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S'inscrire au DARWIN'S GAME, c'est montrer de quoi nous sommes capables et prouver que nous sommes l'avenir. Une seule regle : survivre. A partir de maintenant, c'est chacun pour soi. Nous devons oublier qui sont nos freres, nos femmes, nos amis, parce qu'aujourd'hui ils sont nos ennemis. Tuer ou etre tue est notre seule motivation. Le jeu debute.



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 LANTERNS LIT / svenja
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MessageSujet: LANTERNS LIT / svenja   Ven 19 Aoû - 15:33
lanterns lit
kairos + viviane
Depuis sa dernière mésaventure, venue se rajouter à la fin d'une liste commençant déjà à se faire longue, Jacob était d'autant plus sur ses gardes, en particulier lorsqu'il se trouvait en plein cœur de la forêt. La dernière fois qu'il s'y était aventuré, un fou furieux – arrogant et lunatique – lui avait sauté dessus et n'avait cessé de le provoquer, cherchant à tout prix la confrontation violente sans même chercher à envisager l'éventualité que chacun passe son chemin sans encombres. Au final, et malgré ses belles paroles, l'abruti s'est fait saigner sans cérémonie mais Jacob doutait réellement que cela lui servirait de leçon. Au contraire, il avait le pressentiment que cela n'allait qu'encourager l'imbécile à chercher encore davantage le combat, tout ça pour se prouver à lui-même qu'il était aussi doué qu'il aimait le rabâcher à ses ennemis. Bien qu'il était sorti victorieux de cette altercation, Jacob était maintenant particulièrement vigilant lorsqu'il devait s'aventurer dans la forêt, souhaitant éviter qu'une telle situation se reproduise, en particulier face à un joueur plus aguerri que lui.

Il avait accompagné son coéquipier dans les bois afin de l'aider à récupérer certains ingrédients dont ce dernier pouvait avoir besoin pour confectionner ses remèdes, explosifs, poisons et autres choses diverses auxquelles il ne comprenait pas grand-chose, si ce n'est qu'il appréciait grandement le fait d'être dans la même équipe que ce maître-chimiste en particulier car au moins, cela lui assurait de ne pas être la cible infortunée de ces concoctions dangereuses. Néanmoins, après plusieurs heures de recherches de plantes, fleurs, champignons et de baies en tout genre et sa patience commençant à s'effriter grandement à la vue de leur maigre butin, il avait décidé de rentrer au quartier général non sans s'assurer au préalable que cela ne dérangeait pas son partenaire de rester seul dans la forêt avec une sincérité tout de même teintée d'ironie, ce qui lui valut en retour une remarque tout autant sarcastique l'assurant que son coéquipier n'y voyait aucune objection.

C'est pour cette raison que Jacob s'évertuait à se frayer un chemin entre les arbres afin de retrouver, avec quelques difficultés, le chemin vers une porte d'accès pour retrouver les rues de Darwin Harbor où il sera déjà plus apte à se repérer. Il faut avouer qu'il n'avait jamais été doté d'un très grand sens de l'orientation et s'il avait commencé à se familiariser avec une certaine partie de la ville, en particulier là où se trouvaient les territoires Eshu, il peinait véritablement à se repérer dans la forêt dès lors qu'il était éloigné de toute bâtisse pouvant lui donner une indication sur sa position. Pour tenter de s'aider, sans pour autant avouer pleinement aux autres joueurs que les courses d'orientation en pleine nature étaient loin d'être son hobby, il avait récupéré une boussole très rapidement après ses premières connexions pour au moins avoir une petite idée de la direction qu'il devait emprunter quand tous les arbres qui l'entouraient lui paraissent strictement identiques à eux qu'il avait dépassé il y a plusieurs minutes.

Alors qu'il s'était arrêté le temps de s'assurer qu'il n'avait pas emprunté la mauvaise direction par mégarde, les yeux rivés sur l'aiguille de la boussole, il crut entendre un bruit sur sa gauche qui le fit instantanément relever la tête. Demeurant parfaitement immobile, il resta ainsi quelques instants à guetter le moindre bruit ou la moindre vision entre les broussailles sur sa gauche mais les environs étaient on ne peut plus calmes. Or, le calme n'était vraiment pas le fort du Darwin's Game. Il s'empressa de s'assurer qu'il se dirigeait effectivement dans la bonne direction puis rangea précipitamment sa boussole dans sa poche et prenant son arme entre les mains sans pour autant la mettre en joue, il continua son chemin, ne désirant pas vraiment s'attarder pour découvrir si oui ou non, le bruit n'avait été que le fruit de son imagination. Cependant, il ne devait pas avoir fait plus de dix mètres qu'il entend quelque chose siffler dans l'air et lui écorcher le bras droit, en lui déchirant sa manche par la même occasion.

Il jeta un regard en arrière pour apercevoir une flèche trônant au sol, l'ayant simplement effleuré et ayant manqué son véritable but qui avait certainement été de le blesser bien plus gravement, si ce n'est même de le tuer du premier coup si l'archer était un meilleur viseur. Seulement, la flèche elle était venue de sa droite et non pas du côté gauche auquel il avait été particulièrement attentif ce qui signifiait qu'à défaut d'être particulièrement bon en visée, l'archer inconnu était considérablement silencieux. L'arme en joue, il s'élança en direction de l'endroit où il présumait que la flèche avait été tirée, ayant complètement oublié son objectif initial qu'était de rentrer sain et sauf au quartier général. Si c'était le même petit merdeux que la dernière fois, il n'allait pas se gêner pour lui faire la peau à cet abruti revanchard.

Étonnamment, aucune flèche ne vint l'attaquer à nouveau et s'il n'était probablement pas si énervé à l'idée de se faire à nouveau attaquer sans raison dans cette forêt qui ne lui portait décidément pas chance, il aurait peut-être abandonné ses recherches pour retourner à Darwin Harbor sans autre accrochage. Mais il en avait après la personne qui avait décidé de lui tirer dessus alors qu'il n'était pas une menace alors l'idée de faire demi-tour et de retourner sur ses pas ne lui effleura même pas l'esprit. Il aperçut enfin une silhouette entre les arbres et ne prenant la peine que d'enregistrer l'arc qu'elle tenait à la main, il s'élança vers elle et frappa avec son fusil la main tenant l'arc pour le faire tomber à terre puis donna un coup de crosse au visage de l'archer. « Faudra mieux viser la prochaine fois. » C'est seulement après avoir eu la satisfaction de donner un coup à la personne l'ayant blessé qu'il prit en compte qu'il avait à faire à une femme. Pendant un court instant, il s'en voulut de l'avoir frappé ainsi mais il se remit vite les idées en place. Elle savait très bien dans quoi elle se lançait lorsqu'elle s'était inscrite et personne n'était épargné dans le Darwin's Game.
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MessageSujet: Re: LANTERNS LIT / svenja   Dim 21 Aoû - 20:06
lanterns lit

VIVIANE & KAIROS



Si GAIA est l'équipe des solitaires, alors j'en suis la représentante parfaite. Non pas que je sois misanthrope ; bien au contraire. Mais dans ce monde fait de pixels, je préfère faire ma route seule. Simplement parce que je ne suis pas inscrite pour les mêmes raisons que les autres. Je n'aime pas le sang, ou alors seulement quand je peux l'observer sur une lame au microscope, pour montrer à mes élèves les réactions antigéniques entre deux groupes sanguins incompatibles. Je suis venue ici pour comprendre...j'ai pressé le bouton ENTER parce que je n'arrivais pas à obtenir mes réponses à Chicago et que je ne m'arrête que lorsque j'ai fait le tour d'un problème compliqué. Le problème en question, c'est Lily Tamlin et son décès pour le moins suspect. Une élève ; une adolescente. Trop jeune pour mourir. Comme beaucoup. Elle ne méritait pas ça. Et quand je vois l'âge de mes coéquipiers, j'ai parfois froid dans le dos. C'est l'une des raisons pour laquelle je cultive ma solitude. L'autre est que je peux ainsi mieux choisir ceux que je fréquente et suis moins à risque de devoir supporter des personnages qui vont à l'encontre de mes valeurs. Mais ce que j'aime par dessus tout, ici, c'est la multitude de plantes et leurs effets pour le moins surprenants. Je me suis prise d'une passion nouvelle : celle d'étudier et de répertorier chaque nouveau specimen de cette flore inconnue que je rencontre. Comme je le demande à mes élèves lors des cours de travaux pratiques, là-bas. Et se promener seule dans la forêt, si cela peut avoir ses inconvénients, cela m'offre surtout la liberté de vaquer à mes occupations comme je veux sans me trimballer un boulet quelconque ou sans risquer de tomber sur d'anciens élèves.

Je suis assise en tailleurs sur un tronc qui a probablement été arraché par une tempête virtuelle. Avec mes habits couleur terre et kakis, je me fonds facilement dans le décor. Tranquille, je griffonne quelques notes sur l'herbier à la couverture de cuir que je chéris plus que tout. Tout est silencieux, autour. C'est ça que j'aime, dans la forêt. Même si le repos ne dure jamais bien longtemps, elle me donne une illusion de sérénité et j'apprécie énormément pouvoir y errer en quête de connaissance. Une fois mes notes terminées, je m'étire sans un bruit et m'apprête à rentrer au quartier-général jusqu'à ce qu'un mouvement au loin n'attire mon attention. Je fronce les sourcils et, curieuse, décide de m'approcher. C'était sans compter sur la branche qui craque sous mon pied me donnant l'impression que je viens de hurler au monde entier ma position dans le jeu. Retenant ma respiration, je me fige complètement, aux aguets. Des fois que le mouvement se transforme en ennemi avide de sang. Passée une, deux minutes, je me détends doucement, reprenant ma marche rapide dans le plus grand des silences. Tâchant de regarder là où je marche pour ne pas réitérer mon erreur de débutante, je vois au loin une silhouette qui semble mal en point. J'accélère le pas, soucieuse qu'il ne s'agisse de l'une de mes connaissances, mais arrive trop tard. La forme humaine disparaît en un millier de pixels, me laissant pour tout indice sur son identité un arc et quelques flèches, à un mètre d'où se situait le corps. Mon premier réflexe est de regarder tout autour, main sur le manche de mon glaive, pour identifier d'éventuels ennemis...mais je n'en vois aucun. Le joueur est-il décédé des suites d'une blessure ? A-t-il été traqué et laissé pour compte ? Ou bien s'est-il bêtement empoisonné par méconnaissance de la flore ou de la faune locale ? Je ne le saurai probablement jamais et je n'ai pas l'intention d'attendre qu'il se connecte de nouveau pour le savoir. Comme je suis visiblement seule, je m'avance et me baisse pour ramasser l'arme qu'il a abandonnée derrière lui. Je l'inspecte avec attention, espérant trouver un quelconque indice sur l'identité de son possesseur : il n'est pas rare que les joueurs personnalisent leurs armes. Mais ici, rien de tel. L'arc est élégant, mais ne possède aucun trait caractéristique qui le différencierait d'un autre. Dans le doute, je le garde en main, décidée à le ramener auprès des chasseurs GAIA.

Je n'ai rien le temps de faire de plus que la seule chose que mon cerveau est capable d'enregistrer est une douleur insupportable au niveau de la main gauche, qui me force à lâcher l'arme que je venais de récupérer. Et, juste au cas où ce n'était pas suffisant, voilà que le même objet qui vient de mettre ma main non dominante hors sujet vient frapper mon visage avec une violence inouïe. Je lâche un cri d'animal blessé et vacille, manquant de tomber au sol. Ce n'est qu'avec un instinct de survie primaire que j'arrive à reculer de quelques pas, chancelante. Assez pour être hors de portée, mais pas très longtemps. « Faudra mieux viser la prochaine fois. » Je ne prends pas la peine de répondre, bien trop hagarde pour réfléchir. J'ai des lancées fulgurantes qui vont de mes doigts touchés jusqu'au coude et je tente d'ouvrir et de refermer la main comme si cela pouvait m'aider à soulager le mal. Mais le pire reste probablement son coup au visage. Ma main droite tâtonne, comme en recherche de dégâts flagrants. Par chance, il m'a touchée à la joue, n'ouvrant qu'une petite plaie mais rien de trop dramatique, le zygomatique prenant tout le choc. Une chance que l'oeil n'ait pas été touché directement ! Mais putain, ce que ça fait mal ! J'en ai la tête qui tourne, et je dois cligner des yeux plusieurs fois pour tenter de reprendre pied avec la réalité. Et la réalité, dans ce cas de figure, elle n'augure rien de bon. Je fais face à un lunatique assoiffé de combat, visiblement. Qui est en partie flouté par mon oeil gauche qui tente de se remettre du choc. Bien. Soit. Je commence sérieusement à en avoir par dessus la tête de ces imbéciles avec leurs envie de tout foutre à feu et à sang. Je commence à en avoir carrément marre d'être prise pour une traître GAIA sous prétexte que j'aime traîner dans la forêt et me faire frapper sans raison par un inconnu vient de faire déborder un vase bien trop plein. Serrant les dents, j'empoigne mon glaive et lance un regard courroucé au roux qui me fait face. « Tu veux vraiment que je te montre comment je vise ? » Je fais tournoyer l'épée courte et frappe au niveau de son fusil, sans pour autant parvenir à le lui faire lâcher. C'en est ridicule, mais sa frappe de tout à l'heure m'a laissée comme saoule et c'est comme si j'étais désormais incapable de me battre. Cela m'agace d'autant plus qu'il doit justement bien se foutre de ma gueule. Ben oui, la traîtresse GAIA qu'est même pas capable de faire quoi que ce soit avec son épée ! Agacée, je lui porte un coup qu'il dévie trop facilement à mon goût, ma lame n'effleurant que légèrement sa veste. Pas un coup fatal, donc, juste un petit souvenir le long de son biceps gauche. La lame est tranchante et elle a tôt fait de laisser une trace rouge vif sur son passage, imbibant légèrement le tissu. Qu'il aie mal, pour compenser mon manque cruel de visette. « Je commence sérieusement à en avoir par-dessus la tête de vos conneries ! Je n'étais pas au festin et les faits et gestes de quatre décérébrés ne me regardent pas ! »

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MessageSujet: Re: LANTERNS LIT / svenja   Mer 24 Aoû - 17:49
lanterns lit
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S'il avait été de meilleure humeur, s'il avait s'agit d'un autre jour ou encore s'il ne manquait pas de se faire systématiquement attaqué dès lors qu'il mettait les pieds dans la forêt, il aurait très probablement passé son chemin dès lors qu'aucune autre flèche ne serait venue à sa rencontre. Vraisemblablement, l'on avait voulu l'abattre mais la flèche manquant indéniablement sa cible initiale, son bourreau improvisé avait préféré prendre la fuite, sûrement de peur des représailles. Un joueur téméraire souhaitant enchaîner les exécutions de cible facile ne se doutant de rien mais qui tremblait de couardise dès lors qu'il fallait entamer un véritable combat dans lequel il pouvait perdre une précieuse vie. Ce jeu était rempli de lâches surestimant leurs capacités qui fuyait la queue entre les jambes lorsqu'il fallait assumer la conséquence de ses actes. Il était bien placé pour le savoir puisqu'une bonne majorité de ces joueurs se trouvaient dans son équipe et ne faisaient que ternir davantage la réputation des eshus avec leurs comportements grotesques et ridicules. Cependant, celui qui venait de lui tirer une flèche dessus ne pouvait pas faire partie de son équipe – Kairos s'évertuait à se mêler dans la masse au sein du quartier général mais son poste de chef des crieurs le rendait tout de même un minimum identifiable auprès de ses coéquipiers, sans parler du fait de sa couleur de cheveux – ou alors il devait s'agir d'un écervelé qui venait de débarquer dans le jeu et qui s'était élancé pour chasser n'importe qui sans avoir d'abord pris ses marques dans son équipe. Dans tous les cas, Jacob était bien trop remonté pour le laisser s'en sortir aussi aisément. L'on n'avait pas l'audace de vouloir achever quelqu'un pour ensuite prendre la fuite dès lors que l'on réalise que l'on a raté son coup. Il faut assumer ses actes jusqu'au bout, en particulier dans cet univers aussi brutal, et si l'archer inconnu en était incapable, Jacob le lui ferait comprendre d'une façon bien peu agréable.


Lorsqu'il fut enfin parvenu à retrouver la trace de l'archer en question, immobile et l'arc à la main, il ne prit même pas la peine de réfléchir un instant avant de frapper d'un coup de crosse la main refermée autour de l'arc, dans le bruit sourd et déplaisant de l'arme s'abattant sur les os de l'ennemi. En réalité, s'il aurait pris le temps d'analyser la situation devant ses yeux, il aurait tout d'abord eu un moment d'hésitation en s'apercevant que l'archer en question, qui – bien heureusement – n'avait fait qu'écorcher son bras grâce à son incompétence, était une femme. Il était également étrange qu'une personne censée s'éloigner de l'individu qu'elle avait tenté, en vain, de tuer se trouve immobile sans même tendre l'arc pour pouvoir frapper son potentiel assaillant de quelques flèches qui, si elle vise mieux que la première fois, pourraient faire de sacrés dommages à l'individu en face. Non, au lieu de cela, elle se tenait simplement là avec l'arc au poing mais comme si elle tiendrait quelque chose de bien plus commun et sans la moindre attention de le tendre en sa direction. C'est sûrement ce détail, plus que le second, qui aurait pu faire réfléchir Jacob à deux fois avant de frapper la jeune femme au visage avec son fusil mais son exaspération l'avait momentanément aveuglé et fait perdre patience, lui qui cherchait pourtant à éviter les affrontements si cela lui était possible.

Elle porte sa main jusqu'à son visage, sûrement pour constater l'étendue des dégâts qui, vu de l'extérieur, se résumaient à une plaie sur la joue ne signifiant rien de bien grave même s'il se doutait que le coup qu'il lui avait porté avait dû lui provoquer une affreuse douleur. C'est à cet instant-là qu'il remarque qu'il vient ainsi de blesser une femme, le genre de son attaquant ne lui ayant pas paru être une information capitale à distinguer avant de lui foncer dessus bêtement, comme l'autre abruti de la forêt avait pu lui tomber dessus. Néanmoins, dans ce dernier cas, il n'avait absolument rien fait pour mériter le courroux de l'homme qu'il avait fini par abattre tandis que la jeune femme qui lui avait fait face l'avait cherché et s'il avait mieux visé, lui aurait probablement retiré une autre vie ou du moins, blessé bien plus gravement que l'éraflure qu'il avait au bras. Mais elle ne se laisse pas faire et tout en empoignant son glaive pour mieux riposter face à son attaque brutale, qui visiblement l'avait pris de court, elle lui lance un regard empli d'agressivité. Tu veux vraiment que je te montre comment je vise? Les yeux menaçants du crieur se font provocants, comme pour la défier de mettre en œuvre ses paroles. Ils savaient tous les deux qu'elle avait raté son premier coup et le Darwin's Game laisse rarement de secondes chances au combat. Il l'observa attentivement faire tournoyer la lame qu'elle avait dans la main, prêt à riposter au moindre instant. Elle frappe sa main, très probablement pour lui faire lâcher son arme en retour, mais malgré la légère douleur, il garde son emprise sur son fusil. « J'avais déjà bien compris que viser correctement, c'était pas ton truc, pas besoin de me le prouver une seconde fois. » siffle-t-il amèrement, tout de même satisfait d'avoir pu conserver son arme. Il n'irait probablement pas jusqu'à lui tirer dessus avec, d'une part parce qu'elle était bien trop près de lui pour que cela soit efficace et d'autre part, parce que contrairement ce qu'avait pu penser l'autre idiot de la forêt, il n'était pas assez bête pour tirer dans les bois s'il n'était pas en danger immédiat et que la situation ne s'y prêtait pas, afin de ne pas ramener d'autres joueurs cherchant à tout prix à se battre ou pire encore, un animal féroce assoiffé de sang. Il ne pouvait toutefois pas se permettre d'être désarmé non seulement parce que son fusil lui permettait d'asséner des coups assez violents grâce à sa crosse mais également parce qu'il ne serait pas vraiment judicieux d'abandonner une arme à feu aux pieds d'une personne qui avait voulu vous tuer quelques instants auparavant.

Déterminée, elle revient tout de même immédiatement à l'offensive, loin d'être prête à abandonner le combat entamé. Assez froussarde pour prendre ses jambes à son cou lorsqu'elle a raté son coup mais assez coriace pour assumer les coups qui lui étaient donnés sans se laisser faire.  Elle tente de la frapper de son glaive mais il esquive le coup au dernier moment et en parant l'attaque avec son bras gauche. Cela lui permet de protéger son flanc mais elle parvient tout de même à lui effleurer le biceps gauche avec sa lame, déchirant le vêtement le recouvrant au passage. Il serre les dents sur le coup de la douleur qui reste tout de même supportable, même s'il préférerait éviter de se faire blesser davantage. Je commence sérieusement à en avoir par-dessus la tête de vos conneries ! Je n'étais pas au festin et les fais et gestes de quatre décérébrés ne me regardent pas! siffle-t-elle par la même occasion. Ses paroles n'avaient pas de sens. Elle l'avait attaqué pour ensuite battre en retraite et l'accusait maintenant de lui chercher des ennuis à cause des rebelles gaia ? Si au moins sa remarque lui permettait d'identifier l'équipe dans laquelle se trouvait la jeune femme, elle ne fit que l'agacer davantage. Il n'avait absolument pas l'envie de s'en prendre au moindre gaia croisant son chemin sous prétexte que certains d'entre eux avaient décidé de n'en faire qu'à leur tête et de faire sauter tout le monde, y compris des membres de leur propre équipe. Les gaia avaient aussi connu des pertes lors du festin et s'ils auraient peut-être dû être plus vigilants quant à l'existence de traîtres en leur sein, il ne pouvait pas leur en vouloir pour l'action de quatre personnes isolées qu'ils avaient même finis par bannir. S'il s'en prenait à la jeune femme, c'était uniquement parce qu'elle s'en était prise à lui sans raison en toute impunité. Il était fatigué de se faire sauter dessus à la moindre occasion alors qu'il ne menace personne et sa lassitude avait fini par se muter en exaspération, l'incitant à rendre la monnaie de sa pièce à la femme qui avait voulu le tuer par surprise. Laissant son fusil glisser sur son flanc, toujours accroché à lui par la sangle qu'il avait à l'épaule, il feint vouloir frapper le flanc gauche de la jeune femme et lorsqu'elle essaie de l'esquiver, il attrape son bras droit et tente de le lui tordre afin de lui faire lâcher prise sur son épée courte. « Si tu cherches à éviter les conneries, me tirer dessus était peut-être pas la meilleure des idées !» crache-t-il avec ressentiment à la jeune femme. Comme si c'était lui qui avait initié le combat. Néanmoins, avant qu'il ne soit parvenu à la désarmer, elle le frappa de son bras libre suffisamment fort pour que la douleur lui fasse lâcher l'emprise qu'il avait sur le bras droit de la jeune femme. Son regard furieux se posa sur les yeux de son opposante et inconsciemment, il plissa les sourcils lorsqu'il aperçut véritablement pour la première fois de la jeune femme. Il avait l'impression insistante qu'il l'avait déjà croisé auparavant mais il ne parvenait pas à définir où. Ses souvenirs refusaient tout bonnement de s'aligner pour lui permettre de retrouver la situation où il avait cru l'apercevoir, si même il ne la confondait pas avec une tout autre personne.
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MessageSujet: Re: LANTERNS LIT / svenja   Ven 2 Sep - 10:03
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VIVIANE & KAIROS



Si son attaque me prend de court, c'est surtout que je n'en comprends pas l'origine. Ce joueur, je ne l'ai jamais croisé. Ni ici ni ailleurs. Et comme je ne faisais que me promener, je ne comprends décidément pas ce qu'ils ont tous à me prendre pur l'une de ces rebelles stupides. J'ai encore un peu de peine avec le principe qui veut que tout individu qui me fait face est un potentiel ennemi à annihiler. Je ne comprends pas le plaisir émanant d'une telle activité. Se surpasser oui, mais assassiner ? Enfin comme tout le monde, je suis bien obligée de jouer le jeu ; question de survie. Alors être pacifique certes, mais jusqu'à un certain point. D'autant que son coup a tôt fait de me rendre hagarde et totalement inefficace. Ce qui, et je regretterais de l'apprendre à mes dépens, pourrait s'avérer parfaitement néfaste. Ma première attaque s'avère pourtant ratée, et il a tôt fait de me le frotter à la figure. Je pince mes lèvres, le fixant sans une once d'empathie. Le jeu qui fait son effet sur moi ? Non ; il m'agace voilà tout. Pas besoin de lui prouver une seconde fois ? ... je ne comprends toujours pas où il veut en venir. « La prochaine fois que tu te fous de la gueule de quelqu'un, essaie d'apprendre à compter avant. ...Tu gagneras en efficacité. » Je le fusille du regard, tout en restant sur mes gardes. Des fois qu'il décide d'utiliser le fusil comme arme...je préfère donc tenter de rester trop proche de lui pour qu'il ne puisse utiliser l'arme autrement qu'en me frappant. Juste histoire d'augmenter mes chances de survie. Ce duel ne ressemble à rien d'autre qu'une valse d'esquives et quand il veut attaquer mon côté gauche, je parviens à éviter le coup...simplement pour mieux m'offrir à son attaque. Une feinte ! Le salaud. Je lâche un cri de douleur, peu soucieuse de ma discrétion. Avec un peu de chance, cela m'offrira un allié ou, tout au plus, une distraction. «  Si tu cherches à éviter les conneries, me tirer dessus était peut-être pas la meilleure des idées ! » Je le regarde dans l'incompréhension, sans pour autant vouloir entrer dans la discussion. Mais ... il est débile ou bien ? Lui tirer dessus ? Alors que je me bats avec un glaive ? Je serre les dents : sa poigne est forte et ma main dominante en souffre. Si je suis entravée par la douleur, je n'en reste pas moins déterminée à survivre et tout en faisant mine d'être concentrée sur le glaive que je voudrais garder dans ma main droite, j'accède à la dague suspendue contre ma hanche et lance un coup maladroit dans la direction de son deltoïde. Suffisamment pour qu'il me lâche, mais pas assez fort pour l'affaiblir. Juste l'énerver, apparemment. Je soutiens son regard furieux avec orgueil, peu décidée à lui laisser prendre l'ascendant sur moi. Il se prend pour qui sérieusement ? Si j'étais moins énervée, j'aurais probablement remarqué la façon qu'il a de me regarder, qui a changé du tout au tout. Comme si tout à coup l'examen de mon visage l'intriguait ? Je range la dague dans son étui, incapable de la tenir plus longtemps de la main gauche. Il s'est vraiment pas loupé, le con. Je retiens difficilement un gémissement de douleur et réalise que j'aurais dû induire ma lame de poison. ...j'aurais dû. Ou alors bêtement j'aurais dû ne jamais m'inscrire à ce jeu, ça aurait réglé le problème à la source. « Si tu cherches à te poster en victime alors initier le combat n'est pas non plus la meilleure des idées Einstein. » Connard. Je retiens difficilement l'insulte, bien consciente que je ne peux pas prendre la fuite. Pas alors qu'il a un fusil. Il est peut-être déchargé, mais je ne veux pas prendre le risque de découvrir le contraire à mes dépens. Je pince les lèvres et brandit l'épée face à moi, prête à attaquer en cas de besoin. L'observant, méfiante. « Ou alors tu peux me foutre la paix, aussi. J't'ai rien demandé. » Sait-on jamais, peut-être qu'il peut être raisonné, le rouquin. Et ça coûte rien d'essayer.
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MessageSujet: Re: LANTERNS LIT / svenja   Sam 10 Sep - 16:56
lanterns lit
kairos + viviane
Il voulait lui retirer tout moyen de se défendre, pour qu'il lui fasse ravaler l'envie injustifiée qu'elle avait eu de l'attaquer alors qu'il n'avait pas même son arme en joue. Il voulait la tuer, rapidement et proprement, ou du moins la blesser suffisamment pour lui faire mordre la poussière et la punir pour tous ces joueurs arrogants et intrépides qui pensaient que le Darwin's Game n'était qu'un jeu de sauvages où l'on se saute dessus à la moindre occasion pour s'éliminer, sans même réfléchir à des détails comme la team de l'individu ou les alliances en place qui semblaient perdre toute leur signification avec des illuminés pareils. Au fond, c'était peut-être eux qui avaient le mieux compris le but du jeu et toutes ces entraves à un massacre pur et simple n'étaient instaurés que des gens trop faibles pour daigner abandonner le peu d'humanité leur restant. Peut-être que ce n'étaient que des artifices, destinés à faire croire que l'homme n'était pas si vil et irréfléchi. Qu'il n'était pas qu'un simple animal devenu féral grâce au jeu. Qu'il valait mieux que ça, alors que ce n'est pas le cas et que ce sont des gens comme elle – tirant sur le premier venu dans une vaine tentative de l'exécuter – qui avaient la vérité entre leurs mains sanglantes. C'est pour cette raison qu'il veut tant la faire payer pour son geste qui, mal exécuté, n'avait pourtant que fait qu'effleurer sa peau, comme il voulait la faire payer pour ses prédécesseurs tout aussi impulsifs. Il aurait pu continuer son chemin avec une simple égratignure, aucune autre flèche n'était venu en sa direction. Mais il avait répondu à un instinct primaire de s'élancer à la poursuite de cet archer manquant de dextérité, alors peut-être bien qu'il n'était qu'un animal sans vergogne, obéissant à ses pulsions sans réfléchir. Assouvir les populations en les faisant retourner à un état primaire, sauvage : et si c'était là le véritable objectif du Darwin's Game ? L'anarchie la plus totale. Pervertir les hommes dans un monde virtuel pour les voir mettre à feu et à sang le monde réel. Cela ne paraît finalement pas si extrême lorsque l'on observe les conflits et les tragédies des deux derniers siècles. Voir le monde brûler n'est plus qu'une aspiration comme une autre.

Sa poigne sur son bras était ferme, trop, mais elle refusait pourtant de lâcher son emprise sur le glaive qu'elle tenait à la main. Là encore poussé par une pulsion soudaine, les doigts enserrant le poignet de la jeune femme relâchèrent quelque peu leur pression alors que son regard se teinte de confusion. Il l'avait déjà vu quelque part, il en était presque certain maintenant, mais où ? Vainement, il tentait désespérément de se souvenir où il avait pu apercevoir ce visage aux traits fins et pâles, sûrement sans le regard coléreux et certainement sans le maquillage censé camoufler son faciès. Sa déconcentration aura raison de lui puisque de sa main libre, elle empoigne une autre lame qu'elle avait sur sa hanche et qu'il n'avait pas eu le temps d'enregistrer avant de l'attaquer, et elle lui tranche le deltoïde, le faisant lâcher son bras par la même occasion. Ce n'était peut-être pas suffisant pour calmer ses ardeurs mais c'était tout de même particulièrement douloureux, assez pour le faire lâcher un grognement d'agacement. Si tu cherches à te poster en victime alors initier le combat n'est pas non plus la meilleure des idées Einstein. Il ne prend même pas la peine de relever le sarcasme, trop confus pour ne pas s'arrêter un instant sur la première partie de sa phrase. Il n'avait pas initié le combat, ou du moins si l'on considérait que c'était le cas parce qu'il avait assené le premier coup dans un corps-à-corps déjà trop chronophage, il ne faisait que répondre à son attaque injustifiée. Ou alors tu peux me foutre la paix, aussi. J't'ai rien demandé. L'exaspération sur le visage du rouquin se mue alors en véritable incompréhension, se demandant s'il n'était tout simplement pas en train de combattre une folle lunatique à la mémoire courte. Elle n'avait rien demandé. C'était presque risible considérant qu'elle lui avait tiré une flèche dessus alors qu'il ne faisait qu'observer sa boussole à plusieurs mètres de sa position. « C'est la meilleure ça, t'as rien demandé ? Tu me tires une flèche dessus mais t'as rien demandé ? Tu te fous de moi... » Néanmoins, il envisagea l'éventualité tirée par les cheveux qu'elle n'avait effectivement rien demandé. Les mots qu'elle lui crachait amèrement au visage le troublaient quelque peu. Elle semblait véritablement penser qu'il avait initié le combat et qu'elle n'avait rien pour mériter son attaque, allant même jusqu'à la justifier par une lubie stupide de Jacob qui irait s'en prendre au moindre gaia pour leur faire payer la trahison de leurs anciens camarades. Elle n'avait pas non plus son arc tendu lorsqu'il l'avait trouvé, le tenant simplement mollement à la main avant qu'il ne vienne la frapper pour l'en déloger. Se pouvait-il vraiment qu'il ait fait erreur, qu'il ne s'agisse que d'un fâcheux malentendu ? Et surtout, est-ce qu'il en avait quelque chose à faire de l'avoir frappé par erreur, suffisamment pour arrêter de vouloir la brutaliser ?

Les pensées et les questions se bousculent dans son esprit alors qu'il tente vainement de lui faire ravaler ses paroles avec une attaque qu'elle esquive, parvenant tout de même à la couper de façon superficielle sur l'avant-bras. C'est lorsqu'il relève son visage vers le sien pour l'observer avec rancœur que toutes ses interrogations, laissées sans réponses, furent balayées par une image, rendue floue par le temps mais dont la douleur était toujours aussi vive. Il ne l'avait pas vu dans le jeu et il ne l'avait pas croisé au détour d'une rue. Lorsqu'il l'avait aperçu, des années de cela, elle tenait un nouveau-né dans ses bras. Un geste évident pour un parent venant d'accueillir au monde son enfant mais un geste qu'on lui avait refusé alors que les infirmières se précipitaient avec son fils dans une autre pièce. Il avait longuement patienté avant qu'on daigne bien leur permettre de tenir leur enfant dans leurs bras, alors qu'on venait de leur annoncer quelques instants plus tôt que son temps était d'ores et déjà compté. Tous les futurs parents espèrent que leurs enfants naîtront en bonne santé, que toutes ces affreuses injustices que connaissent certains nouveau-nés malchanceux les épargneront. Seulement, il faut bien que l'infortune s'abatte sur quelqu'un et il a fallu qu'ils en soient la cible. Après cette première rencontre, à la fois teintée de joie et de peine, leur fils leur avait été repris et ne pouvant plus supporter de tenir la main de sa femme en sanglots, il avait erré dans les couloirs de la maternité pour se morfondre silencieusement. Il marchait sans but, lentement, craignant de faire sa ronde trop vite et retourner trop tôt dans cette chambre à l'atmosphère si pesante. Et c'est là qu'il l'avait vu, par la porte entrebâillée, elle et son enfant dans les bras, dénué de tout appareil respiratoire alors qu'elle affichait un sourire fatigué mais radieux.  Heureux et jaloux de son bonheur à la fois, imaginant ce qui aurait pu être s'il avait pu connaître le même soulagement, il n'avait pu détourner le regard qu'après quelques secondes et encore aujourd'hui, il s'en souvenait encore. « Attends, attends ! Il n'avait plus aucune envie de lui faire du mal, peu importe si elle venait à le poignarder. Il ne pouvait pas se résoudre à vouloir la rapprocher un peu plus de la mort qui les attendait tous au bout du compte, lorsque leur tatouage afficherait le fatidique zéro sur leur peau, laissant un orphelin si ce n'est plus derrière elle. Il esquive tant bien que mal son attaque et lève les mains pour signaler son abdication. J'arrête, c'est bon ! Sans jamais la quitter des yeux, pour pouvoir esquiver une potentielle attaque, sa main tenant son poignard se dirigea lentement vers son étui accroché à sa ceinture pour l'y ranger. Visiblement je me suis trompé, même si tu tenais un arc à la main. Je veux pas me battre avec toi alors que t'es pas celui ou celle qui a voulu me tuer en premier lieu. » Ce n'était pas la véritable raison pour laquelle il avait cessé les hostilités et en réalité, il n'était pas encore tout à fait certain qu'elle ne soit pas celle qui l'ait attaqué plus tôt mais il n'en avait rien à faire, elle pouvait bien le tuer qu'il ne tenterait que de l'esquiver sans jamais lui rendre les coups. « T'as rien demandé et je veux qu'on me foute la paix, donc ça sert à rien de continuer. » grince-t-il entre ses dents avant de baisser ses mains pour les laisser pendre le long de ses flancs. De toute manière, il n'aurait pas pu continuer, l'image étant revenu de son esprit ne cessant de se calquer sur le visage de la brune qu'il avait tant eu envie de blesser quelques minutes plus tôt. Il ne voulait plus que continuer son chemin comme si de rien était et espérer ne plus jamais la croiser pour que le souvenir douloureux qu'elle lui faisait revenir en mémoire puisse retourner prendre la poussière au fond de son esprit. Qu'il puisse continuer à ignorer la plus grande perte de sa vie comme il s'était évertué à le faire toutes ces années.
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MessageSujet: Re: LANTERNS LIT / svenja   Dim 13 Nov - 16:13
lanterns lit

VIVIANE & KAIROS


« C'est la meilleure ça, t'as rien demandé ? Tu me tires une flèche dessus mais t'as rien demandé ? Tu te fous de moi... » Je fronce les sourcils en l'entendant dire ces inepties puis réalise ce qu'il a peut-être cru voir. Moi, tenant un arc. Et si le détenteur de l'arc avait tenté de l'attaquer, avant de mourir ? Et si le rouquin pensait que c'était moi, la coupable ? Pas le temps d'épiloguer là-dessus, car je suis bien trop occupée à ne pas flancher ; à ne pas mourir. Esquiver ; le blesser. Les images de mon combat contre la brune de l'institut psychiatrique me reviennent en tête et je grimace, coupable. Coupable parce que j'ai tué quelqu'un, même si je n'avais pas le choix. Mais si je ne l'avais pas tuée, alors je serais morte et cette option-là n'était tout simplement pas envisageable. Je cligne des yeux, tentant de revenir à la réalité. Le temps semble comme suspendu par un fil, et je vois l'inconnu qui me fixe étrangement ; avec ce genre de regards que l'on préfère éviter lorsque l'on est dans les transports publics par exemple parce qu'ils sont insistants et que l'on ne peut y échapper. C'est comme s'il voyait, rien qu'en sondant mes yeux et mon visage, qui je suis réellement ; de l'autre côté de l'écran. Pourtant je ne l'ai jamais vu, celui-là. J'en suis certaine. « Attends, attends ! » Cette fois-ci, c'est l'incompréhension qui se lit sur mon visage. Que me veut-il, au juste ? L'ébauche d'attaque que j'avais lancée dans sa direction ne fait que fendre l'air et il lève les mains au ciel, en signe de paix sans doute. Connaît-il seulement la signification de ce mot-là ? Je fronce les sourcils, surprise que cela soit aussi simple, soudainement. Qu'il ait ainsi changé radicalement d'attitude, alors qu'il y a de cela quelques minutes il voulait clairement me saigner ; n'en témoignent mes blessures. Je ne bouge pas, toujours en garde, et l'observe qui remet son poignard dans son étui. J'en suis figée de perplexité. « Visiblement je me suis trompé, même si tu tenais un arc à la main. Je veux pas me battre avec toi alors que t'es pas celui ou celle qui a voulu me tuer en premier lieu.» J'ouvre de gros yeux, me demandant si je suis vraiment en train d'entendre ces mots sortir de sa bouche. Il ne veut pas se battre ? L'homme continue, me confondant encore plus sur ses desseins. « T'as rien demandé et je veux qu'on me foute la paix, donc ça sert à rien de continuer. » J'attends quelques secondes, l'observant, me demandant s'il s'agit d'une quelconque ruse de sa part. Mais apparemment pas. « ... pourquoi ce soudain changement d'avis ? » Après avoir remis la dague à sa place, je range à mon tour le glaive dans son étui situé contre mon flanc gauche. Et je le jauge, immobile. Il y a quelque chose dans son histoire qui ne tourne pas rond. Et il a beau être tout à fait convainquant, quelque chose dans son regard me dit qu'il ne m'a pas tout avoué. Sans doute qu'avec tous les élèves que j'ai eus, je suis plus sensible aux semi-vérités ? Ou bien c'est peut-être autre chose, je ne sais pas. « Je ne crois pas qu'on se connaisse et pourtant il y a deux secondes tu voulais m'abattre comme un vulgaire gibier. » Sans l'adrénaline du combat, je me mets soudainement à réaliser l'étendue des dégâts qui, si ils sont minimes, n'en sont pas moins douloureux. Probablement qu'un hématome orne déjà le haut de ma joue droite, et j'ai toujours ces lancées sourdes au bras gauche, même si elles ont nettement diminué. Je grimace, songeant à la fiole de potion de cicatrisation rapide que je transporte avec moi, me demandant si c'est réellement une bonne idée de l'utiliser en ce moment ; décidant que non, je ferais mieux d'attendre encore un peu. Je soupire et réajuste la sacoche sur mon épaule. « ... je ne parviens pas à te comprendre. » Viviane, la curieuse. Qui se dit qu'il y a toujours une explication derrière tout phénomène. Intérieurement, je souris un peu, fatiguée. Me disant que peut-être tout espoir n'est pas perdu pour l'humanité, même dans nos instincts les plus primitifs.

© GASMASK



There's a misconception that survival of the fittest means survival of the most aggressive.
The adjective 'Darwinian' used to refer to ruthless competition; you used to read that in business journals. But that's not what Darwinian means to a biologist; it's whatever leads to reproductive success.


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