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 requiem | Lenny
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MessageSujet: requiem | Lenny   Ven 12 Aoû - 22:17
Requiem
Lenny & Bloom
Si les hommes naissent pour mourir, mes requiems sont des berceuses ▬ LINO + theme song

Le souffle s'effondre dans un lac d'insouciance candide ; la rage fougueuse perd de son solide. L'euphorie s'empale au sommet du néant abyssal ; la peine morbide et maladive est vandale.
Les cartilages convulsent ; étanchent la plaie sans miracle. Bagage de fortune tu divagues. La rue est ta mère, la rue est amère. Le dédale se ressert et tu t'enfonces toujours plus profond dans la nuit. Merde. Tu comptais pas crever comme ça. Pas ici. Pas maintenant. Dans un shot d'enfer délirant. La douleur te brûle comme sur un bûcher. Déjà ta hanche maigre et chétive te fait trébucher. Tu tousses. Tu craches. Tu suffoques. T'es en apnée aux fonds marins trop épais pour se mouvoir. 
Et le cimetière t'accueille déjà dans son berceau.
La tombe creusée d'avance des années durant te ronge la peau.
Ouais putain la rue sera ton tombeau.
T'attends rien. Plus rien. Un geste, peut-être. Un simple geste hostile de mal-être. Qui saura te faire dégénérer. Qui saura t'exténuer. Qui saura te ravager comme un flot carnassier. Qui saura enclencher le compte à rebours de la bombe à retardement. Celle qui vrombit sous ta poitrine désarmée ton faible coeur cru et dément. Désaimant. Un tic-tac innocent, impénétrable imprenable. Une forteresse un château de sable. Un compte à rebours dégainant le son avide d'une horloge. Lové juste là au creux de ta cage thoracique au bord du gouffre qui te jauge. Que tu jauges aussi. Il persiste assis ; altier à t'intimider à te faire rougir de crevaison sinon d'éreintants délires. De souvenirs déliquescents. T'essayes en vain de réguler ton souffle de fugitive. Tu décompte les secondes avant d'inspirer à nouveau une air douloureuse et fautive. T'essayes.
Bordel mais la peur l'effort te pèsent. T'es à bout, au bout. Au bord du ravin épris du goût du malaise. Un haut-le-cœur t'embaume monstre fou. Ta main libre harponne la paroi souillée d'une ben à ordures. Ton corps singulier pend à son insu, dégoûtante enflure. Tu tiens plus debout. Ton poignet brisé crie à l'aide au jardin des remous. Il te hurle d'arrêter ce jeu pervers. D'arrêter de tricher à l'envers.
T'avais levé tes deux mains au ciel, tendues vers le tout puissant. Tes iris de flammes avaient captivé le marmot arrogant. Son canon braqué sur toi. La gâchette serrée en manque de foi. En manque de loi. En manque de roi. Ses deux yeux étaient ronds, de stupeur de peur de doute. Vais-je tirer ? qu'il se serinait le marmot sous un instinct qui l'envoûte. Son instinct d'hydre qu'il n'écoute. Mais le pauvre gosse ne savait pas pourquoi. Pourquoi il était là. Pourquoi c'était à lui de faire ça. Un pêcheur qui prêche la parole du meurtre et du sang coulé ; alors qu'il ne sait même pas les saints qui le logeaient. Putain. Le marmot est victime. Victime de son succès. Victime de ses excès. Victime et créancier. Du mal du sale boulot de la merde infatigable qui nourrit les gangs des rues les étoiles conquérant le firmament. Et le gosse a l'arme braquée sur ton crâne suintant de délinquant. Et tu restes là une minute entière. Immobile suffocante transpirante l'essence nauséeuse qui erre. Ne sentant plus la moitié de ton corps. Ne sentant plus ton âme entière. Possédée par Satan ; ou par un de ses quelconques partisans.
Un murmure. Une crainte. Un doute.
Putain. Ça devait pas se passer comme ça.
Le chien s'abaisse du bout du pouce alcoolique. Son regard défiant même jusque ta folie chronique. Le doute a traversé son corps sans ne laisser aucune séquelle. Et la peur en toi te hurle qu'il est plus terrible encore que cette foutue querelle. Sans peine, sans âme, sans rien ; un fantôme insensiblement creux et taquin. L'index s'est resserré autour de la détente. Le coup était fort, prompt, strident parti sans entente. Une larme bondit d'entre tes prunelles désœuvrées comme un feu qui cherche à s'émanciper. Un flot de lave érosif flamboie au fond de ta maudite gorge sèche et nouée. Le temps semble long. Trop long. Infini. Tout autour de toi passe au ralenti ; ça semble suivre en chœur les tambourinements de ton cœur. Presque inaudibles presque stoppés, trop faibles presque en pudeur. Du coin de l'œil tu perçois un oiseau défiant l'immensité du ciel noir et sans fin. Visible car trahi par la lumière du réverbère qui déteint. Peu à peu t'émerges du néant. Les sens reprennent vie et conscience. Le regard parvient à se détacher du volatil futile qui se fond et s'abandonne dans la décadence. Tes deux yeux océans s'abaissent, suivent la courbe du corps galbé par la maigreur leucémique qui encaisse. T'es qu'un angelot noir condamné à la mort pour renouer avec sa pureté mère. Le môme est fiévreux désemparé ; la fierté a fugué. L'arme a volé. Loin loin. Loin. La larme affolée apparaît. Le môme ne sait plus. Le môme s'enfuit court et ne se retournera plus. Mais les lumières des yeux commencent à fuir ouatées sous morphine. À t'échapper dès lors que tu comprends qu'une crevasse rougeâtre s'est façonnée au creux de ton estomac. T'abaisses le regard vers ta nouvelle blessure, poison mortel clamé des ténèbres sans brouhaha. Tu gerbes sous la couleur du trépas. Tu vas crever. Les phalanges tremblent glissent le long du corps saccadé. Elles descendent tout au bas de l'estomac.

— Putain... que tu craches entre tes doigts salies de sang. Salies de cendres. Enchaînée aux pires méandres. Tu traces de tes ongles vermeils un  long chemin corrosif, sinueux. L'index effleure le trou frais dans le sweat trop vieux. D'abord hésitants, découvrant une sensation encore allochtone ; et puis le doigt s'enfonce dans la plaie sans arôme. Enfin tu sembles comprendre l'issu du combat à ton insu. L'enfer s'ouvre à toi, l'âme follement condamnée ; sans même une tragique destinée. L'index reparaît des profondeurs de la lésion, liste les dégâts. Mais la teinte dans tes yeux luisants montre que tu comprends déjà. Ouais tu captes l'imprévue fatalité de cette abîme sinistre surgie du corps. Une larme s'échappe avec effroi du coin de son œil, et ses lèvres closes la lui dévore. 
T'es figée tu te contemples dans sa déchéance. Vacillante t'angoisses à l'idée de crever sans sentence. Tu devrais souffrir mais rien pas une agonie pas un mot. Plus rien d'autre que cette angoisse plus douloureuse encore que n'importe quelle exécution de bourreau.
Respire putain Bloom. Respire.
L'esprit combattra jusqu'au dernier soupire pour te hanter à jamais. Mais déjà l'affliction semble s'évader de tes pupilles dilatées. Tu ressens plus. Ton âme fade est déchirée, de l'odeur de la mort elle est repue. Tu t'extirpes d'entre les vivants ; c'est à genoux que tu rampes jusque la sortie délirante.
Et puis la peur s'effondre. L'adrénaline l'instinct de survie se fondent. T'es comme Tantale privée de tout et surtout de vie ; mais tu vas l'agrafer à ta chair comme t'as appris à le faire. Et puis un lieu te vient en tête ; une déesse hospitalière. Tu titubes encore sur quelques mètres. C'est là, juste derrière toi. C'est à son seuil que tu t'effondres et tu grattes à sa porte comme un félin en détresse. Ouais tes pas t'ont menée jusqu'ici sans maladresse. Le sang coule à flot et ton pull est imbibé. Ton jean abîmé. Tes mains inondée. Lenny ! que tu crèves d'hurlement dans un silence blafard. Lenny ! car désormais tu sais qu'elle est ton seul espoir. Lenny... tu gémis en t'étranglant dans un crachat de sang. Un baiser acide d'amant.


© Gasmask


i confess. i am a murderer.
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