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 (Amelia) | Don't look back, you're not going that way
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MessageSujet: (Amelia) | Don't look back, you're not going that way   Mar 13 Sep - 14:11

Bjorn & Amelia
Acte II ; Don't look back


Il était question de la voir, il était question de m’y rendre et de lui parler, de voir ce qu’elle a à me dire et aussi, ce qu’elle peut bien attendre de moi. Parce que je ne suis pas stupide, et je vois bien qu’elle attend quelque chose. Je ne suis pas à l’aise avec tout ça et en même temps, je n’ai pas particulièrement envie d’y réfléchir plus que nécessaire. Cela n’aurait pas d’intérêt, je crois. Je n’ai pas envie de me prendre la tête avec des broutilles. Mais… Je ne peux pas y aller. Une grimace se glisse sur mes traits, alors que j’attaque un bandage à ma taille. Une côte cassée, visiblement. Deux peut-être. Je ne suis pas médecin. J’ai mal quand je pose le pied au sol, peut-être que c’est abîmé. C’est peut-être un peu gonflé, rien de vraiment grave. Je n’ai pas particulièrement envie d’y réfléchir non plus. Alors je n’y vais pas. Ma gueule est déformée, mes pas sont lents et maladroits. Je n’ai pas envie. Et je n’ai pas la force, non plus. Alors j’imagine déjà sa colère, sa haine à mon égard, l’idée qu’elle ne peut pas me faire confiance et une grimace se dessine sur mes traits. Parce qu’elle n’a pas pu me faire confiance par le passé, déjà, et qu’elle réalise sans doute que ça ne changera pas. Je n’ai pas envie de me prendre la tête avec tout ça, c’est déjà suffisamment agaçant, d’ailleurs.

Je me suis étalé dans mon lit, je n’ai pas envie d’aller dans le jeu. Mon corps est trop affaibli et je n’ai pas l’envie. Ça n’arrive jamais, c’est le temps de quelques heures, je le sais. Demain, je voudrais déjà y retourner. Mais pour l’heure, un peu de repos et puis… Si je viens à crever à cause de la blessure à l’arcade qui n’arrête pas de pisser le sang, ce ne sera pas bien grave. Mon appartement ne m’a jamais paru aussi vide, je suis mal à l’aise, totalement perdu, à côté de la plaque, également. Je fais de mon mieux pour que ça ne se passe pas trop mal mais je ne suis pas doué pour tout ça. Et c’est agaçant à souhait. Il faut à tout prix que je me reprenne, que j’essaie de le faire, du moins. Mais je ne suis pas doué pour des trucs du genre. Je fais ce que je peux… Et là pour le coup, je tourne pas mal en rond.

Bordel.

Quand quelqu’un se met à frapper à ma porte, je grimace lourdement. Je me demande si je peux faire le mort, si je peux prétendre que je ne suis pas là. Vu les coups sur la porte, j’ai un sérieux doute, j’ai même carrément l’impression que je n’ai pas mon mot à dire et c’est sérieusement en train de me bouffer. Je ne veux pas ouvrir la porte, je ne veux pas non plus entendre qui est derrière la porte. J’en ai assez. Clairement assez. Et je ne supporte pas qu’on puisse venir m’ennuyer à une heure aussi avancée de la soirée. Personne ne vient jamais chez moi. Vraiment. Je sors difficilement du lit. Je ne parviens même pas à déterminer s’il y a une zone qui ne me fait pas mal. Si c’est quelqu’un qui se pointe pour continuer sur la voie de la baston, je ne le supporterais pas. Crever là, comme une merde, alors que Amelia me déteste – du fait que je n’y sois pas allé – je ne le supporterais pas non plus. Bordel.

Quand j’ouvre la porte, pourtant, c’est son visage à elle que je vois. L’incompréhension se lit sur mes traits, de la savoir ici, alors que je devine la colère sur ses traits. Je m’appuie sur la porte pour rester debout. J’ai l’air d’une belle merde. Et j’attends qu’elle parle, parce que je ne vois pas quoi dire.  
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MessageSujet: Re: (Amelia) | Don't look back, you're not going that way   Ven 16 Sep - 21:53
don't look back, you're not going that way
Bien sûr, Bjorn n'était pas venu. Comment Amelia avait-elle pu être assez conne pour croire qu'il se déplacerait jusqu'au pub où elle lui avait donné rendez-vous, lorsqu'ils s'étaient quittés dans le DARWIN'S GAME ? Il ne se souvenait même sûrement pas de cet endroit qu'ils avaient cotoyé tous les deux quand ils étaient encore ensemble, alors qu'Amelia possédait un nombre infini de souvenirs merveilleux en ces lieux. Elle s'était bercée de belles illusions et la déception lui arracha quelques larmes malvenues qu'elle essuya du revers de la main d'un geste de rage. C'était bien parce qu'il s'agissait de lui qu'elle se mettait dans un tel état ; elle aurait du le connaître pourtant. Savoir qu'elle ne pouvait pas compter sur lui. Sûrement avait-elle voulu lui accorder une seconde chance qu'il ne mérite pas, à moins qu'il n'en n'ait de toute façon pas voulu. Appuyée contre le mur extérieur du pub, là où la pluie torrencielle ne pouvait pas l'atteindre grâce à l'avancée du toit au dessus de sa tête, elle réfléchit à toute allure à ce qu'elle devait faire maintenant, bercée par le son des guitares et de la voix rocailleuse qui provenaient de l'intérieur du bar. Elle porta sa cigarette à ses lèvres en observant un couple s'engueuler plus loin. Jusqu'à ce que la mort nous sépare avaient-ils du se jurer, comme Bjorn et Amelia l'avaient fait des années plus tôt. Ils apprendraient rapidement qu'on ne pouvait compter sur personne d'autre que soi-même. Finalement, la colère l'emporta sur la raison, et Amelia décida de jouer la dernière carte qu'elle avait en main : aller directement chez lui. Grâce à Sam, la brune savait désormais parfaitement où vivait son ex. […] Trempée des pieds à la tête, encore pliée en deux par la marche prodigieusement longue qu'elle venait d'accomplir sous la pluie, elle frappa quelques coups secs à la porte. Le jeune homme avait plutôt tout intérêt à être là, et ne pas être connecté au DARWIN'S GAME. Il ne manquerait plus qu'il la fasse attendre à la porte ! Puisqu'elle n'obtenait aucune réponse, Amelia frappa encore, avec plus de détermination cette fois. De toute façon elle ne rentrerait pas sans l'avoir vu. Pourquoi tenait-elle à le faire, d'ailleurs ? Tout cela ne concernait-il vraiment qu'e la sécurité d'Olivia, où la demoiselle elle-même désirait-elle passer du temps en sa compagnie ? Impossible. C'était inenvisageable. Lorsque la porte s'ouvrit, Amelia sursauta. Parce qu'elle s'était perdue dans ses pensées et ne prêtait plus attention à la porte, et parce qu'elle ne s'attendait pas à voir Bjorn dans un tel état. Elle fronça les sourcils en observant le filet de sang qui coulait de son arcade, avant de hausser un sourcil d'incompréhension, incompréhension que l'homme semblait partager. Sa colère s'amenuisa un peu, mais la déception était intacte. Elle croisa les bras sur sa poitrine pour cacher le fait qu'elle était frigorifiée.  « Je t'ai attendu. » lança-t-elle en plongeant son regard dans le sien.  « Pendant un instant, j'ai vraiment pensé que tu viendrais. » Son ton n'avait rien d’agressif ou de froid ; Amelia voulait juste comprendre. Pourquoi s'était-il défilé ? Pourquoi avait-il refusé son invitation ? Et surtout, que lui était-il arrivé ?  « Laisse-moi au moins soigner ça, ça pisse le sang. Si tu ne veux pas me voir, je m'en irai après. Mais là, t'as l'air d'être sur le point de crever. » Et j'veux pas que tu crèves. J'ai besoin de toi en vie. J'ai envie de toi en vie. La brune n'en démordit pas, refusant catégoriquement de détourner le regard. Et Bjorn avait cette foutue manie de ne pas détourner les yeux non plus, soutenant constamment son regard, même les jours où il la savait le plus en colère. Il n'avait peur de rien alors, ni de ses coups, ni de ses caprices. La jeune Amelia passionnait espérait retrouver un peu de cette complicité dans le regard de Bjorn aujourd'hui.  « J'sais pas ce que tu as foutu, mais ça avait l'air intense. » plaisanta-t-elle du bout des lèvres, l'air de celle qui ne voulait pas le blesser davantage, mais amusée par la situation malgré tout. (Allait-il daigner la laisser entrer, ce mal élevé ?) Si ce n'était pas lui qui mourrait, Amelia y passerait sûrement, emportée par la pneumonie. Elle frissonna et frictionna ses bras de ses mains.



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MessageSujet: Re: (Amelia) | Don't look back, you're not going that way   Mer 28 Sep - 10:48

Bjorn & Amelia
Acte II ; Don't look back


Je me demande comment les choses se seraient passées, si j’étais allé la retrouver. Non que ce n’était pas mon intention. Je ne suis juste pas en état pour le faire. J’ai tout essayé, ne serait-ce que pour atteindre ma porte mais ce n’est pas facile, c’est même une très grosse prise de tête, quand j’y songe réellement. J’ai toujours peur de ce qu’on va penser de moi, de ce qu’on va me dire ou de comment on va le prendre. Je ne suis pas à l’aise avec les gens, je fais bien des erreurs, aussi. Si ce n’était pas le cas, je n’aurais probablement pas autant de dettes. Mais voilà où j’en suis. Et voilà pourquoi on m’a autant défoncé, aujourd’hui. Voilà pourquoi j’ai fait le mort et pourquoi je ne suis pas allé la retrouver. Je n’ai pas peur d’Amelia, j’ai peur des choses qui pourraient se produire, j’ai peur de ce qu’elle me dira. J’ai peur des responsabilités qu’elle pourrait bien vouloir m’imposer. Avec ça aussi, j’ai un lourd problème, faut dire. J’ai du mal à m’en sortir, moi tout seul. Pourquoi est-ce qu’on devrait m’imposer plus ? J’ai l’impression que c’est ce qu’elle sous-entendait, la dernière fois, quand elle me demandait ce qu’on allait faire. J’ai fui la question en la lui renvoyant. Ce n’était pas très adulte de ma part, mais faut dire que je ne suis pas vraiment un adulte à proprement parlé. Je n’ai, du moins, pas envie d’en devenir un. Alors je suis resté chez moi, par peur de ce qu’elle allait me dire et surtout parce que je n’étais pas capable de me déplacer. De toute manière, si j’avais été en état, j’y serais certainement allé. Et j’aurais affronté les choses. Mais je ne l’ai pas fait parce que j’en étais incapable. Parce que j’étais dans l’incapacité totale de faire quoi que ce soit. Là pour le coup, ce n’est absolument pas ma faute. J’aurais voulu m’y rendre, mais je ne le pouvais tout simplement pas. Et finalement, il est vrai qu’on ne fait pas toujours ce qu’on veut. Maintenant, tout ce qui me reste à faire, c’est de faire le mort, prétendre que je ne suis plus là. Ils ne savent pas où j’habite, c’est déjà ça. Et à côté de ça, au moins, j’ai la possibilité de faire absolument tout ce que je voudrais faire. Mais c’est un pas après l’autre, je ne peux pas tout précipiter parce que ça ne fonctionne pas comme ça. Faire le mort, et prétendre qu’il n’y a plus personne, je devrais juste éviter les coins qui me portent la poisse. J’essaie de croire que ça ne sera pas trop compliqué mais ça ne fonctionne pas toujours comme ça.

La preuve, alors que quelques coups sont frappés à la porte, que derrière elle, mon regard se pose sur Amelia. C’est sur l’encadrement de la porte que je m’appuie. Putain, je tiens à peine debout. Alors forcément, j’ai pas particulièrement envie de l’entendre râler. Je l’imagine déjà, en train de me faire des remarques, remarquant à peine mon état. Je ne sais pas, j’ai l’impression que c’est ce qui m’attend. Et je comprendrais, j’aurais au moins dû la prévenir. Le souci, c’est que je n’en étais absolument pas capable. Difficile de prévenir quelqu’un quand on ne sait pas comment joindre la personne. « Je t'ai attendu. ». Je baisse le regard, un peu honteux, ne sachant pas vraiment ce qu’il est bon de dire, et à quel moment c’est bon de le dire. Certaines choses sont compliquées, aussi. Avec elle, tout me paraît l’être, en fin de compte. Je ne sais pas, j’ai du mal. Et puis, je suis le paternel de son gosse, ça ne facilite pas non plus la vie. Du moins, pas beaucoup. Je n’ai pas envie de faire la bourde du siècle. Et pourtant, avec elle, j’ai l’impression de tout foutre en l’air. Faut dire que c’est ce que j’ai fait, y a quelques années, et j’ai l’impression que ça ne va pas s’arranger aussi facilement. Je n’en ai, pour tout dire, pas vraiment envie, non plus. « Pendant un instant, j'ai vraiment pensé que tu viendrais. ». Et je pensais à venir. Mais parfois, on ne fait pas ce qu’on veut. Genre là, on m’a carrément pété la gueule. J’imagine que c’est une circonstance atténuante, non ? « J’avais l’intention de venir ». Je n’étais pas encore en route, mais j’étais en train de glander, un peu au loin, juste comme ça, juste pour le plaisir, et je suppose que ça a déjà son importance. On m’a juste stoppé dans mon élan. Et j’imagine qu’elle le comprend parce qu’elle n’a pas l’air vraiment énervé. Je me demande, cependant, comment elle a fait pour trouver mon adresse. J’avais vraiment l’intention de venir, c’est tout ce qu’elle doit savoir. Et si je n’en ai pas eu l’occasion, c’est uniquement à cause de tout ça. Je sais que la situation aurait peut-être été un gros bordel, qu’on ne se serait pas forcément très bien entendu, par exemple, comment savoir. Mais parfois, c’est mieux de ne pas savoir, justement.

« Laisse-moi au moins soigner ça, ça pisse le sang. Si tu ne veux pas me voir, je m'en irai après. Mais là, t'as l'air d'être sur le point de crever. ». Je l’observe un instant, cherchant à comprendre de quoi il est question. Pourquoi est-ce qu’elle veut me soigner, surtout. Alors on est là, à se regarder dans les yeux, à chercher, je ne sais pas quoi, dans le regard de l’autre. « T’es pas obligé hein… Mais j’ai pas dit que je voulais pas te voir ». Je ne l’ai même pas sous entendu, lorsqu’on s’est croisé dans le jeu. Je sais que je n’ai pas non plus crié de joie, quand elle est apparu, quand elle m’a dit qu’elle avait mis au monde un bébé, que notre fille surveillait son corps. C’est avec ça que je ne sais pas vraiment où donner de la tête. Mais c’est tout. Et pour le moment, bien que j’imagine que ça ne saurait trop tardé, elle ne m’a pas encore demandé de l’aider. Elle serait déçue, si elle le faisait, cependant. Parce que je ne suis absolument pas dans une situation me permettant de l’aider. J’ai pas d’argent et le peu que je récolte va dans mon loyer ou dans la poche d’un gars à qui j’en dois. « J'sais pas ce que tu as foutu, mais ça avait l'air intense. ». Un sourire en coin se dessine sur mes lèvres, je l’observe un peu plus. Je ne sais pas, elle n’a pas l’air bien. Je ne saurais juste pas comment le décrire vraiment. Malade peut-être ? Comment vraiment savoir. « Je dois un peu d’argent à des types ». Je ne sais même pas pourquoi je lui balance ça, alors que difficilement, je m’écarte de la porte pour l’inviter à entrer. Je tiens franchement à peine debout. C’est vraiment le bordel. Et le simple fait de l’imaginer en train de me soigner… Je ne sais pas vraiment comment ça pourrait se passer. « Tu veux boire un truc ? ». J’essaie, au passage, d’être un bon hôte, tant qu’à faire.
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MessageSujet: Re: (Amelia) | Don't look back, you're not going that way   Lun 3 Oct - 23:01
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Un sentiment de soulagement l'envahit quand Bjorn lui autorisa l'accès à son appartemment sans grande réticence. Elle esquissa un faible sourire et passa à côté de lui pour entrer à l'intérieur. Elle lui jeta un coup d'oeil quand il évoqua cet argent qu'il devait à un type, et elle cacha de justesse la déception évidente qu'elle ressentit à ce moment-là. L'espace d'une seconde, Amelia se demanda même si elle ne ferait pas mieux de faire demi-tour pour rentrer chez elle. Chez elle ? Ou ça, chez elle ? Dans le squatt de junkie qu'elle occupait illégalement avec Olivia ? Ha ha. Voici la raison pour laquelle elle était là ce soir : un petit appartement et peu de fric était mieux qu'un squatt et pas d'argent du tout. Elle esquissa une moue désolée à cette annonce.  « Je veux bien une bière, si tu as. Sinon un verre d'eau fera l'affaire. » répondit-elle simplement en inspectant les lieux de son regard sombre. Amelia retrouvait bien Bjorn dans le « bordel organisé » des lieux, dans la décoration, la pénombre. Elle avait l'impression de pouvoir entendre encore les notes de sa guitare flotter dans l'air jusqu'aux heures les plus tardives de la nuit, alors qu'elle comatait sur le canapé en attendant qu'il daigne aller se coucher. Et puis des fois, il n'allait pas se coucher du tout, et la musique la berçait jusqu'à ce qu'elle ne soit plus en mesure de lutter contre le sommeil qui l'emportait avec une douceur réconfortante. Amelia se rendit compte qu'elle fixait Bjorn sans retenue en se remémorant se souvenir et rougit légèrement en détournant la tête.  « Je me permets d'aller chercher de quoi te soigner à la salle de bain, ok ? » lança-t-elle pour détourner l'attention, et n'attendit pas la réponse pour s'y rendre, le cœur battant bien trop vite à son goût. Elle chercha la salle de bain parmi les quelques pièces que comportaient l'appartement et finit par tomber dessus au fond du couloir. La brune jeta un coup d'oeil à son reflet déplorable dans le miroir : son maquillage coulait sous ses yeux, ses cheveux humides étaient emmêlés, elle se sentait frigorifiée et moche. Comme d'habitude, de toute façon. Elle se sentait laide et sale depuis le jour où elle avait atteri dans la rue huit ans plus tôt. Au lieu de déprimer face à l'image pathétique qu'elle renvoyait, elle préféra chercher de quoi désinfecter la blessure et la panser dans les placards. Elle aurait sans doute pu recoudre aussi, mais elle n'était pas certaine que ce soit nécessaire, et encore moins qu'il la laisse faire. Amelia retourna à la cuisine.  « Merci. » le remercia-t-elle pour la boisson, avant d'écarter une chaise de la table qu'elle lui présenta.  « Assied-toi, on soigner ça. » ordonna-t-elle d'un ton doux et maternel, qui ne lui laissait présentement aucun choix. Amelia attendit que Bjorn obtempère pour dévisser le bouchon du désinfectant dont elle imbiba un morceau de coton.  « Ca va piquer un peu. » prévint-elle en se penchant vers lui pour appuyer le coton sur la plaie brièvement. Elle répéta l'opération avec minutie et tendresse.  « Pourquoi est-ce que tu dois de l'argent à ce type ? » Ca ne la regardait pas franchement, mais voir Bjorn ainsi ne lui déplaisait fortement pour une raison qu'elle ignorait. La jeune femme se mordilla la lèvre en prenant un deuxième morceau de coton pour nettoyer le sang autour de la blessure. Finalement, il n'y aurait pas besoin de suture. C'était plus impressionnant que grave, sans doute parce qu'il avait lésiné sur les soins qu'il aurait du apporter à son arcade plus rapidement.  « Tu risques de garder une cicatrice. » annonça-t-elle en collant le pansement en évitant de lui faire mal. Vivre seule et ne pas avoir les moyens de payer un médecin permettait d'apprendre deux-trois trucs en matière de médecine basique. Et puis, Liv s'était coupée de la même manière – quoi que plus gravement – quelques jours plus tôt, et Amelia s'inquiétait énormément de l'état de la blessure.  « Voilà, c'est fini. » souffla-t-elle en se laissant tomber sur la chaise d'à côté, ravie de pouvoir éloigner son visage du sien, de ne plus sentir son souffle irrégulier sur ses mains qui s'affairaient à son arcade.  « Si jamais … Enfin si tu as besoin d'aide avec lui, je suis en mesure de t'aider. » Elle pouvait aussi bien le dénoncer à Roman – le flic pour lequel elle travaillait, ou même le détruire à sa manière : l'arnaquer, le faire perdre tout ce qu'il possédait, le réduire à néant.



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MessageSujet: Re: (Amelia) | Don't look back, you're not going that way   Mar 11 Oct - 11:14

Bjorn & Amelia
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L’accueillir chez moi, c’est lui ouvrir une porte vers un monde que je ne montre à presque. Mon appartement est vide, désertique, un espace dans lequel on ne s’aventure pas ou peu, dans lequel les gens n’osent pas mettre le pied. C’est un peu agaçant, c’est vrai. De voir à quel point ma vie est minable, considérant tout le blé que mes parents ont et la galère dans laquelle ils me laissent. J’ai déjà songé à les attaquer, ou à les cambrioler. En tout cas, à aller chez eux pour qu’ils me permettent d’arranger ma vie. Mais les choses ne sont pas aussi simples, et ne peuvent pas l’être, non plus. C’est là toute la complication de cette histoire, là que tout prend une tournure déplaisante. Parce que je ne me vois pas faire ça à mes parents comme je n’aurais pas cru qu’ils seraient capables de faire ça. Mes effets personnels sont presque de zéro, je n’ai même pas de lit, tout juste un matelas posé dans un coin. Ma guitare trône à côté de celui-ci alors qu’elle est seulement posée sur le sol. C’est le bordel, dans le sens où il a quelques papiers qui traînent, la poussière n’a pas été faite depuis un moment, aussi. C’est difficile d’amener une fille qu’on a amené dans un endroit aussi miteux. Faudrait que je me trouve un second job. Ou que le Darwins Game rapporte de l’argent. Elle n’a pas l’air en meilleure forme que moi. Elle me paraît malade, faible. Qu’elle veuille me soigner, c’est une chose, mais j’ai du mal à me dire qu’elle repartira après. Dans son état, il serait presque plus judicieux de la protéger en la gardant chez moi. Mais je ne sais pas d’où elle vient, je ne sais pas si un homme ne l’attend pas quelque part et je sais qu’il y a notre fille, quelque part dehors. Je me demande aussi qui peut bien la protéger, elle aussi. « Je veux bien une bière, si tu as. Sinon un verre d'eau fera l'affaire. ». Je ne sais même pas si j’en ai. Depuis combien de temps n’avons-nous pas partagé un tel moment, ensemble, dans une pièce où il n’y aurait que nous ? Nous sommes là, tous les deux, à nous fixer étrangement. Je repense au passé. A combien la fréquenter m’avait fait du bien. Aux étranges choix que j’ai pu faire après. Trop de choses depuis. « Je me permets d'aller chercher de quoi te soigner à la salle de bain, ok ? ». J’accepte de la tête. Alors qu’elle s’y rend. De mon côté, je m’avance vers le frigo. Heureusement que cet appartement avait au moins un espace cuisine, quand je l’ai pris. L’ouvrant, mon regard se pose sur un plat moisi, sur l’étagère du haut. Et la bière qui traîne sur la porte. Il faudrait que je fasse un peu de courses. J’irais demain, je regarderais combien il me reste. « J’en ai une, c’est bon », lui dis-je alors. Oui, juste une seule, mais j’imagine que c’est déjà bien, que c’est déjà ça. Pas la peine de refaire le monde où de prétendre que c’est nécessaire, d’une quelconque façon. Disons que ça n’aurait pas de sens. Je ne me vois pas non plus lui dire que je n’en ai qu’une alors il faut qu’on la partage. De toute manière, je n’ai pas soif. Elle revient, avec quelques bricoles. Je suis étonné de voir que j’ai ce qu’il faut. « Merci. », alors que je lui donne la bière. « Assied-toi, on soigner ça. ». J’écoute, obéissante. Parce que c’est sans doute ce qu’il y a de mieux à faire, oui. Elle veut me soigner alors il serait assez stupide de ma part de ne pas faire les choses comme il faut. De toute manière, au vu de son ton, je n’ai pas vraiment le choix, non plus. « Ca va piquer un peu. ». En effet, c’est le cas. Grimaçant, je serre pourtant les dents, pour que les choses s’arrangent. Ce n’est pas simple, mais il faut savoir faire ce qu’il faut. Et puis bon, elle n’est pas en train de me torturer. Bien que la douleur soit la même.

« Pourquoi est-ce que tu dois de l'argent à ce type ? ». Je grimace un instant, je ne pensais pas que ce serait le moment des confidences et pourtant, alors qu’elle me soigne, sa question me paraît presque légitime. Pour autant, il n’est pas toujours facile de parler des choses qui ne vont pas avec les gens. J’aime paraître normal, paraître comme conscient de tout ce qu’il fait, responsable et tout ça. Mais c’est une chose qui ne passe pas avec elle, pas aujourd’hui alors qu’elle ne peut que vois que ce n’est pas le cas. C’est compliqué, si on peut le dire ainsi. « Je dois de l’argent à deux types. La musique ça paie quasi rien. Ils m’ont payé cet appartement ». Et je devais les rembourser plus vite mais… Le bar me paie moins qu’au début et je galère. Je ne peux pas tout donner à ces mecs sinon, quand est-ce que je bouffe ? Mais bien sûr, ça, j’évite de le dire, la situation est déjà bien assez compliquée comme ça. « Tu risques de garder une cicatrice. ». Bien peu de chose, donc. Un vulgaire détail sur lequel il n’y a pas grand-chose à dire, je suppose. « Ca va me rendre badass ». Genre. « Voilà, c'est fini. ». Et voilà, elle peut rentrer chez elle. Je me demande si c’est pas ce qu’elle se dit, justement, si elle ne se dit pas que maintenant, elle peut rentrer chez elle. Je ne veux pas lui imposer ma présence et en même temps, je me demande pour quelle raison elle pourrait bien vouloir rester. Je ne suis pas une compagnie rêvé, faut dire. « Si jamais … Enfin si tu as besoin d'aide avec lui, je suis en mesure de t'aider. ». Perplexe, je ne comprends pas où elle veut en venir. Elle me propose son aide ? Pour autant, à la base de tout ça, je n’ai pas emprunter d’argent de façon illégale. J’ai fait les choses comme je les pensais juste. J’avais besoin d’argent et un homme s’est proposé. Il m’a dit qu’il m’aiderait, que je pourrais le rembourser comme je pouvais. J’ai été un bon pigeon, c’est vrai. Mais j’ai du mal à percevoir comment on pourrait m’aider avec ça. « Comment ? ». La question m’échappe, malgré tout.
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MessageSujet: Re: (Amelia) | Don't look back, you're not going that way   Dim 16 Oct - 23:04
don't look back, you're not going that way
bjorn & amelia

La seule chose qu'Amelia retint fut que Bjorn n'avait pas de fric et une situation presque aussi instable que la sienne. C'était bien sa foutue chance. Là encore, elle tenta de ne rien montrer de sa déception en se contentant d'acquiescer d'un air compréhensif. Mais alors, que devait-elle faire maintenant ? Était-ce plus sûr pour Olivia que de côtoyer son père, alors qu'il pouvait se faire tabasser comme un malpropre n'importe quand, comme cela venait d'arriver ? C'était un environnement sain et secure qu'elle pouvait pour elle, pas un autre trou à rat ni un deuxième parent bancal. Il lui fallait réfléchir. Amelia porta sa bière à ses lèvres et esquissa un sourire amusé et mystérieux.  « Oh, je peux le faire de tas de façons différentes, et aucune n'inclue un meurtre. On peut toujours prendre quelqu'un a son propre piège avec une déconcertante facilité. » souffla Amelia en buvant une nouvelle gorgée de bière sans le quitter des yeux. Et c'est alors que l'évidence la frappa : elle devait commencer par régler les problèmes de Bjorn ! L'aider avec l'homme à qui il devait de l'argent n'était pas simplement une bonne action, c'était un nouveau pas vers son objectif final. Son sourire s'élargit encore, trahissant une excitation quasi enfantine. Parce qu'au fond, Amelia n'était encore que la putain de gosse qu'elle était il y a huit ans. Elle jouait simplement dans la cour des grands, maintenant. Et c'était loin de lui réussir à chaque fois.  « Si je réussis à effacer tes dettes, tu acceptes de rencontrer Olivia ? » demanda-t-elle finalement en se mordillant la lèvre nerveusement. Les battements de son cœur se firent douloureux. C'était du chantage pur et dur – mais Bjorn avait-il d'autre choix que d'accepter ? Et puis, elle ne parlait que de la rencontrer : ça n'engageait encore à rien. Elle compterait ensuite sur l'intelligence et les talents naturels de Liv à se faire aimer des gens pour conquérir le cœur de son père.  « Ou tu peux continuer à te faire tabasser si ça te chante, après tout ça ne me regarde pas. Ce n'est pas moi qui dois du fric. » La trentenaire haussa un sourcil provocateur ; ses lèvres se firent mutines, son regard sombre brûlant de détermination. Elle ne cacha même pas ses intentions de chantage. Elle n'avait jamais été quelqu'un de fondamentalement bien et Bjorn le savait parfaitement. C'était comme s'attaquer à quelqu'un qui saurait prédire à l'avance toutes ses attaques et bottes secrètes : pas perdu d'avance, mais inutile de chercher à feinter. Bjorn la verrait venir, et elle l'aurait à l'usure.  « Quoi qu'il en soit, sache que j'ai les moyens de t'aider. Le jour où tu en auras assez qu'on te prenne pour un moins que rien, je serai là pour inverser la tendance. C'est mon travail. » Aussi vite qu'elle avait abordé le sujet, et peut-être aussi pour lui laisser le temps de réfléchir à la question en disparaissant de son champ de vision, la belle lança :  « Ca va te paraître bizarre comme question, mais est-ce que je peux prendre une douche ? Je suis trempée à cause de la pluie et gelée, je pense que je vais crever d'hypothermie dans quelques secondes. » Ce n'était pas très élégant ni très féminin, mais encore une fois c'était du Amelia Rhodes tout craché. Elle ne s'embarrassait guère de formules tout faites « pour faire bien ». Sans aucun filtre, les mots sortaient comme ils lui venaient à l'esprit. Il n'y avait que lorsqu'elle « travaillait » qu'elle était en mesure de se contrôler et de peser le poids de ses mots. Bjorn la déstabilisait trop pour y parvenir, de toute façon. Qu'elle le veuille ou non, sa présence auprès d'elle l'affaiblissait de corps, comme de cœur et d'esprit. Avant Olivia, c'était lui sa faiblesse. La corde sensible à laquelle s'attaquer pour l'atteindre ; le pari semblait encore réussi, puisque la simple vision de ses contusions suffisait à provoquer un sentiment de colère au fond de ses entrailles. Bjorn Sinclair aurait toujours une place dans son cœur, s'étant illustré à la fois comme la plus belle rencontre de sa vie, mais aussi le pire de ses fléaus.




i thought you were attracted to the darkness but you are the darkness.


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MessageSujet: Re: (Amelia) | Don't look back, you're not going that way   Mar 25 Oct - 14:54

ACT II ; DON'T LOOK BACK

Dans la situation actuelle, il y ades choses qui ne sont pas aisées de comprendre. Bjorn le conçoit, il n’a pas une vie de rêve. Ses dettes l’étouffent, la plupart du temps et il a du mal à finir ses mois. Il ne se plaint pourtant pas de sa vie actuelle, il n’en voit pas le réel intérêt. Il fait les choses à sa manière, selon ses envies et il se contente de ça, il trouve ça parfois un peu plus facile que de se tracasser de tout et de n’importe quoi. S’il doit de l’argent à des crétins qui sont prêts à lui ôter la vie, l’argent qu’ils ont pu lui donner lui ont grandement permis d’aller de l’avant dans la vie. Notamment avec cet appartement qui est réellement devenu le sien. Ce n’est pas une location, il l’a acheté. Aucun loyer à payer tous les mois, juste une grosse dépense. Il ne met quasiment pas le chauffage et il essaie toujours de faire de son mieux pour ne pas utiliser trop d’électricité, aussi. Il fait tout ce qu’il peut mais encore une fois, oui, en effet, ça ne ressemble pas à la vie qu’on peut lui souhaiter et qu’on aurait imaginé pour lui. Surtout lorsqu’on se penche sur le fait que ses parents sont riches. Mais c’est un aspect de son existence auquel il ne peut plus vraiment penser. Puisqu’ils ont choisi de ne plus s’intéresser à lui, pourquoi devrait-il se soucier de toute cette histoire insupportable ? Mais il essaie de ne pas penser à toutes les choses qui ne vont pas dans sa vie. Outre les grosses dettes, il ne s’en sort pas si mal que ça. Du moins, il en a l’impression. Il ne saurait pas vraiment dire. Il n’en a pas la moindre idée, non plus. Mais ce sont aussi de petites choses dont il aurait aimé ne pas avoir à parler à Amelia. Non qu’il soit du genre à avoir des secrets mais il n’aime pas se plaindre ou pleurnicher sur quelque chose que les gens ne semblent pas comprendre. Et puis bon, il aime paraître normal et dans une situation agréable face à elle. Au vu de tout ce qu’ils ont pu échanger, il n’a pas envie de paraître comme un minable devant elle. Mais encore une fois, il sait aussi qu’il n’y a pas de solution miracle ou de chemin à prendre pour que ça se passe bien. Tout est une lourde prise de tête contre laquelle il n’y a rien à faire. Et en même temps, il ne va pas non plus cacher qu’il a aussi envie de paraître vrai. Lui mentir, ça lui paraît tellement ridicule.

Quand il lui demande comment elle va pouvoir l’aider, il ne s’attend pas vraiment à une réponse. Dans le fond, il s’est même mis à croire que tout ceci n’était qu’une blague, une tentative de la jeune femme pour le rassurer, d’une manière ou d’une autre. IL n’a pas vraiment compris, en tout cas, et en même temps, il ne cache pas qu’il n’a pas particulièrement envie de comprendre, non plus. Tout est compliqué, tout lui paraît compliqué. Alors il lui demande parce qu’il imagine que sa réponse sera étrange et qu’en même temps, il y a la curiosité. Parce qu’il aimerait vraiment que les choses s’arrangent, pour lui. Il ne sait juste pas comment il peut être censé s’y prendre. C’est le point qui l’intrigue le plus. Il n’y a vraiment pas de solution miracle. « Oh, je peux le faire de tas de façons différentes, et aucune n'inclue un meurtre. On peut toujours prendre quelqu'un a son propre piège avec une déconcertante facilité. ». Il la fixe, un instant. Il se demande si elle est vraiment dans une position qui pourrait lui filer un coup de main et il ne sait pas vraiment comment faire pour que ça se passe bien. Il veut y croire, mais ça ne veut pas dire que c’est vraiment aussi simple que ça, n’est-ce pas ? Ce n’est pas parce qu’elle dit qu’elle peut tout arranger qu’elle le peut vraiment. Sans dire qu’il a fait affaire avec des gars vraiment peu fréquentables, s’ils ont eu autant d’argent, ce n’est pas négligeable, bien sûr. Il est sur le point de lui dire qu’il est d’accord, sur le point de préciser qu’il veut bien faire ce qu’elle dit, quand c’est elle qui reprend la parole. « Si je réussis à effacer tes dettes, tu acceptes de rencontrer Olivia ? ». Il ne met pas bien longtemps à se rappeler de qui elle parle. Sa fille, leur fille. C’est un point compliqué et dans le fait, est-ce qu’il ne serait pas un peu mentir que de prétendre qu’il ne veut pas la voir ? Il ne sait pas vraiment quoi en penser. Alors oui, il ne dit rien tout de suite. Il ne sait pas vraiment quoi lui dire, en réalité. Il ne veut pas non plus lui dire que ce ne serait pas bizarre parce que bien sûr que ça le sera. Mais en parallèle, c’est une chose qu’il doit faire, pour la gamine, pour Amelia, et aussi pour lui-même. Il n’est pas à l’aise avec cette forme de chantage mais il ne va certainement pas prétendre qu’il ne trouve pas ça normal, aussi. Il a juste du mal à se dire qu’il est papa. « Ou tu peux continuer à te faire tabasser si ça te chante, après tout ça ne me regarde pas. Ce n'est pas moi qui dois du fric. ». Ce n’est même pas vraiment une option. Il ne peut pas se permettre de prendre un risque aussi ridicule. S’il a véritablement l’occasion de s’en sortir, il veut vraiment en profiter. Sauter sur l’occasion, également. « Quoi qu'il en soit, sache que j'ai les moyens de t'aider. Le jour où tu en auras assez qu'on te prenne pour un moins que rien, je serai là pour inverser la tendance. C'est mon travail. ». Il se demande quel genre de travail elle est en charge. Il ne sait juste pas s’il peut se permettre de poser véritablement la question parce qu’il ne veut pas être détestable ou froid, disons que ça n’aurait pas vraiment de sens. Il est, de toute manière, plus simple de ne pas y réfléchir. « Ca va te paraître bizarre comme question, mais est-ce que je peux prendre une douche ? Je suis trempée à cause de la pluie et gelée, je pense que je vais crever d'hypothermie dans quelques secondes. ». Elle n’a vraiment pas envie de lui laisser le temps de lui répondre hein ? Un sourire en coin se glisse sur ses lèvres en tout cas, amusé par tout ça. Il a raison, en tout cas, si elle ne prend pas rapidement une douche, elle va se les geler. « Oui, tu peux prendre une douche. Et si tu veux, on parlera de tout ça quand tu as fini. Je te laisse y aller, y a des serviettes propres dans le meuble sous l’évier. Tu as besoin de vêtements ? ». Il n’a pas d’habits pour fille, bien sûr, mais il est plus large qu’elle. Il est un homme après tout, et elle, elle ne semble même pas manger à sa faim. Mais il n’a pas vraiment envie de poser des questions déplacées.

Quand elle a fini, et qu’elle le retrouve, il ne sait pas vraiment combien de temps s’est écoulé. Il est là, affalé sur le canapé, à moitié dans le gaz. Il reprend ses esprits quand il la voit. Au moins, comme ça, il a eu le temps de réfléchir. « Je veux bien que tu m’aides, je me moque de savoir comment… Si je parviens à me libérer de ces mecs, je pourrais vivre normalement. Et je veux bien rencontrer Olivia. J’imagine que c’est même assez normal de la voir. Je ne saurais probablement quoi lui dire, mais bon ». Détail. Il n’a pas vraiment envie d’y réfléchir. Parce que c’est mieux comme ça, sans doute.


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