Accueil  FAQ  Rechercher  Membres  Groupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  
S'inscrire au DARWIN'S GAME, c'est montrer de quoi nous sommes capables et prouver que nous sommes l'avenir. Une seule regle : survivre. A partir de maintenant, c'est chacun pour soi. Nous devons oublier qui sont nos freres, nos femmes, nos amis, parce qu'aujourd'hui ils sont nos ennemis. Tuer ou etre tue est notre seule motivation. Le jeu debute.



Le forum appartient à sa fondatrice Alaska. Le forum est optimisé pour Chrome. Toute copie partielle ou complète est interdite.
LE FORUM EST FERME POUR LE MOMENT. MERCI D'AVOIR ÉTÉ LA.


 apocalypse | fratrie O'Twomey
Répondre au sujetPoster un nouveau sujet
avatar
<b>bavardages</b> 1652 <b>présence</b> REDUIT
AVATAR : Sophie Turner
CREDITS : Lux Aeterna (av) Parker ♥ Mera ♥ (gif ig)
<b>NIVEAU</b> <b>VIES</b>
ALIGNEMENT : sa haine


MessageSujet: apocalypse | fratrie O'Twomey   Dim 11 Sep - 9:54
Apocalypse
Fratrie O'Twomey
120 BPM ▬ LINO + theme song

Il est minuit.
La raison a foutu le camp.
On est des anges qui s’égarent et s’égosillent dans le mirage du paradis des enfants démons. Toi, t’es l’essence solitaire qui se fait bouffer la raison. La môme inconditionnelle qui s’effraye et qui défie la société trop idiote. Le cerveau sur-développé de drogue en folie qui tonne et qui gronde face aux cohues façonnées influencées d’un monde de bouffonneries trop médiocres. La Terre ne tourne plus. L’océan ne se meut plus. Le monde a changé. Le monde a cédé. Le monde a cessé. Les peuples surpeuplés se révoltent dans une petite mort sur-pixelisée qui prend vie dix fois sur dix. Et puis, après ; à quoi bon survivre et s’esquinter la santé dans un monde qui s’éparpille de physionomies désenchantées ; d’idées confuses de raisons irraisonnées. À quoi bon crever dans un ultime jeu au trépas surjoué de sombres illusions désespérées. Pour une poignée d’adrénaline, un cycle stoïque d’hémoglobine ; un amour du mal inavoué ?
La race humaine est mauvaise, bousillée. Et t’en es le pire exemple. La mioche rejeton, le poids lourd, l’infirme de trop qui déchire une famille fortunée. Au bord du gouffre tu respires à peine, tes articulations hurlent amen. Mais tu luttes, t’en as besoin de cette nouvelle drogue erronée qui remplace l’autre poison de coke dorée, pour survivre, à bout de souffle, dans ce corps trop efflanqué de hargne et de haine. Tu dois vaincre tes pulsions animales tu dois vaincre le feu des enfers décharnés en ton corps dévasté.
Alors tu luttes ; tu pousses inconditionnellement tes limites à bout, ta force tu la déjoues. Tu luttes. Tu marches. Tu trinques sous un ciel étoilé.
La voûte aux milles reflets qui perpétue de ses lueurs imaginaires ; à t’en faire rêver les yeux ouverts. Au détour d’une haie verte de fausse nature, tu t’égares encore un peu plus. Tu sais plus où t’es, t’en peux plus. Toi et tes idées déjà toutes faites ; toi l’altière singulière à la force voilée et aux faiblesses qui égratignent de plaies saillantes les parois de ton cœur de verre ; ton âme endeuillée d’une sœur dépouillée par la tempête.
Mais la magie de Darwin te fais nouvelle. T’es inconnue à toi-même ; reine du bastion, la poitrine ne rechigne plus à un effort frêle. Tu peux courir des kilomètres sans t’épuiser ; sans ces béquilles harponnant tes paumes suintantes de fatigue qui insultent la haute estime que tu te fais de toi, toi et tes membres désarticulés. Alors, tu cours encore un peu plus. Tu cries d’une joie retrouvée sans aucune once de cancer pour déséquilibrer ce corps corrompu. C’est la deuxième fois que tu te retrouves ici, coincée entre ces murs de feuillages infinis. Dans ce labyrinthe de moquerie. Tu peux pas résister à l’envie de penser que plus tes pas endurants t’entraînent, plus tu t’éloignes de la sortie.

– Seigneur. le mot murmuré franchit les lèvres serrées qui contiennent un sourire. T’es conne ouais. Ah c’que t’es conne Bloom. Mais l’envie est toujours la même. L’euphorie toujours pareille. L’avidité de ce bonheur factice naissant d’un corps en bonne santé. Ouais, un corps qui tient la route à rude épreuve bercée de chemins abrupts incléments détestés. Tu t’en balances de savoir si tu vas sortir un jour, si tu vas te faire égorger par un taré qui comme toi rêve de faire couler le sang pour retrouver celui du corps des morts du passé qui ferait repartir le cœur. Mais t’as arrêté de courir, prise de torpeur. Le sol est sombre ; les ombres dansent. L’instinct est rance. La peur te calcine les veines mais elle te relance. Tu t’effondres jamais dans ce jeu. Tu t’effondres seulement dans l’autre monde ; le parallèle fait d’horreurs humaines autres que le meurtre prémédité. La sentence ultime pour quelques écus insensés.
Les doigts jouent avec le zippo. Ils s’amusent des lueurs de la flamme qui en sort et qui, il y a peu encore, allumaient le bout d’une clope de drogue trop forte. T’as failli rechuter. Mais ton frangin t’as métamorphosée.
Ton frère.
Ton siamois.
Ton âme sœur.
L’homme qui te garde intacte, qui te conserve quand tu te convertis en explosif de mauvaise foi. Quand tu aide l’acmé dans son projet fatal de s’éprendre de toi. Ghus. Tu te souviens de toi, tu te souviens de lui. Vous deux à New-York, au berceau de Time Square. T’avais voulu te faire la malle plus d’une fois, enfant indocile dans ses airs. Les bars infortunés des mafieux de la ville te tentaient ouais. Parce que le sommeil ne venait jamais vraiment au coucher du soleil orangé. Mais tu le voyais dormir à côté de toi. Tu le regardais dormir, paisible amour interdit qui convoite ton esprit de malfrat. Et puis la tête venait se lover au creux de son épaule, trop discrète pour le réveiller. Morphée ému de cette passion infatuée t’accordait alors son pardon pour la nuit, les yeux se fermaient. Le sommeil arrivait. Comme ça. Sous ta tempe tu sentais la chaleur de sa peau reposée. Ton frangin bordel. Ton frangin que t’aimes.
– Seigneur. le mot seriné sans orgueil. Un peu plus brutal le ton tranche ; les doigts effleurent quelques feuilles. Alors que tu progresses dans l’ombre une silhouette se dessine. Mais il fait noir, trop noir pour y voir clair, la main se referme alors sur la lame dans ton blouson couleur ébène, assassine. Le blouson que t’as volé à Ghus. J’espère qu’tu connais la sortie, l’ami, histoire que tu m’sois utile à quelque chose avant ta mort. la menace sort des haies obombrées qui frétillent sous un vent nouveau, un vent frais qui bouscule ta carcasse surprise. Comme si le souffle du ciel lui-même se préparait au duel, s’en gaussait d’avance, à sa guise. Tu t’avances, toujours trop prétentieuse, trop confiante, plus puissante que jamais. T’es prête à lui sauter au cou, fauve invincible invaincu inconsolé. Tu fais grincer tes dents.
La sauvageonne en ton noyau impitoyable va dégainer.


© Gasmask


Frat girls still tryna get even. Haters mad for whatever reason. Smoke in the air, binge drinkin'. They lose it when the DJ drops the needle.

Invité
Invité


MessageSujet: Re: apocalypse | fratrie O'Twomey   Ven 30 Sep - 20:41
 
❝ Apocalypse ❞
- Bloom & Fearghus -
Un soldat jeune, bouche ouverte, tête nue, Et la nuque baignant dans le frais cresson bleu, Dort ; il est étendu dans l'herbe, sous la nue, Pâle dans son lit vert où la lumière pleut. Les pieds dans les glaïeuls, il dort. Souriant comme
Sourirait un enfant malade, il fait un somme : Nature, berce-le chaudement : il a froid.


Les étoiles imprimaient leur insupportable éclat sur la toile vespérale, crachant leur lumière au-devant de tes pupilles délétères. Tu baissais la tête, garçonnet indigne empreint d’illégitime, être de chair trop frêle pour affronter ces bougies de ciel.
En effet, ce n’était pas d’astres que tu aspirais cette nuit mais d’obscurité. Les bonnes vieilles ténèbres qui t’avaient recueilli à chaque deuil, chaque perte peu indolore de ta personne incolore. Tu t'étais laissé, en secret, bercer par leur noire complaisance, entraîné par quelques velléités de retrouver ton insouciance. Mais tu comprenais à présent et dans toute l'horreur de cette révélation qu'on ne peut provoquer en soi de révolution lorsque le contexte ne s'y prête guère, lorsque l'on sèmes macchabée et regrets à l'instar la peste dans l'atmosphère.

Au chantier naval, trop d’agitation,  de sentiments, de projections – pas assez de silence. Tu ressentais comme un manque de sa divine absence. Les gens s'affaissent autour de leurs idéaux idéels, pressés de prendre le pouvoir dans tel territoire, de renverser tel leader hagard, de conquérir moult parcelles immatérielles de gloire. Un soupir t'arrache une douleur typique d'humain confronté à un concept jugé odieusement vain.

Alors tu t’évades, tu t’échappes de cette prison sans gardien, de cette étendue de pixels censée comporter les tiens en son sein mais qui ne t'offre ce soir figure que d'un repoussoir. Il te faut davantage de nuit, davantage d’oubli. Tu ignores la place de l’aiguille sur le cadran, ton impulsion, ton désir d’ailleurs est tout ce que tu entends.

Tu repenses à Avalon. C’est son souffle qui t’accompagne dans ta folle ruée vers l’inconnu, si seulement elle pouvait t'attendre au bout des nuées, cette figure infantile presque oubliée. Mais il te faut t'habituer à l'absence, à la décadence, puisqu'on ne te demande jamais ton avis  toi ; pas vrai ? Les gens s'en vont, trépassent, sans adieux ni explications. Un jour tes sœurs font tourner leur jupon à travers des rayons de soleil ravis, l'autre se noient ou finissent en agonie. Et toi t'es là, tu restes, considéré comme chanceux par les imbéciles heureux, à réparer des pots trop fêlés pour être reconstitué. Mais t'en peux plus d'être cette colle méprisée, cette soudure impossible de deux entités, ce membre décrié d'une famille de bourgeois avérés, plus entêtés à la préservation d'un statut social et d'une fortune colossale que de leur fils en plein dédale. Respiration rocailleuse, tes poumons exultent ta frustration dans une salve de salive - piteuse abjuration. T'es celui qui souffre le moins et le plus, t'es le rejeton dispensable, affable, droit dans ses bottes et abattu dans son cœur. Ou l'organe torturé qui habite sa demeure.

Le jour a définitivement disparu dans la cohue des nuages, tu t'enfonces encore davantage dans ton massif de feuillage, silencieux comme la mort à attendre une timide aurore. Forme informe recroquevillée à travers des branchages hérissés, tu t'emprisonnes dans cette cage, t'enferme dans des pensées sans âge.

Trentenaire erratique, un brin chimérique derrière son sérieux de façade, tu te demandes à quoi riment les choses, si tes peines finiront par engendrer un poème ou bien une névrose. Et puis merde, tu te lèves, assez, assez de rester prostré ! Pourquoi réfléchir, se ternir, se perdre en réflexions déjà conclues d'avance, commencer des histoires dont les fins ne feraient qu'augmenter ta pitance.  

Cours, cours Fearghus, laisse défiler ta prose, laisse le vent artificiel délier ton enveloppe charnelle, ta conscience désabusée de séquelles. Tu souffres, c'est ton droit, même du haut de tes jambes échalas.
Le jardin des Hespérides au bout de ton espérance, tu t'engouffres dans les couloirs les plus étroits, les fourrés les plus improbables, les sentiers qui serpentent sans foi ni loi en travers de tes yeux incarnats. Il n'y a plus de distance, plus de carence, plus de souffrance dans la course échue à un ange déchu, juste la vitesse et son corollaire d’allégresse. Juste Avalon et son sourire de diablesse.  

La vie n'a plus rien à voir dehors. C'est la folie, la cavalcade des esprits vers une insanité profonde, immonde. Pour un peu, tu préférerais presque le jeu à l'univers affreux. Chicago est bouleversée, Chicago a perdu pied - et que dire de la tête, mais que dire de la tête ? Le Darwin's Game a éventré les ballons de la fête.
A présent, plus d'autres musique dans les rues que celles des sirènes en mal de criminels: ton quotidien consistant par ailleurs à débrancher les nouveaux malfrats à coup de clé USB, avachis derrière leur écran, leurs portables devenu unique moyen de connexion avec les petites gens.
Nouveaux type d’interaction que celui du vingt-et-unième siècle: après les pigeons voyageurs et les mails, voilà qu'on communique désormais par querelles interposées, assassinats répétés par dizaine, culpabilité reléguée aux pixels. Qu'importe si c'est son voisin ou son frère qu'on égorge au détour d'une grotte immatérielle, pourvu qu'on préserve son équipe de - de quoi au juste ? Quelle est la rançon, la récompense de cette belligérance ? A quoi sert-il de s'entretuer dans des endroits rances ? Il n'y a rien à la clé, si ce n'est le déclin d'une civilisation déjà bien échevelée.
Et les hôpitaux, les hôpitaux débordés par cette fumée de folie, les attentats répétés dans les espaces publics: réglages de comptes individuels au nom de différends virtuels ... Que dire d'eux ? Que dire de cet impérissable souvenir de novembre où tu aurais pu prélever une vie pour en sauver une centaine, mais que ton index est demeuré paralysé sur ce visage de sinistre envoyé ?
Chicago cumule les décès sur son pavé aussi bien que sur son serveur de données. Esquisse de réalité triste à pleurer.  

Noir, noir, noir. Toujours plus noir. Vite, volons à l'obscurité ce qu'elle nous a pris pendant des années. Vites, parcourons les terres qui nous aurons à l'usure, qui boiront notre sève à la moindre blessure. Non, tu ne veux pas être le dormeur du val de Rimbaud précoce, l'enfant mort-né sur un champ de bataille immaculé. Pas de scène virginale, s'il-vous-plaît.

Un bruit, une présence. Putain, pourquoi faut-il toujours qu'autrui brille de tout sauf de son absence ? Tu t'es laissé happé par tes aménités une nuit entière et voilà que tu trouves quand même quelqu'un au fond de ton calvaire. Tu sais pas où tu es, ce que tu y fais, tu n'as de but, si ce n'est l'absolution de tes pêchés, la perdition de tes sens avinés. Mais voilà que le purgatoire est occupé, qu'on te ravit encore une fois un doux moment d'intimité.

Tu détends ta lance, prêt à rétablir le clair silence par une étincelle de violence, contradiction suprême de ton discours interne.

« J’espère qu’tu connais la sortie, l’ami, histoire que tu m’sois utile à quelque chose avant ta mort »

Figé par l'évidence, tu arrêtes ton arme dans sa course ; surpris un temps, déjà accoutumé la seconde suivante. On n'est plus à une ineptie prêt, à une incohérence calculée. Si ton existence ne doit être qu'ironie, tu lui offriras au moins ton verbe instruit.

« L'on hait avec excès lorsque l'on hait un frère », tu profères en tendant tes paumes, un rictus terrible à l'écueil de tes cils. « Ce sont les mots de Racine, je te souhaite de les assimiler avant de me perforer, je t'avoue que je me préfère entier »

T'en es au point ou tu as perdu fois en toute logique, au point ou l'on abdique devant ces suites d'évènements qui périclitent de manière apparemment fortuite. C'est avec un regard fou, flou que tu t'adresses à ta partenaire de chaire, l'autre moitié de ton pauvre cœur:

« Que me vaut cet honneur, ma sœur ? »

code by lizzou

avatar
<b>bavardages</b> 1652 <b>présence</b> REDUIT
AVATAR : Sophie Turner
CREDITS : Lux Aeterna (av) Parker ♥ Mera ♥ (gif ig)
<b>NIVEAU</b> <b>VIES</b>
ALIGNEMENT : sa haine


MessageSujet: Re: apocalypse | fratrie O'Twomey   Ven 28 Oct - 15:40
Apocalypse
Fratrie O'Twomey
120 BPM ▬ LINO + theme song

– L’on hait avec excès lorsque l’on hait un frère. cette voix. Cette foi. Le rire fou aguiche tes lèvres aliénées, mordues. L’image effroyable, celle qui se répète à cœur tordu. Comme un joint qui siphonne tous les mauvais rêves ; comme quand sa dense fumée s’égare dans le corps sans trêve. La vision d’une Bloom éteinte ; folle ; éreintée qui souffre trop d’une joie injoignable. Mais elle y croit, elle y croit encore à ces peluches esquintées à ces bibelots d’enfant effroyables. Elle ne se remarque même pas elle-même. Elle ne se voit plus dans la vie mondaine. Elle n’aspire même plus à ce que le sang reste sage dans ses veines. Elle ne voit plus non. Elle ne voit plus qu’elle n’est que l’ange démoniaque d’une existence paranoïaque. Quand elle pense, elle s’absorbe les tuyaux plantés dans la gorge. La sève incarnate qui s’épuise, qui se reforge. Cette mioche affranchie ; toi aux abois. Tu t’abats sur ton sort. Sur ton prix. Mais la voix miraculeuse ne s’éteint pas. Et tu pries. Ce sont les mots de Racine, je te souhaite de les assimiler avant de me perforer, je t’avoue que je me préfère entier.
En face.
Ton double.
Ton roi. Tu tuerais pour lui. Comme il tuerait pour toi. Vos cœurs unis, vos corps amoindris ; vos regards grivois. Vos espoirs désemplis. Main dans la main suspendus, les lèvres fendues devant le gouffre de votre trépas. Que me vaut cet honneur, ma sœur ? ce mot qui te scalpe, t’anesthésie, et te perfore à la fois dans une fièvre algide. Comme un poison qui libéralise les veines rigides.

– Non. un pas. Un pas qui s’égare qui se perd hagard. Un pas qui étouffe et ébruite le brouillard. Fearghus non. Ce nom tout entier prononcé à la volée d’un râle de sanglots décharnés ; au lieu du quotidien Ghus que tu lui livres comme ton âme s’évide de ses entrailles pour mieux les lui sacrifier. T’es intelligent. Trop intelligent. Le plus intelligent du monde. et les sanglots commencent à cristalliser sur le bout des pommettes frigorifiées. Tes pommettes d’enfant ; de princesse vulgaire aux fantaisies désenchantés. Et soudain tu te prends à gémir. Le cri étouffant qui veut trop sauvagement fuir d’entre tes lèvres martyres. Ne me dis pas que tu t’es laissé berner par ce stupide jeu ? Fearghus non... le timbre s’essouffle ; s’émiette au bord du gouffre. Puis la voix folle reprend de plus belle, les membres en souffrent ; le cœur vers l’infini abîme s’engouffre. Rentre ! RENTRE A LA MAISON ! Et ne reviens jamais ! Disparait ! Vas t’en ! Ne reviens plus ! les poings serrés battent ; ils battent contre sa poitrine. Ils saignent d’un sang invisible ; calleux de plaies rougies par l’effort. Tu hurles. Le cris déchirent tes entrailles. Et tu hurles. Jusqu’à n’en plus pouvoir de représailles. Et tu t’éboules à ses pieds ; l’entraînant dans ta chute d’estropiée.
Fearghus. L’homme. Le génie. Le sage. Le puissant. Le bon. Le survivant. Un prophète. Un prophète à tes yeux luisants d’un espoirs qui ne nuit qu’à tes démons ancêtres. Un sang pur et pourtant sali de l’intérieur. Une couleur incarnate illusoire, un pigment dévastateur. Un amour interdit ; mal vu ; mauvais pour la vie pour la race pour la suite pour le vide. Le crâne niqué, la larme crevée ; tout ça, ce malheur cette haine cette hardeur viennent se lover au creux de son cou humide. Un vent frais franchit ta crinière d’un feu qui a su dompter les pires ghettos. Il fait frémir le feuillage erroné de ces haies qui ne vous laisseront jamais revoir le soleil, là, tout là-haut. La tête entre les mains ; les doigts sentent à peine le pouls dans son cou. Les veines qui battent au rythme de tambours effrénés. Les peines qui ne savent plus se panser. Quoi faire ? Quoi dire ? Quoi penser ? Sinon crever dans ce trou à rats ; sans air frais ; sans blé ; sans fierté.
Plus rien.
Une vérité.
Un mensonge trop amer. Trop acerbe. Trop lourd pour un cœur qui subit les parois pleines de cicatrices. Trop franc pour une gamine en gravité maladive. Le menton s’affaisse ; et puis tu penses au futur. Le crâne cogite des fatales aventures. Celles de ce monde de pixels qui tient Fearghus dans ses grappins. Et puis tu te souviens de ton propre tatouage, là juste sous le sein droit qui indique un chiffre 8 malsain. Et lui ? Son chiffre ? Quel est son bordel de chiffre ? Ce putain de chiffre ? Cet enfant de pute de chiffre ? Celui qui te l’enlèvera pour toujours, pour l’éternel, à jamais au nirvana. Arraché à sa siamoise par une pitoyable crise cardiaque ; à terre le corps inerte gelé, juste à ses côtés dans son écran d’ordinateur le diable en Prada.
Bloom. Bloomie. Coupe-toi les veines sur le champ, ça r’viendra au même. Jette-toi d’un foutu toit, bordel, comme tu te l’étais tant espérée une fois qu’ton frangin te ramènerait d’ce voyage à New York et ses étoiles. Putain ouais, tu voulais t’balancer ; jouer les colombes du pays des merveilles ; bordel simplement mettre les voiles. Et ne reviens plus jamais. que tu serines ; ce que t’avais craché à la gueule de Ghus là ; pour une destinée inatteignable. Vous deux blottis l’un contre l’autre ; simplement deux esprits de plus condamnés dans ce labyrinthe sans faille. Tu remarques alors que la lame effleure ton poignet. Le fer joue de tes sens ; se joue de ta vie efflanquée. Elle lutte pour maintenir les palpitations qui te font demeurer. Et pourtant elle aimerait tant s’en saisir comme d’un trésor naufragé. Le tranchant épouse la sueur sur ta peau de carrare. Et puis une perle cramoisie s’évade de ce fin poignet malade. Mais tu te stoppes à temps ; et les cartilages transis esquivent cet attentat dément. Et le poignard résonne trois fois en tombant sur le sol rude d’une terre battue. Une fois il rebondit et tes yeux flous par les larmes le regardent têtus. Et puis deux. Puis trois. Enfin, il repose en paix. En paix. les sanglots exagèrent et se fondent dans les prunelles imprenables de Ghus. En paix. Reposer en paix.


© Gasmask


Frat girls still tryna get even. Haters mad for whatever reason. Smoke in the air, binge drinkin'. They lose it when the DJ drops the needle.

Contenu sponsorisé


MessageSujet: Re: apocalypse | fratrie O'Twomey   
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut  Page 1 sur 1


Sauter vers:  





liens utiles
AU RP ET AU FORUM