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 anything less would be uncivilized - Zoey
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MessageSujet: anything less would be uncivilized - Zoey   Ven 22 Juil - 19:18
anything less would be uncivilized
zoey & martin
De tous les endroits en ville, le Chicago Club était certainement l’un des seuls qui avaient relativement bien survécus au Darwin’s Game. Auparavant, Martin se réfugiait ici pour célébrer les bons coups de la même façon qu’un être humain normal s’offrirait une bouteille de champagne à 20$. Franchir ces portes était pour tout le monde une action dotée d’un sens très spécial. C’était un rite, le synonyme du passage d’une vie honorable mais médiocre à une vie de réussite et de réputation. C’était le passage du statut d’associé à celui de partenaire, le moment ou un homme d’affaires devient assez important pour porter une pince à cravate. L’histoire de la ville avait été dessinée par les individus qui s’asseyaient sur ces banquettes rouges depuis plus de 150 ans et se laisser bercer par leur jazz. C’était empreint de ce flux de nostalgie que Martin avait l’ambition de révolutionner la façon de conduire des affaires dans cette ville maudite.

Il avait l’ambition. D’aucun pourrait croire que l’élite de la ville qui fréquentait le club ne se serait jamais laissée embarquer dans la folie du DG, mais les faits avaient prouvé le contraire. C’était la première fois que Martin franchissait les portes du club depuis qu’il avait commencé à jouer lui-même, et il avait une piètre allure. Jimmy qui gardait l’entrée ne l’avait pas reconnu au premier abord. Et pour cause, il avait délaissé ses costumes hors de prix pour un attirail plus simple, mais suffisamment luxueux pour qu’on ne le confonde pas avec un sans-abri. Les règles vestimentaires n’étaient plus tout à fait au goût du jour depuis que la fréquentation du club rasait le fond du gouffre. Martin portait les lunettes qu’il ne mettait d’habitude que pour avoir l’air plus intelligent qu’il ne l’était réellement. Cette fois, c’était pour cacher les cernes qui s’étendaient du coin de ses yeux jusqu’à la base de ses joues. Un rapide premier coup d’œil aux alentours lui indiqua que les rumeurs étaient vraies : le club était désert.

En plusieurs années de fréquentation, il ne s’était presque jamais assis, mais cette fois il se précipita vers une des banquettes. Il n’avait plus vu de réel humain depuis plusieurs semaines, et ses compétences sociales étaient au plus bas de leur capacité. Le serveur l’avait pourtant reconnu et lui apporta son Macallan avant même qu’il ne le demande. Martin le remercia d’un geste nerveux de la tête et posa son regard sur l’entrée du club, sans jamais cligner des yeux. Il n’était pas venu se souler seul. Il n’était pas venu se souler tout court. Le temps était à la recherche de solutions pour ne pas sombrer encore plus loin. Le DG l’entrainait vers le fond, mais lui cherchait à revoir l’air de la surface. Bien qu’il haïssait l’idée, le meilleur moyen pour ça était de demander de l’aide.

Zoey devait passer la porte d’un instant à l’autre, et de songer à ce qu’elle le voit dans cet état l’angoissait. Mais après tout, c’était lui qui avait voulu qu’ils se revoient. Il n’avait pas su à qui d’autre demander de l’aide. Et pour une fois, il avait considéré Zoey comme autre chose qu’une égérie et une proie. Tout ce qu’il cherchait au moment de leur première rencontre était une femme de haut de gamme pour s’afficher dans les soirées mondaines tenues dans ce genre d’endroits. Quand Jimmy ouvra la porte à nouveau quelques secondes plus tard, c’était pour laisser entrer cette silhouette frêle, caractéristique de la profession de la jeune femme. Martin cligna finalement des yeux et se leva fébrilement, prêt à l’accueillir. Sa bouche légèrement irritée par le Macallan qu’il venait de caler lui laissa articuler un mot ballant.

« Zoey. »
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MessageSujet: Re: anything less would be uncivilized - Zoey   Jeu 28 Juil - 1:36
Le miroir te renvoya ton image encore une fois, pendant que tu t'examinais de près. Tu faisais attention, comme depuis quelques mois à présent, à ce que ton maquillage te couvre encore plus. Si déjà avant tu n'osais pas trop sortir sans, cela t'arrivais de temps à autre, là, ce n'était plus du tout le cas. Sans, tu faisais peur. À trop jouer, à ne pas assez dormir, à ne pas toujours manger comme il le fallait. Si pour les grosses occasions tu appelais une maquilleuse ou un maquilleur, pour ce qui était moins important, tes sorties normales, tu étais parfaitement capable de te débrouiller. Là, tu devais aller voir Martin, tu ne savais pas trop pourquoi il voulait te voir. Tu aurais très bien refuser, mais tu te disais que de te sortir de chez toi était toujours bon. Qu'on ne t'oublies pas. Bien que la présence de tout le monde, partout, soit réduite en général.

Une fois que ton reflet te convint, tu quittas ta chambre, puis ton appartement. Tu allais attendre en bas, dans l'entrée, plus au moins à l'abri derrière les portes dont il fallait avoir le code d'accès pour pouvoir entrer. Une fois le taxi arrêté dans la rue, tu franchis une des dites portes, entrant dans le véhicule, donnant l'adresse et regardas la ville presque déserte par la fenêtre. Ton chauffeur n'était pas bavard, il te regardait de temps à autre d'un air méfiant, quelque chose te disait qu'il avait dû avoir de mauvaises expériences avec d'autres plus survoltés que toi. En ce moment, tant qu'on ne te provoquait pas, ça allait. Tu ne provoquais pas, encore, les autres. Bien que quelque chose te disais que cela n'allait être plus qu'une question de temps. Le taxi s'arrêta, tu payas, donnas un généreux pourboire comme ton toi ici le faisait, posas tes talons t'agrandissant d'un bon cinq centimètres ; tu atteignais le mètre soixante-cinq, entrant ensuite dans ton lieu de rendez-vous.

En espérant que tout ce luxe que tu avais toujours aimé puisses t'aider à ne pas déraper dans cette rencontre inopinée avec le jeune homme. Ce dernier était déjà là. Tu souris lorsque tu le vis, allant vers ce dernier. « Martin. » dis-tu. C'était mieux que bonjour, que tu disais car c'Était ce qu'on attendait de toi. Tu t'installas en face de lui, ne pouvant t'empêcher de l'examiner. « T'as l'air horrible. » Un peu de vérité n'allait pas lui faire de mal... et toi ça te faisais juste du bien de ne pas à avoir mentir, même sur ce simple point. M'enfin, tu n'étais pas non plus pour le laisser comme ça. Parce que tu savais à présent pourquoi il voulait te voir. Pourquoi voudrait-il te voir, toi, une mannequin ? À moins qu'il ne veuille réitérer sa demande de sortir avec toi pour les occasions. Ce qui n'avait pas vraiment fonctionné. Tu étais douée pour éviter ce genre de rencontre. Tu préférais être seule qu'accompagnée ; mal accompagnée, tout le temps peu importe avec qui. « Tu veux des trucs ? » Pour avoir un air rayonnant, totalement faux, mais sans que ça paraisse. Look naturel, qui était  tout sauf ça. Adieu les cernes, les poches, l'air fatigué et éreinté. « T'aurais dû me le dire, j'aurais amené plus de stock... » fis-tu, quelques secondes plus tard, le temps de voir encore plus l'étendu des dégâts dans le visage du jeune homme. Parce que ce n'était pas avec ce que tu avais avec toi pour les retouches que tu avais dans ton sac que tu allais pouvoir lui donner meilleur teint. Et vous n'aviez pas le même, cela allait être plutôt compliqué. Bon bah, tout n'était pas perdu chez toi, tu étais toujours plus au moins aussi superficielle et attachée aux apparences. Darwin ne t'avais pas encore complètement absorbée. Il était vrai que tu pensais même à faire tes ongles là bas.

Bref, tu fouillas dans ton sac afin d'en sortir ton fond de teint, et ton cache-cernes. Ce serait déjà un début, même si la teinte n'allait pas être appropriée.










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MessageSujet: Re: anything less would be uncivilized - Zoey   Jeu 4 Aoû - 16:04
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Il avait l’air horrible, c’était un fait. Entendre ces mots de la bouche de la jeune femme était précisément le genre de vérité dont il avait besoin pour se redresser et faire face à tout ce qui lui arrivait. Cette sincérité agissait comme un coup de fouet et l’irritait autant qu’il en avait besoin. Un mal pour un bien. Il était toutefois gêné à la pensée qu’elle ait jugé aussi facilement son état physique. C’était sans doute une déformation professionnelle ; dans un milieu où l’apparence dictait le succès, Zoey était un parfait soldat. Pour preuve, son réflexe fut de lui proposer du maquillage, et Martin réalisa que c’était ça, son arme miracle pour rester belle. Il voulait des trucs. Oui. Mais à ce moment, un deuxième verre ou un peu de LSD lui auraient eu un bien meilleur effet. Malgré ce que son apparence pouvait laisser croire, il était au cœur de la haute société, et avaler une pilule ne ferait pas bonne impression. Il était suffisamment misérable pour ne pas avoir à inspirer davantage de pitié.

« Apprend moi à me faire vomir, plutôt. »

À bien y réfléchir, c’était sans doute ce sens de l’humour très douteux qui avait repoussé Zoey tout ce temps. Martin l’observait et continuait de penser qu’il était passé à côté de sa chance. Elle était le trophée qui manquait à son étagère, la brebis qui n’avait pas regagné la bergerie. Elle était plus intelligente qu’elle n’en avait l’air, et c’était aussi ça qu’il aimait bien. Il leva le bras pour attirer l’attention du serveur qui bondit immédiatement dans leur direction. Le club étant désert, sa soirée n’était pas vraiment occupée. Martin lui réclama un deuxième verre, qui contribuait déjà à faire monter l’addition à hauteur du salaire mensuel de l’Américain moyen. La soirée était encore jeune ; le marathon que s’apprêtait à courir sa carte de crédit s’annonçait très long. Une fois servi, il huma puis savoura une première gorgée du scotch qui lui brulait la trachée, et fronça les sourcils en direction de Zoey.

« Les trucs que je voudrais, ça serait des conseils. Ne me dis pas que le maquillage est la seule technique miracle que les mannequins ont pour être toujours parfaites ? »

L’alcool hors de prix avait au moins le mérite de lui éclaircir la voix. Il savait en apprécier les vertus, et il ne pensait pas aux conséquences. Dans l’instant, cette consommation était un autre moyen de se distinguer et de montrer au monde son goût des bonnes choses. Après une seconde gorgée, Martin attrapa le cache-cernes que Zoey avait mis à sa disposition, et fit mine de lire ce qui était écrit dessus. Le nom de la marque était très familier et lui rappelait des souvenirs. Il leva le produit à hauteur des yeux de sa comparse et l’agita nonchalamment avec un petit rire.

« Tu sais que je les ai défendus quand ils étaient poursuivis pour les tests de leurs produits sur des animaux. »

Naturellement, il avait gagné le procès et ses clients avaient été reconnus non-coupables. Étaient-ils innocents pour autant ? Bien sûr que non. Les pressions des organismes de défense des droits des animaux avaient été lourdes et acharnées, mais aucune faille juridique n’échappait à son œil de lynx. Martin avait toujours le correcteur en main et enleva le bouchon avant de se tirer deux traits grossiers de part et d’autre du visage. En vérité, il n’avait aucune idée de la façon dont il était censé s’en servir. Il savait faire beaucoup de choses, mais le maquillage était loin d’être sa priorité. Avec ces peintures de guerre sur la face, il se croyait extrêmement drôle.

« On est au bord d’une guerre civile, non ? Autant se préparer. »
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MessageSujet: Re: anything less would be uncivilized - Zoey   Dim 14 Aoû - 18:58
Martin ne te contredit pas. Il devait penser la même chose. Tu avais pris un risque car cela ne collait pas vraiment avec ton image de bonne fille que tu donnais face aux autres depuis si longtemps, mais tu n'avais pas pu résister. C'était ton devoir de le lui faire savoir, et de l'arranger. Avant de commencer à l'arranger, il était sûrement mieux que tu lui expliques pourquoi. Malheureusement, il n'était pas intéressé par des cours de maquillage, mais par des cours de vomissement. Oh, génial. Tous les clichés n'étaient pas vrais. Tu sais très bien que c'est le cas pour certains de tes collègues, mais tu n'en faisais pas parti. « J'ai trop de discipline pour ça. » Tant pis, il n'allait pas pouvoir s'instruire à ce sujet avec toi. « Mais je pense qu'avec une brosse à dents ça peut marcher. » Ou n'importe quoi d'assez long. Avec le temps, cela pouvait même fonctionner seulement en contractant le ventre, il pouvait y avoir des risques la rupture œsophagienne et bonjour le sang qui sort sans contrôle. Bref, le vomissement, très peu pour toi. Tu pouvais comprendre, la pression pouvait être énorme, voir toutes les images toujours retouchées aussi, mais tu continuais d'avoir des contrats, moins en ce moment mais tu en avais toujours, alors ça ne pouvait être que bons signes.

Il voulait des conseils. Tu en avais quelques uns à lui donner, après toutes ses années ne pas avoir appris serait bien étrange. « Une bonne alimentation. Pas d'excès. Pas trop de soleil. Du sport. De la discipline. Dormir... » Plus facile à dire qu'à faire, surtout depuis que tu étais inscrite. Quelques points passaient plus au moins à la trappe, mais on te faisait plus vraiment de commentaires à présents, souvent, ceux qui t'entouraient lors d'une séance n'était pas mieux. Dans tous les cas, il commençait très mal avec son deuxième verre. Tu ne savais pas lire l'avenir, mais quelque chose te disais qu'il n'allait sûrement pas s'arrêter là. « Photoshop. » rajoutas-tu. Même maquillée, coiffée, illuminée de la bonne façon, il fallait toujours rendre le tout parfait, même plus que parfait. Jamais rien n'était assez beau, peu importe le produit de base ; oui tu étais une sorte de produit. Tu le savais, tu étais une image. Tu le vivais bien. Tu ne t'étais pas lancée dans ce métier pour autre chose.

Le jeune homme se mit à parler de son métier, en rapport avec la marque du cache-cernes. « Ils me paient plus que les produits non-testés. » fis-tu, haussant les épaules. Tu n'allais certainement pas commencer à être sensible au sujet des animaux. Tu ne l'étais même pas au sujet des humains. Certes, tu ne dirais jamais ce genre de choses. Tu disais que tu faisais confiance à l'entreprise si on te posait la question. Puis bon, en ce moment, on avait bien autre chose à penser que la défense des animaux. Défendre les humains afin qu'ils ne s'entretuent pas tous était une meilleure idée. En même temps, si cela arrivait, les animaux auraient la paix et ce serait vraiment la loi de la jungle. Peu importe, il y avait plus important. L'avocat mettait mal, très mal, le cache-cernes. C'était la fin du monde quelqu'un qui ne savait pas se maquiller.

Tu soupiras, secouas la tête. Il ne faisait rien comme il le fallait. Tu t'avanças, passant ton bras par-dessus la table afin d'appliquer correctement le cache-cernes sur le visage du jeune homme. Sans lui demander son avis, naturellement. Tu étais, malheureusement, habituée de te faire toucher partout durant tes séances que tu ne pensais pas que cela pouvait peut-être déranger les autres. « C'est pas une raison pour paraître ridicule. » répondis-tu. L'apparence, toujours l'apparence. Le maquillage de guerre, très peu pour toi. Tant pis pour la subtilité. Qu'est-ce qu'il y avait de mieux après un combat que de devoir refaire tes ongles encore une fois ? Rien. Tu adorais faire tes ongles. Bon, dans le jeu tu ne pouvais pas vraiment te les refaire, tu étais loin d'avoir tout ce qu'il faut pour y arriver, mais une fois déconnectée tu enlevais tout et tu te les refaisais.










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MessageSujet: Re: anything less would be uncivilized - Zoey   Lun 29 Aoû - 16:57
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De ce qu’il en comprenait, être mannequin n’était pas si difficile. Peut-être qu’il était temps pour lui de faire un virage dramatique dans sa carrière. Outre son air fantomatique, il avait quand même une belle gueule. À s’imaginer sous les feux des appareils photos, Martin en oubliait presque qu’il ne remplissait en réalité aucuns des critères. De la pizza réchauffée jour et nuit n’était pas une bonne alimentation, sa vie n’était qu’excès depuis des mois, le sport in-game était tout ce qu’il connaissait, toute discipline était absente, et le sommeil était un rêve en soit. Il ne voyait pas beaucoup le soleil, c’était un début. La mention de Photoshop provoqua chez lui un rire nerveux. « Tu sais, il n’y a rien que Photoshop peut faire pour m’aider. » Si la solution à tous ses problèmes était aussi simple, il l’aurait découverte bien plus rapidement. Appeler Zoey et insister au point de la voire en personne avait représenté une vraie épreuve, plus difficile que toutes les épreuves de Darwin’s Harbor, les combats à mort ou les guerres menées à la force de ses poings. Il se laissait toucher pour améliorer son teint. Mais comme avec le logiciel de retouche, être plus beige que blanc n’allait pas guérir tous ses maux. Il tapota son visage du bout du doigt et sentait la texture du maquillage qui l’agressait. Il n’y était pas habitué, et cette deuxième peau n’avait rien d’agréable pas. Il fit mine de ne pas y prêter attention alors qu’en réalité, ça le démangeait déjà.

« J’ai besoin d’aide pour plus que des cours de maquillage. » Avec cette déclaration, Martin était persuadé d’avoir fait un pas supplémentaire dans la bonne direction, et il s’exposait de plus en plus. Un filet de sueur froide coulait le long de son dos à la pensée de ce qu’il s’apprêtait à faire. L’ange de l’épaule droite et le démon de l’épaule gauche se livraient une bataille d’idée qui embrouillait son jugement une fois encore. Il remettait son choix de confession en doute. Comment allait-elle réagir ? Est-ce qu’elle le dénoncerait ? Dans l’instant, il voulait faire machine arrière. Ça n’était pas la bonne personne à qui parler. Il fallait appeler quelqu’un d’autre. Mais elle n’était pas stupide, elle devait déjà avoir compris. Trop tard pour reculer, il allait percuter l’iceberg quoi qu’il arrive, qu’il fasse un virage ou pas. Ou bien non, elle était trop perdue dans son propre monde pour comprendre celui des autres. Mais à moins d’être aveugle, n’importe qui pouvait comprendre qu’il n’était pas au meilleur de ses moyens. C’était peut-être pour une autre raison que pour le jeu ? Jamais elle n’achèterait ça. Il avait toujours été très flamboyant, la descente aux enfers était marquée autant que marquante.

« J’ai craqué, j’ai été aspiré par ce foutu jeu. » Martin s’était levé en sursaut de la banquette et avait fait tomber son verre quasiment vide sur le plancher. L’intensité de la réflexion qui avait précédé sa confession lui avait donné mal à la tête, et il se frottait les yeux pour reprendre ses esprits. Il était d’autant plus misérable que l’alcool faisait lentement effet. Il n’en était pas fier, c’était certain, mais il était temps de reprendre les choses en main. Martin avait beaucoup de difficulté à admettre le mal que le jeu lui faisait car au fond de lui, il aimait toutes les possibilités qu’il lui apportait. Il aurait voulu que ça ne soit pas aussi dévastateur, qu’il puisse en apprécier les apports sans sacrifier sa santé mentale et physique. « Dis quelque chose. » Maintenant, la balle n’était plus dans son camp. Il craignait le courroux du jugement. L’effort de confidence avait été énorme, et le poids du mensonge qui avait pesé si longtemps sur ses épaules avait immédiatement laissé la place au poids des conséquences. Le niveau de stress encore haut, Martin récupérait lentement ses esprits et retrouva sa place assise.
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MessageSujet: Re: anything less would be uncivilized - Zoey   Dim 4 Sep - 3:18
Toucher quelqu'un ne t'arrivais pas très souvent, tu n'étais pas du genre à rechercher les contacts, tu préférais les éviter le plus possible quand tu le pouvais. Mais là, c'était un cas plus au moins désespéré qu'avait Martin. Il devait se compter chanceux, ils étaient rares ceux qui en avait eu aussi prolongé avec toi. Il ne l'appréciait pas à sa juste valeur : il n'aimait pas se faire maquiller ainsi. Tu pouvais le sentir assez facilement puisque tu avais tes doigts sur son visage. De loin, tu n'aurais pas pu le dire, mais tu le sentais tressaillir. Il n'était qu'un faible homme après tout, peu habitué aux tortures volontaires que la plupart des femmes s'infligeaient quotidiennement. Pour faire plaisir aux autres ou bien à elles-même ? La ligne était floue pour certaines. Il n'y avait rien que Photoshop pouvait faire pour l'aider. En sachant qu'on avait déjà modifié une femme pour en faire une pointe de pizza, cela t'étonnerais. Tu t'arrêtas, le regardant, attendant la suite. Un instant plus tard, elle arriva. « Tu as besoin d'argent ? » lui demandas-tu, fronçant des sourcils. Parce que tu ne voyais pas trop pourquoi d'autre il aurait besoin de toi. Si ce n'était pas le maquillage, c'était l'argent. Ce qui était logique pour toi, puisque c'était tout ce qu'il devait savoir de toi.

Logique ou pas hein. Et il fit sa confession, se levant, ayant envoyé son verre sur le sol. C'était... tout ? Qui ne jouait pas ? Tu le regardas, levant la tête encore plus, te demandant ce que tu devrais lui dire à part un : et puis ? assez détaché. Il retourna s'asseoir quelque instant plus tard. Tu t'approchas de lui, t'avançant sur ton siège, comme si tu t'apprêtais toi aussi à faire cette confidence. Tu ne comptais pas faire cette erreur. « Tu te sens mieux ? » fut ce que tu lui demandas, d'un ton moqueur. Pas de compassion, pas de désolation, pas d'horreur, pas de répulsion. Juste un : je m'en fiche. « La première étape c'est de l'avouer. » commentas-tu. À ce qu'il paraît. Tu n'as jamais été dans une réunion de ce genre, tu t'en tiens à ce que as lu et vu. Est-ce qu'il avait avoué pour essayer d'arrêter ou bien car il voulait juste se confier ? « Tu comptes aller à une réunion des Joueurs Anonymes ? » lui demandas-tu donc. Tu continuais de te moquer, tu ne pouvais pas t'en empêcher. « Comptes pas sur moi pour être ta marraine. » lui appris-tu. Parce que tu ne comptais pas arrêter de jouer. Tu ne jouais plus qu'être cette gentille mannequin à présent que le sujet était abordé. Tu étais quelque part entre les deux. « Tu me l'as dit pourquoi ? » demandas-tu. Tu ne pensais pas que vous étiez assez près l'un de l'autre pour que vous puissiez vous faire des confidences. À moins que ce soit justement car c'était plus facile avec une inconnue ; ou presqu'une. « Je pourrais le dire à la police. » fis-tu. Et mettre un mauvais citoyen dans le trouble, il n'avait qu'à ne pas jouer après tout. Tu étais mal placée pour parler, c'était bien vrai, mais toi, tu n'avais rien dit à ce sujet et ne comptais pas le faire. Bien qu'il devait être facile de deviner que tu jouais avec ce que tu avais dis, mais il n'y avait rien d'officiel à ce sujet.










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