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 (Bloom) ~ Quand le passé rejoint le présent
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MessageSujet: (Bloom) ~ Quand le passé rejoint le présent   Jeu 1 Sep - 10:55

Bjorn & Bloom

Quand le passé rejoint le présent


Le passé me parait si loin. Je me souviens de bien des choses pourtant. De la gamine avec qui je jouais quand j’étais gosse, du jour où on a créé le groupe de musique, du jour où j’ai rencontré Amélia. Je me souviens même de la gueule que je devais faire quand elle m’a dit qu’elle était enceinte. La vie n’est pas toujours facile, faut dire. Et certains jours, c’est étouffant. Je ne suis pas l’homme le plus doué du monde. Et sur certains points, je me prends la tête. J’ai une vie de merde, faut dire. De la grosse merde. Je dois de la thune à plein de monde, je suis père et je n’ai jamais vu ma gosse. On ne peut pas dire que ce soit le parcours dont on peut rêver. C’est plus fort que moi, voilà tout. Je n’ai jamais été capable de faire autrement. Je fuis les responsabilités depuis que j’ai fui mes parents et que j’ai perdu toute trace de responsabilité venant d’eux. Je n’ai pas envie de réfléchir à ce qui concerne en vrai. Mais parfois, c’est plus fort que nous. Un soupir s’échappe de mes lèvres alors que j’attrape la bière juste devant moi. Je suis actuellement assis dans un bar. Posé alors que la soirée avance doucement. Autour de moi, le bruit. Un soupir s’échappe de mes lèvres encore une fois. Il y a foule et des gens qui dansent dans un coin. Pas beaucoup, mais ils s’amusent. Et je suppose que c’est suffisant. Pas dans mon délire. Déjà que je ne viens que pour boire une unique bière. Oui parce qu’il faut savoir que je suis incapable d’en payer une de plus, si je veux pouvoir venir régulièrement. Une ambiance douce qui me permet de sortir de mon appartement trop vide. Je n’ai même pas de quoi me payer un lit. A peine un matelas sur le sol mais il faut aussi pouvoir payer le loyer. Et en fonction de ce qui peut arriver au cours du mois, je n’ai pas toujours assez. Mes concerts me permettent de tenir la route mais en fonction de comment je me comporte, certaines choses peuvent mal se passer.

La musique est entraînante, des filles s’amusent dans mon dos, et je me tourne vers elles parce qu’elles sont une bonne distraction. Rien de vraiment extraordinaire, elles sont jolies mais ce n’est pas sur ça que je m’arrête vraiment. Ce qui m’intrigue davantage, ce sont les traits d’une d’elles. Rousse, un visage fin. Et ce sourire… Je crois que c’est ce qui me parle plus que le reste. Je suis intrigué, sans réellement savoir pourquoi. Je regarde, bien sûr, et c’est tout ce qu’il y a à dire. L’observer est une chose, la fixer en est une autre et elles vont finir par me prendre par un barge. Je suis sûr de la connaître mais… Sans certitude évidente quant à son identité, c’est compliqué. Elle ressemble à la gamine avec qui je jouais quand j’étais gosse. Faut dire que l’on grandit, mais que l’on ne change pas physiquement au point de plus se reconnaître. Chez les filles, je crois que c’est davantage visible. Quoique, me dis-je en passant machinalement une main dans ma barbe de plusieurs jours. En tout cas, je ne me vois pas me rendre vers elle. Surtout qu’au vu du souvenir bien flou et lointain que j’ai d’elle, elle semble… Bien loin de celle qu’elle est actuellement. Son prénom m’échappe, alors que je l’ai juste là, sur le bout de la langue.

Je le cherche un instant et quand elle s’avance vers le bar non loin de moi, il me revient vraiment. Je choisis de tenter, me disant que si je me trompe, en réalité, ça ne risque pas de changer grand-chose. Au pire, elle me regardera comme si j’étais fou. Qu’est-ce que cela change ? Le gars qui picole tout seul au bar ne paraît pas toujours très sain d’esprit, de toute manière. « Bloom ? ».
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MessageSujet: Re: (Bloom) ~ Quand le passé rejoint le présent   Jeu 8 Sep - 10:05
Quand le passé rejoint le présent
Bjorn & Bloom
La plupart des belles choses que j'ai vues sont des mirages. ▬ LOMEPAL + theme song

Le ciel est sans tâche, la lune est lâche ; comme un volcan de larmes de lave qui s’éteint au fil des siècle inébranlables. Indocile est le temps, le temps ouais qui épuise, qui s’épuise dans un sablier géant ; les cendres d’une clope à peine entamée qui s’éboulent au creux des trottoirs infectés de la rage des rats d’égout ; de la haine des marabouts ; de la furie des gens à bout.
T’es de ceux qui s’épuise autant qu’ils s’amenuisent. Et la gueule égueulée subit au fil des coupures des blessures des ratures. Ces plaies qui ne savent que saigner et ne plus se refermer. Là au coin d’une ruelle égarée qui effraie les chroniques suicidaires des cohues damnées sans frontières, un angelot de dix piges pleure ; il chiale l’enfant aux mèches d’or qui effleure son front suintant de terreur. Qui est ce môme enfiévré de souffrance meurtrière ; abandonné par une mère pauvre et trop affaiblie par les erreurs mortuaires ?
Mais les mèches ne sont plus d’or mais ardentes ; comme le fauve qui rugit pour se faire tyran ; comme les étincelles d’un fer à rouge et à sang. La crinière est rousse. La crinière est courte. Elle flotte et joute là, tout contre un vent téméraire qui ne décline jamais même face aux plus assiégées des prières. Le garçon n’est plus. Le garçon est en réalité une faible fillette perdue. Elle a dix piges ouais. Elle est orpheline de sœur, de jumelle, de siamoise, enfant unique d’une fratrie disparue défunte éradiquée, sinon vaincue par les ouragans assassins d’un hiver trop malsain.
La petite fille se nomme Bloom. Une rage de vivre qui se traduit par un corps en déficit. Par une leucémie qui escalade les échelles, les gravit. Les jambes ne tiennent plus. La fille s’écroule, s’effondre et ses ossements battent à foison contre un sol de marbre et de glas. La gosse a dix-huit piges aujourd’hui. Un bel âge rond pour un corps pourri jusqu’à la moelle. Elle en oublie qu’elle est infirme en luttant contre ses propres limites inespérées, invoquées contre un Satan trop réclamant d’une dette contre l’enfer qui n’a jamais existé. L’esprit est de noblesse. La lésion est magistrale et façonnée de faiblesses.
Et tu vogues ainsi dans la houle estimée, infestée des relents assommants d’une Chicago polluée. Les béquilles au bout des doigts rougis par l’effort insoutenable t’amènent à ce vieux bar. C’est là-bas que tu agraferas ton ennui d’humain désespéré ce soir. C’est là que t’échoueras ton subconscient d’insouciance d’une gosse pourrie gâtée par un fric qui tombe du ciel ; des billets verts dollars. Des liasses gisant plein les griffes. Des liasses d’aisance plein les papilles. Ces copeaux de papiers si chers à la Terre au monde qui tue pour ça ; les guerres qui se crashent contre la raison humaine de la théorie bringuebalante d’un Darwin devenu assommant avec l’assaut des récents événements. Les gens sont fous. Les gens sont sanglants. Et tu te complais dans les déraisons des uns qui abrègent les irréflexions des autres.
La vie a fait de toi une salope solitaire. Le jeu fait de toi une salope entourée de foutus enfants de pute imprévus.
Les pas, le corps, l’ombre corrompus s’emportent au berceau de ce bar caverneux. Au fond, une scène aménagée pour musiciens en périls vendus par les cieux. Ceux qui s’amochent le cœur étripé par le froid gelant des blizzards du Michigan. Ceux qui périssent l’hiver sous les ponts où résonnent les vibrants allés et retours de bagnoles affolantes de friqués du dimanche, qui ne remarquent même pas leur présence sous un taudis de briques brunies par la vénusté du temps. Mais t’as la misère du monde gravée dans la rétine. La misère de ton monde. La rouquine à la cuillère d’or dans la bouche. La pauvre môme pervertie par le banditisme engagé et tellement libidineux à succès.
T’entres en silence ; sans un regard sinon pour jauger l’ambiance. Les gamines de vingt balais se balancent se dandinent à en faire frétiller les catins bon marché. Elles ont des rêves dans les yeux ; et pensent que leurs déhanchés leur offriront la clé de l’univers artificieux. Mais rien ne les attend derrière ces aguichantes douceurs. Sinon un ex-taulard, un branleur, un gun collé au crâne frissonnant avant de refaire la peinture de la tapisserie rouge sang sans rancœur. En froideur. Elles sont connes. Mais tu te fonds dans la masse. Tu t’effondres et te voile la face. Tu tournes un temps avec elles, parce que t’es conne toi aussi. Et qu’un flingue pointé vers toi qui te sourit avant de dégainer, ça te fait ni chaud ni froid. Tu ris. Tu danses. T’es conne, bordel. Deux minutes. Puis t’as l’épiderme d’ivoire suintant, le cancer qui ressurgit éreintant. T’as le souffle à bout, et tu te raccroches à tes béquilles. Une des filles vient te parler ; mais t’es pas là pour copiner. Elle le sait bien assez tôt et repart bredouille. Parce qu’ici tous te connaissent. Toi, la sauvage gosse O’Twomey, la plus friquée qui fout sa vie en l’air.
Le comptoir t’appelle un instant. Les béquilles se raccrochent à tes poings comme si l’inverse était indicible.

– Bloom ? le timbre tire des ombres orageux la môme que t’es ; un rejeton qui rêvasse de bonheur de fièvre et de sainteté ; qui n’atteindra jamais que la douleur la maladie et l’acmé. Les deux prunelles assoiffées des effluves d’alcool comme un parfum luxurieux s’abattent sur l’homme aux cheveux en bataille. Celui qui boit ; celui qui se perd dans le fond de sa chope de bière. Celui aux mèches de jais qui s’invite esseulé à la compagnie seul du bar en bois lasuré. Le genre de mec qui rampe pour survivre. Pas les types louches qui se la jouent pédophiles à la sortie des écoles maternelles. Le mec à bout de souffle. Le mec à bout, tout court.

– J’te paye un verre, t’as l’air d’avoir eu une dure journée ? tu cilles même pas au fait qu’il sache ton nom, parce qu’il le savent tous ; à force de ne jurer que par les affaires sales de la métropole à la renommée de voyous. Mais ce mec il t’attire ; parce que vous pataugez dans la même mare tous les deux. La même merde. Ce point crucial où la vie, on ne la vit plus. On ne fait que la supporter. Dis-moi plutôt d’où tu me connais ? le ton limpide et sucré qui ferait chialer n’importe quel marmot du quartier trop habitué à t’entendre cracher ton venin pour réduire leur âme de cendre à chair et à sang. Le corps s’éboule au creux de ce tabouret rustique aux côtés de l’allochtone. Les doigts se lèvent vers le ciel comme une invocation adressée au barman. Deux verres. Bien corsés s’te plait.


© Gasmask


i confess. i am a psycho murderer.

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MessageSujet: Re: (Bloom) ~ Quand le passé rejoint le présent   Mar 13 Sep - 22:46

Bjorn & Bloom

Quand le passé rejoint le présent


L’évidence m’apparaît alors qu’elle tourne au milieu de ses copines et que mon regard peut enfin se poser sur ses traits. Sa façon d’être m’amuse mais elle semble considérablement différente. En même temps, combien d’années se sont écoulées hein ? Trop sans doute. Je ne vais pas agir comme si les choses étaient comme avant, comme si j’avais vraiment mon mot à dire dans ce qui peut lui arriver ou ne pas lui arriver. Tout ceci ne me concerne pas alors je ne vais pas agir comme si c’était le cas. Je suis comme je suis. Tout simplement, et je me permets de croire que c’est la seule chose qui ait de l’importance. Je ne sais pas vraiment comment l’aborder, après tout, elle peut aisément ne pas se souvenir de moi. Et je ne peux pas lui en vouloir parce qu’elle est bien libre de penser ce qu’elle veut. Elle est libre aussi de m’avoir oublié. Qui suis-je après tout, pour lui faire une quelconque leçon ? Ce n’est pas ma place, pas mon droit, non plus. Tout comme je n’ai pas vraiment le droit de la juger sur ce qu’elle fait aujourd’hui parce que de nombreux mois se sont déjà écoulés. « J’te paye un verre, t’as l’air d’avoir eu une dure journée ? ». Ma journée n’a pourtant pas été aussi catastrophique qu’elle ne le croit. Pas plus que d’habitude, déjà. Je m’en sors bien, en général, et je ne m’en plains pas parce que j’ai pris l’habitude d’avoir un emploi du temps à la con. A quoi bon réfléchir quand il n’y a pas vraiment d’intérêt là-dedans ? Je me concentre davantage sur sa question qui me surprend quelque peu. Une question à laquelle je ne m’attendais pas vraiment, également. Tout ça pour dire que si elle me parle comme ça, je suis persuadé que tout ceci ne va pas aller en s’arrangeant. C’est même un peu le gros bordel, pour tout dire. Elle ne me reconnait pas, visiblement, et à cause de ça, je me sens un peu con. Montrer à quelqu’un que l’on se souvient de lui, ce n’est déjà pas évident, dans le doute de savoir si on la connait ou non. Mais, à côté de ça, il est évident que… Bordel. Ouais, j’ai l’air d’un con. " ça marche..".

« Dis-moi plutôt d’où tu me connais ? ». La preuve irréfutable, évidemment. Je n’aime pas ça mais je ne peux pas non plus aller contre ça. C’est ainsi. Et ça m’énerve. Je ne peux pas y faire grand-chose mais ouais, ça m’énerve. Je passe pour le con de service, le vieux lourd qui se pointe et qui appelle une nana par son prénom parce qu’il a pu l’entendre quelque part. Ce n’est absolument pas plaisant. Surtout au vu du passé qu’on a pu avoir. Mais malheureusement, tant de choses ont pu se produire depuis… Non, il n’est pas vraiment possible d’y réfléchir, finalement. Et c’est sans doute mieux comme ça, d’une certaine manière, en tout cas. « Je te connais depuis… De très nombreuses années, en réalité. Nous étions plutôt proches, lorsqu’on était gosses ». Il n’est pas nécessaire d’en dire plus, je crois. Et je crois aussi que je préfère ne pas y penser. Parce que c’est déjà bien assez compliqué comme ça, pour que je n’ai pas besoin de réfléchir davantage. Là, pour le coup, la situation est déjà bien assez étrange, c’est un fait. Peut-être qu’elle ne va pas aimer que je parle de ça, aussi, c’est possible non ? Et je ne pourrais pas l’y forcer. Si elle me sort qu’elle s’en fout, qu’est-ce que je suis censé faire ? A elle de voir, en tout cas, à elle de voir si elle a envie de me parler ou si elle a tellement changé qu’elle ne veut rien savoir.

« Deux verres. Bien corsés s’te plait. ». Et pourquoi pas. Alors je la laisse commander, parce que je m’en fous pas mal, en vrai.

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