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 Art never comes from happiness. || Aaron
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MessageSujet: Art never comes from happiness. || Aaron   Jeu 28 Juil - 0:33

Art never comes from happiness.
Le soleil brûlait sa peau. Malgré ses lunettes de soleil, elle sentait la réverbération de la chaleur sur le sable. Astrid était dans le désert, la chanson d’AC/DC « She's got the Jack » passait dans le vieil autoradio. Ils roulaient à toute vitesse, la route était sécurisée depuis des semaines. Ils allaient simplement rejoindre un autre campement basé dans le cœur du désert. C’était une simple mission. Un allé/retour. Astrid ne connaissait que trop bien la suite, cependant, elle se retrouva dans la forêt de DG : parcourant la carte. Portant la tenue de Nightingale, son fusil était maintenant un arc. Ses camarades continuaient de rire, de chanter, de raconter ce qu’ils allaient faire quand ils rentreraient chez eux, à Chicago. Rien n’avait de sens et pourtant tout semblait normal. C’est alors que la jeep arriva sur le festin organisé par les GAIA pour la Paix. Les grandes tables apparurent, les équipes qui se mélangent partiellement et puis il y eut les explosions. Les cris. Le sang. La douleur de voir des frères d’armes se dématérialiser. Tout comme le désert, les macchabées qui restaient tangibles : la regardaient. Ils la blâmaient de ne pas avoir agi. Qu’aurait-elle pu faire ? C’était comme Irak : elle n’avait rien pu faire pour protéger ses amis. Roman, Drathir, Mera, Colin… Allongé sur le sol, elle tourna la tête et vit le corps carboniser de son frère. Une violente douleur dans son coeur se fit sentir à A force de tomber de charybde en scylla : elle finit par se réveiller.
Astrid ouvrit ses yeux, le jour n’était pas encore levé, il faisait nuit noire dans sa chambre. Elle pleurait. Elle sentait des larmes coulées sur ses joues. La respiration de Max brisait le silence. Il n’y avait plus de bruit dans la caserne de pompiers. Plus de frère qui se lève tôt, ou bien qui boit avec ses amis jusqu’à plus d’heures. Il n’y avait plus que Max et elle, sans oublier Colin. Son cher et tendre Colin. Des années, elle l’a attendu et maintenant qu’ils étaient sous le même toit : ils avaient eu l’occasion de parler. A cœur ouvert, sans prendre de pincettes. Il n’y avait plus les regards des autres soldats, il n’y avait qu’eux. Sachant pertinemment qu’elle ne se rendormirait pas, elle se leva pour aller à pas de loup rejoindre son aimé. Se faufilant dans ses draps, elle se colla à lui : passa son bras mutilé autour de sa taille et posant sa joue contre son épaule. Elle prit soin de ne pas s’appuyer sur sa jambe blessée. Elle avait refusé de prendre des antidouleurs pour ne pas retomber en addiction, alors, elle faisait tout pour souffrir le moins possible. Astrid ne savait pas si leur « couple » avait atteint ce stade, préférant largement prendre leur temps, mais elle avait besoin de tendresse. Ici, à Chicago, Nightingale était bien loin. Elle n’était qu’un ancien soldat brisé par la guerre et qui pourtant se connectait tous les jours pour aller la faire dans un monde irréel. Elle ne se battait plus pour son pays, mais pour son équipe. Les GAIA. Elle suivait son leader et lui faisait confiance : peut-être un peu trop même. Seul l’avenir lui dira si elle a parié sur le mauvais cheval. Si le garde avait pensé faire bande à part plus d'une fois, elle a remarqué qu’elle était attachée aux verts pour les quitter si facilement. Pourtant, suite aux attaques des terroristes : elle avait eu envie de partir. Encore plus après sa petite discussion avec Markus. « J’ai fait un mauvais rêve… » Souffle-t-elle doucement en le serrant un peu plus contre. Elle justifiait sa présence ici. Astrid savait qu’elle ne devrait probablement pas, mais c’était encore nouveau. Ce lien entre eux. Il y avait une différence entre ressentir des sentiments et les assumer au quotidien. Le simple fait de le pouvoir était une révolution pour l’ancienne militaire. Elle referme finalement les yeux et tente de trouver un repos quelconque. Colin était peut-être son salut, celui qui lui permettrait de définitivement guérir et lui donner la chance de se libérer de son passé.
La tatoueuse se réveilla à l’aube, son horloge interne étant toujours réglé comme lorsqu’elle était à l’armée. Elle embrassa l’épaule de Colin avant de se lever et d’aller se doucher. S’habillant rapidement d’un jean et d’une chemise à carreau, elle enfila ses chaussures et alla sortir Max. À son retour, elle remarqua l’absence de Colin et le mot laisser sur la table. Cela la fit sourire. Elle écrit, à son tour, un petit mot pour le prévenir qu’elle allait se faire tatouer chez Aaron avant de partir avec Max. Elle avait fait exprès de ne prendre aucun rendez-vous aujourd’hui justement pour passer sous les aiguilles de son mentor. Il lui avait promis après tout qu’il ferait de ses cicatrices une œuvre d’art. Elle avait accepté d’être son cobaye. C’est ce qu’elle savait faire de mieux. Elle l’avait même inscrit ironiquement dans la case : « Autre activité » sur le formulaire que lui avait envoyé l’Armée pour savoir si elle était apte à reprendre le service. Clopinant, gardant son chien près d’elle au cas où le même scénario se reproduirait, elle passa au Starbuck pour prendre deux mochas et des pâtisseries avant de se diriger vers le salon. Sortant le trousseau de sa poche, elle ouvrit le salon de son mentor. « Hey Beau-Gosse… » Dit-elle en rentrant avant de refermer la porte. Elle fit asseoir son chien à l’entrée et pénétra dans les locaux : « Je suis venue plus tôt, mais je t’ai pris un mocha et des cookies pour la peine. » Elle enlève sa veste, se retrouvant en débardeur avant de s’installer au bureau d’Aaron où il dessinait pour chercher les modèles qu’il lui avait faits : « Tu veux faire quoi aujourd’hui ? Je t’ai réservé toute ma journée. »
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MessageSujet: Re: Art never comes from happiness. || Aaron   Sam 30 Juil - 1:08

Art never comes from happiness.
Quelques jours s'étaient déjà écoulés depuis celui où j'avais revu Lucilla, de manière imprévue, par un complet hasard et même si je continuais d'affirmer à ma femme que tout allait très bien, que rien n'avait changé pour moi, je ne faisais jamais que contourner une vérité dérangeante pour la rassurer,  trop fier et convaincu de pouvoir gérer les conséquences de cette rencontre seul, comme je l'avais toujours fait.
La vérité était que les rêves avaient repris depuis, après des années d'oubli, des cauchemars d'un passé que j'avais réussi à occulter avaient resurgis, pour me rappeler qu'on n'oubliait pas, jamais vraiment...
Cette nuit n'avait pas fait exception, et ce fut après avoir longuement revécu la violence de mon père que j'avais ouvert les yeux chez moi, à Chicago, le regard tourné vers le plafond alors que la sensation de ses mains contre ma gorge se dissipait et que l'odeur d'alcool rance s'évaporait dans les airs, retournant au néant.
Lentement, je tournai la tête vers le réveil et en voyant l'heure, décidai que ce n'était pas la peine de dormir plus longtemps, que ce n'était pas utile de retourner dans les bras de Morphée si c'était pour rêver de pire encore, préférant me glisser hors du lit sans réveiller la femme qui dormait à mes côtés.
Je me préparai rapidement et avant de partir, laissai un mot sur la table « Je suis parti travailler plus tôt, j'irai chercher Alice à l'école ce soir. Je t'aime ».
Je souris en me relisant, c'était ce genre de petits détails, probablement insignifiants aux yeux des autres, qui me rendaient fiers aujourd'hui.
Quand je repensais à l'enfant que j'étais, l'enfant que je revoyais dans mes rêves, tétanisé devant la violence d'un père qui n'en avait jamais que le nom, quand je voyais tout le chemin parcouru depuis cet enfer jusqu'ici, ce que j'avais réussi à construire malgré ça et au fond peut être même grâce ça, je ne pouvais qu'être heureux.
Je l'avais toujours su au fond, pour les enfants comme moi il n'y avait pas des milliers de solutions, tout au plus deux options, soit notre colère finissait par nous dévorer de l'intérieur, nous entraînant avec elle dans une spirale infernale d'auto-destruction, soit cette colère devenait une force, un moyen de s'en sortir et de repousser les limites.
C'était ce choix là que j'avais fait, ma vengeance je l'avais eu, pas en frappant le premier venu, mais en ayant ce travail, cette famille, ma femme et fille, c'était la norme des autres mais dans mon cas, c'était ma victoire, quand je me regardais dans un miroir, même si j'arrivais encore à deviner au fond de mes yeux les cicatrices du passé, je pouvais me regarder en face et me dire sincèrement «  je l'ai fait », ça n'avait pas de prix.

Ce fut sur ces pensées que je rentrais dans le salon, les tourments de la nuit passé bien vite remplacés par un sourire alors que je posais mes affaires avant de retirer ma veste et d'attacher mes cheveux pour pouvoir commencer à dessiner, dans une routine rassurante.
Ce fut seulement en entendant la porte s'ouvrir quelques instants plus tard que je relevai la tête, surpris de voir Astrid arriver alors que je ne l'attendais pas si tôt dans la matinée, toutefois, je ne m'attardais pas sur ce détail et m'empressais de la saluer.

« Hey, tu vas bien ? »

Mon sourire s'agrandit encore plus lorsqu'elle m'annonça qu'elle avait apporté un mocha et des cookies, à croire que même si elle n'était pas la personne que je fréquentais depuis le plus longtemps, elle n'avait pas mis beaucoup de temps à découvrir que la clef de mon cœur n'était autre que des pâtisseries

« Dans ce cas t'es toute pardonnée ma belle »

Je me levai pour aller chercher les modèles que j'avais dessiné pour elle, elle était à l'heure actuelle ma cliente préférée, et pas uniquement parce que j'étais son mentor mais parce que le défi que j'avais décidé de relever avec elle, la promesse que je lui avais fait, était unique, exceptionnelle, un travail qui m'obsédait au point de me faire continuer à dessiner même chez moi après avoir mis ma fille au lit. Faire de ses cicatrices une œuvre d'art, ça comptait pour moi, tout comme je savais que ça voulait dire beaucoup pour elle.
Je posai l'épaisse pochette contenant les dessins devant elle, attrapant un cookie au passage.

« Regarde là dedans, ça fait un moment que je travaille dessus, mais je veux avant tout que ça te plaise à toi. Théoriquement je dois partir à 16h,c'est à moi d'aller chercher ma fille à l'école mais si besoin je pourrais toujours demander à ma femme de le faire à ma place. Cette journée est entièrement pour toi »
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MessageSujet: Re: Art never comes from happiness. || Aaron   Jeu 4 Aoû - 20:33

Art never comes from happiness.
Astrid aurait pu attendre sagement au lit, repoussant ainsi sa routine matinale et profiter de Colin. Cependant, depuis l’agression et la trahison GAIA : la joueuse aspirait à la solitude. Elle avait peur de souffrir, de trop souffrir même et cela était dérangeant. Psychologiquement parlant, elle était à deux doigts de lâcher prise. Pourquoi prendre le risque de se brûler ? De s’attacher ? D’haïr ou bien d’aimer : au fond, c’était la même chose. Du venin. Du poison qu’on ingurgitait sans broncher la plupart du temps. Elle s’était donc extirpé des draps et des bras sécurisants du seul homme à pouvoir, prétendre posséder son cœur pour profiter des plaisirs d’être seul avec elle-même. Pour se ressourcer, pour savoir quel chemin emprunter, quelles décisions prendre. Le vent courrait que les rebelles s’éteignaient un à un. Pire encore : que certains voudraient rentrer au campement. Nightingale ne pourrait pas rester avec eux s’ils étaient aussi facilement pardonnés par leur chef. Elle avait pourtant confiance en Mera, mais elle ne faisait plus confiance aux siens. Sauf quelques rares exceptions. Des GAIA avaient péri de la main d’autre GAIA. Était-ce parce qu’elle avait elle-même connut la disparition de ses compagnons d’armes que la militaire était plus sensible sur ce sujet ? Probablement oui. Les cris de ses compagnons d’armes étaient encore frais, bien trop frais et ne seront probablement jamais oubliés. Ils la suivront jusqu’à son dernier souffle. Qu’elle attend hardiment. Une mort qu’elle défie constamment en se connectant. Même dans le jeu, la faucheuse semble bouder sa vie, peut-être qu’elle n’a pas assez souffert pour être victime de sa faux. Ou bien, elle n’est pas encore prête à avoir un peu de paix. De repos. Les plus positifs verraient ça comme une seconde chance. Sans ce souffle de vie, elle n’aurait pas eu la chance de pouvoir parler à Colin, de lui avouer ce qu’elle ressent pour lui. Astrid s’accrochait à ce genre de penser. Son psychologue lui avait conseillé. Car elle faisait partie du clan des pessimistes qui voyaient cela comme une malédiction plutôt que comme une bénédiction.
Le mot de Colin réchauffait son cœur plus que de raison, la faisant même sourire. Parce que… Il savait comment la toucher. Comment percer sa carapace pour la faire littéralement fondre. Il avait toujours su comment faire, c’était cela le pire probablement. Répondant gentiment à son mot, elle enfila sa veste et repartit pour sa cure. Le tatouage était devenu une drogue. Aussi étrange que cela pouvait paraître : cela était une souffrance qu’elle choisissait de subir pour une fois. On ne lui imposait pas et c’est en cela que c’était le plus jouissif. Elle se sentait en quelques sortes maîtresse d’elle-même. Les cicatrices sur son corps indiquaient silencieusement de toute façon que ce n’était pas la douleur qui lui faisait peur. Elle salue son mentor, Aaron en haussant lâchement les épaules. Cela faisait depuis des mois qu’elle ne répondait plus à cette question. À quoi bon ? Elle ne faisait que générer d’autres interrogations. Au lieu de répondre, elle changea immédiatement de sujet en affirmant qu’elle avait pour lui un mocha et des cookies.

« Je savais que ça te ferait plaisir. »
Astrid attendit qu’Aaron lui montre ses créations pour elle en sirotant son breuvage. Elle ouvrit l’immense dossier et admira les desseins, souriant doucement. « C’est parfait… » Elle regarda attentivement le coup de crayon, il s'était inspiré de ses ancêtres et de leurs fameux tatouages. C'était magnifique : « Je ne te retarderai pas ne t’en fais pas. » L’ancienne militaire regarde son ami : « Je ne me mettrai jamais entre un père et sa fille. » Après tout, elle avait grandi sans ses parents, et même l’amour de son oncle et de sa tante pour elle n’a pas réussi à lui faire oublier l’amertume d’être orpheline. « Comment vont ta femme et ta fille ? » Elle enlève son haut pour dévoiler le haut de son corps et prends une grande inspiration : « T’es certain hein ? Non parce que… Tu peux encore dire non. » Elle prend un cookie : « Je ne t’en voudrais pas, je me dégoûte moi-même alors… » C’était vrai. Elle ne supportait pas son reflet dans la glace. Il la rendait malade.
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Dernière édition par Astrid Jallek le Lun 8 Aoû - 19:57, édité 1 fois

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MessageSujet: Re: Art never comes from happiness. || Aaron   Ven 5 Aoû - 7:30

Art never comes from happiness.
Observant mes dessins par dessus l'épaule d'Astrid, je fus secrètement ravi de la voir s'attarder sur celui que je préférais et dont j'étais le plus fier, ne pouvant cacher ma joie lorsqu'elle le qualifia de parfait alors qu'elle reprit la parole, me demandant des nouvelles de ma famille, de ma femme et de ma fille.
Je haussai les épaules, tout comme elle l'avait fait plus tôt lorsque je lui avais demandé comment elle allait, avalant une gorgée de café avant de lui répondre.

« Ça va. La maîtresse d'Alice est de moins en moins souvent présente à l'école et on commence à penser qu'on va devoir la garder avec nous au travail dans très peu de temps mais bon, on pourrait avoir pire comme préoccupations »


C'était vrai dans un sens, il y avait toujours pire quand on prenait la peine de prendre du recul et de regarder autour de soi mais ces si petits détails étaient pourtant symptomatiques de quelque chose de plus grand et même si la plupart du temps je m'efforçais de ne pas y penser c'était dans ces moments là que je réalisais que le monde ne tournait décidément plus rond ces derniers temps.
Les gens ne se rendaient plus à leur travail aussi assidûment qu'auparavant, quand ils n'arrêtaient pas tout bonnement d'y aller du jour au lendemain, ce qui risquait d'arriver à la maîtresse de ma fille d'un moment à l'autre, il aurait fallu être aveugle pour ne pas le comprendre et si, il y a quelques mois encore trouver une nourrice ou une baby-sitter, même confier notre fille à des amis aurait été envisageable sans la moindre difficulté, aujourd'hui nous n'osions pas, incapable de faire confiance aux autres, incapable de se sortir de l'esprit d'éternels questionnements basé sur des suppositions, sur ces fameux : Et si.
Et si la personne jouait pendant qu'elle gardait notre enfant, et s'il y avait un accident, et si...C'était à en devenir fou, c'était d'ailleurs fou de s'obstiner à vouloir protéger son enfant par les temps qui couraient.

Je soupirais, relevant les yeux vers Astrid sans me détourner alors qu'elle retirait son haut et que, soudainement mal à l'aise elle me demandait si j'étais toujours aussi sûr de moi, sûr de vouloir faire ça, me disant même qu'elle comprendrait que je ne veuille plus, que je recule, elle-même ne se supportait plus.
Attrapant un cookie, je me rapprochais d'elle, calmement, ma main libre jouant avec une mèche de cheveux rebelle qui me tombait dans les yeux.

« Astrid, regarde moi... »


Le ton était calme, doux, aussi rassurant que possible.

« Ça fait sept ans que je fais ce métier, je serais un bien mauvais tatoueur si je me permettais de porter un jugement sur le corps de mes clients »

Et des corps j'en avais vu, de toute sorte, de tout âge, avec tous une seule et même constante, leurs imperfections.
Je n'avais jamais vu un seul corps parfait et avec le temps j'avais réussi à déconstruire complètement ces canons de beauté, ces modèles stéréotypés qu'on nous enfonçait dans le crâne dés l'enfance, avec le temps j'avais réussi à comprendre que la perfection n'existait pas et que la chercher n'était qu'une quête vaine qui rendait malheureux alors si mon art pouvait aider les gens à aimer ce qu'ils avaient d'imparfait, si je pouvais leur rendre le sourire, les voir à nouveau heureux face au miroir, je considérais mon travail comme réussi, ma mission comme accomplie et c'était bien ce que je comptais faire comprendre avec ma cliente préférée.

« Pour moi tout ce qui importe c'est que tu te sentes mieux après ça, que tu t'aimes, je ne veux plus t'entendre me dire que tu te dégoûtes, je veux que tu puisses te regarder en face et être fière de ce que tu es, alors oui, je suis sûr de ce que je vais faire, et mieux encore je vais le réussir, d'accord ? »

Je lui fis un sourire complice, attendant qu'elle soit tout à fait en confiance pour lui demander de me suivre et que je puisse commencer à travailler.
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MessageSujet: Re: Art never comes from happiness. || Aaron   Ven 12 Aoû - 23:51

Art never comes from happiness.
Ils s’étaient toujours compris. Elle serait bien incapable d’expliquer le lien qui les unit, mais c’était quelque chose de fort. Dessiner à coup de crayon, à l’encre noire de chine. Ensemble, ils en ont tâché des feuilles de papier, avec lui : Astrid pouvait parler de tout et de rien et il y avait quelque chose de réconfortant dans l’idée qu’elle ne serait jamais jugée quand elle était en sa compagnie. Il n’oserait jamais faire ça. Comment le pouvait-il ? Elle avait offert son cœur sur un plateau d’argent, elle avait fait confiance à ce gars trapus aux airs de Vikings avec ses longs cheveux et sa barbe. C’est peut-être parce qu’il avait quelque chose de Nordique qu’elle n’avait pas mis de temps à s’attacher à lui. De plus, il était un artiste talentueux, un tatoueur doué et un excellent mentor. Astrid n’aurait pas pu rêver mieux pour apprendre les rouages de cet art devenu de plus en plus populaire. Elle avait eut la chance au fond d’avoir une passion en dehors de son travail. À son retour et une fois sortie de l’hôpital, elle avait repris contact avec Aaron pour qu’il continue son apprentissage. Avant, les leçons étaient à la volée : durant ses permissions et elle s’entraînait sur les soldats en OPEX. Depuis son retour et sa sortie de l’hôpital, elle avait eut clairement plus de temps pour apprendre et c’est pour cela qu’elle avait maintenant son salon. Cependant, ce n’était pas pour cela qu’elle se pensait sortie d’affaires et acceptait volontiers toutes leçons ou conseils de la part de son mentor. Ce n’était pas pour cela qu’elle était venue aujourd’hui. Elle était cliente. Elle allait souffrir pour quelque chose dont elle avait envie. S’il était régulier qu’elle s’utilise comme brouillon, c’était bien la première fois qu’une autre personne allait la tatouer. Elle savait déjà qu’elle n’allait pas appréhender la douleur de la même façon. Si elle pouvait contrôler ses faits et ses gestes : elle ne pouvait pas être dirigée ceux d’Aaron. Elle devait donc se laisser, aller, faire confiance aveuglément à son ami. Une chose qu’elle n’a pas faite depuis des années. C’était donc un excellent exercice psychologique pour elle. Son psy serait probablement fier d’elle. Enfin, elle n’allait plus le voir depuis des lustres. Elle n’avait plus envie de perdre son temps et en plus maintenant elle préférait rester confiner chez elle quand sortir n’était pas une nécessité.

Prenant des nouvelles de sa femme et de sa fille, Astrid hausse un sourcil : “Joueuse de DG tu penses ?” Une simple question. Elle penche sa tête sur le côté : “Au pire… Je peux la garder votre fille si vous voulez ? Quand vous êtes pas libre ou autre ?” Elle proposait sincèrement : “Je m’occupe bien de mon neveu de temps à autre, j’peux m’occuper aussi de ta puce si tu en as envie.”

Astrid ne lui forcerait pas la main. Disons juste qu’elle avait appris à apprécier la compagnie des bambins grâce à Adam. Il fallait appeler un chat, un chat. Comme quoi, il n’y a que les cons qui ne changent pas, car jamais l’ancienne lieutenante se serait crue capable d’être une bonne baby-sitter, pire encore : d’aimer ça. Et parfois dans ses rêves les plus fous : elle imaginait même être maman. Puis elle se réveillait et regarda son avant-bras avec dégoût. Avoir une mère atrophiée ne devait pas être le rêve d’un enfant. Encore fallait-il aussi qu’elle trouve un géniteur à cet enfant né de son esprit hein. Elle n’était la vierge Marie. Alors oui, elle était avec Colin, mais il était hors de question qu’elle lui demande ça. Et puis… Leur couple était encore à l’état embryonnaire : hors de questions qu’elle risque son nouveau bonheur pour un marmot.

Allant dans la salle pour, elle enleva son t-shirt pour se retrouver en soutien-gorge devant l’artiste. Oh, elle n’avait pas honte de ça. Les tatoueurs en voyaient des vertes et des pas mûres. Astrid était gênée de ses cicatrices. Qu’elles soient du à la torture ou bien aux opérations, elle n’acceptait pas son corps. C’est pour cela qu’elle était venue voir Aaron en premier lieu. Lui donnant un ultime échappatoire, elle attendait son verdict. N’osant plus respirer tant son cœur battait à toute allure. Le regard baissé, elle n’eut d’autre choix que de le lever quand il lui demanda de relever les yeux. Sa voix grave et douce la fit sourire doucement. Une risette en coin, la seule qu’elle était en mesure de lui offrir à l’instant.

“C’est toi le patron, patron…”

Dit-elle d’une voix plus amusée en prenant son moccha et le paquet de cookies avant de le suivre. Elle bue tranquillement son breuvage tandis qu’il se préparait : attendant sagement qu’il lui demande de s’allonger.

“Je te l’ai pas dit encore, je l’ai dit à personne à vrai dire, mais… Colin et moi, on est ensemble.” Elle sourit. “Enfin… Je pense oui…” Elle hausse les épaules : “Je crois que je ne sais pas trop ce qu’on est.” Astrid sourit : “Je t’ai tellement bassiné avec lui que tu as le droit de ne pas faire celui qui est étonné.”

Elle voulait repartir sur une note joyeuse, parce que… Parce qu’elle ne voulait que le nuage noir de sa mélancolie spolié son moment avec son ami. Alors, elle préférait parler de choses qui la rendaient heureuse. Comme Colin. Son supérieur qui est maintenant une pièce maîtresse de sa vie.
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MessageSujet: Re: Art never comes from happiness. || Aaron   Dim 18 Sep - 20:36

Art never comes from happiness.
Un cookie dans une main, le café encore brûlant dans l'autre, je tâchais de répondre à la question d'Astrid avec le plus d'honnêteté possible, mes yeux se perdant dans la contemplation de la fumée qui s'échappait de la tasse alors que les mots peinaient à sortir de ma bouche, s'entrechoquant péniblement, teintés de pudeur.
Je n'avais jamais aimé faire étalage de ma vie, de mes problèmes ou de mes sentiments, me repliant constamment derrière un pragmatisme infaillible, maniant avec habilité le subtil art qui consistait à détourner le sujet ou encore d'en minimiser la gravité, lorsque je me retrouvais au pied du mur comme aujourd'hui, préférant évoquer rapidement mes soucis sur un ton léger, comme si ce n'était rien, comme si ce n'était pas important, comme si ce n'était pas la peine de s'attarder plus longtemps. Et pourtant...Si parfois, par le passé, mes ennuis avaient pu être futiles ou banals et auraient pu éventuellement mériter un tel traitement, cette fois je ne pouvais pas en dire autant, symptomatiques de quelque chose de plus grand, de plus effrayant.
Fut un temps lorsque la maîtresse de ma fille s'absentait, elle était immédiatement remplacée et revenait rapidement, aujourd'hui chaque matin je me demandais si ma fille allait avoir ne serait-ce que la possibilité d'entrer dans l'école, je me préparais à toute éventualité, à voir les grilles fermées, à devoir travailler avec une enfant de quatre ans à côté de moi toute la journée, et ce n'était qu'un exemple parmi des milliers d'autre, un terrible exemple d'une réalité qu'on se forçait à nier, d'un quotidien qui changeait,d'un jeu qui nous empoisonnait mais que personne n'osait vraiment dénoncer, trop emprisonnés dans leurs addictions, trop profondément enfoncés dans la folie ou bien trop effrayés par ceux qui se proclamaient être pro-DG pour oser parler, et moi-même malgré toutes ces belles pensées je n'étais pas mieux qu'eux, moi aussi je m'efforçais de nier, de fermer les yeux sur l'avenir apocalyptique qui semblait se profiler, moi aussi je n'évoquais pas le nom du jeu, par peur, par superstition, par honte peut-être même, sentiments que ne semblait  pas  partager Astrid qui préféra me demander directement si je pensais que l'enseignante était une joueuse de DG.
Je tressaillis malgré moi en entendant ce nom, tentant de rendre ce léger mouvement de recul aussi discret que possible avant de répondre du bout des lèvres

« J'en suis persuadé »

Et c'était probablement le plus effrayant, si on ne pouvait plus faire confiance aux personnes chargées d'éduquer les plus jeunes, si on ne pouvait plus faire confiance à personne alors où allait le monde ? C'était ça la vraie question, où allait le monde si la confiance se perdait, la méfiance s'installait, si chacun se repliait sur soi, sur sa petite sphère privée et intimiste ?
Je me mordis les lèvres alors qu'Astrid proposait de garder Alice, proposait son aide et je ne mis pas longtemps à accepter. Je n'avais jamais été du genre à avoir de véritables amis, j'avais des connaissances, des personnes dont j'appréciais la compagnie, avec qui je pouvais boire un verre à l'occasion mais peu à qui j'étais prêt à accorder ma confiance, à dévoiler mes secrets, mes failles, mes faiblesses, peu  à qui j'étais capable de dévoiler mon âme dans toute son imperfection mais par un miracle, ou par un enchaînement d'événements insensés Astrid était devenu une de ces exceptions et je compris dans un éclair que c'était ainsi que se passerait la résistance moderne, en s'aimant, en se faisant confiance, un nouveau combat pour une nouvelle guerre d'un autre genre.

En tout les cas, en ce qui me concernait, j'avais à l'heure actuelle un combat à mener, qui n'avait ni à voir avec un jeu meurtrier ni avec une fin du monde imminente, celui de réconcilier mon amie avec son corps et ses cicatrices, témoins silencieux d'un lourd passé.
Je lui fis signe de me suivre et me préparai silencieusement, presque religieusement, attendant qu'elle termine son café pour lui demander de s'allonger.
A son consentement, je commençai à tatouer sa peau, me concentrant du même coup sur  ce qu'elle me confessait et qui m'arracha un sourire en coin, presque trop fier, un insupportable air de « je te l'avais bien dit », parce que je le lui avais bien dit, elle et Colin c'était juste une évidence, il n'y avait qu'à voir le sourire qui se dessinait sur ses lèvres, l'éclat de ses yeux, pour comprendre que si elle ne savait pas ce qu'ils étaient, couple ou non, ses émotions ainsi dévoilées ne mentaient pas, elle était amoureuse de lui.
Je renonçais à mon air satisfait pour le remplacer par un air plus doux, un sourire sincère sur les lèvres, moi aussi j'avais déjà arboré le même regard, le même ton, et je l'arborais même encore chaque fois que j'évoquais Jamie, celle que j'avais identifié presque immédiatement comme étant la femme de ma vie, au final il n'y avait rien de drôle ou de risible à cela, c'était tout au plus touchant, émouvant d'être témoin d'un tel spectacle.

« Raconte moi tout »

J'étais curieux d'une part, et d'autre part j'avais pris l'habitude de faire parler mes clients à chaque fois que je les tatouais, pour qu'ils oublient la douleur, j'avais beau être doux, même le plus doux des tatoueurs ne peut pas faire de miracle contre des aiguilles qui s’enfoncent dans la peau.

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MessageSujet: Re: Art never comes from happiness. || Aaron   Ven 30 Sep - 23:31

Art never comes from happiness.
Astrid n’était pas passée par quatre chemins. Pourquoi prendrait-elle des pincettes. Elle savait que son mentor jouait à DG. De plus, elle avait toujours été connue pour être d’une nature franche et sincère : dire les choses comme elles étaient. Le couperet tomba lorsqu’Aaron avoua que oui : il y avait de fortes chances pour que la maîtresse de sa précieuse fille soit une joueuse de DG. Si même les professeurs commençaient à se mettre à jouer, alors l’avenir des plus jeunes était menacé. Cela était irresponsable de leur part, tous les jours des parents confiaient leurs enfants à des personnes paranoïaques ou tout du moins sur la pente glissante de la folie. Astrid n’était pas maman, elle n’avait jamais désiré porter un enfant donc le problème n’était pas là. Juste qu’il y avait Adam son neveu et naturellement la jolie petite fille d’Aaron. Alors, c’est spontanément qu’elle proposa ses services. L’enfant serait en sécurité avec elle. Et puis cela ferait une amie pour Adam quand il venait. Max aimait les enfants et s’amusait avec eux tout en les gardant. Personne ne pouvait réellement approcher Adam quand Max était autour. Il protégeait le petit garçon férocement de tout intrus. Un sourire s’étira sur son visage quand Aaron accepta.
Cet interlude se termina lorsqu’elle dévoila ses cicatrices qui la rendaient honteuse. Elle aurait préféré parler de DG, affronter une armée de CAHO plutôt que de devoir faire face au regard d’un autre. Astrid les avait dévoilé à Colin car ce dernier ne pouvait pas réellement juger, dire quoique ce soit : lui non plus sa peau n’était pas opaline. C’était pour ça peut-être qu’elle l’aimait autant. Parce qu’il pouvait la comprendre d’un regard. C’est aussi pour son aimé qu’elle faisait l’effort de faire ces séances qui valaient mieux que les discussions chez un psychanalyste. Le tatouage était une thérapie comme une autre. Beaucoup lui demandaient pourquoi elle faisait ça, pourquoi elle choisissait volontairement de souffrir alors qu’elle avait survécu à l’enfer ? C’est justement parce qu’elle peut choisir cette douleur qu’Astrid est en mesure de la gérer, de la supporter… De l’apprécier. Le tatouage était aussi une forme d’art, qui pouvait couvrir les impacts de la cruauté humaine.
Le militaire le laissa se préparer, finissant son mocha avant de s’allonger. Regardant le plafond : elle en admira les moindres imperfections. Astrid ferma les yeux en sentant les aiguilles rentrer et sortir de sa peau. Cela était tellement délectable… Elle soupira d’allégresse. Si une personne devait être au courant de la dernière grande nouvelle, c’était bien Aaron. Alors, profitant que le tatoueur s’arrêta, elle confessa qu’elle était avec Colin. Enfin… Elle le pensait. Elle espérait ne pas avoir fait des plans sur la comète. Ce fait qui pourtant est inattendus pour Astrid était une chose évidente pour Aaron qui dès le début affirme qu’ils finiraient ensemble. Elle aurait dû le croire, car il avait raison. L’air satisfait de son tatoueur la fit sourire :

« Tu sais… Je suis allée là-bas, j’y suis retournée pour tenter d’aider les équipes de recherches à trouver l’unité de Colin. Quand on l’a enfin sorti des geôles et qu’il a été rapatrié : je lui ai proposé de venir chez moi… Il a accepté et puis…De fil en aiguille, on a crevé l’abcès, les non-dits et … Même s’il y a encore du travail : je pense que l’on est sur la bonne voie. »

La GAIA ferme les yeux, se souvient du petit mot qu’il lui avait laissé. Qu’il allait fêter son nouveau tatouage comme elle le souhaitait une fois de retour chez elle. Ou plutôt chez eux.

« Je… Je n’ai pas envie de tout précipiter, tu sais… J’ai… Je préfère qu’on prenne notre temps, qu’on se découvre plutôt que de lui forcer la main. » Astrid tourna la tête pour regarder Max dormir seulement d’un œil pour garder le lieu : « Je ne pense pas que Max aime le fait qu’il va devoir me partager, il a pris l’habitude d’être le seul mâle dans la maison. » Dit-elle en souriant. Puis sa voix se fait moins enjouer. « Tu sais… » Elle se tait, prend une grande inspiration. « Quand ils m’ont capturé… Avant que je parte, on s’est embrassé. » Astrid avale difficilement sa salive. « Est-ce qu’il a fait ça pour que je lui revienne ? Ou bien parce qu’il pressentait quelque chose allait m’arriver ? Je ne sais pas… Mais je sais que j’ai souvent pensé à ses lèvres dans les pires moments. Quand ils me torturaient, quand… Quand ils arrivaient à me prouver que leur imagination n’avait réellement pas de limites. » Sans le vouloir, elle se met à trembler : « Pardon… » Elle savait que c’était impossible pour Aaron de tatouer quand elle était dans cet état. « Toujours ait-il que… Que je l’ai perdu une fois et j’ai peur qu’une fois guérît, il reparte… Ou bien que le jeu me le prenne… »
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MessageSujet: Re: Art never comes from happiness. || Aaron   Dim 9 Oct - 19:08

Art never comes from happiness.
Un insupportable sourire satisfait s'était dessiné sur mes lèvres alors qu'Astrid me confiait être en couple avec Colin, enfin, ne pouvait s'empêcher de souffler une voix dans ma tête, j'avais toujours su qu'ils étaient fait l'un pour l'autre, qu'ils finiraient ensemble à la fin quoiqu'il arrive, peu importe le temps que ça prendrait, ils étaient de ces gens qui se retrouveraient toujours, j'en étais persuadé. Ce fut alors avec curiosité que je lui demandais de me raconter, de tout me raconter sans oublier le moindre détail, et j'écoutais presque bercé par ses paroles alors que je continuais de tatouer sa peau, j'écoutais leur histoire, plus tragique que romantique, et que pourtant je trouvais magnifique, j'avais toujours su voir la beauté là où personne ne la voyait, toujours su m'émerveiller là où personne ne regardait plus, dés l'instant où j'avais pu m'enfuir, dés l'instant où j'avais fuis la maison, échappé à la violence, j'avais appris à aimer tout le reste, pour oublier l'horreur, pour oublier la peur.

« Votre histoire est unique, et elle est belle à sa manière, tout ira bien pour vous, j'en doute pas un instant »

Je n'en avais jamais douté même, et je ne pus que sourire encore plus en l'entendant continuer de se confier à moi, me dire qu'elle ne voulait pas précipiter les choses entre eux, qu'elle voulait qu'ils prennent leur temps, se découvrir plutôt que d'aller trop vite, et c'était tout à son honneur, pourquoi se dépêcher après tout, ils avaient la vie devant eux, et le pire derrière, le temps de construire quelque chose de beau, de fort et de durable, il n'y avait aucune urgence quand il s'agissait d'apprendre à s'aimer.

« C'est loin d'être une mauvaise chose de prendre son temps, avec Jamie c'est ce qu'on a fait et regarde où ça nous a mené aujourd'hui »

Dix ans de relation, dix ans de bonheur, des fiançailles, une petite fille, bien plus que tout ce que j'aurais pu espérer dans ma vie là où mon seul souhait avait été d'abord de survivre, de fuir, puis de vivre sans prétention particulière.
Soudain, sa voix se fit moins enjouée, elle commença sa phrase, puis hésita à continuer, je l'encourageais du regard, essayant de lui transmettre le courage nécessaire pour réussir à dire ce qui lui brûlait les lèvres, pour poursuivre sa confession, un instant passa, quelques secondes de silence et elle commença à parler, à me raconter, leur baiser avant qu'elle ne soit capturée, comme s'il avait pressenti qu'il allait se passer quelque chose de grave, comme s'il avait pressenti qu'elle aurait besoin de quelque chose à quoi se raccrocher pour tenir face à l'horreur, c'était peut être tout à fait inconscient mais une possibilité que j'étais loin de rejeter, j'avais accepté depuis longtemps qu'il y avait en ce monde plus de choses incompréhensibles que de choses que nous comprenions.
Je sentais qu'elle tremblait, probablement assaillie par des images qu'elle aurait préféré oublier, s'excusant pour quelque chose dont elle n'était pas responsable, alors j'arrêtais de tatouer, posant une main amicale sur son épaule pour l'aider à se calmer

« T'excuse pas, je sais ce que c'est»

Même si nos expériences n'étaient en rien comparables,les violences que nous avions connues, pas les mêmes, qu'elle avait connu la guerre, et moi jamais que la violence d'un père, je comprenais, nous avions tout deux vu la cruauté du genre humain, le côté sombre à l’œuvre, elle avait appris que l'imagination des tordus n'avait aucune limites et j'avais compris, à un âge où j'aurais dû encore profiter de mon innocence, que les liens du sang n'étaient jamais qu'une immense connerie, un amour forcé, des fausses valeurs qu'on imposait aux gens pour qu'ils ne s’entre-tuent pas plus qu'ils ne le font déjà, j'avais compris qu'il y avait plus fort qu'une famille née de quelque chose d'aussi accidentel que le sang, une famille née d'un choix, et Astrid, tout comme Jamie étaient la famille que je m'étais choisie, j'aurais tout fait pour elles et je ferai encore tout pour elles, pour leur bonheur, pour qu'elles soient heureuses

« Il partira pas... »

J'étais prêt à m'en charger personnellement s'il le fallait, mais jamais je ne le laisserais partir, pas après tout ça

«  Et le jeu ne durera pour toujours, je te le promets, je trouverai une solution, j'ai juste besoin d'un peu de temps, fait moi confiance »

Je me l'étais promis à l'instant même où je m'étais inscrit, je trouverai un moyen de les sauver, de tous les sauver, j'avais une bonne raison de me battre, après tout on n'est jamais aussi fort que lorsqu'on défend sa maison, sa famille.

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MessageSujet: Re: Art never comes from happiness. || Aaron   Ven 21 Oct - 20:30

Art never comes from happiness.
Astrid ne manqua pas le sourire qui se dessinait sur le visage d’Aaron. Il avait eu raison de ne pas abandonner cette idée folle d’un jour, il y aurait un Colin/Astrid. Elle avait eu tort et elle était assez humble pour admettre son erreur. Surtout quand cela se terminait aussi bien. Elle se devait de parler des détails, de tout ce qui s’était passé, comment ils s’étaient retrouvés, voués leurs sentiments réciproques. Parce que oui… Ils s’aimaient. Le militaire avait besoin de croire que cela était sérieux. Elle ne voulait pas imaginer que ce ne soit qu’un chapitre de sa vie. Elle voulait que cette relation soit l’Histoire du reste de ses jours. Alors, elle devenait niaise en parlant de son lieutenant-colonel. Peu d’hommes ont eu cet effet sur la brunette. Astrid n’est pas le genre de femme à succomber au moindre clin d’œil. Parler de son aimé lui faisait oublier que son ami la tatouait. Aaron avait toujours été doux et son élève avait toujours mis un point d’honneur à suivre cette habitude.

« J’aimerais être aussi certaine que toi… Mais à chaque fois que quelque chose de bien m’arrive… Ce n’est que temporaire, éphémère. Rien ne dure quand il est question de moi. J’ai la poisse j’pense en un sens. Et les seuls moments où j’ai eu de la « chance » j’aurai préféré ne pas en avoir. »

Sa mélancolie morbide revenait toujours au grand galop. Jamais loin, toujours tapis dans l’ombre : elle était sa pire ennemie et la torpeur qui menaçait constamment de prendre son cœur en otage n’était-elle non plus jamais loin. C’était le pire peut-être. Astrid savait prendre les armes contre un adversaire : Nigthingale n’hésitait pas à tuer un joueur qui est une menace pour elle ou son équipe ; cependant elle n’était pas assez forte pour garder ses armes levées et son courage dans le but de mettre en déroute ce spleen familier. C’est peut-être d’ailleurs pour cela qu’elle était impuissante après tout. Parce qu’elle avait tellement l’habitude de l’avoir dans le creux de sa poitrine qu’il était impossible de détruire ce qui fait partie de vous n’est-ce pas ? Il fallait laisser le temps au temps pour guérir. Mais aussi pour construire une relation apparemment.

« Je… Je suppose que tu as raison, mais le temps on ne l’a jamais eu ou bien on n’a jamais eu le temps de le prendre… Je ne sais pas… » Elle souffle longuement : « Peut-être que l’on doit se forcer à le prendre, mais si on fait ça : alors on pousse les choses non ? »

Tout devenait si compliquer quand il était question de son lieutenant colonnel. Peut-être qu’elle était en tort. Elle se remettait toujours en question de toute façon, encore plus quand il était question de ses affaires amoureuses. Elle savait qu’elle ne pourra jamais être pleinement heureuse tant qu’elle n’a pas vaincu ses démons. Rapidement donc, il ne fut pas question de Colin. Astrid ouvrait son cœur, rouvrait une plaie qui jamais ne guérira vraiment. Il était toujours aussi difficile de mettre des mots sur ce qu’elle a vécu, sur ce qu’elle a vu et aussi ressentit. C’était comme tout revivre. Le baiser qu’il lui avait donné avait été comme un phare dans la nuit. Dans les pires moments, quand elle était seule dans sa cellule avec à côté le corps de son ami : elle repensait à la douceur de ses lèvres. Il lui avait permis de tenir pour mieux l’abandonner une fois sortie de l’enfer.
C’est la main de son ami sur son épaule qui la fit sursauter et réaliser qu’elle était en sécurité, qu’elle était avec Aaron et que ce dernier ne lui voulait pas de mal. Il ne lui fallut pas longtemps pour réaliser ses spasmes et s’empêtrer dans des excuses. Un petit sourire réapparait sur son visage soudain devenu blanc. Quand il lui certifia qu’il ne partira pas, elle fronce les sourcils :

« Oh… Il ne peut pas rester en place, il est comme moi. Il partira Aaron… Parce qu’il est comme ça. Il veut sauver des gens, aider son prochain : même si cela veut dire reprendre un avion et retourner dans les zones de combats sous le feu des balles… »

Astrid avale difficilement sa salive. Le ferait-il seulement ? Maintenant qu’ils pouvaient enfin être ensemble, maintenant qu’ils pouvaient enfin s’aimer… ? Elle espérait de tout son cœur que non. Elle ne survivrait pas à ce nouvel abandon. Elle ne pourrait pas. Cela serait au-dessus de ses forces. La vie de la tatoueuse ne tenait déjà qu’à un fil, alors elle n’allait pas donner une raison aux Moires de le couper. Le jeu ne faisait que rajouter un danger de plus à leur relation. Ils pouvaient à tout instant mourir et laisser l’autre sur le carreau. Quand l’optimisme de son ami affirma que le jeu ne sera qu’éphémère : elle le regarda avec un air amusé.

« Je pense que ça va aller de mal en pire… Mais je te fais confiance et je sais que t’es du genre tenace. Si quelqu'un peut trouver une solution : c’est bien toi. »

Astrid repose son regard sur le plafond.

« Comment ça va entre Jaimie ? Vous tenez le coup aussi ? »
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MessageSujet: Re: Art never comes from happiness. || Aaron   Sam 12 Nov - 0:31

Art never comes from happiness.
Voir mon amie souffrir de la sorte, me ramenait à mes propres souvenirs douloureux, j'avais eu moi aussi des flashback pendant de longues année et même s'ils avaient fini par disparaître avec le temps, même si depuis j'avais repris une vie normale, je ne pouvais que compatir, me sentir mal pour elle et terriblement impuissant surtout alors que je posai juste une main amicale et rassurante sur son épaule en attendant qu'elle revienne à la réalité et réalise qu'elle était en sécurité, ici avec moi et que je ne lui ferai aucun mal.
D'un geste de la main,je balayai ses excuses, elle n'était responsable en rien de ce qu'il venait de se passer, préférant plutôt me concentrer sur ce qu'elle m'avait dit avant ça, sa peur de voir Colin repartir une fois qu'il irait mieux, et ce fut  presque par réflexe que je la rassurais, il ne partirait pas, j'en avais la certitude, mais si tel était le cas, si jamais elle avait raison, et que son besoin de sauver les autres était plus fort que le reste, que son amour pour elle, s'il décidait de s'en aller malgré tout, je me faisais la promesse d'aller le récupérer moi-même et même si je ne le lui dis pas ouvertement, préférant plutôt continuer de la rassurer, de partager l'optimisme qui me caractérisait, elle devait s'en douter. Après tout, à l'exception de Jamie, elle était la personne qui me connaissait le mieux, et qui savait tout ce que j'étais capable de faire pour ceux que j'aimais, traverser des pays, des océans, ne serait rien comparé à son bonheur.

« Ne sous-estime pas ce qu'un homme amoureux peut faire, c'est probablement un peu niais à dire, mais il y a des sacrifices qui en valent la peine quand c'est pour la femme qu'on aime »

Je lui adressais un petit sourire encourageant, rassurant avant de recommencer mon œuvre, le sujet de la conversation déviant sur le jeu et sur une autre promesse que je m'étais fait, celle de trouver le moyen de mettre fin à tout ça, et même si d'une part elle paraissait pessimiste, persuadée que tout n'irait qu'en s'empirant, savoir que d'autre part elle me faisait confiance, me considérait presque comme la personne la plus qualifiée, m'encourageait, je savais que la solution était proche, à portée de main, il fallait juste que je me concentre, que je fasse un effort supplémentaire, je savais que je pouvais trouver.

« T'en fais pas, je te promets que tout ira bien, je vous sortirai tous de là, d'une manière ou d'une autre »

Elle détourna le regard vers le plafond à nouveau, avant de demander comment les choses se passaient entre Jamie et moi, et un nouveau sourire vint illuminer mon visage, comme à chaque fois qu'on évoquait le nom de ma future femme.

« Tout va bien, on commence à préparer notre mariage et je t'avoue que j'ai envie d'un autre enfant même si pour le moment avec le jeu et ses études c'est un peu compliqué »

Un peu compliqué mais l'envie était bien là, et dans un sens, nous n'étions pas beaucoup plus préparé lors de l'arrivée d'Alice il y a quatre ans et pourtant tout s'était très bien passé.

« C'est étrange à quel point j'aime être père, quand on voit ce que faisait le mien... »

Et quand on voyait les statistiques faisant de la répétition de maltraitance une fatalité, à croire que j'étais né pour défier les lois des mathématiques.

« Ca va, t'as pas trop mal ? »


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MessageSujet: Re: Art never comes from happiness. || Aaron   Jeu 24 Nov - 21:59

Art never comes from happiness.
Il était difficile de concevoir une vie à deux. Encore plus lorsque vous vous détestiez. Astrid ne se supportait pas. Se regarder dans la glace était parfois insurmontable et une chose qu’elle évitait. Ne pas s’accepter rendait évidemment la chose plus compliquée lorsque vous êtes dans une relation. Même si Colin est la personne la plus à même de l’aimer pour ce qu’elle est devenue : l’ancien soldat à honte de son corps marqué par la folie humaine. Parce qu’elle estimait que ce n’était pas elle. La chose aurait probablement été plus facile à vivre selon elle si Colin ne l’avait pas connu avant. L'amour qu'elle porte à Colin est tel que le décevoir était juste insoutenable, impossible. Elle l'aimait... Tellement que ça en faisait mal. Aaron tente de la rassurer et la tatoueuse sourit timidement en l’écoutant.

« Je… Oui. Tu as sûrement raison, mais… »
Elle se tait. Elle prend une longue inspiration : « Et si… Et s’il ne m’aime pas assez hein ? » Elle avait peur qu’il parte. Qu’il l’a quitte à nouveau. « Je ne peux même pas dire que je le suivrai s’il repart. Ils n’aiment pas réellement les estropiés dans l’armée et puis… Je pense qu’il y a des combats plus importants à mener à Chicago. Sans oublier que je pense avoir versé assez de sang pour un pays qui n’est même pas le mien. »

Crache-t-elle soudainement plein de haine. Elle en serre les dents et les poings en sentant cette rage, colère sourde remontée. Elle regrettait un peu plus chaque jour de s’être engagée dans l’armée. Même si en signant son contrat elle avait pu rencontrer Colin et des gens incroyables : il était insupportable pour elle de penser que 95% des personne rencontrée ont été enterrées. Les aiguilles qui rentrent et sortent dans sa peau arrivent cependant à la calmer et elle détend ses muscles en soufflant longuement. Astrid referma ses yeux pour savourer et se concentrer sur autre chose. Parler du jeu était presque une chose évidente, banale. Le jeu régissait leur vie même si Aaron avait sa vie de famille.

« Tu sais bien que… Que même si j’ai une confiance aveugle en toi : il ne faut jamais faire des promesses que l’on n’est pas certain à 100% de pouvoir honorer… Mais j’espère de tout mon cœur que j’ai tort de ne pas croire pleinement en tes supers pouvoirs Superman. Ce n’est pas mon genre, mais j’admettrai volontiers que je me trompe lourdement. »


Pour partir sur un sujet bien plus joyeux, elle prit des nouvelles de la belle Jaimie à la chevelure de feu. Elle sourit en coin, doucement à cette idée.

« Vous avez fixé une date déjà ou pas du tout ? » Elle n’avait jamais imaginé un jour se marier alors quand elle entendant les gens parler de tout ça : cela lui semblait presque… Dérisoire. Tout comme l’envie d’avoir un enfant. « Vous êtes des parents géniaux, je ne suis pas inquiète si jamais vous décidez d’agrandir la famille. En espérant que le contexte actuel se calme un peu plus pour que vous puissiez réaliser ce projet aussi. » Astrid tourne sa tête, ouvre ses yeux pour pouvoir regarder Aaron.

« Ce n’est pas parce que ton père était une ordure qu’il a engendré la même chose, tu sais… Si nos parents nous influencent, ils permettent aussi de devenir l’opposé en ne devenant pas ce qu’on déteste chez eux. Par esprit de rébellion ou bien dans ton cas : par bon sens. »


Astrid savait que le sujet était délicat. Pourtant, elle ne pouvait pas s’empêcher d’offrir à Aaron un discours franc. Qui sort du cœur. Elle mâche rarement ses mots, encore moins avec les personnes qu’elle porte en considération. Un rire sort de sa gorge quand il lui demande si elle a mal.

« Haaaan t’es cute de demander. » Elle tente de se ressaisir pour ne pas perturber le travail de son ami, elle pose sa main devant sa bouche comme si cela pouvait retenir les gloussements : « La dernière fois que je suis passée sur une table : ils n’ont même pas pris la peine de me demander avant de m’électrocuter. T’es un vrai gentleman. » Astrid retrouve petit à petit son sérieux : « C’est justement parce que la douleur est devenue banal dans mon organisme que je me dis que jamais j’aurais dû revenir. »

Certes, les aiguilles d’Aaron n’étaient pas agréables, mais son corps semblait avoir développé une résistance. « Oui, ça va tu ne me fais pas mal. Et puis on sait tous les deux que ce n’est pas une souffrance désagréable anyway. » Elle avait hâte de voir le résultat : « Qui sait, tu vas peut-être réellement me faire apprécier mon corps avec tes desseins. »

Astrid sourit doucement et savoure le reste de la séance : les sensations qui faisaient trembler son corps.
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