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 when the conman fires gotta run somehow ○ colin
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MessageSujet: when the conman fires gotta run somehow ○ colin   Jeu 11 Aoû - 23:22
Elle hésite, resserre ses bras autour de sa silhouette qui paraît d’autant plus frêle sous le châle qui couvre ses épaules malgré la température clémente. Ses yeux sont cernés, sa peau pâle, ses lèvres gercées à force de les mordiller nerveusement. Elle n’y peut rien. Sibel fixe avec réticence le numéro placardé sur la porte; prise d’un soudain élan de courage, elle lève la main, prête à frapper doucement, avant de se raviser.
Elle fait quelques pas silencieux dans le couloir avant de changer d’avis, revenant devant l’huis avec une résolution flétrie, mue uniquement par la peur. Parce que si elle ne l’avait pas montré, elle n’en était pas moins terrifiée par les menaces sous-entendues par le personnage lugubre qui avait cru bon de lui rendre visite. Maintenant, elle ne se sentait plus en sécurité chez elle, décelant dans les ombres projetées par les meubles et les angles de son appartement la silhouette inhospitalière de celui qui avait osé poser ses mains sur elle.

Un frisson lui parcourt l’échine et elle toque sèchement, trois petits coups saccadés, comme poussée par le souvenir désagréable, la sensation fantôme des doigts de Pimkins sur ses hanches. Dès que la porte s’ouvre, elle entre, s’appuyant contre cette dernière pour la refermer doucement sans demander l’accord de celui qu’elle avait découvert dans l’embrasure. « Bonsoir Colin », qu’elle murmure simplement, ses épaules toujours enfouies dans le châle, ses bras le maintenant, serré, contre elle, ses doigts enfoncés involontairement dans ses propres biceps. On croirait presque que la pression suffirait pour que ses ongles s’enfoncent dans sa chair. « Je suis désolée de débarquer comme ça. » Tu m’as dit que je pouvais te demander ton aide pour n’importe quoi, alors je le fais. Elle ne poursuit pas, toutefois, se contentant de finalement lever le regard pour croiser celui du militaire. L’émeraude de ses yeux, chaleureux, rassurant, lui arrache un soupir; celui qui s’échappe lorsqu’on se sent enfin en sécurité, qu’on sent que plus rien ne peut nous atteindre.

Ça l’embête de s’imposer ainsi, mais elle n’a pas d’autre choix. Se réfugier chez ses parents ne ferait que les mettre dans la ligne de mire du dérangé personnage qu’elle fuyait. Elle n’avait personne d’autre; elle connaissait à peine le dénommé Roberts, mais il lui avait déjà tendu la main, et c’était maintenant qu’elle acceptait son offre. « Est-ce que… » hésite-t-elle, s’éclaircissant la gorge, le regard fuyant. « Je ne veux pas te déranger, mais est-ce que tu penses que je pourrais passer la nuit ici? » Autant ne pas tergiverser. Elle pince les lèvres, ancrant ses prunelles mordorées dans les yeux de son interlocuteur. Son cœur bat à tout rompre, de honte, de devoir demander de l’aide; son ego ne le lui aurait jamais permis s’il n’avait pas été supplanté par la terreur qui parcourait la moindre fibre de son corps. Lorsqu’elle se serait calmée, alors elle lui expliquerait tout, s’il le souhaitait.



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MessageSujet: Re: when the conman fires gotta run somehow ○ colin   Lun 12 Sep - 8:55
When the conman fires gotta run somehow

La nuit rendait la ville de Chicago magnifique à tes yeux Colin, les lumières des lampadaires et des habitations
associées à celles des néons des différentes enseignes formaient un patchwork pour le moins intéressant et apaisant pour toi qui n'avais pas vu ce genre de spectacle depuis longtemps. On pouvait presque en oublier le silence de mort qui planait dans les rues, brisé par moment par des bruits sourds semblables à des coups de feu ou par la musique réconfortante des véhicules circulant au sein de la cité.
Tu ne savais pas ce qui t'avait réveillé ce soir, peut-être la chaleur inhabituelle à cette période de l'année mais qui t'était pourtant familière. Ce n'était pas les mauvais rêves qui t'empêchaient de dormir, du moins pas directement, car il s'agissait plutôt de la peur d'en avoir tandis que pour la première fois vous aviez décidé avec Astrid de vous endormir ensemble. Une fois que ta belle s'était endormie, tu t'étais extirpé des draps et de sa chambre pour aller noyer tes pensées dans le noir.
Soudain, on frappa. Tu jetas un coup d’œil à l'horloge qui t'indiquait clairement l'heure tardive, ce qui t'inquiéta immédiatement. Il n'existait pas de bonnes nouvelles qui nécessitaient que l'on vienne cogner à la porte alors que la lune régnait dans le ciel, et c'est pourquoi Colin, tu ne fus pas des plus détendu lorsque tu te dirigeas vers l'entrée pour découvrir le visage de celui qui t'avait tiré de ta rêverie.

Quelle ne fut pas ta surprise en voyant apparaître sur le pallier Kerrigan, ou plutôt Sibel, une ex-camarade rouge. Tu n'eus pas le temps de dire ou faire quoique ce soit que la jeune femme pénétrait de force dans l'appartement avant de refermer la porte derrière elle. Maladroitement, tu fis quelques pas en arrière en prenant appui sur ta béquille et la regardas d'un air interdit. De toutes les personnes qui avaient connaissance de ton identité à Chicago, ou qui savaient où tu habitais, tu n'aurais jamais pensé voir la brune te « rendre visite ». Bien que vous n'ayez jamais été tous les deux très proches, elle avait fait partie de ces rares caho que tu appréciais et vos échanges avaient toujours été plaisants. Aujourd'hui, Kerrigan était considérée par la grande majorité des résidents de l'église comme une traîtresse, une honte, une erreur, pour toi, elle restait une amie, mais peut-être que ce soir serait l'occasion de savoir si elle demeurait une alliée.
Tu pris le temps de l'observer attentivement ; ce qui te sauta aux yeux ce fut ses traits tirés et la tension nerveuse qui émanait d'elle tandis qu'elle s'excusait de sa présence. Ton visage s'adoucit, mesurant le courage qu'il avait fallu à cette jeune femme fière pour venir ici – et ce peu importe la raison qui l'y poussait. « Je t'en prie Sibel. » Tu contemplas un instant l'idée de poser une main rassurante sur son épaule mais à la manière donc elle se tenait, tu doutais que ce geste serait bien reçu. « Viens t'asseoir au bar, tu souhaites boire quelque chose de chaud ? Tu m'as l'air frigorifiée. » Tu clopinas jusqu'à la cuisine et commenças à faire chauffer de l'eau. « Bien que si tu as besoin d'une boisson plus forte... » Tu laissas ta voix traîner, offrant à la demoiselle le choix. Le regard posé sur elle Colin, tu hochas la tête. « Si c'est ce dont tu as besoin, tu peux tout à fait passer la nuit ici. » Même si ces lieux ne t'appartenait pas, même si tu aurais des explications à fournir à l'ancienne Caho et peut-être à Astrid lorsqu'elle se réveillerait, tu savais fort bien que tu ne pourrais pas renvoyer la jeune femme. Tu mesurais combien il avait dû lui être difficile de venir jusqu'ici pour te demander ce service quand elle aurait tout à fait pu prendre une chambre à l'hôtel. Ta première supposition était qu'elle ne désirait pas rester seule et tu n'osais imaginer ce qu'elle pouvait craindre pour que la Sibel indépendante que tu connaissais s'efface. « Tu seras en sécurité ici, je te le promets. » Tu t'installas sur la chaise. « Je ne pensais pas que tu profiterais de mon offre un jour. » Tu lui souris. « Mais cela me fait plaisir que tu l'aies fait. » Pour le moment, tu ne la questionnerais pas, il lui fallait d'abord se sentir en confiance, que vous retrouviez vos marques et vos habitudes.



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MessageSujet: Re: when the conman fires gotta run somehow ○ colin   Mar 11 Oct - 17:49
La chaleur de l’appartement l’enveloppe, la rassure un peu; la présence de Colin suffit pour le reste. Sibel accepte sans hésiter l’invitation de l’homme, qui la mène vers un bar où elle prend place sans se faire prier. Le choix qu’il lui offre est tentant. Or, elle n’est pas sans savoir qu’elle dérape bien trop vite lorsqu’elle entame une bouteille, quel que soit l’alcool à l’intérieur. Autant éviter le désastre qui se profile. « Du thé, ou du café, ça serait parfait. » Sa voix est douce, bien qu’un peu secouée; on y décèle toutefois aisément la gratitude qui revient de droit au militaire. Elle ignore pourquoi c’est ici qu’elle s’est rendue; peut-être parce qu’elle savait, quelque part, que Colin saurait la protéger si le cerbère parvenait à la retrouver si rapidement – c’était sans compter la béquille. Dans tous les cas, au moins, elle n’était pas seule, et ça lui suffisait.

Comme s’il parvenait à lire dans ses pensées, il lui promet hébergement et sécurité, et un soupire traverse les lèvres gercées de l’ancienne diplomate. « Merci », qu’elle souffle, semblant se détendre un peu; ses doigts crispés se délient alors qu’elle croise les bras sur le comptoir, observant les allées et venues de Colin avec intérêt. « Je ne comptais pas le faire, non plus », qu’elle admet dans l’ombre d’un sourire, hochant la tête. Sa situation était surréaliste, improbable; elle-même n’aurait pas pu s’imaginer quel genre de réaction elle aurait. La réponse combat-fuite avait mis du temps à mûrir, mais elle s’était finalement résignée à embrasser la seconde. Elle n’avait pas les ressources, pas le courage pour tenir tête à l’animal qui s’était introduit chez elle. Peut-être si elle avait su accepter ses origines, entretenir des liens cordiaux avec son père, au minimum; peut-être qu’elle aurait pu monter une offensive digne de ce nom. À la place, elle se retrouvait contrainte de s’imposer chez des personnes certes de confiance, mais qui ne méritaient pas de se voir emmêlées dans ce pétrin sans nom. « Je… c’est difficile à admettre, mais visiblement, je peux pas toujours tout régler par moi-même. »

Elle saisit avec gratitude la tasse brûlante que lui tend Colin, posant ses mains frigorifiées de chaque côté pour se réchauffer un peu. Une gorgée, puis deux, dans le silence le plus complet, suffit à la remettre un tant soit peu à la page. L’air vaguement gêné, elle repose le contenant. « Je te dois des explications. » Il serait insensé qu’elle demeure secrète quand à la raison qui la pousse à fuir son propre domicile pour se réfugier chez quelqu’un qu’elle ne connaît pas tant que ça. Quelqu’un qui lui a, autrefois, gentiment proposé de lui rendre service, et qui se retrouvait désormais aux prises avec une oiselle terrifiée. Quelqu’un qui avait toujours été présent, et ce, même si elle lui avait tourné le dos, après lui avoir demandé une ultime faveur. Alors elle lui raconte tout, du début à la fin, ses origines, ses retrouvailles avec un père maître de l’underground chicagoan, son altercation avec le loup aux pattes indécentes, aux idées reprochables, mais évite de mentionner le policier sous couverture – on n’était jamais trop prudent – qui avait été à la fois la source des problèmes et leur solution.

Dégourdie, elle lâche même un petit rire nerveux alors que ses doigts se crispent autour de la tasse, à l’issue de cette histoire rocambolesque qui semble être de plus en plus ridicule lorsqu’elle la prononce à voix haute. « J’aurais dû rester à l’autre bout du monde. Ma vie serait bien moins compliquée. » Elle le pense à moitié, consciente que son état mental l’empêcherait de retourner à la vie active, sur le terrain; consciente aussi que ce qui la rend si nostalgique à l’idée du Moyen-Orient, ce sont les personnes qu’elle y a rencontrées, les expériences qu’elle a vécues : les bêtises qu’elle a pu faires avec Roy et Markus, alors qu’ils étaient encore jeunes et insouciants. Soudainement, ses sourcils se haussent, et elle darde un regard inquiet sur le visage du militaire. « Quelle idiote! T’as vu l’heure? Je te tiens éveillé alors qu’on est au beau milieu de la nuit. Si tu veux, je m’installe sur le canapé et je te laisse te recoucher. » Elle savait pertinemment qu’elle ne dormirait pas, mais au moins, elle n’allait pas empêcher son hôte de se reposer adéquatement.



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MessageSujet: Re: when the conman fires gotta run somehow ○ colin   Mer 16 Nov - 22:13
When the conman fires gotta run somehow

Tu considères cela comme une victoire lorsque Sibel s'installe au bar de la cuisine et accepte la boisson que tu lui proposes. Tu optes après quelques secondes pour du thé, une boisson à laquelle t'avait rendu accro ta colocataire et qui serait plus rapide et silencieuse à préparer. De plus, tu avais pour ambition d'apaiser la jeune femme et tu doutais de pouvoir y parvenir avec du café. C'est en versant de l'eau bouillante dans une tasse, que tu pris conscience que malgré le temps passé avec la brune dans le jeu, tu ne connaissais finalement pas grand chose d'elle, à commencer par ses goûts en matière de boisson ou de nourriture. Bon, il fallait dire que manger quand on était caho c'était compliqué, mais mine de rien, tu avais plus l'impression de connaître ses capacités et son double, que sa personnalité. Comprenons-nous, Kerrigan était une femme forte, qui inspirait le respect, intelligente, parfois impatiente et sans tact mais qui s'acharnait quoiqu'il arrivait à faire ce qui était « juste ». En revanche, tu peinais à trouver les mots pour décrire Sibel.
Tu esquissas un sourire devant sa franchise et lorsqu'elle te confirma ton hypothèse, même si cela signifiait sans doute qu'une chose terrible avait dû se produire pour qu'elle en vienne à chercher ton aide.

Lui tendant sa tasse, tu t'installas en face d'elle et avalas une gorgée. « Je suis heureux que tu saches que tu peux compter sur moi dans ce genre de situation. » Tu ignorais bien sûr quel problème rencontrait ta camarade mais tu supposais que son choix de venir te voir, n'était pas tout à fait anodin et que tu devais être par conséquent en mesure de l'aider.
Tu hochas la tête, des éclaircissements étaient en effet les bienvenus si tu voulais lui être d'une quelconque utilité. Par le passé Star, tu lui avais déjà apporté du soutien, sans vraiment avoir questionné sa demande et en te contentant de la confiance que tu lui accordais... à tes risques et périls. Or, cette fois-ci, tu avais « la chance » d'en savoir plus et dire que tu fus surpris de son récit était un euphémisme. Tu étais encore nouveau finalement à Chicago et malgré les curieuses rencontres que tu y avais faites et le sauvetage d'une demoiselle en détresse, tu ne t'étais pas rendu compte de l'ampleur de la catastrophe. Dégoût et colère se battaient au sein de ton cœur tandis qu'elle te décrivait l'homme immonde qui s'échinait à s'emparer de sa vie petit à petit et à ronger son âme. Tu le jugeais cependant intelligent au vu des circonstances, et sans doute que Sibel était parvenue aux mêmes conclusions sinon peut-être aurait-elle pu se confier à la police ou se réfugier chez ses proches... Pour l'instant, Colin, tu étais un inconnu et le monstre ne songerait pas à la chercher ici. Doucement, tu pressas son bras légèrement, un geste amical que tu avais fait précaution pour ne pas la brusquer. « Peut-être, mais je ne crois pas que tu y aurais eu une vie parfaitement tranquille. Les ennuis savent toujours nous trouver où que l'on aille. Tu as finalement de la chance puisque ici tu as du monde qui peut t'aider. » Pour toi c'était presque l'inverse. C'était de l'autre côté du globe que tu avais eu ton lot de complications dont tu subissais encore les conséquences, et tu espérais trouver la paix... au moins aux côtés d'Astrid et de Jack.

Tu eus un petit rire et te levas. « Sibel, s'il te plaît, crois-moi lorsque je te dis que tu ne fais que rendre une insomnie plus agréable et intéressante qu'elle ne l'aurait été si tu n'avais pas débarqué. » Inconscient que tes paroles pouvaient éventuellement la froisser, tu continuas en remplissant à nouveau sa tasse. « Et hors de question que tu prennes le canapé. Il y a un lit de libre et tu vas l'occuper. Je ne pense pas m'endormir de si tôt et sinon, le canapé sera parfait pour moi. » Tu lui adressas un sourire qui se voulait convaincant et qui devait surtout paraître étrange. « Tu as passé une sale soirée et tu mérites ce lit. Mais enfin tu devras faire abstraction du bazar. » Et toi tu espérais que ton ancien lieutenant ne viendrait pas dans ton lit cette nuit sans que tu le remarques, sinon tu n'osais pas imaginer le réveil de l'Atom lorsque cela se passerait.



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MessageSujet: Re: when the conman fires gotta run somehow ○ colin   Ven 25 Nov - 1:57
Ça lui fait bizarre de raconter tout cela comme si c’était du passé. C’est comme raconter une histoire en tant qu’observatrice, un récit dans lequel elle n’aurait pas été la protagoniste, alors que tout est si tangible, si réel, que ça lui donne presque la nausée. L’odeur réconfortante du thé la garde fermement ancrée dans la réalité alors que s’achève le conte sordide, dans un souffle moins cathartique qu’elle ne l’aurait voulu. Le temps finirait par faire son œuvre, par lui faire oublier le désarroi qui la paralysait; pour l’heure, elle ne pouvait se contenter que de la générosité rassurante de Colin, du contact amical auquel elle répond par un sourire vaguement gêné. Elle était embarrassée non pas par le contact, mais bien par son imposition, résultat d’un élan de panique. Sibel repart sur une nostalgie que le militaire comprendrait peut-être. Le Moyen-Orient lui manquait – ou plutôt, le souvenir des précieux instants qu’elle avait vécus en Syrie auprès de ces amis qu’elle chérissait encore aujourd’hui.

L’ex-diplomate hoche la tête. Oui, il y avait des gens pour l’aider ici; il y en avait eu là-bas, aussi. C’était les problèmes qui différaient, par leur nature, même si Chicago ressemblait de plus en plus à un champ de bataille. Pourtant, même entourée par la guerre, par la misère humaine, elle s’était davantage épanouie en étant loin de tout, loin de tout le monde, à l’écart de sa famille et libre de créer de nouvelles amitiés – qui s’étaient finalement révélées plus durables que prévu. « Peut-être. Dans l’immédiat, par contre, ça me rassure de penser que j’ai déjà été insouciante, et où mon principal ennui était de trouver une boutique pour faire essayer des costards à Faust. » Elle ricane doucement, se perd momentanément dans un souvenir qu’elle chérissait tout particulièrement. Elle ignore pourquoi elle s’épanche ainsi. À d’autres oreilles, l’information la liant à Faust pourrait se révéler précieuse; et pourtant, elle fait confiance à Colin, suffisamment du moins pour partager avec lui un aspect lointain, privé, mais chéri de son passé.

Passé la nostalgie vient la réalisation : celle qu’elle dérange indéniablement le militaire en pleine nuit de sommeil, et la promesse qu’elle saura se faire oublier jusqu’au petit matin. Or, il refuse encore, insistant sur le fait qu’elle n’est pas indésirable, que sa présence agrémente une nuit sans sommeil. « Si tu le dis, alors », fait-elle sans insister. Elle serait partie si son hôte avait démontré le moindre malaise face à sa présence, mais elle préférait largement ne pas avoir à rentrer chez elle après les événements qui s’étaient déroulés. « On ne pourra pas m’accuser d’être prévisible, en tout cas », poursuit-elle dans une tentative d’humour afin d’alléger l’atmosphère. Elle hoche la tête pour le remercier de lui proposer le lit disponible, qui serait sans doute plus confortable que le canapé – elle ne pensait pas dormir, mais peut-être que les draps lui permettraient de se reposer un peu mieux, histoire de mettre cette horrible soirée derrière elle. « C’est gentil », le remercie-t-elle alors qu’elle se lève également, se dirigeant vers le salon, explorant avec curiosité son logis temporaire. Elle détaille d’une œillade respectueuse ce qui s’offre à elle, les meubles, les décorations, la vue, sans pour autant bien en distinguer les subtilités en raison de la pénombre. « C’est un appart’ sympa. Tu ne le trouves pas trop grand pour toi tout seul? » Ajustant sa veste, après en avoir nerveusement tripoté les attaches pendant trop longtemps d’une main distraite, elle se retourne vers Colin, un sourire discret accroché aux lèvres. « Tu as bon goût, en tout cas. »



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MessageSujet: Re: when the conman fires gotta run somehow ○ colin   Mar 27 Déc - 15:20
When the conman fires gotta run somehow

Tu sentis un sourire fleurir sur tes lèvres alors que tu constatais l'air nostalgique bien qu'amer qui se fixait sur le visage de ton ancienne camarade. Tu ne parvenais pas à imaginer une Sibel irréfléchie, dont le seul souci ait pu être les fringues et ses amis. Mais, il fallait bien admettre que tu connaissais surtout Kerrigan et que son comportement en tant que joueuse différait quelque peu de celle qu'elle était dans le Darwin's Game. Cependant, l'heure tardive et la douceur du thé ne t'avaient pas rendu sourd Colin, aussi tu entendis – non sans surprise – le nom de l'ancien chef Atom sortir des lèvres délicates de la jeune femme. Un individu qui avait été une des braises du feu qui s'était allumé dans le cœur des rouges et pour lequel les bleus avaient ôté leur visage pacifiste. L'amitié qui les liait remontait à longtemps visiblement et expliquait en grande partie ses dernières actions dans le jeu : trahir les caho, sauver Faust et rejoindre le camp des hommes de la mer. Comme tout le monde, tu avais été bouleversé par ces événements, tu en avais même voulu à la brunette de t'avoir dissimuler ses intentions car tu n'avais ainsi pas pu l'en dissuader. En à peine quelques heures, elle était devenue une femme à abattre ou à amener vivante à vos dirigeants.
Or, s'il était hors de question pour toi de lui courir après et de la livrer à des sauvages, tu avais volontairement pris tes distances avec tout ce qui la touchait, ne te rendant plus sur les terrains d'entraînement où il était parfois possible de la croiser. Tu avais laissé ton cœur faire la paix avec son choix, tout en assumant les tiens.

Toutefois, une amitié ne se brisait pas ainsi si celle qu'elle entretenait avec le grand manitou bleu en était la preuve, et Sibel venait de t'en faire la démonstration en te dévoilant cette information, l'air de rien. « Je veux bien te croire, tu as toujours eu à cœur d'habiller de la façon dont tu l'estimais appropriée les hommes qui t'entouraient et ce peu importe leurs protestations. » Tu finis ta phrase dans un léger rire avant de poursuivre sur des préoccupations plus matérielles.

Une fois ton ancienne camarade rassurée, tu parvins sans trop de difficulté à la convaincre d'occuper un lit digne de ce nom. Tu ne te faisais pas d'illusion sur la raison qui la poussait à accepter ta proposition sans faire d'histoire : la fatigue. Les événements qu'elle venait de vivre devaient encore se rejouer dans sa tête et on ne pouvait que espérer qu'une bonne nuit de sommeil arrangerait un peu les choses. « Oh que non ! On peut te reprocher bien des choses mais certainement pas ça Sibel. Je suis en tout cas bien content que cette impulsivité t'ait cette fois-ci conduite jusqu'à moi. » Tu profitas du fait qu'elle se lève pour déposer vos deux tasses dans l'évier, tout en remettant sur le feu la théière, au cas où l'un d'entre vous en aurait besoin à nouveau cette nuit. Sa visite express de ton salon poussa la jeune femme à s'interroger avec légitimité. « Si j'avais été seul à vivre ici, oui, après tout, je suis plutôt habitué à des espaces confinés et rudimentaires. » Tu montras d'un geste les meubles et décorations qui vous entouraient. « C'est d'ailleurs pour cette raison que je ne suis pas responsable de la moindre chose ici et que c'est plutôt ma colocataire et amie qu'il faut féliciter de son bon goût. » Tu levas immédiatement la main. « Une personne dont tu n'as pas à te préoccuper, elle ne te mettra pas dehors et je lui expliquerai la situation. » Tu la dépassas pour te diriger vers un couloir ; tu l'invitas à te suivre. « Je vais te montrer ta chambre ainsi que la salle de bain. N'hésite pas à me demander si tu as besoin de quoique ce soit. »



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MessageSujet: Re: when the conman fires gotta run somehow ○ colin   Mar 17 Jan - 19:33
« Eh, c’est important de savoir s’habiller chic, autrement que dans l’uniforme de cérémonie militaire », fait-elle, un petit sourire aux lèvres, pour se défendre. Le commentaire de Colin donnait l’impression qu’il l’imaginait d’une superficialité qui lui ressemblait peu; toutefois, elle sait qu’il ne voulait pas l’insulter, et que la remarque était plutôt humoristique. Ça lui détendait les épaules, de rigoler un peu, après une telle expérience. Surtout, ça lui faisait réaliser qu’elle était fatiguée, épuisée par la gamme d’émotions en montagne russe qu’elle venait de vivre. Personne ne lui en voudrait, sûrement, de profiter un peu de l’hospitalité d’un ami, quitte à passer pour une envahisseuse.

Sibel finit par se lever pour observer son nouvel environnement. Il y avait un je-ne-sais-quoi dans la décoration de l’appartement qui la faisait tiquer. Elle avait vu l’appartement des frères Jaeger, qui avait tout d’un antre masculin au possible. Sans la moindre fioriture, épuré, dénué de tout élément inutile – sauf si on prenait la peine de jeter un coup d’œil à la dérobée dans la chambre du cadet. Ça lui donnait l’impression qu’il avait soit la fibre d’un décorateur d’intérieur, soit… « Oh. » Ses yeux mordorés s’écarquillent. « Oooooh… » Quelle idiote. Elle aurait dû comprendre bien avant que Colin partageait son appartement avec quelqu’un. Pas seulement quelqu’un : une fille. La main levée du militaire l’empêche de poursuivre dans sa lancée, qui se serait sûrement terminée avec un départ précipité, gêné, embarrassé. Elle pince les lèvres alors que Colin la double dans le couloir. Il avait partiellement réussi à calmer les angoisses de Sibel quant à la présence de ladite colocataire, mais ça ne l’empêche pas de se triturer nerveusement les doigts.

« Je partirai avant l’aube pour éviter de vous embarrasser demain matin », fait-elle dans un souffle, visiblement gênée, en le suivant dans le couloir. Elle passe la tête par l’embrasure de la porte pour observer son lit pour la nuit. « On n’a pas la même définition de “bazar” », s’amuse-t-elle en décochant un regard à l’homme. Certes, la pièce n’était pas impeccable, mais on n’y décelait rien de plus qu’un vécu qu’elle jugeait bien normal. Elle dépose son sac à main près de la porte avant de se tourner vers son hôte. La salle de bain était tout près. Au moins, elle pourrait se faire discrète pour éviter de réveiller la maisonnée. « Je voulais pas te garder debout si tard, pardon. Juste une dernière chose, si ça ne t’embête pas… » La voix douce, elle jette un regard autour d’elle. « Je suis crevée, mais je ne sais pas si j’arriverai vraiment à euh, dormir sans interruption. Si t’avais un bouquin qui traîne… » Un livre qui lui permettrait de s’ôter ces images de la tête et qui, si elle avait de la chance, l’assommerait suffisamment pour qu’elle puisse dormir sans trop de mal. Et si elle se réveillait, pendant la nuit, elle aurait au moins quelque chose à faire.



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MessageSujet: Re: when the conman fires gotta run somehow ○ colin   Dim 5 Fév - 8:38
When the conman fires gotta run somehow

Tu hochas la tête face à l'annonce de Sibel. Même si cela te gênait de l'avouer, tu préférais éviter pour le moment que les deux mondes dans lesquels tu existais ne se rejoignent pas. Tu n'étais après tout pas certain de pouvoir les faire coexister et des conséquences que pourraient avoir cette rencontre avec deux femmes de ta vie. Ne réagissant pas tout de suite, tu préféras lui montrer d'abord ce qui serait sa chambre pour la nuit afin de la faire se sentir à l'aise et aussi, tu voulais bien l'avouer, pour la mettre au pied du mur et l'empêcher de prendre la poudre d'escampette. Tu lui souris et laissas ton regard accrocher le sien. « Je l'admets, il y a pire. » Un lit parfaitement fait mais quelques livres qui traînaient à peu près partout, des tiroirs ouverts avec des vêtements plus ou moins rangés et une pile de médocs sur la table de chevet corroboraient ton accusation. « Sans doute qu'il n'est pas facile d'oublier certaines habitudes. » Tu la précédas dans la pièce en boitant et commenças à ranger quelques affaires. « Je vais arranger ça, pour le moment si tu en as besoin, la salle de bain est à deux portes sur la droite, la poignée est verte.  Tu auras le loisir de t'en servir ce soir ou demain matin, mais le plus tôt sera le mieux car ma colocataire est du genre matinal. » Stoppant tes gestes, tu la regardas. « Tu n'es pas un embarras. Tu le sais ça ? Seulement comme tu l'as compris... je veux éviter des discussions qui s'orienteraient vers le Darwin's Game. » Lorsque tu eus terminé, tu déposas entre ses mains ce qui pourrait selon toi l'intéresser et la détendre : un vieux recueil de poémes de Keats. Un triste souvenir de ses nuits passées en Afghanistan, un rappel que c'est tout ce qui pouvait rester d'un homme là-bas. « Désolé, c'est ça ou bien des livres de cuisine. » En ce moment, tes efforts étaient concentrés sur deux choses : ta guérison et rattraper ton retard en cuisine. Petit à petit Colin, tu tâchais d'imaginer une vie ici, loin des combats mais aussi de tes frères et sœurs d'armes. C'était dur. Néanmoins, en venant ici, l'ancienne rouge te prouvait qu'on avait besoin de toi ici et peut-être un avenir était possible pour toi à Chicago. Tu posas ta main sur son épaule. « Tu es en sécurité ici alors profites en pour te reposer. Demain matin, tu auras quelque chose à grignoter, peut-être à boire, dans tous les cas, n'hésite pas à me réveiller. » Tu pressas ta main un instant à défaut de la prendre de tes bras et la quittas en espérant avoir tout fait pour la mettre à l'aise. Ta nuit serait courte, tu le savais, mais tu avais gagné une chose précieuse : le sentiment d'être utile.



You were a star my dear, the brightest in all the skies. but stars burn out my dear, and everything golden dies (⚡️) skyewarrior

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