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S'inscrire au DARWIN'S GAME, c'est montrer de quoi nous sommes capables et prouver que nous sommes l'avenir. Une seule regle : survivre. A partir de maintenant, c'est chacun pour soi. Nous devons oublier qui sont nos freres, nos femmes, nos amis, parce qu'aujourd'hui ils sont nos ennemis. Tuer ou etre tue est notre seule motivation. Le jeu debute.



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 Champagne, cocaine, gasoline.
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MessageSujet: Champagne, cocaine, gasoline.    Ven 2 Sep - 11:18

Champagne, cocaïne, gasoline.

Bloom & Lexi

La musique bat son plein depuis déjà un sacré bout de temps. Des minutes, des heures ? Lexi est incapable de le dire. Bloom avait vraiment insisté pour aller à une soirée étudiante plutôt huppée.

Le gars à l'entrée avait un peu rechigné en les voyant arriver, mais son amie avait facilement pu les faire entrer. Suffisait de la voir et de s'y connaître un peu : et depuis, elles dansaient et enfilaient les verres. Parmi les étudiants présents, beaucoup connaissaient le duo de rousses et elles étaient assaillies de verres offerts, de danses proposées, de tentatives de drague. C'est presque si le DJ venait leur demander quelles musiques elles souhaitaient entendre passer.

Dur dur pour Kerrigan, qui vient à peine de découvrir les joies de l'alcool... Et parfois, d'un peu plus. Ce genre de soirées étudiantes dans le quartier côté de Chicago voyait passer pas mal de substances illicites.

Sa tête tourne, elle se sent totalement désinhibée. Son amie tient beaucoup mieux qu'elle : parfait, elles allaient pouvoir rentrer autrement que portée par de sombres inconnus. Le début de soirée avait été calme, mais maintenant elles se trouvaient en plein milieu. Aucune lumière extérieure ne traversait la salle, réduite à un micro-environnement d'excès et de plaisirs.

Lexi s'éloigne de temps en temps de son amie, essayait de manger pour limiter les effets de l'alcool, mais vu les flots qu'elle se faisait offrir à chaque fois, il y avait fort à parier qu'elle ne s'en sortirait pas aussi facilement. Elle finit par rejoindre Bloom, la tête dans les nuages, ses jambes la portant de manière assez approximative. Elle entendait des bribes de conversation par-ci par-là. Les deux rouquines étaient les personnes avec qui traîner. Mais c'était sans compter leur petit air supérieur à toute les deux, un cercle totalement fermé. Entrouvert uniquement pour s'amuser.

« Bloomie, Bloomie ! Regarde les, s'ils pouvaient, ils te sauteraient dessus ! »

Entre les mecs qui la bouffent du regard et les filles qui hésitent entre envie et jalousie, elles étaient des cibles de choix.

« Je suis sûre que si on choisit bien, on aura une virée en moto à l'autre bout du pays. San Francisco ? New York ? »

Elle sait pertinemment que c'est impossible, mais ces derniers temps, les tensions et la montée de violence en ville ne donne pas forcément envie de traîner à Chicago. Cette soirée était très probablement pro-DG donc elles n'avaient pas de souci à se faire, mais tout de même. Entre les manifestations et les rassemblements...

« Il paraît qu'il y a un after sur la plage après. Qu'est-ce que t'en penses ? »

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MessageSujet: Re: Champagne, cocaine, gasoline.    Mar 6 Sep - 9:43
Champagne, cocaine, gasoline
Lexi & Bloom
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Les mèches ardentes violent l'horizon d'opale en cadence ; à mesure que tu balances ton cou de cygne et ta crinière fauve en décadence. De gauche à droite. De droite à gauche ; elle appâte la galerie ; elle amuse l'ennui. Elle réveille le soumis. Celui qui se prosterne là, tout autour de toi ; vermine abattue en manque de corrompu. Ici, ils savent. Ouais ils savent tous que t'es la nana de service prête à tout pour foutre la moindre embrouille dans les plus confinés méandres de la planète Terre. T'en es devenue leur nymphe inespérée, leur muse enchaînée, pour les sortir d'une vie de rat mort. Une vie à en périr la dépouille naissante balancée au zénith du mordore. Le cœur ravalant ses faibles prières. Alors, tu leur livres l’élixir de leur souhait ; celui qui les mènera sans clémence au pays des merveilles ; là où tout est trop vénusté ; là où tout est trop doré ; là où lapalissade écorche les genoux et les paumes trop vétustes.
Les enfants de pute, que tu souffles à ton subconscient ; endolori le temps du bad trip de ton voisin d'en face qui plonge, saut de l'ange dans la mélasse de mixture siamoise à l'overdose. Tu te souviens qu'un temps c'était toi à sa place ; toi esseulée au coin du bar à t'enfoncer dans une bouteille sans fin. À t'exploser les poumons les neurones érodés au bord du ravin.
Le temps a changé. Le temps se meut se meurt et ternit sans ne réveiller l'essence de personne ; pas même des plus investis. Mais le temps laisse des marques derrière lui ; une ancre qu'on mouille mais qui ne ressort plus jamais des fonds océaniques parce que le sevrage serait trop périlleux. Que l'acmé prend trop et donne peu. Les béquilles sont apparues ; deux coquettes cannes pernicieuses logées en rallonge à tes paumes moites et lyncheuses. Elles s'étaient trouvées une nouvelle proie ces mains harassées d'une vie qui rechigne à persister. À jouter. À exister. Lexi, la mignonnette qui te rappelait sa prévoyance d'esprit jaspée d'une naïveté trop candide pour être vraie. Lexi la rouquine qui te rappelle parfois que le goût amer juste sous ta langue n'aurait peut-être jamais dû être. Lexi évadée dans le royaume de Satan ; étouffée par ses démons grivois. Bouffée folie et sainteté d'esprit par le contre-dieu et ses angelots. Elle boit. Vous buvez. Vous dansez un temps.
T'as confié tes deux béquilles au gars planqué dans un coin ; le join au bout de lèvres asséchées comme son esprit dépouillé. Il les garde. Il vous regarde. Rien que pour vos beaux yeux de princesses du mal ; deux mômes chialant d'un bonheur faux et libidineux ; les enfants sages devenues monstres sales, ouragans de passage. Deux mirages vandales, deux imprenables enchanteresses ; d’inaccessibles forteresses.
La Lexi tressaute. Elle virevolte, enjambe de travers le sol conquérant éteint de toute lumière.

‒ Bloomie ! Bloomie ! qu'elle te tonne euphorique au visage d'ange édenique. Regarde-les, s'ils pouvaient , ils te sauteraient dessus ! le pire c'est que t'as jamais rien cherché à avoir de tout ça. Tu t'es façonnée cette réputation sur le dos de ta sœur crevée. La jumelle, la Avalon disparue larguée oubliée en offrande au précipice qui te hante encore de nausées. Dévastatrices. Quand tu bois trop, tu chiales à sa perte. Tu redeviens sourde et muette. T'es qu'une larve errante dans la cour des grands ; dans un jardin trop grand. T'enfournes les gens vers la chute libre, l'appel au gouffre. Tu détestes la foule à ses heurts. T'aimes personne, t'es juste une gosse de riche qui se la joue seigneur. T'es pas si différente de ces quatre pétasses qui gloussent dans un coin en se chuchotant des ragots qui feraient à peine rougir un marmot de cinq ans. Qui ferait brunir le visage d'Al Capone d'impatience. T'es même pire qu'elle. Et t'as personne derrière toi pour te relever ; parce que tous, eux tous tu les as entraînés. Tu les as enterrés. C'est au tour de la faible rouquine qui te fait face ; frêle par l'alcool enivrant qu'on vous offre. Titubante de poudre magique qui sème dans les crânes résonnant de dope les folies d'une philosophie d'Aristote. Elle a déjà bien assez bu.Je suis sure que si on choisit bien, on aura une virée en moto à l'autre bout du pays. Sans Francisco ? New York ? Il paraît qu'il y a un after sur la plage après. Qu'est-ce que t'en penses ? mais la démence mondaine t'as déjà fait perdre les sens. Écroulées les jambes trop lourdes pour supporter ton pitoyable poids. L'autre pécheresse de la nuit oublie parfois que ton corps est infesté d'une leucémie ; une leucémie trop gourmande dans un corps trop étroit. Tu commences à en ressentir les effets ; mais l'alcool atténue. L'alcool continue, quand le barman fait tintinnabuler deux nouveaux verres devant vous. Il pointe l'index. Plus loin, une troupe de mecs bizarres vous font signe. Parmi eux, l'ado colérique en chien qui tient tes béquilles dans ses doigts inertes.

‒ On boit des shots, d'abord. Après, on verra. les cartilages tremblent, harponnent le verre et l'eau bénite d'une vodka puissante franchit les lignes interdites de tes lèvres rouge sang. Assassines. T'agrippes avec rage le bras de Lexi ; et puis tu l'emportes avec toi dans une cohue sans fatigue. Une cohue intrépide. Un monde qui profite du monde quand il y a toujours du monde. Avant la fin du monde. Plutôt cool ce petit cercle privé. Goldsmith, t'as le droit de sortir après vingt-deux heures maintenant ? que tu craches au brun râblé de la bande comme une bombe en pleine révolte. Parce que vendre sur le mercato du samedi soir dans les bas-fonds pollués d'une ville qui ne dort jamais, ça finit par payer en connaissances ; en commérages. En repérages. Tu ris d'un rire fou à peine exagéré. Tu tues ; t'es morbide et t'aimes ça. Le blondinet à l'écart tend les deux béquilles dans ta direction. Merci bien l'ami. tu lui arraches des mains sans même un regard. Ta dignité est morte aux portes de l'ouragan avec ta sœur. Ce jour-là où la Bloom angélique a été ramassée en morceaux et portée en son linceul. Faîtes donc une place de choix à mon amie. les doigts fendent l'air ; arrachent un dernier geste de dédain, quand la marmaille qui se bouscule devant toi vous laisse deux places entre eux. Tu lâches plus Lexi. Parce que tu sais qu'elle est encore un petit oiseau qui risque de rater son envol dans cette constellation de connards assoiffés de pouvoir. Entre autre.
Et puis. Vous vous asseyez comme des reines.


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MessageSujet: Re: Champagne, cocaine, gasoline.    Mar 6 Sep - 20:57

Champagne, cocaïne, gasoline.

Bloom & Lexi

Elle a jamais rien touché de sa vie, la gamine. Comment aurait-elle pu en avoir le temps, emportée à droite à gauche, au dessus des océans, à travers l'Occident ? Jusqu'à ses vingt-quatre printemps, elle avait été collée à ses parents. Pas de soirée au compteur, pas d'amis laissant de messages sur répondeur. Solitude qui l'avait bouffée, bousillée, évincée. Contact social de mon cul, elle ne connaissait que la physique et les foutues lois universelles. C'était une putain d'encyclopédie, mais en dessous, y avait-il quelque chose ? Derrière ces stalagmites de mots incompréhensibles, ces calculs improbables pour déterminer le secret de la Terre, ces recherches interminables qui ne seront jamais complètes, y avait-il une personne ? La rousse pensait que non. C'est sans doute ce qui l'avait poussée à tout plaquer : à partir, sans regard en arrière. Petit ingrate qui tourne les talons à son modèle de père. Il lui a tout apprit, maintenant elle claque la porte et se barre à l'autre bout du pays. Fini la fille à papa, ce nom de famille dans lequel elle se complaisait, se formait, à l'ombre des regards. Chicago avait permit cette transformation, petite chenille passée papillon. Épanouie, grandie, affirmée. Darwin's Game avait beaucoup aidé.

Et maintenant ? Elle s'est trouvée une amie en la personne de Bloom. Combien de fois l'avait-on mise en garde contre la rousse ? Juchée sur ses béquilles, le regard belliqueux, elle avait tout d'une reine glaciale et méprisante. Elle relevait le menton comme avec une couronne invisible qui pesait sur son crâne. Méfie-toi d'elle, elle a  l'air fragile planté sur ses deux cannes en plastique. La maladie la bouffe, ça se voit à son visage. Elle a l'air morte de l'intérieur, elle se laisse parfois aller lorsqu'elle sort avec Lexi. Du moins, elle espère. Les voilà collées dans un siège qui leur a été laissées, des princesses dans un monde de débauche, de luxure et de poudre blanche collée aux narines. Le sol colle, c'est dégueulasse. La plupart des personnes présentes depuis le début ont perdu leur repère à partir du moment où les videurs les ont laissés entrer : proies faciles de prédateurs dangereux comptant sur l'incroyable naïveté des gens comme Lexi, qui accepteront boissons empoisonnés et cachets surchargés.

Les plus bêtes d'entre eux tentent de faire la conversation aux deux reines de la soirée, mais ils se heurtent à un mur en béton armé. « Tu veux bien fermer ta gueule ? » lance Lexi à un minot qui tente de l'intéresser.  « Woah, Kerrigan ! Doucement, le tigre. Traîner avec Bloom t'as transformée en salope ? » Sa tête tourne, elle est dans une véritable tornade. Les cachets qu'elle a prit en arrivant n'aident en rien à sa concentration. Tout va trop vite ou trop lentement, comme un film qu'on recule et qu'on avance, les images se déforment, se désordonnent, se dissocient, se fracturent. Les gens deviennent acteurs de cette fantaisie provoquée par des agents chimiques, la musique explose le crâne à mesure que les basses s'excitent. « Tu sais c'que t'es ? Un gosse qui débite de la merde, mais qui rentre seuls tous les soirs, le seul rendez-vous que t'auras jamais, c'est avec ta main droite », elle ne trouve que ça à répondre et son opposant va tenter de noyer son mépris dans le liquide doré plus authentique que la montre qu'il porte à son poignet.

Dans le décor, des bannières pro-Darwin's Game dégringolent sur la salle comme un appel à la liberté. Quasiment tous les étudiants s'étaient connectés au moins une fois. Malgré la tension en ville par rapport aux émeutes, on dirait que ces jeunes s'en foutent, ils s'amusent, ils rient des interdictions, de la loi. Dans le jeu, ils ont tous un rôle différent, une team différente, des convictions différentes. Certains sont des tueurs invétérés, d'autres sont plus stratèges, quand certains sont juste de la chair à canon. Mais une chose les réunit ici et maintenant : l'excès. Sauf que quelque chose dérange la gamine : elle sent que dans la foule qu'elle toise, quelque chose n'est par normal, comme une espèce d'anxiété instinctive. « Quelque chose ne tourne pas rond ». Son cerveau est déconnecté de la réalité, mais ça, elle peut encore le remarquer.

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MessageSujet: Re: Champagne, cocaine, gasoline.    Ven 9 Sep - 10:24
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Lexi & Bloom
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Le marmot d’en face ne tarde pas à pactiser avec le diable. L’adolescent d’angéliques fantasmes dans le crâne écervelé et de larmes de sang à chaque échec d’enfant gâté se meut; triste pantin sans en survêt d’orphelin des ghetto avide de tout recevoir et de ne rien donner, poupée vaudou aux aspects véreux. Le garçon est simplet, un peu bagarreur. Il n’a rien de plus que d’autre franc-tireurs ; le charme invisible légendaire. Une larve aux râteaux pliés en inventaires.
Il est comme tous.
Comme tous les autres.
Comme tous les hommes.
Comme toi. La pauvre folle qui se voile dans le suaire du seigneur Dieu et qui s’estime assez imposante pour se fendre la poire à se permettre d’endosser son rôle ; sinon prendre son nom en guise de viol, une heure de gloire. Mais la vie ne fonctionne pas comme ça. La vie fonctionne par un mécanisme que tu ne connais pas. Ton domaine à toi, c’est la mort, le trépas ; les corps qui périssent dépérissent et flottent dans les fleuves d’une larme d’eau colosse d’azur avariée. Lexi donne la couleur ; sonne le glas de l’échec des fêtards du dimanche. Tu t’imposes. Tu t’exposes. Tu te demandes ce qu’ils foutent là, eux, les abrutis à la vie rose d’allégresse devant eux. Ils gâchent l’instant. Ils gâchent leur moment d’une vie sans bataille, sans guérilla, sans souffrance. Ils épuisent les secondes précieuses d’existence suffocant dans leur essence.
La fête est pourrie. La fête est finie, elle envahit ton crâne glaçant, glanant, grinçant d’un liquide abreuvant aux jeux d’alcool envoûtants. Le péché ultime est délicieux ; l’arme d’overdose facile délictueux.
Parce que tu te trouves ici uniquement parce que t’as l’âme condamnée ; la vie captivée captée ouatée par un jardin enjolivé au royaume des cieux et des oubliés. Là-bas, où l’Olympe se gausse bien de jauger ses vulgaires proies moutonnières se dandiner trop cavalières. Le gibier se ressource dans les effluves dangereuses, dans la drogue à la poudre légère et au regard fiévreux, dans l’amuse-gueule d’une soirée infecte à s’en éventrer la tête d'un gun pernicieux.

– Tu veux bien fermer ta gueule ? qu’elle dégaine autour de l’attroupement neuf de garçon ambitieux qui ne captent pas même votre esprit. Votre estime. Mais la Lexi est comme toi. Deux filles à papa ; deux règnes de fer. Elle aimerait s’en défaire. Toi t’aimerais le rendre fier. Vos cœurs sont trop fiers. Vos poitrines battent en cadence ; alors qu’elle s’acharne à écraser la sous-merde de ses mots sans aisance, tu te perds dans le nouveau verre qu’on t’offre. Dans le nouveau joint qu’on te tend. Dans la décadence qu’on s’offre. Dans le bad trip malfaisant. Tu gis de tes lésions ouvertes à même le crâne ; comme si on t’avait disséquer comme ce vieux Frankenstein. La vision est double la vue est trouble. La poitrine balance des secousses d’oxygène troubles oubliées des poumons en sursis qui retiennent leur souffle depuis des lustres à attendre la défaite la fin ; le zénith de l’âme sans ressource. Quelque chose ne tourne pas rond. qu’elle tonne la môme aux mèches des flammes du feu des titans. La tête se tourne ; le regard se perd ; le cerveau chancelle. Plus loin, là-bas ; dans le noir de trépas de la fête obsessionnelle ; tu les remarques à peine. Ces quelques bannières qui effleurent l’air de leur touché ouaté. Mais tu sais. Tu le sais déjà. Que l’enfer de pixels volutes a déjà remplacé la réalité. Toi-même tu t’y perds. Salope à faire geindre les gosse égarés dans la carte de Darwin. Aux paysages cinglants ; aux écus tranchants. Plus rien n’a de frontière : et le réel vient coqueter avec le présent éternel. Pourquoi lutter, quand l'aberration de Darwin fait le sale boulot ; qu'il a pu ouvrir en toi les sens esquintés qui saignaient depuis l’adolescence. Ces mirages faits de forêts, de ville grisée, de spectres enchaînés. T’y as trouvé un toit. T’y as trouvé un toi.
Là. Là-bas. Loin de ces glas de noirs endeuillés qui embastillaient ton épiderme d’ivoire quand la faible Avalon a fait le saut de l’ange dans ce gouffre de désespoir. Avant le jeu, ta vie était en suspens ; presque achevée ; presque. En mal de vivre ; on meurt de nous. On meurt des sœurs tuées dans les houles étoilées d’un hiver sans répits sans remords. On crève de penser l’existence siamoise à cette voix lactée éteinte de tous ces bûchers de lumière morts. On périt comme embarqué sur une mer agitée dans un radeau de fortune. On périt et on se laisse périr ; enrober de torpeur dans la nuit opaque sous une mauvaise lune.
Alors tu ne l’écoutes plus. Tu ne réponds plus. Tu t’arraches les entrailles de la grêle révolte qui mûrit dans ton crâne. Les fièvres algides viennent par milliers ; elles cavalcadent concurrentes conquérantes prêtes à te piller. Et l’eau bénite du sang d’alcool se vide et s’évade entre tes lèvres cavalières. Encore. Encore. Encore.

– Alors, ça s’la joue princesses ? Le marmot est arrivé derrières vos deux dépouilles défoncées ; la morphine l’enfume dans ses pensées contraignantes et forcenées. Elle teint son nez d’une laiteuse pâleur aguichante. L’allochtone parcourt ta crinière abrasive de ses doigts abusifs. Mais le ton était trop âpre trop brute ; comme la petite mort qui anéantit les gens sans en amortir la chute. Ses mains se closent sur tes deux épaules altières et les broient un moment. Tu persistes dans ton inconscience soûle au feux dérivants. Mais le gars fait l’erreur de sa vie. Il harponne tes béquilles et les jette dans le vide.

– Déconne pas avec ça mon pote. le timbre est sanguinolent mortifère, vermeil comme on brûle le fer. T’es sans pitié ; t’as le cœur bâti de grenades enfumées d’amiante infectée. On te crasherait sur un champ de mine tu ferais tout exploser éclater dans une calcination à même la chair pour en ressortir plus intacte que jamais.
Le gamin glousse une première fois ; et tes doigts rebutent les siens d’une poigne violente.
Il rit une seconde fois. Et déjà tu lui arraches le bras. Il perd l’équilibre et tombe dans le vide. Comme plongeant dans une tombe acide ; un trou creusé pour lui et son essence impunie. Le gosse se ratatine à tes pieds. Et alors que tu veux l’achever, t’entends des cris. Là. Loin. Devant toi. Les prunelles céruléennes se dressent. Jaugent des lueurs de tes prunelles. Et déjà tu remarques le problème. Seigneur...
Un gosse.
Au sol.
Qui mord la poussière.
Qui se fait harceler de coups fous.
Qui saigne de ses pores de blessures de guerre.
Qui se fait tabasser.
Derrière lui. Un drapeau flotte ; pendu entre les phalanges meurtrières d’une pétasse qui hurle. Hurle. Un drapeau ATOM.


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MessageSujet: Re: Champagne, cocaine, gasoline.    Mer 14 Sep - 10:44

Champagne, cocaïne, gasoline.

Bloom & Lexi

LLe son explose le crâne de la rousse, les basses font office de marteau piqueur dans son esprit, tout s'embrouille, tout disparaît dans un voile qui s'épaissit à mesure que les substances illicites se répandent dans son système. Elle essaye de noyer son indifférence, sa haine froide envers ces chiens galeux qui envahissent son espace et celui de son amie. Ils sont tous intéressés, chacun pour des raisons différentes, et ils leur tourne autour comme des rapaces autour de cadavres. – Alors, ça s’la joue princesses ?  Bordel quand c'est pas Lexi, c'est Bloom. La jeune femme sait pertinemment qu'elle a pas besoin de son aide pour le remettre à sa place, du coup, elle s'enfonce dans son siège comme on se noie, et son trône de fortune devient le théâtre de sa lassitude.

Tout le monde est bourré, tout le monde est défoncé, mais l'esprit en alerte, Lexi se redresse d'un coup. Elle a vu les béquilles de son amie s'envoler, et ce petit jeu n'est plus drôle. Bloom n'a pas besoin d'elle, Bloom est la reine de glace comparé à la reine des flammes qu'était Kerrigan, mais une reine de glace qui a besoin de ses béquilles, qui a besoin de ce soutien physique pour son corps qui la lâche à mesure que la maladie la consume. - Déconne pas avec ça mon pote. Bloom se prépare, on dirait un lion qui va se jeter sur sa proie, mais elle est soudainement arrêté par une vision d'horreur et un bruit sourd attire son attention, si bien que Lexi suit son regard. - Seigneur...

La vision n'est décidément pas belle à voir. Le gosse à terre est roué de coup, sans raison apparente, et au début on peut facilement imaginer qu'il s'agit d'un règlement de compte, dont le carburant est le mélange toxique d'alcool et de drogue, mais la présence du drapeau ATOM et le visage masqué de plusieurs invités fait monter la tension et met le feu aux poudres. Sans plus de temps, les drapeaux pro-DG qui embellissaient la pièce d'un sentiment de liberté furent embrasés, consumé par les flammes de la haine et de la terreur. La salle était prise d'assaut, une autre fête avait commencé dans le secret. Les neufs prétendants ont déguerpi, preuve de leur courage et de leur témérité. Les gens se mettent à brailler, Lexi comprend que plus loin, des bagarres ont déjà éclaté. « Darwin's Game a tué nos enfants ! » qu'elle entend hurler, et un sentiment d'angoisse la prend aux tripes, parce que les assaillants vérifient chacun des corps qu'ils battent pour vérifier la présence du tatouage, seule preuve de leur lien avec le jeu qu'ils maudissent, qu'ils détestent. Lorsqu'ils sont satisfaits de leur trouvaille, ils s'acharnent deux fois plus et les beuglement se transforment en cri de victoire. L'alcool et la drogue perdent leur effet quasi-instantanément, tant l'adrénaline est montée.

Bloom et Lexi sont les prochaines sur la liste, et ce n'est pas le teint cadavérique de la première qui les dissuaderait d'attaquer. - Y'en a d'autres là ! Qu'elle entend crier à proximité, et la rouquine se surprend à se saisir d'une des béquilles de Bloom pour repousser l'assaillant, si courageux qu'il était prêt à s'attaquer à celle qui était visiblement la plus faible. - Dégage. Elle frappe de toute ses forces, et l'assaillant tombe. Calme toi, Lexi, t'es pas dans DG. Si quelqu'un meurt, c'est pour de vrai. Le geste a attisé la haine, et bientôt, d'autres figures cagoulées s'approche de leur piédestal. Lexi saisit la seconde béquille et se tourne vers Bloom. - Issue de secours ? Je te porte sur mon dos ?

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