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S'inscrire au DARWIN'S GAME, c'est montrer de quoi nous sommes capables et prouver que nous sommes l'avenir. Une seule regle : survivre. A partir de maintenant, c'est chacun pour soi. Nous devons oublier qui sont nos freres, nos femmes, nos amis, parce qu'aujourd'hui ils sont nos ennemis. Tuer ou etre tue est notre seule motivation. Le jeu debute.



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 We're going down. | Arthur
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MessageSujet: We're going down. | Arthur   Dim 18 Sep - 11:28
Ramona & Arthur
 We're going down.
I sense there's something in the wind, that feels like tragedy's at hand ad though I'd like to stand by him, can't shake this feeling that I have, the worst is just around the bend. And does he notice my feelings for him? And will he see how much he means to me? I think it's not to be. No, I think not, it's never to become for I am not the one. What will become of my dear friend ? Where will his actions lead us then ?

Darwin's Game n'est plus un refuge. Parfois, c'est une punition. Tu préfères partir en mission seule, depuis quelques temps, et personne ne te le reproches : tu n'as jamais été très proche de ton équipe de toute façon. Tes pas t'ont menée jusqu'au labyrinthe. Les immenses haies cachent le paysage, les couloirs infinis empêchant tout repérage. Tu observes les alentours avec crainte, de peur de croiser un visage familier. Tu serres ton revolver avec tes doigts, prête à attaquer. Tes pas sont silencieux, ton objectif est limpide : découvrir tout les secrets de cet endroit perfide. Le coeur intrépide, tu te déplaces comme une ombre vérifiant chaque recoins tombant sous ton regard. Tu sais que c'est du suicide, de s'aventurer ici. Peu de gens en sont sortis un jour. Mais tu t'en fiches, tu as toujours eu l'âme d'une exploratrice. Que cela soit baignée de pixels, ou en dehors. Toute balade est formatrice : on trouve toujours de quoi s'émerveiller à l'air libre. Ici... A pixels libres ?

Depuis  le début de ton aventure, tu utilises divers moyens pour retrouver ton chemin.Tu devrais pouvoir t'en sortir.

Des branches d'arbres séchées et des feuilles mortes jonchent le sol, tu te ne peux pas t'empêcher de te demander combien de joueurs ont perdu la vie sur ces dalles froides. Si on en croit les rumeurs : tout le monde, au moins une fois.

Tu finis par baisser ta garde, car si quelqu'un se trouve dans le coin, il est soit aussi perdu que toi, soit complètement taré. Dans les deux cas, tu peux te laisser aller : t'es armée, t'es prête à attaquer. Et le mieux dans tout ça, c'est que tu as réussis à cacher ton visage avec une écharpe et une capuche vissée sur ta tête. Aucune chance qu'on te reconnaisse... Ou de croiser un visage qui voudrait s'acharner sur toi, disons, depuis ton inscription sur le jeu par exemple ?

Calme ton petit palpitant. T'as beau être dans un jeu dans un avatar, tu as l'impression que ton cœur va sortir de ta poitrine. Il faut dire que l'endroit est loin d'être accueillant, quelle idée de faire ta baroudeuse dans le coin ? Tu n'es pas une peureuse, mais le paysage glacial et silencieux rappelle curieusement l'ambiance qu'il peut y avoir dans un film d'horreur : rien de très convivial, en somme.

Mais tends plutôt l'oreille, jeune fille. N'est-ce pas des bruits de pas que tu entends au loin ? Tu t'arrêtes immédiatement, et tu écoutes. Si on en oublie ton cœur qui bat à tout rompre, tu es presque certaine d'entendre quelqu'un d'autre arriver. Tu te colles contre l'un des murs, sur lequel la végétation a reprit ses droits. Tu ne retires pas la sécurité de ton arme immédiatement, tu attends de jauger la distance entre toi et ton potentiel ennemi.Tu avais un don pour les armes à feu,profite-en.

Puis la silhouette s'approche de plus en plus, il faut que tu te décides : est-ce que tu tires ? Perdre une vie inutilement, et surtout à cause d'une hésitation, ce n'est plus envisageable. L'ennemi t'as entendue, lui aussi est en joue. Pas de temps à perdre, tu retires la sécurité, tu vises, et lorsque la silhouette se détache du mur, tu appuies sur la gâchette. La balle file à une allure folle, et t'es fière de ton coup, parce que qu'importe l'arme à distance utilisée, tu vises bien. Tu as vu ton ennemi se prendre la balle de plein fouet dans la poitrine, ou au moins en dessous de sa clavicule. Qui ne porte pas de gilet pare-balles de nos jours, sur Darwin's Harbor ? Étrange.

T'as l'impression que ton coup a fait mouche, alors tu approches. Sans baisser ton arme, tu marches avec prudence jusqu'à ton ennemi qui a l'air de déguster, niveau douleur. Bingo, tu sais vraiment bien te servir de ton revolver, ma grande. Je suis fière de toi. Mais avant de te réjouir, tu as deux choses à faire : vérifier qu'il soit bien blessé, auquel cas, l'achever tout en découvrant de qui il s'agit.  Si c'est un ennemi qu'elle a l'habitude de croiser, la satisfaction n'en sera que plus grande.



Dernière édition par Ramona Clemens le Dim 25 Sep - 17:54, édité 1 fois

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MessageSujet: Re: We're going down. | Arthur   Dim 25 Sep - 14:06


We're going down
ft. Ramona & Arthur.


Se séparer pour augmenter les chances de trouver quelque chose d’intéressant. Une bonne idée si on prenait en considération le fait qu’il y avait rarement quelqu’un osant s’aventurer dans le cœur indéchiffrable du labyrinthe sous-terrain. Sauf qu’aujourd’hui, ils n’étaient pas seuls.

Le coup de feu qui fit claquer l’air lui foudroya le thorax. La figure du petit roi se figea dans une expression déchirée par la douleur fulgurante qui explosa dans sa chair. Il sentit l’onde dévastatrice propulser son corps désarticulé sur le sol. Le bruit de la chute résonna dans l’allée. Son arbalète glissa sur les dalles grises dans un crissement plaintif. Il ne hurla pas tout de suite. Sa bouche grimaçante était ouverte mais sa gorge était trop serrée pour qu'un son ne s'en échappe. C'était comme s’il était tombé dans le cœur d'une boîte remplie d'ouates. Une boîte qui s'était refermée dans un claquement assommant au dessus de son visage avant que les parois de coton ne se contractent comme un estomac le fait lors d'une digestion difficile. C'est pourquoi la future dépouille du petit Juif ne perçut pas la souffrance. Du moins pas immédiatement. Il avait l'impression de s'être enfoncé dans le sol plutôt que de l'avoir heurté. Une douce sensation traduisant le moment où le choc l'avait sonné. Le moment où ses yeux cherchaient à s'accrocher à quelque chose pour le tirer hors du brouillard de l'inconscience dans lequel il était en train de se noyer. Un moment qui lui sembla être une éternité mais qui ne dura en réalité pas plus de deux secondes. Deux petites secondes. C'est le temps qu'il fallut à la douleur pour relever ses paupières de flammes. Elle commença par crépiter sous sa peau, comme un feu sur le point de naître, avant d'incendier l'entièreté de la partie gauche de son poitrail dans une étincelle. C’est là que Kaboomovic cria. Une plainte terrible, asphyxiée par ses muscles contractés par la brûlure de ces flammes sans couleur qui le léchaient de l'intérieur. A la torture se mêla une chaleur à l’état liquide. C’était son sang qui roulait sur son torse. Quand il le comprit, la panique emporta le reste de sa raison. La blessure s’annonçait grave. Il pivota sur le dos et plaqua sa paume sur la plaie. Elle était presque propre vu de l’extérieur. C’était dedans que ça se gâtait.

Et c’est là qu’il l’entendit. Le bruit lourd des pas de son bourreau.

« C’était quoi ça ? » « C’était un coup de feu ? » « Merde, qui s’est fait tirer dessus ? » La radio du brun s’affolait en volant les différentes voix de son escouade atomique. La cervelle de l’ingénieur injecta dans ses veines le mélange hormonal qui ordonna à son corps de survivre. Son instinct réveillé, sa vision s’éclaircit et il put la voir à présent, la silhouette féminine encapuchonnée qui s’avançait vers lui. « Signale ta position, on arrive sur le champ. » aboya Dagger à l’autre bout de l’émetteur-récepteur. Le visage de la tireuse était presque entièrement camouflé par une écharpe en laine blanche. Seules de fines mèches blondes s’échappaient de l’anonymat de tissus pour donner un maigre indice sur son identité. Insuffisant néanmoins pour reconnaître l’ange de la mort qui l’avait fauché en pleine mission. Soudain, le sifflement de sa respiration rapide et laborieuse l’alerta. Il écarquilla les yeux. Poumon perforé. « Signale ta position ! » Sa main engourdie se jeta sur l’appareil de communication qu’il s’empressa de ramener à sa bouche. Il allait appuyer sur le pressoir lorsque le froissement d’une capuche qui s’abaisse le stoppa net. Puis c’est son cœur qui s’arrêta. Deux grands yeux bleus le fixaient. Les grands yeux bleus affolés de Ramona.

Pendant un instant, tout se figea. La catastrophe de la situation, le grondement de Dagger et la souffrance de la chair. Plus rien d’autre n’existait hormis le visage de la jeune fille. Leurs deux regards teintés d’effroi s’accrochèrent, se posèrent cent et une questions, se hurlaient mille et un reproches dans toutes les langues de la douleur. Mais tout tournait autour du même sanglot : pas toi, pas ici.

« Ta position ! » Le talkie walkie émit un petit bruit lorsque le brun pressa le bouton pour prendre la parole. « Ici Kaboomovic. Tout va bien. J’ai- J’ai juste déclenché un piège. » Il éloigna l’appareil lorsqu’il sentit une plainte prendre d’assaut ses cordes vocales malgré lui. Bientôt, le sang escalada sa gorge pour se mélanger à ses mots, rendant son discours encore plus pâteux. Son état se détériorait bien trop rapidement pour une simple perforation du poumon. Il avait trop mal pour le vérifier mais il soupçonnait que la balle n’était pas ressortie. Elle était là, en lui, diffusant le poison de la mort dans son organisme. Elle avait perdu toute son énergie cinétique dans le tissus. Hémorragie interne. D’autres organes étaient probablement touchés par l’onde de choc. Il en avait pour quelques minutes. « Plus de peur que de mal… » arriva-t-il finalement à articuler. De l’autre côté, la cheffe pesta. L’étudiant ne perçut pas vraiment sa remarque. Déjà ses sens se brouillaient. Mais pas celui qui lui commandait de sortir Mona de cette merde. Car si un ATOM la retrouvait près de son corps se vidant peu à peu de sa vie, il ne prendrait pas le temps d’écouter les explications confuses de la blonde avant d’attraper son arme. « Je t’ai- Je t’ai fait gagner un peu de temps… On est une escouade de treize- treize soldats. Tu n’auras aucune chance de t’en sortir si tu te fais prendre… » Ses iris bruns se plantèrent avec difficulté dans les pupilles de son amie. « Il faut que tu me laisses, Mona… »

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Dernière édition par Arthur Abramovic le Dim 25 Sep - 19:44, édité 1 fois

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MessageSujet: Re: We're going down. | Arthur   Dim 25 Sep - 18:02
Ramona & Arthur
 We're going down.
I sense there's something in the wind, that feels like tragedy's at hand ad though I'd like to stand by him, can't shake this feeling that I have, the worst is just around the bend. And does he notice my feelings for him? And will he see how much he means to me? I think it's not to be. No, I think not, it's never to become for I am not the one. What will become of my dear friend ? Where will his actions lead us then ?

Tu t'approches, tu te sens victorieuse, le dos bien droit, l'arme dans ta main. L'élève modèle, le parfait suzerain, revolver solidement encré dans ton poing. Jolie gamine en avant vers son butin. Tu vois la flaque écarlate se déverser sur le sol froid, le tapis couleur rubis qui glisse entre les pavés. Tu entends au loin le grésillement d'une radio, de voix qui s'échappent de l'appareil demandant une position, quel joli scénario. Et plus tu approches, plus le visage te semble familier. Ça te glace le sang, ça te laisses bouche-bée. T'as l'impression de rêver, que le voile devant tes yeux te mens, t'es déboussolée. Tu retires ta capuche, et la vision devant toi est cauchemardesque. Tu retiens un cri, tu sens que ton cœur se brise dans ta poitrine. La gorge serrée, l'odeur de sang qui prend possession de tes narines.

Arthur. Ton prince, ton roi. Seul homme pour quoi tu ferais n'importe quoi. Et dans ses yeux une seule phrase : « ici, pourquoi toi ? ».

« Oh mon Dieu... » que tu t'entends souffler, mais Dieu n'aura aucune pitié pour ton geste désespéré. Ta punition pour avoir péché. Ta souffrance désigné, ton cœur dévasté. « Oh mon Dieu, Arthur ! » Tu lâches ton arme, tu tombes sur les genoux, la douleur oubliée, tu sens tes forces t'abandonner. La rose écarlate qui a éclot sur sa poitrine comme offerte à ton ancien succès. Évanouie ta fierté, maintenant que tes sentiments sont foudroyés. Pulvérisés, fusillés, sur l'autel de ta gloire.  Dans ta détresse, tu tentes d'arrêter le saignement, les mains plaqués sur l'impact de la balle. Des filets de vie couleur du vin s'insèrent entre tes doigts, tes grands yeux qui tentent de capter le regard de ton roi. « Je t'en prie, non, je suis désolée, je suis désolée, je ne savais pas... ». La réalité te frappe de plein fouet lorsque tu réalises les souffrances que tu as infligées à ton Arthur qui t'abandonne au fil des secondes. Sa lente agonie hantera certainement tes cauchemars dans les prochains jours. « Ne me laisse pas, ne me laisse pas... ».

Tes oreilles bourdonnent, mais tu réussis à entendre la voix du jeune homme te protéger. Même dans sa souffrance, il décidé de ne rien dire, de ne pas dévoiler que tu viens de le trahir, de le blesser. Et sur le moment, tu as presque envie de lui arracher la radio des mains, de crier ta position, qu'ils t'achèvent à leur tour pour ce que tu viens de faire. Mais cela leur aurait simplement indiqué qu'Arthur leur avait menti sur la transmission et qu'il protégeait quelqu'un d'une autre équipe, et par les temps qui court, ce n'est pas de bonne augure.  «  Je t’ai- Je t’ai fait gagner un peu de temps… On est une escouade de treize- treize soldats. Tu n’auras aucune chance de t’en sortir si tu te fais prendre… »  Treize soldats. Aucune issue, seul l'espoir de se cacher. Il te laisse t'échapper. Une seconde chance de ne pas te faire tuer. Mais tu t'en fiches. Tu te poses la question. Pourquoi lui ? Pourquoi toi ? Pourquoi vous ? Maudit destin, maudit rendez-vous. Comment avait-il pu, comment avais-tu pu ? Comment l'idée de vous retrouver sur ce terrain n'avait pas pu t'effleurer l'esprit ?  « Il faut que tu me laisses, Mona… ». Les larmes coulent sur tes joues,  sans pouvoir les contrôler t'as pourtant bien essayé, comme le sang coule à travers tes doigts. « Hors de question, bordel ! Jamais ! ».

Non, jamais tu ne le laisseras. Tu as peur, ton esprit est vagabond, tes esprits partent dans tous les sens. Tu n'arrives même pas à sentir le danger planer autour de toi, l'ombre de la faucheuse se pencher par dessus ton épaule. Et quand bien même, ça te serais bien égal, parce que si tu y prêtais attention, tu la supplierais de t'emmener. Si Arthur perds une vie à cause de toi, tu pouvais t'en alléger d'une aussi. « Qu'est-ce que je peux faire ? Dis moi ce que je peux faire ? C'est toi l'étudiant en médecine ici ! ». Tu espères que son cerveau contient la solution miracle, mais tu maudis tes capacités de tirs qui se sont montrées jusqu'alors parfaitement infaillibles. L'épaule, ça aurait suffit. « Arthur ? ». Tu l'appelles d'une vois blanche comme si cela lui permettrait de le ramener avec toi, ta voix flanche, ton cœur aussi, il rate un battement. « Ne t'avise pas de me laisser ! ». Oui ce n'est qu'un jeu. Oui il partirait en une pluie de pixels et se réveillerait sans doute dans sa chambre. Tu en es parfaitement consciente. Mais les sensations, la culpabilité, et surtout son agonie sous tes mains, tu les sens comme si elles étaient réelles. Et à part perdre Arthur, quel était ta plus grande peur ? Cesse de chercher ma jolie : tu n'en possède pas.

Tu te refuses de le quitter des yeux, comme si cela allait le mener loin de toi, une demi seconde d'inattention et le sol serait vide de son trépas. Et peu importe si ses coéquipiers débarquaient, tu ne pouvais te résoudre à l'abandonner. « Je te jure que si tu fermes les yeux Arthur, je débarque chez toi et plus jamais je ne quitte ta maison ! » Parle lui, continue. Tu as l'impression que ta vois lui permet de s'accrocher à quelque chose dans ce monde illusoire. Mais le roi va rendre sa couronne tôt ou tard.


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MessageSujet: Re: We're going down. | Arthur   Mar 11 Oct - 2:59


We're going down
ft. Ramona & Arthur.


Ramona refusait de l’abandonner. C’était à prévoir. Dans un scénario alternatif où le destin, dans ses expériences absurdes d’enfant du chaos, se serait amusé à inverser leurs rôles, Kaboomovic aurait été incapable d’exécuter ce qu’il exigeait d’elle en ce moment. Mais il était bien trop inquiet de la situation pour songer à cette version du récit. « Non… s’il te plait, non… » Il ne sut pas très bien si c’était à cause de la douleur insoutenable ou de la perspective de la voir mourir avec lui. Le fait est que des larmes vinrent lui mordre les yeux. Il n'allait pas pleurer. Il était trop fier pour ça. Mais elles étaient là, bordées par le coin inférieur de son oeil. « Arrête… Ca ne sert à rien... » Il attrapa le bras qu’elle pressait contre sa plaie pour tenter de la repousser. La fleur du mal plantée dans sa poitrine punit instantanément son geste en embrasant à nouveau sa chair. Il se contracta, contraint de s’immobiliser dans un rictus crispé sous l’effet du poison, la mâchoire tordue et les paupières froissées. Quand la vénéneuse desserra ses racines épineuses, le corps du petit Juif retomba mollement sur le pavé. Il pouvait presque sentir chaque partie de son corps le lâcher mais ce constat était bien moins pire que le suivant : Ramona était toujours décidée à rester à ses côtés. « Tu sais bien que tu es la personne avec qui j’aime le plus me chamailler … Mais là … C’est vraiment pas le moment de me contredire Mona… » parvint-il à cracher avec un peu de son sang. A côté, il l'entendit s'affoler. « Qu'est-ce que je peux faire ? Dis moi ce que je peux faire ? C'est toi l'étudiant en médecine ici ! » « C’est… C’est l’étudiant en médecine… qui te dis de me laisser là… » Ses prunelles tombèrent contre son torse. « Tu entends ça ? » Il ne ressentit pas le besoin de préciser davantage la nature du son que l’emploi du démonstratif pointait du doigt. Il était évident pour le brun et la blonde qu’il parlait de ce bruit, de cette épouvantable note sifflant un air sinistre entre les doigts frémissants de la jeune femme, de cette horrible succion faisant brailler sa plaie, de ce dernier râle des poumons se gorgeant de liquide organique. Cette perforation que Ramona s’appliquait à étouffer sous sa paume sans pouvoir l’empêcher de ricaner lors d’un fébrile soupire liquéfié. « C’est mon sang… qui est aspiré et rejeté par le sillon de la balle… » reprit Kaboom dans une articulation pâteuse, où chaque mot peinait à immerger ses phonèmes dégoulinant de douleur hors de la marre vermeille dans laquelle il pataugeait. « L’air est en train de… compresser mes poumons jusqu’à ce que… je n’arrive plus à respirer… Le sang va… remplir … la cavité … de ma… poitrine… et… il va… il va…… il......... » L’ingénieur laissa les points de suspensions compléter à l’infini son pronostic. Juste un moment. Juste le temps de se reposer derrière ses paupières qui se fermaient toutes seules. « Arthur ? » Ramona avait raison de s’inquiéter en entendant la respiration anarchique de son ami s’apaiser doucement : cette pause se révélait bien trop longue et silencieuse pour être intentionnelle.  La prochaine partition du supplice minutieusement orchestré par le fin doigté de la faucheuse résonnait déjà dans le corps inerte de l’ingénieur: après la chute aussi soudaine que catastrophique de sa pression sanguine dans son cerveau, sa conscience s’affaissait, s’affaiblissait de plus en plus, jusqu’à l’extinction toute proche des feux de sa pensées. « Ne t'avise pas de me laisser ! » éclata la voix féminine transmuée en cristal brisé par l’idée du deuil.  Le cri désespéré de sa précieuse Ramona arracha le petit Juif quelques minutes de plus des griffes du sommeil mortel qui lui lacérait l’esprit. Ses yeux se rouvrirent dans une inspiration gutturale. Sa raison soudainement rallumée, ses sens se réactivèrent. Et avec eux revint la douleur. Sa conscience lui rappela à quel point le mal qui léchait sa poitrine était insupportable. A quel point le brasier de souffrance, enflammé par la lésion des nerfs qui occupaient la racine de son poumon atteint, était accablant. A quel point il était plus confortable pour lui de se laisser mourir.

Mais les pleurs de Mona l’appelèrent à nouveau à la vie. « Je te jure que si tu fermes les yeux Arthur, je débarque chez toi et plus jamais je ne quitte ta maison ! » lui promettait-elle. Un sourire rougeâtre s’esquissa. Le brun ignora l’agonie pour accrocher de toutes ses forces le regard bleu penché sur lui. Ramona pleurait. Il le savait sans en avoir réellement pris conscience avant cet échange, mais elle pleurait. Il ne l’avait que très rarement vue dans cet état là. Mona était quelqu’un d’émotif, un feu d’artifice qui explosait dans une puissante détonation de vie, éparpillant atour d’elle des étincelles de liesse illuminant l’existence de son public. Arthur devait être le plus grand adulateur de ce spectacle privé.  Mais l’enfance de la blonde dans une famille, qui n’avait de cette notion que le nom, lui avait appris à garder pour elle, avec une certaine pudeur irascible, ses sentiments les plus fragiles. Arthur ignorait si c’était l’exclusivité de cette vision bouleversante qui lui imposait ce vif ressenti. Le fait est qu’il détestait ça. La voir pleurer. Ca le motiva à ne pas partir bêtement comme ça. Entre deux râles essoufflés grotesques et trois vomis sanguinolents pitoyables. Ca le secoua de l’intérieur et le fit avouer quelque chose qu’il avait pensé tout bas sans jamais oser l’admettre à voix haute. « Tu… Tu te rappelles des messages… des messages que je t’envoyais quand tu ne rentrais pas ?  C’est pas possible que tu ais oublié… Tu détestais tellement ça… » Il aurait ri un peu si son corps meurtri l’avait laissé faire. A la place, il toussota faiblement, un sourire forcé lui balafrant les lèvres. Et puis, le plaisir d’un souvenir partagé avec elle à peine grimacé s’effaça, tandis qu’il prit l’expression de ceux qui ont quelque chose de difficile à dire sur le bout des lèvres. « Moi… c’est quand tu ne rentrais pas à la maison que je détestais ça… Je déteste … quand tu n’es pas avec nous… »

Son organisme, resté respectueusement muet le temps de ce simple au revoir aux consonances d’un terrible adieu, reprit sa danse macabre. La violente nausée qui lui frappa l’estomac lui souleva le cœur avant de propulser sa tête en avant. Il toussa. Une toux rauque, spasmodique et violente qui lui donna l’impression de recracher le cadavre de ses poumons. Il laissa son crâne retomber contre le sol, les muscles de son cou trop ankylosés pour le garder plus longtemps en suspension au dessus du sol. L’une des nombreuses leçons de Darwin’s Game se grava sur l’ardoise noire de sa mémoire : mourir est une tâche pénible. « On se retrouve tout à l’heure... D'accord ? »  souffla-t-il, s’espérant paradoxalement rassurant pendant que les battements de son palpitant explosait tous les records. Il en avait encore pour quelques secondes. Une minute peut être ? Ca n’avait pas de réelle importance. Déjà la notion du temps d’estompait avec la silhouette de Ramona. Il ne distinguait plus son visage. C’est à peine s’il arrivait encore à sentir sa présence au dessus de lui à vrai dire. Son cerveau cessa de l’alimenter en pensées. Sa respiration diminua jusqu’à devenir effroyablement calme. Et dans quelques instants, Kaboomovic allait disparaître dans un déluge de pixels.

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MessageSujet: Re: We're going down. | Arthur   Mar 25 Oct - 18:16
Ramona & Arthur
 We're going down.
I sense there's something in the wind, that feels like tragedy's at hand ad though I'd like to stand by him, can't shake this feeling that I have, the worst is just around the bend. And does he notice my feelings for him? And will he see how much he means to me? I think it's not to be. No, I think not, it's never to become for I am not the one. What will become of my dear friend ? Where will his actions lead us then ?

Ce sifflement sinistre semblable au chant de la Faucheuse. L'impossibilité de respirer. La poitrine comprimée, le cœur dans un étau. Les derniers mots qu'il réussit à prononcer...  « Tu… Tu te rappelles des messages… des messages que je t’envoyais quand tu ne rentrais pas ?  C’est pas possible que tu ais oublié… Tu détestais tellement ça… » Ton portable qui ne cesse de vibrer, ses messages qui ne cessent de s'entasser. De petites preuves d'attention  délaissées aux mains d'une technologie froide. Où est-tu ? Qu'est-ce que tu fais ? Est-ce que tu rentres ? Est-ce que tu es en sécurité ? Dehors, c'est bientôt l'apocalypse. Dis moi que tu es à l'abri. Dis moi que tu ne te balades pas en ville. Dis moi que tu n'erres pas sans but. Le double des clés des Abramovic, tu les as encore ? Utilise les. Rentre. Tu as un toit, des gens qui s'inquiètent. Je t'ai préparé ton lit de camp. Réponds ! Mona ?

Évidemment que tu t'en souviens. Comment aurais-tu pu oublier ? Mais pourquoi parler de ça maintenant ? Il agonise, et tu te fais à l'idée petit à petit que tu vas le perdre, quoi que tu puisses tenter. Chaque mot qu'il essaye de prononcer est une montagne à franchir. Chaque souffle qu'il mobilise fait rugir ses poumons meurtris. « Moi… c’est quand tu ne rentrais pas à la maison que je détestais ça… Je déteste … quand tu n’es pas avec nous… »  Ton cœur souffre, tu as l'impression de recevoir un coup de massue sur la tête. Ta soi-disant acceptation de son état vole en en milliard d'éclats. Tu te raccroches à ces simples mots, parce que tu n'as jamais pensé que ton absence pouvait peser à Arthur. Avec l'habitude d'être toujours ensemble et depuis si longtemps, tu en avais oublié qu'il était maître des angoisses et que tu étais sans doute une des rares personnes à réussir à l'apaiser. Tu ne sais pas quoi répondre. Parce que tu as peur que le faire. Tu as peur que cela sonne comme d'horrible adieux, comme s'il ne se réveillerait pas après ce coup fatal. Tu sens que ses forces l'abandonnent. Les mots restent bloqués dans ta gorge, et n'en sortiront pas. Il ne saurait pas. Il ne saurait jamais. A quel point tu avais besoin de lui. Car tu avais besoin de lui autant qu'il semblait avoir besoin de toi. Tu finis par retirer tes mains de sa poitrine sanglante. Tu te penches vers lui et tu sais parfaitement qu'il ne lui reste que peu de temps. Tes mains ensanglantées viennent trouver l'une des siennes, et tu la serres, tu  la serres comme pour l'empêcher de partir. Tu  sens les larmes monter, ta gorge de nouer, puis sans t'en rendre compte, le flot vient couler sur tes joues, chaque larme portant en elle les mots que tu n'arriverais jamais à lui dire. Ton autre main vient sur sa joue, tu quittes des yeux la plaie pour te concentrer pleinement sur son visage, que tu connais par cœur. Tu fais filer tes doigts sur sa peau avec une douceur infinie, même s'il ne la sentira probablement pas, parce que plus les secondes passent, plus il sombre vers le sommeil artificiel qu'apporte Darwin's Game. « On se retrouve tout à l’heure... D'accord ? » Tu hoches doucement la tête et tu essayes de parler malgré la boule qui noue ta gorge. « Attends moi à la maison. J'arrive tout de suite. » C'était bien ce que tu comptais faire. Quitter ce jeu infernal pour retrouver Arthur. Courir de ta planque jusqu'à chez lui, ouvrir la porte, sans même saluer ses frères. Te précipiter vers sa chambre dont tu connais les moindres recoins. T'assurer qu'il est en vie, qu'il va bien. Que son cœur bat, que ses poumons s'abreuvent d'air sans ce bruit sinistre annonciateur de malheur. Qu'il n'y ai plus de pixels, plus de violence, plus d'armes. Plus d'appels incessants, de grésillements de talkie walkie. Ne plus jamais partir. Ne plus le laisser. « Arthur... ! » Mais c'est trop tard. Un instant, et voilà une pluie de pixels, il disparaît, te laissant, Andromède, seule avec son cœur en miettes. Le prince n'est plus. Pour seule preuve de son existence les traces écarlates d'un avatar sur tes mains tremblantes. Et tu pleures. Tu pleures parce que tu espères qu'il va se réveiller chez lui. Mais la douleur qu'il ressentiras lorsque ses yeux s'ouvriront ? Sa poitrine ? Son souffle ? Et qu'en penserait-il ? Oserait-il te regarder en face lorsque tu le rejoindrait ? T'en voudras-il ?



Dernière édition par Ramona Clemens le Lun 7 Nov - 14:18, édité 1 fois

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MessageSujet: Re: We're going down. | Arthur   Ven 4 Nov - 12:31
we're going down
andromède ∞ barbie

Close your eyes, so many days go by. Trembling, crawling across my skin. Say goodbye, as we dance with the devil tonight. Don't you dare look at him in the eye, as we dance with the devil tonight. ✻✻✻ Le labyrinthe. Rares étaient ceux qui s'y aventuraient, encore moins en team entière. Treize. Ils étaient treize ATOM crapahutant dans les dédales feuillus. Et à en croire les tournants et aboutissants de ce sentier interminable, Barbie n'aurait pas été surpris de savoir que c'était le véritable Dédale qui avait construit ce piège à rat. C'était faux, bien sûr...à moins que certains des concepteurs du jeu ne soient assez fou pour se farcir les récits Homériques et travaux du célèbre ingénieur? Non, ça n'avait pas de sens. Se séparant, se divisant en deux à chaque couloir rencontré, Barbie espérait qu'ils se retrouvent tous à la sortie. Pensée assez idéaliste, en supposant aussi qu'ils trouvent la sortie. Arrivant à une dernière intersection, il prit son talkie, signalant sa position et sa direction, fit un signe de tête à Kaboomovic, les deux hommes s'accompagnant jusque là, avant de s'engouffrer de son côté. L'homme marcha, tourna, vira entre les haies, inspectant chaque parcelle de terre à ses pieds pour ne pas tomber dans un quelconque piège. Un coup de feu déchira subitement l'air, provenant de quelque part non loin de lui. Kaboom. N'y réfléchissant pas à deux fois, Barbie sortit un couteau de lancer de son sac et rebroussa chemin à grande vitesse, sa cape volant derrière lui. Son talkie se mit alors à vrombir, les questions de Dagger fusant dans celui-ci. Et pendant ce temps, Barbie courrait, jusqu'à revenir à l'embranchement où il avait quitté l'ingénieur. S'y engouffrant, il vérifia d'un geste rapide que sa dague se trouvait toujours non loin, prête à sa servir s'il devait y avoir corps à corps ou que son couteau de lancer ne suffisait pas. Dans sa veste, une fiole de poison également, au cas où l'adversaire serait en surnombre. S'il pouvait éviter le corps à corps tout en sauvant son ami, il s'en donnerait à cœur joie. Marchant avec plus de précautions, d'un pas rapide sans toutefois courir, sur ses gardes, la voix de Kaboom parla alors au talkie. Pourtant, d'autres sons lui parvenaient, la voix du jeune homme plus proche qu'il n'aurait pensé.

Éteignant son talkie, il continua alors d'avancer, oubliant les dires du jeunes homme. Il était proche, Barbie l'entendait. Et une autre voix semblait lui faire écho. Une embuscade? Des menaces? Mieux valait s'en assurer, maintenant qu'il était là. Se collant à la haie sombre, le chef des espions s'avança avec précaution, arrivant dans le couloir où se trouvait le jeune homme. Il entendait sa voix, chuchotis incompréhensible alors qu'une autre silhouette se dressait au-dessus de lui. Une femme. Prenant garde à ne pas faire de bruit, évitant comme il le pouvait les feuilles mortes et autres branchages jonchant le sol, l'homme se rapprocha. C'était trop tard, il le vit au sang maculant déjà le sol, au visage empreint d'agonie, de douleur du jeune homme. Seuls les derniers mots de la blonde résonnèrent dans le silence oppressant, alors que les pixels de l'ingénieur commençaient à s'envoler dans l'air, son corps se dématérialisant devant lui. Arthur. Était-ce le nom de Kaboom? La blonde le connaissait-elle dans la vraie vie, ou n'était-ce qu'une hallucination, une folle croyant voir des fantômes, appelant des gens qui n'étaient pas. Il allait bien vite le découvrir. « On dirait que tu es seule.. » lâche l'homme, signalant sa présence. Tapi dans l'ombre, caché contre une haie, il sort alors de sa cachette, se révélant à la jeune femme. Sa capuche le couvre, ne laissant de visible que le bas de son visage, son cou ; son tatouage. « Dis-moi, tu sais ce que ça fait, d'avaler de l'acide? » demande-t-il, regardant sa lame, comme s'il posait une question désuète, banale. Avait-elle peur du Labyrinthe? Sans nulle doute, ne serait-ce qu'un peu, comme chacun d'eux. Et pourtant, le dédale angoissant n'était rien en comparaison de ce qu'il allait lui infliger ; en comparaison de la mort qui l'attendait. Une vie pour une vie. Barbie n'avait su protéger Faust dans l'arène, n'avait pu sauver Kaboom dans le labyrinthe...il les vengerait cependant tous deux. All Together, Obstacle doesn't Matter. Celui qui s'attaquait à l'un de ses membres, en revanche, risquait de passer un sale quart d'heure.

Spoiler:
 
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Dernière édition par Barbara Coal le Ven 11 Nov - 11:26, édité 1 fois

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MessageSujet: Re: We're going down. | Arthur   Lun 7 Nov - 14:24
Ramona & Arthur
 We're going down.
I sense there's something in the wind, that feels like tragedy's at hand ad though I'd like to stand by him, can't shake this feeling that I have, the worst is just around the bend. And does he notice my feelings for him? And will he see how much he means to me? I think it's not to be. No, I think not, it's never to become for I am not the one. What will become of my dear friend ? Where will his actions lead us then ?

Tu es brusquement tirée de tes pensées lorsque tu sens une présence approcher. La lame levée, prête à attaquer. Au moindre geste suspect, c'est à ton tour de rejoindre la Faucheuse qui ricane dans un coin, prête à t'emmener. Plus vite auprès d'Arthur. Par n'importe quel moyen. A n'importe quel prix. Tu essayes de camoufler tes larmes, mais tes yeux et tes joues rougies ne seront pas d'une grande aide. Sans parler des sanglots qui te secouent depuis que les larmes ont commencées à couler. Tant de faiblesse... Tu passes vraiment pour une ennemie au rabais. Le joueur te fixe. Et manifestement, il connaissait Arthur. Ils devaient être de la même équipe. Ton  regard coule en direction de l'homme et tu remarques immédiatement le tatouage de son équipe pour te confirmer tes doutes. Parfait. Il allait venger l'un des siens. Tu n'allais pas le blâmer. Que dire ? Tu ne connais même pas le pseudonyme d'Arthur. Tu ne peux pas l'appeler par son prénom devant quelqu'un que tu ne connaissais pas. Tu devais protéger Arthur. Il avait menti pour toi. A ton tour. « Je... Je ne voulais pas... C'est un accident...  J'ai eu peur... » Tu baisses les yeux vers tes doigts ensanglantés, sur tes mains qui ont essayé de stopper hémorragie de contenir ces filets de vie alors qu'ils t'échappaient inlassablement. Tu espères que cela suffira à prouver ta bonne foi. Tu essayes de faire disparaître les larmes sur ton visage d'un revers de manche, de retrouver un peu de contenance, mais c'est peine perdue parce que le sang de ton Roi vient décorer ta peau pâle d'une superbe balafre, peinture de guerre d'un combat que tu ne voulais pas. « Je ne voulais pas le tuer... Je jure que je ne voulais pas ! Je ne l'ai pas vu arriver... » Non, tu ne le voulais pas. D'ailleurs, jamais tu n'aurais pensé le croiser dans cette arène. Tu étais persuadée qu'Arthur était la dernière personne que tu pourrais voir ici. Lancelot, Galahad, Gareth... Ils étaient tous susceptibles de jouer. Pour Lancelot, tu en étais sûre. Pour le reste... Peut-être un peu moins. Mais Gareth en avait le profil. Contrairement à Galahad... Eh bien, qui était ce qu'il était.

Tu n'as plus ton arme, tu es plus vulnérable que jamais. Ton air désemparé et perdu doit pouvoir témoigner à ta place, car tes seuls pensées sont occupées par la carte  mentale que tu t'es faite de cette endroit afin de trouver une porte de sortie vers le monde réel, afin de quitter cet enfer de pixels. Mais tu es brusquement tirée de cette idée lorsque tu réalises que ton vis-à-vis ne va pas te laisser t'en tirer : il va te tuer. Purement et simplement. Il se fiche probablement de ce que t'as menée à cette situation. Il se contrefiche de savoir qu'Arthur est ton meilleur ami, la personne qui compte le plus pour toi. Le fait est qu'il l'a vu mourir dans tes bras. Tes larmes l'importent peu. Il a l'allure d'un joueur expérimenté et tu ne fais clairement pas le poids. « On dirait que tu es seule... » Alors...Quoi ? Tu ne vas pas répliquer ? Tu ne peux déjà pas te résoudre à te lever, comme si bouger ferait disparaître la présence d'Arthur à tes côtés. Malheureusement, tu ne peux pas rester éternellement à genoux. Un peu de contenance, bon sang. Relève toi. Affronte le. Quelque soit l'issue de cette rencontre, elle terminera mal pour toi. Alors tu fais ce que tu aurais fais dans n'importe quelle autre situation : tu te caches derrière de l'ironie. « Wahou, belle constatation. Tu en as d'autres des comme ça ? » Ce joueur était peut-être un autre cadeau du destin : une mort facile et dénuée de sentiments. Une vie pour une vie. Tu as pris celle d'Arthur, même si ce n'était pas ton intention. A présent, il faut payer, de quelconque façon. Et si ce payement requiert une de tes vies, alors pour lui, ce n'est pas cher à payer. Tu es prête à accueillir la mort à bras ouverts, de toute façon cette dernière t'attends en ricanant derrière la silhouette qui te surplombes. Tu décides de l'affronter. Tu ne peux pas rester les bras croisés. Alors tu te lèves doucement, sans hésitation, tu arrives à peu près à la hauteur de l'ATOM qui te menaces. « Mais tu as tous les droits de ne pas me croire, le contraire m'étonnerais. Te supplier serait inutile. Alors vas-y. » Elle ouvre les bras dans un air de défi, et en face d'elle ce n'est pas son ennemi qu'elle voit, mais le voile noir de la Faucheuse.


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MessageSujet: Re: We're going down. | Arthur   Ven 11 Nov - 10:40
we're going down
andromède ∞ barbie

Close your eyes, so many days go by. Trembling, crawling across my skin. Say goodbye, as we dance with the devil tonight. Don't you dare look at him in the eye, as we dance with the devil tonight. ✻✻✻ Sortant de l'ombre, l'homme s'approche, doucement ; dangereusement. Il ne sait pas qui elle est, ni de quelle team elle provient. S'il l'avait rencontrée seule, peut-être l'aurait-il quand même tuée. Peut-être pas. Mais voir le corps d'Arthur partir en pixels sous ses yeux, était une raison suffisante pour ôter une vie à la blonde. Celle-ci tenta pourtant de se justifier, fondant en regrets, jurant qu'elle n'y était pour rien. A d'autres. L'homme eût d'ailleurs un petit rictus de mépris, préférant ceux qui assument leurs actes que ceux qui s'en cachent. Était-elle Eshu? La ruse était ce qui leur allait le mieux, après tout, la meilleure de leur arme. Le visage d'une autre blonde lui vint alors en tête, et il le chassa d'un battement de cils. Non, sans doute pas Eshu. Soit elle jouait très bien la comédie, soit elle venait tout juste d'arriver dans le jeu. On ne suppliait pas l'ennemi de nous croire, après tout. Qui faisait ça, sur DG? Il la laissa parler, s'agiter avant de lui-même poser quelques mots. Elle semblait seule, aucun autre bruit ne parvenant à ses oreilles. Et la blonde, déjà pas bien en position de force, tiqua, ironisant. « Wahou, belle constatation. Tu en as d'autres des comme ça ? » Il sourit. « Des meilleures encore.. » rétorqua-t-il, sortant une petite fiole de sa veste. De l'acide. Savait-elle ce que cela faisait d'en avaler, de le sentir dévaler notre gorge, brûlant non seulement notre trachée, mais chaque organe, chaque bout de chair rencontré à l'intérieur? Impossible de le recracher, de faire sortir ce fléau qui nous consume, ronge notre corps, le consume dans des affres de douleurs. L'impossibilité de respirer, la douleur féroce qui dissout notre corps...Barbie connaissait bien cette sensation pour l'avoir expérimentée lors de sa première fois au DG. Il avait tenté de tué quelqu'un par l'acide, mais, le tour s'était retourné contre lui, trop peu expérimenté alors. Renvoyé à l'expéditeur, l'acide dans sa gorge avait fait un sacré nettoyage. Et il n'oubliera jamais la sensation digne de la pire torture des Enfers. Le voyant approcher, la petite fiole mortelle entre les doigts, elle se lève doucement, ne le lâchant pas du regard. Elle se lève, et fait quelques pas dans sa direction, lentement. Finalement, elle ouvre grand les bras. « Mais tu as tous les droits de ne pas me croire, le contraire m'étonnerais. Te supplier serait inutile. Alors vas-y. » souffle la blonde, le regard empli de défi, inondé de peur, aussi. Le supplier? N'était-ce pas ce qu'elle venait de faire, pourtant, jurant que c'était un accident? Peu importe.

Ce qu'il pouvait en déduire, c'est qu'il y avait peu de chance que la jeune femme soit de la team Caho. Désarmée, il l'avait vue avancer jusqu'à lui, son regard parcourant la blonde jusqu'à apercevoir une vague forme qu'il pensait reconnaître. Son tatouage? Le sien était bien caché sous ses vêtements, ornant son torse. Seul le tatouage qu'il avait réalisé il y a quelques années en mémoire de sa mère - un dragon sur son cou - était visible. Sa capuche lui tombant toujours un peu sur les yeux, la pénombre aidant, l'homme savait qu'il serait peu évident au vu de la situation actuelle de le reconnaître s'ils venaient à se recroiser. Cependant, si la tâche semblait des plus aisées, il marqua une hésitation. Il se contrefoutait qu'elle souhaite mourir, ne répondrait à son défi que par la mort elle-même. Non, ce qui l'agaçait chez elle, était ce sentiment de déjà-vu. Cette impression se se voir, lui, dans l'Arène à la mort de Faust. Lui face au gamin des Gaïa, ouvrant les bras pour lui donner le feu vert, ne se battant même plus pour sa survie. Ils avaient tué Faust, sa mission était donc terminée. La gloire, les hourras de sa team, aussi étouffants que gênants à leur retour du premier match, les regards braqués sur eux tout comme les projecteurs..il n'était pas là pour ça. Ici, il n'y avait personne, rien d'autre qu'eux, étrangers qui se regardent, se scrutent dans l'ombre. Elle le défiait sans le connaître, et ignorait que quelques mois auparavant, il était celui qui avait défié la foule, l'arène, sa propre team pour rester fidèle à ses convictions, à sa morale. Il n'était pas un assassin, pas une vulgaire bête de foire prête à faire tous les tours qu'on lui demandait. « Ton tatouage. » lâcha-t-il avec calme. Relevant quelque peu la tête vers elle, ses yeux noirs brillant au feu de la capuche, il réitéra sa demande: « J'ai besoin de voir ton tatouage avant de te tuer. » Sur le qui-vive, Barbie est prêt à tout, au cas où la blonde changerait finalement d'avis. La proximité entre eux ne jouait pas en sa faveur, étant meilleur à distance. D'un autre côté, si elle faisait le moindre geste, il le verrait immédiatement. « Montres-moi le tatouage de ta team, et on est quittes. » affirme-t-il. Néanmoins si elle refusait, il n'hésiterait pas à soulever son short, vérifiant cette cuisse sur laquelle il avait cru apercevoir un motif. La blesser sans la tuer, jusqu'à trouver le dit tatouage. Ensuite alors, la mort pourrait arriver. Ensuite alors, il pourrait repartir de son côté, et informer Dagger de ce qui s'est passé.
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