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S'inscrire au DARWIN'S GAME, c'est montrer de quoi nous sommes capables et prouver que nous sommes l'avenir. Une seule regle : survivre. A partir de maintenant, c'est chacun pour soi. Nous devons oublier qui sont nos freres, nos femmes, nos amis, parce qu'aujourd'hui ils sont nos ennemis. Tuer ou etre tue est notre seule motivation. Le jeu debute.



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 Humanity is overrated — Ciara
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MessageSujet: Humanity is overrated — Ciara   Ven 16 Sep - 18:51



humanity is overrated


Le vent soufflait violemment entre les barres de la grande roue, faisant grincer régulièrement ses mécanismes rouillés. Toutes ces attractions colorées réduites à l'état de paysage chaotique servaient de terrain de jeu au chimiste d'Eshu, dont la silhouette facilement reconnaissable se dessinait au milieu des manèges délabrés, de débris métalliques dont lui seul trouvait une véritable utilité. Le ciel drapé d'un voile nocturne, il devait se contenter des éclairages grésillants de quelques manèges encore miraculeusement fonctionnels pour réaliser ses potions les plus complexes et les plus dangereuses, bien trop nocives pour être préparées à la Pieuvre Mélomane. Ce champ de ruines était bien plus approprié, personne ne lui reprocherait de détruire un paysage déjà massacré. Un décor si joyeux et si parfait, ravagé par la noirceur du destin. Un peu comme Reinar, finalement.

Equipé de son habituel masque à gaz et d'une combinaison qui le protège jusqu'au bout des doigts, il s'improvise un laboratoire à ciel ouvert, la liste des ingrédients de la potion explosive griffonnée à l'aide d'un clou sur une plaque de métal. Il les connaissait tous par cœur à force, ayant déjà perdu de précieuses vies pour dénicher les plus rares, les plus convoités. À croire qu'il attachait plus d'importance à ses décoctions diaboliques qu'à son propre bien-être. Tous les échantillons étaient soigneusement identifiés et classés pour s'assurer de ne pas commettre la moindre erreur qui pourrait être fatale, littéralement explosive. De ses mains expertes, il répète machinalement les mêmes gestes et reproduit les mêmes mélanges, toujours plus élaborés à chaque nouvelle fournée. C'est comme un jeu, comme un immense bac à sable qui n'a de limite que son imagination d'alchimiste fou. Peut-être aussi le seul réel plaisir qu'il tire du Darwin's Game, cette soudaine réconciliation avec sa plus grande passion enfouie dans le néant quelques années auparavant. Une véritable libération.

D'un pas léger, il s'éclipse furtivement du chaudron central éclairé par un feu ardent en attendant la fin de l'étape de filtration de la substance crée à partir du fruit explosif. Un composé chimique qui émettait une odeur irritante et suffocante, mais à laquelle il s'était habitué avec le temps. Il laisse tout son travail en plan, sans s'inquiéter des potentiels petits malins qui rôdent, sachant pertinemment que les seuls autorisés à fouler ce sol étaient ses camarades Eshu qui avaient presque tous fini par respecter son besoin absolu de solitude. Il part à la recherche de matériaux qui pourraient lui servir pour ses projets à venir, beaucoup plus ambitieux que la simple préparation de potions, mais nécessitant beaucoup plus de moyens. Il erre parmi les débris hantés pendant un bon quart d'heure, avant de rebrousser chemin pour reprendre où il s'était arrêté, mais tous ses muscles se crispent lorsqu'il aperçoit une silhouette inconnue face à l'erlenmeyer qui contient le filtrat explosif. Un frisson lui parcourt brusquement l'échine, et il dégaine son revolver qu'il braque sans hésiter vers l'intrus.

En s'approchant, il reconnait les courbes d'une silhouette féminine, mais ces nouvelles informations n'influent pas sur son instinct protecteur et il fixe le canon du revolver contre la tempe de l'inconnue, prêt à l'abattre à bout portant s'il le faut. « Je ne me rappelle pas avoir autorisé qui que ce soit à fouiner dans mes affaires. Peut-être que tu peux rafraîchir ma mémoire ? » Peu probable, il était bien trop catégorique à ce sujet pour avoir fait preuve de laxisme une seule fois dans sa vie. Sa question n'attendait donc pas réellement de réponse, c'était plutôt une façon plus subtile de lui ordonner de décliner son identité et la raison de sa présence ici. On ne sait jamais, peut-être était-elle excusable, quand bien même les chances pour qu'il lui pardonne son intrusion étaient faibles, d'autant plus qu'elle ne lui semblait pas faire partie d'Eshu. Ce coin-là du parc d'attraction était son territoire, son espace vital, sa plage paradisiaque que personne ne pouvait fouler sans se faire découper les orteils un par un. « Si tu touches à ça, je me verrai obligé de coller une balle entre tes deux yeux de brebis égarée. » C'est bien connu, aux yeux de Reinar, chacune de ses créations a bien plus de valeur qu'une vie humaine parmi tant d'autres.



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MessageSujet: Re: Humanity is overrated — Ciara   Sam 17 Sep - 11:09



humanity is overrated


Le bruit pour unique guide, sans même chercher à définir les limites des échos. Préserver sa sensibilité au point de ne plus avoir d'autre choix que de se laisser porter par la moindre lumière dans la brume. Puisqu'il avait fallu apprendre à se libérer des maux avant de vouloir progresser, Ciara avait inconsciemment fini par trouvé ses astuces. Lorsque ses pensées s'encrassaient de souvenirs, elle se jetait hâtivement sur la moindre promesse d'une nouvelle sensation. Elle marchait, beaucoup. Jusqu'à être incapable de reconnaître les plaintes de ses muscles fatigués. Ce n'était qu'une fois immergée dans ce qui avait longtemps été les vagues silhouettes d'un horizon qu'elle reprenait possession de son corps.

Ici, quelque chose avait brisé le processus. De la lumière, du bruit, mais aussi cette odeur étrange, qui venait tâcher ses narines de brûlures piquantes. Une grimace, par réflexe, mais surtout l'envie irrésistible de se rapprocher du mystère, qu'elle percevait alors comme une nouvelle ancre à laquelle s'accrocher en attendant la fin de son étreinte avec l'obscurité. De toute façon, il était trop tard pour faire demi-tour. Un bref regard suffit à la jeune femme pour distinguer les nombreux néons aux couleurs usées qui la cernaient déjà par leurs grésillements. Un élan de précaution la rattrapa avant qu'elle ne poursuive son chemin ; il fallait qu'elle fasse le minimum, qu'elle puisse dire qu'elle avait fait quelque chose. Malgré toute son affection pour la chemise que cachait sa veste en cuir, elle prit donc le temps de la déchirer contre un morceau de métal tranchant sur lequel elle avait manqué de trébucher, pour improviser un masque qui préserverait peut-être son odorat.

C'est après quelques minutes de recherche dans le noir -contre lequel les néons n'étaient pas d'une très grande aide- que Ciara se décida finalement à dégainer la lampe torche accrochée à l'une de ses poches. Quitte à fouiner, autant faire ça bien. Les lieux ne lui étaient pas familiers, mais elle n'avait pas eu à réfléchir bien longtemps pour comprendre qu'elle était loin d'y être invitée. Alors il fallait redoubler de prudence, décrypter le moindre échantillon du décor qui aurait pu cacher le corps d'un autre. De quelqu'un qui n'hésiterait pas à la tuer. Tuer. Ça devrait arriver, à un moment où à un autre. Mera ne serait pas toujours là pour surgir de l'arbre voisin et venir la défendre. Non pas qu'elle en avait besoin, d'ailleurs. Non, elle n'avait besoin de personne. Preuve étant les traces de ce corps lourd qui avait écrasé le sien. Du sang chaud qui avait déjà tâché ses mains. Aucune eau ne pourrait être assez pure pour s'en débarrasser. Il fallait avancer, maintenant.

Une pression sur sa tempe et ses paupières sautèrent à une vitesse effrayante, la rejetant brutalement de son petit moment de réflexion. Son souffle ne tremblait pas, mais son coeur cognait si fort qu'elle aurait pu le croire capable d'aller briser ses cotes. Elle connaissait cette arme.
« Je ne me rappelle pas avoir autorisé qui que ce soit à fouiner dans mes affaires. Peut-être que tu peux rafraîchir ma mémoire ? »
Une centaine d'issues à la situation surgirent dans ses pensées. Réagir tout de suite, le frapper, se baisser, sortir son arme, provoquer une diversion. Toutes chassées par la même question : A quoi bon ? A quoi bon tenter quoi que ce soit, quand elle savait que quelque chose s'immiscerait dans les engrenages pour tout faire dérailler. A quoi bon essayer quand elle n'était même plus sûre de réussir.

« Si tu touches à ça, je me verrai obligé de coller une balle entre tes deux yeux de brebis égarée. »
Et il aurait raison. Elle était sur son territoire, avec pour seule justification sa naïveté et son incapacité à pouvoir gérer ses sentiments. C'était terrible, à quel point elle s'écoeurait. L'envie violemment irrépressible de devoir punir ses ambitions, sa quête ridicule d'obtenir l'attention lorsqu'elle clamait être fière de sa solitude. Elle s'en voulait probablement autant que cet inconnu. Dans un geste se voulant doux, elle accrocha sa lampe à sa ceinture, et leva lentement les mains.

« Je compte pas toucher à quoi que ce soit. »
Un soupir douloureux s'échappa de ses poumons.
«Je comprends même plus pourquoi on fait ça. »
La phrase de trop. Une fissure dans le masque.

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MessageSujet: Re: Humanity is overrated — Ciara   Jeu 13 Oct - 13:56

humanity is overrated


Alors qu'il s'attend à une réaction vive de la part de l'intruse, ce sont des mains innocentes qui se lèvent devant ses yeux en signe d'abdication. La surprise qui anime ses traits demeure cachée derrière son masque effrayant, et le soulagement apaise ses membres crispés devant cette brebis égarée qui ne semble être motivée d'aucune mauvaise intention. Son regard se pose sur les fioles bouillantes encore intactes avec l'inquiétude d'un père pour ses enfants, trop protecteur pour ne pas sortir les griffes dès qu'un intrus s'en approche d'un peu trop près. Je n'ai pas l'intention de toucher quoi que ce soit. Pourtant, la méfiance demeure, le rouquin contrarié de voir un inconnu se promener dans son antre privée. Un parasite qui met son instinct protecteur en alerte, le pousse à maintenir le canon braqué vers la tempe de l'ennemi. Le doute s'insinue dans son esprit, il cherche désespérément à découvrir pour quelle obscure raison elle se serait déplacée jusqu'ici si ce n'est pour dérober ses fioles ou empester son espace vital. Les informations se bousculent dans sa tête, il se trouve incapable d'emboîter correctement les pièces du puzzle pour comprendre l'absurdité de la situation. Beaucoup d'incohérences pour son esprit tordu, qui se fixe alors sur l'idée qu'elle ment, purement et simplement. Une vipère animée de mauvaises intentions qui se défile face à la vérité une fois qu'elle se retrouve devant le fait accompli. Sa main le démange, mais l'index reste immobile sur la détente.

« Voilà pourquoi je déteste avoir affaire à des femmes, vous cherchez toujours à me faire culpabiliser. » lâche-t-il avec agacement, dans un soupir d'abandon. Incapable de lever la main sur une femme, ou même simplement de l'abattre proprement d'une balle entre les deux yeux pour la renvoyer d'où elle vient. Son plus grand point faible, la faille que n'importe quelle femme perfide exploiterait jusqu'à l'épuisement. Il se rétracte et abaisse son arme, non sans une certaine réticence, tout en gardant un œil méfiant sur son invitée indésirable, au cas où celle-ci changerait brusquement de comportement. Il s'appuie contre le rebord de sa table en bois sur laquelle sont disposées ses précieuses fioles, ses gestes imprégnés d'une immense lassitude alors que l'inconnue commence déjà à se poser une question existentielle. Le genre de réflexion que n'importe qui sortirait hypocritement devant la menace d'une arme à feu. « Pourquoi fait-on ça ? Excellente question. Pourquoi ne pas aller directement demander à Darwin ? » répond-il tout en faisant tourner son revolver autour de son doigt avec désinvolture. Rejoindre Darwin dans sa tombe pour lui poser directement la question, cette seule pensée lui arrache un sourire narquois. À l'évidence, il ne comprendra jamais ces joueurs qui sont là sans même savoir pourquoi.

« Mais dans ce cas précis, moi je sais pourquoi. Parce que t'es sur mon territoire, et voir des rats rôder dans mon labo ça me donne de l'urticaire. » dit-il en souriant moqueusement derrière ce masque à gaz effrayant qu'il porte comme une seconde peau. Des rats, c'est ainsi qu'il a toujours perçu l'ennemi, que ce soit Gaia, Atom ou Caho, tous dans le même sac sans exception. C'est probablement pour cette raison qu'il ressent ce besoin obsessionnel de purger Darwin Harbor à coup de bombe atomique. Pour éliminer les sales bestioles qui traînent. « Je ne peux pas te laisser traîner dans mes basques, il faut que tu te casses. Il y a des tas d'Eshu dans le coin qui se feront une immense joie de t'exploser la cervelle s'ils te voient ici. Et tu vas m'attirer des problèmes. » conclut-il en faisant passer ses paroles pour de la générosité. Malgré son agressivité, il épargne tout de même une étrangère que n'importe qui d'autre aurait abattu de sang froid. Le reste de la team pourrait très bien lui reprocher cette connerie, et ça, il n'en est pas question.



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