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 How strange to be strangers again (pv)
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MessageSujet: How strange to be strangers again (pv)   Lun 8 Aoû - 1:13

“When you stand in front of me and look at me, what do you know of the griefs that are in me and what do I know of yours?”

― Franz Kafka, “Letter to Oskar Pollak” 8 Nov. 1903

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Ils l'avaient réveillé un petit matin, alors que le soleil commençait à peine se lever sur l'horizon rouge. D'un coup de pied dans les côtes qui avait manqué de lui couper le souffle. "Debout." Kobe se redressa sur sa couche de fortune, grognant, l'insulte au bord des lèvres. Il croisa les regard sérieux de ses coéquipiers, avisa son arme, trop loin de la portée de sa main, sur la gauche. Les autres avaient les leurs à même le corps, dans une position d'attaque qu'il ne trouvait pas spécialement rassurante. "Quoi ?" "Tu viens avec nous aujourd'hui." "Pourquoi ?" Il les fixait avec cette tête de crétin qui lui allait si bien mais Kobe n'était pas dupe. Deux mois, deux mois déjà qu'il était arrivé, et en deux mois, rien. Pas un mort, pas une trouvaille, pas une exploration. Il se connectait pour rester cloitrer dans un coin du camp, inutile, inactif. Peureux. La trouille, il ne pouvait pas l'ignorer : celle de tuer et celle d'être tué. Kobe n'était pas un combattant, du moins, pas selon ses termes. Se battre, il n'en avait pas envie, ses sensations fortes venaient avec la découverte de ce monde inconnu, ce monde fait de pixels et de codes, ce monde si vaste, à l'image de l'Univers, qui lui filait les chocottes. Mais sortir du camp, et il le savait comme il l'avait compris à son arrivée ne pouvait signifier qu'une chose : rentrer en guerre. Et ça il ne pouvait pas, il n'était pas prêt, il le sentait. Lever son arme et tuer. Pas maintenant, pas tout de suite.

Et peut-être jamais. Son fusil commençait à prendre la rouille sous le vent d'iode qui ne décolérait pas ce matin là. Dans un soupir gigantesque, il trottinait derrière le petit groupe, son sac sur l'épaule, son t-shirt débraillé et son manteau à peine refermé sur son corps transi. Il avait mal dormit et des traces de sommeil marquait encore son visage. Il bailla aux corneilles et se résigna à suivre la troupe sous les regards courroucés du reste du campement. En jetant un coup d’œil aux alentours alors qu'ils s'enfuyaient vers la petite porte, il chercha un moment du regard Drathir et son visage familier et rassurant. Mais il ne trouva rien que le silence et le vent d'ouest.

Ils marchaient depuis longtemps dans la forêt après avoir passé les fortifications lorsque le premier coéquipier annonça la halte. "On va s'arrêter dix minutes." Kobe en sueur s'étira le dos. L'angoisse lui vrillait les épaules depuis qu'ils avaient quitté le camp, mais il sentait quelque chose se lever, au fond, très au fond de ses sensations. Pas très fatigué de la marche, il épia les alentours avec curiosité et appréhension, mais là encore le silence prédominait derrière les murmures de ses coéquipiers. "J'fais faire un tour." Dit-il soudain. On lui jeta un regard étonné. "T'éloigne pas trop, on repart bientôt." Sans un mot de plus, il dévala une pente rêche et s'engagea sur un petit chemin en pierre. Ici les arbres étaient bien plus bas qu'à l'orée de la forêt, il se sentait en sécurité, dissimulé à travers les feuillages. Seul. Il caressait les troncs à mesure qu'il déambulait dans les fourrées. Un bruit attira son attention. Kobe s'arrêta pour écouter plus précisément. Une source. De l'eau. Il fit le tour d'un petit bosquet et il ne tarda pas à tomber sur une petite rivière. Un coup d'œil à gauche, à droite. Kobe s'avança à découvert. Il défit son sac, son manteau et laissa tomber son fusil à terre. Il plongea ses mains dans l'eau fraîche et aspergea son visage et son crâne. Les gouttes coulaient le long de son cou et de son dos, et un frisson le parcourut. Il soupira brutalement de bien-être, les yeux clos.

Lorsqu'il les rouvrit, elle se tenait devant lui.

Il mit un instant à la reconnaître, mais son cœur, lui, sut. Felicity. Il avait longtemps pensé à ce moment, et tout venait de s'échapper par la petite porte. Il la fixait comme s'il venait de voir un fantôme. Une entité nouvelle et pourtant si familière. Le silence s'était réinstallé et son corps venait de se figer dans un spasme ultime. Lentement, la respiration coupée, Kobe leva ses bras trempés vers le ciel. Il avait peur de parler, peur de ne pas savoir quoi dire, peur d'en dire trop. Peur de comprendre aussi, qu'elle n'était pas l'un des leurs et qu'il n'avait rien à faire ici. "Apollo !" On l'appelait, proche. A quelques pas. Il détourna le regard vers la source du bruit, d'un mouvement brusque. Puis elle. Encore elle. Toujours elle. D'un geste lent, il vient poser un index sur sa bouche pour lui intimer le silence. Ils pouvaient le faire. Ils pouvaient encore l'éviter. Le conflit, imminent.
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MessageSujet: Re: How strange to be strangers again (pv)   Mar 9 Aoû - 0:29

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― Franz Kafka, “Letter to Oskar Pollak” 8 Nov. 1903

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Itzapapalotl s’était à nouveau connectée. Cela était la deuxième fois qu’elle trouvait la force d’appuyer sur le bouton de connexion. Elle était fière d’elle. Terrifiée, mais fière de passer ses peurs. De toute façon, elle n’avait rien à faire dans son appartement. Rien. Elle avait abandonné en quelque sorte son livre. Elle était bien trop énervée, bien trop instable pour pouvoir se poser devant sa machine à écrire. S’il n’y avait que son agression, mais… Mais elle se souvenait des paroles de Kobe qui tourne en rond dans sa tête : jouant avec ses nerfs. Il était passé à autre chose. Pourquoi est-ce qu’elle ne pouvait pas faire la même chose ? Cela ne devait pas être si compliqué n’est-ce pas… ? Oh si seulement elle était capable de faire une croix sur ses sentiments. Oublier Alice. Oublier Kobe pour mieux savourer ce que la vie lui apportait. Assise sur la terrasse, ses jambes dans le vide : elle contemplait le lac paisible. Imperturbable. Même le vent ne semblait pas avoir envie de déranger ce calme. Cette vue ressemblait aux cartes postales qu’elle cachait dans un carnet pour s’évader, pour s’imaginer une autre vie. Loin des carcans familiaux, de la main de fer de son père, des brimades de son frère ou bien de l’ignorance de sa mère. Elle aimait ce nouveau QG. Moins lugubre que l’usine désinfectée. Plus calme. Certainement pas à l’image du jeu. Ou bien à l’image de son for intérieur. C’est aussi pour cette raison qu’elle se forçait à se reconnecter. Elle se sentait en paix ici et méditer dans ce calme était toujours salvateur.
Regardant le soleil se lever, elle finit par se décider. Elle devait tôt ou tard sortir du QG. Elle devait affronter ses peurs, alors, elle alla chercher sa lance, s’équipa et partit vers le QG des ATOM où elle espérait y trouver sa nièce. Elle ne se sentait plus à l’aise de toute façon dans cette chère famille. Les GAIA étaient brisés selon elle. Itzapapalotl ferait tout pour les sauver, mais voilà : elle était aigrit. Elle était …. Dégoûtée oui d’avoir subi les erreurs des cinq alors qu’elle avait toujours œuvré pour la paix. « Itza, tu vas où ? » Demande une verte, curieuse de savoir où son mentor allait : « Explorer. » La jeune femme sourit : « Tu veux que je vienne avec toi ? » Elle hoche négativement la tête : « Non… Merci j’ai besoin d’être seule. » Et elle sortit de leur QG pour s’enfoncer dans la forêt. Serrant son arme dans sa main, elle regarda partout. Elle était à l’affût du moindre signe d’un ennemi. Elle n’avait pas réellement envie de tomber sur un joueur adverse. Elle n’avait ni la force, ni l’envie de se battre. Évitant soigneusement les chemins les plus connus, elle connaissait heureusement assez bien la forêt pour s’y aventurer sans avoir peur de s’y perdre. Finissant par suivre la rivière, elle vit un joueur s’abreuver. Son réflexe fut de serrer un peu plus sa lame faisant pâlir les jointures de ses mains. Elle s’avança un peu plus. Hors de questions qu’un ennemi trace leur QG pour le détruire encore. Non, elle n’avait pas redonné une chance aux rouges. Elle ne savait même pas si elle allait donner une seconde chance aux traîtres GAIA alors ce n’était pas pour gracier des barbares ! Plus elle s’approchait, plus elle avait l’impression de le reconnaître. Pour l’avoir admiré un nombre incalculable de fois, le corps, les particularités physiques de son ancien fiancé étaient gravés dans sa rétine.
Lorsque le joueur releva son visage, elle le reconnut et son cœur s’arrêta. Itza était différente de Feli. Elle était tout ce que l’Historienne n’était pas. Reculant sa jambe, elle était prête à se défendre. Par instinct. Elle savait que même les amis pouvaient être des ennemis ici. Aucune parole ne fut échangée. Kobe leva les bras au ciel pour montrer qu’il n’était pas armé. Une erreur. Dans ce monde, il fallait toujours être armé, car même aller à la chasse aux champignons pouvaient être mortelle. « Apollo ! » Pas besoin d’être un génie pour comprendre qu’ils appelaient Kobe. Son surnom ne la surprenait absolument pas. Cela lui allait bien même. Itzapapalotl regardait cet être cher à son cœur avant de soupirer longuement. Elle n’eut pas le temps de bouger que les « amis » d’Apollo lui firent face.

« Itza ? » Dit l’un en souriant et en baissant ses armes en même temps qu'elle. Anciennement chef des espions GAIA, elle savait que l’homme qui lui faisait face recueillait les informations pour les ATOM. « TM. » Elle le salue. « T’es seule ? » La GAIA leva les yeux au ciel : « Non, je suis avec mon ami imaginaire. » Réplique-t-elle en souriant légèrement. « Je vais à votre QG. » TM fronce les sourcils, il semble ne pas aimer ça alors il regarde Apollo. « T’as qu’à aller avec elle si tu veux. » Itzapapalotl le regarde et soupire : « Ça va aller, merci… Faites attention, j’ai entendu d’autres joueurs un peu plus loin. » Puis elle traversa la rivière et continua son chemin sans se retourner. Elle n'avait envie de voir personne, surtout pas Kobe.


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MessageSujet: Re: How strange to be strangers again (pv)   Sam 20 Aoû - 2:59

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Elle est la même et pourtant si différente. Son cou s'étire d'une courbe qu'il connait sur le bout des doigts, le bout des lèvres ; aux abords de la mâchoire, la trace d'un os plus rebondi que les autres qu'il pourrait décrire à la force de ses simples souvenirs. Au-dessus des pommettes saillantes, les traces du temps, de la fatigue. De l'angoisse, de la tristesse. Il ne s'attarde pas. Il fixe son regard, le fond d'une prunelle qui avait vu plus qu'il ne pourrait jamais imaginer. La braise rougit dans le blanc de ses yeux et Kobe frémit. Un sursaut, à peine, presque un frisson. Le familier dans le mystère, il pense observer la connaissance et pourtant contemple l'inconnu. Ce n'est pas Felicity, qui se tient là, à quelques mètres de lui, les épaules fières, la tête haute. Le bassin penché sur son pied d'appui, prête à dégainer. Prête à tuer. Ce n'est pas Felicity, ce n'est pas Feli, ni Birdy, ni son cœur, ni celle qu'il a aimé. Ici c'est un songe, c'est un mythe. C'est un souvenir enfermé à double-tour dans une demeure près des étoiles. C'est un fantôme, l'ombre d'une ombre et dans le déclin d'un nuage s'égarant devant les rayons du soleil, il voit l'obscurité de son être pour la première fois de sa vie.

Kobe fait un pas maladroit en avant en attrapant son fusil d'une main hésitante, presque tremblante. C'est qu'il a du mal à savoir, du mal à comprendre, du mal à digérer, que le béton vient de lui plaquer le bide et les poumons et que ce cœur - enfer dans la vie de Kobe - qui n'est pourtant qu'un détail anatomique dans le corps d'Apollo lance des appels à l'aide plus fort que quatre cent tambours de guerre. Derrière lui, les autres font leur apparition, l'entourent. Le cernent. « Itza ? » Il entend le nom et comprend aussitôt à qui l'autre s'adresse. La référence aurait pu le faire sourire, sans doute, un autre temps, une autre situation. Un cœur moins lourd. "Itzapapalotl." Il dit, d'une traite et sans hésiter. Comme la déesse. Comme la guerrière. Comme des années de recherche pour un doublée de livres aussi acclamé que renseignés. Comme tout ce à quoi elle inspirait. Comme cette fille qu'il a connu et qui manque cruellement à l'appel devant cette vision désenchantée, ce semblant de clone qui siffle l'arrogance et l'ironie d'un sourire méchant, presque gratuit.

Il a baissé les yeux et fixe le bleu de la rivière, l'éclat que font les gouttes sur la mousse fraîche alors que par-delà le couvert des arbres, le soleil refait une apparition tardive. « Je vais à votre QG. » Apollo redresse la tête. Elle ne dit pas "notre", il note, et son souffle tempère en même temps que les mouvements de sa conscience. Elle n'est pas ATOM. Elle ne fait pas parti des "gentils", rappelle Apollo en ressassant les mots de Drathir lors de son arrivée dans le jeu. Du regard, il parcourt son corps à la recherche d'un tatouage mais son coéquipier interrompt son analyse d'un coup d'épaule mal placé. " T’as qu’à aller avec elle si tu veux. " "Je-" Commença Kobe. "Ça va aller, merci…" Il entend presque sa langue claquer dans le fond de sa gorge alors que les yeux se tordent dans un dédain visible.

Apollo reste interdit, les bras ballants, le fusil dans le vide, alors qu'elle saute d'un bond élégant par-dessus la rivière et continue son chemin sans demander son reste. Lorsqu'elle passe près de lui, il peut sentir l'odeur de pin, l'arrière goût de fumée, du bois crépitant, du vécu, de l'expérience. Il la regarde s'éloigner, marchant d'un bon rythme comme si la forêt lui appartenait. Silencieusement, il prend sa décision et court pour la rattraper.

"Hey." Il est à sa hauteur, la tête penchée pour attraper son regard mais il ne croise que l'indifférence et le silence. "Itzapapalotl. Comme la déesse aztèque. C'est drôle." Il sourit. Rien. Kobe laisse passer une minute et finit par glisser, la voix presque enjouée, à peine sévère. "J'me rappelle la partie où on n'était plus amis mais je me souvenais pas de celle où on s'ignorait." Il tente de sourire mais devant le peu de réaction, la sienne se perd dans l'incompréhension du geste. Alors quoi. C'est la team, c'est le jeu, c'est l'arrogance ? A ses côtés, elle avance avec un air de propriétaire, une moue dépitée coincé sur le visage et Kobe finit par prendre la mouche. "HEY." Qu'il gueule. Regarde-moi. J'existe. Je respire. Je suis là. Regarde-moi. Il saisit son bras, plus rapidement que fort. Là, suspendu, entre l'envie de prendre ses jambes à son cou et celle, née d'une curiosité profonde, de rester pour voir. De provoquer le machin, d'engendrer la machine. De chercher la petite bête, le conflit, la guerre, pour laisser s'échapper la douleur comme ils s'étaient longtemps menti derrière des sourires. De trouver Felicity, derrière cette chimère qu'il ne reconnait pas.

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MessageSujet: Re: How strange to be strangers again (pv)   Sam 20 Aoû - 11:39

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― Franz Kafka, “Letter to Oskar Pollak” 8 Nov. 1903

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Itzapapalotl tentait de se montrer impassible face à la vision de son ancien fiancé. Ici, elle n’était pas Felicity. Ici, elle était une espionne GAIA qui n’avait pas de famille, pas d’attache. Elle avait Lofn et Smaug en ami. Point final. Elle n’était pas celle que Kobe connaissait. C’est cette personne qu’elle avait envie d’être au quotidien, car Itza ne souffrait pas du manque permanent de son ancien fiancé dans sa vie. Elle ne connaissait pas les petits plaisirs de la vie en sa compagnie. Elle ne connaissait que le combat et son devoir de récolter des informations pour mieux protéger ses nièces. Le silence s’installa entre eux sans que cela ne soit un problème pour la demoiselle. Ils n’avaient rien à se dire après tout ? Sauf des banalités et ici, elle n’avait ni le temps, ni la patience ou bien le désir de tenir la bienséance. Elle pouvait être malpolie, elle pouvait jurer, elle pouvait faire ce que bon lui semblait sans qu’on la réprimande en disant que ce n’était pas ce qu’on attendait d’elle. Parce que tout le monde la connaissait sage, calme, savante, qui aimait réfléchir sur le monde qui l’entourait. Mais cette personne qui semblait apprécier de tous, cette bonne poire, cette femme qu’on abandonnait comme si c’était un jeu, elle n’existait pas ici et disparaissait là-bas. À Chicago. Viendra ce terrible jour où elle ne sera plus en mesure de redevenir celle qu’elle avait toujours été. Felicity laisserait place à Itzapapalotl avec le temps. C’était une certitude.
Ses iris détaillaient le visage qui hante ses nuits, qui lui donne envie de pleurer. Il est comme une fenêtre sur le passé, sur leur passé. Leurs joies, leurs peines, leurs cris, leurs pleurs : tout semblait revenir et se mélanger dans un flou aussi beau que destructeur. Alors, Itzapapalotl serre les dents pour résister à l’envie de laisser la place à Felicity et d’agir aussi stupidement que lors de leur dernière rencontre. Cette terrible soirée où l’espoir de le retrouver s’était évanoui en même temps que ces paroles. Non. Ici, elle ne pouvait pas être faible ou bien laissée la place à des sentiments inutiles. Ici, plus qu’ailleurs, il n’y avait pas la place pour ces futilités. Alors, elle se redressa un peu plus, bombant le torse, montrant que celle qu’il lui avait un jour appartenu ne se trouvait pas ici. Elle le voit faire un pas en avant, elle raffermit donc son emprise sur son arme. Elle pouvait très bien d’ici lui transpercer le crâne si elle visait bien la partie tendre de sa mâchoire. La cavalerie arrive, quand Kobe sort son pseudo sans buter sur les lettres : un sourire, ce dessin au coin de ses lèvres. TJ le regarde surprit. Très peu de personnes arrivaient à le prononcer sans bafouer et finalement abandonner. Mais pas lui. Pas Appolo parce qu’il en avait entendu parler. Baissant son arme, les ATOM étaient des alliés de la première heure. Après un échange cordial et une mise en garde, elle contourna le groupe seul. Hors de questions qu’elle soit chaperonnée ici. Encore moins par Kobe. Il n’avait plus le droit de s’inquiéter pour elle. Il était trop tard pour ça.
Cependant, c’était bien trop demandé, il ne faut que quelques foulées à son ancien amant pour arriver à ses côtés. Elle sent qu’il cherche son regard. Itzapapalotl lui refuse l’accès à son âme au travers de ses yeux. Qu’on la laisse en paix par tous les Saints ! Il donne la définition de son pseudo. La GAIA soupire longuement tout en continuant sa route, n’étant toujours pas décidé à lui parler. Pourquoi faire ? Il avait été clair la dernière fois non ? Et il était parti de la bibliothèque universitaire avant d’avoir vu les larmes qui ont coulées sur ses joues. Quand il s’énerve et gueule un « HEY. » avant de l’attraper par le bras : Itzapapalotl se retourne vivement. Elle lâcha sa lance, se dégagea de son emprise avant de rapidement placer sa main dans sa nuque et l’autre devant sa bouche pour l’empêcher de faire un autre bruit. Dans un grognement, elle articula :

« Écoute-moi bien. Ici, t’es pas chez mémé ! » D’un coup de menton, elle pointe une partie de la forêt : « Là-bas, tu as Camden Church ! On est tout près des tarés de CAHO et aux dernières nouvelles je ne veux pas finir comme jouet dans leurs gêoles ok ? Alors tu te la ferme ! Parce que j’ai pas réellement envie non plus de me farcir des joueurs alors que je peux passer inaperçu dans les bois. »

Itzapapalotl s’approcha un peu plus de son visage tout en gardant son regard dans le sien, elle n’en avait pas fini avec lui et étant donné qu’il semblait désireux de rester à ses côtés...

« Tu veux tailler le bout de gras dans un milieu où on peut se faire tuer à tout instant, mais tu as refusé qu’on parle gentiment et calmement à la bibliothèque ? Tu te moques de moi Astroboy ?! »

Sa voix s’était radoucie. Parce qu’elle n’y arrivait pas. Elle ne pouvait pas être dure envers Kobe. Elle relâche la pression sur sa bouche, mais resta proche de lui. Parce que la vérité était qu’elle en avait terriblement envie. Que malgré les efforts d’Itzapapalotl : Felicity revenait au grand galop pour savourer cet instant avec lui. Ils sont si rares et la vie était si courte, si dangereuse…

« Et non pour répondre à ta question : ce n’est pas drôle que j’ai choisi la déesse Itzapapalotl comme pseudo. Parce qu’elle n’est pas seulement la déesse guerrière, elle est la souveraine du paradis de Tamoanchan, le paradis des victimes de la mortalité infantile. Parce que je porte encore le deuil et que jamais cette douleur ne disparaitera. Parce que tu as put t'éloigner de tout ça et lécher tes plaies "en paix". Moi j'ai du porté pendant 4 mois notre bébé mort ! J'ai accouché et souffert pour donner naissance à un cadavre ! Et après je me suis retrouvée seule, toute seule pour faire face à ça ! »


Tremblante, elle se recule finalement, lâchant son emprise sur lui. Elle était redevenue Felicity. Elle se sentait faible, alors elle serre les dents avant de la mordre frénétiquement en sentant ses yeux s’embrumer de larmes.

« Oh et s’il te plaît : arrêtes de faire semblant de te soucier de moi hein ? Comme tu as dit… On n’est pas amis. On… On est plus rien si ce n’est un fantôme du passé pour l’un et pour l’autre. »


Dit-elle d’une voix brisée, laissant échapper finalement des larmes avant de se reculer pour attraper sa lance et continuer le chemin. Elle essuie nerveusement son visage, mais c'est peine perdue, rapidement, un sanglot sort de sa gorge qu'elle tente d'étouffer en accélérant le pas. Ce n’était pas le moment d’être faible, de montrer qu’elle mourrait intérieurement chaque jours d’être seule, de ne pas être dans les bras de Kobe. Elle étouffait sous le poids des regrets de l’avoir laissé partir aux profits de deux adolescentes ingrates. Et voilà que même dans le jeu elle devait les traînés comme un prisonnier devait traîné ses chaînes. C'est ce qu'elle était au fond. Emprisonnée dans son passé sans avoir la force d'en sortir. De toute façon... Elle était épuisée et à bout alors cela semblait être impossible opur elle se s'en sortir. Pourtant, avoir parlé aussi franchement avait légèrement soulagé son coeur. Elle avait eut la force de lui avouer. Itzapapaltol avait réussis à insuffler à Felicity le courage qui lui avait manqué durant toutes ces années.


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MessageSujet: Re: How strange to be strangers again (pv)   Dim 28 Aoû - 23:40

“When you stand in front of me and look at me, what do you know of the griefs that are in me and what do I know of yours?”

― Franz Kafka, “Letter to Oskar Pollak” 8 Nov. 1903

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Je suis là. Regarde-moi. Comme mille discours jamais prononcés, dans les chimères de ses rêves, les tentatives fantasmagoriques de témérité et d'hardiesse. Il avait divagué ces mots et d'autres devant des portes closes, dans le petit bureau de l'Université qui lui servait de bunker, là où la vieille odeur de clope avait envahi les rideaux, les chaises en cuir et les dessous de table. A ressasser dans le fond d'un verre les regrets qui n'avaient jamais dépassé ses lèvres. Plus lointainement encore sous couvert de l'obscurité, en serrant dans ses bras un corps endormi, lourd, violenté par les cauchemars, un corps souffrant d'un cadavre à son ventre, d'un cataclysme à son crâne ; il cherche les mots qui calment, les mots qui rassurent, mais rien de ce qui vient n'est - sinon une nouvelle violence, sinon une nouvelle vérité - d'un réconfort réel. Il préférait encore le silence. Le cocon facile et complaisant de la fuite. L'aisance du lâche. Autant de causes et de tracas dont il s'était tiré d'une boutade, d'une courbette agile, d'un regard détourné, balancé au loin. La vérité, c'est qu'il ne savait pas quoi dire. Ce n'était pas un écart de langage ; il avait assez connu le monde américain pour le connaitre et le cerner, son accent hollandais s'effaçait derrière les voyelles prononcées du Midwest. Non, la vérité, c'est qu'il n'avait jamais rien eu à dire. Car Kobe acceptait beaucoup. Il ravalait encore plus. Comme des habitudes montées d'une éducation sévère, faite de peu de mots et assez de regards implacables, il avait l'instinct du silence plutôt que de la langue. Sa vie durant, il s'était tu.

Pourquoi, à cet instant, brutalement, le ton change, et monte et engrène la colère, qui grandit, qui rugit, du fond de sa gorge jusqu'à cette main qui l'attrape et l'empêche de faire un pas de plus, loin de lui ; il ne saurait dire, non, il ne cherche pas à savoir. C'est sans doute qu'il en a assez de perdre des batailles et qu'il aimerait finalement faire face à la guerre. C'est sans doute qu'il en avait marre de se taire. Marre d'être ignoré. Et c'est peut-être Apollo, ou c'est peut-être lui, ou c'est peut-être elle. Et c'est sans doute un mauvais coup, sans doute un écart de conduite, mais enfin, c'est Felicity, c'est tout ce qui fait encore battre son cœur malade, tout ce qui vaut encore la peine, et parce justement, c'est Felicity, et que Felicity méritait qu'on détruise des éducations et des principes.

Alors lorsqu'il l'attrape par le bras, dans un geste brusque mais peu violent, il comprend qu'il cherche à attirer son regard plutôt qu'attiser sa haine. A provoquer sa présence plutôt que sa colère. Au bord de ses lèvres comme aux portes de sa conscience, les mots se bousculent et la colère prend le dessus sur la tristesse, vite, si vite, qu'il y a comme un grondement qui s'échappe de sa gorge mais peine à prendre une forme linguistique. Il referme sa bouche, tempère. Devant lui, elle explose. Insuffle et crache, la main fermement attachée à sa nuque, l'autre posée sans gêne sur sa bouche et ça lui tenterait bien de discuter distance de sécurité et espace intime mais il n'est pas sûr de trouver un interlocuteur derrière cette harpie qu'il peine à reconnaître. L'agression fuse, l'insulte aussi. Pourtant il la sent frémir, s'adoucir, brutalement, en dégageant d'elle-même la main sur sa bouche avant qu'il n'implose, elle reste là, à quelques centimètres, le cœur battant et les larmes aux yeux. Frêle mais délivrée. Jamais il ne l'avait vu aussi forte. Aussi hargneuse. Ses sourcils restent froncés sur le détail du visage, comme s'il peinait à y croire, et malgré toutes les années où il avait rêvé de ce moment, rêvé de la voir finalement prendre son envol, Kobe sent la colère continuer son chemin le long de sa gorge.

Parce qu'entre tous, c'est lui qu'elle a choisi pour s'extirper de ses peines, pour chasser ses souvenirs, ses défaites. Qu'entre tous il doit être celui qui subit sa rage, sa déception, et des années de cumul, de sentence, d'une prison qu'elle avait construite autour d'elle-même, se gardant bien de lui en donner la clé. Parce qu'il s'était senti être un second choix et qu'il ne le souhaitait à personne. Qu'elle l'avait pendant longtemps ignoré en chassant son indifférence derrière des responsabilités certes plus sérieuses, certes plus grandes mais néanmoins destructrices. Parce qu'elle l'avait laissé partir à force d'indifférence et de pathétisme. Qu'elle l'avait mis de côté en pensant qu'il ne comprendrait pas. Qu'il ne comprendrait rien, Jakob, trop cruel ou trop égoïste ou trop peureux. Le méchant. C'est ce qu'il était devenu. Et il devrait se sentir aimer, il devrait se sentir choisi ? Mais il ne peut s'empêcher de lui en vouloir. Qu'entre tous, elle l'ait choisi lui. Lui qui avait déjà assez donné au désastre de leur relation, au désastre de leurs vies.

Qu'elle s'emporte, il peut accepter ; qu'elle ose ramener l'enfant mort-né aux complications de leur couple, lui fait perdre patience. "Qu'est ce que tu veux ?" Murmure t-il. Elle s'éloigne toujours et il n'est même pas sûr qu'elle l'entende. "Tu veux des excuses ? Tu veux que je regrette ?" Crache t-il en faisant référence à ses mots dans la bibliothèque universitaire. "Qu'est ce que ça changera ?" Oui, qu'est ce que ça changera. Qu'on se déchire et qu'on s'anime, qu'on s'arrache et qu'on ne cesse, jamais, de se regarder mourir. Ce gosse, il est mort, il est mort depuis un an. Dans ton ventre, il était encore un espoir, même quand la sentence est tombée, même quand on a su que ça y est, c'était fini. Il n'a jamais été mort que lorsqu'ils l'ont allongé sur la table froide et qu'ils ont prononcé l'heure. Ça n'a jamais été un deuil qu'au moment où on l'a enterré. Elle lui parle plaie, elle lui parle rémission ; mais Kobe le sait, il entend les voix d'un enfant qu'il n'a jamais eu, et ce n'est pas la fatigue, ce n'est pas le jeu, ce n'est même pas son cœur, c'est juste la douleur. Parce qu'elle est toujours là, présente, et qu'il ne l'a jamais laissé partir. "Ils m'ont laissé le toucher. Ils m'ont laissé le prendre." Si petit. Si fragile. Si parfait. "C'était la plus belle chose que j'avais jamais vu de toute ma vie." Il regarde ses mains comme pour se souvenir, mais le flou est si intense qu'il lui transperce le crâne. Il n'y a pas de larmes dans ses yeux, pas même une voix qui tremble ; le trouble est visible mais c'est un quotidien. C'est un ami, un frère, qui se tient depuis si longtemps à ses côtés qu'il n'a pas besoin de tourner la tête pour le savoir présent, debout, derrière son épaule droite.

"Tu sais pourquoi on est plus amis ?" Il abaisse les bras, soudainement, et son regard tombe sur le sien. Kobe ne se bat même plus, sa voix est un abandon déguisé en un gargouillement rauque. "Parce que quand tu me regardes, j'ai l'impression que tu te cherches un responsable." Parce que j'ai l'impression que tous les malheurs qui se sont jamais abattus sur toi sont exclusivement de ma faute. Que j'ai tué Alice, que j'ai tué le gosse. Que je t'ai abandonné par choix et en connaissance de cause. Mais la vérité, Félicity, c'est que ce n'est la faute de personne. Que personne n'a tué Alice, sinon le cancer, que personne n'a tué cet enfant, sinon la vie, sinon la nature, la chance, le hasard, Dieu, peu importe les visages qu'il incarne à tes yeux. Pourtant c'est moi que tu fixes comme un meurtrier. Comme un responsable. "J'ai cru que j'allais te perdre." J'ai cru que tu allais me laisser, que tu allais mourir ou que tu allais me quitter. "Je pouvais pas te perdre. Tous les jours-" L'angoisse a formé une boule dans le fond de sa gorge, qui prend son temps, le temps de coincer les mots assez profonds pour que s'en échappe un râle. "Tous les jours, je te regardais mourir." Entre ses mains, le fusil tremble. "Et j'avais l'impression d'être sur le quai et de te tendre une corde mais tu ne la prenais pas. Tu comprends ça ?" Tu te laissais noyer, couler. Mourir. J'ai fait tout ce que j'ai pu et plus. J'ai abandonné le bateau avant qu'il ne m'emporte moi aussi. Je me suis protégé de toi. Alors je te pose la question encore une fois. "Qu'est ce que tu veux ? Qu'est ce que tu cherches, Felicity ?" Moi, je ne veux pas mourir. Je ne veux plus y penser. Je suis là. Regarde-moi. Ne m'emporte pas. Laisse moi survivre.
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MessageSujet: Re: How strange to be strangers again (pv)   Lun 29 Aoû - 3:34

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Le moment fatidique était enfin arrivé. Elle avait mis tant de temps et d’ardeur à éviter ce dernier que maintenant au pied du mur : elle était terrifiée. Itzapapalotl pourtant n’eut aucune peine à s’approcher violemment de lui pour physiquement l’empêcher de faire un bruit de plus. Elle n’avait pas envie de voir le chiffre descendre encore. Elle réservait ses vies pour Giant Fairy. Elle l’aurait un jour. Elle prouverait qu'elle était une guerrière elle aussi : même si pour cela elle devait y rester. Ce n’est pas comme si elle avait un chat ou un chien à s’occuper ; une famille à rejoindre une fois déconnectée de toute façon. Elle n’avait rien à perdre.

La joueuse s’était enflammée parce que s’il y avait bien une personne qui n’était pas en droit de demander de l’attention : c’était Kobe. Parce qu’elle avait fait le premier pas. Felicity avait l’effort de sourire dans la bibliothèque, d'être concilliante et gentille ; alors qu'il lui avait gentiment informé qu’elle se fourvoyait de penser qu’ils pourraient de nouveau être proches un jour. Elle n’avait eu de cesse de ressasser les paroles qu’il avait eues à son encontre. Ils ne pouvaient pas être amis. Ils ne pouvaient pas être fiancés. Ils avaient trop vécu pour être de simples connaissances… Qu’est-ce qu’ils étaient alors ? Rien. Voilà ce qu’Itzapapalotl tentait d’expliquer, mais malgré sa volonté de vouloir rester dans le jeu : elle s’effaçait au fur et à mesure des mots pour laisser place à Feli qui incapable de faire du mal à un être vivant s’éloigna de lui pour libérer ses lèvres de son emprise. La vérité était qu’elle devait parler. L’Historienne devait vider son sac si elle ne voulait pas finir en hôpital psychiatrique ou bien pendu au bout d’une corde. Parce que son spleen était tellement lourd que la plupart du temps, elle n’était pas capable de se lever, et même la méditation ou le yoga n’arrivaient pas à panser ses blessures. Il n’y avait rien pour la soulager. Felicity savait que la seule façon pour elle de respirer à nouveau était de mettre les choses aux claires avec ses tortionnaires. Kobe, Mera, Rohan… Elle allait devoir leur parler à cœur ouvert. Pas de chances pour son ancien fiancé : il était le premier. Il avait été le premier dans beaucoup de choses… Pour tous ces petits plaisirs qui naissent entre deux baisers, dans les tendresses d’un couple uni et dont l’avenir est rempli de projet. C’est ce qu’ils ont eu, ce qu’ils ont été.

On s’aimait comme on se déchirait. Voilà ce qu’Itzapapalotl avait conclus de leur histoire.

Son murmure lui arrache le cœur tandis qu’elle s’éloigne. Felicity se rétractait, elle prenait la fuite. Non. Non, elle n’était pas prête. Parler de leur enfant avait été une erreur, une grossière erreur ! Jamais elle n’en parlait, car les cicatrices que le nouveau-né avait laissé n’étaient pas visibles et pourtant imprimées dans les fibres de son être. Parce qu’elle se souvenait parfaitement de la sensation qui s’était emparée d’elle quand elle avait appris que le cœur du bébé s’était arrêté. Qu’elle ne portait plus la vie, mais la mort. Qu’elle allait devoir mettre au monde un macchabée. Il n’y aurait pas de baby shower… Juste des funérailles et un petit cercueil mis sous terre emportant avec lui sa relation avec Kobe. Sa vie. Son bonheur et une partie d’elle-même.

C’est au tour de Kobe de prendre la parole et de faire un plaidoyer face aux constatations de la GAIA. Face à ses accusations en un seul. Peut-être injuste aux yeux de tous, aux yeux du concerné, mais pas aux siens. Non, elle ne voulait pas d’excuses, elle ne voulait pas qu’il souffre. Felicity tentait juste le tout pour le tout. Elle voulait enlever ce poids sur son cœur. Était-ce un crime de vouloir se libérer de ces entraves ? Et ce, par tous les moyens ? De penser à elle et non aux autres ? De ne pas vouloir rester enfermer dans un passé trop lourd et qui allait finir par la noyer ? La joueuse serre les dents, elle avait remis de la distance entre eux et avait à nouveau sa lance entre ses mains. Itzapapalotl savait qu’au lieu de se quereller : ils feraient mieux d’avancer parce qu’ici, ils n’étaient pas à Chicago. Elle savait que le danger pouvait arriver à tout moment et de tous les côtés. Pourtant, elle restait presque sourde aux bruits environnants. Kobe avait toute son attention. Il aurait sa peau un jour. Littéralement ! La suite lui glace le sang et lui brise le cœur. Elle blêmit à vue d’œil : perdant les couleurs qui étaient apparues après qu’elle se soit énervée. Elle ne le savait pas… Elle avala difficilement sa salive. Elle serrait tellement sa mâchoire qu’elle pouvait presque entendre ses dents grincer. Vrai que leur bébé était beau… Magnifique. Parfaitement formé, on aurait pu croire qu’il était tout simplement endormi quand ils l’ont sorti de son ventre. Felicity suit le regard de Kobe et se mit à détailler pour la énième fois les paumes de son ancien fiancé. Elle les connaissait… Trop peut-être. Elle ne pense alors qu’à une seule chose : se jeter dans ses bras, le serrer contre elle pour absorber tout son chagrin. Elle a envie de mettre ses mains dans les siennes pour tenter d’apaiser sa peine. Elle ne fait rien cependant. Itzapapalotl semblait presque rester de marbre face à ces paroles alors que Felicity se déchirait, pleurait.

Appolo repose son regard sur la GAIA qui encaisse la justification. Plus il parle, plus la vaillante Itzapaplotl se laisse submerger par l’Historienne. Une larme coule silencieusement sur sa joue, puis deux… Manquerait plus que des adversaires arrivent et tombent sur la scène pour comprendre que Kobe était son point faible. Il lui redonne le service, la parole…. Est-elle seulement capable de parler à travers sa rage, sa triste, sa colère, son désespoir ? Felicity ne savait même plus comment faire. Elle pensait se libérer en parlant à coeur ouvert, la vérité était toute autre. Elle était encore plus peinée qu’avant… Parce qu’elle se rendait compte, ou tout du moins avait l’impression, que derrière ces paroles, il y avait encore une tendresse. Qu’il avait essayé de la sortir de sa torpeur, mais que la souffrance résultant de la perte d’un enfant l’avait aveuglé. Elle était le propre maître de son malheur.

« Je voulais comprendre. Pourquoi tu m’as laissé, pourquoi est-ce que tout le monde finit par m’abandonner. Je voulais apprendre de mes erreurs pour ne plus jamais avoir à vivre à nouveau le sentiment de vide et d’insécurité. Parce que, quand tu es partis, quand tu m’as laissé : je me suis rendu compte que je n’avais plus rien. On se rend compte de l’importance d’une personne seulement quand cette dernière n’est pas là… J’ai réalisé que t’étais devenu au fil des années le centre de mon univers. En partant, tu as tout fait disjoncter. Parce que je me suis éloigné des seuls amis que j’avais à ton profit. Je voulais me donner corps et âmes à toi. Parce que mes sentiments étaient tellement forts que c’était à mes yeux la plus belle preuve d’amour que je pouvais t’offrir. Tu me suffisais. J’ai réalisé trop tard qu’en faisant cela : je me condamnais. »

Au fond… Ce qu’elle voulait était encore plus simplement que cela.

« Je veux pouvoir vivre. » Confesse-t-elle finalement en essuyant nerveusement ses joues. Itzapapalotl prit une longue inspiration. « Je cherche un moyen pour avancer, pour ne pas rester dans le passé. » Elle se plonge dans son regard, elle reprend de la contenance au fur et à mesure que les mots sortent de ses lèvres. « Je n'ai pas choisi… De le perdre, de te laisser partir. » Avoue-t-elle. « J’ai misé sur le mauvais cheval. J’ai voulu tenir la promesse que j’ai faite à Alice sur son lit de mort : de prendre soin de ses filles. Je pensais que je pourrais consigner ma vie de tante et ma vie de femme, de mère. Que je pourrais avoir un petit boulot tout en continuant ma thèse et l’écriture de mon livre… Je voulais être tienne tout en prenant soin de mes nièces. Tout simplement. Je me suis trompée. Je ne suis qu’une humaine après tout... N'importe qui se serait rendus compte qu'on ne peut pas être sur tous les fronts en même temps. » Felicity leva les yeux au ciel. Un rire jaune sort de sa gorge, rapidement arrêté par un sanglot : « C’est drôle… De voir que je suis la méchante dans ta version de l’histoire… Non. Pour répondre à ta question, je ne cherche pas de coupable. Et non, je ne te désigne pas comme responsable. Si… Si une personne devait prendre le blâme, c’est moi. » Crache-t-elle. Qu’on lui donne un flingue pour qu’elle puisse mettre un terme à sa connexion et retourner au fond de son lit pour pleurer toutes les larmes de son cœur. Felicity baissa la tête pour regarder le sol avant de se mettre à jouer avec la terre du bout de sa chaussure. « Je suis celle qui n’a pas su protéger notre enfant… C'est pour ça que je porte ce pseudo ici. Je porte ma Croix. » Elle sent de nouvelles larmes se former. « Et je devrais porter cela jusqu’à la fin de ma vie... » Dit-elle dans un sanglot. « Content ? »

Par elle ne sait quelle force, elle trouve finalement le courage de relever ses yeux pour se noyer dans celui de son ex-fiancé. Remarquant avec amertume qu’elle aimait toujours autant son regard couleur ciel, ils n’étaient pas verts : pourtant, ils avaient toujours représenté l’espoir. Aujourd’hui… Ils ne sont que deux fenêtres sur les regrets de leur passé commun.

« Je ne souhaite pas d’excuses, les mots n’apportent qu’un confort éphémère. Si l’idée que je voulais te faire, regretter, souffrir t’as effleuré l’esprit… Alors c’est que tu ne me connais pas aussi bien que je le pensais. Jamais je ne serais capable d’une telle chose. Encore moins à ton encontre. Je n’ai pas ta faculté à rayer des années de vies communes ou bien de piétiner mes sentiments. J’ai essayé. Je ne peux tout simplement pas. Je te l’ai toujours dit : t’es le plus doué de nous deux. » Felicity serre un peu plus sa lance : « Je ne sais même pas ce que je veux entre nous pour jouer franc jeu… » Constate-t-elle. « Et puis… Tu n’es pas le seul à être parti. Désolée de t'arracher les lauriers de la gloire César. » Mera et Aria aussi avaient disparu du jour au lendemain. « T’en fais pas pour moi va. J’ai l’habitude. On meurt seul. De toute façon. » Ironise-t-elle en soupirant. « Tu me donneras ton adresse. Je te renverrai l’alliance et comme ça, tu pourras définitivement tourner la page et ne plus rien avoir à faire avec moi. Tu pourras m’oublier. Passer à autre chose. C’est pour ça que t’es partit non ? » Question rhétorique. Il lui avait donné sa réponse plus tôt. Elle fait quelques pas en arrière : « Tu veux encore parler ou on peut continuer notre route ? »


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MessageSujet: Re: How strange to be strangers again (pv)   Lun 5 Sep - 19:31

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Les verres tintent les uns contre les autres en s'élevant dans l'atmosphère empli de rires, de conversations animées, de murmures dans les froissements de vêtements finement coupés, finement arrangés ; le chic de la haute société Chicagoane. Au détour du champagne et d'une tripotée de petit four, il s'est senti saisi dans son mouvement, une main presque statufié au-dessus du buffet alors que son regard suivait l'ombre fine qui parcourait la foule. Figure élancée aux jambes interminables et au cou longiligne qui ne pouvait être celui d'une danseuse ou de quelque animal fantastique échappé d'une mythologie ancienne. Ses deux yeux bruns vont et vient contre le sien sans gêne mais avec la frayeur de ces jeunes enfants qui comprennent leur faiblesse. Mais son sourire émerge de la timidité comme un pied de nez aux apparences et lorsqu'elle s'avance pour le saluer après une minute de contact visuel hors du temps, il laisse ses joues s'enflammer de fausse indifférence et ses mains tripoter la quarantaine de petits fours qui traînaient dans son assiette. Il la regarde à peine mais c'est une certitude. Ca n'a pas besoin de mots, ou d'actes, ou de promesses. Il y a des rencontres qui frisent l'évidence, voir l'arrogance.

Il l'avait toujours aimé. Différemment à travers le temps, mais avec vénération : de manière inadéquate et cruelle. Comme la figure intemporelle de tout ce qu'il avait voulu et désiré chez une femme, ce semblant de perfection rassurant. Tranquille. Jakob avait été un enfant de l'excellence, élevé dans la plus grande sévérité des cadres, des règles, d'un continuum qui ne dérogeait pas, jamais. Il avait compris tôt l'ordre des choses, et l'importance de la ligne droite, qui file, qui s'étend sans jamais briser. L'importance de la constance. Mathématicien, physicien, il avait donné sens au chiffre, au quotidien, par extension, à sa vie toute entière. Mais le parfait n'est pas taillé pour le malheur et il avait connu les siens. A en faire effondrer quelques principes et quelques vérités, l'essence même de sa philosophie de vie, là, dans un électrocardiogramme et quelques règles d'étoiles. La seule constante véritable, ça n'avait jamais été qu'elle. Felicity n'avait jamais dérogé à son sublime ; elle l'avait embrassé. Elle rééquilibrait ses propensions au chaos, au désordre, à la confusion. Là où il ne percevait que désastre et désarroi, elle devenait la Règle d'Or, l'ordre continu, infini, stable d'un monde qui foutait le camp devant ses yeux.

Mais la perfection est une farce. Un mensonge. Une bêtise. Une grande mascarade qui comme tous les grands théâtres, fait tomber quelques masques. Alors maintenant, il la sent libérée, délivrée d'un mal, d'un virus, de ce microbe immonde, gluant, qui semblait lui avoir longtemps enserrée la gorge. Echappée de la chrysalide sirupeuse, un pied devant l'autre et on recommence, en serrant les dents, elle y était finalement parvenue. Là, dans le fond de son œsophage, aux cœurs même de ses tripes, elle avait trouvé la force. Il aimerait y voir une splendeur, il aimerait y trouver de la grâce, du courage. Tout ce qu'il perçoit c'est le pathétisme et l'effort glauque, de railleries jetés à ses pieds en abstraction totale d'une quelconque compassion, d'une quelconque gentillesse ; rien qu'il ne lui connaisse. Où est cette perfection si chère à son coeur. Kobe se rassure. Il se dit que ce n'est qu'Izta, sorcière vengeresse, de laquelle elle tire sa cruauté. Pourtant la traitresse est paré du familier, et le visage est connu, précieux, si précieux... Il aimerait pouvoir lui ordonner de revenir, de tout rembobiner, de faire jouer le drame au ralenti, dans l'autre sens, que tout ça s'arrête, cesse, il n'a pas signé pour mille années de malheur. Il le vit comme une agression.

Le pathétisme de ses dernières répliques font monter le rire à sa gorge, et il le retient bien parce qu'il a encore peur de ce qu'elle pourrait accomplir de nouveau, là, devant ses yeux. Kobe était un homme de peu de mots, et les siens avaient déjà gagné leur sens quelques minutes auparavant. Il se contente de la fixer, provocation née de la colère sourde qui l'envahit brutalement. Il haït ce qu'il entend, ce qu'il voit. Apollo et son sarcasme ressurgissent de la carcasse. "Oh, super content." Raille t-il, habité d'une hargne nouvelle en posant le fusil sur son épaule. Il hait ses rhétoriques, il hait l'ambigüité de ces mots, parfois aimant, parfois abject. Il haït d'être un inconnu dans l'équation et de sentir le poids de tout ce qu'il n'avait dit que trop tard, ou pas assez fort; et il haït d'être tenu pour responsable. Il hait l'entendre parler au passé et comprendre que leur futur est difficile. Il hait de se sentir désarmé, impuissant ; mais devant la provocation, choisi de rester Kobe, une fois de plus. Choisi tout simplement de se taire.

Lorsqu'elle commente sur la longueur de la conversation, il ne peut s'empêcher du ricanement, du souvenir de la bibliothèque, et sans prévenir, s'avance d'un pas rapide, brutal. "J'passe devant."Annonce Apollo sans lui laisser le choix. C'est son QG après tout. C'est chez lui. Il connait le chemin. Devant lui s'étend les reliefs de la forêt, le bruissement des arbres, le chemin escarpé sur lequel il s'aventure. Il est bien content de ne pas avoir à fixer son dos. Il se demande ce qu'il l'empêche de détaler, loin, comme il l'avait fait dans la bibliothèques universitaire. Ce qu'il l'empêche de la laisser là, de nouveau. La provocation sans doute. La même qui faisait qu'Apollo fait glisser l'arme devant lui et ouvre le réservoir pour replacer quelques balles, fait claquer le tout en lançant: "Qu'est ce que tu vas faire chez nous ? Tu vas te faire descendre avant d'arriver à la fin de la forêt." Il renifle. La voix s'était durci, le visage assombrit derrière les traits de celui qu'il avait décidé d'incarner, ici, parmi les arbres, au sein d'un jeu libérateur. Elle n'était pas la seule à avoir changé. Pas la seule à se laisser ensevelir par le poids des choix. Ici, il pouvait être ce qu'il voulait. Et il choisissait de rester, pour la première fois. Il choisissait de faire face. Il choisissait d'en rire et de s'en foutre. D'affronter le chaos.

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MessageSujet: Re: How strange to be strangers again (pv)   Jeu 8 Sep - 23:43

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Felicity regardait impuissante les derniers vestiges d’un amour passé s’effriter au contact de la sombre réalité. Elle ne pouvait rien pour éviter la profanation de leurs souvenirs par ces mots froids, par cette distance qu’ils avaient instauré à cause de ses erreurs. Si dans cette histoire Kobe avait ses torts : force était de constater que la jeune femme n’avait rien fait pour contenir l’hémorragie qui avait tué petit à petit ce qu’ils avaient construit avec tendresse et amour. Une nouvelle fois, elle se sentait impuissante. Elle ne se voilait pas la face : Felicity aimait Kobe comme au premier jour. Comme au premier regard. Le coup de foudre comme dirait l’autre. Un amour si intense qu’on sait qu’il n’est pas fait pour durer ; pourtant les damnés qui sont victimes de cette chimère s’y accrochent, car ils portent encore dans leur cœur la promesse d’y trouver une oasis. Mais quand cet espoir est parti… Que reste-t-il hormis l’amertume des jours heureux ? L’Historienne avait la réponse. Rien. Il ne restait rien des éclats de ces moments passés.
Ici, dans le jeu, Itzapapalotl n’est pas victime. Elle n’était pas la douce femme de lettre prête à se mettre en quatre pour son prochain. Elle était une GAIA qui avait envie de prouver à tous qu’elle n’était pas aussi faible qu’on l’imagine. Même si l’implacable cruauté la rappelait à l’ordre, notamment durant ses death matchs contre Giant Fairy, elle croyait encore dur comme fer à cette possibilité. Celle de devenir une personne qu’elle respecterait. Qu’elle ne trouverait pas pathétique d’être aussi faible. Voilà ce que cherchait Itzapapalotl au nom de Felicity. Ce n’était pas la reconnaissance, l’amour des autres : c’était l’amour de soi. Elle voulait se regarder dans le miroir et être fière de ce qu’elle voyait. Si d’un point de vue intellectuelle elle avait les lauriers de la gloire et de la connaissance ; sur le point de vu personnel était avait tout faux. Beaucoup de gens disaient qu’on ne pouvait pas avoir l’un sans l’autre. Encore une fois, l’Historienne était bien décidée à prouver que ces gens ont tort. Elle a toujours aimé prouver par a + b aux défaitistes qu’il n’y avait d’impossible que ce qu’on n’osait pas faire.
Felicity retourne dans l’ombre, Itzapapalotl se fait une joie d’utiliser son sarcasme qui semblait être devenu au fil des connexions son sceau. Elle se protège et elle défend ce qui reste de sa joueuse qui brisée ne veut plus rien avoir à faire avec Kobe. Elle se joint à son rire pour souligner le côté pathétique de ce moment. Eux qui avaient si proches. Eux qui s’aimaient où qu’ils soient pour le peu qu’une œillade soit trop passionnée ou malicieuse. Eux qui n’étaient plus rien au jour d’aujourd’hui si ce n’est deux âmes en peine en quête d’une quelconque rédemption.

« Les bons comptent, font les bons amis n’est-ce pas ? »

Dit-elle d’une arrogance qui aurait embarrassé Felicity qui se serait excusé mille et une fois pour être si insolente. Surtout envers lui. Surtout envers ce qu’elle considérait encore aujourd’hui comme l’un des amours de sa vie. Apollo prend les devants, elle le suit sans rien dire de plus. Il n’y avait rien à rajouter. Elle avait ce qu’elle voulait depuis le début : le silence. Itzapapalotl suivait la cadence de l’ATOM, ne s’attardant pas le paysage : s’attendant à y voir surgir un ennemi ou bien un mob. Quand elle voit Apollo vérifier la chambre de son arme tout en lui demandant ce qu’elle allait faire ; non sans ajouter le possible risque qu’elle se prenne une balle perdue : elle sourit :

« Dis comme ça, quand tu recharges ton arme : je pourrais croire que c’est toi qui va me coller une balle dans ma boîte crânienne avant que j’arrive à ton QG. » Itzapapalotl n’est pas mécontente de sa répartie qu’elle avait hérité de Felicity. « Je voulais voir Aestus. » Elle ne savait pas si Kobe avait revu Aria entre les murs du QG. « Je voulais savoir comment elle allait, si elle s’en sortait » Pas besoin d’en dire plus. Tout le monde dans le jeu savait que Faust et Aestus avaient été victimes des CAHO. « Et puis aux dernières nouvelles : vous êtes des alliées. A moins que la chasse aux sorcières version GAIA a commencé aussi chez vous et que vous accusiez tous les verts d'être responsable de l'attentat »

Un bruit dans les buissons à sa droite... Il n'en faut pas plus à Itzapapalotl pour resserrer sa lance et se mettre en position de défense : prête à faire face à un ennemi potentiel.


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Dernière édition par Felicity Birdwhistle le Jeu 8 Sep - 23:45, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: How strange to be strangers again (pv)   Jeu 8 Sep - 23:43
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MessageSujet: Re: How strange to be strangers again (pv)   Jeu 15 Sep - 20:29
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MessageSujet: Re: How strange to be strangers again (pv)   Sam 17 Sep - 20:09

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C'est peut-être dans la courbe sévère de ses lèvres, du rictus arrogant, de sourcils froncés sur des yeux métalliques, arides. D'un cou énorme qui surmontent des épaules plus larges encore, un animal qui joue du physique, de la brutalité. Il n'a plus l'agilité de son double, Apollo, reflet plus brisé, plus cassant, plus abject que son alter-égo grelottant, animé par la frayeur et les envies de fuite. Si Kobe avait fondu d'inactivité physique, de patience intellectuelle qui l'avait propulsé au rang des grands maigrichons, malgré les joggings de la dernière chance et les altères qui traînaient dans un coin de sa chambre bordélique, ses assiettes demeuraient insatiablement pleines de ce trop plein d'angoisses qu'il ne pouvait évacuer, de ce besoin quotidien de la peur comme d'une compagne sur laquelle se reposer, sur laquelle admettre et se dire : voilà, tu vois, je fais ce que je peux.
Maintenant, c'est différent.
Maintenant, Felicity est là et Apollo en a décidé autrement. Il a cloitré le pétochard derrière le bleu électrique d'un regard qui ne ment plus, qui s'affirme, qui a décidé, finalement, de son entrée en guerre. Il lève le fusil, il tripote le chien, il n'a jamais été plus prêt qu'à cet instant. Prêt à montrer les dents et à user de cette force qu'on avait souvent confondu avec de la maladresse, alors qu'il rappelait ses moments où elle riait, encore, si fort, de son manque de délicatesse, de la taille gigantesque de ses mains, elle, la Souris, et lui, le Lion, d'une fable si célèbre à se moquer de son existence même.

La cadence est bonne et les remarques fusent, l'arrogance et la minauderie de ses mots font des rebonds d'indifférence contre sa caboche. Parfois, il ricane. Il trouve le moyen de resserrer plus fort l'arme contre son corps, de se dire que ce n'est que passager tout ça, qu'elle finira bien par se taire, qu'ils arriveront à bon bord sans qu'ils aient besoin de se distribuer des claques. De Kobe et de Felicity, il ne reste plus grand chose qu'à l'instant où le sous-entendu infusent et fait son chemin parmi la forêt. Là, tout près, à leur côté. "Nee." Dit Apollo, en laissant resurgir son accent néerlandais. "Tu trouveras bien quelqu'un d'autre pour s'en charger, t'en fais pas." Il ne lui ferait pas ce plaisir, celui-là même qui ravirait pourtant de nombreux ATOM en apercevant le tatouage d'Itza, en apercevant même son visage puisque sa célébrité n'avait apparemment pas de limite. Et ce n'était pas les ordres qui lui avaient été affecté, maugréait Apollo pour lui-même, dans une tendance à la soumission qui finirait bien un jour par lui passer. C'est que pour son équipe, il avait une insatiable affection, un besoin de protéger et de défendre qu'il avait sans doute hérité de son double. Un sentiment de famille, qui ne réveillait même pas la haine lorsqu'elle aborda la véritable raison de sa présence en territoire ATOM. Aestus. Apollo ne flancha pas, et son visage se mura derrière l'indifférence du pseudo. Aria. Il la voyait parfois traîner aux abords du camps, figure fluette et fragile. Comme les autres, il avait entendu les rumeurs, les histoires. Comme les autres, il s'était tut. Il ne lui avait jamais adressé la parole, et son regard fuyait constamment du sien lorsqu'il la sentait marcher dans sa direction. Il n'y avait pas d'Aria en ces terres. Seulement Aestus. Seulement une gamine à protéger, parmi tous les autres gamins et gamines qui faisaient parti de leur groupe. Apollo grogna et l'injonction s'échappa avec colère, malgré lui : "Elle va bien. Laisse-la tranquille." Mieux qu'avec sa tante dans les parages. Mieux qu'avec sa soeur. Sans doute. Qu'en savait-il vraiment, à part ce qu'il pouvait deviner, de loin, à observer avec une tête de chien battu, l'enfant reprendre un court semblable d'existence.

Il laisse passer sous silence la remarque sur l'attentat, non pas par décence, mais parce qu'il se considérait trop jeune joueur pour que son avis compte vraiment. Parce que si ça ne tenait qu'à lui, il aurait voulu s'assurer que les ATOM disparaissent tout simplement de la surface du jeu, qu'on y voit que des traces et des passages, qu'ils voguent tous vers cet île qui était leur propriété, qu'ils se retrouvent et qu'ils restent là, sagement, en attendant que le reste du monde finissent de s'entre-détruire lentement mais sûrement. Il va pour lancer une ou deux piques sur les conséquences de sa présence en ces terres lorsqu'il la voit, brutalement, se mettre en position de défense ; plus vite qu'il n'aperçoit la créature gigantesque qui leur fait bientôt face. Le juron s'échappe de sa gorge devant la taille anormalement élevé de la fourmi, qui fait remuer ses deux crocs dans les airs sur fond de gémissements aigus terrifiant. Avant même qu'Izta réagisse, Kobe a levé son fusil préalablement chargé. Son regard met un dixième de seconde pour ajuster la cible, gigantesque, énorme, qu'il ne peut pas louper à une telle distance. Pourtant sur le chien, la main s'agite, les doigts tremblent, malgré lui, malgré tout, et il peut sentir sa présence à ses côtés, cette présence qui le sidère autant qu'elle le déconcentre. Les secondes défilent et il est trop tard. L'animal fait un geste brusque en avant, surprenant Apollo, surprenant Kobe, surprenant toutes ses peurs, ses angoisses; il sursaute brutalement et le coup part et fait chou blanc un peu plus haut dans les arbres.


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Itzapapalotl regardait ce joueur. Felicity reléguée au second plan, il n’y avait plus de places pour des jérémiades, pour des plaintes. Ressasser le passé : à quoi bon ? Il n’y avait plus rien entre eux. L’Historienne devait le comprendre et l’espionne agir. Alors c’était donc ça de passer à autre chose. De ne plus être perturbée par des yeux d’un bleu azur ? De pouvoir respirer normalement sans sentir son cœur s’emballer au moindre contact ? Felicity, témoin silencieux de ce changement, trouvait cela étrange. Pour Itzapapalotl c’était normal. Apollo était un joueur. Un ATOM, donc allié, mais rien d’autres qu’un joueur. DG changeait tout et tout le monde. Des amis pouvaient devenir ennemis, des ennemis amis : il n’y avait aucune loi ici. La preuve quand elle le vit recharger son âme en la prévenant d’un éventuel danger. L’ATOM serait-il une menace ? Devait-elle le défier dans un combat à mort et supprimer ce danger potentiel ? En serait-elle seulement capable ? Quand il affirme dans sa langue natale que non, il n’allait pas être celui qui presserait la détente, Itza se mit à sourire et répondit Néérlandais :

« Tu m’en vois contente. »


Répondit-elle sur un ton ironique évidemment. La jeune femme n’était même pas sure qu’elle avait utilisé le bon mot pour dire qu’elle était ravie d’apprendre qu’il ne la tuerait plus. Oui, Felicity avait fait l’effort d’apprendre sa langue, par amour, par intérêt aussi même si elle était compliquée et qu’elle était rouillée. Elle n’avait pas beaucoup d’occasions de la pratiquer maintenant qu’elle n’était plus fiancée à Kobe.

« C’est beau de voir que tu seras éplorée de ma mort. »


Souffle-t-elle en passant sa main dans sa natte. Parler d’Aestus était difficile, encore plus devant Kobe. Elle avait l’impression d’avoir échoué à son devoir de tante bien qu’elle n’est pas de responsabilités dans ces tortures. Itzapapalotl avait tenté de faire quelque chose pour sauver Aria, mais elle n’avait pas réussis. Quand il lui demande de laisser tranquille la jeune joueuse, elle fronça les sourcils :

« Oh parce que maintenant qu’elle est dans ton équipe, tu t’inquiètes pour elle ? »


Itzapalotl serra les dents en même temps que son emprise sur son arme. Il mettait sa patience à rude épreuve et il ferait bien de cesser ce petit jeu. Ici, elle n’était pas la calme et douce Felicity. Dans DG elle était une GAIA qui n’avait plus peur de se mesurer aux autres. Pire encore, qui n’avait plus peur de perdre une vie. Et quand elle entendit un bruit près d’eux : elle ne mit pas de temps à se mettre en position de défense. Parce que dans DG ce n’était jamais une bonne chose. Une fourmi géante sortit des feuillages la faisant jurer.

La GAIA tourna autour de la bête, cherchant une faille dans son armure. Elle n'avait pas encore vu de mobs de cette taille. Du coin de l'oeil, elle voit Kobe tenter de tirer sur l'insecte géant, mais sa balle ricoche dans un arbre et l'attention du mob est maintenant sur lui. Elle siffla la créature géante, arma son bras et sa lance avant de la jeter pour tenter d'attirer le regard sur elle. Cela marchait puisque l'animal se dirigeait déjà vers elle. Elle chercha et sortit sa petite lame. Ils allaient devoir travailler en équipe. Si sa lance n'était pas tout de suite récupérable : elle savait que Kobe pouvait recharger. Regardant à droite et à gauche : elle courrut vers l'arbre le plus proche en évitant de justesse un coup de pince en faisant une roulade en avant. Le coeur battant à tout allure, elle regarda rapidement Apollo avant de reporter son attention sur l'animal. Prenant une grande inspiration, elle reprit sa course pour que l'insecte se focalise sur elle et non sur l'ATOM.

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MessageSujet: Re: How strange to be strangers again (pv)   Sam 29 Oct - 21:20

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La menace plane. Face à eux, l'animal fait claquer ses mandibules avec furie et frénésie. C'est qu'ils ont du dépasser les limites sur son territoire, ou mettre leurs pieds dans un nid ; ou peut-être simplement d'être là au mauvais endroit, au mauvais moment. Apollo a raffermi sa prise sur son fusil, et quand bien même devrait il se concentrer sur l'insecte gigantesque qui lui fait face, il ne peut s'empêcher de ressasser les piques sévères que l'autre ennemi, bien plus destructeur, bien plus narquois, lui lançait avec la plus grande des violences. Le néerlandais s'était échappé des lèvres de la Gaia et les muscles de Kobe s'était statufié de stupeur devant l'arrogance du geste. Là, à un mètre à peine de porter de poing, elle lui avait sourit moqueusement. Et il avait beau savoir pour les alliances, il avait beau savoir pour les traités et les jolies déclaration, il n'y aurait pas un accord de paix qui aurait pu l'empêcher, à l'instant, de lui arracher la gorge avec les dents. Et il n'y avait qu'elle, il n'y avait que ce visage marqué par le poids, subit, écrasant, de milles regrets, et milles terreurs, et milles colères ; que ce visage dont il connaissait chaque pore de peau, et chaque aspect, les yeux fermés, du bout des doigts. Ce visage frustré de ne pas en dire assez, ou d'en savoir trop, qui répétait comme une mélopée, à l'infini, l'ardeur de quelques brusqueries pour se sentir, enfin, fébrile et victorieux. Ce visage, qui posait sur lui un regard hargneux et funèbre. Un regard qui le déstabilisait.

Il manque de se prendre les pieds dans une racine, et continu de tourner malgré tout autour de la bête, de l'haranguer presque silencieusement de quelques noms d'oiseaux qu'il se murmure à lui-même, pour se donner du courage. Itzpapalotl n'a pas fait mieux avec sa lance, et la pique est aller s'écraser là, à quelques mètres d'eux, dans la terre molle. L'insecte a quasiment ignoré l'injonction et promène ses grandes pattes vers Apollo, qui tente de recharger du mieux qu'il le peut. C'est qu'il n'a pas encore la fluidité de ses pairs plus agiles, plus aguerris, c'est qu'il n'a pas encore appris tous les trucs, toutes les astuces, et qu'il est bien inutile à ce jour pour tenir une arme à feu entre ses mains. Ses doigts s'agitent, couvert de spasme, et une goutte de sueur parcourt son front, il la repousse d'un coup de manche en se parlant à lui-même, des mots qui s'échappent de sa bouche tremblotante. Il n'a jamais rien vu de pareil, cet animal gigantesque qui le menace de mandibules gigantesques ; et il sent la pression, l'ardeur d'un regard qu'elle lui lance à quelques mètres de là, après avoir rouler en direction d'un arbre dans la plus grande souplesse. Le mouvement a alerté l'insecte qui détourne son attention de lui.

Apollo recharge. Lève l'arme, la place contre son épaule. La bête est énorme, mais rapide. Alors qu'elle s'élance vers Itzpa, il est pris d'un moment de panique et le coup part trop vite, trop haut, encore. Encore "PUTAIN !" Il hurle, à lui-même, à elle. C'est à croire qu'il n'y arriveront jamais. Qu'il n'y arrivera jamais. Si seulement il pouvait empêcher ses mains de trembler. Pris d'un nouveau sursaut de stupeur, alertée par le bruit, l'animal s'en retourne de nouveau dans sa direction et Apollo ne pense même plus à recharger. Courir. Il ne pense qu'à courir. Trois pas en arrière et il s'éloigne dans la forêt, l'animal à ses trousses.

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MessageSujet: Re: How strange to be strangers again (pv)   Sam 29 Oct - 21:20
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MessageSujet: Re: How strange to be strangers again (pv)   Jeu 3 Nov - 21:41

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Sans l’intervention de l’insecte… Il n’y aucun doute pour la GAIA que les tensions allaient exploser jusqu’à commettre l’irréparable. Elle ne se sentait pas stable dans le jeu. Quelque chose en effet la poussait à agir sous l’impulsion, à ne pas tourner sa langue sept fois dans sa bouche et elle qui était d’une nature si réservée se surprenait dans ses réactions. Pas forcément en bien. Elle n’aimait pas ce qu’Itzapapalotl était… Car elle était différente de Felicity. Le nouveau était terrifiant. Encore plus lorsque cette nouvelle personnalité touchait à une chose aussi importante à ses yeux que l’homme qui se tenait à ses côtés. Sa réaction, ses gestes insolents la choquèrent. Oui. Elle était loin l’Historienne bigleuse tombée amoureuse de Kobe au détour d’un buffet durant une soirée pompeuse. Ce temps était révolu. Seul le temps pourrait dire si dans cette nouvelle ère un « eux » avait encore une chance de vivre.
L’insecte géant n’a fit des balles ou bien de sa lance. Sa carapace semble impénétrable et cela avait le don de l’énerver ! En temps normal, elle aurait fui probablement ou bien aurait tenté le tout pour le tout. Pourtant, il y avait Apollo à quelques mètres d’elle et Itzapapalotl ne pouvait pas le laisser. Quand elle voit la chose se diriger vers l’ATOM, elle ne réfléchit pas à deux fois et attire son attention avant de fuir pour laisser une chance au joueur de recharges. Itzapapalotl entends l'injure de Kobe et baisse sa garde : l'animal à le temps de la blesser au bras. Le deuxième essai est un échec et la fourmi ne semblait pas être ravie de cette attaque puisqu’elle fit volte-face pour se tourner vers Apollo. « God damn it ! » Grogne la GAIA alors elle court récupérer sa lance et s’élancer derrière le mob. Elle ne laisserait pas l'ATOM seul contre cette chose. Il en était hors de questions !

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MessageSujet: Re: How strange to be strangers again (pv)   Jeu 3 Nov - 21:41
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MessageSujet: Re: How strange to be strangers again (pv)   Sam 5 Nov - 21:02

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Il court. Plus vite que ses jambes ne l'ont jamais porté, loin de la bête, loin de la fille : il s'élance, les poumons sifflant, mené par cette endurance brutale, surhumaine. Les ronces lui griffent les jambes alors qu'il traverse les sous-bois, slalome entre des pairs d'arbres, s'enfonce, plus profondément encore, dans les affres d'une forêt qu'il ne connait pas. Il ne pensait pas un jour pouvoir respirer aussi bien à nouveau, un jour imaginer de sentir sa cage thoracique libre, exemptée de poids, de cette grosseur qui devait bien prendre du volume, quelque part près des artères. Et malgré lui, malgré ce qu'il était en train d'accomplir en courant, ainsi, le cœur libéré des souffles qui lui avaient longtemps enserré la poitrine, il ne peut véritablement se sentir ravi. En se retournant à peine, là, il la voit, dressée sur ses mandibules, la fourmi énorme qui fracasse le paysage sur son passage, vrillant de quelques geignement plaintifs le champ de guerre de sa race, sans doute.

Apollo s'impatiente. Il a peur que la Gaia l'ait laissé à son sort, et de ses lèvres s'échappent des grognements de fatigue autant que de peur. Elle oserait. Elle en était capable. Et même si c'était la première fois qu'il lui voyait ce regard, il le savait, au fond de lui-même. Peut-être même en avait-elle rêvé. Finalement, à l'instant où il était proche de laisser tomber, il aperçut une ombre sur sa droite, et avec elle, la chevelure nattée qui fouettait contre son dos. "Te presse pas surtout, on dira rien !" Qu'il lui balança d'un ton mauvais. L'ATOM trouva la force de faire un écart entre deux arbres. Une idée risquée puisque lui-même prenait le risque de rester coincer là, le torse écrasé entre les troncs. Mais une idée qui fonctionna car l'animal vint s'y bloquer les deux pattes avant et qu'Apollo en profita pour lui placer un coup de crosse au plus près de l'abdomen. Retournant sur ses pas, il vint se positionner à côté d'Iztpa. "C'est ta forêt, t'as pas des idées Pocahantas ?"


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MessageSujet: Re: How strange to be strangers again (pv)   Sam 5 Nov - 21:02
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MessageSujet: Re: How strange to be strangers again (pv)   Dim 6 Nov - 13:43

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Felicity remercie à cet instant ses heures à s’entraîner au dojo. Elle avait une bonne endurance, qu’elle avait augmentée depuis sa première connexion. Elle arrivait donc à suivre le mob et Apollo qu’elle pouvait voir par moment. Il aurait été facile pour elle de partir, mais ici elle s’était jurée de ne jamais fuir le danger alors elle continuait sa course effrénée pour garder la distance. De plus, ce n’était pas dans la philosophie de son équipe d’être lâche. Ajouté à cela que les ATOM étaient des alliés : Itzapapalotl ne pouvait juste pas partir comme ça.

« Dixit celui qui a raté deux chances de tirer sur cette chose ! »


Répond-elle sur le même ton : incapable ici de faire profil bas et de se laisser marcher sur les pieds. Elle ne le pouvait tout simplement pas. Parce qu’elle n’était la frêle Felicity ici. Elle était une GAIA qui n’avait pas l’habitude de se laisser mal parler. Elle est tellement focalisée sur la bête qu’elle ne s’occupe pas de son bras, ni du sang qui coule de plus en plus sous son haut. Elle trébuche, s’ouvrant le genou et perdant la cadence. Elle jure, elle grogne de rage de ne pas pouvoir, être forte, ne pas pouvoir montrer ses skills à celui qui lui faisait toujours autant d’effet. Elle voulait lui montrer qu’elle s’était endurcie, qu’elle n’avait plus besoin de lui : c’était raté !
Apollo arrive à bloquer la bête : la frappant à l’abdomen. Elle arrive et regarde le mob, elle reprend sa respiration et cherche un plan. Quand il l’appelle Pocahontas, elle retrousse son nez :

« Oh ça va John Smith ! Je te ferais dire qu'elle est bonne pour fuir et courir à travers les bois ! Et elle ne doit pas faire face à des choses comme ça ! »

Elle regarde autour, elle à une idée. Elle se glisse sous le corps de la MOB et plante sa lance sous sa tête pour la transpercer. Elle a juste le temps de faire une roulade en avant pour éviter de se faire écraser par le corps de la chose. Au sol, elle reprends son souffle et reste allonger en se tenant le bras. Au moins, la créature était morte.

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MessageSujet: Re: How strange to be strangers again (pv)   Dim 6 Nov - 13:43
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MessageSujet: Re: How strange to be strangers again (pv)   Sam 19 Nov - 22:29

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Qu'est ce qu'il fait là. Pourquoi elle. Ca ne peut pas cesser. Campé sur ses positions, les épaules tendues, l'arme prête, Apollo expire le soupir le plus long de la Création. La Création, d'ailleurs, il a mille et une question pour elle à cet instant, et pour celui qui tirait les ficelles du Cosmos. A commencer par pourquoi, sans doute, pourquoi cette haine, pourquoi ce défi, sans cesse, pourquoi ce clair effort pour la mettre dans ses pattes à chaque fois qu'il essayait de devenir plus que ce qu'il n'avait jamais été. Il devait y avoir quelque part, dans un bureau cosmique, un gars se grattant les couilles sans ménagement, avec autant d'intérêt pour sa fierté que pour le restant de ses petits tracas, qui s'amusait à appuyer sans cesse sur la plaie avec force de cruauté. Le même mec qui venait de leur filer l'insecte le plus robuste de la troupe pour son propre plaisir malsain de les regarder se débattre avec la bête, et Apollo, de s'humilier plus que nécessaire.

Il la voit piétiner et se ramasser sur le sol, et il lui vient tout sauf l'envie de rire. Elle est bien la seule à pouvoir le sortir du mauvais pas dans lequel il se trouve, et l'animal à ses trousses, Apollo commence sérieusement à craindre pour sa vie. "Tu m'excuses, c'est pas vraiment une seconde nature de devoir descendre des bestioles géantes." Il gueule à travers le bordel, pour couvrir le bruit de l'animal sifflant, renversant tout sur son passage, plantes, arbres, humains... Mais une pique suivant l'autre, malgré l'urgence de leur situation, il n'y a que sur un seul objet qu'il parvient encore à se concentrer. Elle. Malgré la déculotté qu'ils sont en train de se prendre, elle trouva encore la force de répondre à son agression avec une autre, et malgré l'envie qui lui perçait clairement l'esprit, Apollo décida de se taire. Des deux, elle semblait avoir plus d'assurance, et le nom allant avec. Des deux, elle serait celle qui viendrait les sortir de la merde gigantesque dans laquelle il venait de tomber.

Il n'avait pas tord. L'esprit de compétition comme moteur, Iztpa décolla soudain près de lui. Le coeur de Kobe fit un bond. "HEY !" Il hurla, plus fort, plus enragé. Elle se précipita furieusement vers l'animal et rien ne semblait pouvoir l'arrêter. Son corps glissa brutalement au sol et elle vint planter sa lance sous le corps de l'animal, là où la carapace était tendre et où la chair était visible. Pénétrant les tripes de l'insecte qui hurla dans un dernier soubresaut. Le geste accomplit, elle se libéra, plus rapide que jamais, d'une roulade sur le côté, à quelques mètres de là où Kobe se trouvait, les bras ballants, le fusil pointé vers le sol. Le MOBS gémit. Le silence revint, brutalement, dans la forêt alentour.

Apollo entendait sa propre respiration, brutalement, violente, lui transpercer les oreilles. Il peinait à comprendre ce qui venait de se passer, et pour un instant, un instant seulement, en perdit sa sagacité.  Plus loin, Itzpa était toujours au sol. Il fit quelques pas pour se trouver près d'elle et s'agenouilla doucement à sa hauteur. La blessure à son bras s'était ouverte. "Tu saignes." Dit-il simplement. Sans un sourire. Sans un merci. Une remarque, pas plus moqueuse que la suivante. Juste, une observation. Ils devaient encore se rendre au campement et il n'était pas bien sûr de savoir comment s'y rendre. Alors il attendait, indécis, qu'elle lui indique la suite des évènements.
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MessageSujet: Re: How strange to be strangers again (pv)   Lun 21 Nov - 0:19

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Itzapapalotl aurait aimé avoir le courage de laisser Apollo affronter seul la créature. Elle aurait aimé pouvoir lui dire en face d’aller se faire cuire un œuf et prendre la fuite comme une lâche. Mais elle ne mangeait pas de ce pain-là. Ce n’était ni le genre de Felicity ou bien celui de la GAIA. Ici, elle ne fuyait pas. Là-bas : elle se battait aussi pour ses convictions. Pour ce qu’elle croyait juste qu’importe que cela ne soit pas l’opinion générale. Si elle n’avait pas cette force de faire face à l’adversité la tête haute : elle serait encore sous l’emprise familiale des Birdwhistle. Elle avait survécu aux soirées mondaines, Kobe était lui aussi sortit vivant de ces fêtes. Alors, ce n’était pas un insecte géant qui pourrait les terrasser n’est-ce pas ? C’est ce qu’elle se répétait. Il y avait au fond d’elle un maigre espoir de prouver, de démontrer qu’ils pouvaient faire équipe… À nouveau. Après tout… N’avaient-ils pas ensembles des souvenirs au goût de miel ?
Courant aussi rapidement que possible pour suivre la cadence du monstre et d’Apollo, elle trébuche avant de se relever rapidement : faisant fi de la douleur qui se répandait dans ses genoux. Le pique que lui lance l’ATOM ne met pas de temps à trouver un écho. Hors de questions qu’il l’accuse de son malheur. Elle n’était pas un exutoire. Itza tente de trouver une solution, de trouver un moyen de terrasser la créature. Prenant son courage à deux mains : elle entend à peine l’exclamation de son ex-fiancé tandis qu’elle s’élance à l’assaut de l’insecte coincé. Se glissant sous son corps : elle terrasse la chose avant de rouler agilement pour fuir et éviter de se faire écraser.
A bout de souffle, la GAIA pose sa main sur son bras qui continuait de saigner. Serrant son membre en serrant les dents et en retenant ses larmes : elle en oublia quelques instants où elle se trouvait, mais surtout : qui était à quelques mètres d’elle. C’est la voix de Kobe qui lui fait ouvrir les yeux :

« Merci Einstein, je n’étais pas sûr. »


Elle trouve la force d’ironiser. Elle prend une longue inspiration avant de se redresser en grimaçant de douleur. Itzapapalotl avale sa salive, compte tout bas jusqu’à trois avant de se lever tout en gémissant. Voyant des étoiles, elle se rattrapa de justesse à un arbre. Essuyant la sueur de son front ainsi que ses larmes de douleurs sur son visage : elle arracha un morceau de son haut, prit appui sur le tronc et tant bien que mal se fit un garrot. « Allons-y… » Souffle-t-elle une fois le nœud serrer. La joueuse se baissa pour prendre sa lance et prit la direction du QG ATOM. Elle n’avait pas envie de parler… (…) Arriver sur le Chantier Naval, elle donna ses armes aux gardes : se pliant aux règles des bleus avant de se tourner vers Apollo. Regardant ses chaussures à défaut d’affronter ses yeux saphir :

« Je… » Rien. Elle relève finalement sa tête : « C’est bon te voir que tu vas bien… » Souffle-t-elle finalement : « Prends soin de toi. » Puis elle tourne les talons, sans rien ajouter. Qu’est-ce qu’elle pouvait dire de plus ?


The past cannot be cured. Fear not, we are of the nature of the lion, and cannot descend to the destruction of mice and such small beasts.



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