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 JUSTE LA FIN DU MONDE — (KOBE)
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MessageSujet: JUSTE LA FIN DU MONDE — (KOBE)   Mer 17 Aoû - 15:00
Parce qu’il est toujours plus drôle ou plus lucratif pour l’esprit atteint de la gangrène de ressasser le passé, il était évident que les occasions à saisir n’étaient pas à négliger. À deux, tout est dédramatisé, on a tendance à rire, bien que cela soit davantage jaune que sincère, mais quitte à décaper sa fierté, à s’écraser, un duo était toujours agréable à partager, d’autant plus dans les moments aigris. C’était comme se tenir la main avant un grand saut sans parachute comme pour se rassurer concernant la finalité évidente, un poil absurde mais nécessaire afin de combattre le courageux mais pas téméraire. Lorsqu’il était question de s’effondrer tel un bâtiment désaffecté en étant applaudit, il existait une seule et unique personne pouvant relater des mêmes faits sans simuler. Elle avait reçu un appel parmi tant d’autres, il lui a dit de passer, qu’ils regarderaient ensemble tout s’effondrer. Retranscrire mots pour mots les paroles auraient été difficile pour un esprit vacant, mais c’était ainsi qu’elle avait lu entre les lignes, qu’ils s’étaient compris d’après elle et sa naïveté maladive.

Elle était arrivée en avance davantage qu’à l’heure ou bien en retard, préférant s’excuser d’avoir été impatiente de vivre le drame que de s’excuser pour s’être défilée l’espace de quelques instants. Sonnant à l’interphone, sa tête appuyée contre le mur, elle attendit d’entendre que le bout du fil avait été décroché, qu’on respirait de l’autre côté. « Bonsoir. C’est ici qu’on signe pour la fin du monde? » Balança-t-elle en souriant bien que son attitude déjà lasse à s’appuyer avec lourdeur contre le bâtiment démontre bien qu’elle s’était préparée la journée durant à vivre l’événement, pas encore tout à fait sûre de la manière dont elle réagirait. Elle pensait que c’était, cicatrisé, balayé, qu’elle avait trouvé dans son présent le moyen de se reconnecter au passé. Il fallait avouer que le programme énoncé par Kobe l’inquiétait davantage pour lui, sa droiture d’esprit et faciale toujours impeccable alors qu’à l’intérieur aurait pu se dérouler un véritable naufrage, sans que personne ne puise le soupçonner une seule seconde. Après ce long résumé, quel était la raison de cette soirée? En réalité, cela était une simple invitation à voir le lancement d’une fusée, couplé par un championnat de gymnastique, le tout, le même soir. L’occasion était trop belle pour ne pas dramatiser à deux.

Pénétrant dans l’immeuble, elle monta les quelques étages, imaginant le sentiment qui l’envahirait lorsqu’il verrait l’appareil spatial s’envoler alors que lui serait là, le cul posé sur le canapé, le tout imposé par la gravité. Parmi les grands brisés, elle se pensait chanceuse car elle avait souvent eu cette pensée le concernant, qu’il devait peut-être trouver cela injuste d’être coincé ici bas alors qu’il souhaitait s’élever, s’en aller. Est-ce qu’il aurait le sentiment du canidé abandonné à la veille des vacances sur un bord d’autoroute en voyant le tout partir? Frappant à la porte, elle posa à nouveau sa tempe contre l’encadrement de celle-ci en attendant que le tout s’entrouvre, les bras ballants le long du corps. Au bout de ceux-ci, elle tenait fermement un sac en plastique contenant un nécessaire de survie, il fallait être préparé à la fin du monde. « Hey. » Lâcha-t-elle dans un sourire amusé malgré ses zygomatiques crispés, l’empêchant de sourire pleinement et totalement. L’appréhension, quand elle bouffe les entrailles avec ses relents biliaires, elle le fait bien, c’est une minutieuse. « Ça fait toujours plaisir de te voir. » Venant embrasser sa joue pour le saluer, elle déposa le sac afin de se débarrasser du tout, retirant sa veste en tout en reculant.

S’affalant dans le canapé, la tête jetée en arrière, ses yeux noirs perdus l’espace d’une seconde à peine vinrent chercher la grande silhouette élancée, un rire étouffé vînt secouer son cou déployé. « C’est quoi cette tête? C’est juste la fin du monde tu sais. »

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MessageSujet: Re: JUSTE LA FIN DU MONDE — (KOBE)   Dim 21 Aoû - 21:29
Il émerge frémissant, inquiet, seul. Son regard accroche le vide. Son bras s'élance par reflexe vers l'interrupteur et rencontre le mur. Il panique un instant, le souffle court, le cœur souffreteux ; une douleur montée d'une défaillance physique plus qu'un soulèvement de conscience. Dans la pièce plongée dans la quasi-pénombre, les phares des voitures tracent des comètes éphémères sur le plafond de la chambre. Kobe attend. Il écoute. Il patiente. Alors que la douleur disparaît, ses yeux s'ouvrent et se ferment avec la lenteur du sommeil qui revient le gagner, mais il combat l'appel et se relève finalement dans le lit. Les couvertures pêle-mêle témoignent des combats engagés pendant sa sieste. Le rythme décalé et les arrêts nocturnes à l'observatoire pour étudier les conditions du lancement de la navette ruinaient son sommeil, ses humeurs, sa santé. Contourner les règles et tâcher de parcourir la ville le plus vite possible, phares éteints, vidaient son énergie dans des angoisses dont il aurait pu se passer. Il laissait s'entasser les merdes et les déchets dans l'appartement mal rangé, où traînaient livres, papiers et calculs, autant de distractions éparpillées stratégiquement pour essayer d'échapper au principal, à l'éléphant dans le fond de la pièce, l'ananas sur la table de chevet, la fusée sur sa rampe de lancement.

Il ne l'aurait sans doute pas fait sans elle. Il n'y aurait sans doute même pas pensé, mais l'occasion était trop grande, trop belle, trop triste.

Dans l'appart' en bordel, Kobe navigue entre les tas et les morceaux, enfile un t-shirt propre et va chercher la pizza dans le congélo. La télé tourne dans le fond - il ne l'a pas éteinte depuis quelques jours - des crépitements familiers qui le rassure et l'accompagne. Derrière la porte close de sa chambre, il a jeté les preuves ; les livres, les photos, de souvenirs qui feraient désordre devant une amie, à se poser des questions de santé mentale dont il n'a pas envie de discuter. Il pense, à ses mauvaises idées, à Joanne qui trouve toujours le moyen de le suivre ; il se dit qu'il ne la mérite pas, sans doute ; il y a peu de chances qu'il pense mériter dans sa vie, Kobe. Dans ses mains, le givre de la pizza commence à dégouliner sur le sol. Il retient le juron lorsque la sonnette retentis.

La porte s'ouvre sur la lassitude et l'ennui. Des années de pratiques insensées pour la représentation de toute une vie. Joe l'observe de ses grands yeux de chaton curieux, la tête apposé contre le mur; il fait pivoter la sienne et affiche une moue moqueuse, un reflet de sa propre langueur. Une invitation à entrer pour ne pas s'en faire. "Hey." Dit Kobe d'un sourire. Il rit de sa remarque et se laisse embrasser. "Ouai enfin, pas tous les jours quand même." Blague t-il en la laissant passer. Elle laisse échapper son sac de commission au sol pour courir sur le canapé ; Kobe docile et silencieux ramasse le tout et va le poser sur le comptoir de la cuisine. Avec Joe, il a toujours l'impression de gérer une fratrie, une réminiscence sans doute de son enfance près de ses sœurs. Il se sent l'adulte responsable et en charge, la présence compétente et précieuse qui viendrait rééquilibrer l'ordre du monde d'un claquement de doigt agile. Le revers de la médaille impliquant sans doute de tirer une gueule de trois mètres de long dans l'exercice, elle lui fit remarquer la sienne, peu convenable pour une soirée loin des remords. Kobe sourit largement en déballant le contenu du sac plastique. Chips, bière, et un paquet d'olives coulant dans l'huile qui vint dégueuler sur le comptoir. "Je suis sacrément étonné de te retrouver en un seul morceau en fait, considérant le buisines florissant de ton entreprise de bras cassés." Dit-il en référence à ses activités cinématographiques douteuses. Il fit la grimace rien qu'à la pensée de cette petite femme menue balancée depuis des toits et contre des murs. "T'as des bleus ? Tu me les montres ?"

Deux bières en main, il vint la rejoindre dans le salon et la poussa d'un simple coup d'épaule sur l'autre côté du canapé, en lui tendant la cannette pleine. "Gezondheid." Lança t-il en prenant la première gorgée. Sur l'écran de la télévision, des images montées pêle-mêle de l'air de lancement et de la station internationale montrent des visages connus. Kobe avale la gorgée de sa bière et détourne le regard, indifférent. Son crâne vient s'écraser sur le dossier du canapé, là où celle de Joe reposait quelques temps auparavant. Il fronça les yeux comme pour réfléchir. "Ok, le lancement est à H-10 minutes, l'épreuve de gymnastique commence dans une heure et... la pizza est au four." Etirant ses grandes jambes jusque sur la deuxième moitié du canapé, parfaitement ignorant des râles de Joe, le néerlandais revoit la liste rapidement dans sa tête. Non. C'était tout. Rien que de la déchéance dans cinq centimètres de croute fine et de parmesan fondu. Une bonne soirée pour la fin du monde.

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MessageSujet: Re: JUSTE LA FIN DU MONDE — (KOBE)   Lun 22 Aoû - 15:07
La nuque appuyée, le regard baladant, elle prit le temps d’examiner l’appartement bordélique, sûrement davantage une pièce témoin de l’état d’esprit de son propriétaire qu’un réel laissé-aller, elle ne fit aucune remarque, détaillant avec amusement et un poids au cœur l’ensemble. Ce soir, ils étaient en quelque sorte les exemples parfaits d’une génération de ratés. On leur avait tellement répétés qu’ils pouvaient être ce qu’ils voulaient, que tout était à porter de main, qu’il suffisait d’empoigner pour avoir, qu’au final, ils s’étaient pour une majorité, grandement fourvoyés, avec pertes et fracas. « T’aimerais pas avoir un concentré de bonne humeur en tube tout les jours venir éclairer ton quotidien? » Lâcha-t-elle, un sourire amusé aux lèvres. C’était égocentrique, évidemment, de se considérer ainsi, surtout lorsque ce n’était pas réellement le cas. Vidant quelques pilules dans le creux de sa main, elle posa délicatement celles-ci sous sa langue, saisissant la bière qu’il lui tendait. Ce n’était curieusement pas le premier soir qu’elle mélangeait ainsi médication et alcoolémie afin de se procurer une certaine léthargie désirée.

Relevant son t-shirt, elle abaissa le haut de son pantalon, dévoilant un bleu violacé. C’était un peu son œuvre d’art. Et telle une sorte de fanatique étrange, elle avait prit l’habitude de photographier ses différentes blessures, les comparant, les montrant au détour d’une conversation futile afin de faire rire les uns et les autres. « Je crois que c’est mon chef d’œuvre celui-là. » Elle ironise car la moindre pression sur la surface colorée et douloureuse lui rappelait qu’elle avait toujours eu ce côté casse-cou, sûrement inconsciemment sacrificiel qui avait tendance à bien trop ignorer la chaire. Si elle avait survécu au reste, elle savait qu’elle pourrait aisément faire son bout de route, tailler son bout de gras, tranquillement concernant ce qu’il en était actuellement. Redressant ses vêtements, elle jeta un rapide coup d’œil à la télévision, si les plans et images diverses incarnées par la quadrichromie ne lui disaient rien, elle n’avait pas besoin d’être du métier, du milieu pour tenter de s’imaginer l’espace de quelques secondes ce qu’il se passait dans la tête du blond. Son bras plié sur le haut du canapé, elle vînt tenir le haut de sa tête, tentant d’étaler ses jambes tout en relevant celles de l’hôte, gigotant. « Tain, tu pèses. » Pesta-t-elle avant de finalement trouver une position confortable pour passer la soirée.

« On a le temps. » Soufflant dans un soupir afin de lui répondre, elle haussa de manière lasse les épaules, buvant une nouvelle gorgée. « Si tu continues comme ça, on pourra appeler cette émission, tu sais, celle dans laquelle ils viennent nettoyer les appart de ces gens avec des troubles compulsifs, qui gardent et stockent tout. » Balayant à nouveau la pièce du regard, elle lui adressa un sourcil haussé, une sorte de piqûre de rappel en douceur, avec humour afin que la pilule passe. Riant à retardement, elle le regarda. « Avec ton air patibulaire et tes cheveux en bataille, t’auras le profil idéal. » Et comme pour marquer ses propos, elle vînt du bout de son index titiller une mèche rebelle, hochant la tête comme pour appuyer ses propres paroles, une sorte de ‘tu vois’ culotté et impertinent.

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MessageSujet: Re: JUSTE LA FIN DU MONDE — (KOBE)   Sam 3 Sep - 22:33
Il mate l'écran d'un œil vide, presque indolent, et le sourire sur son visage n'est qu'un mirage, qu'un mensonge, qu'une ironie qu'il adresse à sa propre consternation. Sur l'écran de la télévision, les images défilent, parfaite monotonie de couleurs et de sons : les alentours de l'appareil, la salle de contrôle dans l'obscurité tamisée, les appels radiophoniques des agents, les commentaires aléatoires d'un journaliste en mal d'informations. Ce n'est qu'un théâtre, qu'une farce, la beauté mensongère pour justifier des taxes du particulier, assis devant son canapé, là, en train de siroter sa bière en pensant que tout ça c'est beau, très beau, c'est grand, oh oui l'Homme ira loin dans sa conquête de l'Univers. Mais l'Univers ce n'est pas un film, ce n'est pas un roman, et ce n'est pas taillé pour l'échelle humaine : Kobe sait que ces trois astronautes là ne s'envolent pas vers des rêves de grandeur, mais en direction de la station internationale où ils auront en charge de réparer deux satellites détériorés après le passage d'une météorite. Les dames-pipis de la NASA. Il fait échouer son crâne sur le canapé, et les calculs défilent dans sa tête, les manœuvres qu'il connaît par cœur pour les avoir étudier sur son lit d'hôpital, alors que la batterie de test intensive ne parvenait pas à lui faire comprendre que non, jamais il n'irait servir de bouche-trou à des millions de kilomètres de la surface de la Terre. Il y a des rêves qui mentent plus que d'autres. Maintenant qu'il peut voir la réalité de leur mission, Kobe se refreine. Peut-être que tout ça, ce n'est pas si important finalement. Peut-être qu'il y a mieux, plus grand, plus fou, plus large, ailleurs, ici, dans le confort d'un atmosphère, les deux pieds sur terre et le cœur accroché à la cage thoracique. Le cul dans le fond d'un canapé où un visage mesquin et doux lui montre les larges bleus causés par des chocs plus terrestres et plus excitants que mille naissances d'étoiles.

"Joanne." Commence Kobe en soupirant, d'un prénom aux accents germaniques qu'il lui réserve pour les remontrances. "T'es folle, tu vas te tuer. Le concentré en tube fera plus de sens quand tu seras changée en purée." Gueuler, il avait déjà essayé. Pester, argumenter, rien à faire. Il n'y avait pas de raisons dans le cœur de Joe, pas plus qu'il n'y en avait dans la conquête des étoiles ; sinon le sacrificiel, sinon la passion. Sinon pour l'adrénaline et le plaisir de la compétition. La sensation d'être plus grand que soi-même ; mais pas plus important non ; juste à une échelle différente. Alors il essaye d'appuyer sur les grosseurs du bleu, là où la peau fait des ecchymoses étranges, là où il aimerait trouver des mots pour l'empêcher d'un jour commettre l'irréparable, une autodestruction à petit feu, petite échelle, du haut de son mètre pouce ; mais avec la conscience de ceux qui le font bien. Elle le repousse lui, ses bras, ses jambes, alors que Kobe se tasse dans un morceau de canapé en grommelant qu'elle prend trop de places, et que l'anecdote lui revient comme un boomerang lorsque la cabine de pilotage apparaît sur l'écran. "Il a fallu qu'ils fassent rentrer un siège plus grand dans la cabine, parce que l'original n'était pas à ma taille." Dit-il en désignant la télévision. "J'te jure, c'est pour ça qu'il y a des traces de soudure autour du hublot, tu vas voir. Dix centimètres de plus et j'étais le plus grand astronaute à avoir jamais été dans l'espace." Dix centimètres de plus et un cœur en bonne santé.

Elle balayait la pièce du regard, offrant son opinion sur l'état des lieux alors que Kobe commençait à peine à prendre conscience du bordel qui régnait autour de lui. La propreté l'empêchait de réfléchir. L'impression que tout était déjà en ordre n'influençait pas sa matière grise pour accélérer le processus et pour le coup, il était à peu près certain de n'avoir jamais eu à ranger autour de lui pour excès d'intelligence. Il tourne la tête et elle vient lui tripoter la chevelure comme si c'était domaine public ; et Kobe fronce les sourcils en lâchant d'un voix grave : "Excusez-moi madame, mais on touche avec les yeux s'il vous plait." Il le chassa pas pour autant, son regard fait le tour des lieux. "C'est pas vrai en plus, j'ai pas de trouble compulsif. Tout me sert ici." Il croise la moue sur son visage. "SI, C'EST VRAI. Regarde." Il se penche en arrière, et se contorsionne pour attraper des papiers qui traînent derrière le canapé. "Notes de cours, notes de cours, papier du médecin, notes de cours..." Il vint écraser Joe de tout son poids en essayant d'attraper des livres et encore plus de papiers de l'autre côté du divan. "... notes de cours, paquet de chips, respirateur, notes de cours... tu vois, tout sert. Et j'ai pas un air patibulaire, j'ai une tête gentille, et c'est même pour ça que des gens de ta taille peuvent se permettre de faire des réflexions sur mon lieu de vie PERSONNEL et INTIME." Pesta t-il en enfonçant sa main dans son visage.

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