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S'inscrire au DARWIN'S GAME, c'est montrer de quoi nous sommes capables et prouver que nous sommes l'avenir. Une seule regle : survivre. A partir de maintenant, c'est chacun pour soi. Nous devons oublier qui sont nos freres, nos femmes, nos amis, parce qu'aujourd'hui ils sont nos ennemis. Tuer ou etre tue est notre seule motivation. Le jeu debute.



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 Hunger of the pine (Micah)
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MessageSujet: Hunger of the pine (Micah)   Sam 23 Juil - 2:04
Hunger of the pine
Micah & Caïn

 
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3H.4H.5H. Les heures s’écoulaient sous les aiguilles qui bougeaient. Les yeux vicés sur le cadran, le désespérant ne trouvait plus le sommeil depuis un bout de temps. Cajolé dans ses ressentiments, il ne savourait plus sa vie comme avant. Hanté par les regrets, creusé par les souvenirs amers et enfer. Il avait l’impression de voguer sur un océan de morosité. Juste épris par les flots de sa connerie, de son mépris, il s’enfermait dans son sursis. Ne subissant que l’absence et l’intolérance de Morphée, il fixait de ses paupières lourdes et de son visage blafard tous ses faits de vicelard. Caïn il avait l’air terne, l’air absent avec ses grand yeux béants. Il paraissait presque innocent malgré ses traits oppressants. Juste déconnecté de sa réalité, juste entre deux mondes tellement divergents. Il buvait, il fumait, il se rompait sur son écran pour oublier. Il n’était devenu qu’une crasse, qu’une tache qui préférait à la vérité l’utopie d’un jeu qui le tuerait. Car depuis peu, il se renfermait dans cette condamnation sans préoccupations. Oubliant la marque sur son torse, ce chiffre damné qui le ramenait à chaque journée à sa déchéance à sa violence. 5. 5 vies pour étaler encore tout ton déni. Tu crois que tu peux y arriver pauvre enfoiré. L’étincelle elle se perdait, elle s’égarait mais bordel même pas elle s’en souciait. Elle n’était plus que cendres opaques et délicates. Un air précipité de poussières. Une brise qui s’acharnait dans sa vulnérabilité à toujours plus de destruction. Il se rapprochait de son enfer, le précaire. Lui qui n’arrivait plus à songer correctement, il allait jouer à ses dépends. Ses doigts glissaient doucement sur le clic et il s’émergeait loin de toute son incompétence. Se désintégrant pour se réinventer dans une irréalité.

Et voilà son corps qui se recomposait en une nuée de pixels. Pauvre carcasse malmenée qui se retrouvait encore dans cet environnement si particulier. Cette hostilité entière et fière. Ce jeu n’était qu’une malédiction, une dépendance d’obsession. Les égarés venaient s’échapper de la mélancolie pour un peu de folie. Se déchaînant sur des étrangers pour se sentir complètement libéré. Tuer ne semblait plus être si préoccupant à présent. Tuer ne devenait que banalités. Une source de divertissement, un besoin pressant. Les innocents avaient abandonné de leurs pureté pour un peu de sang. Pour un peu d’adrénaline, de morphine. Ils sont tous étranglés par des désirs particuliers, tous obnubilés par une supériorité que la réalité ne pouvait leur donner. Ils n’étaient que des déchets qui se retrouvaient loin des préjugés de la société. Fragiles, brutes, aimants, désespérants… Il n’y avait pas d’étiquettes ici, juste des faits. Ils s’évertuaient à tout saccager. Car le monde était trop sécurisé pour qu’ils le marquent de leurs traces. Ici il n’y pas de limites, pas de barrières, juste une liberté insatiable. Juste des carcasses, des visages étrangers si faciles à lacérer.

Flare il n’était pas venu ici pour fracasser et encore moins pour torturer seulement pour se reposer. La réalité le rendait malade, souffrant d’un mal intolérant. Il voulait simplement se coucher sur cette terre ensanglantée, juste s’effacer le quart d’un instant. Pauvre insouciant, il se jouait de la vie en étant bien conscient. Il provoquait et se rompait. Il se laissait aller et il s’enterrait lentement. Attendant une sentence, une incohérence. Le brun ne faisait même plus attention à tous ce qu’il l’entourait. Tous ces arbres vides, ces silhouettes livides. Il se couchait sur le sol, se mélangeant à la poussière pour se rappeler de son état précaire. Bien en vu. Seul sur cette étendue. Il était absurde mais qu’importait. Car à présent il n’était qu’un homme à abattre, une proie à déchirer et à lacerer. Sa chance ,lors de ces derniers jours, l’avait amené au pied du mur. Alors il attendait simplement. Simplement que quelqu’un vienne l’enterrer pleinement.
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MessageSujet: Re: Hunger of the pine (Micah)   Mar 20 Sep - 9:37
Hunger  of  the  pine

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I wanna chain you up, I wanna tie you down.


Une seule obsession. Une seule trahison. Les abysses avaient retapissé sa vie pour lui donner le tortueux et pâle visage du désespoir et de la désillusion. Le jeu l'avait placé sur son échiquier géant et avait fait de lui son pion. Il s'était fait avoir comme un bleu et aujourd'hui, il en était là ; à combattre au nom de la destruction. Pour lui, le Darwin's Game avait créé l'illusion et s'amusait à posséder son âme comme une véritable addiction. Soit, il sera celui qui aura l'ambition de l'extermination. Il deviendra le spectre sauvage de Cerbère, gorgeant la terre de sang et de désolation. Le guerrier à la lame féroce et à l'âme sur la voie de la damnation. Il se battra pour l'extinction. Jusqu'à l'annihilation.

Des jours. Des semaines. Ou même des mois. Il court toujours. Rien ne le freine. Ses ennemis ploie sous son poids. Elle est lourde la douleur. Et dans ses gestes incisifs, il tranche dans le vif. Détruire le jeu, ça revient à détruire les joueurs. Pas de peur, juste un désir de détruire. C'est un but qu'il n'abandonne pour aucune maldonne. Jamais il ne tâtonne. Cruel, il démolit l'orphelin et la madone.
Qu'il soit fait de pixels ou de sang, aucun univers n'aurait dû user d'un tel stratagème. Maintenant, ces gamers sont blêmes. Dans le corps de l'assassin résonnent les alarmes qui manifestent l'erreur du système. Il est mort le tandem. Avec lui, cette bonté suprême. Il est né le problème. Ingérable et d'une violence extrême.

D'un geste sec et avec la précision d'un médecin qui collabore un peu trop avec la mort, il la saigne comme un porc. Cette petite proie fragile, cette poupée aux yeux d'or. Aucune pitié pour les faibles, aucune pitié pour les forts. Pas de lumière au fond du corridor. Juste une nuée de pixels qui échappe aux nécrophores. Il est sinueux le chemin de la vengeance. Or, il ne peut laisser passer une telle offense. Qu'importe de quoi il faudra user ; d'armes blanches ou de démoniaques engeances. Il s'y adonnera puisque sans sa présence, c'est l'âge de l'évanescence. Putain de jeu. Il a massacré cette homme, sans aucune pitié. Comme pour délier les chaînes du sanguinaire clébard emprisonné. Maintenant, le monstre est lâché.
Aujourd'hui, sa soif est apaisée. Libérée de ses affres enracinés, le temps d'une illusion écornée. C'est la fatigue d'un esprit malmené, piégé dans un gouffre où tournoient des fantômes forcenés qui mordent les âmes des plus infortunés.

Perché sur son arbre, tel le vautour qui n'attend que le retour de la faim pour attaquer à nouveau, il défait le bandana grisâtre autrefois scellé à son biceps pour le serrer autour de son mollet et en faire un garrot. Putain de gamine. Elle lui a profondément entaillé la peau. Mais ce n'est pas son genre chouiner ; jamais il ne pigne. Elle a été assez maline pour l'atteindre juste avant qu'il ne lui sorte les boyaux. Chouette souvenir. Celui d'un meurtrier au cœur en lambeaux. Chouette devenir. Celui d'un jeune homme aux miroirs en morceaux.
Un bruissement attire son attention au pied de l'arbre qu'il a élu depuis quelques minutes - ou serait-ce des heures ? Il baisse des yeux vigilants sur un homme  qui s'est effondré, non loin. Ça ne semble pas être un leurre.
Malgré lui, le chien de l'enfer tend la corde de son arc le bois de sa flèche caressant déjà ses doigts. Sa cible est ce front mis à nu. Le temps d'une hésitation, de cette expression de lassitude, il croit identifier ces traits méconnus. Une image effleure son esprit en proie au désarroi. C'est lui qu'il revoit. Celui qui l'a sorti de ce torrent de démons biscornus. Isa. Et la manière dont il s'est fait tué sous ses yeux haineux. Son esprit animal l'abandonne pour se tapir dans des tréfonds boueux. Maintenant, il se souvient. Ce vert qu'il a trouvé tout à fait à son goût alors que sous ses mains, un CAHO a trépassé.

Après quelques instants à étudier ce corps à la beauté insolente, il se décide à agir. Il braque à nouveau sa flèche sur sa cible, déviant juste un peu. Le bout de la langue pointant entre ses lèvres vermeilles, presque aussi vives que le sang qu'il a fait coulé, il relâche la corde et ses yeux plissés peuvent la voir se planter à à peine un ou deux centimètres de ce qui est censé lui servir de service trois pièces. Le CAHO profite de la surprise du jeune homme pour descendre habilement de son appui et atterrir sur ses jambes quelques mètres plus bas, un sourire narquois naquis ses lèvres. Oh, il n'avait pas raté sa cible, il ne la manque jamais. Seulement tuer un beau gosse n'était pas dans ses plans, aujourd'hui. Les habitudes ont la vie dure, même dans sa géhenne personnelle.  


« Tu ferais un bien joli gibier si tu te servais de tes jambes de gazelle. »


D'un pas feutré, il s'avance pour se pencher et récupérer sa flèche plantée dans la terre. Il ne voulait pas perdre inutilement une flèche quand ses cibles sont aussi nombreuses à envoyer en enfer. A commencer par cet ATOM qui a brisé les os de son seul lien avec la réalité. Cette inconscient aux coups bas a fauté, à présent, il sera tué.


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Dernière édition par Micah Blackburn le Sam 5 Nov - 4:04, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Hunger of the pine (Micah)   Jeu 29 Sep - 2:35
Hunger of the pine
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Distordu, perdu. Les émotions se faisaient contradictions pour le condamné qui se jetait dans la gueule du loup sans se soucier. Proie facile, brebis égarée. Il attendait la violence comme déchéance. Le coeur en apnée, le souffle précipité. Il se vendait comme un égaré, le pauvre insouciant, ignorant. A terre après toute la misère. Juste enseveli par les calvaires de son enfer. Il cherchait la précarité comme le danger avec un besoin dérangeant, défaillant. Désir malsain et serein. De s’éteindre encore une fois. De voir ce chiffre s’abaissait sans regrets. C’était un suicide perfide. Une mort vaine et insuffisante. Un sacrifice sans artifices, sans bénéfices. Car il ne voulait plus jouer le gamin à ce jeu éreintant. Il ne voulait plus se réfugier dans ses derniers retranchements. Sentir la vie s’exiler entre ses doigts tremblants pour plus de ressentiments. Il avait besoin de la faucheuse, comme d’une drogue acidulée. Comme d’une fin précipitée. Pour terminer cette tragédie infinie, ce trou béant dans sa cage thoracique. Besoin de saigner pour se sentir entier. Pauvre gamin qui se morfond, qui se confond. Il n’a aucune idée de son ironie, de son déni. Car il ne peut pas perdre sa vie sous ses subtiles envies. Il y a trop dans cette réalité pour qu’il se laisse enterrer. Mais sous les souvenirs cruels, il se fait dentelle. Plaie bien entamée face aux yeux étrangers. Et le voilà le danger qui se faufilait, qui s’amusait de ce damné. Cette frêle flèche qui venait s’implanter dans la terre poussiéreuse entre ses jambes écartées. En un sursaut entier. En une surprise délabrée. Si près de son intimité. L’étincelle elle s’éveillait soudainement, se reculant vainement sous l’étonnement. Son coeur se précipitant sous les battements. Puis ce bruit lourd. Celle de la chute d’un étranger qui le scrutait avec ce sourire carnassier. Caïn il l’observait sans se soucier, le dévisageant pleinement. Sa curiosité s’éveillant, s’excitant. Et cette voix qui se soulevait dans le silence pesant, l’hostilité commençant précipitamment.

«Tu ferais un bien joli gibier si tu te servais de tes jambes de gazelle. » L’enfoiré il regardait l’atrocité de son ambre délabré, un rictus mauvais au coin de ses lèvres abimées. Une provocation, une tentation à l’affront. Et pourtant le gamin se faisait serein. La surprise se mutant en sottises. « Je compte pas m’en servir. Alors si tu veux me finir, fais toi plaisir. » Insolence arrogante. Révélation détonnante. L’étincelle elle ne cherchait plus à subsister seulement à s’éteindre dans l’obscurité. Car à quoi bon lutter? Chercher une issue de secours sous cette utopie sans détour? Ils étaient finis les folies, restreints aux mépris. Et le gamin il ne voulait plus s’élever, plus se montrer pour ses failles ensanglantées. Plus se battre pour sentir son coeur s’abattre. Dans cette cage thoracique démontée, dans cette carcasse abaissée. L’adrénaline n’avait plus ce gout subtile, la faucheuse n’avait plus ce désir susceptible. Il n’était pas venu pour se perdre un peu plus. Seulement se reposer, trouver un point d’arrêt à sa réalité. Lorsque les banalités devenaient trop pesantes, il effaçait sa convalescence dans cet univers d’insouciance. Sachant l’incohérence de son non sens. Le Darwin’s n’était pas un répit mais bien un sursis. Une condamnation à perpétuité, pas un paradis où la liberté se pavanait. Et le brun se rapprochait de lui, pour déterrer la flèche ouvrant les vapes de sa vulnérabilité. Mais le déchet ne bougeait. Son sourire toujours entier sur sa façade de dureté. Il s’en amusait de cette situation à chier. Ne cherchant pas la pitié de l’étranger. Ni l’intérêt de ce dernier. En faite, Caïn il ne savait plus ce qu’il désirait, car il n’avait plus rien désirer. Sa violence s’éteignait, sa combativité en payant les frais. Il semblait troublé entre un équilibre perfide. Son humanité ressortant sous sa fragilité. Car l’atrocité ne voulait plus assumer son rôle de meurtrier, de monstruosité. Peut être qu’il avait besoin de se faire tabasser. De ressentir la douleur pour s’éveiller, se réveiller de ce cauchemar édulcoré. Et soudainement sa voix s’élevait. Sous ses pensées délabrées. «  Tu veux pas niquer le mec qui a gagné le jour de l’unité ? Qui a tué les tiens sans même sourciller ?  » Sa langue se glissait sur ses lèvres lentement, son sourire toujours plus grandissant. Il se moquait l’enfoiré, il cherchait à le troubler. Il essayait d’invoquer la rage, le naufrage. De se faire mirage sous les dérapages de ses songes. Se montrant confiant alors qu’il était défaillant. Il se vantait d’une fierté inexistante. Car il n’éprouvait aucune animosité à avoir gagner. Il n’éprouvait plus rien. Car il était humain.

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MessageSujet: Re: Hunger of the pine (Micah)   Dim 6 Nov - 2:02
Hunger  of  the  pine

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Les pattes heurtant la terre dans un impact sourd, le chien de l'enfer s'avance et entre ses doigts son arc balance. Un geste incontrôlé, un réflexe immodéré, il a visé sans même y penser. Le joli brun s'est retrouvé surpris et lui s'est senti amusé pour la première fois depuis de nombreuses connexions écoulées. Il aurait pu le tuer, en finir avec un souffle volé, des pixels envolés mais le clébard des enfers est rassasié. Aujourd'hui, il a vu un nombre suffisant de corps s'effondrer et succomber, Hellhound est sorti de sa psychose qui sans prélude implose et explose. Elle lui a fourni dose sur dose. L'a possédé jusqu'à qu'il produise des infamies. Mais tout est cassé. Parmi les morceaux de miroir éparpillé dans son esprit pillé, il n'y a plus que son reflet. Dans la flèche planté dans le sol, il n'y a plus que son oeil furtif, il n'y a plus que ses intentions et son parlé incisif. Lorsque son regard glisse jusqu'au visage qui a pâlit, il en est certain, c'est bien lui. Ce vert qui a combattu contre son équipe. Celle qui l'a si bien accueilli. Hellhound n'a pas réellement éprouvé de pitié. En toute honnêteté, il a plutôt trouvé le spectacle divertissant. La mort de ce type aux couleurs de sa team n'était qu'accessoire. Hellhound essuie cette flèche qui a décelé en cette terre humide et dangereuse un doux étui où se réfugier. Il en dégage les restes, la mine blasé, désillusionné. Sa nonchalance aurait pu apparaître comme une ridicule engeance mais il n'était devenu qu'un joueur touché par la malchance.


« Je compte pas m’en servir. Alors si tu veux me finir, fais toi plaisir. » 


Tellement de lassitude dans quelques paroles. Cela attire l'attention du CAHO qui rangeant sa flèche dans son étui, baisse le regard vers le GAIA allongé sur le sol, comme un corps perdu et flottant sur les eaux salées de la mère morte. Comme si sur ses épaules, il n'y avait que tous les malheurs du monde qu'il porte. Il ne l'aurait jamais imaginé aussi amorphe, le vainqueur. Le finir ? S'il était apparu dans son champ de vision quelques heures plus tôt, c'est de ce jeu qu'il l'aurait banni. Envolé dans une pluie de pixels. Scier la ficelle si fragile de son existence éphémère. Mais l'idée semble sans saveur au rouge qui de toute façon n'a pas envie d'en finir avec innocent. Non pas innocent, ici les coupables se comptent par brochette de cent. Comme tous les autres, ses mains sont tachées de sang mais ce n'est pas celui qui compte. Ce n'est pas celui pour lequel il suit le chemin de la vengeance et le remonte. S'il ne veut pas se servir de ses jambes pour courir, pour fuir, il peut toujours lui proposer d'en user pour autre chose que pour s'avachir. Il peut toujours les frémir, les ravir et le faire rugir. Cette idée titillait son esprit pervers, comme un vieux réflexe qui prend sa psychose à revers.


«  Tu veux pas niquer le mec qui a gagné le jour de l’unité ? Qui a tué les tiens sans même sourciller ?  »


Un rictus prend naissance sur les lèvres du chien de l'enfer et ses idées s'affirment et s'enveniment. Oh oh, le niquer, c'est bien la première pensée qui l'a traversé. Il ne dirait pas non à un peu de gymnastique d'un tout autre genre, sans liquide rouge, encore. Ça faisait longtemps, déjà. Trop pour le Don Juan. Il ne touchait plus grand monde. Plus aucun homme dans lequel se fondre et le pire c'est que le manque ne l’incommode pas. Un petit rire lui échappe, narquoi. Le vert lui donne l'impression de vouloir l'atteindre avec le fait qu'il a gagné le JDU et tuer certains des "siens".


« Les miens savaient très bien dans quoi ils s'embarquaient. Et franchement, je crois pas qu'il y ait besoin de t'achever. »


Il était bon joueur pour un rouge, le chien de l'enfer mais tant que ce n'était pas lui que ça concernait, il s'en moquait. Le JDU, c'est passionnant quand tu es dedans. Le JDU, c'est captivant quand personne que tu aimes n'est en train mourir sous tes yeux implorant. Il méprise cet événement autant qu'il le trouve fascinant. Il aurait aimé y participer pour réduire ces connards à néant. Il aurait aimé prendre la place d'Isa et crever à sa place. Peu lui importait de se faire niquer. La fin justifie les moyens.

Il est cruel le chien de l'enfer mais il ne frappe pas quelqu'un qui est déjà à terre. Jouer pour gagner, c'était son mantra mais tuer quel qu'en soit le prix, ce n'était certainement pas lui. Du moins tant que sa personnalité prédomine.

Prédateur presque oublié dans ces journées entachées, il se remet à bouger, se mouvant tel un loup affamé dont la proie est débusquée. Il vient se poster au dessus de lui enjambant son corps fatigué. Doucement, ses jambes fléchissent et il vient s'asseoir sur ses cuisses. Geste de provocation, d'immobilisation. Nulle intimidation.


« Te niquer, j'en ai bien envie mais j'suis pas sûr qu'on en ait la même définition. T'es toujours sûr de pas vouloir bouger ? Parce que tes jambes peuvent servir à autre chose qu'à courir, tu sais ? »


Il ne savait pas trop à qui il parlait mais il semblait si las. Pas réellement enclin à le tuer et quand bien même, quelle importance ? Il ne savait pas non plus s'il pourrait se le taper, s'il allait l'envoyer chier. Le Gay Radar c'est carrément une légende. Une putain de vaste légende. Contrairement à ce que les hétéros pensent, y'a pas de signe de reconnaissance. Ils ne sont pas efféminés, à faire la théière, ou quoi. Y'a de la différence partout, autant parmi les hétéros que les homo. Le seul truc qu'il y a de marqué sur le front de quelqu'un, c'est l'homophobie. 

Il esquisse un sourire. Le sourire du beau parleur qui sait ce qu'il fait, qui sait comment il drague. Encore une fois, c'est un vieux réflexe mais la seule intention est de le faire réagir. Le petit vainqueur du JDU l'intriguait et en même temps, son regard ambré à la douce couleur du whisky lui en rappelait un qui était bien plus bleu, bien plus céleste. Il exprimait une douleur qu'il connaissait et reconnaissait sans savoir la traiter.


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MessageSujet: Re: Hunger of the pine (Micah)   Dim 13 Nov - 4:24
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L’adrénaline nocive et corrosive dans les veines creusées. La provocation comme seule conclusion. Les opposés se fixaient avec un sourire carnassier. L’un attendant une sentence tandis que l’autre suivait cette déchéance avec un intérêt particulier, ne connaissant que trop bien cette morosité. Combat sourd et muet.  Il le cherchait son adversaire avec ses travers. Vantant un mérite qu’il aurait preferé ne jamais avoir. Une victoire bien trop dérisoire. Et son regard noir il le suivait, il le scrutait près à le voir s’exécuter mais rien il restait de marbre le brun. Il l’observait dans sa condamnation, sa curiosité s’éveillant sous l’égaré. Puis l’étincelle continuait de s’enfoncer, frappant là où ça ferait mal, mais rien, le néant, le firmament. Et ce sourire dérangeant. Ce rictus déviant. Flare il ne savait plus trop quoi penser à cet instant, alors il attendait sereinement. Une conséquence à toutes ses défaillances.

« Les miens savaient très bien dans quoi ils s'embarquaient. Et franchement, je crois pas qu'il y ait besoin de t'achever. »

Il ne pouvait s’empêcher de sourire face aux dires de son opposé. Car il visait vrai, bien trop vrai. Le grand gagnant avait tout l’air d’être perdant dans cette agonie sans sursis. Il faisait peur à voir, avec son visage noir et ses traits dérisoires. Pali et sali. Il avait tout l’air d’une tragédie. Son corps brelan, son palpitant frappant lentement. Oui il semblait mort le vainqueur. Juste abattu face à l’étendue de ses regrets. Dans sa lassitude, il ne faisait plus attention ni à la moquerie ni à son attitude. Son ambre fixant la poussière avec toujours cette même incertitude. Le combat étant bien trop effroyable pour l’éclat, parfois il n’avait plus envie de faire des dégâts. Car ses doigts gardaient cette empreinte humide, cette tache livide et pourtant si imperceptible. Oh il se sentait sale l’étincelle, maculé de crasse. Purulent et insuffisant. Sous la culpabilité véhémente, sous le blâme béant. Les remords le mordant à chacun de ses torts. Il s’était paumé Flare dans l’agitation de ses pensées, dans ce manège insensé où les souvenirs revenaient et tournaient en une boucle infernale. Cassette répétitive de ses dédales abyssales. Il ne scrutait plus son adversaire, bien trop à terre, pour voir que le travers allait bientôt le foutre à l’envers. Et sans songer, sans tergiverser, c’était ce dernier qui le sortait de la ritournelle hantée de ses songes avec sa malice et ces vices. S’asseyant sur lui, pour le confronter de sa proximité, lui montrer qu’il était bien à ses côtés. Même plus qu’à ses côtés. Et Caïn il s’enlisait dans la panique précipitamment, le trouble l’encerclant, la gêne le dévorant.

« Te niquer, j'en ai bien envie mais j'suis pas sûr qu'on en ait la même définition. T'es toujours sûr de pas vouloir bouger ? Parce que tes jambes peuvent servir à autre chose qu'à courir, tu sais ? »

Drague indélicate, avances béates… Flare il devenait pâle sous les mots du malléable. Juste épris de toute cette confusion aux diverses incertitudes. Le rouge lui rongeant ses joues empourprées, il entrouvrait légèrement ses lèvres mais sa gorge était bien trop serrée pour que le moindre son glisse de sa bouche. Et il continuait l’opposé à l’enfermer dans cette gêne carnassière avec un sourire enjôlé. Ce rictus que bien trop de fois Caïn avait exécuté pour pénétrer dans des draps délabrés. Simplement pour oublier la morosité des banalités, gouter à l’interdit et son paradis. Pour se délecter du festin des reins. Oh les poupées et leurs beautés anisées. Autrefois il aurait pu se damner pour assouvir le moindre de ses désirs. Mais à présent, seul un visage particulier régnait dans son crâne échauffé. Succube aux cheveux flamboyants, aux yeux pétillants. Flare il se reculait légèrement, ne pouvant vraiment se mouver face au poids de son adversaire, mais n’osant réellement le repousser. Pourtant sa voix se soulevait dans le silence pesant pour briser les espoirs restants.

« Je ne suis pas de ce bord là. »

C’était véridique, fatidique. Caïn il aimait bien trop les courbes malicieuses, et voluptueuses que les déliés carrés. Il avait essayé de le repousser le sexe opposé, de le briser pour éviter de s’attacher. Mais il restait un homme à l’amour dément pour les poupées de porcelaine.

« Désolé. »

Il ne savait pas pourquoi il s’excusait, peut être par peur de blesser. Mais l’homme ne semblait pas être facile à offusquer. Au contraire, il avait tout l’air de ce gars entêté, qui lorsqu’il désirait, prenait. Et ça ne rassurait en rien l’étincelle qui soudainement perdait de ses flammes aiguisées. Cependant, son visage reprenait des couleurs habituels, son ambre rongeant celle de l’homme sans anxiété.

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