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S'inscrire au DARWIN'S GAME, c'est montrer de quoi nous sommes capables et prouver que nous sommes l'avenir. Une seule regle : survivre. A partir de maintenant, c'est chacun pour soi. Nous devons oublier qui sont nos freres, nos femmes, nos amis, parce qu'aujourd'hui ils sont nos ennemis. Tuer ou etre tue est notre seule motivation. Le jeu debute.



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 i am spartaaa | ARIA
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MessageSujet: i am spartaaa | ARIA   Dim 24 Juil - 12:00
I am spartaaa
Aria & Bloom
Mais ce n'est plus pareil et tout est abimé, c'est une pluie de deuil terrible et désolée, ce n'est même plus l'orage, de fer d'acier de sang, tout simplement des nuages, qui crèvent comme des chiens, des chiens qui disparaissent ▬ PRÉVERT

Bip. Bip. Bip. Bip. Bip.
Échec et mat.
T'es esseulée épuisée harassée. Putain ouais t'aurais payé le prix qu'il fallait pour avoir une vie normale. Une vraie vie. Comme celle où les racoleuses font le tapin, celle où se balancent au bout de balançoires les gamins, celles où deux amants sevrés s'harponnent les mains. Au lieu, tu crèves là, entre le monde des vivants et le monde des morts, t'es un cadavre ambulant, une môme écorchée pendue à son triste sort.
Échec et mat ouais. Tous tes pions balayés par cette même tempête, cette même torpeur, ce vieil ouragan devenu ravageur avec son souffle de conquête. Tes pions dévorés, tes tours avalées, tes cavaliers éreintés, tes fous rongés, ta reine broyée. Ton roi égaré. Vivant. Mais égaré. Trop faible pour gagner. Trop grêle pour jouter.
On toque à la porte. On vient. On s'approche. On s'apitoie. On te tient. On te sert de la bouffe degeulasse. On te nettoie. On te parle. On te desserve. On s'apitoie encore un peu plus. On vient. On s'approche. On t'offre un bouquet de fleurs, des fleurs qui faneront deux jours après. Deux jours de trop peut-être dans un monde où le trépas n'attend plus qu'un signe de la faucheuse. Ici ouais où la mort est délictueuse. Délicieuse. Harmonieuse. Mélodieuse.
T'en as la gerbe. mais ta part cancéreuse dépasse la bêtise humaine. L'arrache de ses sens. Et continue de ronger la chair comestible tant qu'il est encore temps, tant qu'il y en a. Comme un asticot dans une pomme pourrie. Comme la peste ou la rage qui grignotent. Grignotent. Avalent l'âme vierge d'infection, de tentions de tentations ou de malformations.
Et le cancer te ronge.
Encore.
Encore.
Si. Des fois on te promène dans l'hôpital. On t'oublie au bout d'un couloir. On passe devant toi, on te voit pas. T'es plus qu'une ombre, un spectre, le simulacre du mal-être. Parfois une infirmière braque ses yeux larmoyants sur toi, on s'apitoie encore. Encore. Et puis elle repart dans sa chorégraphie détonante. Alors tu restes figée dans ton maudit lit et t'attends qu'on vienne pour te mettre une charlotte sur le crâne, claustrant tes hirsutes cheveux fauves. T'attends qu'on vienne te dire qu'on t'amène en salle d'anesthésie comme un vent porte les graines d'êtres fleuris.
T'as l'air conne si tu savais, ouais ce que t'as l'air conne. Vraiment.
Mais t'as mal tout au fond de ton coeur. Tu souffres au creux de toi. Tu souffres de ton malheur, de ta terreur. Tu souffres d'effroi, de surcroît. T'es une môme. Une pudeur. Une rancoeur. Pourquoi lutter ? Pourquoi marcher ? Pourquoi respirer ? Pourquoi. S'engager dans un jeu de vrai ou faux pernicieux quand même la réponse en devient trop ennuyeuse. Trop rigoureuse. Trop artificieuse. Et puis quelle réponse ? Quelle solution ? Sinon est-ce vraiment une question ? Es-tu folle ? Es-tu vivante ?
Esprit es-tu toi ?
Esprit es-tu là ?
Et si tout autour de toi tout s'effaçait, tout succombait. Si rien n'était vrai. Alors tu t'effaces, tu te lasses. Tu te glaces. Tu te prélasses dans un palais sanglant un palais rebutant. Plongé de richesse. Là où il ferait bon vivre. Et pourtant tu restes figée, enchaînée presque balancée au-delà du vide. Mise à mal, mise à nu, terrassée et vaincue par une leucémie de dix-huit ans. Ton épiderme de feu te brûle comme un brasier, épris de félicité d'avidité, de perversion de douleur tordante mordante affligeante. À vouloir en crever. À vouloir n'en jamais se trouver là où on est. Parce qu'on fait tâche, incessamment, inévitablement.
Putain de monde ouais. Le monde est pourri comme la pomme. Le monde est pourri par la folie. Comme l'asticot pourrit la pomme. Comme la peste pourrit le corps. Comme l'amertume pourrit l'esprit.
Et ton menton se lève indocile, alors que tu gis dans ton pitoyable lit, trop fragile. Tu veux bouger bordel, tu veux sentir, tu veux vibrer, tu veux pas ternir. Alors quand l'infirmière s'approche de toi pour la centième fois aujourd'hui, t'harponnes son bras avec une rage allochtone. Cri de désespoir. Comme un vent d'automne effleure les mémoires.

— Je veux sortir. que tu lui cracherais presque à la figure. Tu glousses face à sa tête de déterrée. De chien battu abattu. Elle te jauge un instant médusée, et oui elle se dandine dans son costume blanc presque trop fantomatique. Elle te lâche une seconde pour accourir près du fauteuil roulant qui t'attend là, plus loin. Elle te hisse dedans ouvrant tes plaies à peine pansées, ta carcasse trop fatiguée, tes courbatures oubliées dans une danse macabre. Ce fauteuil bon dieu, ton éternel foutu ami. T'éteins la télé, elle t'ouvre la porte. Et elle te laisse là. Comme un fauve dans une arène, comme un gosse donné en pâture. Juste avant que tu partes guerroyer avec toi-même dans les couloirs infinis de dédales assombris, elle te dit :

— Il y aura une nouvelle personne dans ta chambre à ton retour, Bloom. mais ça tu t'en balances, t'es déjà partie. Mais non. C'est pas la même histoire quand tu reviens t'embastiller dans ta prison doré. Ta cage au fauve à toi. Ton ermitage après la guerre, où tu sors incommensurablement défaitiste. Vaincue, déchue.
Elle est comme toi l'autre personne, branchée de partout, défoncée par la drogue qu'on lui fait couler dans les veines. Meurtrie par la douleur et la peine. Assassinée par la haine. La haine d'être là quand d'autres jacassent dehors. Quand d'autres vivent dehors. C'est une gosse. De ton âge tu présumes sinon de quelques années poussières d'écart. De là où t'es, tu peux voir que ses cheveux de jais coupés courts presque en carré. L'éternel coiffure des O'Twomey avant le déluge tempêtueux, avant la jumelle crevée dans un ouragan fastueux. Avant les fantômes les spectres et les ténèbres d'une maladie infecte. Alors, tu la cherches, t'attaques la première. Parce que c'est ça qui te nourrit l'esprit, la haine. L'esprit anathématisé, embaumé par la noirceur mais qui souffre en silence de prière là, à l'intérieur de ton crâne. Musarderies enfantines. Flâneries d'enfants. Des enfants qui n'ont d'enfant plus que le nom. Dès lors que leurs âmes soient damnées.
T'aperçois du coin de l'œil la télé allumée.

— Déjà tu m'files la télécommande direct ! Vu les chiffons que tu te trimbales en guise de vêtements, j'suis sûre que c'est moi qui paye le plus pour avoir cette chambre. t'es mauvaise. Tu désignes du bout des doigts rongés jusqu'au sang les quelques fringues qui trainassent sur la chaise, qui s'étendent presque las. Des fringues normaux ouais, mais qui valent rien face à tes tissus riches onéreux et nobles. Cette pauvre mignonne tu vas la faire chialer comme c'est interdit. Tu vas lui faire mordre la poussière comme c'est pas permis.


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MessageSujet: Re: i am spartaaa | ARIA   Ven 12 Aoû - 16:49
i am spartaaa

La gamine n'est plus que ça. Une enfant dans la torpeur. Une incapable, une dépendante. Petite fille fragile obligée de se reposer sur les épaules des passants, de compter sur le savoir-faire des infirmières et les bons sentiments des plus grands. Elle est retombée dans son monde d'incandescence. Cet univers suintant la pitié où les effluves de désinfectant rencontrent les chevaliers de l'apocalypse en armures blanches, caméléons dissimulés contre les murs des couloirs pour s'infiltrer dans les chambres et dérober les souffles des mourants.
Aria n'existe plus.
Elle pourrait s'effacer dans la seconde. Elle pourrait s'évaporer dans un souffle.
A quoi bon ? A quoi bon ?
Elle a déjà perdue. Dès la naissance, la défaite s'est inscrit dans ses gènes. C'est une malédiction des dieux, elle est l'héroïne d'une énième tragédie greco-romaine. Un énième nom sur la liste. Une énième croix dans le cimetière. Un énième corps dans la tombe. Dans ce monde-ci, elle est déjà morte. Elle a abandonné son existence réelle à l'instant où son doigt s'est posé sur l'écran. En une seconde, elle a appuyé sur la gâchette, s'est fait exploser la tempe et s'est regardé toucher terre. Elle n'est plus qu'un cadavre ambulant. Après tout, elle ne trouve son bonheur que dans le pixel, c'est pour dire à quel point elle réfute tout ce qui ne peut la rendre virtuelle. Malheureusement, en ce triste jour ensoleillé, toutes les portes ont été condamnées et Aria s’enferme dans sa triste solitude d'enfant effarée. Assise sur le siège en plastique d'un blanc pétant qui grince doucement quand elle s'y adosse de trop, l'enfant attend encore. Elle attend toujours, c'est tout ce qu'on veut d'elle. Inactive car jugée trop chétive, on lui intime de demeurer immobile. Alors, les yeux dans le vide, elle se laisse lentement dépérir.
Elle montre à tous ce qu'elle sait déjà depuis longtemps.
Elle cherche le chemin de la morgue sans même bouger de sa salle d'attente.
Cette saleté de salle d'attente. Elle en connait chaque nuage de poussière dans les coins obscurcis, chaque pages déchirée des magazines vieux de cinq années, chaque rayure sur la table de bois dont le pied chancelle et chaque paires de lunettes griffonnées sur les visages trop souriants d'affiches publicitaires démodées. C'est le démon de la routine qui lui grignote la santé plus que le manque d'air qui lui étouffe la trachée.
C'est le quotidien synchronisé qui lui entrave son pouvoir de respirer.
Elle est en carence de rage d'exister.
Une enfant rafistolée. Un tic-tac qui résonne au creux de la poitrine, des fils de fer autour de la cage thoracique, une bombe à retardement à la place du coeur. Poumon de cristal brisés en morceaux de verre dans la poitrine.
Pourtant, quand l'infirmière lui indique de se lever, la gamine continue d'avancer sans rétorquer. On lui balance le speech des débutants, comme quoi c'est un examen de routine, qu'il faudra qu'elle dorme ici mais que ce n'est que par sécurité et Aria n'écoute pas un traître mot de celle qui, de toute évidence, est assez nouvelle pour ne pas savoir que l’hôpital est le dernier domicile fixe de la patiente à plein temps et qu'elle en connait mieux les règles que quiconque dans l'établissement. Elle se contente de la suivre en silence, zombie parmi les autres. Les couloirs de l’hôpital paraissent sans fond, s’allongeant infiniment, parsemés d'infirmières souriantes et de chaises roulantes abandonnées. Le temps semble avoir suspendu son cours. Elle observe les parents, enfants au bras, dont le sourire étincelle du soulagement, les patients le dos courbé et leur regard vide qui semblent observer l'espoir filer, les médecins les traits tirés qui s semblant de vie ratée à autrui, les agents d'entretiens aux discussions enflammées, partageant des ragots pour détruire une routine assommante que leur vie d'adulte insiste à imposer.
Tout est figé dans une chorégraphie répétée.
Voilà, ce sera ta chambre pour le week-end. Une autre jeune fille y dormira avec toi, mais tu peux déjà t'installer. Aria se retient de la couper pour lui rétorquer un "je sais" sec et mal placé. Elle oche la tête froidement, simplement, machinalement, et laisse la femme s'éloigner non sans lui avoir jeté ce regard de pitié et ce sourire désolé dont toutes les blouses blanches détiennent le secret. Quelques insultes fusent dans sa tête alors qu'elle s'affale sur le matelas, jetant ses affaires sur un dossier d'un geste nonchalant et trouvant la télécommande pour allumer la télé pendue au plafond comme un autre condamné. L'écran s'allume dans le même temps que ses yeux s'éteignent.
Le robot est en vielle.
Déjà tu m'files la télécommande direct ! Vu les chiffons que tu te trimbales en guise de vêtements, j'suis sûre que c'est moi qui paye le plus pour avoir cette chambre. Elle s'extirpe de ses pensées d'un long battement de cils à deux reprises répétés, tournant la tête vers la nouvelle arrivée d'un air totalement impassible, ni surprise ni interrogative. Des minis princesses tyranniques aux jambes trop longues pour une langue pendue à toucher le sol: elle en a connue toute sa vie. La petite artiste à la vie inventée avidement jalousée par les starlettes mal-aimées. Elle connait. T'as raison, t'en as plus besoin que moi de toute évidence: encore quelques neurones à éliminer et t'auras battu le record du cliché de la pétasse abrutisée. Elle a ce regard hypocrite qui s'assorti d'un sourire sarcastique. Mais, avant, faut que tu fasses tes exercices de la journée pour éliminer tes bourrelets (ceux-là, là), n'est ce pas ? Et, d'un geste flegmatique, Aria balance son bras en arrière, lâchant la télécommande qui traverse la fenêtre ouverte pour s'écraser dans le jardin en contrebas. Y'a pas de quoi.


(c) chaotic evil


Dernière édition par Aria Birdwhistle le Jeu 15 Sep - 18:09, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: i am spartaaa | ARIA   Mer 17 Aoû - 17:42
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Aria & Bloom
Mais ce n'est plus pareil et tout est abimé, c'est une pluie de deuil terrible et désolée, ce n'est même plus l'orage, de fer d'acier de sang, tout simplement des nuages, qui crèvent comme des chiens, des chiens qui disparaissent ▬ PRÉVERT

La môme te toise une première fois. Indéfiniment sans débats sans émoi. Simplement toi. Elle te mets à nu, dans un malaise ingénu. Jetées dans le vide, toutes tes superficialités d'enfant agacée par une vie trop âprement menée. T'as du mordant et la rage t'enivre déjà de son appétit de sa luxure de son passé. Tu veux te venger. C'est ça ton problème à toi, tu ferais s'abattre la foudre des dieux et des cieux sur n'importe quel être humain pour faire tonner l’abcès. La lésion souillée et salie qui envenime ton crâne trop déplorable et affligé pour survivre. T'échoues à te fondre en pitié. Tu t'échoues sans résister. T'es qu'une pauvre déréglée qui se croit tout permis ; et bordel ouais t'aimes tellement ça cette vie-là par le temps démunie. Parce que l'histoire d'un cœur brisé par les effrois et les abysses d'une existence sans désarroi te suicide. Oui le deuil t'irrigue avec lui dans une lancinante envie de meurtre à la veillée translucide. La fatigue coule sous tes paupières affaiblies et pourtant la garde élevée en rempart ne cède toujours pas. Le violet te mord les yeux sonnant l'écho de l'horizon du trépas.
Tu vis comme un zombi. Mais qui ça intéresse d'écouter les vieilles comptines d'une marmaille aux portes du ravin obombri. Qui ça intéresse ? Qui est là pour la miséreuse Bloom si déplorable qu'elle en est devenue méprisable. Tantôt qu'elle ne dispose pas sinon plus d'une poitrine à faire battre et à soulever frénétiquement ; à en faire chialer de jalousie les rogues raz-de-marées ? Qui sera là pour écouter les heurts d'une gosse à la défaite incomprise, l'altière insoumise.
Le mal te porte en son sein et c'est en son sein que tu te loves en silence. Que tu crèves en démence. Que tu geignes en souffrance. Mais l'ardeur est toujours de la partie, la conscience gangreneuse et vendue aux charognards investis. T'es là pour faire le mal et la sotte ne dérogera pas à ta règle de pierre. À ton flot d'abrupts prières. Celles qu'on murmure au fond d'une église, le cul coquettement vissé sur un banc à entendre des ébats factices ; des litanies dévastatrices. Parce qu'on sait que c'est faux, que c'est une foutue utopie baignée dans une armée de chimèriques ennuis. Mais on sacrifie et on saigne toujours un peu plus à gober les merdes qui nous enserrent, qui nous enferment sans bénignité; en vain de croire nos prunelles qui nous serinent que les maximes mentent. Mais on continue à se creuser l'esprit, à se faire absorber ce qu'on ne voit pas pour abattre l'espoir et l'envie. Alors on vit. Tu vis. Elle vit.
Et le temps s'efface et ternit sur vos visages à peine reflétés dans des miroirs menteurs et couards. Et l'Homme et ses ennemis s'enferment un peu plus dans leurs paradis d'éden sans nuages, tandis que d'autres créatures encore plongent en immersion dans une haine sans rinçage.

‒ T'as raison, t'en as plus besoin que moi de toute évidence : encore quelques neurones à éliminer et t'auras battu le record du cliché de la pétasse abrutisée. mais ses apologies extatiques te passent sur le corps comme un mégot jeté au bord d'un trottoir, comme une grenade non dégoupillée. Les méandres des égouts évanouis s'éprennent tout entier de ton corps de ta chair absolutiste et de ton essence bousillée. Des vermines comme elle t'en as croisées plus d'une sur ton chemin. Mais elle y connaît quoi elle à la guerre à la défaite à la perte à l'insomnie. Mais avant, faut que tu fasses tes exercices de la journée  pour éliminer tes bourrelets (ceux-là, là), n'est-ce pas? qu'elle miaule sortant les griffes de félins, elle pense t'arracher un sanglot une larme un râle. Elle n'aura rien. Pas même ta perdition, ni ta rédemption. Parce que rien ne peut tuer quelques chose de déjà mort. Et l'esprit se meurt, l'esprit s'enterre entêté fougueux méconnu il meurt d'infamie de dommages de rêveries présagés. Mais rien n'y fait, rien ne peut dérider ces deux prunelles de glace qui se vêtissent de ta peau d’albâtre et qui fusillent ta proie originelle dans un dédain conventionnel.  T'écoutes à peine ce qu'elle te vomi à la gueule en fait, t'attends simplement qu'elle s'épuise parce qu'elle est comme toi, un vieux dragon qui a craché son feu, un vieil hydre prêt à battre en retraite. Parce qu'on s’abîme on s'épuise on s'enlise. Toujours plus loin toujours plus profond dans la connerie humaine qui fait mentir Darwin. Une bêtise d'enfant qui écorche les peaux les plus grêles ; qui éventre les âmes les plus saines. Y'a pas de quoi. et t'en endures encore davantage ; toujours ; quand t'aperçois la télécommande qui s'évade par la fenêtre. T'en souffres ouais t'en crèves parce que t'aurais aimé que ce soit toi qui passe cette foutue lucarne pour finir en bouillon d'entrailles plus en bas dans le jardin interdit d'Adam et d'Eve. T'aurais pu t'engouffrer par cette sortie meurtrière qui pousse aux enfers qui s'affolent sans ménagement devant une bande d'angelots imprudents. Mais tu persistes atone glacée dans ton charme inclément.

‒ Salope. que tu jappes entre tes dents serrées moirées comme un bataillon de dagues prêt au génocide. Parce que tu t'aperçois de l'autre côté du miroir telle que t'es vraiment. La nana anorexique qui joue l'inflexible alors qu'autour d'elle Satan et ses sous-fifres font le sale boulot dans un mutisme assassin. T'es tout ça à la fois, cette douceur disparue. Cet acharnement apparu. Une pauvre tarée de plus dans un asile de fous à bouffer des compotes en sachet nuit et jour et crever branchée comme un automate. Artificielle. Irréelle. Un échouage de sirène. Une sirène bien trop maigrichonne pour séduire. Un monstre avorté dans un fauteuil aux deux roues désarticulées. Tu t'avances un peu. T'aimerais te lever par toi-même mais t'entends tes articulations cramer à grande échelle. Alors tu te plonges un peu plus dans le fauteuil pour cancéreux. Pour atrophiés ferreux. Tu glousses comme si rien ne t'avait atteinte. Comme si rien ne pouvait t'atteindre. C'est dommage, t'aurais été gentille avec moi je t'aurais offert mon vieux Lacoste troué, mais bon... tu fais rouler le fauteuil jusque son amas d'affaires entassées au creux d'une chaise amusée par la scène. C'est quoi ton soucis, pourquoi t'es là, t'es malade ? C'est bien triste, mais vraiment tu m'impressionnes à tenter me faire croire qu'une maladie a bien voulu de toi ! et puis tes doigts onéreux se perdre dans ses draps frileux. T'arraches un semblant de chemise au tas et t'en déchires un pan. Oups, désolé, j'voulais juste admirer la qualité du tissu. que t'achèves presque trop sérieuse.


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