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 won't you stay alive (kadida)
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MessageSujet: won't you stay alive (kadida)   Ven 12 Aoû - 0:33
C'était une journée banale. Une journée qui ressemblait affreusement à toutes les autres. Ida faisait toujours les mêmes choses mais, étrangement, ça lui plaisait. Elle ne s'était jamais rendue compte à quel point la routine pouvait lui plaire. Au moins, elle se sentait en sécurité : loin de son père, de ses bourreaux et des balles perdues. La vie qui s'offrait à elle était méritée. Fredian et elle en avaient terriblement besoin parce qu'elle rimait avec une chance de se reconstruire, de repartir à zéro. Assise dans son cabinet, Ida avait les yeux fixés sur l'extérieur, une tasse de thé chaud dans les mains pour se réchauffer. Il faisait frais mais c'était la saison, comme ils disaient. Des flocons tombaient du ciel et allaient s'écraser sur le sol, sur le crâne et les épaules des passants pressés, probablement en retard au boulot ou à un rendez-vous quelconque. Elle posa son regard sur la silhouette de son patient qui venait de sortir du bâtiment et qui se faufilait entre les corps. Un sourire s'étendit sur ses lèvres. Ce rendez-vous avait été leur dernier. Elle était persuadée qu'il s'en sortirait, désormais. Les derniers moments avec ses patients étaient les meilleurs parce qu'elle savait que, grâce à son aide minime, ils arrivaient à y voir clair et qu'ils se voyaient sortir la tête de l'eau. Le chemin était encore long pour beaucoup d'entre eux mais elle leur avait redonné l'espoir de vivre, d'y arriver. Elle porta la tasse à ses lippes avant de se plonger dans son agenda qui était moins rempli que d'habitude. Il ne lui restait qu'un patient : un dénommé Kadeen Ben Hayek. C'était la première fois qu'elle le recevait pour une durée limitée. Elle n'était pas son psychologue attitrée mais une de secours le temps qu'on - l'hôpital qui l'avait contacté - lui en impose un autre. Personnalité à tendance schizoïde, victime de terreurs nocturnes et de divers troubles obsessionnels compulsifs, rien qu'elle n'avait jamais rencontré dans le passé. Leur rendez-vous n'était qu'une heure et demi plus tard, ce qui lui laissait le temps de faire le tri dans les papiers qui traînaient sur son bureau.

Les minutes s'étaient écoulées rapidement sans qu'elle ne s'en rende et ce fut la sonnerie de la porte de son cabinet qui lui fit prendre conscience de l'heure qu'il était. La brunette appuya sur le bouton pour lui ouvrir et passa une de ses paumes sur son visage fatigué. Une ou deux minutes plus tard, elle sortit de son bureau pour accueillir le prénommé Kadeen - du moins, elle supposait. Ouvrant la porte, Ida tomba nez à nez avec ce dernier, debout dans la salle d'attente. Un sourire s'étendit sur ses lèvres et elle lui tendit sa main pour qu'il la serre. « Kadeen Ben Hayek? Qu'elle commença par demander. On n'était jamais sûrs de rien. Elle espérait bien avoir prononcé son nom. Il lui arrivait souvent de se tromper de prononciation dans les noms de ses patients et elle détestait ça. Après la confirmation, elle continua : Je suis Ida Rothschild mais, je vous en prie, appelez moi Ida. La demoiselle se décala de l'encadrement de la porte pour laisser passer le brun. Rentrez, Kadeen, l'intima-t-elle d'une voix douce. Elle scanna son visage des yeux, sans réellement le vouloir, et ne trouva aucun défaut. C'était un homme très charmant. Un peu trop, peut-être. Secouant discrètement la tête, comme pour retirer cette pensée de son esprit, elle le suivit à l'intérieur et referma la porte derrière elle avant de se diriger vers son bureau. Ses iris se posèrent une nouvelle fois sur son patient. Asseyez-vous, je vous en prie. Son sourire caractéristique ne quittait pas ses lèvres. Il ne la quittait jamais - même après la mort de sa mère, elle n'avait pas arrêté de l'afficher au monde entier comme si rien ne pouvait l'atteindre. Je tiens à vous dire, qu'avec moi, vous n'aurez pas à parler si vous n'en ressentez pas l'envie ou si c'est trop dur pour vous. Pour l'instant, on va commencer par des choses de base comme... Parlez moi un peu de vous, de ce que vous aimez ou n'aimez pas faire, toutes ces petites choses de votre quotidien. » Et c'était à ce moment-là que tout allait commencer.


Dernière édition par Ida Rothschild le Dim 21 Aoû - 23:04, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: won't you stay alive (kadida)   Sam 20 Aoû - 21:41
Kadeen a rendez-vous une fois par semaine avec un professionnel. Psychiatre ou psychologue, il en a vu se succéder quelques-uns. Le dernier était un bon ami à lui mais il devait prendre sa retraite. Cela faisait cinq ans qu'il le consultait. C'est triste, tant pis. En vrai cela n'affecte pas tant que ça Ben Hayek. On lui a donné un nom et une adresse.

La neige saupoudre son manteau noir et se croche dans ses boucles brunes. A l'entrée, il doit plisser les yeux afin de trouver ROTHSCHILD sur l'une des sonnettes. Bingo. Kadeen ôte son gant noir pour appuyer. Un bip grinçant et la porte s'ouvre. Un étage et le voilà face à une femme. D'abord elle lui fait penser à un oiseau. Frêle avec le sourire qui la rend oiseau chantant. Malgré la bonne impression, Kad garde son visage impassible. Ses traits sont graves et durement marqués par le manque de sommeil constant. Sa peau hâlé a pris une teinte maladive. Peut-être que son corps ne supporte toujours pas l'hiver américain. Elle prononce son nom. Elle est bien un oiseau chantant. Il répond d'un faible «c'est moi », sans plus grande conviction, et il lui serre la main. Du bout des doigts. Ida l'invite à entrer et il se prend de plein fouet la chaleur de la pièce en plein visage. L'endroit lui paraît tout de suite agréable mais l'Egyptien se sent obligé de scruter la pièce. L'ordre est ancré en ces meubles et bibelots. Le voilà  tout de suite rassuré. Il retire son manteau et secoue ses cheveux à l'aide de ses phalanges. Il s'installe suite à la proposition de la jeune femme. Son col roulé était à son père. Bousillé et sans forme, Kad nage légèrement dedans. Comme à cause du manque de magnésium, ses cils ont produit mille et un battement à la suite avant de reprendre leur rythme initial. Il fixe le bureau face à lui tandis que ses mains sont sagement posés sur ses jambes. Il se tient droit, c'est une habitude. Il la fixe sans détourner le regard à un seul instant. Il ne savait pas faire ça, détourner le regard. L'homme n'avait jamais compris la gêne qu'on pouvait avoir à soutenir le regard de quelqu'un. Celui de Rotchschild était aussi ambré que le sien. Il voit bien que la psychologue tente de bien faire en parlant des choses simples. Or elles ne le sont pas pour lui. Après un court silence gênant, il débite :

J'aime peu de choses. J'aime travailler, la limonade... J'aime aussi la géographie -même si je n'ai jamais.... vraiment voyager.

Silence de nouveau. Le malaise est rapidement palpable quand Kad est dans une pièce. Ses phrases sont détachées. Il a des airs de robots ou bien d'homme déconnecté. Pire quand son sourire est évanoui. Il ne semble pas dépressif par ailleurs. Juste rêveur.

J'aime aussi les paysages et... je crois que c'est tout. Je n'aime pas le désordre.

Il avait tellement parlé de lui à des étrangers évanouis qu'il s'en fichait à présent. Ida pourrait s'évanouir dans la nature d'un jour à l'autre. Qu'elle sache ses goûts n'y changera rien. Alors le cadet joue le jeu. Il attend un peu.

Est-ce que ça vous suffit ?




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MessageSujet: Re: won't you stay alive (kadida)   Sam 27 Aoû - 0:27
Les yeux d'Ida rencontrèrent ceux de son patient qui se trouvait dans la salle d'attente, patient qui deviendrait, avec le temps, bien plus que cela. Elle essayait de lire en lui, de percevoir quelque chose qui pouvait lui échapper aux premiers abords, d'arriver à distinguer les détails entre les lignes. Son visage était marqué par la fatigue, par le froid hivernal américain également. Ce qu'elle voyait, ce n'était pas un homme malade, mais quelqu'un qui souffrait de trop - comme tous les autres, comme elle, comme le monde entier. Elle l'invita à entrer puis à s'asseoir sur la chaise qui se trouvait en face d'elle. La demoiselle lui laissa le temps de se faire à la pièce, aux meubles et aux objets qui pouvaient s'y trouver. Elle voulait qu'il se sente bien ou, du moins, qu'il ne se sente pas oppressé dans cette atmosphère qui pouvait, parfois, faire un peu peur à certaines personnes. Tout était trop bien rangé parce qu'elle était comme ça, Ida, maniaque au possible. Kadeen termina par s'installer, le regard ne se détournant pas une seule petite seconde de celui de la brune. Un détail l'attira particulièrement : les battements de ses cils qui passaient de bien trop rapides à normaux. Manque de magnésium, pensa-t-elle. Elle n'était pas experte sur le sujet mais arrivait tout de même à distinguer les symptômes sur n'importe qui - bien qu'elle ne pouvait jamais être sûre à cent pour cent.

Ce regard, il ne se détournait pas comme s'il était dans l'impossibilité de se poser sur autre chose. Elle ne savait pas réellement si cela la gênait ou non mais elle ne détournait pas le sien non plus, laissant ses iris plantés dans ceux de son interlocuteur. Pour une raison qui lui échappait, elle ne pouvait pas le faire, attirée par ce qu'il dégageait. Comme toujours, il y avait aussi ce sourire qui ornait son visage puis elle ouvrit la bouche pour laisser quelques mots s'y échapper. Ida lui expliqua qu'ici, il n'avait pas besoin de se forcer à parler, à dire des choses que d'autres auraient pu le forcer d'avouer. Elle n'était pas là pour l'obliger à faire quoique ce soit mais pour essayer de l'aider là où d'autres n'avaient pas réussi. Elle enchaîna en lui demandant de parler de lui, des choses de son quotidien. De ces choses que n'importe qui pouvait trouver banales mais qui ne l'était pas pour lui. Si elle ne l'avait pas compris tout de suite, ce silence qui suivit le lui prouva. « J'aime peu de choses. J'aime travailler, la limonade... J'aime aussi la géographie -même si je n'ai jamais.... vraiment voyager. Nouveau silence alors que Kadeen ne semble plus concentré sur la conversation comme s'il était ailleurs, dans un autre monde que personne ne pouvait visiter, son monde à lui où pouvait régner la paix comme le chaos. Elle n'en savait rien et n'irait jamais essayer de le savoir. J'aime aussi les paysages et... je crois que c'est tout. Je n'aime pas le désordre. Comme quelques minutes auparavant, elle se retrouvait à le détailler, cherchant à trouver ne serait-ce qu'un réel défaut sur son visage si singulier. Ses traits avaient beau montrer son éreintement, cela ne faisait que lui rajouter un charme certain. Tout en le faisant, elle l'écoutait parler de ce qu'il appréciait et enregistra ses mots. Est-ce que ça vous suffit ? » La demoiselle fronça légèrement les sourcils avant d'hausser doucement les épaules. « Est-ce que ça vous suffit ? Elle passa sa langue sur ses lèvres, détournant enfin les yeux de son patient pour regarder dehors. Nous ne sommes pas ici pour moi mais seulement pour vous. Ici, c'est à votre rythme que l'on avance, certainement pas au mien. Reposant son regard sur lui, elle continua : Vous avez dit aimer les paysages ? Quels genres de paysages vous plaisent le plus ? » Pour elle, c'était déjà tout vu. Les paysages enneigés avaient toujours été ses préférés. Elle se rappelait de l'Angleterre sous la neige, de Fredian sur ses jambes qui lui courait après pour la faire tomber dedans ou de sa mère qui les regardait d'un air inquiet, angoissée qu'un des deux ne se casse une jambe ou pire.
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MessageSujet: Re: won't you stay alive (kadida)   Lun 29 Aoû - 20:48
Kadeen, il a un peu cette manie de parler en miroir. Tout ce qu'on lui demande, il le renvoie dans un « et toi ? ». Il le fait inconsciemment. Flatter et éveiller l'égo pour qu'on le laisse tranquille. A chaque fois qu'il a tenté l'approche avec un médecin, ça a échoué. Il ne provoque guère de résistance mais il a tenté, voir si celle-ci, celle qu'il voyait comme un oiseau, se retrouverait piégée. En vue de sa réaction, Rotchschild est loin de tomber dans le panneau. Kad sourit un peu avant de battre des cils nerveusement. Il est amusé et détendu. Rassuré par l'ordre régnant dans cette pièce et par le visage quasi candide de cette femme face à lui. Il ne flanche toujours pas, il la fixe toujours de son ambre embrumé. Elle sort un baratin digne des plus grands. L'égyptien respecte le discours mais il l'a tellement entendu ces dernières années. Et comme un spectacle parfaitement orchestrée, elle enchaîne avec d'autres questions. Ses mains initialement posés sur ses cuisses finissent sur la table, devant lui. Il se penche en avant. Dos courbé, il se triture les phalanges.

Je tente de vous faciliter la tâche, je transforme ça en un échange. Je n'aime pas parler seul, alors autant me répondre.

Trop de douleur passé à devoir murmurer seul des problèmes. Parler aux psys c'est comme parler à soi-même ou parler à des sourds. A part lâcher des « je vois » ou balancer des pistes aléatoires, ils n'avaient rien d'humains aux yeux de Kadeen. Il ne les appréciait pas et ne les trouvait pas dérangeant pour autant. Il y avait toujours quelque chose de froid. Sauf avec son dernier psy qui lui, avait opté pour le dialogue. Cette fois, il avait répondu au Docteur sans rancoeur et sans torpeur. Juste rudement, comme l'aurait fait un homme un point désespéré. Il s'est enfoncé de nouveau dans son siège. Enfin, le brun pose ses yeux sur le mur derrière l'Oiseau. Il soupire et tente de se remémorer quelques images pleines de poésie. Des discours déjà dits.

J'aime le désert. Celui qui vous assèche la gorge rien en regardant tout ce vide.

Son attention se porte de nouveau sur Ida.

J'aime aussi l'océan, la forêt, les vieux ports, les villes en ruine. J'aime beaucoup Détroit. J'aime la ville même si j'ai du mal avec la foule. J'aime les étendues de neige mais j'aime le sable blanc.

Il aime les Etats-unis et tous les décors qu'ils regorgent. Kad aurait lâché un « et vous » spontané mais il se retient.

Je collectionne les cartes postales, je pourrai vous en ramener si vous voulez.


Il fait ce tic nerveux des yeux avant d'épousseter son pantalon.



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MessageSujet: Re: won't you stay alive (kadida)   Mer 19 Oct - 16:00
Ida écoutait son patient parler, les yeux dans les siens sans trop savoir s'il était réellement responsable de son incapacité à regarder dans une autre direction ou pas. Elle ne le brusqua pas, respectant les moments qu'il prenait pour réfléchir, pour voyager de son monde à la réalité. Chaque mot qu'il lui disait était retenu dans sa mémoire. C'était bien l'une de ses qualités : elle n'avait que très rarement besoin de prendre des notes, tout était déjà ancré dans son esprit dès la première écoute. Kadeen termina par un est-ce que ça vous suffit ? qu'elle avait entendu bien trop de fois puis se mit à sourire légèrement lorsqu'elle lui reposa la question en insistant sur le vous. Ida ne savait pas ce que cela voulait dire mais, au moins, il lui semblait qu'elle avait gagné des points.

De nouvelles questions sortirent de la bouche de la psychologue, des questions qui semblèrent ne pas plaire à l'homme devant elle puisqu'il déplaça ses mains de ses cuisses à la table puis se pencha en avant en se triturant les phalanges. Elle n'était pas impressionnée, juste attentive à ses moindres faits et gestes pour savoir si elle en faisait trop ou pas assez. « Je tente de vous faciliter la tâche, je transforme ça en un échange. Je n'aime pas parler seul, alors autant me répondre. » Ida ouvrit la bouche puis la referma, ne perdant pas son sourire pour autant. Elle comprenait. « Je comprend. Ce n'est pas toujours agréable de se confier à quelqu'un qu'on ne connaît pas et qui, en plus, ne répond que par des réponses aléatoires, déjà toutes faites, affirma-t-elle avant de continuer : Si vous voulez tout savoir, j'aime beaucoup aider les autres mais, ça, je suppose que vous vous en doutez... J'aime aussi passer du temps avec mon frère, lire, l'Irlande et j'ai une faiblesse pour la neige alors vous comprendrez que ce temps me rend heureuse », qu'elle dit en jetant un coup d'oeil à l'extérieur.

Elle replongea finalement son regard dans celui de son interlocuteur, un silence s'étant installé entre eux. « J'aime le désert. Celui qui vous assèche la gorge rien en regardant tout ce vide, que Kadeen répondit, brisant le silence par la même occasion. Ida n'était jamais allée dans un désert, toujours fourrée dans des pays froids. J'aime aussi l'océan, la forêt, les vieux ports, les villes en ruine. J'aime beaucoup Détroit. J'aime la ville même si j'ai du mal avec la foule. J'aime les étendues de neige mais j'aime le sable blanc. Elle hocha la tête, souriant un peu plus alors qu'il s'ouvrait à elle, de plus en plus. Je collectionne les cartes postales, je pourrai vous en ramener si vous voulez. » La demoiselle parut, pendant quelques minuscules secondes, troublée par ses mots qui n'avaient, pourtant, rien de très troublants. J'adorerai, Kadeen. Soudain nerveuse, elle détourna une demi-seconde ses iris de ceux de son patient puis rangea une de ses mèches derrière son oreille. Kadeen Ben Hayek, c'est égyptien si je ne me trompe pas ? Je suppose que vous avez dû voir le désert plus d'une fois ? Elle passa sa langue sur ses lèvres. J'ai beaucoup voyagé avant de m'installer ici mais je ne suis jamais allée en Egypte. Le temps du voyage s'est terminé en même temps que tu as voulu jouer avec ta vie et que Fredian te l'a sauvé de justesse, qu'elle pensa. Et je n'irai probablement jamais mais je suis sûre que c'est magnifique. »

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MessageSujet: Re: won't you stay alive (kadida)   Mar 27 Déc - 15:59
Cet échange n'a rien d'exaltant, le même schéma se reproduit depuis des années : un psychologue lui pose des questions avec une voix éteinte. Kadeen, c'est son regard qui est éteint. Transparent, il fait semblant. Bien que son dernier consultant était des plus intéressants, il a souvent du jouer la mascarade. Être le sauveur ou le déchu, le soigneur ou le malade exclu.  Si Miss Rothschild n'échappe pas à la règle, c'est ce qu'il se dit. Mais il doit avouer qu'elle est sincère. Est ce que le patient a plus d'expérience que le médecin ? Ses yeux sont plissés. Toujours courbé, il scrute ses traits d'oiseau. Elle parle avec une voix chantante. Un peu fluette mais pas assez pour être énervante. Le Docteur transforme ses malheureux échos en échange. Dialogue troublé . Il réussit à se détendre et elle, elle passe la langue sur ses lèvres. Il apprécie beaucoup de paysages pour la violence qu'ils provoquent. Le désert par exemple, produit une chaleur étouffante qui vous rappelle votre condition d'être humain. Il propose de lui montrer ses cartes postales durement rassemblées. Peut-être que Kadeen a besoin d'un nouvel ami. Il s'est souvent fait la réflexion. Mais qui pourrait supporter son histoire alors que lui-même n'y arrive pas ? Ils ont dit que Ben Hayek était dangereux pour les autres, et ils ne savaient pas à quel point. Lui non plus d'ailleurs.
« Kadeen Ben Hayek, c'est égyptien si je ne me trompe pas ? »

Il se redresse, son dos se colle au dossier de la chaise. Et ses cils battent encore frénétiquement. Il perçoit la jeune femme en plusieurs images. Ses pouces jouent nerveusement avec ses autres doigts. Ils les massacrent ou ils les massent. Voilà les dégâts causés par le manque de médicaments. Kadeen a mis un terme à son traitement depuis longtemps mais ses séquelles demeurent.

Vous avez vu juste.

Son rictus est pincé et timide.  Il aurait préféré qu'elle remarque cet exotisme autrement que par son patronyme. Néanmoins le reste de ses mots est faux.

Je n'ai jamais été là bas non plus. Je pense comme vous, que ça doit être magnifique. Et vous alors ? Rothschild, c'est le nom d'un vin européen.





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