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S'inscrire au DARWIN'S GAME, c'est montrer de quoi nous sommes capables et prouver que nous sommes l'avenir. Une seule regle : survivre. A partir de maintenant, c'est chacun pour soi. Nous devons oublier qui sont nos freres, nos femmes, nos amis, parce qu'aujourd'hui ils sont nos ennemis. Tuer ou etre tue est notre seule motivation. Le jeu debute.



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 Kenjataimu - Grimson
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MessageSujet: Kenjataimu - Grimson   Jeu 1 Sep - 18:52




Nelson sentait sous ses lèvres, sous ses doigts, les secousses de l'autre, qui se contractait et se relâchait à son contact. Agenouillé à même le sol sale de la forêt, il s'était fait offrande, soumis et délivrant de sa bouche ce que sa rencontre de cette fin d'après-midi avait promis ; une pincée d'extase, un petit bout de paradis et une bonne dose de chaleur dont ils avaient tous les deux besoins.
Devant lui, Grim était debout, appuyé contre un arbre et maintenu sur place par Nelson qui, d'une main sur son ventre, passant parfois dans le creux de son dos et descendant sur ses fesses et ses cuisses, le sentait respirer et réagir à ce qu'il lui faisait. Il adorait cela, savoir que de ce qu'il faisait et de sa volonté seule il pouvait arracher un soupir, une respiration saccadée, qu'il pouvait décider si l'aimerait ou non simplement en embrassant toutes les parts que son corps avait a offrir. De son autre main, l'homme à genoux faisait aussi le travail que n'accomplissait pas l'autre, histoire de tirer lui aussi du bon de tout cela. Il sentait aussi parfois des doigts passer dans ses cheveux longs et attachés en un chignon lâche, ce qui lui étirait le bord de ses lèvres en un sourire et faisait lever ses yeux bleus vers les pupilles de l'autre.

Plusieurs minutes plus tard, ils avaient tous les deux terminé. Nelson se relevait, remettant son pantalon et rebouclant sa ceinture avant de s'essuyer la bouche d'un revers de la manche. Il regardait ensuite Grim faire de même, puis s'approcha pour déposer un éphémère baiser sur ses lèvres, un sourire espiègle aux lèvres.
Ça l'amusait toujours beaucoup de faire cela, parce que au cours de sa vie il avait croisé d'innombrables hommes qui étaient dégoûtés par leur propre corps et qui essayaient (en vain car trop lents) de le repousser, sous prétexte que « Eww, non m'embrasse pas, tu viens de me sucer la bite c'est crade ! » alors que Nelson lui-même venait de passer dix bonnes minutes à savourer cette précise partie de leur anatomie, finalement supposée répugnante.
Les taquiner de la sorte, c'était un petit brin de vengeance, mais cela ne fonctionnait pas à tous les coups, certains (comme Nelson) s'en fichaient complètement. Lui-même ne s'énerverait pas si on lui rendait la pareille en tout cas.

Toujours était-il que c'était la première fois qu'il faisait le coup à Grim, même si c'était loin d'être la première fois qu'ils se retrouvaient simplement dans le but de se perdre momentanément dans les bras et au creux de l'autre. Ils s'apportaient mutuellement quelque chose dont ils avaient tous les deux bien besoin, simplement parce que s'ils ne s'avaient pas mutuellement, ils n'auraient plus grand monde d'autre. Au moins, pour Nelson c'était le cas. Grim ne parlait pas beaucoup de sa vie, mais il avait l'air d'être ce genre de gars assez solitaire, peu entouré, donc c'était probablement la même chose, et c'était absolument parfait parce qu'il y avait assez peu de chances qu'il ne décide de s'enfuir pour aller voir ailleurs. Ils étaient seuls ensemble.

Ils se retrouvaient rarement virtuellement. Nelson préférait faire ce qu'il avait à faire en vrai. Non pas que le ressenti de toutes ces choses qui parcouraient son corps, remontaient le long de ses jambes et se concentraient en une boule légère mais insoutenable dans son bas-ventre soit bien différent, mais pour une simple question de confort. Dans la vraie vie, ils pouvaient se rejoindre chez lui, chez Grim ou dans le salon de Grim (avec un bonus romantique puisque c'étaient là qu'ils s'étaient rencontrés). Dans le jeu, tout ce qu'ils avaient à leur disposition c'étaient des lits boueux de feuilles mortes, pour peu qu'il ne pleuve pas, ou des tas de cailloux dans la ville en ruine, sans oublier qu'à n'importe quel moment, n'importe qui pouvait leur tomber dessus et les interrompre, même si cela ajoutait une certaine adrénaline au tout.
Et le plus handicapant dans le Darwin's Game au final, c'était peut-être le manque de moyens particuliers. Deux hommes ensemble ne pouvaient pas faire grand chose sans, à moins de se trouver être particulièrement ingénieux. Grim pouvait être le meilleur chasseur du monde, ils ne finiraient certainement pas à se servir de vessies de biches virtuelles histoire de pouvoir monter au niveau supérieur entre deux arbres de la forêt.

De toute façon, ils ne s'étaient même pas vraiment retrouvés pour faire précisément ce qu'ils venaient de faire, cette fois-là. Une chose avait seulement mené à une autre et l'un d'eux avait fini à genoux face à l'autre, c'était tout. Mais ils avaient fini, ils pouvaient désormais passer aux choses sérieuses.
« Oh merde, où est-ce qu'il est ? se demanda Nelson après avoir passé la main dans le bas de son propre dos. J'ai dû le faire tomber en baissant mon pantalon... » L'homme cherchait autour de lui et finit par se baisser pour ramasser l'arme qui gisait là, un Glock noir perdu entre quelques feuilles. Il la nettoya rapidement et la tendit crosse vers l'avant à l'autre. « Tiens, la sécurité est mise mais elle sert juste à éviter les tirs accidentels donc ne met pas ton doigt sur la gâchette sauf si tu veux tirer. »

Fenrir se décomposerait certainement en voyant Nelson manier l'arme entre ses mains avec tant d'aisance et la lui tendre aussi brusquement. Ce dernier ne comprenait pas vraiment pourquoi l'autre en avait peur, mais il avait tout de même accepté de l'aider à passer outre. C'était du gagnant-gagnant. Grim saurait se servir d'une arme à feu, et au cas où Nelson se trouvait dans une situation difficile et que son apprenti était dans le coin, on pourrait lui porter main secourable. Enfin telle était la version officielle, parce qu'il y avait peu de chances que les deux hommes puissent se croiser accidentellement. Officieusement, c'était plutôt la peur que quelqu'un d'autre ne prenne l'initiative plus vite que lui qui avait poussé Nelson à proposer ces genres de cours contre la phobie des armes à feu. Nelson n'aimait pas la concurrence.

« Tu veux que j'enlève le chargeur ? »

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MessageSujet: Re: Kenjataimu - Grimson   Ven 16 Sep - 19:54

Mais qu’est-ce que vous fichez ? A quoi jouez-vous ? Certainement pas ce pourquoi le Darwin’s Game a été créé. A moins que, vraiment, toute la population du jeu ait loupé un truc. Cela créerait un sacré scandale. « Nous nous sommes tous trompés : le Darwin’s Game n’est pas un jeu de guerre mais d’amour ». La bonne blague. Faîtes l’amour, pas la guerre, comme tu es mal placé pour scander une telle chose. Loin de toi une telle pensée, d’ailleurs. Tu as essayé de lutter, aux premiers instants, c’est vrai. Il ne faut pas se laisser distraire dans ce foutu monde virtuel, la mort est à toutes les lignes de code. Mais Nelson et ses beaux yeux… sont sans doute un des pires ennemis auquel tu as dû te confronter dans toute ton existence. Nelson et ses caresses, Nelson et son souffle chaud dans le creux de ta nuque, Nelson et ses lèvres douces. Comment résister ? C’est le Diable qui t’a défié. Toi, pauvre mortel, tu n’as su que succomber aux avances sans plus attendre. La tentation était trop forte. Et vous voilà complètement vulnérables, à vous bécoter au fond des bois comme un couple adolescents fuyant le regard de leurs parents. Qui aurait cru que tu aurais pu avoir un jour des airs de pucelles ? Enfin, pucelle, c’est vite dit. Même aussi démuni que dans la situation dans laquelle tu te trouves, certains hésiteraient à s’en prendre à toi. Tu y as à pensé, au début, bien sûr. Tu gardais un œil ouvert, scrutant les alentours tandis que ta main passait dans la longue chevelure de ton compagnon du jour. Mais ton attention a rapidement flanché, laissant toute l’occasion à ton corps de profiter de l’instant.

C’est seulement après l’apothéose du moment que tu perçois à nouveau l’éternel état d’alerte dans lequel se trouve ta conscience. Tu as un peu de mal à sortir de ta précédente transe, il faut pourtant que tu reviennes à la réalité - si l'on peut appeler ce monde ainsi. C’est le retour de Nelson dans ton champ de vision qui t’éveille. Son baiser volé a l’art de te faire sourire. L'homme est joueur, tu l'as rapidement compris. Ce sourire disparaît cependant plutôt rapidement. Est-ce que ton compagnon du jour a vraiment égaré son flingue ? L’a-t-il réellement laissé bêtement choir de son pantalon ? Vraisemblablement, oui. Tu vois Whatson ramasser l’arme trônant misérablement dans les feuilles comme si de rien n’était. Tu décides tout de même de relativiser. Vous n’aviez pas prévu tout cela. Et puis, finalement tout c’était bien passé. Peut-être que Nelson a l’habitude de ce genre de petites virées ? Après tout, vous ne savez pas grand-chose l’un de l’autre. Du moins, rien de plus qui ne relève de votre anatomie.

Et c’est ici que les romains s’empoignèrent. Du moins, à peu de choses près. C’est bien pour cette raison, à l’origine, que vous étiez venus ici, non ? Tu avais presque été étonné que Nelson accepte si vite de t’aider avec ton… problème. Une peur irrationnelle des armes. Bien sûr, tu as ta petite idée concernant son origine mais ce n’est très certainement pas aujourd’hui que tu vas l’exposer à ton partenaire du jour. C'est un presque inconnu. La personne parfaite à tes yeux pour chasser tes démons. Il ne posera pas trop de questions, du moins tu l'espères sincèrement. Tes sourcils se froncent sous l'effet d'une contrariété que tu ne peux réprimer. Très concentré, tu observes l’arme que l’homme te tend. Tu t’en saisis délicatement en pensant tout simplement C’est ridicule. C’est cela que tu ressens quand tu perçois ton cœur s’emballer, ton front perler et tes mains trembler au moment où tes ennemis te menacent d’une arme à feu. C’est un sacré frein pour ta grande mission. Il est vital que tu te débarrasses de cette phobie insensée. Rien ne doit pouvoir t'arrêter. Tu observes la bête d’un mauvais œil, écoutant attentivement les conseils de ton professeur improvisé. « Ce n'est pas, hum… si terrible. » Les syllabes roulent sous ton accent nordique tandis que ton regard céruléen s’égare dans celui de ton vis-à-vis. « J'ai juste jamais appris à tirer, ça doit être ça. » Et ta fierté qui t’empêche de réellement admettre que les flingues te terrorisent. Et sans doute ton subconscient qui refuse catégoriquement de ressasser de terribles événements. « Vous, les Américains, vous savez tous tirer. C’est même un peu effrayant. » Tu plaisantes un peu, essayant de détendre tes muscles que tu sens se crisper sous ta peau. Ton attention se repose sur le pistolet. Ce n’est pas très compliqué comme objet. L’avoir en main n’est pas aussi impressionnant que redouté. Après l’avoir tourné sous toutes ses coutures, tu le prends fermement au creux de ta dextre. Tu ne t’en es jamais vraiment rendu compte jusqu’ici mais c’est surtout le bruit qui t’angoisse. Le fracas de la balle qui siffle dans l’air et vient fracasser os et chairs. « Je crois que je préférais toujours l’arc. » Lâches-tu en grimaçant un peu. Cela te semble plus instinctif, plus agréable en main surtout. Très certainement parce que tu es en train de sortir de ta zone de confort. Tu es même en train de t’en éloigner dangereusement. Tout cela consciemment. C'est insensé mais nécessaire. Tu te redresses un peu, amassant ton courage pour affronter ce qui va suivre. « Il va falloir que je tire, pour bien faire. Tu me montres ? » Même si tu as bien une idée de comment ça fonctionne – ce n’est pas très bien compliqué, après tout – tu préfères avoir une petite démo, histoire de ne pas faire trop de conneries. Tu ne voudrais pas tuer quelqu’un par accident, même si, ici, personne ne t’en voudra beaucoup.






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MessageSujet: Re: Kenjataimu - Grimson   Lun 26 Sep - 12:17




« Tu vois, c'est pas si terrible, y'a pas de quoi flipper autant. » répondit Nelson, souriant face à son nouvel ami qui se découvrait un nouveau jouet. Mais que l'on ne le méprenne pas pour autant, il comprenait tout-à-fait que certains puissent avoir peur des armes à feu. Dans la vraie vie, lui-même n'en mènerait jamais bien large si jamais il se trouvait face à l'un de ces monstres à l’œil unique et meurtrier. Cependant, en avoir peur dans ce jeu ou la mort se rencontrait une fois sur dix, c'était signe d'une terreur bien plus profonde qu'il faudrait pouvoir soigner avant de tomber sur la défaite de trop. D'où cette séance de cours particulier/phobiques anonymes/réhabilitation aux armes à feu.
« Pas tant que ça tu sais, j'avais jamais touché une arme à feu en vrai avant de m'inscrire à ce jeu. On est pas tous texans hein, faut pas confondre, c'est super vexant. »
Mais sur le reste, Nelson était assez d'accord, c'était particulièrement effrayant de se dire que dans ce fichu pays il y avait plus d'armes en circulation que d'habitants. Mais d'un autre côté, en bon américain qu'il était, il ne pouvait pas s'empêcher de se dire que si on en interdisait complètement le port, rien n'empêcherait les psychopathes et dégénérés de passer à l'action. Pour l'instant, l'idée de rencontrer d'autres fous de la gâchette qui seraient ravis d'avoir quelqu'un sur qui tirer les refroidissait certainement. Ou bien les avait refroidis, on n'était plus sûr de rien de nos jours, la violence courrait les rues et on se retrouvait tous cloîtrés chez nous avant même la tombée de la nuit.
En Europe, on disait que c'était impossible de se procurer une arme et malgré tout, le taux de criminalité était bien plus bas qu'aux États-Unis, ça défiait toute logique. Mais bon, on parlait bien d'européens. Eux et la logique, ça faisait souvent deux. Fenrir, par exemple, venait d'Europe (mais Nelson ne savait plus vraiment d'où, et il y avait fort à parier qu'il soit incapable de placer précisément son pays natal sur une carte). Ils étaient tous fous en Europe, des tarés de socialistes aux yeux de l'américain pure souche pour qui la liberté du marché était la seule et unique chose qui comptait. Mais il n'était pas le seul de ce continent à penser cela des habitants de l'outre-Atlantique.

« Alors, pour tirer c'est très simple commença Nelson, se plaçant derrière son partenaire pour lui montrer comment tenir l'arme entre ses mains. Faut la tenir bien fermement à deux mains, une sur la crosse, comme ça. En parlant il guidait les mains de l'autre. Et l'autre en dessous, pour être bien stable et pouvoir viser correctement. »
Puis Nelson recula de quelque pas pour voir comment se tenait son élève, et enfin il hocha la tête. Sa posture était correcte, c'était déjà ça.

« Hmm, si tu veux tirer je sais pas ce qu'on pourrait prendre comme cible... il réfléchit quelques instants. Nan mais sinon ce qu'on peut faire, c'est que tu tires dans un arbre, et après faut que tu tires le plus près possible du premier point d'impact. Ça te dit ? »

Secrètement, Nelson espérait que son partenaire n'aurait pas à s'y essayer trop longtemps, parce qu'il n'y avait pas une infinité de balles dans ce chargeur. Une petite dizaine tout au plus. Les munitions étaient une ressource qui coûtait cher dans ce jeu, elles étaient difficile à trouver et encore plus à économiser. En temps normal, l'homme aurait même peut-être refusé de les gâcher de la sorte, juste pour faire une démonstration, mais ce n'était pas de n'importe qui qu'il s'agissait ici. Fenrir avait un passe-droit pour ce genre de choses, pour s'octroyer la gentillesse si rare de Nelson, parce qu'il la lui rendait bien, sous une forme dont il avait tant besoin et il ne voudrait pas que tout s'arrête simplement pour quelques balles de 9mm.
« Je vais te montrer. » dit Nelson, volontaire, prenant délicatement le néfaste objet des mains de l'autre. Puis il se met en joue, les deux mains sur la crosse du pistolet et vise un truc d'arbre à une dizaine de mètres. Il tire une première fois pour en percer l'écorce et le bois mais fait comme si de rien n'était, parce qu'après tout tirer avec une arme à feu il commence à avoir l'habitude. Cependant l'éclair de feu et la détonation que cela engendre ne sont peut-être pas du goût de tout le monde, mais Nelson ne s'en soucie que peu sur le coup et enchaîne avec son second tir, plus long à venir car demande un peu plus de concentration.
Second coup violent et assourdissant dans l'air et un impact vient se loger dans le tronc, à quelques centimètres du premier.

Sa démonstration terminée, le franc-tireur rend l'arme à celui qui en a le plus besoin ici. Comme toujours, il la tend crosse la première, parce que le débutant ici présent n'a visiblement pas besoin d'être du mauvais côté du canon pour ne pas être très à l'aise, alors pas la peine d'en rajouter.
« Allez, à ton tour maintenant. Et n'oublie pas de la tenir bien fermement, à cause du recul. » explique-t-il, ajoutant toujours plus de précisions à un acte qui devrait relever de l'instinct de survie dans un jeu comme celui-ci.

C'est au tour de Fenrir désormais, et Nelson reculait déjà de quelques pas pour ne pas s'assourdir un peu plus à cause des détonations à venir. Il avait plein de questions à lui poser vis-à-vis de sa phobie des armes, notamment sur ses origines, mais il avait peur que cela ne jette un froid entre les deux. Leur relation avait l'air de tenir sur le fait qu'ils ne se posaient pas de questions. Ils faisaient ce qu'ils avaient à faire l'un avec l'autre et cela s'arrêtait là. Il aimait bien Fenrir et avait envie d'en savoir un peu plus sur lui, mais ne savait pas vraiment par quel côté commencer.

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MessageSujet: Re: Kenjataimu - Grimson   Dim 23 Oct - 0:24




Tu tiens l'arme entre tes doigts avec une assurance qui t'étonne presque, laissant ton professeur du jour te guider. Tu l'écoutes attentivement, déterminé à apprendre à tirer et par la même occasion chasser cette phobie insensée des armes à feu. Si tu veux continuer à survivre par ici, il va falloir que tu passes au-dessus de ça. Tu acquiesces à la proposition de Nelson, scrutant ses moindres faits et gestes. Jusqu'ici, tu te sentais plutôt à l'aise. Étrangement sûr de toi même. Mais quand la détonation résonne, tu sens ton cœur s'arrêter. Chacun des bruits sourd te fait sursauter, violemment. Ta respiration s'étant accélérée, tu dois te concentrer sur celle-ci pour retrouver un tant soit peu de calme. Le tireur n'a pas l'air de s'en accommoder. N'a-t-il rien remarqué ou passe-t-il poliment au-dessus de cela ? Dans tous les cas, tu préfères ne pas t'attarder sur ton état. Tu inspires profondément, observant l'arme tendue avec concentration. Si tu es capable de tirer ? Toute l'assurance que tu viens d'acquérir durant ces dernières minutes vient de soudainement s'évaporer en seulement deux coups. Tu soupires doucement en tendant ta dextre vers la crosse. A cet instant tu remarques que le bout des doigts s'est mis à trembler. Tes mâchoires se crispent, tu enrages contre toi-même. Il faut que tu arrives, c'est une question de vie ou de mort. Ton propre corps t'en empêchant est un véritable calvaire à supporter. Mais à l’instant, il faut que tu ailles au-delà de ça. Te saisissant de l’arme d’une poigne que tu veux ferme, tu reproduis les gestes que Nelson vient de rapidement t’enseigner. Concentré sur ta cible, tu tentes d’ignorer les mains tremblantes qui gênent ta visée. Tu murmures entre les dents une injure ou deux en norvégien avant de te décider à tirer. C’est un échec cuisant. La déflagration de ton propre tir t’a à nouveau fait sursauter comme un beau diable et ton coeur bat une chamade insupportable. Tu retentes pourtant l’expérience. La balle frôle l’arbre, laissant sur son passage une marque dans l’écorce. Un peu plus satisfaisant. Un frisson parcourt ton corps à l’idée d’un troisième essai. Tu te redresses lentement, baissant l’arme. Paupières closes tu tentes de te concentrer sur ta respiration afin de recouvrir ton calme. Tes oreilles bourdonnent et tu sens souffler en toi comme un air de panique. C’est alors que tu te retournes soudainement sur ton acolyte fichant l’arme entre ses mains avant de t’écarter avec une détermination étonnante. Tu as besoin de bouger, de laisser de côté cet objet de malheur. Tu souffles comme un buffle, essayant d’évacuer ce flot insoutenable de rage et d’angoisse qui agite tes entrailles. C’est finalement ton poing s’écrasant à plusieurs reprises sur l’écorce d‘un arbre - ils en prennent pour leur grade ceux-là - qui réussit à te procurer l’apaisement escompté.

C’est après quelques minutes passées avec toi-même que tu réapparais aux côtés de Whatson. Tu t’éclaircis la gorge, conscient que ton précédent comportement vient d'installer une certaine gêne. Difficile de faire comme si de rien n’était, d'autant plus que la base, si vous vous êtes réunis aujourd’hui c’est bien pour combattre ce genre de réactions. « Tu t’es déjà fait tirer dessus ? » Tu as hésité à poser la question, un long moment. Mais le Darwin’s Game a au moins le mérite de laisser un voile de mystère flotter au-dessus de cette phrase. Tu escomptes que Whatson pense que tu ne parles que du jeu dans lequel vous vous trouvez. Sans doute est-il déjà mort, ici. Tous les joueurs ont déjà été confrontés à cette mauvaise expérience. Dès la première connexion généralement. Ils ne comprennent pas ce qu’ils leur arrivent et il suffise qu’un joueur plus expérimenté passe dans le coin et profite de leur naïveté. Il y en a qui ne s’en remettent jamais, vivant dans la peur, d’autres qui développent une soif de sang déroutante tandis que ceux qui restent se contentent de tuer pour survivre. Toi, tu tues pour la bonne cause, pour éliminer les sanguinaires terrorisant les pauvres âmes désespérées errant dans cet univers de pixels. Mais aussi celles perdus dans la réalité. Toi tu as cette étrange passion de vouloir purifier votre monde. Une lubie qui te vaudra la mort, assurément. Mais impossible de la poursuivre avec cette autre bizarrerie étant tienne, celle de la peur incontestée des armes à feu. Difficile à expliquer. Pourtant tu tentes une approche avec cette question, attendant la réponse de ton comparse.




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