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 i can't explain but i'll find a song that can (rothschild family)
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MessageSujet: i can't explain but i'll find a song that can (rothschild family)   Mer 27 Juil - 23:25
I CAN'T EXPLAIN BUT I'LL FIND A SONG THAT CAN
ida, héléna, sephy & fredian

Doucement, il tourne les roues de son fauteuil roulant, hésitant encore à la poursuite de son entreprise. Il a abandonné son atelier de peinture, il a abandonné son œuvre en cours, il n'arrive pas à la poursuivre de toute façon. Pas pour le moment. Quelque chose le chagrine et il est incapable de mettre cela de côté. Il n'en a pas dit mot de la journée, peut-être qu'il aurait dû... Mais comment ?! Alors comme pour se donner du courage, Fredian jette sa blouse, se nettoie les mains, un peu plus longtemps que nécessaire, puis quitte enfin son atelier. « Ida ? », crie-t-il afin d'être entendu. Il n'a pas la moindre idée de la pièce où elle se trouve, mais ce dont il est certain, c'est qu'elle est toujours dans leur maison. Contrairement aux autres de la fratrie, Ida est celle qui le prévient lorsqu'elle doit s'absenter. Une petite habitude qui date sans doute de ses années qu'ils ont passé ensemble, seuls contre le monde. Sa sœur arrive après quelques minutes, sans doute interrogative quant à la raison de son appel soudain. « Ça te dirait qu'on sorte un peu ? Cela fait longtemps que nous ne sommes pas sortis tous les deux. ». Évidemment, il a une idée derrière la tête en proposant ce tête à tête, mais il n'en dit rien, esquisse à peine un sourire qui aurait pu le trahir si il n'avait pas fait plus attention.

Ida refuse en premier lieu, il s'y attendait un peu, mais Fredian insiste, tire sur la corde des sentiments pour enfin obtenir ce qu'il souhaite. « Évidemment, c'est toi qui conduit ! », fait-il sur le ton de l'humour sans être totalement certain qu'Ida trouve cela aussi drôle qu'il ne le veuille avant de faire rouler son bolide jusqu'à un bolide plus gros et plus rapide. Le trajet se fait silencieux, à part les moments où l'aîné remplace le GPS pour guider sa sœur à travers la ville de Chicago. Il lui semble à plusieurs reprises que sa sœur hésite à faire demi-tour, mais Fredian ne dit rien. Il sait qu'elle ne peut rien lui refuser et que même si elle n'en a pas envie, elle se rendra où il souhaite pour faire plaisir à son frère. […] Du moins, jusqu'à ce qu'elle se retrouve devant le bar/discothèque où travaille Héléna. Fredian voit que sa sœur se rembrunit, se montre plus distante, mais malgré tout, il la conduit à l'étage, par le biais d'un ascenseur, où le smart bar a ouvert un pub. L'ambiance y est beaucoup plus sobre, tranquille, presque feutrée. Il y a même un petit concert organisé, et la chanteuse se révèle être sa jeune sœur. Fredian aurait pu jouer l'idiot, dire que tout ceci était le fruit du hasard, mais le regard de son autre sœur l'oblige à avouer la vérité. « J'ai entendu votre dispute l'autre soir... », essaye-t-il de se justifier avant d'applaudir la prestation d'Héléna qui venait de terminer l'une de ses chansons.
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Dernière édition par Fredian Rothschild le Sam 24 Sep - 12:34, édité 1 fois

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MessageSujet: Re: i can't explain but i'll find a song that can (rothschild family)   Sam 13 Aoû - 0:50
Presque une journée s'était écoulée depuis la fameuse dispute des deux sœurs et ces dernières ne s'étaient pas parlées depuis. Helena était, d'ailleurs, partie de la maison tôt dans la matinée, ne laissant pas le temps à Ida de la voir pour s'excuser de s'être emportée lors de leur altercation. Evidemment, elle n'était pas rentrée depuis et pouvait être n'importe où avec n'importe qui à faire n'importe quoi, ce qui serait entièrement de la faute de la GAIA. Cette dernière ne put s'empêcher de penser qu'il pourrait lui arriver malheur comme cela avait pu arriver à Fredian - par sa faute, encore une fois. Elle s'en voulait affreusement de ce qui s'était passé entre elles pendant la nuit. C'était la première fois qu'elles se disputaient à ce point et ça brisait complètement le cœur d'Ida. Les deux sœurs avaient passées un cap douloureux et, surtout, essentiel pour qu'elles puissent essayer de se reconstruire ensemble. Tout ceci n'était que l'analyse de la brunette, psychologue jusqu'au bout, mais elle savait que c'était peut-être également un retour en arrière. On ne pouvait pas réellement savoir. Durant cette journée, pour s'empêcher de penser à sa sœur et aux malheurs qui pourraient lui arriver, comme elle ne travaillait pas, la GAIA s'était occupée en faisant le ménage ainsi que le tri dans les affaires qui traînaient un peu partout dans leur maison. Helena n'était pas la seule chose à laquelle elle devait arrêter de penser. Il y avait aussi ce besoin qui coulait dans ses veines et contrôlait son esprit : jouer au DARWIN'S GAME. Elle se battait contre l'envie d'appuyer sur le bouton qui la ferait voyager jusqu'à ce monde parallèle. Cet Enfer qui l'empêchait de vivre normalement et qui prenait une place considérable dans son existence. Depuis le festin et l'exécution des traîtres verts, Ida cherchait réellement à éviter d'y retourner. Tout était devenu trop obscure et elle la première. Elle voulait redevenir qui elle était.

Alors que l'espionne était plongée dans des papiers, la voix de Fredian retentit dans la maison qui était désormais vide. Si Helena était partie dans la matinée, le reste de la fratrie avait suivi. « Ida ? » Elle releva la tête et, ne prenant pas la peine de répondre à son frère, elle se contenta de le rejoindre dans son atelier. C'était là qu'il se trouvait habituellement lorsqu'on ne le voyait pas dans les autres pièces du rez-de-chaussé. Elle s'accouda à l'encadrement de la porte pour le regarder. Il était beau, Fredian, et elle était admirative devant sa créativité mais, surtout, son courage. « Oui ? » « Ça te dirait qu'on sorte un peu ? Cela fait longtemps que nous ne sommes pas sortis tous les deux. » Ida fit la grimace, peu heureuse de l'entendre l'invité à sortir. Elle commença d'abord par la décliner mais, évidemment, son frère insista en jouant avec ses sentiments. Il le faisait tout le temps et, à chaque fois, elle craquait parce qu'il avait les arguments qui fallait. « Je te hais, Fredian Rothschild, qu'elle répondit. » Cette phrase voulait dire d'accord mais elle n'allait pas le lui dire explicitement. « Évidemment, c'est toi qui conduit ! » La demoiselle leva les yeux au ciel. Quel con, grogna pour elle-même. Elle l'aimait, son frère, mais il était aussi très chiant quand il s'agissait d'avoir ce qu'il voulait.

Ida se laissa guider par Fredian alors qu'elle conduisait dans les rues de Chicago. Plus le trajet s'allongeait, plus elle se posait mille et une questions. Elle hésita plusieurs fois à faire demi tour mais savait que si elle le faisait, son frère ne serait pas le plus heureux puis, au fond, il était vrai qu'elle ne pouvait rien lui refuser alors elle continua son chemin. Elle lui laissait le bénéfice du doute et se promettait que si l'endroit où il l'emmenait ne lui plaisait pas, elle le frapperait de toutes ses forces jusqu'à ce qu'il la supplie d'arrêter. (...) Il termina par lui demander de s'arrêter devant le bar où travaillait Helena. Elle n'y était jamais allée auparavant mais elle le savait. Ses yeux étaient fixés sur le bâtiment tandis que ses mains étaient fermement enroulées autour du volant, assez pour que ses jointures en deviennent blanches. Ida ne jeta même pas un regard à son frère, furieuse contre lui, principalement. Elle lâcha le volant, éteignit le moteur et sortit de la voiture pour aller l'aider à sortir à son tour. Lorsqu'il fut descendu, ils partirent en direction du bar. Fredian semblait connaître les lieux sur le bout des doigts puis qu'il la conduisit sans grand mal jusqu'à l'endroit où une demoiselle était entrain de chanter. Au début, Ida ne reconnut pas la voix de cette dernière mais, rapidement, elle se rendit compte que ce n'était pas n'importe qui. Ses iris rencontrèrent la silhouette de sa sœur et voyagèrent rapidement vers le visage du blond, cherchant à comprendre pourquoi ils étaient là. Pas qu'elle ne voulait pas entendre Helena chanter mais c'était juste surprenant qu'il l'ait emmené ici. « J'ai entendu votre dispute l'autre soir... » Et ce fut la douche froide. Elle ouvrit la bouche puis détourna son regard vers la jolie brune qui recommençait à chanter pour, d'après ce qu'elle venait d'annoncer, était sa dernière chanson. La GAIA se pencha pour que sa bouche soit à la hauteur de l'oreille de l'ATOM. « T'as préféré me le cacher toute la journée ? Le reproche se faisait entendre dans le ton de sa voix. Elizabeth et Sephy ont entendu aussi ? Elle soupira avant de se remettre droite pour pouvoir voir la scène et, par la même occasion, sa sœur. C'était magnifique de la voir comme ça, si épanouie. Elle ne l'avait jamais vu aussi heureuse que sur cette scène à faire ce qu'elle aimait. Un sourire était entendu sur les lèvres de cette dernière mais qui, lorsqu'elle croisa le regard d'Ida, disparu bien vite. C'était pas une bonne idée, Fredian », affirma-t-elle à son frère mais, comme s'il ne l'avait pas entendu, il se contenta d'applaudir la prestation d'Helena qui venait de se terminer. La GAIA fit de même tout en se mordant la lippe inférieur. Elle maudissait son frère à cet instant précis.

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MessageSujet: Re: i can't explain but i'll find a song that can (rothschild family)   Lun 29 Aoû - 18:00
I can't explain but i'll find a song that can
Ida & Fredian & Helena & Sephy
Je suis l'alpha l'oméga, dit le seigneur dieu, celui qui est, qui était et qui vient. Je suis le tout puissant ▬ APOCALYPSE DE JEAN + theme song

Le petit Sephy se perd dans les rues. Elles se ressemblent toutes. Toujours. À l'infini. Les  mêmes marques de désastres, de ruines d'horreurs, d'amas de haines qui s'entrechoquent comme dans une joute de cavaliers allochtones. L'enfant est hors du temps, peint de cicatrices de sang, logé comme une balle dans le refuge vivant de la malédiction de Darwin. Mais le Sephy persiste, lésé, à lorgner ces rues noires d'ordures affalées sur le sol qui le répugne. Les cartilages se fondent avec la photo froissée de sa petite maman qu'il serre fort. Si fort qu'il en a les paumes moites. Ça fait déjà une heure qu'il surplombe la ville de sa connerie humaine. Il ne sait pas trop où aller, le marmot échoué ; le bâtard d'un père fui en dépit de son refus de l'abandonner. Il se sent comme un traître l'angelot tombé du ciel. Les Stan Smith shootent une canette de Coca vidée de son alcool mielleux et laissé là comme abandonné par la nature humaine. La photo s'éteint à petit feu comme le portrait de sa maman. Il est paumé le Sephy. Il ne sait plus quoi penser, qui croire, alors il préfère laisser dans sa léthargie chimérique le visage terni de sa mère et l'enfourner dans sa poche à tout jamais, se promettant de ne la ressortir que quand tout ira mieux. Que quand il sera prêt à en faire le deuil. De cette photo. De ces souvenirs. De ses souvenirs agaçants, harassants, esquintants ; devenus trop lourds à porter et supporter avec le temps. Et puis ces sanglots de l'inconnu qui s'effondre du nirvana sous un ciel d'étoiles sèches et égueulées, ces larmes iodées qui lèchent ses pommettes et qui lui rabâchent incommensurablement la même phrase. Les mêmes mots. La même signification. Tu ne seras jamais heureux.
Le joint remplace la photo dans les doigts suintant de détresse. Puis les lèvres blêmes embastionnent l’élixir de poison pour jeunes ados en péril. Il respire ; première bouffée, explosion littérale des poumons fanatiques. La fin d'une vie acerbe dans un flot de drogue terne. Le môme s'écroule au bord d'un ravin ; le trottoir est trop étroit, le bitume est trop  froid. Mais il est bien là, et il y reste une demi-heure. À fumer, à se perdre dans les tags dégoulinants qui jaspent les parois de béton pollué. Il reste une demi-heure à faire le point sur une existence pitoyable qui le coupe de tout sinon de ses bouffonneries de gosse pourri. Il se rappelle sa seule famille. Celle qu'il lui reste en dépit des jumelles. Celle qu'il s'est trouvé avec l'âge de déraison qui a influencé. Il pense un temps à rejoindre le QG des bêtas. À se laisser inonder le corps, le subconscient d'alcool à en devenir ivre mort à en crever ; à en atteindre le fond de n'importe quelle bouteille à en gerber. Il se souvient que Teddy lui avait conseillé d'acheter ce sweet laiteux qui lui voile le corps et qui vire au gris à chaque lavage. Il se souvient aussi de Oggi qui l'avait contraint à se raser les cheveux une fois, pour un défi à la con. Il se souvient d'eux, sa nouvelle famille, des connards inexistants sans mémoires, des rejetons insolents, insultants. Mais il les aime parce qu'au fil des années l'agneau a viré au noir. Le sweet lui colle toujours à la peau. Les cheveux ont repoussé mais ont perdu leur couleur en chemin, comme pour vaincre l'ennemi invisible, le simulacre du passé nuisible. Le nouveau Sephy veut sortir fort de son histoire blâmable, mais les rêves sanglants tâchent sa conscience affable.
Et puis le téléphone sonne dans sa poche, lui rappelant qu'au-delà du blondinet recroquevillé dans son vécu retracé, il n'est qu'une vilaine ombre errant dans une rue évitée ; le cœur vaincu entre les phalanges agitées. Alors, les prunelles scrutent l'écran, et puis il se lève, il prend le métro et il se tait. Vient un moment où le cerveau cesse de rationaliser les choses. Vient un moment où il ferme boutique. La rame le dessert à l'entrée du bar. Ce petit cocon où il a l'habitude de traîner seul pour voir sa nouvelle maman chantonner. Il fait toujours la même chose, Sephy. Il approche, il se faufile entre les foules et les houles. Il titube sur quelques mètres et il chavire là, aux bordures de la scène, rattrapé par une rembarre invisible au bord du gouffre. Et la voix lui fait oublier qu'il souffre.
Aujourd'hui, tout est semblable, dans un monde en guerre qui reste constant malgré les armes recevables, les âmes redevables. Helena est là. Helena chante. Helena est belle. Un autre ange déchu devenu refuge pour le dernier de la fratrie Rothschild. Une fratrie maudite. Une fratrie interdite.

— J'suis ton premier fan, grande sœur. que tu souffles à la mignonne qui s'ébaudit sur scène pour oublier les horreurs d'un monde obscène, entre deux chansons ; entre deux acclamations. Les ovations d'une cohue enclin à la dérision, à la déraison. Le temps d'un soir, de quelques notes déposées au frontières d'un micro de cordes vocales, usées mais inépuisables. Le monde tourne autour de Sephy. Et le timbre de sa sœur lui heurte les entrailles. Il est là pour elle. Il est là parce qu'elle le lui a demandé. Sa sœur. Sa mère. Puis il se tourne. Virevolte. Se dirige de l'autre côté, vers le bar, pour harponner un verre. Peu importe quel met ravivera ses papilles, pourvu que ce soit fort. Pourvu que ce soit à tord. Et les mélodies s'éteignent en allégresse ; dans un bonheur confectionné de toute pièce. Le regard circule le long de la pièce, et se repose sur deux hydres lancinants. Le verre explose contre le bar, et Sephy le laisse là esseulé comme les vieilles canettes de ferrailles qu'il a l'habitude de violenter. Les pieds s'animent solitaires dans une animosité de fer. Vous souillez les lieux à venir ici, vous méritez même pas d'entendre sa voix. parce qu'eux-deux se tiennent là, droits presque trop altiers, aguichant leurs tympans d'un talent d'une fille qu'ils ne font que détruire. Aguichant la vue d'un marmot de dix-huit piges qui s'est vu anéantir. Parce qu'il passe son temps à les fuir, à les maudire, à les haïr, que dans son cocon reposant il ne veut pas les effleurer de ses iris translucides. Non le Sephy ne veut pas lutter ici, il veut être tranquille, persister dans ses illusions de faux adolescent bouffon. Alors il plaque ses deux paumes contre le torse de Fredian et il le pousse, le jette, le rejette comme un enfant rejette son frangin infidèle.


© Gasmask

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MessageSujet: Re: i can't explain but i'll find a song that can (rothschild family)   Sam 24 Sep - 14:25
I CAN'T EXPLAIN BUT I'LL FIND A SONG THAT CAN
ida, héléna, sephy & fredian

Ce n'est sans doute pas l'idée du siècle, Fredian s'en rend subitement compte, non seulement en voyant le regard de reproche que lui adressait Ida, mais aussi en constatant l'issue fatale d'une telle entreprise. À cet instant précis, Fredian s'en mort les doigts. Pourtant, l'acte vient d'une bonne intention. Ayant entendu la dispute de ses deux sœurs, il avait voulu régler le différent. Il pensait que venir écouter chanter Héléna désamorcerait le conflit. Il ne fait qu'empirer les choses, malgré lui. Ce n'est pas une bonne idée, Fredian.. Ida a raison, mais le loup solitaire préfère l'ignorer, applaudissant la prestation de sa sœur. Il a honte et presque sans doute plus que sa sœur, il aimerait être à mille lieux d'ici, de ne jamais avoir eu cette idée stupide. Il semble semble plus intelligent, si ce n'est raisonnable lorsqu'il est sur le Darwin's Game, peut-être parce que là-bas, il retrouve l'entière disposition de ses moyens. Ce n'est pas une excuse valable pour autant.

Et la situation va de mal en pire. Sephy s'en mêle, certainement avec de bonnes intentions. Il va trop loin dans ses mots mais Fredian ne lui en tient pas usage. Parce que leurs rapports sont compliqués. Parce qu'ils ont de bonnes raisons d'en vouloir à Fredian tout autant qu'à Ida. Parce qu'il y a trop de non-dits, ce sentiment d'abandon, cette absence non souhaitée et pourtant bien réelle. Ils vivent tous ensemble désormais mais ses mois de colocation ne rattraperont jamais ces années de distance et de séparation. Le peintre le reconnaît, il ne connaît pas son frère et ses sœurs autant qu'il l'aurait voulu. Il aurait pu répondre qu'il n'avait pas eu le choix, mais on a toujours le choix. Alors il abdique, soutient le regard de son jeune frère sans rien dire, parce qu'il n'a pas les mots. Il n'a pas de talent d'orateur, seulement des doigts de peintre. Sephy s'énerve, plaque ses mains contre le torse de son frère pour le pousser. Son fauteuil glisse en arrière tandis que Fredian l'arrête, les yeux tristes, ravagés par la réalité. Sephy ne veut pas de lui. Cela lui crève le cœur de l'admettre. « Calme-toi, Sephy. », prononce-t-il doucement même si il sait pertinemment que ses mots n'apaiseraient pas son frère, peut-être même le seul fait de parler l'énerverait davantage. Le fait d'en douter lui prouve une amère évidence, il ne connaît pas son frère. « Ida, n'y est pour rien, elle n'était même pas au courant. C'était mon idée de venir ici. Je pensais apaiser les tensions, peut-être tenter de renouer un lien... », tente-t-il avec un calme olympien, en s'avançant à hauteur d'Ida pour éviter que leur frère ne la pousse elle-aussi. Il préfère recevoir les coups, il préfère recevoir les mots, aussi durs soient-ils, devenir son bouclier pour l'aider à tout traverser. Il met Ida dans une position terrible, face à un frère désabusé aux cheveux d'argent et face à une sœur désenchanté à la voix d'or. Des joyaux à l'état brut qu'il n'a pas su apprivoiser.
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MessageSujet: Re: i can't explain but i'll find a song that can (rothschild family)   Ven 30 Sep - 13:20


❝Far far away from each other❞

Tu courais d’un côté, et puis de l’autre, ramassant ça et là microphone, vêtements de scène, maquillage … ainsi que tout le reste de ton équipement qui ne semblait pas vouloir coopérer avec toi - se faufilant entre deux meubles, sous le lit, ou tout autre cachette qui faisait leur affaire. Franchement, tu n’avais définitivement pas besoin de ça à ce moment précis, ta prestation te stressant déjà énormément. Après tout, rares étaient ces occasions où tu avais la chance de te produire sur une scène (aussi petite soit-elle). Ta chambre était dans un état pas possible, mai tu la quitta sans un regard en arrière, te disant que c’était un problème dédié au lendemain. Puis, le sourire sur les lèvres, tu fermas à clé la maison, et te dépêchas à te rendre sur ton lieu de travail, où tu savais que tu allais passer une excellente soirée. Après tout, qu’est-ce qui pouvait mal tourner ?

[…]

Debout sur la scène, tu scrutes la petite foule qui s’était dessinée devant toi et les remercie d’être présent ce soir - chose que tu avais toujours eu l’habitude de faire autrefois (excepté que c’était devant des milliers de personnes et non une poignée). Tu entames ensuite les premières notes, doucement, puis ta voix devient plus soutenue. C’est alors que tu le vois. Ton petit frère. Celui même que tu avais téléphoné, quelques minutes auparavant, en panique, les mains tremblantes, ne sachant pas si tu serais réellement en mesure de le faire. Il était là, parce qu’il savait que tu avais besoin de lui. Il l’avait sans doute su avant même que tu n’ouvres la bouche. C’était comme ça entre vous. Tu entonnes ta chanson. grimpe dans les hautes notes, y flottant quelques instants. Avant de retomber doucement sur terre. Tu vois Sephy se rendre au bar, où il se prend un verre, tes yeux ne le quittant pas d’une semelle. Il est ton encre. celui qui te permet de rester sur scène sans t’enfuir en courant. Sans craquer complètement. Il se déplace sur sa gauche et tu le suis presque, te déplaçant pour continuer de le voir, te demandant ce qu’il peut bien fabriquer ? Il part ? La panique commencer à se faire sentir, mais soudainement, tu les vois, devant lui. Ta voix craque pendant une seconde, avant de reprendre son cours normal et tu souris, comme si rien ne s’était produit. Excepté que tes yeux eux, continue de faire leur enquête. Tes mains deviennent moites et le micro commence à glisser. Il faut que tu resserres ta poigne sur celui-ci pour l’empêcher de tomber avec disgrâce à tes pieds. Tu vois Sephy dire quelque chose avec colère, avant de ne pousser avec force Fredian. Sans même y réfléchir à deux fois, tu laisses tomber ton microphone, faisant un bruit d’enfer, un bruit aigu qui te fait grimacer, lors que tu sautes au bas de la scène et te frayes un chemin au travers de la « foule » interloquée. Une fois devant ta famille, tu t’interposes entre tes deux frères, servant de bouclier à ton petit frère, comme l’avait fait Fredian avec Ida. « Vous ne pouvez même pas me laisser passer UNE bonne soirée ?! Il a vraiment fallu que vous veniez me gâcher ça ?! » Tu tends la main vers la scène où tu te tenais quelques secondes auparavant. Des larmes se forment dans tes yeux, menaçant de couler à tout moment. Des larmes de tristesse et de frustration. « J’arrive pas à y croire ! » Ça y est, elles sont là, bien en évidence sur tes joues. Tu souhaiterais qu’ils disparaissent. Tu souhaiterais n’être jamais venue à Chicago. Pourquoi avait-il fallu que tu amènes Elizabeth et Sephy ici ?! Vos vies semblaient mieux là-bas … à la maison.

© Pando

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MessageSujet: Re: i can't explain but i'll find a song that can (rothschild family)   Sam 8 Oct - 16:12
Ce n'était pas la première que Fredian faisait le premier pas pour essayer de reformer cette famille qu'ils avaient eu l'habitude d'être autrefois. Cette famille qu'ils avaient tous les deux perdus après leur départ. Cependant, pour ne pas changer, cette tentative partait en éclats et rajoutait des conflits entre les membres de la fratrie Rothschild. Ida ne lui en portait pas rigueur, au contraire. Il faisait ce qu'elle n'osait pas faire : provoquer les choses. Elle avait toujours choisi la manière passive, en espérant que les choses s'amélioraient d'elles-mêmes mais cela n'avait jamais été le cas. Ce qu'il faisait ne marchait peut-être jamais mais, au moins, il essayait de faire en sorte que ce soit le cas sans baisser les bras. C'était ce que la GAIA avait toujours admiré chez Fredian : il ne baissait jamais les bras alors qu'elle perdait espoir rapidement. Aujourd'hui, elle n'en avait plus du tout, pas seulement en sa famille mais aussi en son existence. Elle ne trouvait plus réellement de sens à sa vie et en venait, parfois, à se demander pourquoi son compteur n'était pas encore à zéro. Elle ne manquerait à personne et certainement pas à Helena, qui avait perdu son sourire à la vue de son visage, ou encore Sephy qui arriva rapidement devant eux, leur exprimant à quel point ils n'étaient pas les bienvenues dans le sanctuaire de leur sœur. « Vous souillez les lieux à venir ici, vous méritez même pas d'entendre sa voix. » Ida serra la mâchoire mais ne dit rien, ne fit rien. Même lorsqu'elle le vit plaquer ses mains sur le torse de Fredian pour le pousser en arrière, elle ne fit rien, se contentant de regarder la scène de ses iris impuissants. « Calme-toi, Sephy. Ce fut seulement lorsqu'elle entendit ces trois mots qu'elle revint à elle. Ida, n'y est pour rien, elle n'était même pas au courant. C'était mon idée de venir ici. Je pensais apaiser les tensions, peut-être tenter de renouer un lien... » Ida vit son grand frère se mettre entre elle et Sephy. Elle le vit la défendre, préférer se prendre les coups plutôt que de la voir souffrir davantage. C'était une situation bien trop familière et elle crut être à deux doigts de tomber dans les pommes tant la douleur était forte dans sa poitrine.

Ses yeux se remplirent de larmes qu'elle tenta tant bien que mal de refouler avant d'ouvrir la bouche sans pouvoir sortir ne serait-ce qu'un mot pour s'expliquer, s'excuser d'être là alors qu'elle ne devrait même pas être autorisée à se tenir près d'eux après ce qu'elle avait pu leur faire. Finalement, Helena prit la parole, s'étant précipitée vers les membres de sa famille pour s'interposer entre les deux blonds. Elle protégeait Sephy comme Fredian protégeait Ida. Ce conflit représentait bien leur situation familiale : ils étaient séparés en deux camps avec Elizabeth au milieu, essayant, tout comme l'aîné, de les ressouder. Et, Ida, ça lui fit donna envie de vomir de voir ce qu'ils étaient devenus par sa faute. Parce que, oui, tout était de sa faute et elle ne pourrait jamais cesser de se le répéter. « Vous ne pouvez même pas me laisser passer UNE bonne soirée ?! Il a vraiment fallu que vous veniez me gâcher ça ?! J’arrive pas à y croire ! » Ça y était, les larmes terminèrent par couler, incontrôlables. Ida posa ses deux mains sur les épaules de son frère avant de prendre sa place, s'essuyant le visage à l'aide de sa manche. « Je croyais que tu voulais qu'on se retrouve Helena et, là, tu t'entends parler ? Elle leva les mains au ciel comme si on lui demandait de mettre les mains en l'air pour vérifier si elle était armée. On va partir mais, vous voyez, votre frère a fait un putain d'effort pour qu'on puisse vivre un moment familial. Elle ne jurait pas souvent mais lorsqu'elle le faisait, cela voulait bien dire qu'elle était sur le point de craquer. Il fait des efforts tous les jours pour que vous vous sentiez acceptés et à votre place dans cette famille qui est la votre et pas seulement la notre. On veut tous les deux que vous vous sentiez bien mais je vois qu'on échoue lamentablement, qu'elle dit avant de souffler pour éviter de laisser les larmes se remettre à couler. Puis elle empoigna les poignées du fauteuil à Fredian, s'apprêtant à partir tout en voyant que tous les regards étaient braqués sur eux. Le dîner sera prêt quand vous rentrerez. » Elle termina et tourna le dos à ses êtres qui ne voulaient pas d'eux.

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