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S'inscrire au DARWIN'S GAME, c'est montrer de quoi nous sommes capables et prouver que nous sommes l'avenir. Une seule regle : survivre. A partir de maintenant, c'est chacun pour soi. Nous devons oublier qui sont nos freres, nos femmes, nos amis, parce qu'aujourd'hui ils sont nos ennemis. Tuer ou etre tue est notre seule motivation. Le jeu debute.



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 You reek of death my friend ~ Drathirson ~ Flashback
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MessageSujet: You reek of death my friend ~ Drathirson ~ Flashback   Jeu 25 Aoû - 20:41




Assise devant son ordinateur, les yeux rivés sur l'écran, elle avait l'air imperturbable jusqu'à ce qu'en un bond qui fit presque sursauter Nelson, elle recule sur sa chaise et emplisse ses poumons comme si elle venait de revenir à la vie, comme si elle avait été inconsciente trop longtemps et qu'elle avait enfin été ramenée parmi les siens. Et ce fut dans cette surprise que Nelson laissa lui échapper le nom de celle qui l'inquiétait tant, qu'il était venu voir pour se rassurer lui, sans s'occuper outre mesure de ce qu'elle pourrait bien en penser. Ce nom lui avait échappé dans un souffle qu'il regretta immédiatement. Plus généralement, à l'instant même où les yeux de la jeune femme se posèrent sur lui, il regretta presque tous les choix qu'il avait bien pu faire dans sa vie qui l'avaient amené à s'introduire de la sorte chez elle. Presque tous ses choix, mais pas encore celui qui l'avait fait rentrer avec Drathir, une fraîche nuit d'automne.

La musique lui vrillait les tympans, mais cela ne le dérangeait pas outre mesure. Sur le bar, des bouteilles dans les verres, dans ses veines, l'alcool coulait à flot, et Nelson buvait gorgée après gorgée son cocktail qui lui avait coûté deux fois plus cher que ce qu'il se serait acheté sobre. De toute façon, il n'avait rien d'autre à faire que de dépenser son argent. L'argent, c'était tout ce qu'il avait. Ça, et un vide à combler dans son corps, son cerveau et son cœur. Seul, comme tous les soirs, accoudé au bar, il jaugeait les autres qui s'étaient donnés la peine d'être venus. Presque tous semblaient s'être déplacés accompagnés. C'était un moyen de s'assurer de ne pas passer la soirée seul, comme Nelson, mais ce dernier n'avait pas d'amitiés à utiliser de la sorte. Que de l'argent.
Sur des tabourets non loin, plusieurs jeunes femmes, visiblement seules elles aussi. Certaines étaient par deux, d'autre complètement solitaires. Elles étaient peut-être venues avec un troupeau de copines, mais pour l'instant, elles étaient isolées, vulnérables et désirables. Il y en avait pour tous les goûts. Des brunes aux jupes si courtes qu'elles ne pouvaient décemment pas s'asseoir sans montrer leurs sous-vêtements, des blondes à l'air plus mature, plus sérieux, plus intéressantes. Nelson se leva pour s'asseoir à côté de l'une d'entre elles, celle qu'il avait choisit. Il approcha alors la tête de son oreille.
La musique était peut-être trop forte pour ne pas être désagréable après quelques heures, elle donnait une excuse pour se coller les uns aux autres avant même d'avoir pu se dire un mot, pour pouvoir sentir leur odeur et leur chaleur. « T'es ici toute seule ? » lui demanda-t-il, un peu désespéré de trouver quelqu'un dans le même cas que lui, avec qui il pourrait passer la soirée et la nuit sans avoir à se demander qu'il dérangeait en s'incrustant dans un groupe d'amis déjà formé, soudé et complet.


Elle cria, râla, ragea contre l'homme qui avait cru bon de prendre des initiatives et qu'elle fusillait du regard. Lui-même se sentait comme un enfant que l'on gronde. Il en serait presque arrivé à baisser les yeux, à regarder ses pieds plutôt que les prunelles vertes qui le fusillaient. Lorsqu'elle se leva, elle manqua de retomber et dû s'accrocher à sa table pour ne pas faillir. Par réflexe, mélange d'inquiétude et de surprise comme toujours, Nelson avança d'un pas, tendant la main vers elle pour lui proposer son aide, parce que visiblement elle n'allait pas bien. Mais comme un animal blessé, elle ne se laisserait pas approcher et menaçait tout ce qui venait.
« Je m'inquiétais » lâcha Nelson, froid lui aussi. Si auparavant il s'était senti merdeux, fautif, cela n'était plus le cas. Drathir n'allait pas bien, elle tenait à peine debout. L'homme avait donc bien fait de venir cher elle pour vérifier son état, parce qu'elle avait besoin de secours, il venait les proposer de son plein gré. Et voilà comment on le remerciait. On l'agressait, hurlait et le lui reprochait. Il avait donc joint ses pupilles à la fusillade qui prenait place entre leurs regards, parce que ce qu'il faisait lui était justifié.
« Tu réponds plus à mes messages, tu veux plus qu'on se voit, j'ai aucune nouvelle de toi. Qu'est-ce que j'étais censé faire ? Me dire que tout allait bien, alors que c'est visiblement pas le cas ?! »

C'était sa fierté qui parlait. S'il n'avait pas été agressé de la sorte il n'aurait pas haussé le ton pour répondre. Il se sentait pillé, volé de tout sentiment de reconnaissance qui lui aurait normalement été dû. Il avait fait l'effort de venir pour s'assurer que Drathir n'avait besoin de rien, et on l'accueillait avec des reproches. Qu'est-ce que ça pouvait bien faire qu'il entre chez elle ? Il le connaissait, cet appartement, ce n'était pas la première fois qu'il venait. Il aurait pu le voir parfaitement rangé comme dans le bordel le plus répugnant que cela ne l'aurait presque pas atteint. Il aurait pu voir des choses qu'il n'était pas censé voir, qu'elles soient illégales ou charnelles mais ne le concernant pas, il ne s'en serait pas inquiété parce qu'il savait que bien des aspects de la vie de Drathir ne le concernaient pas. La vie toute entière de Drathir ne le concernait pas, si elle décidait de vendre de la drogue dans son appartement ou de remplacer Nelson, ils pourraient toujours couper les ponts et revenir à leurs vies normales sans que ni l'un ni l'autre n'en soit particulièrement, n'est-ce pas ? Du moins c'était là-dessus qu'ils s'étaient mis d'accord de toute manière.
Nelson aurait aussi pu tomber sur une Drathir en détresse, larmoyante ou il ne sait quoi, et là il n'aurait pas pu simplement tourner le dos et partir, ignorant tout sur son passage. On le lui reprocherait, plus tard, de n'avoir rien fait pour aider, donc il ne pouvait se le permettre. Il y avait davantage à gagner à aider qu'à ne pas le faire. Peut-être qu'il économiserai son temps, mais il y perdrait du temps avec elle lorsqu'elle lui annoncerait qu'on ne pouvait pas compter sur lui lorsqu'on en avait besoin.

« Et qu'est-ce que tu foutais sur ton ordi, pour finir dans un état pareil ?! » demanda-t-il ensuite, inquisiteur. Il n'aurait certainement pas de réponse, mais pour que l'on s'empresse d'éteindre son écran si précipitamment, celle-ci vaudrait de l'or.


HJ:
 


Dernière édition par Nelson Wilson le Dim 28 Aoû - 10:46, édité 3 fois

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MessageSujet: Re: You reek of death my friend ~ Drathirson ~ Flashback   Ven 26 Aoû - 22:55
 

NELSON ∞ DRATHIR.



Ce n’était pas si terrible. Ça ne pouvait pas faire de mal. Ça me passera. C’est ce que la blonde ne cessait de se dire, les jours, puis les semaines s’écoulant à un rythme infernal tandis qu’elle constatait passer de plus en plus de temps au sein du Darwin’s Game. Ce jeu prétendu inoffensif, adopté par tous les jeunes de la ville et entraînant la un peu moins jeune infirmière dans son sillage, faisait désormais partie intégrante de sa vie. Drathir mettait cela sur le compte du célibat et de la dépression dont elle peinait encore à se relever, au moins ce jeu avait le mérite de lui faire oublier le reste. Tout le reste. Les emmerdes, les blessures, les souvenirs, les regrets, les angoisses. Lorsque le travail devenait trop pénible, la blonde profitait de son temps de pause du midi pour s’évader au sein du jeu, rejoignant cette équipe qui la laissait encore de marbre, et revenant la plupart du temps soulagée. Parcourir la carte, découvrir les moindres recoins de cette dernière, rapporter des informations à son équipe, tout cela pour paraître indispensable aux yeux des atom. Et ne parlons pas des combats, ces assauts qu’elle privilégiait simplement pour prouver qu’elle était plus forte que tout le monde, se plaçant au dessus des autres pour éviter de devoir penser aux échecs cuisants qui jalonnaient sa vie. Dagger, car tel était le pseudonyme qu’elle s’était trouvée, serait la meilleure combattante de ce jeu, une joueuse crainte et respectée. Juste pour oublier que Drathir était bien plus faible qu’elle ne voulait bien le laisser paraître. Et c’est pour retrouver ce sentiment de force absolu que la concernée s’était empressée de se connecter dès lors qu’elle fut réveillée, profitant ainsi de sa journée de congé pour exploiter pleinement le potentiel du Darwin’s Game. Personne ne viendrait l’emmerder et les heures passeraient à vive allure. C’est par ailleurs ce qu’il se passe, la blonde délaissant le QG atom après avoir donné des instructions aux éclaireurs sous son commandement pour partir elle-même vadrouiller sur la carte. Elle en est encore au stade où elle s’émerveille d’un rien, y compris lorsqu’elle croise une salope de bestiole agressive trois fois plus grande que la moyenne, mais le jeu finit toujours par la rattraper. Ou plutôt, les joueurs finissent par la rattraper. Et c’est lorsqu’un caho croise son chemin, le combat finissant par s’engager, que la blonde s’en souvient. Sanglant, l’assaut se solde toutefois par sa mort à elle, une balle se vrillant en pleine poitrine et la laissant agonisante à même le sol l’espace de quelques secondes seulement. Puis c’est la déconnexion.

Ce fut dans une inspiration aussi profonde que douloureuse que la blonde se retrouve devant son écran, plaquant d’elle-même son dos contre le dossier de la chaise qu’elle occupait et plaquant une main contre sa poitrine en souvenir de la balle qui venait d’y être logée. Les yeux clos, le souffle court, un frisson la parcourt tandis qu’elle ravale péniblement des grondements de rage en songeant au fils de pute qui venait de la renvoyer brutalement chez elle. Elle n’aura finalement pas le temps de véritablement y penser que déjà quelqu’un prononce son prénom, d’une façon un peu étonné, et dans un souffle qui aurait presque pu passer inaperçu si elle n’avait pas été à ce point à cran. En un bond témoignant de sa surprise, la blonde pivote sur sa chaise et ancre l’émeraude de ses yeux dans les prunelles de son interlocuteur imprévu. Les doigts se crispent sur le bureau, par crainte et par colère tandis qu’elle prend progressivement conscience du fait qu’on venait de s’introduire chez elle. Son foyer. Son appartement. Le seul lieu qui lui inspire de la sécurité et qui, surtout, a été témoin de ses pires moments de faiblesse. Il venait de s’introduire dans son intimité d’une façon loin d’être agréable et sans y être invité, ce qui suffisait pour la rendre folle de colère. Le fait de reconnaître l’homme qui se faisait face à elle, maintenant que les images du jeu cessaient de se succéder devant ses yeux, ne changeait rien à la situation et ce fut dans un sifflement rageur qu’elle entama : « Je peux savoir ce que tu fous ici ?! J’ai pas souvenir de t’avoir dit que le fait de coucher ensemble te donnait le droit de te pointer chez moi sans avoir reçu la moindre invitation. Elle gronde, elle fusille du regard et se redresse brutalement de sa chaise. Un peu trop, car une douleur invisible mais bien lancinante la saisit de nouveau à hauteur de la poitrine, lui coupant le souffle sur le moment et l’obligeant à s’appuyer sur le bureau qu’elle venait de délaisser. Elle anticipe un probable geste de la part du brun en sa direction et le pointe de ce fait du doigt en un geste menaçant. Essaye même pas. Trouve ta putain de bonne excuse avant que je t’explose le crâne. » Fait-elle, sauvagement, avant de tousser péniblement. Jetant un bref coup d’œil à l’écran de son ordinateur, qui lui proposait de se connecter à nouveau, la blonde l’éteignit à la va vite, peu envieuse d’évoquer ses connexions régulières ou encore le fait qu’elle venait de crever salement au sein de ce dernier. Pourtant elle le sait bien, le sujet sera évoqué.

« J’dois bosser. Fais toi un café si tu veux, puis tire toi. Touche à quoi que ce soit, et tu peux dire adieu à ça. » Fait-elle en désignant ses fesses tandis qu’elle abandonnait ses propres draps pour s’habiller, laissant le brun encore nu dans le lit. Elle se moque, un sourire amusé aux lèvres, mais la menace n’en est pas moins sincère. Nelson s’était vu octroyer, au fil du temps, quelques privilèges au vu de la régularité de leurs rapports, mais il n’était pas son compagnon, elle ne l’aimait pas de cette façon et, de ce fait, elle ne tolérerait jamais de le savoir trop longtemps dans son appartement à elle sans qu’elle ne soit présente également. Ce n’était pas d’une vie à deux qu’elle voulait, tout du moins pas avec lui et l’image de Roman s’imposa brièvement dans son esprit avant qu’elle ne la chasse tout aussi vite. Le policier avait fait un choix, et elle aussi désormais, à l’oublier dans d’autres bras juste pour se rassurer quant au fait qu’elle était indéniablement désirable. Désirable et, en un sens, peut être pas si difficile à vivre. Car bien que sa relation avec l’homme à côté d’elle soit plus physique qu’autre chose, ils ne s’étaient jamais engueulés. Cela semblait plus étonnant encore quand on sait que tous deux pouvaient avoir leur petit caractère, elle encore plus, mais pourtant… Le temps filait sans qu’elle ne s’en rende compte. « Demain je serais d’une humeur de merde, on se voit mardi plutôt. » Elle le savait, enchaîner ses deux longues journées de travail pour finir par une partie de jambes en l’air ne lui réussissait pas forcément et au vu du fait que son interlocuteur était à la fois un bon coup et à la fois un mec pas chiant, elle préférait éviter de se prendre la tête avec lui pour des conneries. « Bye. » Un souffle, à peine plus doux tandis qu’elle l’embrassait une dernière fois, instinctivement, avant de se tirer sans un mot de plus. C’était son quotidien, sa routine avec lui.

Mais tout avait fini par voler en éclats lorsqu’elle avait commencé à jouer. Les premiers jours avaient été relativement calmes, la blonde se permettant de tester pour finalement finir déconnectée et reprendre sa vie tranquillement, comme si de rien était. Mais depuis quelques temps maintenant, tout avait changé. Elle se faisait plus distante, oubliait ses priorités, ne répondait plus aux messages tant elle était subjuguée par le jeu, et bien d’autres problèmes du genre. Elle le savait, dans le fond, que la préoccupation de Nelson -quelle qu’en soit la nature véritable- était légitime. Mais de là à rentrer par effraction, fallait voir à pas déconner. En tous les cas, l’ordinateur désormais fermement éteint, la blonde passa une main dans ses cheveux, les repoussant en arrière dans un soupir avant de se focaliser de nouveau sur son interlocuteur, dans une nouvelle œillade assassine. Journée de merde, vraiment.
code by Silver Lungs

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MessageSujet: Re: You reek of death my friend ~ Drathirson ~ Flashback   Dim 28 Aoû - 10:43




Assise devant son ordinateur, les yeux rivés sur l'écran, elle avait l'air imperturbable jusqu'à ce qu'en un bond qui fit presque sursauter Nelson, elle recule sur sa chaise et emplisse ses poumons comme si elle venait de revenir à la vie, comme si elle avait été inconsciente trop longtemps et qu'elle avait enfin été ramenée parmi les siens. Et ce fut dans cette surprise que Nelson laissa lui échapper le nom de celle qui l'inquiétait tant, qu'il était venu voir pour se rassurer lui, sans s'occuper outre mesure de ce qu'elle pourrait bien en penser. Ce nom lui avait échappé dans un souffle qu'il regretta immédiatement. Plus généralement, à l'instant même où les yeux de la jeune femme se posèrent sur lui, il regretta presque tous les choix qu'il avait bien pu faire dans sa vie qui l'avaient amené à s'introduire de la sorte chez elle. Presque tous ses choix, mais pas encore celui qui l'avait fait rentrer avec Drathir, une fraîche nuit d'automne.

La musique lui vrillait les tympans, mais cela ne le dérangeait pas outre mesure. Sur le bar, des bouteilles dans les verres, dans ses veines, l'alcool coulait à flot, et Nelson buvait gorgée après gorgée son cocktail qui lui avait coûté deux fois plus cher que ce qu'il se serait acheté sobre. De toute façon, il n'avait rien d'autre à faire que de dépenser son argent. L'argent, c'était tout ce qu'il avait. Ça, et un vide à combler dans son corps, son cerveau et son cœur. Seul, comme tous les soirs, accoudé au bar, il jaugeait les autres qui s'étaient donnés la peine d'être venus. Presque tous semblaient s'être déplacés accompagnés. C'était un moyen de s'assurer de ne pas passer la soirée seul, comme Nelson, mais ce dernier n'avait pas d'amitiés à utiliser de la sorte. Que de l'argent.
Sur des tabourets non loin, plusieurs jeunes femmes, visiblement seules elles aussi. Certaines étaient par deux, d'autre complètement solitaires. Elles étaient peut-être venues avec un troupeau de copines, mais pour l'instant, elles étaient isolées, vulnérables et désirables. Il y en avait pour tous les goûts. Des brunes aux jupes si courtes qu'elles ne pouvaient décemment pas s'asseoir sans montrer leurs sous-vêtements, des blondes à l'air plus mature, plus sérieux, plus intéressantes. Nelson se leva pour s'asseoir à côté de l'une d'entre elles, celle qu'il avait choisit. Il approcha alors la tête de son oreille.
La musique était peut-être trop forte pour ne pas être désagréable après quelques heures, elle donnait une excuse pour se coller les uns aux autres avant même d'avoir pu se dire un mot, pour pouvoir sentir leur odeur et leur chaleur. « T'es ici toute seule ? » lui demanda-t-il, un peu désespéré de trouver quelqu'un dans le même cas que lui, avec qui il pourrait passer la soirée et la nuit sans avoir à se demander qu'il dérangeait en s'incrustant dans un groupe d'amis déjà formé, soudé et complet.


Elle cria, râla, ragea contre l'homme qui avait cru bon de prendre des initiatives et qu'elle fusillait du regard. Lui-même se sentait comme un enfant que l'on gronde. Il en serait presque arrivé à baisser les yeux, à regarder ses pieds plutôt que les prunelles vertes qui le fusillaient. Lorsqu'elle se leva, elle manqua de retomber et dû s'accrocher à sa table pour ne pas faillir. Par réflexe, mélange d'inquiétude et de surprise comme toujours, Nelson avança d'un pas, tendant la main vers elle pour lui proposer son aide, parce que visiblement elle n'allait pas bien. Mais comme un animal blessé, elle ne se laisserait pas approcher et menaçait tout ce qui venait.
« Je m'inquiétais » lâcha Nelson, froid lui aussi. Si auparavant il s'était senti merdeux, fautif, cela n'était plus le cas. Drathir n'allait pas bien, elle tenait à peine debout. L'homme avait donc bien fait de venir cher elle pour vérifier son état, parce qu'elle avait besoin de secours, il venait les proposer de son plein gré. Et voilà comment on le remerciait. On l'agressait, hurlait et le lui reprochait. Il avait donc joint ses pupilles à la fusillade qui prenait place entre leurs regards, parce que ce qu'il faisait lui était justifié.
« Tu réponds plus à mes messages, tu veux plus qu'on se voit, j'ai aucune nouvelle de toi. Qu'est-ce que j'étais censé faire ? Me dire que tout allait bien, alors que c'est visiblement pas le cas ?! »

C'était sa fierté qui parlait. S'il n'avait pas été agressé de la sorte il n'aurait pas haussé le ton pour répondre. Il se sentait pillé, volé de tout sentiment de reconnaissance qui lui aurait normalement été dû. Il avait fait l'effort de venir pour s'assurer que Drathir n'avait besoin de rien, et on l'accueillait avec des reproches. Qu'est-ce que ça pouvait bien faire qu'il entre chez elle ? Il le connaissait, cet appartement, ce n'était pas la première fois qu'il venait. Il aurait pu le voir parfaitement rangé comme dans le bordel le plus répugnant que cela ne l'aurait presque pas atteint. Il aurait pu voir des choses qu'il n'était pas censé voir, qu'elles soient illégales ou charnelles mais ne le concernant pas, il ne s'en serait pas inquiété parce qu'il savait que bien des aspects de la vie de Drathir ne le concernaient pas. La vie toute entière de Drathir ne le concernait pas, si elle décidait de vendre de la drogue dans son appartement ou de remplacer Nelson, ils pourraient toujours couper les ponts et revenir à leurs vies normales sans que ni l'un ni l'autre n'en soit particulièrement, n'est-ce pas ? Du moins c'était là-dessus qu'ils s'étaient mis d'accord de toute manière.
Nelson aurait aussi pu tomber sur une Drathir en détresse, larmoyante ou il ne sait quoi, et là il n'aurait pas pu simplement tourner le dos et partir, ignorant tout sur son passage. On le lui reprocherait, plus tard, de n'avoir rien fait pour aider, donc il ne pouvait se le permettre. Il y avait davantage à gagner à aider qu'à ne pas le faire. Peut-être qu'il économiserai son temps, mais il y perdrait du temps avec elle lorsqu'elle lui annoncerait qu'on ne pouvait pas compter sur lui lorsqu'on en avait besoin.

« Et qu'est-ce que tu foutais sur ton ordi, pour finir dans un état pareil ?! » demanda-t-il ensuite, inquisiteur. Il n'aurait certainement pas de réponse, mais pour que l'on s'empresse d'éteindre son écran si précipitamment, celle-ci vaudrait de l'or.


HJ:
 

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MessageSujet: Re: You reek of death my friend ~ Drathirson ~ Flashback   Mer 28 Sep - 23:28
 

NELSON ∞ DRATHIR.



Je m’inquiétais. La remarque, lâchée aussi froidement qu’elle pouvait se montrer agressive, lui arrache un grognement en guise de réponse tandis que la blonde détournait désormais les yeux, agacée de ne rien trouver à répondre à cela. Que dire ? Certes Nelson n’était pas son compagnon d’une vie, à dire vrai elle ignorait même comment elle devait le définir mais elle-même n’aurait pas tenu à ce qu’il lui arrive malheur. Le fait qu’il se soucie donc de son sort à elle lui semblait normal, touchant en un sens également, bien que sa fierté incommensurable lui soufflait encore de ne pas accepter qu’il soit autorisé à tout faire en ce but. Pénétrer par effraction chez elle c’était tout de même quelque chose qui n’avait rien d’anodin, aussi bonnes soient ses prétendues intentions. Et, rendue amère par sa mort récente, la jeune femme en vient même à se dire qu’il lui mentait tout simplement, et qu’il avait eu quelques idées plus sournoises en voulant pénétrer ici. Se sentant ainsi violée dans son intimité, malgré le fait qu’il avait foulé le sol de cet appartement plus d’une fois, l’infirmière lui jette un énième coup d’œil courroucé, se heurtant sans crainte quelconque aux prunelles toutes aussi assassines de son interlocuteur. Drathir ne flanche pas, tandis qu’il fait le récapitulatif de ses fautes à elle : son absence de réponses, son absence tout court à vrai dire tandis qu’elle ne daignait plus le tenir au courant de ses activités ou de ses désirs. C’était le silence radio depuis plusieurs semaines, elle en avait parfaitement conscience et ne cherchait pas à nier cette évidence bien qu’elle ne désire pas pour autant lui fournir d’explications à ce sujet. Cela ne changeait cependant rien à la colère, certes exagérée et exacerbée par le jeu, qu’elle éprouvait. « Et passer me voir à mon boulot plutôt que de pénétrer par effraction chez moi ça t’as pas effleuré l’esprit ? C’est quoi que tu m’as fait, une tentative de séduction ? Siffle-t-elle de mauvaise grâce, ne voyant dans l’intrusion du brun qu’une manière de se vanter, mettant en avant une inquiétude devenue trop oppressante à ses yeux. Il aurait très bien pu défoncer la porte à grands coups de pied que ça aurait été la même. Par ailleurs, comme elle ignorait comment il avait pu rentrer, la blonde se permit un coup d’œil par-dessus l’épaule de son interlocuteur, se hissant sur la pointe des pieds pour cela afin d’apercevoir son entrée. Elle ne semblait pas amochée, mais rien n’était moins sûr. Comment t’as fait ? » Demande-t-elle dans un froncement de sourcils, à peine moins agressive. Sûrement la clé qu’elle planquait comme une idiote, ce qu’elle se promit de ne plus jamais faire, mais comme ce n’était peut être pas ça, l’infirmière se garde bien d’évoquer cette possibilité qui était somme toute la plus logique.

Plus qu’une réponse à son interrogation, ce fut une nouvelle question, lancée sur un ton accusateur, qu’il lui assène finalement. Et si Drathir ne se sentait pas d’humeur à lâcher prise, si elle ne se voyait pas courber l’échine face au tempérament agressif de son interlocuteur, elle ne peut réprimer un frisson coupable et une hésitation palpable. Elle sait pas quoi faire, hésite à lui parler du jeu. Si elle avait juste commencé à s’y mettre, sûrement qu’elle lui aurait avoué la vérité sans détour, mais dans ce cas précis, elle n’osait pas. Comment lui avouer que, à l’image d’une adolescente, elle s’était inscrite à ce jeu puéril ? Et comment admettre que, ce jeu si puéril justement, venait de lui arracher une vie virtuelle, un premier pas en direction de… De quoi d’ailleurs ? Elle n’en savait rien mais songe à ce tatouage qui ornait sa peau, à hauteur de l’omoplate, et qui devait désormais être orné d’un joli huit, un chiffre différent que celui qu'elle avait exhibé au brun durant leurs ébats, prétextant une nouvelle lubie de tatouage qui venait s'ajouter au serpent encré qui ornait déjà sa cuisse. Elle ne pouvait pas lui parler de ça, pas lui raconter comment elle est morte la première fois : de faim, de froid, de soif, au fond d’un trou suffisamment profond pour l’empêcher de remonter, elle et sa cheville pétée. Ça semble inconcevable de relater ce genre d’histoires. Mais en attendant elle doit trouver une excuse. « Je suis fatiguée Nelson. Gronde-t-elle pour toute réponse avant de soupirer, voyant en son potentiel apaisement une solution pour lui permettre de fuir ce sujet sensible. Si elle se calmait, un peu, peut-être qu’il cesserait de s’inquiéter pour elle ou de se montrer trop intrusif. Peut être. Relevant l’émeraude de ses yeux afin de les planter dans les prunelles de son interlocuteur, la blonde précisa, moins agressive mais néanmoins tendue, pour d’autres raisons que celles qu’elle lui servait désormais. C’est la folie au travail, d’accord ? On commence à être débordé, sans trop savoir pourquoi. Une mauvaise passe sûrement mais… C’est lourd. Sa haine pour son métier n’était un secret pour personne, pas même pour lui. La savoir à cran à cause d’exigences supplémentaires de la part de ses supérieurs n’avait donc rien d’invraisemblable en soi. Je vois pas ce que mon ordinateur vient faire là dedans. Chuis crevée et tu débarques par surprise. Rappelle-t-elle dans un sifflement agacé, simplement en repensant au fait qu’il était là sans permission quelconque.  Mais maintenant que t’es là… Fait-elle dans un énième soupire avant d’hausser les épaules, faussement désinvolte. Tu veux rester manger ? » Calmer le jeu, encore et toujours, juste pour ne pas avoir à évoquer le fait qu’on venait de lui flinguer le cœur, juste pour ne pas avoir à penser à cette même douleur qui la rendait encore vacillante, ses doigts prenant instinctivement appui sur le meuble, en une pose somme toute naturelle cependant. Mais l'équilibre est précaire, et la blonde mise sur son regard flamboyant pour éviter que le brun ne se mette à laisser divaguer ses propres prunelles là où il ne faudrait pas.
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