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S'inscrire au DARWIN'S GAME, c'est montrer de quoi nous sommes capables et prouver que nous sommes l'avenir. Une seule regle : survivre. A partir de maintenant, c'est chacun pour soi. Nous devons oublier qui sont nos freres, nos femmes, nos amis, parce qu'aujourd'hui ils sont nos ennemis. Tuer ou etre tue est notre seule motivation. Le jeu debute.



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 the night keeps secrets } nelson
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MessageSujet: the night keeps secrets } nelson   Mer 7 Sep - 23:25
the night keeps secrets
Ces soirs où il traînait des pieds avant d’obéir à son boss étaient loin derrière lui. Mais aujourd’hui, il ne voulait pas. Il ne voulait plus aller chercher de la contrebande, de la drogue, qu’importante, tant qu’il s’agissait de bonheur illégal. Il ne voulait plus travailler pour un homme qui l’envoyait traquer une gamine au sein même du jeu. Chaque déconnexion, il la craignait, s’autorisant une grimace avant d’entendre le son de cette voix. « Une information ? » Non il n’en avait pas, il n’en aura jamais, qu’il le saigne s’il en voulait. Pour la première fois depuis vingt ans, il avait prit une décision qui allait à l’encontre de sa survie : ne rien dire, ne pas obéir. Sortir du moule du soldat. Bientôt, il ne le croirait plus et cherchera la vérité, quitte à lancer une autre personne dans l’enfer du jeu. Pour retarder ce moment, Rowan sourit et joue l’obéissance, se pliant aux directives froides.

Sa mission se situe de l’autre côté de la ville. Récupérer un sac, le ramener, ce n’est pas compliqué. Mais il n’a pas envie. Rowan traîne les pieds, des cigarettes dispersées au vent, un verre prit sur une terrasse tristement vide, la ville se transforme elle aussi en fantôme, comme ces vieilles photographies sépia des rues abandonnées. Quelques mots de menaces contre le possesseur du sac, voix lassée et mots creux, l’autre doit être fatigué aussi, il voit sous les manches le tatouage des rouges et des cernes sous les yeux. Pas de commentaires, lui-même porte des manches longues en plein soleil. La chaleur n’est pas des plus agréables, mais il est habitué, des années à se couvrir pour échapper à certains regards stupéfaits. Le monde est trop petit. Combien de milliers sont-ils à devenir des zombies ? Il repart, le sac sur l’épaule et une cigarette filée au gars – il ne fait que son taf. Nouveau verre en terrasse, et le serveur lui annonce qu’il va bientôt fermer, qu’il ferait bien de se dépêcher. Un coup d’œil à sa montre, dans vingt minutes le couvre-feu prendra place. Trop long pour rentrer, et il ne sait pas où se situent les hôtels ici. Un mot au serveur qui lui indique une rue plus loin, avec des indications que son cerveau ne prend pas en compte, mais il fait comme s’il avait compris en payant l’addition, sentant la panique s’emparer de lui. Des pas rapides jusqu’à la rue montrée, et il fait un tour sur lui-même, pour essayer de se souvenir de la rue vers laquelle aller. Puis comme un sauveur, quelqu’un apparait dans son champ de vision.

Ce visage, il le connait. Il l’a vu vexé et puis souriant, comme en réponse à celui qu’il a souvent dans le jeu. Aujourd’hui, Nemo ne l’a pas, et son ombre s’est depuis longtemps desséchée sur ses lèvres. Les doigts ceints autour de l’anse du sac dont le contenu pourrait le conduire à une expulsion, un enfermement sinon. Rien qui ne l’enchante, comment s’occuperait-il de Calico Jack et du môme dans ce cas ? Paranoïaque, il est persuadé d’entendre les seringues s’entrechoquer, ultrasons à la Daredevil, alors qu’il ne se passe strictement rien. Et s’il devenait fou ? Son dernier médecin lui a dit que le stress pouvait tuer. Là, il est plutôt sûr que c’est ce sac qui va le tuer, par le contenu, par les gardiens chargés de tabasser ceux qui ne suivent pas les règles, par la honte qu’il inspire. Transporteur, quelle déchéance, il ne l’était plus depuis longtemps. Les effectifs s’amenuisaient, les gens évitaient les boulots illégaux, et la plupart des habituels se retrouvaient comme Nemo, coincés dans le jeu. Lui-même tellement coincé qu’il se voit comme Nemo, plus comme Rowan, il ne veut plus être Rowan. Et il y a ce visage, là, qui pourrait lui sauver sa liberté s’il en avait l’envie. Ce visage qui s’est approché un peu trop près du sien il y a quelques temps, et en y repensant l’idiot recule d’un pas et se crispe. Ce n’est pas le moment de flipper pour rien, s’il reste dehors il aura beaucoup plus de problème qu’un baiser tenté. Alors il prend son courage à deux mains, et s’approche de Nelson, mais se stoppe à quelques mètres, agitant la main pour attirer son attention. « Eh…. Il a l’air con et bafouille, finalement se faire arrêter est peut-être une meilleure solution. Tu sais où je pourrais me poser pour la nuit ? J’habite loin, et le couvre-feu est dans Sa montre indique une heure qui lui déplait. ..dans un quart d’heure. J’suis un peu dans la merde. » Il s’approche de nouveau, glissant délicatement le sac derrière lui comme pour le dissimuler, poids à supporter qui l’ancre un  peu trop à la réalité. « Si t’as pas d’idées, c’pas grave. Je dois bien pouvoir trouver. » Parce qu’il n’a pas non plus envie de l’emmerder, et qu’il se rappelle de ce qu’il s’est passé la dernière fois, et que ça l’inquiète de croiser quelqu’un qu’il a repoussé. Ça se fait, de repousser les gens ? Il ne sait pas, il n’a pas l’habitude que ce genre de choses se produisent, généralement les deux partis sont ivres et consentants. « Et si tu me remets pas, je suis Nemo ! » Enfin, Rowan. Mais il s’arrête à Nemo, s’il a oublié son prénom ça l’arrangerait.
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MessageSujet: Re: the night keeps secrets } nelson   Ven 9 Sep - 11:47




Connasse de femme de ménage. De toutes les heures de la journée qu'elle aurait pu choisir pour venir bosser, il fallait qu'elle choisisse pile celle pendant laquelle Nelson était là. Il venait de rentrer du boulot, jetait ses clés sur la table de l'entrée, se déchaussait, puis râla silencieusement lorsqu'il entendit l'aspirateur dans la salle de bain. Quelle conne.
Il avait horreur de sa présence. Il n'aimait pas ne pas être seul chez lui. Enfin il adorait inviter des amis lorsqu'il en avait l'occasion, mais avec la femme de ménage c'était autre chose, elle était une présence qui devait lui rester inconnue. Ils ne se parlaient pas, ne se connaissaient pas, mais elle venait lui demander de lever les jambes lorsqu'elle passait l'aspirateur devant la télé ou surveillait d'un œil furtif qu'il ne retournait pas toute la cuisine lorsqu'il se faisait un sandwich. C'était insupportable. Alors, Nelson s'était toujours arrangé pour qu'elle passe lorsqu'il n'était pas là, donc pendant ses heures de travail.
Cependant, depuis quelques mois, ses passages se firent de moins en moins réguliers, de moins en moins tout court, en fait. Parfois elle venait, parfois elle ne venait pas. L'agence disait que c'était parce qu'elle devait aussi faire des remplacements parce que ses collègues devenaient absentéistes, mais Nelson était sûr que sa femme de ménage faisait elle aussi parti de celles qui séchaient leurs heures de travail rien que pour un peu plus de temps de connexion.

Toujours était-il que ce soir-là, elle était venue lorsque Nelson était rentré tard du boulot. Il alla donc rapidement se changer dans son dressing et reparti comme il était venu. Enfin, avant de refermer la porte d'entrée derrière lui, il lâcha un rapide « Je repars, bonne soirée Olivia », parce qu'elle l'avait forcément vu, ce n'était pas si grand que ça, chez lui. Il ne faudrait pas qu'elle pense qu'il l'évite, n'est-ce pas ? C'était le cas mais pas une raison.
L'homme reparti donc de chez lui comme si ce n'était pas vraiment son chez lui, fourrant ses clés dans la poche de son short et son téléphone dans son brassard. Puis il parti faire son jogging.
Après tout ce n'était pas parce que c'était la fin du monde qu'il fallait se laisser aller. Une bonne heure de course à pieds ne lui ferrait pas de mal. Non pas qu'il n'arrive plus à entretenir une forme (et surtout un apparence) satisfaisante, mais le Darwin's Game prenait vraiment beaucoup plus de temps que prévu, même lorsque l'on visait large. Alors une occasion comme celle-ci pendant laquelle on se faisait jeter de chez soi n'était jamais vraiment de refus.

Une bonne heure et demie plus tard, le soleil était couché depuis longtemps déjà. Le temps passait vite, les rues se vidaient pendant que Nelson ne faisait pas vraiment attention à ce qu'il se passait autour de lui. Dans ses oreilles, d'agressives notes lui faisaient vibrer le tympans histoire de le distraire tandis que le couvre-feu approchait à grands pas. Fort heureusement il venait de terminer sa course, donc marchait tranquillement, reprenant sa respiration alors qu'il regardait l'heure pour s'assurer qu'il avait toujours le droit d'être dehors.
Et même s'il aurait juré qu'à cette heure si on ne croiserait plus un chat dans les rues de la ville, quelqu'un vînt le contredire, quelqu'un que Nelson reconnut immédiatement, le forçant bien à enlever son casque de ses oreilles pour entendre ce qu'il avait à dire.

Mais à vrai dire, il n'écouta pas vraiment. Sur son visage, sourcils légèrement froncés, tête un peu penchée, on pouvait lire qu'il portait toute l'attention du monde à son interlocuteur, mais il était complètement distrait par le fait que ce soit un vrai revenant qui soit venu lui demander de l'aide.
Ce type, image vivante et mouvante de déception et d'une lourde erreur de jugement de la part de Nelson, était à nouveau venu lui demander de l'aide. C'était peut-être la pire chose qui pourrait se produire ce soir-là.

Si Nelson se plaisait à draguer un peu tout le monde (et vraiment tout le monde) dans le jeu, c'était parce qu'au pire si quelqu'un se vexait,  ils ne se recroiseraient jamais. Dans le pire des cas, l'un des deux perdrait une vie et bon débarras.
Dans le monde réel c'était autre chose, parce que si quelqu'un s'en prenait à Nelson, il n'avait pas neuf essais de rechange, il mourrait pour de bon. Alors, il faisait bien plus attention à ses fréquentations, notamment vis-à-vis des hommes, parce qu'on avait vite fait de tomber sur quelqu'un dont l'occupation première était de casser du pédé, et là contrairement à dans DG, on n'avait pas neuf essais pour s'en sortir. C'était peut-être stupide comme raisonnement, mais dans la vraie vie, on ne se cachait pas derrière un pseudo histoire de rester anonyme non plus. Si on était reconnu c'était foutu.

Et là, Nelson était reconnu. Mais ce n'était pas une raison pour faire demi-tour et partir en courant (même s'il était échauffé et équipé pour). « Oui, oui, Rowan, je me souviens de toi t'en fait pas. » répondit Nelson, souriant et chaleureux mais paniquant presque intérieurement.
S'il avait bien compris, ce Rowan n'avait nulle part où aller pour se cacher du couvre-feu. Il devait être sacrément désespéré pour venir demander de l'aide au gars à qui il avait mit un affreux râteau. Mais au moins, ce râteau s'était pas trop trop mal passé non plus, Nemo ne s'était pas vexé, juste... enfui... (la honte... (surtout pour Nelson... (est-ce qu'il embrassait si mal que ça?))) Enfin visiblement il n'en voulait pas à celui qui avait fait le premier pas, c'était ça le plus important.
« T'as qu'à... venir chez moi si tu veux ? » proposa alors Nelson.
C'était une très mauvaise idée, cela allait à l'encontre de tout ce qu'il s'était toujours dit. On n'invite pas chez soi de gens du Darwin's Game, on n'invite pas de gars que l'on ne connaît pas chez soi, surtout si on a aucune chance de se les faire et on n'invite encore moins des gens que l'on a essayé de se faire et qui ont refusé.
Mais là, c'était bien de Rowan qu'il s'agissait, ce n'était pas la même chose. Cet homme-là semblait inoffensif, Nelson aurait pu lui donner le bon dieu sans confession. Sa capacité à s'émerveiller pour la moindre petite chose était on ne pouvait plus attendrissante, même si ce n'était pas franchement le comportement que l'on attendait d'un quarantenaire. Mais au moins, c'était presque rassurant, parce que ce ne serait certainement pas lui qui arriverait à tuer quelqu'un de sang froid.
« Allez, vient chez moi, c'est par-là » enchaîna finalement Nelson sans même laisser le temps à l'autre de répondre.
Il ne savait pas vraiment pourquoi il faisait cela, ce n'était pas dans ses habitudes de rendre service, mais peut-être qu'il voulait se faire pardonner de s'être emporté de la sorte la dernière fois.

Et quelques minutes plus tard, ils entraient dans son appartement, en haut d'une tour d'habitations. « Oublie pas d'enlever tes chaussures, le ménage vient d'être fait » expliqua l'hôte, bien heureux de ne plus entendre l'aspirateur être passé chez lui (mais quand même content qu'il l'ait été). Il ferma la porte à clés derrière lui et jeta le trousseau sur la table de l'entrée.
« Bon, heu... Fait comme chez toi, faut que j'aille me doucher moi, je suis tout crasseux, mais je me dépêche. Je te laisse t'approprier le canapé, vu que c'est là que tu vas passer la nuit. Tu verras il est super confortable fit-il ensuite, laissant ce parfait inconnu dans son salon. Tu peux laisser ton sac là. »

La pièce rectangulaire et blanche était d'une propreté impeccable, parce que tout venait d'être dépoussiéré. Même la grande baie vitrée avait été nettoyée et laissait admirer une vue imprenable sur le centre-ville lumineux de Chicago.
La pièce était sobrement meublée dans différentes nuances de gris, mais loin d'être vide pour autant. Le canapé assorti aux deux fauteuils gris siégeaient au centre de la pièce, sur un tapis beige. Le coin cuisine ne jurait pas avec le reste de l'endroit non plus, et à côté il y avaient deux portes ; une qui donnait sur la chambre, et une autre pour la salle de bain.
C'était un appartement assez simple, mais il était spacieux, bien organisé, et largement suffisant pour le célibataire endurci qu'était Nelson. Ce dernier s'enferma d'ailleurs une petite dizaine de minutes dans la salle de bain, histoire de se nettoyer de toute sa transpiration.

Lorsqu'il ressorti, il était torse-nu, une simple serviette autour de la taille, se séchant rapidement les cheveux à l'aide d'une autre serviette, Nelson vérifia rapidement ce que faisait l'autre.
« J'ai une brosse à dent neuve à te donner si tu veux, et une serviette aussi, si tu veux prendre une douche dit-il pour attirer l'attention de l'autre. Et je t'apporte une couverture et des draps pour le canapé. T'as faim ? »

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MessageSujet: Re: the night keeps secrets } nelson   Mar 13 Sep - 2:12
the night keeps secrets
Nelson n'a sûrement pas envie de le croiser, encore moins de lui parler après ce désastre, et voilà qu'il lui impose les deux. L'ancien soldat hésite à lui dire que lui non plus, il n'avait pas prévu de le voir, mais ça en ferait sûrement trop. Et il ne veut pas risquer d'être encore dehors quand les flics parcourront la ville à la recherche d'idiots. Et l'autre répond qu'il le reconnaît, bien sûr qu'il le reconnaît, un type qui s'enfuit en marchant en crabe après un baiser, ce n'est pas vraiment quelque chose d'habituel. L'espoir vain qu'il ait oublié s'envole, et Rowan s'apprête à s'excuser et s'en aller quand il lui propose son appartement. Comme ça, sans prévenir, et lui ne trouve pas quelque chose à répliquer, ouvrant simplement de grands yeux surpris. Manquant l'occasion de répondre, il finit par le suivre jusqu'à la porte. Il n'aime pas ça, c'est aussi stupide que d'entrer en territoire CAHO en brandissant son tatouage comme étendard.

Bruit de clés et la porte se déverrouille, il pénètre dans un antre encore inconnu, mal à l'aise, et obéit à la moindre directive, laissant ses chaussures dans l'entrée et son sac sur un côté du canapé indiqué. Animal paumé, il hoche la tête aux mots de Nelson et attend sa disparation dans la salle de bain pour s'autoriser à respirer avec violence, un noyé retrouvant la surface. Au premier jet d'eau, ses doigts défilent sur la bibliothèque et il s'installe sur le canapé, un livre ouvert dans les mains, essayant d'oublier qu'à quelques mètres un presque inconnu qui a tenté de l'embrasser prend sa douche. D'ordinaire, il en serait plutôt ravi, mais depuis qu'il a commencé le jeu, tout devient stressant.

Sa voix le faire sortir de ses pensées. Sans faire attention, il relève les yeux vers lui avant pour les détourner aussitôt en laissant tomber le lire qu'il tenait dans ses mains avec un bruit infiniment trop puissant.« Merde! Ce n'est peut-être pas trop tard pour s'enfuir et ne pas avoir à poser ses pupilles sur quelqu'un torse-nu. Tu es ridicule, Rowan  Quelques secondes hésitantes avant de se reprendre, plus sûr de lui. Je suis bon cuisinier, je peux m'en occuper. Pour te remercier. » Il ne cuisine que rarement pour d’autres personnes que son patron, mais ça lui ferait un exercice nouveau de découvrir une cuisine à laquelle il n’est pas habitué.

« Oui je, Il ne s'empêche plus vraiment de l'observer lorsqu'il répond, comme si ses pensées avaient un moment d'absence. Une absence un peu trop longue, il se perd dans ses mots et bafouille à deux reprises avant de poursuivre ... Je veux bien prendre une douche, si ça ne te gêne pas. Il détourne les yeux, repli le livre qu'il avait piqué dans la bibliothèque et le dépose sur la table basse, puis se relève, se balancant sur ses jambes comme un gosse mal à l'aise. C'est juste un adulte pas du tout à l'aise, partagé entre la forte envie de s'enfuir en courant et celle de rester -l'idée de se faire arrêter par les flics et l'autre torse-nu ont plutôt tendance à la faire rester- J'avais pas prévu de t'embêter, je suis sincèrement désolé. Je te revaudrais ça, Nelson. »   Quelques fringues passées plus tard, le passeur s'enferme à son tour dans la salle de bain.

L'eau dévale et Rowan s'apaise petit à petit. Il est en sûreté chez quelqu'un qui ne connait ni son boss, ni son travail, il n'ira pas fouiller son sac à la recherche d'un truc pour le foutre dans la merde. Il ne s'agit que de quelques heures, et il fuira l'appartement dès que le couvre-feu sera levé, et quelques jours plus tard il lui fera livrer des chocolats et du vin. Tout le monde aide le chocolat et le vin, c'est un bon remerciement non ? Plan parfait, il n'a plus qu'à gérer le reste de la soirée sans laisser ses yeux s'égarer, ni ses mots devancer ses pensées. Séché et coincé dans des vêtements qui ne sont pas les siens – l'odeur et la différence de carrure l'amusent quelques secondes avant qu'il ne grimace, heureusement qu'ils font presque la même taille – et il sort, imitant Nelson quelques minutes plus tôt, une serviette dans la main à se sécher les cheveux. « Merci pour la douche. Et les fringues. Et le canapé. » Il n'a plus envie de s'enfuir en courant, et il s'approche de la cuisine, jetant un œil à son compagnon de quelques heures. « Je cuisine? Soudain le sourire de gamin fait son apparition, il ne lui faut pas plus qu'une cuisine à envahir pour le rendre heureux, Je peux fouiller ? Sauf si t'es le genre à préférer les repas tout fait, ça sera compliqué. Et c'est pas bon pour la santé si tu fais ça ! » Preuve qu'il est à l'aise : il cesse de mâcher ses mots et de les retenir, et devient un monstre de bavardage chiant. Histoire de se taire quelques secondes, il se permet un temps d'observation de l'appartement maintenant qu'il n'est plus le petit animal apeuré terré sur le canapé. Ce n'est pas vraiment son type d'appartement, mais après tout il a toujours vécu dans des boui-boui jusqu'à aujourd'hui. Le gris nuancé n'est pas ce qu'il y a de plus joyeux, mais la baie vitrée l'attire plus que n'importe quoi. Rowan s'en approche, sans attendre la réponse de l'autre pour la cuisine, et regarde la ville en dessous d'eux. Les lumières dansent, et son sourire s'affine, moins gamin et plus heureux. « C'est magnifique chez toi.Il se retourne vers lui, une demi seconde, Je t'envierais presque d'avoir une vue pareille. » Lui qui n'est presque plus qu'habitué aux couchers de soleil et aux étoiles de Darwin's Game, et aux murs de son appartement, ça le change. Le dernier coucher de soleil admiré lui revient en mémoire, et ses mots se meurent au fond de sa gorge, ramenant un air coupable sur son visage. Une excuse menace de sortir, mais ce n'est pas vraiment le moment, il n'a pas envie de se faire mettre dehors pour ça, et s'il lui prépare un dîner appréciable il ne le balancera pas par la porte. D'un coup il repart vers la cuisine, impatient. « Alors, la cuisine ! »
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MessageSujet: Re: the night keeps secrets } nelson   Sam 24 Sep - 1:15




« Ok, comme tu veux ! »

Qui dort dîne, ou plutôt qui dort fait le dîner, ça, Rowan semblait l'avoir assez bien compris, et tant mieux. Déjà qu'il squattait bien salement chez le premier venu. Blague à part, cette proposition arracha un sourire à Nelson qui se dit que cette soirée risquait d'être malgré tout bien amusante. Ce sourire se dessina malgré tout sur un visage sur lequel on pouvait précédemment lire de l'incompréhension. Pourquoi Rowan avait-il sursauté à ce point lorsqu'il avait aperçu l'autre homme torse-nu ? N'était-il pas supposé être hétéro ? La vision d'un autre homme dévêtu aurait dû tout au plus l’indifférer, mais visiblement ce n'était pas le cas. Bizarre bizarre.

Un peu plus tard, l'invité est enfin sous la douche, et Nelson peut alors réfléchir calmement. Il est toujours bien plus efficace lorsqu'il s'agit de penser dans un environnement tranquille plutôt qu’au beau milieu de l’action, bien que souvient il n'ait pas vraiment le choix quant au milieu dans lequel il doit faire ses calculs. Prenant une profonde respiration, il attrapa le livre qu'on avait laissé sur la table basse et le rangea à sa place dans la bibliothèque.
Pourquoi faisait-il tout cela ? Nelson était toujours le premier à presque se vanter de ne pas faire dans le bénévolat. Il n’était pas du genre à aider son prochain simplement parce que cela le ferrait se sentir mieux dans ses baskets. Il ne faisait quelque chose si et seulement s’il avait autre chose à y gagner, parce que c’était comme cela que fonctionnait le monde, alors lui-même n’avait pas franchement envie de déroger à la règle, il y perdrait plus qu’autre chose.
Et le voilà qui se permettait de tout jeter par la fenêtre dès que quelqu’un venait lui demander un endroit où dormir simplement parce que le grand méchant couvre-feu menaçait au loin. En plus, ce Rowan n’avait rien à offrir à Nelson, rien du tout. Ce n’était pas faute d’avoir essayé, mais étant donné la réaction de l’invité la dernière fois, cela semblait assez compromis. Et malgré tout, Nelson continuait d’espérer, il ne pouvait s’empêcher de se dire qu’il avait peut-être une chance malgré le fait qu’absolument tout ce qui pouvait exister sur cette Terre lui hurlait que c’était foutu d’avance.
De toute façon, ce n’était pas comme si Nelson avait quelque chose à y perdre non plus. Seulement du temps, mais ça il en avait à revendre (d’où son métier d’expert-comptable, clairement).

L’eau coulait toujours dans la douche (d’ailleurs, elle avait intérêt à être rincée après utilisation !) tandis que Nelson allait s’habiller plus convenablement, dans sa garde-robe qui faisait office de petit couloir entre la chambre et la salle de bain (dont la porte entre les deux pièces était bien évidemment fermée, il ne s’agirait pas d’aller espionner son invité). En un clin d’œil, Nelson était habillé d’un de ses pyjamas en coton, au pantalon noir et au tee-shirt léger gris clair. Tous ses pyjamas étaient propres, d’habitude ils ne servaient pas. Mais parfois, une fois dans toute une vie certainement, on se retrouvait emporté dans des soirées pyjama improbables avec des inconnus rencontrés dans un jeu vidéo ultra réaliste et ultra violent. Entre trentenaires. Clairement, il était impossible de savoir ce qu’ils feraient ce soir-là. Soit ils auraient la meilleure discussion qu’ils aient jamais eu, autour d’un très bon verre de vin, soit ils finiraient chacun sur son portable sans se dire un mot, dans leurs pièces respectives.

Enfin, Rowan sorti de la douche, déjà en pyjama, et Nelson le voit amusé rentrer dans ses vêtements un tantinet plus grands que lui. Cela ajouté à ses mimiques un peu enfantines lui donnent désormais l’air d’un enfant barbu qui a chipé les vêtements de son père pour lui faire une blague. « Mais de rien, c’est normal répond Nelson aux remerciements avant d’enchaîner sur le sujet qui l’intéresse par-dessus tout. Oui oui vas-y ! Attend, je vais te faire faire un tour de la cuisine. »

Après un jogging, il y avait deux choses auxquelles Nelson n’échappait jamais, c’était la faim et la transpiration. Il était toujours affamé, ce qui semblait logique, et il transpirait toujours assez longtemps, même après avoir pris une douche. Ce n’était peut-être pas très classe, mais c’était la vérité. En général, il finissait par se balader tout nu chez lui (il n’était pas pudique pour un sou, voire même assez fier de son corps en fait) jusqu’à ce qu’il soit au sec, et ensuite il s’habillait. Mais là il avait un invité, il ne pouvait pas s’exhiber ainsi, rien que la vue de ses tétons avait mis l’autre mal-à-l’aise.
Ainsi, puisque Nelson était habillé d’un fin tee-shirt en coton, celui-ci lui collait à la peau plus que d’habitude.

Mais bon, de toute façon Rowan était hétérosexuel, il survivrait à la vue d’un haut dévoilant pas mal de ce qui se trouvait en dessous n’est-ce pas ?
C’était exactement ce que se disait Nelson tandis qu’il s’agitait autour de son invité pour lui montrer tout ce qu’il y avait dans sa cuisine. « Donc là t’as le four, le micro-onde. Les plaques, à induction, elles chauffent très vite, c’est pratique. Le frigo est là, les couverts, la vaisselle ici. il marqua une pause, pour écouter le cuisinier en chef pour la soirée. Oui oui vas-y, de toute façon j’ai rien à cacher dans ma cuisine. Après j’ai pas mal de plats tout prêts fit-il, ouvrant un placard qui en était entièrement rempli. Mais j’évite de les manger, c’est juste au cas où, par les temps qui courent ça peut toujours servir. Sinon, j’ai des produits frais dans le frigo. T’as une idée de ce que tu veux faire ? »

L’autre n’a même pas le temps de réfléchir et de répondre qu’il est déjà parti, toute son attention happée par le paysage nocturne qui s’offrait par la fenêtre. Les rues éclairées, complètement désertes, et les rangées d’immeubles lointains dont les lumières s’allument et s’éteignent tandis que leurs habitants font chacun leurs vies.
« Ouais, j’ai de la chance, mais elle m’a quand même coûté une fortune, cette vue. Je regrette pas du tout, par contre. » fait Nelson, rejoignant l’autre, séparé du vide par une simple vitre. Puis les deux hommes se regardaient, l’un d’eux avec des étoiles plein les yeux, émerveillé devant le spectacle que Nelson voit tous les jours, auquel il serait presque habitué désormais. Chaque soir, lorsqu’il rentre du travail, il ne passe pas une demi-heure à regarder par la fenêtre, c’était peut-être du gâchis pour tous ceux comme Rowan qui étaient capables de s’émerveiller d’un rien, donc d’une telle vue
Ils se regardent, et l’autre hésite à réessayer, comme il l’avait fait la dernière fois. S’il recommence, sachant pertinemment que sa cible ne pourra s’enfuir comme elle l’avait fait la dernière fois pour éviter qu’ils aient à supporter mutuellement la série de choix qui les avait mis dans cette situation, il risque de jeter un malaise durable qui planerait pendant tout le reste de la soirée. Alors il se retient, in extremis, jusqu’à ce que le sujet change bien abruptement.
« Oui la cuisine ! fit Nelson, prenant les devants pour s’asseoir ensuite sur l’un des tabourets, s’accoudant au comptoir qui délimitait la cuisine du reste de la grande pièce. Du coup t’as quelque chose en tête à me cuisiner pour ce soir ? » proposa-t-il, amusé.

Jusqu’à ce que le repas soit prêt, Nelson n’aurait plus qu’à regarder son invité se malmener, et il mangerait sans avoir eu à cuisiner. Si ce n’était pas un bon plan, ça, il ne savait pas ce que c’était. Finalement, il ne regrettait pas du tout de lui avoir proposé de venir.
« Bon, maintenant qu’on se connaît en vrai, j’imagine qu’on peut en savoir un peu plus l’un sur l’autre, non ? Tu fais quoi dans la vie, par exemple ? »

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MessageSujet: Re: the night keeps secrets } nelson   Mar 27 Sep - 15:55
the night keeps secrets
Faut s’avouer qu’il a peut-être merdé en refusant le baiser. C’est ce qu’il se dit lorsqu’il sort de la douche, ça lui matraque la tronche d’avoir loupé une jolie occasion. Mais c’est de sa faute, on ne saute pas sur des inconnus qui s’extasient devant une plante dévoreuse de bois et qui lui ont dit de but en blanc qu’ils estimaient les ESHU plus terribles que n’importe quelle autre team. Retrouvailles improbables, il aurait aimé l’éviter pour ne pas sentir ce malaise qui lui enserre la poitrine, parce qu’il ne sait pas comment se placer face à lui. Nelson n’a pas l’air d’être rancunier, c’est agréable. Mais maintenant, Rowan s’en veut de lui-même, pratique. Parfois il aimerait se frapper la tête contre un mur jusqu’à ce que les neurones acceptent de se connecter, et qu’il cesse enfin d’aller au plus profond de ses emmerdes.

Son compagnon s’assied au comptoir et, soudainement, un doux sourire s’installe sur les lèvres de l’irlandais. La soirée imprévue est agréable pour l’instant, sans l’omniprésente menace de Darwin’s Game, sans la possibilité de s’enfuir. Son téléphone est enfoui au fond de son sac, William appellera sûrement bientôt pour lui demander ce qu’il fout, qu’il doit se connecter pour lui rendre des comptes sur l’affaire Birdwhistle, mais à l’instant ça n’importe guère. Il n’a pas envie de jouer, ses doigts démangent de cuisiner, et au passage de toucher les cheveux de l’autre – qu’est-ce qu’ils ont l’air doux ! – mais il se retient et passe derrière le comptoir pour s’approprier la cuisine. Qu’est-c e qu’il fait dans la vie, hein ? Comme à 99% des gens, il lui a sûrement balancé qu’il était baby-sitter. Et le reste du temps ? Bon sang, quand il réfléchit sa vie n’est pas très reluisante, surtout comparée à la vie de quelqu’un qui habite dans un de ces grands appartements du North Side. Il réfléchit à sa réponse en parcourant la cuisine, à la recherche d’aliments. Quelque chose de rapide à cuisiner. Dans le réfrigérateur, il récupère quelques légumes, le saumon, et dépose le tout sur le comptoir. L’ambiance l’apaise, il n’a que rarement l’occasion de cuisiner pour quelqu’un qui n’est ni son boss, ni un ami, ni une ombre inconnue au détour d’un bar. Une bouteille de vin attire son regard et il la sort, la dépose à côté des préparatifs. « A température ambiante ça ne sera que meilleur ! » Il ne demande pas, fait comme chez lui, il lui offre l’accès à sa cuisine et il en profitera jusqu’à ce qu’il gueule. Puis il attrape un couteau, et commence sa découpe hasardeuse après avoir fichu une poêle huilée sur le feu. « Honnêtement, je ne sais pas vraiment quoi préparer,  poêlée de légumes avec du saumon ? Si jamais c’est pas terrible, j’te propose de t’amener un vrai plat si je repasse par ici. Avec du cheesecake. » Obsession idiote pour ce dessert, il ne cesse d’en proposer à tour de bras. Un jour sur deux il en dépose un au Rust’in Peace, dans le probable but inavoué de faire grossir ses amis et de les voir mourir du diabète.

Happé par la mélodie de la lame contre la planche et les gestes mécaniques, il se laisse aller à répondre.  « Je suis payé à élever un môme, donc c’est pas mal. Mensonge n°1, ça commence bien. Et je cuisine pour mon boss. En gros. Et le reste du temps, je le passe à squatter un bar ou à écrire, ou bouquiner. Vie tranquille. Esquisse d’un sourire avant de jeter les oignons dans la poêle, suivi des tomates. Il continue ses découpes et reprend le fil de la conversation. Mais en racontant sa vie, il se rend compte qu’elle est chiante à en pleurer. Alors il hausse un peu les épaules en découpant les courgettes, et sa voix est plus légère, moins enjouée. Enfin, je crois que nos journées se résument au jeu en ce moment. Je reprends ; la question c’était ce que je faisais de ma vie ? Je parcours les quais et j’apprends à conduire des petits bateaux, et à taper avec autre chose qu’une batte inutile et sans utiliser de flingue. Voilà, la vérité est là, elle dépasse ses pensées et le creux de sa gorge, sa réalité s’est modifiée pour se remplir de pixels d’habitude inutiles. Encouragé, il lui retourne la question pour ne pas s’emmurer dans ses réflexions idiotes. Et toi ? Pour avoir un tel appartement seul, tu dois bosser dans un bon truc, non ? » Les grands appartements n’ont jamais un rêve de Rowan, il est plutôt le genre à aimer les petits maisons au fin fond de la campagne où personne ne viendrait l’emmerder, et où il ne risquerait presque jamais de croiser un regard qu’il connaît. Quand on passe ses journées enfermé, c’est une peur qui se développe plutôt rapidement.  

Le saumon rejoint la cuisson, et le tout commence enfin à ressembler à quelque chose quand la musique du Tardis s’échappe de son sac et il soupire – voilà, il l’attendait. « Désolé, je reviens, sers le vin ! » Le téléphone collé à l’oreille, il s’éloigne dans la salle de bain, et l’angoisse lui enserre le cœur, il déteste ces appels sauvages qui le mettent en faute.  « Je me suis retrouvé coincé par le couvre feu, mais j’ai tout récupéré[…] Je me suis posé quelque part, t’inquiète pas. Sa voix devient plus sèche, le mensonge lui vrille les lèvres, mais il se retient, laisse patiemment la tempête s’écouler à quelques kilomètres de lui. J’rentre dès que le couvre-feu est levé Will, c’est bon, qu’est-ce que tu veux que je fasse ? Je ne peux pas me téléporter ! D’ordinaire, il ne l’envoie pas chier, et le silence au bout du fil ne laisse rien présager de bon. Pourtant il est au courant de ses échecs successifs, de la colère grandissante de son boss contre lui, mais il ne peut s’en empêcher. Oui, à demain.» Ses doigts tremblent quand il raccroche, et il reste quelques secondes appuyé contre le mur. En traversant la pièce, il balance son téléphone éteint dans le sac et reprend son sourire, commence à servir les assiettes. Pas la peine d’en faire toute une histoire.  

Assiettes déposées et verres remplis, il s’installe à côté de Nelson avec un grand sourire satisfait. Ce n’est pas un chef d’œuvre, mais il fait avec les moyens du bord et sans savoir quoi préparer, ce n’est pas si mal. Et ce sera probablement bon. D’un main, il lève le verre à l’encontre de l’autre, « Un grand merci pour me sauver la vie ! et descend une gorgée du liquide sanguin. Brûlure qui détend. Il est bon ! » Sa connaissance est limitée, il a passé trop d’années à boire pour l’effet que le goût n’importe peu, mais tant qu’il ne ressemble pas à du vinaigre, on peut considérer ça comme bon, non ? Toujours jouer sur les impressions. Première fourchette et il hésite à hurler de joie : le plat est bon. Tout va bien dans le meilleur des mondes, il a envoyé bouler William, il cuisine pour un inconnu, et s’il continuait sur la lancée des choses à tenter ? Par exemple : jeter ce qu’il a sur le cœur depuis qu’il est arrivé ? « Je suis désolé. Pour, hum Il bloque un peu, cessant pour une seconde de jouer avec sa nourriture, fixant le morceau de saumon a moitié écharpé. Pourquoi essaye-t-il de s’excuser pour quelque chose qui n’est absolument pas grave ? C’est plus fort que lui, une espèce de conscience stupide et inutile. Pour ce qu’il s’est passé en ville, c’était exagéré. J’ai un peu… paniqué. » De nouveau, le choc de la fourchette contre l’assiette rythme ses mots, et il se concentre là-dessus, il se permet même un sourire invisible aux yeux de l’autre. « Faut pas sauter sur quelqu’un qui avait peur de toi une heure plutôt, estime-toi heureux que je ne t’ai pas frappé sous la surprise.  » Pas sûr qu’il s’excuse d’une façon correcte là, mais il aura essayé, et lui adresse un grand sourire avant de prendre une nouvelle bouchée du plat.

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