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 We used to be friend. || Kraken
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MessageSujet: We used to be friend. || Kraken   Ven 2 Sep - 17:56
Levia était morte.
Sa mère en pleurs l'avait appelé ce matin-même. Sa soeur, sa chère et tendre moitié avait expié son dernier souffle sans qu'il puisse recueillir ces derniers mots. Elle ne lui avait laissé un message la veille :

"N'oublie pas que je t'aime Iago. Tu es un mec incroyable, ne laisse personne te dire le contraire. Vis, sois heureux et surtout garde en tête que je serai toujours avec toi."


Voilà les derniers mots qu'elle lui avait dit. Si seulement elle avait su au combien il l'aimait. Il aurait aimé lui dire au revoir... Juste ces deux mots. Rien que ça. La faucheuse lui avait coupé l'herbe sous le pied et il s'était retrouvé impotent. Ce n'est même pas à cause de DG qu'elle est morte... Pas directement tout du moins. Elle faisait partie de ces policiers morts durant l'émeute. Manque d'effectifs... Ils l'ont appelé pour qu'elle aide, ils l'ont condamné. Ces enfoirés ! Iago est assis dans son canapé, dans le noir. Son portable sonna, Pippa tente de le joindre. Il sait qu'il devrait prendre son rôle de grand-frère et chef de famille à bras-le-corps. Prendre ses responsabilités et ouvrir sa porte à ses sœurs pour qu'elles puissent pleurer dans ses bras. La vérité était qu'il n'en était pas capable. Il se sentait... Vide. Il avait survécu et sa sœur non. Pourquoi ? C'était injuste ! Levia n'avait jamais fait de mal à quiconque, elle méritait tout... Sauf de disparaître de la sorte. Comme leur père, elle était morte en service. Pour certains, c'étaient un honneur, pour Iago : une malédiction. Le boxeur avait l'impression de perdre pied et le contrôle de sa vie. Il ne pouvait plus sauver ou aider les personnes qu'il aime. Même quand il essaye : il n'y arrive pas.
Une preuve ?
Roman. Il avait pensé à bien en demandant à leur supérieur de le mettre sur la descente durant le combat de box illégal. Il voulait que son meilleur et seul ami ait une promotion. Même si cela voulait dire se faire tuer dans le process. Résultat des courses ? Il avait perdu Roman, il avait Drathir sur le dos et en plus, sa famille ne voulait plus lui parler même si sa maman avait fait l'effort de l'appeler pour lui annoncer la terrible nouvelle. Elle ne l'avait pas convié aux funérailles de Levia. Un moyen de se venger probablement. De lui montrer qu'il ne faisait plus partit de cette famille malgré sa dévotion pour eux durant ces dernières années.

Iago prit son portable et se connecta. De toute façon, il ne pouvait pas sortir de son appartement, alors autant goûter à la liberté dans DG. Il lui restait six vies. Autant les brûler.

C'est dans le Chantier Naval qu'il ouvrit les yeux, depuis son retour dans le jeu : il avait élu domicile dans un placard à balais. Il ne pouvait pas rester dans le dortoir qu'il partageait avec Roman. Il ne pouvait pas voir Kraken parce que cela lui rappelait qu'ils n'étaient plus amis. Et puis... D'une manière générale : il fuyait le QG ATOM depuis que Sibel était là. Elle non plus il n'avait pas envie de la voir. A part avec Hippocrate : Batman ne se sentait plus à sa place. Il songeait de plus en plus à quitter les bleus. À partir seul. Un moyen pour lui de mourir plus vite. Rejoindre Levia... Pourquoi pas... Penser à elle lui scia les jambes. L'ATOM dû s'assoeir à même le sol tant le poids du deuil était lourd à porté. (...) La nuit commençait à montrer le bout de son nez. Combien de temps il était resté ici ? Il ne le savait pas. Il se leva, essuya ses yeux, ses joues pour dissiper toutes traces de sanglots même si cela était peine perdue. Il sortit du bâtiment, longeant les murs pour ne pas se faire remarquer. Il espérait pouvoir sortir sans qu'on vienne l'importuner. Cependant, c'était mal connaître cette chienne de vie. Regardant derrière lui, il ne vit pas l'ATOM devant lui et le percuta de pleins fouets : "Fais attention !" Grogne-t-il. Puis il le regarde et le voit. Lui. La seule personne qu'il ne voulait pas voir. Kraken. Il serre les dents : "Pardon." Il le contourne et s'éloigne rapidement. Le sort s'acharnait sur lui. Pour le peu que Roman ait remarqué ses yeux gonflés : il risquait de faire son travail de flic et de l'interroger.



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MessageSujet: Re: We used to be friend. || Kraken   Mer 21 Sep - 20:09
Il bosse à moitié, tantôt complètement perdu dans le travail à faire, tantôt pensif, l’esprit occupé à tout autre chose. Roman jette un regard à ses collègues – il ne se résolvait pas encore à admettre qu’il était chargé de cette joyeuse bande de mécanos glorifiés – avant de balancer ses gants dans une boîte en plastique non loin de lui. Ils géraient parfaitement sans lui. Autant laisser les éléments productifs de l’équipe travailler sans être retenus par un chef qui n’avait pas du tout la tête à la tâche. Sans le moindre mot, il quitte le hangar, adressant simplement un signe de tête à Kaboomovic alors qu’il s’éclipse.

Lorsqu’il sort, la lune est haute dans le ciel. Il étouffe un rire jaune. Malgré tout, il avait réussi à ne pas du tout voir la lumière du soleil directement en cette journée, étant entré dans le hangar bien avant qu’il daigne se lever. Passant une main sur sa nuque, il se dirige machinalement vers les zones communes, espérant noyer un peu son mal-être en compagnie agréable. Distrait, il fonce directement dans une autre personne, qui l’apostrophe de façon peu agréable alors qu’il était prêt à s’excuser d’avoir été dans son chemin. En guise de réponse, il décoche à son interlocuteur un regard noir, qui s’adoucit légèrement lorsqu’il remarque qu’il s’agit en fait de Iago qui se trouve devant lui. Ou du moins, l’ombre du Iago qu’il avait connu : le visage émacié, les yeux bouffis, rougis. De toute évidence, quelque chose clochait, mais Roman le laisse le contourner sans rien faire, encore amer de la faveur douce-amère que son collègue lui avait faite. Malgré tout, le coup d’œil suffit à lui serrer la poitrine. Il déteste voir Iago dans cet état. Il le sait éprouvé, et lui continue de ruminer sa rancœur de son côté. Il pousse un soupir puis fait volte-face, rattrapant aisément l’autre policier, se plaçant dans son chemin pour l’empêcher de passer.

Une fois assuré que Iago n’essaierait pas de lui échapper à nouveau, il croise ses bras sur son torse, l’air vaguement autoritaire. « Je suis flic depuis assez longtemps pour savoir qu’y a un truc. Crache. » Il est torturé entre son amitié pour Iago et la sensation de brûlure qu’il ressent lorsqu’il repense à la blessure qui le tiraille encore à Chicago. Ici, il ne ressent rien, mais la simple pensée suffit à ankyloser son bras. Sa main opposée glisse instinctivement là où se trouverait la blessure en temps normal. « Je t’en veux, mais ça diminue pas le fait que je m’en fais pour toi. »


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MessageSujet: Re: We used to be friend. || Kraken   Sam 15 Oct - 15:48
Roman était le dernier homme que Iago voulait voir. Il n’avait pas le cœur à entendre un discours moralisateur. Encore moins venant de celui qui avait un jour été son meilleur ami. C’était déjà bien assez douloureux comme ça. Il pensait s’en tirer, que Kraken n’aurait pas l’envie d’allonger ce moment de malaise. Il avait été clair la dernière fois. Il ne voulait plus voir son compagnon de chambrer. Iago avait appris la leçon. Il n’aiderait plus personne. Jamais. Il s’occuperait de ses affaires… Mais quelles affaires ? Là était la véritable question de sa nouvelle existence. Il vagabondait sans but. Pourquoi faire des projets ? Il avait passé plus de deux décennies à chercher par tous les moyens d’assouvir sa vengeance. Cela était maintenant chose faite. La seule chose qui lui restait de cette vie antérieure à cette folie dévastatrice tenait dans une vieille boîte à sucre rouillée à certains endroits. Il avait ressorti cette dernière pour se souvenir, mais pas seulement. Il nourrissait un nouvel espoir. Celui de trouver un projet à réaliser pour les années à venir. Il espérait que regarder dans le passé lui permettrait de trouver une nouvelle voie, un avenir.
Et puis… Il avait aussi besoin de faire son deuil de Levia en se remémorant les jours heureux.
En pensant à elle, il sentit de nouvelles larmes perlées au coin de ses yeux. Comment avait-elle pu l’abandonner… ? Pourquoi elle était partie comme ça… ? Il regrettait de ne pas lui avoir dit au combien il l’aimait ; lui expliquer l’importance qu’elle avait dans sa vie de débauche ; ce qu’elle représentait dans cette descente aux enfers. Elle avait été de tout le temps le frein de sa chute. Sans elle… Il n’y avait plus de barrières pour l’empêcher de sombrer.

Contournant l’obstacle, il mit ses mains dans ses poches pour partir rapidement, espérant que Roman n’est pas en tête de le suivre pour le cuisiner. Il n’en avait pas l’envie. Il n’était pas en état. Malheureusement, il connaissait assez bien son ancien coéquipier pour savoir qu’il n’en avait pas fini. Alors, il s’arrête après quelques tentatives pour l’éviter à nouveau. Un râle passa ses lèvres tandis qu’il baissa la tête.

« Comme si ça t’intéressais. » Crache-t-il finalement avant de frapper une pierre qui n’avait rien demandé. Lui n’ont plus n’avait rien demandé et Roman le faisait clairement chier. S’il voulait parler : il aurait accepté de se faire suivre par un psychiatre. « Ce n'est pas tes affaires. T’as été clair sur ce point. Ce qui se passe dans ma vie, mes problèmes t’importent plus alors ne te sens pas obligé de me prendre en pitié. T’es comme ça d’une manière générale, tu joues toujours au bon Samaritan alors que t'en a rien à foutre au fond. Laisse les gens dans leur merde. Ne fais pas comme moi, ne tente pas d’aider ton meilleur ami à avoir une promotion qu’il n’aurait jamais eue en temps normal. Ne partage pas le succès d’avoir fait tomber des mafieux avec lui. Ça ne te rapporte que des emmerdes. »

Il serre les dents. Iago est blessé. Cette confrontation lui rappelait celle qu’il avait eue avec Sibel quelques jours plus tôt et il n’en était pas sorti indemne. Il savait que ce tête-à-tête avec Roman pouvait réellement signer son arrêt de mort. Roman se touche l’épaule : est-ce que sa blessure lui faisait aussi mal ici ? Il en doutait, mais après tout le jeu réservait toujours de mauvaises surprises alors…

« Je t’en prie Kraken… » Il relève ses yeux vers celui qui avait été son meilleur ami. « Au poste, ils doivent tous en parler… Ne joue pas à celui qui ne sait pas… » Il serre les poings : « Levia est… » Sa gorge se serre et il se mord frénétiquement les lèvres avant de souffler le dernier mot comme si ce dernier lui brûlait la bouche. « Morte. »

Un sanglot sort de sa poitrine et il doit prendre appui sur le mur pour ne pas tomber sous le poids de la tristesse qui s’était installé dans son cœur. Il se laissa glisser contre la paroi du bâtiment avant de plonger son visage dans ses mains tremblantes et pleurer. Qu’importe que d’autres ATOM le voient comme ça. Il s’en moquait.

« Elle… Elle est partie… Elle est partie et je n’ai même pas eu le temps de lui dire au revoir… » Il tente d’articuler, mais il ne fait que balbutier ces mots qui lui arrachent un peu plus le cœur. Car cela rendait la situation encore plus… Vraie. Et cela était insoutenable. « Et… Et je ne vais même pas… Pouvoir … Pouvoir lui dire au revoir… Parce qu’ils ont refusé ma demande… Je… Ils ont refusé que j’aille à ses funérailles… » Il tente d’essuyer ses joues couvertes de larmes. « Je ne sais même pas pourquoi je te dis ça… Tu me détestes… Pourquoi tu aurais envie d’entendre ça hein ?! » Sa tristesse se transforme en rage. « Maintenant que tu sais… Dégages ! »


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MessageSujet: Re: We used to be friend. || Kraken   Jeu 20 Oct - 2:05
Dès les premiers mots de Iago, Roman lève les yeux au ciel, exaspéré. Toutefois, les propos de son compère lui permet de comprendre qu’il y a réellement quelque chose qui le tracasse. Il connaît bien les manies de son ami – l’un des meilleurs qu’il ait jamais eu – et sait que sa loquacité est constamment proportionnelle à sa détresse. « Oh, tu vas me faire plaisir et arrêter de faire ta drama queen! » fait-il, le ton empreint d’exaspération. « C’est vrai, j’en ai rien à battre au fond, sinon de renflouer mon capital de sympathie. Mais mec, le jour ou j’dirai pour vrai que j’en ai rien à faire de mon meilleur ami, alors là franchement j’serai tombé bien bas. » Les dents serrées, le ton rauque, il finit par poser un doigt sur le torse de son ami, comme pour le forcer à le regarder dans les yeux.

Il pensait avoir droit à un Iago remis sur pied lorsque ce dernier relève le visage, mais il n’en était rien. Sa voix adoucie lui annonce une horreur qu’il n’aurait souhaité à personne, et Roman se voit un instant déboussolé – un long moment d’agonie pendant lequel il se demande s’il ne s’agit pas d’un mauvais moment pour pousser Iago à bout. Il le laisse même faire alors qu’il s’écrase contre le mur, incapable de se tenir sur ses jambes, croulant sous le poids de l’amertume et du désespoir. Pourtant, s’il est grandement empathique envers la souffrance de son ami, il ne parvient pas à se convaincre de laisser tomber l’affaire. De toute évidence, il y a aussi une partie de Iago qui lui en veut pour sa réaction, et s’il s’ouvre à lui, sans doute par habitude, il finit rapidement par prononcer le mot de trop.

Tu me détestes. Dégage.

Un instant plus tard, Iago est à nouveau debout, mais cette fois, c’est au bout du poing de Roman, qui l’a attrapé par la chemise pour le forcer à se redresser. Pour l’empêcher de se tenir contre le mur, il le balance sans ménagement de l’autre côté, exposant leur altercation à une poignée d’ATOM qui ne semblent pas trop savoir comment réagir. Roman plaque ses deux mains sur le torse de Iago pour le forcer à se redonner un peu de tonus. Il détestait le voir s’écrouler comme ça plutôt que de chercher la force de continuer. « T’as une si faible estime de moi pour penser que je te déteste pour une connerie? Ouais, j’en chie de mon nouveau poste, j’déteste ça, j’ai l’impression que c’est mon âme que mon stylo siphonne plutôt que de l’encre. Mais t’sais quoi? C’est mieux que t’voir pourrir tranquillement sans pouvoir rien faire. » Ses bras s’agitent; il est furieux, c’est évident. Fou d’une rage déçue, de sentiments conflictuels qui le font passer de l’acide au miel en un claquement de doigts. « Pourquoi faut toujours que tu penses que les émotions des autres sont permanentes? Figées dans le temps et l’espace? T’es vraiment le mec le plus paumé que j’connaisse, ma foi! » Il s’approche de quelques pas rapides, comme s’il allait finalement donner le premier coup d’une bataille que tout le monde s’attendait déjà à voir; il s’arrête au dernier moment. « Tu sais quoi? Ça m’dégoûte que tu penses que j’te déteste pour si peu. Franchement. Tiens-toi d’bout et dis-moi que t’en penses rien. » Une demande sincère qui passe davantage pour un ordre alors que Roman pose une main sur l’épaule de son vis-à-vis pour le secouer un peu.


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MessageSujet: Re: We used to be friend. || Kraken   Mar 1 Nov - 23:58
Batman n’est pas à l’aise.
Iago encore moins.
Il n’a pas envie de parler, de se confronter à une réalité qu’il ne veut pas accepter. C’est pour ça qu’il s’était connecté. Pour échapper à la réalité avec à la clé : un infime espoir que tout ceci ne soit qu’un cauchemar. Pourtant, Roman n’était pas le genre de joueur à lâcher sa proie. Iago le savait. Il semblait être prêt à tout pour tirer les vers du nez du policier déchu. C’était son jour de chance… Vraiment ! On ne pouvait pas le laisser tranquille quelques instants non ! Batman avait été sot de penser, pouvoir passer à travers le QG sans se faire arrêter. Il avait tenté. Il avait échoué. L’Histoire de sa vie pour faire simple. L’ATOM s’éclipse rapidement pour laisser placer à Iago. Quand Roman l’appel dramaqueen, ses poings se serrent en même temps que ses dents. La rage en lui montait de plus en plus. Roman continue de parler et cela le calme un peu. Il ouvre ses mains : faisant craquer ses phalanges. Il le considérait toujours comme son meilleur ami. Quelque chose que le boxeur n’aurait jamais cru entendre à nouveau. Il en oublierait presque que son ancien coéquipier l’avait insulté de dramaqueen. Car non, il n’avait réellement pas l’impression d’exagérer sa réaction. Ce n’était pas son genre, il ne sera jamais ce genre de personnes. Roman devait le savoir depuis le temps.
Et il allait le prouver. Iago décide de cracher le morceau. Il allait donner au policier la monnaie de sa pièce. Roman voulait savoir pourquoi il était dans cet état ? Alors il serait servi ! Il parle de la mort de Levia. Du refus de la part du procureur de l’autoriser aux funérailles de sa sœur. Cela est douloureux pour l’aîné de la fratrie qui voulait dire au revoir à sa sœur. Une dernière fois. Lui dire au combien il l’aimait et qu’il était désolé de ne pas avoir été en mesure de la protéger. Il voulait s’excuser en embrassant le cercueil de sa sœur. Il n’avait pas réussi à la sauver. Cette tristesse, bien trop familière, ces derniers temps se transforma en fuel pour sa rage. Il avait espéré comme un idiot qu’en parler enlèverait le poids de son cœur. Pas de bol : cela n’avait eu aucun effet. Il se sentait toujours aussi mal. Et l’aigreur qu’il pensait avoir ravalé ressortit jusqu’à lui faire commettre l’impensable.
Jamais il n’avait parlé de la sorte à son ancien coéquipier.
La réaction de ce dernier ne se fait pas attendre et le molosse se laisse faire comme une poupée de chiffon comme si toutes ses forces l’avaient abandonné en une fraction de seconde. C’était le cas à dire vrai. Iago n’avait pas la volonté de résister. Il est relevé de force et voit rapidement que d’autres ATOM se sont joints au spectacle. Il soupire d’exaspération. Il n’avait pas non plus envie de rameuter tout le clan ! C’était trop tard ! Tout ça a cause de Kraken qui commençait à son tour à le blâmer.

« Arrête de crier comme une pucelle ! Tu rameutes les autres ! »
Iago regarde autour de lui. Non. Il n’aimait pas être le centre de l’attention. Il devait cependant répondre aux accusations de Roman : « Je pouvais rien te dire ! Tu le sais aussi bien que moi ! Y’avais que quelques personnes au poste qui le savait ! C’est le principe d’être sous couverture ! »

Il grogne tout bas ces derniers mots pour que seul son ami entende. Il plonge son regard dans le sien, il le toise, il est arrogant. Il cherche la merde parce qu’il sent qu’il n’a plus rien à perdre.

« Parce que je sais comment ça marche ! Que ce genre de sentiments comme la colère que tu ressens pour moi reste cramponner dans ton cœur et t’aveugle ! C’est un truc qui reste ! Qui ne s’en va jamais ! C’est imprimé, acté et ça le sera pour toujours mec ! Tu le nies juste parce que tu penses qu’être gentil avec moi va m’aider à ne pas me foutre en l’air ! »

Il avait été con de ne pas voir que Roman ne lui en voulait pas plus que cela. Qu’il était juste blessé d’avoir été tenu à l’écart. Iago trop con, aveugle le réalisait seulement. Il aurait aimé pouvoir se calmer, être en mesure de baisser le ton : de le prendre dans ses bras au lieu de les lever pour l’empoigner avec force et le rapprocher de lui : collant son visage tout près du sien. Il avait cette lueur de folie dans les yeux, un regard singulièrement différent : qu’il avait appris à faire chez les Calabrese.

« J’ai passé 17 ans à me perdre entre mon devoir et ce que je faisais réellement pour tenir la promesse à mon père ! Le sentiment de vengeance qui m’animait était figé dans mon corps, j’étais incapable de faire autre chose ! De penser à autre chose ! Maintenant je ne sais plus ce que je suis ! Ce que je dois faire ! T’as pas encore compris que c’est pas toi que je déteste : c’est moi ! »

L’ATOM est sincère. Il relâche la tension dans ses bras jusqu’à lâcher son frère de cœur. Il fait un pas symbolique en arrière tout en passant nerveusement sa main dans ses cheveux pour les plaquer contre son scalp.

« T’es comme mon frère ! Jamais je ne te détesterais, sois pas plus con que tu en as l’air ! »


Iago prend sur lui pour se calmer, même si sa respiration reste saccadée car animer par la rage.

Spoiler:
 


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Dernière édition par Iago Carpenter le Dim 27 Nov - 19:38, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: We used to be friend. || Kraken   Lun 7 Nov - 18:24
C’en était trop. Trop d’entendre Iago hausser le ton alors qu’il faisait la même chose sans le moindre égard pour les oreilles indiscrètes qui pourraient les entendre. Sans la moindre pensée pour les figures qui se massaient autour de la scène, visiblement confuses; n’étaient-ils pas soudés depuis toujours? La confusion est compréhensible, et sans doute est-ce ce qui empêche qui que ce soit de séparer le conflit qui bouillonne de plus belle, sans cesse, plus virulent de minute en minute. Leurs contacts physiques sont loin des accolades amicales et des poignées de main complices. Roman n’aurait jamais pensé qu’il en arriverait là avec Iago, la personne qu’il connaissait le mieux – qui le connaissait le mieux. Décidément, il devait s’être planté royalement, parce que le policier sous couverture semblait n’avoir rien compris à ce qui pouvait se tramer dans la tête de celui qui lui faisait face et qui le considérait comme un meilleur ami. « Mais t’es débile ou juste borné?! Puisque j’te dis que… »

Le policier s’interrompt lorsque son interlocuteur empoigne sa chemise pour le rapprocher. Il aurait fallu être le roi des idiots pour ne pas remarquer que c’était la double vie de Iago qui déteignait sur cette altercation. Roman fronce les sourcils, prêtant à peine attention aux propos de son ami. C’est gros, c’est ridicule; toute cette haine, ce n’est pas contre lui qu’il devrait la diriger. Ni l’un ni l’autre ne devraient s’en vouloir pour ce qui se révèle être des malentendus, des tensions indues, indépendantes de leur amitié. Et pourtant. Si Roman se retient de ne pas sortir de ses gonds, même si Iago l’a agrippé aussi fermement, il ne parvient pas à se calmer lorsque le brun le lâche. Les dents serrées, il n’en fallut pas plus que la dernière phrase de son confrère pour que les chaînes invisibles qui le retenaient n’éclatent.

Sois pas plus con que tu en as l’air.

Le coup part plus vite qu’il ne l’aurait espéré. Le poing fermé s’abat sur le nez de Batman – de Iago – sans le moindre avertissement. Roman, aveuglé par la colère, ne trouve rien à dire pour justifier son acte, se contentant de toiser son vis-à-vis avec un mépris arrogant qui ne lui ressemble guère. « Tu l’as cherché, mec. T’es vraiment trop obstiné pour ton propre bien. »


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MessageSujet: Re: We used to be friend. || Kraken   Dim 13 Nov - 0:22
L’ATOM n’entend rien, ne comprends rien ce qui se passe. Comment il s’était retrouvé debout alors que quelques secondes auparavant il se morfondait au sol ? Iago tente de trouver une explication, il la trouve dans les yeux de Roman qui brillaient comme deux saphirs. Ils venaient de franchir une limite. Jamais ils ne s’étaient disputés de la sorte. Naturellement, des esclandres avaient éclaté entre les deux commet toute amitié qui se respecte. Jamais avec autant de violence cependant.
Batman disparaît progressivement de l’esprit du joueur. Il ne faut que quelques instants pour qu’il tourne le bouton et se mette en mode off : laissant s’échapper un Iago peiné, fou, qui ne se rend plus compte de la réalité tant le chagrin est immense dans son cœur. La douleur engourdit ses sens petit à petit avant de l’aveugler. C’est probablement parce qu’il est en dehors de la réalité, dans son monde qu’il se permet d’agripper de la sorte Roman. Il n’était pas difficile de voir que lui aussi avait décidé de ne plus être Kraken. Ils réglaient leurs comptes. Au mauvais endroit, au mauvais moment probablement. DARWIN était sa bouée de sauvetage ces derniers temps. Le seul lieu où il pouvait mourir sans que cela passe pour un suicide. Son confinement n’arrangeait probablement pas ce désir de liberté qu’il ne trouvait que dans le jeu : le poussant de facto à faire des choses idiotes pour se sentir vivant. Il allait regretter dans quelques heures la conversation qu’il avait avec celui qui était son meilleur ami.
Iago sait qu’en prononçant le mot « con » il allait faire sortir de ses gonds Roman. Il le savait. Il le connaissait et il serait mentir de dire qu’il ne l’avait pas dit sciemment. Inconsciemment, il voulait souffrir, il voulait payer, il voulait expier ses fautes en se faisant battre. Même si cela voulait dire franchir la ligne de non-retour avec son meilleur ami. C’était la première, ni la dernière fois qu’il détruisait de la sorte ses amitiés. Pourquoi est-ce que son coéquipier d’infortune échapperait à ce funeste sort ? Iago voit Roman serrer son poing et l’écraser son nez qui craque dans un bruit sourd. Faisant grimacer les spectateurs. Batman titube, encaisse et se recule de quelques pas. Il voit flou et la douleur qui se propage dans son visage lui donne les larmes aux yeux, il serre les dents. Il gémit de douleur et insulte Roman en hébreux.

« Soit… Qu’il en soit ainsi ! »


C’est au tour du boxeur de montrer pourquoi il avait gagné tant de combats, pourquoi personne n’avait réussi à le mettre en déroute sur un ring. Il vient lui aussi abattre son poing dans la mâchoire de celui qui était son meilleur ami, le seul qui pouvait encore sauver Iago de sa torpeur et de son auto-destruction. C’était moche. Mais c’était la vie maintenant. Il ne s’arrête pas là, le boxeur donne un coup de pied dans son torse pour le faire tomber au sol. Il entend un rapide : « Aller chercher le chef ! » Ce qui le fait rire : « Allez chercher le grand manitou ouais ! Ca va devenir ugly dans pas long ! » Une lueur de folie anime maintenant son regard. Tel un requin appâter par le sang : il se jette sur Kraken pour le frapper encore une fois. Il l’attrape par son tshirt et l’attirer à lui avant de grogner :

« La prochaine fois que tu vois un de tes potes en larmes : soit cool et laisse le se détruire ou bien ne lui sort pas dans la gueule de vieilles rancunes. T'as aussi le choix d'être juste là pour lui ! »


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MessageSujet: Re: We used to be friend. || Kraken   Lun 14 Nov - 19:51
Y a Kraken et Batman qui se battent. Sur le moment la blonde avait juste haussé un sourcil, signifiant par là qu’elle ne trouvait pas la plaisanterie très marrante ou même crédible. Toutefois devant l’air alarmé et pressant de son interlocuteur, la jeune femme comprend très rapidement qu’il ne s’agissait pas d’une blague douteuse. Pas du tout. Ce fut de ce fait dans un grondement rageur qu’elle abandonna sa tâche du moment à la hâte, suivant l’atom sans un mot de plus. A quoi ils jouent ces deux abrutis ? Certes Iago n’était clairement pas le plus patient des hommes dès lors qu’on savait frapper là où ça faisait mal, mais pourquoi justement est ce que Roman frapperait là où ça faisait mal ? Et pourquoi ce dernier ne pouvait pas faire comme d’habitude : à savoir garder ses émotions pour lui, refuser d’en parler et si ça doit exploser surtout ça se fait en privé. Elle est suffisamment habituée, surtout lors de leurs retrouvailles plutôt conflictuelles dans le jeu, pour savoir qu’il était celui qui n’aimait pas laver son linge sale en public, et elle le rejoignait sur ce point assez souvent. Alors putain, ils foutaient quoi les deux blaireaux ? Inquiète, malgré la colère qui la saisissait alors même qu’elle sait pertinemment qu’elle devra les engueuler pour leurs manières, ce qui ne l’enchantait pas le moins du monde, la meneuse atom accourut jusqu’à apercevoir les deux protagonistes. Et en effet, ça se cognait avec beaucoup de ferveur. Le spectacle est affligeant, clairement, et étant donné qu’elle ignore ce qui a pu les pousser à en arriver là, la blonde doute de sa capacité à régler le conflit. Toutefois ne rien faire n’était pas une option envisageable, alors quitte à agir… Autant faire comme d’habitude hein ?

Signalant à l’atom qu’il pouvait partir et qu’elle gérait l’affaire, Drathir n’attend pas que les deux bagarreurs la remarque, d’autant plus qu’ils ne risquaient pas de la voir vu le peu de considération qu’ils accordaient au public déjà présent, pour dégainer son flingue et tirer un coup en l’air. Indéniablement, malgré le brouhaha, la détonation se fait entendre et un silence de mort semble régner suite à cela tandis que la meneuse ne doutait pas du fait qu’elle venait de s’octroyer l’attention des deux hommes. Le regard étincelant, un sourire narquois qui toutefois n’avait rien de bien rassurant pour eux qui la connaissaient si bien, elle entama alors le début d’un long discours : « Vous voyez, moi aussi je sais me donner en spectacle. Cingle-t-elle avant de s’approcher pour les rejoindre, jetant un bref coup d’œil aux quelques curieux des environs, ce qui fut suffisant pour leur faire comprendre qu’il valait mieux se trouver ailleurs dans l’immédiat. Tandis qu’elle s’avançait, la jeune femme poursuivit alors, colérique sur l’instant : Vous croyez que j’ai que ça à foutre de régler les conflits quand on m’explique que deux glandus se foutent sur la gueule comme des gosses en manque d’attention ? Pour votre gouverne, la réponse est non. Alors comme j’ai pas que ça à faire j’vais tenter d’être brève et d’employer des mots simples. Et vous avisez même pas de m'interrompre, menace-t-elle en rangeant son pistolet dans son étui, désormais aux côtés des deux hommes qui avaient eu tout le temps de se relever depuis. Lâchant un soupir dès lors qu’elle se savait moins observée, ce qui témoignait du fait qu’elle ne prenait vraiment aucun plaisir à s’occuper des histoires entre les deux comparses, elle se contenta d’une dernière phrase à leur attention, ses doigts pointant en direction des concernés chaque fois qu’elle prononçait leur nom, les mimiques accentuant de ce fait son discours qu’elle voulait réducteur pour une bonne raison : Iago, toi être meilleur ami de Roman. Roman, toi être meilleur ami de Iago. Levant les bras au ciel comme une désespérée, elle siffla, fermement : C’est tout, y a pas plus simple, y a pas plus vrai. Alors que ça aille pas entre vous, j’le comprends. Que vous vouliez régler cette affaire comme deux mecs virils en vous foutant sur la gueule, admettons, même si je vous interdis de refoutre le bordel dans mon chantier naval comme ça. Mais merde ça sert à quoi ? »

Elle comprend pas, elle comprend d’autant moins que de son côté, elle s’inquiétait tellement pour Astrid. Il se passait pas une journée sans qu’elle ne s’inquiète pour elle, pas une journée sans qu’elle tremble à l’idée de prendre des décisions qui foutraient dans la merde la brune, des décisions qui pourraient la tuer. Et à côté de ça, eux deux, préféraient se foutre sur la gueule au sein d’un QG qu’ils partageaient pourtant. Y avait rien de plus simple, et pourtant ils compliquaient tout. Drathir ne se permettait pas de juger au fond, car encore une fois elle connaissait pas toute l’histoire et en vérité elle voulait même pas la connaître. La seule chose qui lui importait, c’est les conséquences de cette engueulade : dans l’immédiat ça revenait à se bastonner entre membres d’une même équipe devant tout le monde, ce que la meneuse ne pouvait tolérer. Mais surtout, elle pensait aux conséquences en dehors du jeu. « Vous avez oublié ou quoi ? Vous avez oublié que vous donneriez votre vie sans hésiter pour sauver l’autre ? Moi je l’ai pas oublié, et je sais qu’avec ce jeu de merde, si ça se trouve l’un de vous mourra demain, et je sais aussi que l’autre s’en voudra éternellement de constater que la dernière chose que vous aurez échangé, c’est des coups en pleine gueule. Et cette culpabilité là, absolument rien ne saurait l’effacer. Rien du tout. Vous êtes amis merde, et vous êtes à cran comme n’importe qui, allez pas tout foutre en l’air juste parce que vous savez plus réfléchir correctement. Conclut-elle avec hargne, comme d’habitude. Gardant le silence un bref instant, ignorant quoi dire de plus, l’infirmière se sent soudainement de trop. Et une fois de plus elle se souvient à quel point elle était nulle en diplomatie et nulle pour gérer les conflits autrement qu’en foutant une branlée à ses interlocuteurs. Estimant toutefois avoir donné son avis sur la question, et priant pour qu’ils daignent au moins y réfléchir, ce fut donc en se raclant la gorge qu’elle alla conclure, sur un ton bien plus calme qui trahissait toutefois le fait qu’elle pouvait à tout moment frôler la grosse crise de nerfs : Alors maintenant… Je vais partir. Soit vous en discutez, soit vous retournez chacun de votre côté vaquer à vos activités le temps que ça se calme, à votre guise. Mais je vous jure que si j’entends quelqu’un se plaindre encore de votre comportement, je vous ouvre du bas du ventre jusqu’à la gorge et j’exhibe vos carcasses agonisantes à Butcher pour savoir si c’est bien comme ça qu’il faut s’y prendre pour ouvrir en deux un porc. » Les désignant brièvement du doigt en guise de dernier avertissement ce fut dans un soupir las visant à la calmer qu’elle se détourna, pestant encore dans sa barbe tout en s’éloignant. Et y avait intérêt qu’elle n’ait plus à revenir.
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MessageSujet: Re: We used to be friend. || Kraken   Mar 15 Nov - 18:25
Iago savait où frapper pour faire mal – il n’était pas boxeur pour rien. Mais là où l’aîné pensait mettre Roman hors d’état de nuire, soit à terre, ce dernier n’y voyait qu’une impasse temporaire. Tout flic qui se respectait n’était pas retiré d’un affrontement simplement parce qu’il était sur le dos. Les paroles méprisantes du brun ne font qu’attiser la colère de l’autre, qui rétorque sans attendre : « Tu sais que c’est pas mon genre de te regarder chialer comme une gamine sans rien faire, je sais pas à quoi tu t’attendais. » Les dents serrées, il ancre son regard dans celui de Iago, empoignant sa chemise de façon à le faire basculer et ainsi s’extirper de son emprise. Il pousse le policier plus loin, utilisant ses genoux pour le propulser, et s’apprête à se relever lorsque ses tympans sont vrillés par le son sourd d’une détonation. Instinctivement, il porte sa main à sa hanche, là où se trouverait son arme de service, faisant volte-face pour repérer la source du bruit. Il ignore s’il est déçu ou rassuré de ne pas être armé au chantier naval, surtout lorsqu’il voit qui a osé les interrompre. Roman n’était pas le genre de policier ayant la gâchette facile, mais ne sait-on jamais; parfois, les circonstances pouvaient justifier une action rapide et mal réfléchie qui, dans ce cas-ci, aurait eu des répercussions désastreuses.

La blonde s’approche d’eux; Roman s’obstine à ne pas jeter le moindre coup d’œil à Iago, que, décidément, Drathir était prête à invectiver au même niveau que lui. Il plisse le nez lorsqu’il l’entend se lancer dans son discours. Il avait toujours détesté se faire parler comme s’il était déficient, et ce mépris ne serait pas chassé de sitôt. D’un côté, il sait que la chef a une part de vérité. C’est vrai que du jour au lendemain, le monde pouvait se retrouver dépourvu de Iago Carpenter ou de Roman Zielinski, et que s’il fallait qu’ils ne soient pas dans les meilleurs termes, le survivant aurait du mal à vivre avec la réalité. Il n’avait jamais toutefois été un fanatique de ses techniques de diplomatie, avec raison. « J’me casse, de toute façon », qu’il marmonne simplement alors que la blonde se prépare aussi à faire demi-tour. Il ajuste sa chemise sur ses épaules d’un geste bourru, époussetant par la même occasion la poussière sur ses vêtements. Il ne s’était pas encore décidé sur la pertinence de l’intervention de Drathir, mais il savait qu’il n’était pas une mauvaise idée de les séparer avant que leur relation ne soit irréparable.

[...]

« Hey. » Il avait repéré Iago, assis tout seul à une table, et s’était approché, verre à la main. Un pour lui, un pour son collègue – son ami. Il était évident que Roman était éméché, et il n’était pas difficile de deviner qu’il avait dû descendre quelques verres déjà, pour le courage, pour oublier. Or, ça n’était pas une dispute qui se résolvait d’elle-même. Pas non plus un événement que l’on oubliait une fois que l’on posait la tête sur l’oreiller. Kraken hésite un instant avant de s’installer à côté de Batman, posant les deux verres sur la table. « Je… pour cet après-midi… » fait-il sans conviction, mal à l’aise. Il secoue la tête, comme pour se remettre les idées en place, mais ne rajoute rien.


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MessageSujet: Re: We used to be friend. || Kraken   Ven 18 Nov - 20:03
Iago ne voulait pas retenir ses coups, il ne voulait pas non plus retenir ses mots. C’était le moment ou jamais de cracher son ressentit. Il avait l’impression que le monde était contre lui, que tout le monde voulait le plonger un peu plus dans son désespoir ou bien sa mort. Que cela soit par un ennemi ou bien parce qu’il aurait un jour les couilles de prendre son flingue et de se trouer le crâne. Il avait déjà la scène en tête, il ferait l’amour à Heath mille et une fois et il s’endormirait à ses côtés avant de se relever dans la nuit pour ça dans la salle de bains. Son fiancé suivrait peut-être. Il ne savait pas. Pourtant, partir avant lui n’était pas possible. Le CAHO était sa seule raison de vivre maintenant. Sa seule lumière, lueur. Il avait besoin de lui. Trop peut-être pour que cela soit sain et finisse bien. Il y avait tellement de choses qu’il ne lui avait pas encore dites. Le genre qui peut mener directement à un divorce avant même la nuit de Noces. Iago rit jaune :

« Je m’attendais pas à ce que tu sois le dernier des connards ! »


Il répétait le mot. Encore. Parce qu’il l’avait traîné de gamine et que l’autre phrase qu’il avait en tête incluait sa maman. Iago respectait les génitrices. Celles de ses amis tout du moins. Les autres : cela était une histoire. Son ami sait se battre. Évidemment. Ils connaissaient les forces et les faiblesses de l’autre. C’était le problème quand on est meilleur ami. Il savait où frapper pour faire mal et pour le déstabiliser. Rapidement expulsé, le boxeur ne tarde pas à se remettre sur ses pieds et se prépare déjà à attaquer de nouveau quand le coup de feu se fait entendre. Il regarde le Chef et grogne hein :

« Manquait plus que ça ! »

Il crache au sol et essuie de sa manche le sang qui coulait le long de ses joues et sur ses lèvres. Il ne regarde pas Roman, il ne regarde pas Drathir : il regarde simplement le soleil se coucher sur la mer. Iago avale sa salive, il rage encore intérieurement : ses poings refusant de se desserrer ! Il savait que si Heath était sa raison de vivre, l’amour de sa vie, le soleil de son existence : Roman en était la lune.

« Pas ma place ici de toute manière ! »

Ronchonne-t-il avant de partir vers la porte. Il avait besoin de sortir, de prendre l’air : loin des ATOM, loin de ceux qui le connaissaient à Chicago.

(…)

Batman s’était calmée, ses poings écorchés, à vif témoignaient de sa technique brutale, mais efficace pour faire redescendre la pression. L’arbre qui avait subi sa colère n’avait que quelques griffures comparées au boxeur. Le joueur avait en grande partie essuyé le sang de son visage, mais la direction de son nez indiquait clairement que ce dernier était cassé. Il n’avait pourtant nullement envie d’aller voir Hippocrate ou bien un autre docteur. Il n’avait besoin de personnes. Il avait juste besoin d’être seul. Attrapant une assiette, il alla se caller au fond de la pièce, dans l’obscurité pour manger son poisson tranquille. Il devait juste reprendre quelques forces avant de ressortir. Faire quoi ? Il ne savait pas. Trouver la mort probablement, faire diminuer encore le numéro sur sa peau. Il savait très bien faire cette activité en pleine expansion à en juger par l’état d’urgence par l’utilisation de fosses communes. Lorsque la voix de son camarade se fait entendre : Iago prend une longue inspiration avant d’expirer tout aussi longuement. Cela valait toutes les réponses non ? Il ne répond pas d’ailleurs, se contentant de regarder le poisson dans son assiette avant d’arracher la chaire de ses arêtes. Kraken étai éméché, lui sobre : ce qui n’était pas le cas à Chicago. Mais cela était une autre histoire.
Le chef des Ingénieurs s’installe à côté, ce qui le fait arquer un sourcil tout en le regardant en coin. Il commence à parler d’ailleurs, comme pour faire le premier pas. Iago pouvait très bien se lever et partir : mettre un point final à cette amitié si chère à son cœur. Cela aurait été plus simple. Pourtant, agir de la sorte était un acte de lâcheté et il n’était pas un lâche. C’est justement parce qu’il aimait faire face aux dangers qui se retrouvaient dans une situation aussi pittoresque.

« T’as un bon crochet. » Répond-il simplement avant de boire sa pinte d’ale. « Tu veux dire quoi d’autres ? » Batman repose son verre avant de reprendre la dégustation de son repas. « T’as été clair : j’ai pas le droit d’être faible. Fin de la discussion. Pas devant toi en tout cas. » Il souffle longuement. Il souffrait de cette situation, ces larmes commençaient d’ailleurs à remonter : humidifiant son regard azur. « Levia est morte. Ma mère ne veut plus entendre parler de moi, Pippa va bientôt m’interdire de voir Louise… » Il serre les dents : « J’ai bien le droit de désespérer et de me laisser aller ? J’suis enfermé h24 dans un appartement : DG… C’est le seul moyen pour moi d’être libre. » Iago regarde finalement Roman : « Même si ce n’est que virtuel. » Il garde son regard plongé dans le sien : « On a tous les deux changé. Tu as réussi à être fidèle à tes principes, pas moi. J’ai trop mis les mains dans la merde pour pouvoir être en mesure de me sortir de là. Et puis…. Ça ne va pas aller en s’arrangeant. » Il glisse son pouce pour caresser l’intérieur de son annulaire gauche comme si ici il portait son alliance : « J’vais me marier avec le dernier des connards, mais la seule personne que j’aime assez pour passer le reste de mes 6 vies à ses côtés. » Il reporte son attention sur son aliment : « J’suis désolé. » Conclut-il.


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MessageSujet: Re: We used to be friend. || Kraken   Lun 28 Nov - 22:00
Il regrette ses paroles encore plus que ses gestes. Là où le nez de Iago se ressouderait sans souci, et où les ecchymoses s’estomperaient éventuellement, ce qu’ils avaient dit resterait à jamais gravé dans leurs deux esprits, pour le meilleur et pour le pire. Le cadet tente de faire amende honorable sans pour autant avoir le cœur d’oser demander des excuses; il s’imagine aisément qu’il s’agirait là d’une insulte à l’intelligence et à la sensibilité de Iago. Roman connaissait bien ce côté de son homologue, et pourtant, il avait choisi de l’ignorer pour un temps alors même qu’il s’agissait sans doute d’une période des plus difficiles pour lui. Le simple fait que l’aîné ne se soit pas levé prestement sans lui adresser la parole, qu’il daigne tremper ses lèvres dans la bière qu’il avait reçue, laisse croire au chef des ingénieurs qu’il y avait encore de l’espoir de recoller les morceaux. À la demande de son homologue, Roman allait poursuivre, mais il se voit finalement interrompu; à l’inverse de ce qu’il avait pu faire en après-midi, il se contente de se taire et d’écouter, interjetant finalement lorsque Iago daigne croiser son regard. « C’est pas du tout ce que j’ai dit… » commence-t-il, pour aussitôt se cloîtrer à nouveau dans un mutisme quasi religieux pour écouter ce que son ami avait à dire.

Roman ne sait pas trop ce que Iago veut dire par rester fidèle à ses principes. Plus ça allait, moins il avait l’impression d’en avoir, plus il avait l’impression de se perdre dans la perception que les autres avaient de lui. Les derniers mots du fuyard lui mettent la puce à l’oreille et il finit par relever le regard – il n’avait même pas remarqué qu’il avait décroché ses prunelles de celles de son interlocuteur. « Tu… » entame le policier alors qu’un sourire éclot sur ses lèvres; un sourire à la fois empreint d’allégresse et de nostalgie, comme s’il savait qu’il avait déjà perdu une partie de son meilleur ami maintenant qu’il se casait pour de bon – et que s’il ne piétinait pas un peu son ego, il avait déjà enfoncé le dernier clou du cercueil de leur amitié. « Mec, je suis vraiment content pour toi. Sincèrement », qu’il le félicite, osant poser une main ferme, mais amicale sur l’épaule de Carpenter. Il passe sous silence sa certaine surprise d’entendre que son meilleur ami était plus que simplement curieux à l’égard des autres hommes. Si ça l’avait surpris à son arrivée aux États-Unis au début des années 2000, il s’était rapidement rendu compte qu’il avait simplement été élevé dans un autre monde à cet égard. Finalement, sa plus grande surprise était de ne pas avoir appris l’existence de l’être cher avant maintenant. « De nous deux, c’est moi qui devrais être désolé. J’ai agi comme le dernier des idiots, à garder une telle rancune alors que t’avais besoin de moi. » Il parle lentement, comme s’il essayait de paraître plus sobre qu’il l’était en réalité; malgré tout, on décèle qu’il est parfaitement sincère, et son regret est évident dans son visage.

Roman descend ce qui reste de sa bière, laissant retomber sa main sur son genou. « J’te laisse finir ça. Je… » Il se lève, déséquilibré, parvenant tout de même à garder une once de dignité en évitant de s’étaler par terre. « J’espère que tu me pardonneras, OK? J’passerai chez toi demain avec des donuts et de la bière. » S’il ne pouvait pas sortir de son appartement, alors Iago recevrait la visite de Roman, qu’il le veuille ou non. Il savait qu’il ne pouvait pas laisser filer une telle amitié pour une connerie pareille. Un dernier regard et il s’éloigne, laissant derrière lui le cadavre de son alcoolémie et celui qu’il espérait garder pour meilleur ami.

- FIN -



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