permettre de dévoilé le secret sur ta dope ; ton petit trafic à la con qui te fait risquer gros pour n'en tirer qu'un simple mirage de liberté. Une lapalissade trop vulnérable ; un simulacre de bonne volonté. Commercer à bas-échelle ; t'as tôt fait de perdre la reconnaissance de ton paternel.
Ta mère, tu t'en moques bien. Ce que tu sais c'est que le logis résidentielle est sa prison dorée, et que si elle ne traîne pas déjà dans le coin elle aura tôt fait de rappliquer. Avec la génitrice t'as rien à perdre elle se dévoue corps et âme pour son angelot du mal. Elle crèverait bien le tout puissant d'une balle dans le crâne. Elle se disséquerait pour t'offrir un corps neuf, un corps sain exorcisé de son nectar infâme.
Mais vous devez bouger et récupérer ce colis.

— Tes vieux sauront rien si tu fais ce que je te dis. Et pas de soucis pour le témoignage, ce sera ton dédommagement princesse. T'inquiètes pas, je gère. Félicitations, tu viens d'être engagée pour un stage auprès du livreur le plus expérimenté d'Xpress. T'as qu'à dire que tu fais du bénévolat. Nicky se la joue maestro, mais t'attends de voir ce qu'il vaut. Au fond il détend l'atmosphère et parvient même à te faire dérider un peu. Il sait comment contrôler la tornade de l'enfant gâté; il sait faire de la lèche aux gosses de riches nourris à l'or et aux diamants moirés. Nicky harponne la boite déchiquetée dans le foulée et ressort de la baraque aux milles merveilles pillées. Alors quoi, tu viens ? qu'il tonne. T'es restée immobile ; un pantin désarticulé désossé sans vraiment parvenir à émerger de ton agonie passagère. Les mirettes se fondent vers l'horizon et captent un instant les deux béquilles meurtrières.

— Molo monsieur Xpress, on est pas tous nés avec les mêmes facultés. que tu lui largues en grognant. La furie enragée s'éveille encore en toi ; t'as les nerfs t'es à cran parce que la situation s'émiette et t'apitoie. Tu troques ton blouson contre le vieux sweet poussin que ton frangin a semé dans le vestibule impeccable ; les deux cannes mortuaires se frôlent à tes deux paumes moites, t'es méprisable. Mais tu claques la portes derrière toi. Pas de mots aucune trace aucun appel à tes ascendants; t'es une fugitive pas un clébard bien gardant. La camionnette de la société fait tâche parmi les Porsche et les Audi du quartier teinté de coquettes fleurs. Le livreur t'ouvre la porte ; il te charme pour rattraper ses erreurs. Tu t'installes comme une reine ; les béquilles s'effondrent au sol dans un glas sans classe. Nicky te rejoint et entame sa sortie de l'avenue onéreuse sous l'ombre d'une ligne de palmiers dévergondés qui t'ont toujours laissée de glace. Il te tend son paquet de cigarettes ; il te tente, plonge au fond du gouffre et t'entraîne avec. Mais t'as fait un break un peu forcé avec tout ce qui se fume, qui se respire ou qui s'injecte. Non j'touche plus à ça, mon médecin m'a dit que j'avais le corps déjà suffisamment bousillé et que j'avais pas besoin de prendre de la nicotine en plus à côté. les mains embastillent la poitrine pour te convaincre toi-même que fumer c'est mal ; en dépit de l'addiction qui te ronge les entrailles. Ton médecin t'a jamais dit une chose pareille. Il a simplement pris son air médusé face aux derniers résultats d'analyse qui se sont dégradés. Pas étonnant quand la gosse cancéreuse persiste défoncée toute la journée.

— La vieille Nicholes est une cliente de longue date. Mais je l'ai toujours connue sénile. Elle a mis plus de six mois pour accepter de m'ouvrir la porte. C'te vieille folle signait les recommandés par la boîte aux lettres. Elle a même déjà lâché sa saloperie de rat sur moi. Enfin bref, avec un peu de chance, elle a oublié qu'elle a été livrée et a laissé la marchandise tranquille. mais tu t'en balances ; les rats te font moins flipper que la colère de ton père. Tu restes muette à te faire bouffer les membres par les mélodies d'un 2Pac sincère. Non tu dois pas le décevoir, question de principe, question de concept et d'orgueil. T'es le meilleur espoir, et tu comptes pas perdre la plus haute marche du podium du coin de l’œil. T'as trop de fierté mal placée, et ça te tue.Alors, t'as apprécié la balade ? le Nicky s'est garé près d'une coquette baraque; une vétuste bicoque qui fait immédiatement penser que c'est une maison pour vieux séniles qui détraquent. Tu restes plantée là ou tu viens admirer le maître en pleine action ? il agite ses bras devant toi ; il te presse. Il déstresse. Il t'a affiché ses dents dorées pendant toute la durée du trajet ; toi t'as pas décroché un mot. T'es restée neutre à le dévisager.

— J'aimerais surtout pas briser un si beau lien entre toi et Nicholes par mon intrusion, mais dans ma famille c'est comme une fierté de faire le sale boulot. J'ai adoré qu'on fasse le bout de chemin ensemble. c'est à ton tour de lui dévoiler tes dents laiteuses alignées à la perfection. La capuche du sweet vient se rabattre sur les cheveux fauves en cascade histoire de passer un peu plus incognito dans le coin. Même si tu doutes qu'ici quelqu'un puisse te connaître. Tu te décides enfin à sortir de la camionnette. Tu laisses tes deux béquilles traîner au sol. T'as que dix mètres à parcourir. T'approche du portillon et tu déboules dans son jardin sans gêne. T'aperçois trois rejetons qui se roulent dans l'herbe et qui te rappelle que les gosses et toi c'est pas l'amour fou, surtout quand ça gueule comme présentement. Tu vas vers eux d'un pas mou, et tes genoux t'arrachent un râle de rage lancinante. T'aimerais ramper au sol et te rouler dans l'herbe avec eux, histoire de faire passer la douleur, mais tu te redresses et tu regardes les trois mômes de haut. Les yeux ébahis et bien trop luisants tu te doutes que les gamins sont euphoriques. Trop. Bien trop, et se frapper et se frotter le dos au sol n'explique en rien leurs iris asphyxiés de veines injectées. Je ne voudrais pas t'embêter mais je trouve ces trois enfants de pute ont l'air un peu bizarre. que tu te répugnes presque sur leurs visages braqués sur toi qui leur fait de l'ombre. Nick on a un soucis. la voix devient rauque, parce que tu sais que cette découverte sonne avec emmerdes. Tes pas t'amènent douloureusement jusqu'à une dînette et des aliments en plastique chinois. Là tu te penches et t'en sors une assiette en carton garnie d'une jolie part de gâteau. Tu la dresses vers le ciel pour que le livreur la remarque d'où il est. La vieille a drogué ses petits-enfants. t'as le regard froid, le cœur qui bat. Tu sais que tu risques gros, et que si la coke est dans ce gâteau c'est que ta marchandise a disparu. Vendue. Écoulée. Ton père le saurait il te tabasserait. T'es indigne de jouer les maîtres du commerce noir. T'es même pas foutue de garder un œil sur ton stock. Je te laisse sonner. que tu lui lances en envolant l'assiette dans le gazon. Tu sens qu'on agrippe ton pull derrière toi.

— T'es la méchante rousse qui a tapé ma copine l'autre fois. une des trois têtes blondes t'accroche et t'observe du haut de ses trois pommes ; et déjà t'as des envies de meurtres.


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MessageSujet: Re: mamie gâteau ▬ bloom & nick   Ven 30 Sep - 10:25
MAMIE GATEAU
bloom & nick

Nick on a un soucis. Combien de fois t'as entendu cette phrase ? Cet alignement de mots annonçant les ennuis, cette suite de syllabe prophétesse d'un avenir peu radieux, de l’apocalypse de ta vie. Tes sourcils se froncent légèrement. Tu savais déjà que vous aviez un souci, ce n'est pas vraiment un scoop. Mais celui dont Bloom s’apprête à te faire part, 2Pac et une clope ne pourront pas le faire disparaître de sitôt. Pour vous tirer de là, il faudrait que Clark Kent ramène ses miches de super héros et daigne vous sauver. Mais il ne le ferait pas. Parce que vous êtes des putains de criminels. Eh oui. Pas les pires du monde, ça non. Vous vous contentez de traficoter un peu de drogues par-ci, par-là. Xpress est loin d’égaler l’horreur des cartels mexicains. Et Bloom ? Et si, elle était pire que toi ? Tu tentes de l’imaginer en meurtrière au sang froid ou en bourrelle sadique mais… c’est vrai, tu peines un peu. A moins qu’elle tabasse des gens avec ses béquilles, vraiment, tu ne penses pas que la demoiselle soit en voie de devenir le prochain ennemi public numéro un. Et c’est là que la grande question se pose : est-ce que Superman sauverait Bloom ? Est-ce qu’il verrait en elle la pauvre gosse de riche malade ou juste la crétine qui s’amuse à vendre de la mort en poudre à des junkies dégénérés ? Tu te rends compte à ce moment à quel point ça doit être chiant d’être un super héros. Le bien, le mal, tout ça. Ces choses compliquées qui déclenchent les passions et ravagent les vies. Mais, comme l’a si bien dit la rousse, vous avez un autre souci.  Et quel souci. La vieille a drogué ses petits-enfants. Coup de théâtre. Ton cœur rate un battement, tes sourcils se haussent et ton cerveau grille. Tu te répètes la phrase en boucle, comme si ça allait aider. Attends, attends. Qu’est-ce qu’elle voulait dire par   La vieille a drogué ses petits-enfants ? Premier problème : la drogue avait fini en gâteau. Merde. Comment vous allez pallier à ça ? Et puis… Il y a trois gamins drogués dans le jardin de ta cliente. D’ailleurs où elle est cette vieille folle ? « Putain de bordel à queues. » que tu souffles pour toutes réponses. La mini-pousse à côté de Bloom te demande ce qu’est un bordel mais tu laisses le soin à la rousse de répondre. Tu as plus urgent. « Bouge pas. » que tu aboies d'un ton trop sérieux pour te coller à toi, le gangsta de bas étage.

Par trois fois, tu sonnes énergiquement sur le petit bouton de la sonnette. Derrière la porte, tout ce que tu entends c’est l’aboiement strident du rat de compagnie de la croulante. Tu la sens se rameuter, l’Apocalypse de ta vie ? Peut-être est-elle juste devenue sourde la vieille ? Les seniors attrapent souvent des problèmes d'audition, non ? Tu sais que les utopies ne sont pas faîtes pour toi, alors tu abandonnes tout espoir que cette histoire se finisse en conte de fée. Jetant un œil au-dessus de ton épaule, tu tentes d’ouvrir. Tu te heurtes à la fatalité du bon sens : la porte est fermée. Tu soupires alors longuement. Il y a longtemps que tu n’as plus réfléchi aussi vite. Ta culture générale s’arrête peut-être à l'étendue de savoirs brassée par les jeux télévisés, on ne peut pas t’enlever le fait que, en ce qui concerne les mauvais coups, t’es plutôt malin. Rejoignant Bloom dans le jardin, tu t’autorises même un sourire en apercevant la porte fenêtre ouverte. Tu fais tout de même un peu plus la gueule en observant de prêt l’état des gosses. « Si seulement ma grand-mère s’était aussi bien occupée de moi. »  lâches-tu en haussant les sourcils. « Elle répond pas, je vais voir ce qui se passe. Elle me connaît bien, j’vois pas ce qui pourrait mal se passer. » Même l’or de tes dents souriantes n’arrive pas à éclaircir la situation merdique dans laquelle vous êtes en train de vous enfoncer un peu plus à chaque instant.

T’as l’impression d’être un voleur même si tu sais que, théoriquement, t’es en train de rien faire de mal. T’es même le héros de l’histoire. Si, si, vous vous souvenez pas ? Tu es le mec qui est venu arranger la situation. Mais même ce cher Clark ne pourrait plus grand-chose. Cependant, tu comprends que même la Justice League au complet ne suffirait pas pour vous tirer d'affaire quand tu aperçois la vieille Nicholes lamentablement étalée sur le sol. Tes doigts tâtent désespéramment la peau ridée, à la recherche d’une trace de vie. Mourir d’une overdose à son âge, c’est pas si terrible que cela, si ? Tu restes un instant immobile. Au fond de ton esprit, c’est le branle-bas de combat. Urgence numéro un : avertir Vadim. Urgence numéro deux : avertir Bloom. Urgence numéro trois : faire disparaître tout lien avec Xpress. Urgence numéro quatre : avertir les urgences. Urgence numéro cinq : prier un dieu dans lequel tu ne crois plus depuis longtemps. Sans un mot à la rousse, tu sors comme une flèche jusqu’à ta camionnette. Sous le siège, tu trouves un portable prépayé. Il est le symbole des urgences merdiques par excellence. Vadim répond dès la deuxième sonnerie : il a compris que c’était pas la joie de ton côté.

« La vieille est morte. J’crois qu’elle a voulu se refaire Woodstock. Elle a drogué les gosses avec des cookies. Plan Racoon enclenché.
- … QUOI ? » Tu ignores à quelle phrase l’exclamation est adressée. Tout est clair pourtant, non ?
« Racoon, tu sais bien.
- Nicky, dis-moi que c’est une blague. Et c’est quoi ces histoires de racoon, putain ? » Bien le patron qui se souvient pas des codes que t’as mis en place. D’accord, personne n’a approuvé. Mais ce n’est pas une excuse.
« Je m’occupe du ménage ici, fais-le tien Vadim. »

Il raccroche, sans plus de cérémonie. La première urgence étant affaire classée, tu rejoins la rousse. Maintenant il faut lui expliquer la situation. Par où commencer ? Déjà, faudrait éviter que les gosses s’aperçoivent de quoique ce soit. « Hey les mioches, on joue à cache-cache. Je compte, d’accord ? » Tu fais semblant de commencer à compter mais tu te rends vite compte que le gâteau de mamie à lui seul suffit à les garder occuper.  « Bon, suis-moi, ne panique pas et ferme-là jusqu’à ce que j’ai fini de causer. » L'attirant vers l’intérieure, tu emmènes Bloom jusqu’au corps que vous avez sur les bras. « La vieille a clamsé. Pas de panique, je m’occupe d’effacer toutes pistes remontant vers Xpress, et vers ta petite gueule. » Ton regard, devenue soudainement noir se plonge dans celui de O’Twomey. Tu as anéanti entre vous toutes notions d’espace personnels, vos fronts se touchent presque. Tu menaces rarement mais ici, c’est nécessaire : il faut lui montrer que si vous coulez, c’est tous ensemble. Il n’y a pas de rats qui quittent le navire avec toi. « Si tu parles, O’Twomey, je te jure que tes vieux seront le dernier de tes putains de problème. » Sans plus attendre, tu t’affaires à l’innocence de ta boîte. Ayant trouvé la boîte contenant le reste de la coke – miraculeux qu’il en reste – tu reprends le colis et l’emmène le cacher soigneusement dans ta vieille camionnette. De prime abord, les urgentistes croiront à un accident, une mort naturelle ou n’importe quoi d’autre n’ayant pas lien avec le gentil et innocent livreur ayant trouvé la vieille. Après quelques derniers préparatifs, tu rejoins la rousse. « T’es prête à jouer la princesse choquée ? » Tu renifles peu gracieusement. « J’téléphone aux urgences. On est d’accord : on a essayé de sonner, pas de réponses, on est entrés par l’arrière car on était inquiets. On a trouvé la vieille. On ne sait rien d’autres. Compis ? Je ne sais rien d’autre. »

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MessageSujet: Re: mamie gâteau ▬ bloom & nick   Mer 29 Mar - 7:41
Mamie gâteau
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Le premier môme s’attache à ton regard vicieux ; altier. La blondeur de ses cheveux t’anesthésie de son air princier. Il braille. Il braille. Et les autres le rejoignent.

– Fermez vos gueules putains d’enfants de pute ! le désespoir te tire les traits ; tu parais plus âgée. Un visage presque mort ; incendié dans l’acmé d’une horreur qui pue le renfermé. Putain Nick fais-les dégager de là ! mais Nick ne répond pas. Nick n'est plus là. Tes nerfs aux aboies. Ton corps en trépas. Tu hurles. Tu hurles à en crever. J'vais vous buter bande de petits connards ! les pupilles dilatent ; elles se figent sur les parts de gâteau échouées. Une bouchée, rien qu’une bouchée Bloomie. Une bouchée pour renoncer à tous ces foutus ennuis. Une bouchée pour repousser tous ces foutus soucis. T’approches vers cette dînette en plastique bas de gamme. Rien qu’en argent de poche à tes un ans tu gagnais plus par jour que ce que peut coûter une dînette pareille ; même neuve. Bordel. Dans quelle merde tu t’es fourrée. Un des gosses te sors de ta pensée vaguée. Sa course se stoppe dans tes pattes inachevées. Tu chancelles. Fébrile. Tu martèles. Ouais, tu martèles sa gueule d’ange de trois claques sans présage. Tu hurles encore. Encore. Tu souffres de ce choc qui te vaut un tremblement du corps. Tu le choppes par le col ; histoire de lui faire comprendre le respect. Même défoncé. Le respect. Mais c’est toi qui chute devant son mètre dix de futur adonis. La situation devient conne. Bien trop conne. Tu t’affales dans le gazon trop sec de ce jardin de pète-sec. Les trois têtes blondes s’affalent sur ton corps amaigri ; jouant à la pyramide indocile. Tu t’agites et tu t’évades. C’est pas la garderie putain. La silhouette de sirène en a pris pour son grade. Et t’aperçois Nick qui cavalcade. Nick putain, me lâche pas. Pars pas en lâche. mais il ressort de sa médiocre camionnette ; celle aux tôles amochées. Cellulaire en main. Il parle ; il parle et ne lâche rien. Pas un sourire. Pas une larme. Pas un rire. Ni un charme. Rien. Le Nicky dépassé par cette propre scène ingrate. Ce scénario. Putain c’est quoi ce scénario. T’as tant de fric que tu passerais chaque seconde de ta vie au soleil Bloomie. Tant de fric que t’aurais rien à voir dans ce quartier aux espoirs incompris. Toi la gosse la plus puissante de cette foutue ville mensongère. Toi qui a déjà bouffé avec un foutu sexy avocat dans l’hôtel de Trump encore hier. Toi Bloom a salir ton dernier Versace à quatre millions sur un gazon trop âpre. Toi creusant ta tombe pour y enfouir les fruits ton massacre.

– Hey les mioches, on joue à cache-cache. Je compte, d’accord ? la voix de Nick. Nick putain. Mais ça ne sert à rien. Les enfants fuient déjà vers un arbre plus loin. Sans raison ; ils planent. En raison ; tu craques. Comment faire putain ? Plus de coke. T’écartes les lèvres ; histoire de répliquer. Histoire d’aviser. De voir ce qu’on fait. Mais le livreur aux dents dorées est plus brusque. Plus limpide. Bon, suis-moi, ne panique pas et ferme-là jusqu’à ce que j’ai fini de causer. t’hoches juste la tête. Enfant bénie. Enfant bannie. Enfant salie. T’hésites à riposter. Cœur de feu ; mental d’acier. Mais tu jauges son regard ; simplement ce foutu regard. Et tu te tais. Tu suis ses pas à maigre vitesse ; tu titubes sur quelques mètres avant d’arriver à cette maison qui n’a décidément rien d’une déesse. La vieille a clamsé. clamsé. Clamsé. Crevée la vieille Nicholes. Tu suffoques. Tu chutes. Mais tu luttes. Tu te révoltes. Tu t’emportes. Le cadavre te renâcle. L’odeur est âcre. C’est le tout premier que tu vois. Le premier vrai cadavre. Avec le sang ; les organes ; le regard vitreux ; la peau de carrare. Pas de pixels qui foirent ; des pixels de gloire.  Pas de panique, je m’occupe d’effacer toutes pistes remontant vers Xpress, et vers ta petite gueule. Si tu parles, O’Twomey, je te jure que tes vieux seront le dernier de tes putains de problème. vous allez crever. Crever là. Crever tous les deux en cellule. C’est fichu. Tu repenses à Tayler. Tayler enfermé depuis des mois. Tayler que t’as effacé de tes exploits. Tayler bousillé. Tayler oublié. Si tu parles, O’Twomey, je te jure que tes vieux seront le dernier de tes putains de problème. il ne rigole plus ce Nick en qui t’as une confiance infinie ; éternelle depuis que lui seul peut te sauver ; te repêcher. Te repêcher de ces conneries abjectes. Il ramasse la cock survivante ; dose ridicule. Et il va la refourguer au coffre soupçonneux de son véhicule. T’es restée muette tout ce temps. Poupée de son temps. Poupée d’or et d’argent. Une gamine qui s’aventure à jouer les truands ; mais qui à la vue du sang a les boyaux ruminants. T’es prête à jouer la princesse choquée ? J’téléphone aux urgences. On est d’accord : on a essayé de sonner, pas de réponses, on est entrés par l’arrière car on était inquiets. On a trouvé la vieille. On ne sait rien d’autres. Compris ? Je ne sais rien d’autre. vos regards se croisent et ne se lâchent plus. Si l’un de vous deux chutes ; les deux crèvent ensemble.

– Je ne sais rien d’autre. que tu répètes simplement. Comme une affirmation. Une compréhension. Une promise obsession. Tu penses. Tu pense à Fearghus ; une âme un corps dans ce monde immense. Tu penses. Tu penses qu’il pourrait t’aider ; lui le flic perverti par ton inadvertance. Tu pourrais l’appeler. Tu devrais l’appeler. Lui il te sortirait de cette merde Bloomie. Ils vous sortirait tous les deux de cette merde. Tous les deux. Ok. Vas-y appelle. C’est toi l’expert des mamies qui meurent d’overdose. J'dirai rien, c’est juré. J’ai qu’une parole et j’ai été bien élevée. tu penses. Tu penses ouais. Tu te grilles une clope. Une clope qui te crame le bout des lèvres esquintée. Les dents mordent ; rugissent dans la peau de cette bouche sanglante. La peur. Putain la peur. La peur ; la fureur ; la terreur. La fumée renifle ton esprit. La nausée te pend à ta gorge pourrie. On pourrait appeler mon frère... que tu lâches dans le vide comme une moisissure qui vous enivre. Une infamie qui vous rend ivre. Il est dans la criminelle, il pourrait nous aider. Il l’a déjà fait pour moi, et il a jamais rien dit. tu te tournes vers le livreur. T’attends ; t’attends des heures. Des années avant que sa bouche s’ouvre enfin. Avant que les mots te délivres en vain. Et le point part seul. Seul sur son torse en linceul. Seul. Frappe Bloomie. Bats. Bats à mort cette pute de frénésie. Les yeux en pleurs. C’est plus la vieille Nicholes que t’entrevois sur ce foutu sol miteux. C’est corps. Ton propre corps aux courbes creusées ; au teint terreux. Dépouille victime d'un cancer avide. Suicide d’hémoglobine trop avide. Dans un an. L’arrêt de mort tremblant. L’arrêt de mort haletant. Pour une vie de paria. Une vie de malfrat. Une âme mauvaise dans une enveloppe malsaine. Rien de bon. Rien. T’es un démon. Les perles céruléennes chevauchent ceux de Nick. J’m’excuse. J'pète les plombs. Je te protégerai jusqu’au bout. T’en fais pas pour moi. trop franche. L’envie qui flanche. T’essuies tes yeux disgracieux d’un revers de manche. L’altière gamine ; trop forte pour chialer quelques grammes de cocaïne. Des corps perdus ; des corps vaincus. Des corps sans vie. Comme Avalon luttant de plein fouet contre des flots de vagues trop assassines. Avalon disparue. Avalon rendue. Bientôt tu la rejoindras. Tout iras bien ouais.
Et puis la clope te scie encore un peu plus les veines.


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MessageSujet: Re: mamie gâteau ▬ bloom & nick   Lun 19 Juin - 16:21
MAMIE GATEAU
bloom & nick

La vieille a claqué, les gosses sont drogués. Y-a-t-il une seule raison pour laquelle paniquer ? Laisse-moi réfléchir. Non. Bien sûr que non. Parce que tu es Nick MacReady, Nicky, le livreur le plus fûté du quartier – que dis-je, de la ville, de l’état, du pays, du monde. Tu vas arranger cela comme tu as arrangé tous les autres coups foireux dans lesquels tu as traînés depuis ta naissance – tu n’es plus dans les coups foireux, tu es un coup foireux. C’est pour cela que tu ne paniques pas. Les gars comme toi ne paniquent pas. Mais la petite Bloomie, elle panique grave. Ah, elle se rend compte, maintenant, que c’était vachement con de se mettre au deal de drogue alors qu’elle a une putain de culière dorée dans le… la bouche. Dans la bouche. Vous êtes pas fait du même bois. Elle s’est un brindille, toi tu es du chêne – c’est bien le chêne non ? Peu importe, ce qui est sûr, c’est que c’est toi vas vous sortir de cette merde.

Elle abdique, consent à écouter ton plan. Tu dévoiles tes dents dorées, persuadé que rien ne pourra contrecarrer ta mission de sauvetage. Et puis là, devant ta face de gangsta au rabais, elle craque. Comme une brindille. T’as l’air bien con, son poing sur la poitrine, sa détresse te rend mal à l’aise. Hey. T’as pas l’habitude de gérer ce genre de trucs. Les gars avec qui tu bosses – et les meufs aussi – sont tous des durs. Des gens qui grognent et qui aboient, qui préféraient crever plutôt que d’avouer qu’ils se font dessus. Tu grimaces un peu. Pas du même bois. Son air miteux de souris effrayée te rappelle que t’as été père un jour. Ca réveille soudain un instinct oublié : protéger. Quelque part, au fond de toi, quelque chose te souffle qu’il faut que tu la protèges. Elle a beau être un peu conne de s’être lancer dans vos histoires foireuses de mafieux de seconde zone, ce n’est qu’une gamine. Et justement, les gamines c’est rarement censés.

Une dextre maladroite vient se poser sur son épaule. Tes gosses étaient bien jeunes quand ton ex-femme s’est barrée avec. T’as pas connu la crise de l’adolescence. T’as pas dû gérer le duo de démons qu’ils doivent aujourd’hui être. Tu hausses doucement les épaules quand elle s’excuse. « Faut pas t’excuser. Jamais. » T’as presque l’air d’un sage, à donner les conseils que t’as appris au fond de la rue. « T’as juste l’air d’un connard faiblard quand tu fais ça. » Toi tu t’excuses que quand c’est pour te foutre de la gueule des gens. « T’es qu’une gamine éclopée mais t’as quand même un putain de caractère. Ou alors t’es complètement folle. Dans les deux cas, c’est plutôt utile. » Un sourire ravageur vient souligner tes paroles. Toi t’es un peu des deux, non ? Tu renifles peu gracieusement, poses un œil sur le portable que tu tiens en main depuis que tu t’apprêtais à appeler les flics. Fini le quart d’heure maître Yoda, il faut revenir aux choses sérieuses. « Alors j’appelle ton frangin ? » T’as beau tout gérer, un peu d’aide supplémentaire ça vous fera pas de mal.


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